CHAPITRE 11.


Cancun 15h

Ils avaient visité ce matin les ruines de Tulum qui surplombaient la mer , du haut de sa falaise le spectacle de ces ruines Maya les avait chamboulés tous les deux. Le contraste du temple avec le bleu turquoise de l'océan était à couper le souffle.
La visite avait duré plus de deux heures sous un soleil de plomb et c'est donc avec un large sourire qu'ils avaient mangé dans une bicoque mexicaine avant de rejoindre la plage de l'hôtel, un cocktail à la main.
Kate avait mis un maillot de bain deux pièces bleu marine et blanc, ses cheveux ondulaient dans son dos et elle avait mis le chapeau de paille que Rick lui avait acheté un peu plus tôt près d'un marché. Ses lunettes de soleil sur le nez, elle contemplait allongée sur son transat, la houle des vagues.
Castle, lui, avait opté pour un maillot bleu nuit et malgré la chaleur , il ne voulait pas s'embarrasser d' un chapeau. Assis près de sa femme, les yeux fermés, il l'entendit murmurer :

- Tu devrais mettre de la crème solaire, mon cœur
- Hum…je suis bien là…
- Babe…..tu vas finir rouge comme une écrevisse
- Tu adores les fruits de mer…..tu en raffoles même, répondit-il fier de lui et de sa réplique.
- Ce sera tout de suite moins marrant ce soir, quand je ne pourrai pas t'embrasser ou même te caresser, car mon écrevisse sera "cramée", au revoir la crique des caraïbes et bonjour " la biafine."
- Toi et ta logique
- Toi et tes pitreries, répliqua-t-elle amusée face au ton boudeur qu'il employait
- Viens me badigeonner, alors, sourit-il les yeux toujours fermés en faisant tressauter ses sourcils

Kate baissa ses lunettes et, voyant qu'il était tout à fait sérieux, se leva pour prendre la crème solaire car contrairement à Castle, elle avait bien l'intention de passer sa soirée à effectuer un bain de minuit:

- Tourne-toi
- Tu devrais commencer par le devant, lui suggéra Rick en ouvrant enfin les yeux

Ébloui devant la beauté de sa femme, Castle contemplait Kate. Il était toujours autant fasciné par sa beauté, son sex-appeal.. ….et Kate en maillot de bain nourrissait un de ses plus vieux fantasmes.
A chaque fois, qu'il la voyait en bikini, la même vision d'elle réapparaissait encore et encore : Los Angeles et sa sortie de la piscine.

- On n'est pas tout seul mon cœur, lui fit remarquer gentiment Kate pour le ramener sur terre
- Tu es…. à couper le souffle
- Merci…..allez tourne-toi, murmura-t-elle en le dévorant elle aussi du regard
- Si je suis ta logique…ce soir, tu auras plus besoin de mon torse que de mon dos….
- Castle
- Et c'est juste ma délicieuse femme me passant de la crème, déclara-t-il en lui caressant le mollet. Alors, tu devrais vraiment commencer à me crémer le torse.

Kate lui sourit amusée par son petit jeu de séduction, puis s'assit sur le bord de son transat pour se pencher vers son oreille tout en lui murmurant :

- Hum, hum, tu as raison mon cœur…. mais c'est aussi ta délicieuse femme qui va te caresser de ses doigts, amoureusement et sensuellement….
- Hum
- Ton buste…. tes pectoraux… ton bas-ventre…. sans oublier tes cuisses…..l'intérieur de tes cuisses…et….
- C'est bon, sourit-il comprenant son manège alors que l'évidence de son désir commençait à faire surface de façon évidente
- Déjà ?
- Oui déjà, bougonna-t-il en se retournant pour lui laisser un total accès à son dos. Et ne te moque pas, répliqua-t-il alors qu'elle éclatait de rire
- Je ne me moque pas
- Menteuse… .ronchonna-t-il
- Je ne mens pas…..je suis flattée.
- Flattée ?demanda-t-il surpris alors que les mains de sa femme s'appliquaient à lui masser le dos avec la crème solaire
- Oui…..c'est flatteur pour moi de savoir que je te fais encore de l'effet, avoua-t-elle
- Tu sais très bien que je suis totalement sous ton charme…..tu es mon péché mignon Katherine Beckett, déclara-t-il amoureusement
- Ton péché mignon? répéta-t-elle amusée par ses propos alors que Rick se retournait sur le dos de nouveau, pour lui caresser le visage tout en lui souriant

Il avait à cœur de lui dévoiler ses sentiments encore et encore, Castle sentait que Kate n'était pas pleinement rassurée à ses côtés, qu'une part d'elle redoutait le fait qu'il puisse de nouveau partir et la laisser seule. Alors lentement , il lui déclara de nouveau sa flamme pour la rassurer:

- Kate…Tu es la joie dans mon cœur, tu es la dernière personne que je veux voir chaque soir avant de fermer les yeux..
- Rick…je.
- Laisse-moi finir, tu es mon tout Kate, tu es la seule personne à réussir à m'apaiser, à me faire rire et à m'aimer seulement pour ce que je suis, moi Richard Rodgers et non Richard Castle. Alors oui, tu es mon péché mignon, car de tes lèvres coule le bonheur dont tu m'abreuves, de tes mains tu caresses mon cœur ; je deviens, près de toi, un homme meilleur. Tu me donnes plus que l'amour, tu me donnes la vie tout court.

Kate restait sans voix face à la déclaration de Castle. Lorsqu'il avait récité ses vœux de mariage, elle avait été émue mais l'entendre lui déclamer son amour, la laissa complètement médusée et pantoise. Seul Castle avait ce don pour la laisser sans voix face à ses paroles.
Kate n'était pas comme Rick, elle ne maniait pas les mots aussi aisément que lui, mais aujourd'hui sur cette plage, il venait de calmer tous ses doutes et toutes ses craintes avec de simples mots.
Souhaitant lui montrer à qu'elle point , elle aussi, l'aimait et le chérissait, Kate se pencha pour l'embrasser avec son tout son amour. De sa langue, elle caressa les lèvres de Rick pour lui quémander l'entrée de sa bouche, qu'il lui accorda sans peine. Leurs langues se caressèrent, leurs souffles se mélangèrent ; de ses doigts, elle caressa la carrure de son homme pendant qu'il s'attelait à lui faire perdre la tête avec ses mains sur ses hanches.
Le baiser était doux et langoureux à la fois, des frissons commençaient à apparaître les faisant gémir de concert . Ils se goûtaient, se savouraient comme pour leur première fois. Après plusieurs minutes, Castle lâcha les lèvres de Kate à regret et lui murmura :

- Doucement…
- Hum
- …j'ai envie de toi
- Moi aussi, avoua-t-elle entre ses lèvres
- Tu me fais perdre la tête…Mme Castle
- Tu n'es pas en reste aussi…Mr Castle, rétorqua-t-elle en se mordant la lèvre inférieure

De ses mains , Rick lui caressa le visage puis après un chaste baiser , il lui déclara :

- On va se baigner…..j'ai besoin de me rafraîchir... "les idées "!
- Je pourrai te les rafraîchir dans notre suite, suggéra-t-elle en le dévorant du regard
- Charmante proposition mais cela ne va pas être possible
- Pourquoi ?
- Roger..notre groom, prépare une surprise
- Une surprise ?
- Hum
- Dans notre suite ? sourit-elle touchée par l'attention de Rick
- C'est juste une bricole, mais comme il ne savait pas à quelle heure, il pourrait déposer la surprise…. il m'a donné un créneau horaire
- Déposer…, réfléchit Kate. C'est donc un objet ?
- Non capitaine, répondit amusé Rick. Arrête d'enquêter et viens te baigner, déclara-t-il en se levant pour lui tendre la main
- Pas un objet…. alors quoi d'autre ? continua-t-elle en se levant à son tour
- Kate…une surprise est une surprise
- Ok, ok…. retiens bien cette phrase
- Pourquoi j'ai une surprise moi aussi ?
- Castle
- Oui ?
- Une surprise est une surprise, lui rétorqua-t-elle pour l'embêter tout en le tirant par la main en direction de l'eau.

Wahsington,16 heures

Pendant ce temps-là, à DC, Esposito et Vikram étaient en planque en face de chez David Cohen. Ils avaient passé leur nuit et leur matinée dans la voiture derrière un parc pas très loin de leur cible. Avec des jumelles, ils avaient veillé au grain toute la nuit, tout en se disputant sur la stratégie à adopter. Vikram n'était toujours pas convaincu par la façon de faire de Javier.
Kate lui avait tellement expliqué de se faire discret pour rester en vie que de se jeter ainsi dans la gueule du loup le terrifiait au plus au point.
Malgré leurs divergences d'opinion, ils avaient sagement attendu que l'adjoint du directeur de la CIA parte au travail ainsi que toute sa petite famille .
À 14 heures enfin, Mme Cohen était sortie de la villa laissant une fenêtre d'intervention à Javier et Vikram.
Debout sous le porche de cette maison blanche de style géorgien, Espo tentait de rentrer par effraction le plus rapidement possible afin de ne pas se faire remarquer par un voisin trop curieux.

- Tu es sûr de ce que tu fais ? demanda Vikram toujours anxieux avec cette idée.
- Oui, répondit non convaincu Espo qui crocheta la serrure. On en a assez discuté, mec. Maintenant, je vais ouvrir cette porte et tu as trente secondes pour désamorcer l'alarme de la maison
- L'alarme de la maison ?
- Tu crois tout de même pas qu'on va rentrer comme des fleurs chez un mec de la CIA ?

- Prêt ? tu n'auras qu'environ trente secondes
- Trente secondes ! répéta paniqué Vikram
- T'es un Geek ou pas ? s'énervait Javier face à son manque de sang-froid.

L'idée de faire équipe avec un inconnu ne lui plaisait pas mais, de voir ledit inconnu paniquer sur ses capacités, l'agaçait encore plus !

- Oui mais tout de même…trente secondes, souffla-t-il en se mettant à la tâche dès qu'il fut à l'intérieur alors que Javier regardait la trotteuse sur sa montre
- Plus que 20 secondes
- Ok c'est bon, je n'aime pas travailler dans le stress, répondit Vikram suant de plus en plus
- Et tu bosses au FBI ? se moquait Javier de plus en plus suspicieux
- Dans l'informatique, dans les bureaux ! pas comme cambrioleur, se défendit-il en pianotant sur le système d'alarme
- 10 secondes .
- C'est bon, c'est bon…. FINI ! cria-t-il soulagé
- Tu veux ameuter les fédéraux, crie plus fort ! s'agaça Javier en le poussant pour passer
- Désolé
- Hum

Javier fouillait pièce par pièce cette grande villa de plus de 250m2 , quand il trouva enfin le bureau de Cohen au premier étage , il demanda à Vikram :

- -eh tu sais ouvrir les coffres ?
- Pourquoi ?
- Il doit cacher des trucs dans un coffre
- Tu sais que si tu trouves des preuves compromettantes, elles seront irrecevables dans un procès?
- Ces preuves, comme tu dis, nous donneront des indices ou au mieux, nous permettront d' arrêter cette affaire, siffla Javier en cherchant le coffre dans toute la pièce alors que Vikram était au milieu et le regardait s'agiter dans tous les sens.

- Et je veux être certain de ta théorie, mec ! À cause de toi, en deux mois tout s'est écroulé pour mes amis ! reprit Javier en tentant de le pousser dans ses retranchements pour le connaître un peu mieux
- Ce n'est pas de ma faute, c'est de la faute de ce Loksat !
- C'est tout comme, …. Bingo ! s'exclama-t-il devant le coffre caché derrière un meuble. À toi de jouer….

Ils passèrent plus d'une heure à chercher le moindre indice, la moindre preuve sans succès.

- On devrait y aller..ils ne vont pas tarder à rentrer, suggéra anxieux Vikram alors qu'Espo étudiait encore un dossier
- Hum
- Esposito, ils ne vont pas tarder !
- Attends, grinça-t-il concentrer
- Qu'est-ce que tu lis ?
- Il a un compte à la PNC.
- PNC ?
- Une banque sur DC , l'informa-t-il en prenant des photos du dossier avec son cellulaire
- Et alors ?
- Il a sûrement caché ses dossiers en lieu sûr…..peut-être dans ce coffre. Sinon, il est clean.
- Et tu suggères quoi ? qu'on pirate la banque ?
- Ça ne nous donnera pas accès à son coffre
- Pas si j'arrive à changer sa photo sur son dossier d'entrée pour y mettre la tienne.
- J'ai la tête d'un Cohen ? répliqua Javier en rangeant correctement tout le bureau
- Moi non plus…..on devrait peut-être mettre Ryan sur le coup
- Hors de question!
- Pourquoi ?
- Il a une famille…..une fille ! c'est trop risqué
- Castle…alors ?
- Allez on bouge, ordonna Espo sans relever la suggestion de Vikram en sortant du bureau
- On fait quoi maintenant ? souffla l'analyste complètement perdu
- On rentre à New-York…..pendant que tu trouveras un moyen de rentrer dans cette fichue banque, je vais fouiller dans les papiers de Braken…s'ils ont un lien comme tu le dis , je le trouverai.
- Et tu comptes t'y prendre comment ?
- Occupe-toi plutôt de ta partie, Ok ?
- Hum….si Castle y va , ma partie sera simple.

Son instinct de flic lui disait de ne pas faire confiance à Vikram. Il ne connaissait absolument rien de lui et il sentait que quelque chose clochait chez cet analyste mais il ne savait pas encore quoi. Le fait que Vikram insiste autant pour faire entrer Castle dans la danse alors qu'il avait tout fait pour l'éloigner de Beckett, l'inquiétait désormais.

Aéroport de Cancun, aux alentours de 17 heures

Il venait juste d'atterrir, son employeur avait réussi à lui envoyer l'adresse de l'hôtel des Castle. Caleb Brown était décidé à faire flancher ces derniers, sa vie en dépendait désormais. Depuis qu'il travaillait pour Cohen, il ne l'avait jamais vu aussi déterminé à arriver à ses fins. Il avait appris auprès de Braken mais avait évolué grâce à Cohen, seulement depuis quelques jours, il avait peur de ne pas être à la hauteur…et ça le terrifiait car on ne décevait pas son employeur.

Plage d'Akumal ,pendant ce temps

Après s'être rafraîchi les idées, ils étaient retournés sur la plage pour commander à boire, une pina Colada pour Kate et un mojito pour Rick.
Ils s'étaient ensuite allongés sur leurs transats, pour discuter , rire, , tout en se remémorant leurs enquêtes ensemble; au bout de quelques minutes, Kate demanda à Rick:

- Castle, je peux te demander quelque chose ?
- Hum, gémit-il en sirotant son verre
- À partir de quel moment tu as su que tu étais amoureux de moi ?

Elle s'était toujours demandée à partir de quel moment Rick ne l'avait plus vue comme une potentielle conquête mais comme une véritable petite amie…. à partir de quel moment, il s'était rendu compte de ses sentiments.

- Depuis le premier jour
- Oh arrête! Lors de notre première enquête, tu ne souhaitais qu'une chose, me mettre dans ton lit pour pouvoir me rajouter à ton tableau de chasse! déclara-t-elle amusée en repensant à cette époque de leur vie.
- Ou plutôt sur ton tableau de chasse ! rétorqua-t-il en riant pour la taquiner un peu plus. Ton score est tellement inavouable, qu'il doit être bien plus grand que le mien !
- hum…c'est ça, ronchonna-t-elle désormais en repensant à toutes les ex de son mari qu'elle avait pu croiser dans le passé
- Et toi ? Quand es-tu tombée sous mon charme ? se prit-il au jeu en tournant la tête pour la contempler sirotant son verre avec son chapeau de paille sur la tête.
- J'ai posé la question la première
- Ok…alors, pour être honnête, je dirais que j'ai réellement pris conscience de mes sentiments pour toi…. lorsque tu sortais avec Demming.
- Demming ? dit-elle surprise par sa révélation. C'est à cette époque que tu as remis le couvert avec Gina.
- À cause de ton refus, je te rappelle.

Ils avaient déjà évoqué ce pan de leur vie, de leurs non-dits, de leurs occasions manquées, et Kate savait désormais pourquoi son ex-femme était venue le chercher au poste ce soir-là, mais, malgré leurs multiples conversations, elle ne pouvait enlever ce sentiment de culpabilité qu'elle ressentait. Tant de temps perdu pour rien.

- Arrête, sourit Castle en la voyant dans ses réflexions
- Quoi ?
- De t'en vouloir…je ne changerais notre histoire pour rien au monde, lui dit-elle en lui prenant la main
- Hum
- Kate ?
- Personnellement je changerais bien ces derniers mois , murmura-t-elle la tête baissée en déposant son verre
- Regarde-moi.

Depuis qu'il avait parlé de son mensonge, de sa trahison, Castle avait pu constater combien sa femme s'en voulait du mal qu'elle leur avait causé à tous les deux. Sa colère diminuait donc de seconde en seconde, tant son amour pour elle était immense. Ils devaient, ensemble, passer au-dessus de ça pour pouvoir pleinement avancer dans leur relation.
Face à la demande de son mari, Kate tourna la tête pour ancrer son regard dans le sien :

- On en ressortira plus fort
- Tu crois ? hésita-t-elle
- Oui…et puis sans ça…on ne serait pas ici.
- Hum
- Kate qu' y a t-il ? demanda Castle devant le malaise soudain de sa femme
- Sans ça…..on serait peut-être ailleurs. Je n'aurais peut-être pas enquêté sur Loksat et on serait dans des projets de famille…..au lieu de tenter de reconstruire sur mon désastre
- Notre désastre, tenta-t-il

Elle s'en voulait tellement d'être la cause de tout ça. Malgré les paroles réconfortantes de son mari, Kate ne pouvait pas s'empêcher de culpabiliser et plus les jours passaient , plus elle se demandait à quoi bon continuer l'enquête sur Loksat. Elle avait failli perdre la seule véritable personne importante à ses yeux, et, elle ne voulait pas le perdre de nouveau pour cette quête.

- Parle-moi, tenta Rick en s'asseyant en face d'elle alors que le corps de Kate, doré par le soleil, restait immobile

- Kate ?
- Tu es tout pour moi Castle..et..
- Hum ?
- Je ne suis pas aussi douée que toi pour m'exprimer
- Dis-moi ce que tu penses, simplement
- On devrait reprendre notre vie où on l'avait laissée, avoua-t-elle en le regardant
- C'est ce qu'on fait
- Non…. on..reconstruit… Que va-t-il se passer quand on reviendra à New-York?
- De quoi as-tu peur ?

- Je ne sais pas…..qu'on se perde de nouveau. On est dans notre bulle ici et , j'ai peur du retour à la réalité. Je ne veux pas oublier l'essentiel.

-...

- Je voudrais juste…., dit-elle en se coupant hésitante.

Devait-elle vraiment lui parler de ce qu'elle désirait. Elle avait peur d'aller trop vite, de trop lui en demander, mais en même temps elle n'arrivait plus à étouffer ses sentiments. Depuis leur arrivée à Cancun, ils avaient enfin été eux…..Caskett…. comme le disait son mari, et elle ne voulait pas perdre cette plénitude.

- Que voudrais-tu ? tenta de comprendre Castle en lui prenant les mains
- Je….Je veux rentrer et seulement être nous
- Nous ? répéta confus Rick
- Oui…toi et moi, seulement nous. Sans l'enquête, sans Vikram, sans Loksat,
- Qu'essaies-tu de me dire ?
- Je ne veux pas te brusquer ou….
- Kate ?
- Je ne sais pas , soupira-t-elle en perdant le peu de courage qu'elle avait réussi à avoir pour lui dire la vérité
- On ne peut pas rester dans cette bulle comme tu dis, pour toujours…. ce sont la réalité, les obstacles, les joies, les peines qui font de nous un couple solide.

-...

- Tu sais ce que je pense ? ajouta-t-il devant le regard non convaincu et apeuré de sa femme
- Non
- On est ici encore cinq jours…..alors profitons de nous deux et on reparlera du retour à la réalité plus tard.
- Hum, tu as raison.