Ettttttt le voilà. Le dernier des derniers. THE LAST CHAPTER. Je n'ai pas vraiment de choses à dire... Hormis merci, pour vos encouragements, vos reviews, cela m'a encouragé jusqu'au bout et j'espère vraiment que l'histoire vous aura plu jusqu'au bout. Ca a été vraiment cool de pouvoir écrire quelque chose sur le Kagehina (OTPPPPP) ! Bref, j'espère que ce (court) chapitre vous plaira, que la fin n'est pas trop "happy" pour vous... bref, dites moi toutes vos impressions sur la fin, sur l'histoire en général... Je veux tout savoir! Je posterai la semaine prochaine à la suite de cela un chapitre dédié aux extraits de journal.
Bonne lecture!
Océhamada.
STONE HEART
épilogue.
Extrait du journal de Tobio K., le 3 juin 2016:
« C'était sans doute un des plus beaux jours de ma vie. J'ai pleuré la quasi totalité de la journée, ça a été un véritable enfer. Mais ce que j'écris n'est pas ironique, parce que j'ai récupéré Hinata. Je lui ai tout avoué, j'ai tout laissé tomber pour lui. Ça a été dur, vraiment dur, j'ai eu tellement peur de le perdre en voyant son visage ravagé par la rage. Mais j'ai réussi, je ne sais pas du tout comment j'ai fais, mais j'ai réussi.
Ensuite Il était tard, mais on était resté pour rattraper notre retard au volley, et on s'était entraîné la moitié de la nuit. Ça a été pénible au début, mais on avait rapidement reprit nos habitudes. Ça faisait du bien de revenir à la normale. Ça faisait si longtemps que je ne m'étais pas senti comme ça. […] »
le 4 juin 2016 :
« Je me suis réveillé sereinement ce matin. Je m'étais endormi sans regrets, sans pensées, juste simplement. Ça m'a fait tellement de bien de ne penser à rien.
Ce matin, j'ai fais la course contre Hinata jusqu'au gymnase, et cet imbécile a gagné. J'étais heureux de le voir de bonne humeur. Il a sourit toute la journée, il s'était donné à fond, notre courte est parfaite, tout le monde avait reprit confiance et ils étaient tous prêt à remporter le match contre Shiratorizawa, et à aller aux Nationales. On est tous impatients, j'adore cet esprit d'équipe. Tout le monde était aussi content de me voir me rouvrir au monde, mais ça m'a rapidement irrité en réalité. Je resterais le même quoi qu'il arrive, j'aime pas les gens.
Noya m'a interrogé sur Oikawa, et je lui ai rapidement expliqué, comme si je racontais une vieille histoire, une anecdote qui ne m'atteignait plus du tout. Toute l'équipe était au courant pour moi, et personne ne m'a jugé. Oikawa était juste un imbécile, mes amis ne m'ont jamais abandonné.
Hinata et moi on se comporte comme tout avant ne commence, mais mes sentiments pour lui n'ont fait que grandir. […] »
le 5 juin 2016 :
« Demain est le grand jour. On est tous impatient de faire ce match, et pour nous laisser dans une immersion complète, on a pu être dispenser des cours pour la journée, et on a joué tout le matin, l'après-midi, jusqu'à 23h. On n'a fait que quatre pauses en tout, en comptant celle du déjeuner. On était tous épuisé, mais on était tellement obstiné qu'on n'arrivait plus à s'arrêter. SURTOUT Hinata qui est inépuisable. Il n'a pas arrêté de hurler « encore un ! » avec enthousiasme. On était tous exténué en fin de journée, suant comme jamais, et on était tous rentré chez nous avec l'appréhension du lendemain.
Le chemin du retour, je l'ai fais avec Hinata. Ce soir là, il était étonnement silencieux. Et au moment où on allait se séparer, il avait prit la parole. Il m'a fait part de tout ce qu'il avait pensé depuis qu'on se connaissait, il m'a dit à quel point il s'était trompé sur mon sujet, qu'il croyait qu'il me détestait alors qu'il tenait vraiment à moi.
Il s'est confessé à moi. Officiellement, je veux dire. Ce qu'il m'a dit m'a profondément touché, mais je n'ai pas su répondre. Il m'avait dit précisément « Je t'aime. Tu peux trouver ça absurde, tu peux croire que je ne suis pas comme toi, pourtant je suis sûr de mes sentiments. ». Puis il m'a dit que je n'étais pas obligé de lui répondre, surtout parce qu'il y a le match demain. Il ne voulait pas que je réponde, je crois qu'il avait peur en fait. Je pense... qu'il croit que j'ai encore des sentiments pour Oikawa.
Alors il m'a sourit et il était partit. Je n'avais pas réussi à lui dire quelque chose. Je m'étais incliné dans le vide, et j'étais parti moi aussi. […] »
le 6 juin 2016 :
« Peut-être qu'en fait, c'est aujourd'hui le plus beau jour de ma vie.
On s'était levé tôt ce matin, on était tous de bonne humeur, et on avait tous une détermination débordante. Quand on était arrivé au lieu du match, ça a été un des moments les plus importants de ma vie, je crois. Le moment le plus stressant, c'était quand on était rentré sur le terrain, et qu'on s'était retrouvé face à Ushijima, et le reste de son équipe. Hinata avait cette lueur dans ses yeux, celle qu'il avait quand il était prêt à jouer. C'était assez indescriptible en fait, il avait la rage de se battre, c'était sans doute ça.
On s'était battu si fort. On était tous épuisé, on suait comme des bêtes. On était allé jusqu'au cinquième set, et on n'a jamais abandonné.
On a gagné.
Ça a été un déchaînement d'enfer, on avait tous pleuré de jouer, on sautait partout comme des enfants, jamais je ne me suis senti comme ça de toute ma vie. La victoire contre Aoba Johsai m'a semblé si amer comparé à celle-ci. C'était incroyable. On allait Nationales. ON ALLAIT AUX NATIONALES ! Je n'y reviens toujours pas, Karasuno fait la une maintenant !
Il faisait nuit quand on avait fini de jouer, et Hinata et moi on était sorti en courant dans tous les sens, hurlant notre joie. Ce soir là, j'étais si heureux que je me sentais invincible.
Quand on s'était retrouvé ensemble, je lui ai enfin retourné mes sentiments, et on s'est embrassé.
J'étais si heureux ce soir là. J'avais l'impression que plus jamais je ne souffrirais. […] »
.
« La victoire est pour Karasuno ! »
La foule était en délire, elle hurlait, faisait trembler les murs, et l'équipe de Karasuno se mit à hurler avec eux. Les trois terminales pleuraient, se serrant dans les bras en réalisant qu'après ces années passées ensemble ils iraient aux Nationales, Noya et Tanaka hurlaient jusqu'à s'arracher la voix, Yamaguchi se jetait dans les bras de Tsukishima qui lui se contentait de lever le poing en l'air, et Kageyama regardait la balle de l'autre coté du terrain, souriant, puis hurlait à son tour en levant les bras vers le ciel. Il regardait ses mains rougies, son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'il faillit exploser. Alors il tournait la tête vers Hinata, et il fut surpris de le voir dos à tous.
- Hinata ? Appela t-il
Il ne lui répondit pas. Le roux était face à la foule, les bras le long du corps, la tête levée vers les gradins, il ne bougeait pas, la bouche entre-ouverte et la respiration encore haletante. La foule était par dessus leur bannière « Envolez-vous », hurlant le nom du lycée, nommant les joueurs, et citant même « le nouveau Petit Géant » de temps à autre. Hinata regardait ce rêve éveillé, et Kageyama vint le rejoindre en tournant la tête vers lui.
Des larmes coulaient sur ses joues, Hinata pleurait.
Il était si heureux. Puis, après presque cinq minutes à admirer la foule à délire, il marmonnait.
- On a gagné...
Soudain, il se mit à sourire. Il tournait la tête vers Kageyama, ses yeux brillaient.
- On a gagné, répétait-il avec plus de joie
Quand Kageyama lui rendit son sourire, Hinata se mit à hurler victoire, et il sautait sur place avant d'aller voir chacun de ses partenaires, criant sans arrêt. Kageyama l'accompagnait bientôt, se laissant aller, et Hinata se mit à tournoyer sur lui-même. Il faisait rapidement bien trop chaud, et les deux garçons ouvrirent la porte du gymnase en grand, et ils sortirent dehors en s'éparpillant comme la peste à l'extérieur. Ils hurlèrent « On a gagné », et « On va aux Nationales » sans s'arrêter. Il faisait froid dehors, à chaque fois qu'ils respiraient la buée s'envoler dans les étoiles, il faisait nuit noire, les ampoules du gymnase étaient les seules sources de lumière, Hinata et Kageyama se sentaient tellement bien dans l'air frais du soir après avoir passé la soirée à suer.
Ils continuaient de courir, les bras écartés, et Hinata montait sur un trottoir, Kageyama s'approchant de lui, et le roux eut pour réflexe naturel de se jeter dans ses bras, ses bras serrant son dos comme si sa vie en dépendait.
- On a gagné ! Criait-il de nouveau, On va aux Nationales !
Il se séparait de lui, gardant malgré tout ses mains accrochées sur son brassard numéro « 9 ».
- On...
La respiration forte, il réalisait ensuite que son visage était proche du sien. Vraiment proche du sien. Son sourire heureux finit par s'atténuer petit à petit, regardant Kageyama droit dans les yeux en sentant son cœur battre la chamade. Il était paralysé, mais si bien en ce moment. Kageyama ressentait les mêmes choses, il ravalait sa salive en comprenant la situation. Ses envies étaient grandissantes, elles le dévoraient, et il semblait que leurs visages se rapprochaient au rythme des secondes qui s'écoulaient. Il ne cessait de lancer des regards à la fois vers ses yeux bruns, et à la fois vers ses lèvres. Puis, Cette envie que Kageyama ressentait était intense et irrésistible. Il n'arrivait pas à la contenir d'avantage. Kageyama laissait son visage s'approcher doucement du sien, ses yeux se fermant, et leurs lèvres se collèrent timidement. Hinata finit par fermer ses yeux lui aussi, sentant son cœur s'arrêter dans sa poitrine à ce contact, et il lui rendit son baiser.
Ce fut naïve, simple. Kageyama rompit le baiser, regardant le plus petit dans les yeux. C'était la première fois qu'il embrassait, et cette fois-ci, il en était plus que certain, jamais de sa vie il n'avait ressentit quelque chose de si fort pour n'importe qui.
- Je t'aime aussi. Dumbass.
Hinata le regardait, puis il rit. Si fort, remplis de bonheur, Kageyama aimait ce rire. Hinata le savait, ce sentiment qu'il ressentait au creux de son estomac était tellement plus fort que lorsqu'il l'avait embrassé ce matin là. Alors il cessait de rire, s'accrochait une nouvelle fois à son brassard, se mit sur la pointe des pieds et l'embrassait, plus amoureusement cette fois-ci, Kageyama souriant tout en lui rendant son baiser.
Hinata aimait Kageyama.
Il était abominable, cruel, froid et maussade. Kageyama était égocentrique, il était le Roi du terrain. Mais il ressentait les choses, sans doute mieux que n'importe qui.
Parce que son cœur battait, il était fissuré, mais il battait.
Il n'y avait plus de muraille, plus d'armure.
Il n'y avait plus de pierre.
