Disclamer :
Rien ne m'appartient, à part les idées tordues qui, je l'espère, feront de cette fic une histoire intéressante. La trame de fond (lieux, personnages, termes magiques -sauf les miens !-) est l'entière propriété de Mrs J.K Rowling (la veinarde !), et je ne touche rien pour faire profiter les lecteurs de mon imagination débordante (dommage… é_è).
Hello !
Comme d'habitude, j'ai répondu aux reviews signée par MP et je vous remercie encore une fois Orpheana et Marion Snape 75 d'avoir pris le temps de me laisser vos impressions. C'est ma seule récompense !
Rose : bienvenue nouvelle revieweuse ! Des rebondissements, il y en aura encore, mais tu auras des réponses sur le fonctionnement de l'appareil dès le prochain chapitre. Merci pour ton passage !
Frederique : j'espère que les vacances improvisées t'ont plu ! J'ai été un peu vache sur ce coup-là, mais l'important était que Harry retrouve enfin son parrain. Merci pour ton commentaire.
Bonne lecture à tous…
Chapitre 6 - Les cours improvisés
- Bon sang, Harry, qu'est-ce vous avez encore inventer ? demanda Hagrid une fois qu'ils furent seuls dans les couloirs du château.
- Je ne peux pas vous le dire, Hagrid, regretta Harry. Mais rassurez-vous, nous n'avions pas de mauvaises intentions et nous devions agir comme nous l'avons fait.
- Je le sais bien, assura le géant. Mais mettre Dumbledore en colère n'est jamais une bonne chose.
- Au diable son sale caractère, pesta Harry en descendant les marches du perron.
- Tiens, dit Hagrid en enlevant son manteau. Il fait un peu froid, mets ça sur tes épaules.
Harry s'emmitoufla dans l'immense manteau en peau de taupe du géant et ils s'engagèrent sur la route qui menait au village. Ils échangèrent encore quelques mots tout au long du trajet et arrivèrent enfin sur le quai de la gare où les attendait un vieil homme.
- Ah, Mondingus, salua Hagrid en envoyant une tape dans le dos de l'inconnu qui faillit perdre l'équilibre. Harry, je te présente Mondingus Fletcher, c'est chez lui que tu vas aller.
- Enchanté, dit Harry en serrant la main que lui tendait Mondingus.
- Harry Potter, alors c'est donc toi ? demanda-t-il en laissant entrevoir les quelques dents qu'il lui restait dans un large sourire. Ravi de faire ta connaissance, Harry.
Mondingus sortit une pédale de vélo d'une des poches de sa vieille redingote violette, rapiécée par endroits. A bien y regarder, le vieux sorcier n'avait pas l'air de prendre grand soin de sa personne. Une barbe de trois jours, d'un blanc tirant sur le jaune au coin des lèvres, lui donnait un air sale et fatigué. Ses cheveux clairsemés, dissimulés sous un chapeau informe, n'avaient pas dû voir une brosse de près depuis plusieurs mois, mais son accueil chaleureux et sa bonne humeur évidente, fit laisser à Harry ses préjugés de côtés et il sentit qu'il s'entendrait bien avec Mondingus.
- Ceci est un Portoloin, Harry, annonça-t-il en brandissant la pédale de vélo sous son nez. On pourrait presque dire que c'est la poignée de la porte pour rentrer à la maison, plaisanta-t-il en élargissant son sourire.
- Quand je pense que je suis censé être en punition chez vous, dit Harry sans pouvoir s'empêcher de rire.
- En punition ? s'étonna Mondingus. Pardi ! Qui a dit que c'était une punition de tenir compagnie à ce vieux Dingus ! Qu'on m'amène ce manant que je lui torde le cou sur le champ !
- Hum… euh…, Dumbledore, toussota Hagrid avec un regard entendu.
- Ah. C'est à dire qu'il ne m'a pas vraiment présenté les choses comme ça dans sa lettre. Enfin bon, rassure-toi Harry, c'est moi qui tiens les rênes pour les sept jours à venir et il n'est pas question que tu en gardes un mauvais souvenir. Bon, on devrait y aller, d'ailleurs, ajouta Mondingus en consultant sa montre. J'attends un autre invité pour ce soir…
Il posa la pédale de vélo sur un composteur à proximité et sortit sa baguette tandis que Hagrid disait au revoir à Harry et lui prodiguait quelques recommandations. Harry salua Hagrid à son tour et rejoignit le vieux sorcier à quelques pas. Les deux hommes échangèrent un signe de la main amical et Mondingus prononça une formule en direction du Portoloin.
- A trois, mon garçon, le prévint Mondingus. Un… deux… trois…
Harry fut projeté dans un tourbillon de couleurs, assourdi par un sifflement strident et ressentit la désagréable sensation qu'on le tirait par le ventre. Puis il perçut à nouveau la fermeté du sol sous ses pieds. Ils venaient d'atterrir devant une maison de belle taille perdue au milieu d'un parc en friche. Elle avait dû avoir son charme en son temps, mais il était évident qu'elle était laissée à l'abandon aujourd'hui et son manque d'entretien et ses pierres sombres lui donnaient un air lugubre. Mondingus monta les marches du perron, envahies par la mousse dans les coins, et se retourna pour faire signe à Harry de le suivre.
- Sésame, tu sais ce qu'il te reste à faire…, dit-il en se tournant à nouveau vers la porte qui s'ouvrit aussitôt dans un grincement sinistre. Bienvenu chez moi, Harry, l'invita Mondingus en accompagnant ses mots d'un geste de la main.
Harry pénétra dans un vaste hall sombre et poussiéreux. Le mobilier, sans doute là depuis des siècles, et la décoration étaient passablement défraîchis mais la maison semblait suffisamment meublée pour être confortable et Mondingus conduisit Harry dans un salon, sur sa droite.
- Je vois qu'il n'est pas encore arrivé, constata le vieux sorcier qui parlait sûrement de son invité, pensa Harry. Et bien, que ça ne nous empêche pas de nous mettre à notre aise. Assieds-toi donc, mon garçon.
Harry prit place sur un vieux canapé de velours vert olive dont les ressors émirent une plainte fatiguée sous son poids. Mondingus pointa sa baguette magique sur une cheminée à haut foyer et fit ronfler un feu ardent qui dissipa rapidement l'humidité de la pièce.
- Qui attendez-vous ? demanda Harry.
- Ah, c'est vrai que je ne t'ai pas encore annoncé la bonne nouvelle ! se réjouit Mondingus en débarrassant quelques vieux journaux sur la table basse du salon. Cette vieille fripouille de Sirius Black va nous tenir compagnie pendant une semaine ! avoua-t-il en adressant un clin d'œil à Harry qui n'en revenait pas.
- Sirius ?! Mais je croyais qu'il devait rester caché !
- Disons qu'être sorcier apporte quelques avantages…, laissa entendre le vieil homme en penchant la tête de droite à gauche d'un air mutin. Et je t'assure qu'il est très actif depuis… euh… enfin, depuis l'année dernière.
- C'est génial ! s'exclama Harry qui ne prêta pas attention à l'allusion du retour de Voldemort qu'il venait d'entendre. Alors je vais pouvoir rester toute une semaine avec lui ?
- Et avec moi. Je sais bien que c'est beaucoup moins réjouissant, mais je crains que vous ne deviez faire avec…, plaisanta Mondingus qui ne semblait pas vexé le moins du monde.
- Oh, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! s'excusa Harry. Je…
- Pas de problème, fiston, le rassura le vieux sorcier avec un sourire compréhensif. Je sais bien que ce n'est pas ce que tu voulais dire…
Au même instant, un grondement sourd retentit dans le conduit de la cheminée. Sirius fut expulsé et traversa la pièce sur le dos dans un long vol plané.
- Ah, la vache ! ragea-t-il, noir de suie, en arrêtant enfin sa course. Ce satané Diggle m'a encore refilé sa poudre à canon !
- Viens donc t'asseoir avec nous, vieux brigand ! proposa Mondingus qui riait en aidant Sirius à se relever. Justement, je m'apprêtais à aller nous chercher quelque chose à boire. Alors comme ça tu étais avec Dedalus ? Tu n'as pas eu beaucoup de chemin à faire…
- Non, j'étais Dedalus, rectifia Sirius en époussetant sa robe de sorcier avant de s'installer lui aussi sur le canapé. Il est parti en mission dans le Devon. Comment tu vas, mon vieux ? demanda-t-il à Harry en lui ébouriffant les cheveux.
- Ça va, assura Harry. Mais comment ça, tu étais Dedalus ? s'étonna-t-il tandis que Mondingus partait vers la cuisine.
- Dumbledore a trouvé un truc génial pour que je puisse sortir, lui avoua Sirius à voix basse. Chaque membre de notre groupe me procure quelques-uns de ses cheveux de temps en temps, et quand j'ai besoin de changer d'apparence, je prends du polynectar toute la journée pour me planquer dans la peau d'un autre. Il faut juste que je choisisse l'identité de quelqu'un que je ne risque pas de rencontrer pour éviter les problèmes.
- Et si quelqu'un jure t'avoir vu, enfin avoir vu l'original à l'autre bout du pays ? s'inquiéta Harry.
- Justement, c'est parfait, expliqua Sirius. Tu oublies que les sorciers peuvent transplaner, donc je suis censé pouvoir me trouver n'importe où en quelques secondes. Mais si on nous voie ensemble, c'est là que ça se gâte… Alors comme ça tu t'es arrangé pour te faire renvoyer de l'école ?
- Ouais, reconnut Harry qui ne se sentit vraiment pas fier sur le moment.
- T'inquiète pas, mon grand, le rassura Sirius en lui passant un bras autour des épaules. Dumbledore ne t'en veut pas. Il m'a écrit à moi aussi et c'est lui qui m'a demandé de venir. Il veut juste t'éloigner quelques temps du collège pour marquer le coup. Sinon tu penses bien qu'il aurait reçu une tonne de hiboux de la part de certains parents qui se seraient empressés de trouver inadmissible qu'il n'y ait aucune sanction contre un élève qui a stupéfixé un de ses camarades. Pense à Malefoy, il ne doit pas avoir perdu de temps à annoncer à son père que le célèbre Harry Potter s'est fait renvoyer de l'école... En plus, c'est tout ce que Dumbledore a trouvé pour qu'on soit enfin un peu ensemble.
Harry ouvrit des yeux ronds comme des billes.
- Tu ne t'attendais pas à ça, hein ? s'amusa Sirius en voyant la tête de Harry. Il a estimé que le simple fait que tu sois persuadé, même pour un instant, d'être réellement renvoyé suffirait à te faire réfléchir. Mais ne le crie quand même pas sur les toits quand tu retourneras à Poudlard.
- Non, bien sûr, lâcha Harry qui n'en revenait pas.
Mondingus revint de la cuisine avec deux verres de whisky et une bièreaubeurre pour Harry.
- Bon, c'est pas tout ça, Blacky, mais il va falloir établir un emploi du temps pour notre jeune recrue, rappela Mondingus en posant un verre devant chacun.
- Très bien, approuva Sirius. Alors je te laisse les Soins aux créatures Magiques, les potions, l'astronomie et je prends la Défense contre les forces du Mal, la métamorphose et les sortilèges. Et pour l'Histoire de la Magie, on va essayer de voir ce qu'on peut faire à nous deux. Désolé, Harry, mais aucun de nous n'est bon en Divination. Enfin, en ce qui me concerne, ça se saurait si c'était le cas… J'aurais sûrement pas eu la vie que j'ai eue sinon, hein mon vieux, plaisanta-t-il en lui frappant amicalement les genoux.
Harry ne sut quoi répondre à cette remarque et se contenta d'adresser un sourire silencieux à son parrain.
- Pour les potions, il faudra que tu m'aides un peu, reprit Mondingus après avoir vidé son verre. Ça fait longtemps que j'ai pas eu le temps de m'amuser à faire la cuisine. J'ai eu d'autres chats à fouetter, moi, dans la vie !
- Faire la cuisine ? rigola Sirius. Eh ben, si Rogue t'entendait parler ainsi d'une de ses plus grandes passions… !
- Oh, cette crapule n'aurait pas besoin de ça pour m'envoyer au tapis. On ne s'est jamais beaucoup, euh… disons appréciés lui et moi.
- Et il en aurait sans doute fait autant s'il n'avait pas eu à se planquer dans une école pour échapper à son destin…, fit sombrement remarquer Sirius en reposant son verre vide sur la table.
- Mouais, lâcha Mondingus, le regard perdu sur le feu de la cheminée. Il y en a qui s'en sont mieux sortis que d'autres, c'est certain… Bon, que ça ne nous empêche pas de dîner ce soir, dit-il en se levant.
Harry et Sirius le suivirent dans la cuisine où la table était déjà dressée.
- Linus ! appela Mondingus. Est-ce que tu as fini ?
- Oui Monsieur ! entendit-on depuis la pièce voisine. Linus vous apporte tout de suite le dîner Monsieur !
- Vous avez un elfe de maison ? demanda Harry en s'asseyant à table.
- Privilège exigé par Dumbledore ! Il pense que les membres de l'Ordre du Phénix ont autre chose à faire que de se soucier de la corvée de s'occuper d'une maison. Alors il a cherché des elfes à travers tout le pays et il y en a sur pratiquement tous les sites où nous sommes amenés à nous rendre !
Une énorme marmite, par-dessus laquelle dépassaient deux larges oreilles, fit son apparition et Harry découvrit un elfe à l'air joyeux qui déposa son chargement sur la table. Harry n'en revenait pas. L'elfe portait un tee-shirt à rayures rouges et jaunes à moitié inséré dans un short vert pomme.
- Il porte des vêtements ? s'étonna Harry en donnant son assiette à Sirius qui lui réclamait.
- Mouais, ils sont parfois un peu farfelus, lança Mondingus en brisant une miche de pain. Je ne sais pas où Dumbledore a été le chercher celui-là, mais il est honnête et serviable. Quand je pense qu'un de ses vagues cousins, quelque part, lui a mis dans la tête que les elfes de maison devaient porter des couleurs vives… !
Harry fronça les sourcils et reprit l'assiette que Sirius venait de remplir.
Le dîner se passa dans une ambiance joyeuse et tellement étrange pour Harry qui n'avait jamais quitté les Dursley, sauf bien sûr lorsqu'il avait passé des vacances chez Ron. Mais là, c'était différent car il se retrouvait entre hommes pour la première fois, et qui plus est, avec son parrain qui lui avait tant manqué pendant les vacances et même après.
Ils terminèrent la soirée dans le salon, au coin du feu, où Harry avait ri aux plaisanteries de Mondingus et de Sirius. Puis l'heure d'aller se coucher fut décrétée par Sirius qui conduisit Harry dans une chambre à l'étage.
- La mienne est ici, désigna-t-il en montrant la porte d'en face. Celle de Mondingus est à côté. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas, Harry.
Harry souhaita une bonne nuit à son parrain et à Mondingus, qui venait de les rejoindre, et referma la porte de la chambre qu'il venait de découvrir.
Là aussi le mobilier était terne et d'un autre âge, mais la pièce était vaste et un immense lit à baldaquin avait été préparé pour Harry, sans doute par Linus lui-même, pensa-t-il.
Il n'avait pas encore reçu ses affaires de Poudlard mais un pyjama, un peu trop grand pour lui, avait été déposé sur le lit. Il se coucha et s'endormit dans un profond sommeil.
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Le lendemain, Harry se réveilla avec l'impression d'être encore à Poudlard. Puis les couleurs ternes de sa chambre lui rappelèrent qu'il avait été renvoyé pour la semaine. Aucun son ne troublait le silence de la maison encore endormie et, après avoir regardé sa montre, il se leva et s'habilla tranquillement.
Lorsqu'il descendit à la cuisine, ni Mondingus ni Sirius n'étaient encore là mais tout était déjà prêt pour le petit déjeuner.
Harry s'installa à la table et commença à se beurrer un toast quand il entendit Linus qui s'affairait dans la pièce voisine. Le petit elfe, attiré par les tintements d'une cuillère sur un pot de confiture, fit son apparition dans la cuisine et aperçut Harry.
- Monsieur Harry, vous êtes déjà levé ? Vos affaires sont arrivées ce matin, l'informa l'elfe. Linus les montera plus tard dans votre chambre.
Harry le remercia et étudia attentivement la tenue de la créature. Cette fois encore, Linus avait revêtu des vêtements bariolés et l'adolescent se souvint des paroles de Mondingus la veille.
- Dis-moi, commença Harry en souriant à l'elfe. Qui t'as donné l'idée de t'habiller ainsi ? demanda-t-il en se servant du café.
- Ah, Monsieur Harry. Linus a été en visite de famille cet été et un de mes cousins m'a dit « les elfes ont le droit d'être à la mode et de demander des salaires ! », mima Linus en croisant les bras d'un air déterminé. « Ils doivent rester propres et faire honneur à leur maître en étant présentables ». Je dois dire que, sur le moment, ces étranges revendications m'ont fait un peu peur, couina l'elfe en prenant un air affolé. Mais le maître n'a rien dit quand je suis arrivé avec un pull orange et des chaussettes rouges. Pourtant, mon cousin m'a affirmé que j'étais ridicule avec mes chaussettes parce qu'elles étaient toutes les deux de la même couleur ! Mais Linus pense que c'était plus joli comme ça.
- Et ce fameux cousin ne s'appellerait pas Dobby, par hasard ? demanda Harry d'un air amusé.
- Vous connaissez Dobby ?! s'étonna Linus, soudain intéressé.
- Bien sûr, confirma Harry. C'est un de mes grands amis !
- Je me moque de la couleur de tes frusques tant qu'il y a du café chaud sur la table, grogna Mondingus d'un air joyeux mais endormi, en redressant son bonnet de nuit de travers. Salut Harry. Bien dormi ?
Harry confirma que la nuit avait été excellente et Sirius fit son apparition à son tour. Linus, qui n'avait rien d'un esclave ici, resta à plaisanter un moment avec les trois sorciers et entreprit de débarrasser la table lorsqu'ils eurent fini.
Puis, après un bref passage à la salle de bain, Harry fut prié de rejoindre le salon où les choses sérieuses commencèrent. On avait beau être un dimanche, Mondingus et Sirius tenaient à cœur leur rôle de professeurs improvisés et ils se relayèrent chacun leur tour pour dispenser les cours qu'ils s'étaient engagés à donner à Harry.
Ainsi, il dut enchaîner une heure de Métamorphose, puis une autre de Soins aux créatures Magiques avant de terminer par un cours de Sortilèges, en remplissant à chaque fois un rouleau de parchemin sur la partie théorique de chaque épreuve avant de passer à la pratique.
L'après-midi ne fut pas plus calme avec un cours de Potions (pratiqué dans la cuisine par prudence), puis un cours d'Histoire de la Magie et enfin, une heure de Défense contre les forces du Mal. Harry était épuisé et Sirius ne le rassura pas en lui disant qu'il faudrait recommencer le lendemain.
Finalement, après le dîner Mondingus emmena Harry s'asseoir sur le perron de la maison où ils s'emmitouflèrent dans des couvertures. La nuit offrait un ciel sans nuages et l'adolescent se laissa bercer par le commentaire du vieux sorcier qui s'avérait être une mine de savoir en matière d'étoiles. Il en parlait avec une telle passion que ce fut un véritable plaisir pour Harry d'assister à un cours d'Astronomie comme il n'en avait encore jamais eu.
Puis, Harry retourna dans sa chambre pour réviser les cours de la journée et s'endormit tout habillé sur son lit, sans même avoir pris le temps de refermer le dernier livre qu'il avait étudié.
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Le lendemain, Harry pu prendre sa revanche sur son parrain car il découvrit qu'il maîtrisait le sortilège de Déstabilisation, qui fut le sujet du jour, bien mieux que Sirius. La formule n'agissait que sur les pieds de l'adversaire en les décollant du sol et en les propulsant dans n'importe quelle direction, et Sirius se retrouva plus d'une fois les quatre fers en l'air dans de grands éclats de rire.
Sirius avait finalement capitulé mais s'était vengé à son tour en organisant toute une journée d'interrogation écrite le jour suivant, pendant laquelle Harry avait patiemment rempli des dizaines de rouleaux de parchemin à la lueur des chandelles du salon.
Le mercredi, Sirius, bien peu compatissant aux protestations de Harry, avait abordé de nouveaux sujets et de nouveaux devoirs avec l'aide de Mondingus. Harry s'était moqué de son parrain en laissant entendre qu'il commençait à regretter les longues heures passées à ne rien faire au coin du feu de la salle commune des Gryffondor, mais rien n'y avait fait et le reste de la semaine s'écoula comme elle avait débuté : dans les cours, les exercices pratiques et les révisions.
Dans le prochain chapitre, vous saurez enfin comment fonctionne l'appareil. Alors, magie noire ou magie blanche… ?
A bientôt pour la suite…
