Disclamer :

Rien ne m'appartient, à part les idées tordues qui, je l'espère, feront de cette fic une histoire intéressante. La trame de fond (lieux, personnages, termes magiques -sauf les miens !-) est l'entière propriété de Mrs J.K Rowling (la veinarde !), et je ne touche rien pour faire profiter les lecteurs de mon imagination débordante (dommage… é_è).


Merci à Matsuyama pour ta review. Le pseudo d'Horowitz ne me dit rien mais c'est sympa quand même d'avoir fait la suggestion. J'espère que la suite te plaira !

Bonne lecture à tous…


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Chapitre 2 - Le démenti du professeur Trelawney

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Les cinq adolescents arpentaient les couloirs, perdus dans les pensées de l'étrange phénomène qu'ils venaient de vivre.

- On a un cours de Sortilèges dans un quart d'heure, fit remarquer Ron alors qu'ils arrivaient presque au bureau du directeur. On pourrait retourner dans la tour de Gryffondor en attendant, et ne pas aller chez Dumbledore ?

- Ah, pas question ! rejeta Hermione avec fermeté. Tu oublies que je suis préfète et que le nouveau règlement oblige les élèves à se signaler en cas de retard !

- Est-ce que tu te rends compte, au moins, qu'on va faire perdre 100 points à Gryffondor ! insista Ron, horrifié, avec l'espoir de la faire changer d'avis.

- Personnellement je n'en fais perdre que 20 ! répliqua Hermione d'un air hautain. Et je n'aurai aucun mal à les rattraper pendant les cours, MOI ! Tu aurais dû y penser avant !

- Euh… et moi, comment je vais faire ? s'inquiéta soudain Neville qui n'était bon nulle part.

- Si Hermione ne lève pas la main en cours de Botanique, commença Harry en adressant un regard entendu à son amie. Et que pour une fois elle laisse répondre les autres, tu auras peut-être une chance, Neville…

Hermione, furieuse, tourna la tête de l'autre côté et Colin prononça le mot de passe.

- On en profite pour lui demander ce qu'il pense de l'appareil ? suggéra-t-il avant de s'engager dans l'escalier qui se mit à tourner sur lui-même.

- Certainement pas ! s'exclamèrent Harry, Ron et Hermione d'un même élan, faisant sursauter Neville.

- On ne devait pas se trouver dans cette salle, argumenta Hermione à voix basse. Je crois même qu'on ne devrait pas le montrer à Trelawney quand on lui en parlera.

Les quatre garçons approuvèrent en silence et tous se laissèrent monter jusqu'au bureau du directeur.

- Entrez, les invita Dumbledore en entendant les coups frappés à la porte, et ils restèrent plantés là.

- Professeur, se dévoua Harry devant le mutisme de ses camarades. Nous sommes arrivés en retard au cours du professeur McGonagall, et Colin à celui du professeur Binns.

Dumbledore reposa la plume dont il venait de se servir et regarda le petit groupe d'élèves par-dessus ses lunettes en demi-lune.

- Vous vous rendez compte que cela va entraîner la perte de 100 points à votre maison ? demanda-t-il, déçu de leur comportement.

Hermione soupira mais se contenta de détourner les yeux vers les étagères, déformées par le poids des livres, situées sur sa droite. Neville regardait ses mains qu'il triturait nerveusement. Harry soutenait le regard du vieil homme, attendant son verdict. Ron, soumis à la fatalité, attendait que ça se passe tandis que Colin semblait émerveillé par le phénix qui lissait ses plumes sur son perchoir.

- Bien, dit alors Dumbledore. Cent points seront donc retirés du sablier de Gryffondor dès ce soir et vous passerez tous les cinq une heure samedi prochain, dans la salle des Trophées, à astiquer les coupes et les médailles en essayant de vous souvenir que certains élèves ont su faire honneur à leur école pour les avoir méritées.

Harry était subjugué. Combien de fois, avec Ron et Hermione, n'avaient-ils pas défendu les intérêts du collège et des sorciers en affrontant Voldemort ? En gagnant la coupe de Quidditch et celle des Quatre Maisons ? Qui avait démasqué un professeur qui voulait s'emparer de la pierre philosophale ? Qui avait empêché un énorme basilic de s'en prendre à plusieurs dizaines d'étudiants du collège ? Qui avait fait fuir une centaine de Détraqueurs avec un sortilège que peu de gens arrivaient à pratiquer ?

Mais il s'abstint de faire remarquer quoi que ce soit à Dumbledore qui, il le voyait bien, regrettait déjà ses paroles et baissa les yeux devant Harry qui n'avait pas cessé de soutenir son regard depuis leur arrivée.

- Ce sera tout ? s'impatienta Hermione qui, apparemment, n'appréciait pas elle non plus les propos déplacés du vieil homme.

- Ce sera tout, miss Granger, confirma Dumbledore d'un ton calme en la regardant d'un air grave.

Les cinq adolescents tournèrent les talons sans rien ajouter et rejoignirent les autres élèves dans le couloir des Enchantements.

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Le soir au dîner, tous les Gryffondor cherchaient désespérément à qui ils devaient l'énorme perte de 100 points d'un coup à leur maison et les visages se tournèrent tout naturellement vers les jumeaux Weasley qui venaient d'arriver.

- Eh ! Mais on a rien fait ! se défendit George en regardant ses camarades d'un air abasourdi.

- Ça fait une heure qu'on nous accuse, s'indigna Fred en lançant un imperceptible regard vers les coupables. Je vous signale que nous ne sommes pas les seuls Weasley dans cette école !

Toutes les têtes se tournèrent vers Harry, Ron, Hermione et Neville qui observaient la scène sans rien dire.

- Mais au fait, où étiez vous tous les quatre pendant l'heure de métamorphose cet après-midi ? demanda Parvati avec suspicion.

- Tous les cinq, rectifia Colin d'un air dépité. J'étais avec eux et on est arrivé en retard.

Les cinq fautifs furent réprimandés durant les trois quart du repas alors que les Serpentard jubilaient à l'autre bout de la Grande Salle. Harry eut un pincement au cœur lorsque Cho Chang lui lança un regard désolé depuis la table des Serdaigle. Les discussions entre les professeurs semblaient moins enthousiastes qu'à l'ordinaire. Seul Hagrid adressa un sourire chaleureux à Harry, Ron et Hermione lorsqu'ils croisèrent son regard et le professeur McGonagall avait les lèvres encore plus pincées que d'habitude, si tant est que ce soit possible, et toucha à peine à son assiette.

- Elle a l'air déçu, commenta Hermione presque compatissante envers sa directrice.

- Eh ! Tu ne vas quand même pas la plaindre ! s'indigna Ron. Après tout, c'est à elle qu'on doit se stupide règlement !

- J'aurais dû prendre une photo de la salle avant d'entrer, lâcha sombrement Colin. Au moins, on aurait su ce qui nous attendait…

A sa grande surprise, Harry, Ron, Hermione et Neville esquissèrent un sourire à sa remarque et le repas se termina dans une ambiance un peu plus détendue.

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Jamais Ron et Harry n'auraient pensé attendre un jour un cours de Divination avec autant d'impatience. Certes, ils passèrent deux heures le lendemain à constater que le professeur Trelawney n'était plus la seule à prédire sans cesse la mort de Harry car les cartes de tarot que les élèves étudiaient cette année s'étaient donné le mot, elles aussi, pour lui promettre les pires catastrophes.

Mais à la fin du cours, les deux adolescents attendirent avec Neville que tous les élèves soient sortis et ils furent rejoints par Colin qui avait attendu, au bas de l'échelle d'argent, que la salle de classe se vide.

- Euh… professeur, commença Harry, mal à l'aise. Est-ce que vous pourriez nous accorder quelques minutes ?

- Quelque chose vous tracasse, mon garçon ? Comme je vous comprends…, soupira nonchalamment le professeur en réajustant son châle sur ses épaules. Mais oui, bien sûr, exposez-moi vos tourments.

Harry resserra les poings pour ne pas s'énerver.

- Je n'en ai aucun, assura-t-il en essayant de garder un ton neutre.

- Ah… ? s'étonna Sibylle Trelawney en le regardant de ses grands yeux déformés par le verre épais de ses lunettes. J'aurais pourtant pensé que…

- En fait, l'interrompit Ron qui savait que Harry ne tiendrait pas longtemps. Nous avons entendu parler d'un objet assez étrange capable de prédire l'avenir et nous aimerions savoir ce que vous en pensez.

- Et de quoi s'agit-il ?

- D'un vieil appareil photo qui reproduit une suite assez proche de la réalité, répondit Colin.

- Vous êtes sûr de vous, mon garçon ? s'étonna le professeur en fronçant les sourcils. Je n'ai jamais entendu parler d'un tel phénomène. Mais si vous pouviez me montrer cet objet, peut-être que mon troisième œil m'aiderait à vous éclairer.

Hermione avait bien recommandé de ne montrer à personne l'étrange appareil photo, mais après un regard échangé, il était évident que les quatre garçons regrettaient déjà de ne pas l'avoir sous la main. Après tout, le professeur descendait rarement de sa tour et n'aurait donc pas l'occasion d'ébruiter leur découverte à travers tout le collège.

- Tu peux aller le chercher, Colin ? demanda Ron.

- Je l'ai avec moi. En fait, je ne m'en sépare jamais, annonça-t-il en déposant son sac sur le sol.

Il sortit délicatement l'appareil photo et le tendit au professeur qui commença à l'étudier d'un œil perplexe. Puis, elle le fit tourner plusieurs fois entre ses mains avant de fermer les yeux dans une sorte de concentration intérieure. Elle le regarda une nouvelle fois sous des angles différents et le rendit à Colin.

- J'ai bien peur qu'il ne s'agisse que d'un appareil ordinaire, révéla-t-elle enfin. Vous dites qu'il photographie le futur ?

- Oui, mais un futur assez proche, précisa Colin un peu déçu.

- Non, vraiment, réaffirma Trelawney. Pour moi, il ne dégage absolument aucune vibration, ce qui n'en fait certainement pas un objet divinatoire. Je suis désolée…

- Bon, merci quand même, se résigna Colin en rangeant l'appareil dans son sac.

- Merci, dit Ron en se dirigeant vers la trappe, suivi de près par Harry et Neville.

Ils descendirent l'échelle d'argent et retournèrent dans la salle commune de Gryffondor pour faire part des observations du professeur à Hermione qui n'avait pas voulu venir.

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- Alors elle n'a rien vu, résuma Hermione après avoir entendu le récit des quatre garçons.

- Absolument rien, confirma Colin. Pour elle, c'est un simple appareil photo, c'est tout.

- Tu crois que tu pourrais trouver quelque chose à la bibliothèque ? demanda Harry à Hermione qui semblait soucieuse.

- Certainement, supposa-t-elle, le regard perdu sur les flammes de la cheminée. A moins que ce truc appartienne à la magie noire. Enfin, si c'est le cas, je pourrai toujours essayer d'aller à la réserve…

- Pour l'instant, il n'a blessé personne, fit remarquer Neville. On peut donc s'en tenir à un objet divinatoire inoffensif tant qu'on n'en saura pas plus. N'oublions pas qu'après tout, Trelawney n'est pas réputée pour être un très bon professeur…

- Tu as sans doute raison, concéda Colin qui se refusait obstinément à voir quelque chose « d'ordinaire » dans sa nouvelle trouvaille qu'il considérait déjà comme un trésor.

La salle se vida peu à peu et les cinq adolescents descendirent dans la Grande Salle pour le dîner.


Merci à tous mes p'tits lecteurs de m'avoir suivie !