Titre : Le Soupirant

Disclaimer : J.K Rowling

Rating : T

Genre : Romance/Mistery

Note : Dédicace spéciale à Hakuronchu qui a gagné cette histoire dans mon précédent concours

Chapitre 9: Troisième rendez-vous - Epilogue

Un mois passa avant que Harry et Theodore ne puissent se voir, mais les lettres échangées devinrent rapidement si nombreuses qu'elles remplirent plus d'une boite à chaussures. Chacune des enveloppes de Theodore était parfumée, et c'était son jeu de faire deviner à Harry la senteur en laissant quelques indices dans sa missive. Harry trouvait cette attention incroyablement adorable et se fustigeait parfois de rougir comme une demoiselle en y repensant. Il était un homme, un vrai, viril et avec du poil sur le torse ! Mais ensuite il se disait que c'était des pensées un peu misogynes et que Hermione le frapperait sûrement avec l'un de ses gros dictionnaires si elle l'entendait penser.

Le soir du rendez-vous, Harry n'attendit pas que Theodore lui dise bonjour et se jeta dans ses bras, le faisant presque tomber à terre. Leurs lèvres se rencontrèrent sous le hoquet de stupeur de la tante Petunia, venue espionner à la fenêtre. Riant, les deux jeunes adultes s'échappèrent vers une ruelle peu fréquentée et Theodore les fit transplaner. Occultant l'habituelle nausée qui le prenait chaque fois qu'il utilisait un moyen de transport magique, Harry se concentra plutôt sur son environnement. Il s'agissait d'une petite salle à manger, éclairée de bougies et d'un feu de cheminée. La table était mise pour deux de manière classique et élégante, nappe blanche, petites assiettes dans les grandes, et trois ou quatre paires de couverts et de verres. Pourtant, Harry ne se sentait pas oppressé ou mal à l'aise par cette mise en scène. Il se sentait bien, peut-être grâce à la présence de Theodore tout contre lui. Ce dernier lui fit faire le tour du propriétaire. Au total, huit pièces : une cuisine simple et fonctionnelle, la salle à manger, un salon cossu et confortable, une salle de bain spacieuse et imaculée, une chambre à coucher invitant au repos, une étude reliée à un grande bibliothèque bien remplie, et une buanderie assez fraiche en ce début de soirée. Theodore lui expliqua qu'il avait acheté cette petite maison sur deux étages pour éviter d'avoir à vivre dans le manoir principal Nott, ce que Harry comprenait parfaitement : qui voudrait vivre dans un endroit immense, tout seul ou presque. Le dîner fut simple mais bon, un rôti de boeuf mariné et des pommes au four accompagnées de leur salade verte. Une bouteille de bière au beurre compléta le tout.

La conversation, fluide et légère, comme chaque fois, porta sur l'avenir de Harry. Theodore -qui avait déjà décidé qu'il serait Langue-de-Plomb- lui conseillait d'entrer à Gringott. Là-bas, les gens n'oseraient pas l'importuner grâce aux gobelins, et il pourrait travailler avec les chiffres qu'il aimait tant. Peut-être avec une formation complémentaire en Arithmancie ou en runes il pourrait se faire engager comme responsable de voûtes. Restait aussi la solution plus terre-à-terre de devenir comptable. Harry finissait la dernière bouchée de son assiette quand Theodore le surprit en lui prenant la main et en lui passant une bague à l'annulaire.

"Epouse-moi."

Totalement pris au dépourvu, Harry mit quelques secondes pour se remettre de ce qu'il venait d'entendre. Il se sentait un peu fébrile, décontenancé, et son esprit semblait incapable de se concentrer correctement. Peut-être avait-il abusé de l'alcool ? Quoi qu'il en était, il était trop tôt pour ce genre de demande, non ? Un refus était la seule option.

"D'accord."

Sans qu'il ne puisse l'empêcher, la réponse passa la barrière de ses lèvres. Et puis plus rien n'eut d'importance que le regard de Theodore à ce moment-là.

5 ans plus tard

Harry sourit à son mari, qui revenait du Département des Mystères après une longue journée. Quand il pensait à leurs premiers rendez-vous, il sentait toujours une bouffée de reconnaissance pour Theo. S'il ne l'avait pas poussé, ils ne se seraient pas mariés si tôt et ils auraient perdu tous ces instants vécus depuis cinq ans. Bien sûr, tout était allé très vite, et nombre de ses amis lui avaient conseillé d'attendre encore un moment, même le professeur Dumbledore lui avait dit de bien réfléchir avant d'agir, mais rien ne l'avait fait changer d'avis. Et les cinq ans passés en comppagnie de son mari ne l'avaient que conforté dans ses idées. Et tant pis pour toutes les mauvaises langues qui disaient qu'il n'avait plus de libre-arbitre. Bien sûr, c'était Theodore qui lui avait demandé de ne pas travailler, mais c'était bien lui, Harry, qui avait pris la décision finale. Et si certains de ses amis n'étaient aujourd'hui plus que de vagues connaissances, ce n'était que l'oeuvre naturelle du temps qui passe.

Theodore, lui, était épanoui dans sa vie. Il avait un travail intéressant, une poignée de bons amis chez qui dîner le samedi soir, un salaire plus que respectable, une réputation honorable, mais surtout, il avait Harry. Harry qui l'attendait tous les soirs avec le sourire. Harry dont les yeux brillait plus que les plus pures émeraudes. Harry qui était complètement Sien. Et si quelques sortilèges de Compulsion étaient placés sur chaque présent qu'il avait jamais fait à son mari, et si chacun de ses repas était légèrement teinté d'Amortensia, et bien ce n'était que pour le mieux. Car après tout, le bonheur n'a pas de prix.

Fin

NdA : Il y a un sondage sur mon profil, n'hésitez pas à y participer, cela ne prend que quelques secondes et m'aiderait beaucoup. Merci d'avance.