Neuvième chapitre mis en ligne ! Les événements suivent leur cours tranquillement malgré la fin des vacances qui approche. J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précédents~
Encore merci à vous de me lire et de me laisser des reviews. Je suis vraiment touchée que cette histoire vous plaise à ce point !
barjy02 : merci beaucoup, je suis très heureuse de voir que ça te plaise toujours autant !
solariene : merci beaucoup~ j'avoue que la suite risque d'être moins facile pour les deux tourtereaux, mais ils ont de l'obstination à revendre x3
Kathexia-Castiel156 : merci ! J'avoue que j'aime beaucoup le personnage de Balthazar dans la série, du coup ça ressort dans ma fic ^^
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à bientôt ! Je précise cependant que je serai à la Japan Expo et que donc le prochain chapitre risque de mettre plus de temps à arriver, de même pour mes autres travaux.
* le trapèze : le trapèze est un câble accroché au mât qui permet de se suspendre au-dessus de l'eau. Sortir au trapèze permet, lorsque la coque est levée, d'éviter qu'elle ne bascule complètement et ne fasse dessaler le catamaran.
* le chenal : voie d'accès à un port. La bouée verte signale au bateau qu'il doit passer à droite de la bouée s'il vient du large, et à gauche s'il sort du port. Les centres nautiques peuvent en quelque sorte créer un mini chenal avec des bouées jaunes afin de signifier aux baigneurs de ne pas nager dans cette zone.
* le virement de bord : le virement de bord est une manœuvre qui permet de faire tourner le bateau. Le virement de bord est plus délicat que l'empannage à faire car le bateau se retrouve face au vent et peut donc rester coincé si l'équipage n'a pas pris au préalable assez de vitesse et s'il a tenté trop brusquement de tourner.
Chapitre 9
Corps suspendus et invitation
Le ciel était gris en ce mercredi après-midi et le vent soufflait avec force sur la mer. Comme à leur habitude, Dean et Sam arrivèrent les premiers, sac sur le dos et combinaison sur la peau. Les moniteurs les saluèrent en souriant avant de finir de débarrasser la table en plastique vert. Guillaume, comme à son habitude, n'était pas à la base mais sur la plage avec un café entre les doigts, discutant avec la secrétaire d'une série mp3 que tous deux adoraient. Castiel ne tarda pas à arriver, un k-way sur le dos et son sac sur l'épaule, saluant son cousin d'un léger sourire avant de filer dans le vestiaire des hommes afin de retrouver les deux Winchester et en particulier l'aîné.
La base se remplit rapidement de rires et de discussions qui s'emmêlaient les unes aux autres, formant un brouhaha conséquent qui parvint à surpasser le bruit des drisses et des sternes qui volaient dans le ciel. Assis sur un banc en bois, ses doigts emmêlés à ceux du brun, Dean observait le remue-ménage désormais familier qui se déroulait devant ses yeux. Du coin de l'œil, il vit leur moniteur arriver avec Gwenn, la tenant affectueusement par l'épaule alors qu'elle riait comme jamais. Il sourit lorsqu'il vit son frère se rapprocher de Jessica, le soutenant mentalement dans sa tâche comme il l'avait toujours fait.
Guillaume rassembla les stagiaire et, avec l'aide de la brunette, il leur donna à tous une sorte de harnais possédant un crochet au niveau du ventre, les enjoignant à l'enfiler avant de mettre leur gilet de sauvetage. Comme à son habitude, la secrétaire les suivit sur la plage, déjà totalement préparée, les notes d'une chanson inconnue s'échappant de ses lèvres entrouvertes.
Une fois près des Twincat 15, l'adulte blond entreprit de leur expliquer l'utilité du harnais, allumant des étincelles d'excitation dans les prunelles de ses stagiaires. De toute évidence, tout le monde était partant, contrairement à certaines années ou des adolescents moins à l'aise avait refusé de s'essayer au trapèze de peur de se louper dans la manœuvre. Il fallait dire, à leur décharge, que se retrouver le corps accroché à un simple câble en dehors des coques avait de quoi effrayer.
Dix minutes plus tard, tout le monde se retrouvait sur l'eau, fendant les vagues joueuses qui barrait leur route vers l'horizon en direction de la grosse bouée verte du chenal. D'un coup sec, Dean tira un peu plus sur l'écoute de grand-voile, la bordant au maximum alors que Cas s'activait à accrocher le crochet de son harnais à la boucle en métal du trapèze. Il ne leur fallut pas longtemps avant que leur coque ne se soulève dans les airs, accompagnée du grincement particulier des safrans.
Tenant fermement le stick sur son épaule, l'aîné des Winchester se concentra sur son cap, non sans surveiller son petit ami du coin de l'œil. Ce dernier venait de poser son pied gauche contre la coque et s'en servait pour sortir, se retrouvant bientôt les jambes tendues et les fesses au-dessus du vide. Comme l'avait dit Guillaume, l'action de Cas suffit pour stabiliser momentanément leur embarcation, leur permettant de rester dans cette position qui renforçait leur vitesse. Le vent fouettait désormais le visage du châtain. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire victorieux alors qu'un sifflement de joie se faufila entre ses lèvres craquelées.
De son côté, le brun lâcha le trapèze et étendit les bras, les yeux fermés. Il se sentait presque voler, avec le vent qui jouait avec ses cheveux, avec la vitesse qui l'enivrait et avec l'eau qu'il entendait se fendre sous leur passage. Il était suspendu dans le vide et, curieusement, toutes ses peurs et toutes ses angoisses disparurent durant ces quelques minutes à flotter entre le ciel et la mer. Il avait l'impression d'ouvrir des ailes et de se laisser planer. C'était grisant, si grisant…
Bien sûr, il céda sa place à Dean, l'observant hurler de joie et d'excitation, ses mains crispées sur le câble du trapèze, comme s'il craignait que la boucle de métal ne lâche subitement sous son poids. Le Winchester n'était pas franchement à l'aise, mais le sentiment de liberté qu'il ressentait au fond de ses entrailles valait tout l'inconfort du monde !
Ni l'un ni l'autre ne virent Guillaume prendre des photos de leur groupe. Tous les stagiaires riaient à gorge déployée, hurlaient contre le vent qui semblait s'amuser à les pousser toujours plus haut et toujours plus vite. Ils avaient tous les cheveux en bataille et des gouttes d'eau accrochées aux lèvres et aux cils. Les parents pouvaient demander aux encadrants de prendre des photos, et bien sûr, beaucoup en avait profité, en particulier Balthazar qui ne cessait de se réjouir du petit bonheur dans lequel flottait son cousin aux yeux trop bleus.
Les minutes filèrent au même rythme que les battements erratiques des adolescents et trop rapidement, il fallut retourner à la base et à ses bâtiments blancs qui se découpaient sur le ciel gris sous les maigres rayons de soleil qui traversaient les nuages. Sous le signe du moniteur, les équipages firent un virement de bord et repartirent en direction de la plage et des bouées jaunes qui formaient un chenal de fortune pour les catamarans. Le vent ayant faibli, personne n'eut l'occasion de ressortir au trapèze et le calme s'installa dans les équipes hautes en couleur. Jessica en profita pour saisir la main de Sam, le faisant aussitôt rougir. Il leur suffit d'un sourire pour se comprendre, yeux dans les yeux, sous le regard amusé et tendre de Gwenn et Johanna qui finirent par retourner à leur discussion, rejointes de temps à autre par Guillaume.
La tête posée sur celle de Dean, Castiel caressait doucement la main qu'il tenait entre ses doigts, respirant l'odeur particulière du châtain par-dessus celle, salée, de la combinaison. Ni l'un ni l'autre ne parlait, le silence soulignant sans effort l'apaisement qui flottait entre eux. Ils n'avaient pas besoin de parler pour le moment, se contentant de se regarder dans les yeux de trop longues secondes. Ils se sentaient bien, ils se sentaient à leur place l'un à côté de l'autre et leurs doigts entrelacés.
L'arrivée sur la plage se fit dans un calme relatif. Castiel parti chercher la mise à l'eau alors que Dean tirait les coques sur le sable, non sans jurer au passage que ce fichu catamaran devenait de plus en plus lourd. Sam leva les yeux au ciel en l'entendant et Gwenn sourit avant de vérifier elle-même les dires du châtain. Il était vrai qu'ils n'avaient pas pensé à vérifier les coques des Twincat, et vu ce qu'elle voyait, ils allaient pouvoir dévisser les bouchons.
- Cesse de râler Dean Winchester et monte-le avec Castiel, on va le laisser se vider plus haut !
L'intéressé grogna pour la forme mais obtempéra. Les catamarans furent remontés et les plus lourds laissés sur les mises à l'eau afin de laisser l'eau partir en les maintenant le nez en l'air. Les stagiaires remontèrent ensuite, les bras chargés, ranger le matériel avant d'aller se changer dans leur vestiaire respectif. L'occasion pour Dean de taquiner son frère, qui le renvoya dans ses 22 rapidement, faisant rire le brun.
Ils passèrent sous la douche à tour de rôle, Cas en premier, suivit de Dean puis de Sam. Les lèvres des deux amoureux se scellèrent une nouvelle fois durant quelques secondes, tendrement.
- Cas, ça te dirait de passer le week-end avec nous ? Mon père est d'accord, et vu qu'on ne part que lundi…
L'intéressé le regarda aussitôt, une lueur vivace dansant dans ses iris profonds. Un léger, très léger sourire étira ses lèvres sous la chaleur qui embrasait son cœur.
- Bien sûr Dean, il faut juste que j'en parle à mon cousin, mais ça devrait être bon, moi aussi je repars lundi.
- Nickel ! Tu me dis dès que t'as la réponse hein ?
- Promis.
Un sourire radieux prit place sur les lèvres du châtain, illuminant son visage et faisant presque vibrer ses taches de rousseur. Il embrassa une nouvelle fois le brun avant de le relâcher à contrecœur. Son père venait de parler à Gwenn, ce qui signifiait que lui et Sam devaient partir.
- À demain Cas… Et surtout t'oublies pas hein ! Envoie-moi un sms !
- Je sais Dean, à demain…
L'aîné des Winchester lui sourit avant de franchir la porte avec son frère, sac sur le dos. Le reste de la journée se passa dans l'attente et l'angoisse. Et si Balthazar décidait que non, et si Castiel se trouvait d'un coup pris par autre chose ? Le bruit de son portable le fit presque sursauter lorsque, vers 19 heures, il lui annonça l'arrivée d'un sms. Le châtain l'ouvrit précipitamment et aussitôt, un immense cri de victoire retentit dans la pièce, manquant de faire rire John et Sam. L'aîné n'en eut absolument rien à faire. Cas pouvait venir. C'était tout ce qui comptait.
