Allez prochain chapitre mardi et ensuite, j'enchaine comme je suis en vacances. Ce chapitre est plus axé sur Caskett, j'espère que ça vous plaira.
CHAPITRE 16
Debout dans cet ascenseur face à sa femme, Castle la contemplait amoureusement. Kate lui avait tellement manqué pendant cette semaine et la voir, là, juste en face de lui le laissait sans voix. La détaillant du regard, il s'aperçut qu'elle semblait fatiguée, ses yeux étaient cernés et ses traits tirés. Elle portait un tailleur gris clair avec une jupe ainsi qu'un joli chemisier blanc.
Elle n'avait pas bougé d'un pouce... tétanisée comme sous le choc. Castle était en face d'elle et elle n'en revenait pas.
Au bout de quelques secondes , Rick décida de rompre ce silence en lui murmurant :
- Hey
- Castle
Sa voix était plus tremblante qu'elle ne l'aurait souhaité. Il était enfin là….au bout de six jours de véritable enfer, son mari était enfin là….devant elle. Elle peinait encore à le croire.
- Tu es seule ? chuchota-t-il sans oser bouger de peur de se faire repérer
- Lanie est dans la salle d'autopsie, répondit-elle en s'avançant doucement vers lui pour poser ses lèvres sur les siennes.
Six jours, qu'elle ne l'avait plus touché, humé ou senti sous ses doigts. Kate encercla sa nuque de ses mains et colla son corps contre le sien tout en lui susurrant sur les lèvres :
- Tu m'as tellement manqué
- Toi aussi mon ange, avoua Rick en la prenant dans les bras tout en reculant dans le couloir de la morgue
- Castle, qu'est-ce que tu fais ?sourit-elle amusée sans se détacher de lui de peur qu'il ne reparte
- On ne peut pas rester dans cet ascenseur et…..
- Je croyais que l'ascenseur était sur la liste de tes fantasmes, le taquina-t-elle comprenant sa démarche
Ils ne pouvaient pas rester des heures à bloquer cet ascenseur sans éveiller les soupçons mais rester dans les couloirs étaient tout aussi dangereux pour eux.
- Ça l'est, assura-t-il en ouvrant la porte d'un petit placard à balais. Mais, j'ai peur que ça ne paraisse trop suspect que l'ascenseur soit bloqué.
- Hum, gémit-elle alors que les mains de son mari s'aventuraient sous son chemisier pendant que son pied refermait l'alcôve.
- Et après six jours sans toi…..même un baiser est un fantasme, reprit-il. Tu es magnifique soit dit en passant.
- Je suis tellement contente de te voir, babe.
Bloqués contre un mur, l'un en face de l'autre, front contre front, ils goûtaient de nouveau au bonheur pur et simple d'être ensemble.
- Comment vas-tu ? s'enquit Rick en lui embrassant tendrement la joue
- Bien
- Kate, la vérité...quémanda-t-il en la bloquant encore plus contre le mur
- Mal...et toi ? demanda Beckett tout aussi inquiète pour lui
- Je suis malheureux sans ma femme
- Castle, soupira-t-elle toute aussi brisée
- J'ai enfin vu mon père….il va enquêter pour nous mais nous n'avons pas beaucoup de temps
- C'est-à-dire? s'inquiéta Kate devant le ton de sa voix
- Dans une semaine David Cohen sera promu à la tête de la CIA et il deviendra l'un des hommes les plus puissants d'Amérique.
- Mon dieu, laissa échapper Kate en relâchant son étreinte
Quand elle pensait que la situation était catastrophique , une nouvelle encore plus horrible survenait. Kate pensait ne jamais voir le bout du tunnel.
- Rita surveille Alexis pour sa protection et il me tient au courant dès qu'il a quelque chose, par ailleurs
- On devrait prendre tout le monde et s'enfuir, paniqua-t-elle
- Kate, il va y arriver
- On parle du directeur de la CIA Castle!
- Oui, je sais mais on parle aussi de Jackson Hunt, assura-t-il confiant
- Et s'il échoue ?
- Mon père n'échoue jamais, tenta Castle pour la rassurer en lui prenant le visage en coupe et ancrant son regard dans le sien. Jamais, Kate.
Pendant quelques secondes, elle regarda son mari comme pour tenter de puiser dans ses forces. Il avait l'air si confiant à cet instant, que ses doutes commençaient à s'atténuer. Fatiguée, elle posa sa tête sur son torse en murmurant:
- Je suis désolée pour mon père
- Je crois qu'il me déteste et il n'est pas le seul d'ailleurs
- Tu aurais dû lui dire que c'était ma faute , que…
- Kate, j'aurais pu choisir n'importe quelles excuses, rien n'aurait trouvé grâce à ses yeux.
- Il pense que je vais quitter sa fille unique, que je vais te briser le cœur …..aucune excuse n'aurait fonctionné, crois-moi…
- Tu as sans doute raison, soupira-t-elle dépitée par la situation
- Kate, tout va s'arranger, tenta Rick non convaincu par ses paroles
Il n'arrêtait pas de se demander comment les choses allaient évoluer quand tout leur petit monde serait au courant de la supercherie, de leur mensonge et la réaction de Jim était sans doute celle qu'il redoutait le plus.
- Mon père te déteste, Alexis me déteste…et Martha…
- Ma fille ne te déteste pas
- Hum…..j'ai tout foutu en l'air, répondit-elle la voix tremblante et l'estomac noué
- Tu t'es battue pour que justice soit faite, assura Castle en lui embrassant amoureusement la tempe tout en humant sa délicieuse odeur de cerise
- Et tu vois où ça nous a mené, soupira-t-elle tristement. On est menacé, on ment à tout le monde et je ne peux même pas te voir
- Ça va s'arranger
- Comment ?
Devant le ton désespéré de sa femme, Castle en perdit ses mots. Comment ? il n'en avait aucune idée.
- Je suppose qu'on ne se verra plus pendant une semaine, continua Kate après quelques minutes
- Hum, c'est trop dangereux
- Tout ça est de ma faute, soupira-t-elle tristement en encerclant de nouveau la nuque de Rick de ses mains et en calant sa tête sur son épaule.
- Arrête de te sentir fautive et..
- Comment fais-tu pour m'aimer encore ?
- Pardon? fit-il surpris en lui relevant le visage
- À cause de moi, ta vie est un enfer
- À cause de toi...ma vie a un sens. Grâce à toi, je sais ce que veux dire le mot aimer, reprit-il en lui caressant la joue. Tu es la joie dans mon cœur Katherine Castle.
Lentement, il déposa un baiser sur ses lèvres pour appuyer ses dires. Il souhaitait qu'elle arrête de culpabiliser, il voulait juste la revoir sourire. Leurs bouches se goûtèrent tendrement pendant plusieurs minutes , puis doucement il quitta ses lèvres pour lui susurrer :
- Mon père m'a donné deux téléphones qu'on pourra utiliser pour se parler à l'abri des oreilles indiscrètes. On ne se verra peut-être pas mais au moins on pourra se parler.
- Kate…tout va bien se passer, répéta Rick devant la détresse de sa femme qui resserrait son étreinte sur son corps
- J'ai peur de te perdre, murmura-t-elle
- Jamais
Pendant plusieurs minutes, ils se délectèrent de ce petit intermède loin de la pression et du danger extérieur. Ils étaient simplement Rick et Kate et non plus ce couple jouant aux divorcés.
Blottie dans les bras de son mari qui lui caressait le dos par-dessous son chemisier, Kate tentait de garder ses larmes pour elle. Elle avait peur…non, elle était paniquée par la suite car si Rick avait raison et si Cohen allait être promu dans une semaine rien ne l'arrêterait ensuite.
Elle se sentait dépassée par les événements et ne savait pas comment ils pourraient se sortir de tout ça. Elle n'avait plus la force de se battre, la flic qui l'habitait à longueur de journée avait laissé place à la femme.
Kate ne souhaitait qu'une chose, que tout redevienne comme avant, qu'elle soit simplement la femme de Richard Castle, qu'elle retourne chez elle auprès des siens sans danger ou menaces. Elle était prête à laisser cette affaire derrière elle, à laisser Cohen impuni pour ses meurtres.
Quand Castle arrêta doucement ses caresses, elle sut que la bulle qu'il venait de recréer allait bientôt exploser de nouveau , il devait repartir.
Castle, lui , se sentait désemparé devant la tristesse de sa femme. Jamais il ne l'avait vue aussi démunie, aussi peu sûre d'elle. Elle ne cherchait pas à en savoir plus sur l'enquête, elle ne lui avait même pas demandé comment fonctionnaient les téléphones, tout ce qu'elle désirait c'était arranger les choses. Et ce constat lui brisa le cœur. Parce que lui aussi était persuadé que rien ne serait plus comme avant.
Il avait envie d'enquêter, envie d'avancer au plus vite ses pions pour que cette enquête touche à sa fin et qu'il puisse retrouver son cocon avec Kate, mais s'il avançait dans cette voie rien ne lui garantissait la sécurité des siens, et il ne pouvait pas oublier Alexis ou Martha ….même pour Kate.
Humant l'odeur de sa femme comme pour se donner du courage, il cessa ses caresses dans son dos.
- Tu t'en vas ? demanda Kate
Ce n'était pas vraiment une question, c'était plus un constat…..comme une plainte. Sa voix était chargée d'émotion et Rick en eut mal au ventre.
- Il va falloir que tu remontes…les gars vont se poser des questions
Il desserra son étreinte pour voir les larmes couler sur les joues de sa femme. D'un revers de la main, il tenta de les chasser alors que Kate posait les mains sur son torse.
- Embrasse-moi, murmura-t-elle en pleurs ne souhaitant pas le voir repartir
- Kate
- Rick…on ne va pas se voir pendant une semaine….enfin si tout se passe bien, déglutit-elle en défaisant les premiers boutons de la chemise de son mari. J'ai besoin de toi…de ton corps contre le mien, de tes baisers, de tes caresses, de ton odeur sur moi
- On n'a pas le temps et on est dans une remise à balais
- Juste quelques minutes…j'ai vraiment besoin de toi, qu'importe le lieu..l'important c'est nous deux, non?
- Tu as raison, abdiqua-t-il d'une voix rauque en la regardant s'appliquer à lui ouvrir les pans de sa chemise pour caresser son torse
- J'ai besoin de tes soupirs pour tenir une semaine de plus, reprit Kate en lui défaisant sa ceinture de pantalon
- Et les gars ? demanda Castle en lui caressant le visage
- Je veux que mon mari me fasse l'amour…..juste nous deux babe pendant quelques minutes….et on revient à la réalité ensuite, répondit-elle tremblante
- Juste nous deux, chuchota-t-il en prenant ses lèvres en otage.
Il avait envie d'elle depuis le premier regard qu'il avait posé sur Kate dans cet ascenseur. Il avait besoin lui aussi, de se souvenir de sa femme pour tenir une semaine de plus. Doucement , il déboutonna le chemisier de Kate pour y découvrir sa voluptueuse poitrine. Leurs mains s'agitaient comme si le moment était urgent mais leur baiser était d'une infinie tendresse, sans précipitation, ils se délectaient de redécouvrir cette sensation. Leurs langues dansaient amoureusement l'une contre l'autre pendant que Kate s'affairait à descendre le pantalon et le caleçon de son mari en même temps.
Castle, lui , remonta la jupe de Kate jusqu'à son bassin ,et, délaissant la bouche de sa femme, il redescendit sur son corps tendrement.
Malgré l'urgence de la situation, malgré le fait qu'ils se trouvaient dans un placard à balais, Rick mettait un point d'honneur à garder la même tendresse dans ses gestes que d'habitude. De sa bouche il caressa la cicatrice de Kate entre ses deux monts puis descendit jusqu'à son pli de l'aine pour embrasser son tatouage.
Les gestes de Rick touchaient profondément Kate. Même dans les pires situations, il arrivait à lui faire oublier le danger….dans ses bras elle se sentait protégée mais surtout aimée. Doucement il lui retira son sous-vêtement puis se releva pour plaquer son corps contre le sien.
- Je t'aime, chuchota-t-il en posant sa main droite sur son intimité pour la faire venir plus vite
- Moi aussi mon cœur, répondit-elle émue par sa déclaration la main sur sa virilité.
Sans se quitter des yeux, ils tentaient de contenir leurs gémissements .Six jours, sans pouvoir se parler, se toucher, se voir avaient attisé leur désir de l'autre. Ils commençaient à perdre pied avec toutes leurs caresses et leurs gémissements les faisaient chavirer dans un autre monde.
Lentement Castle posa ses lèvres dans le cou de Kate, de sa langue il la léchait, la mordillait, la suçait...le goût sucré de la peau de sa femme le comblait au plus haut point. Kate se sentait défaillir devant son acharnement à la faire succomber.
- Ne me marque pas, haleta-t-elle soudainement en reprenant ses esprits
- Hum, grogna Rick dans son cou alors que Kate ne relâchait pas sa pression sur son sexe
De sa main droite, il lui empoigna la cuisse pour qu'elle lui encercle la taille et la bloqua encore plus contre le mur, ce qui la fit gémir de plaisir. La chaussure à talon de Kate touchait la jambe droite de Rick ce qui le fit sourire
- Pourquoi souris-tu ? demanda amusée Kate en lâchant le sexe de son mari pour encercler son cou amoureusement
- C'est sexy, avoua Rick alors qu'il lui empoignait les fesses virilement tout en les malaxant
- sexy ? un placard à balais ?
- Hum…..toi à moitié habillée dans un placard à balais, tes chaussures à talons sur mes fesses, expliqua-t-il en la surélevant dans ses bras pour qu'elle lui encercle toute la taille de ses longues jambes
- Ça t'excite ? râla Kate alors qu'il frottait son érection sur son intimité
- Pas toi ? demanda Castle en abaissant ses balconnets de soutien-gorge pour attraper un sein dans sa bouche
- Rick…
- Hum ?
- Maintenant , supplia Kate
Elle ne voulait plus attendre, elle souhaitait pouvoir s'unir à lui, le sentir en elle. Quand ils faisaient l'amour, Kate se sentait comme complète, jamais aucun homme lui avait fait ressentir ce genre de sentiment. Elle avait un besoin urgent de ne former plus qu'un avec son mari. Doucement , Rick souleva le bassin de Kate pour s'introduire en elle.
- Mon dieu Kate, soupira Rick en lâchant son sein
- Tu m'as tellement manqué, souffla-t-elle en commençant à onduler du bassin tout en lui capturant les lèvres
Leurs bouches se rencontrèrent pour un baiser passionné…..la tendresse avait laissé place au désir…à l'urgence. Ils savaient tous les deux qu'ils n'avaient plus beaucoup de temps. Alors que Kate s'affairait à caresser chaque bout de peau découverte de son mari, de ses talons elle appuya sur son fessier comme pour mieux l'exciter ce qui le fit sourire.
Même dans l'urgence, sa femme prenait un vilain plaisir à l'émoustiller plus que de mesure. Doucement, Castle ancra ses mains sur sa taille pour arrêter son ondulation sur son sexe, puis tout en lui mordillant la lèvre inférieure, il lui donna des coups de bassin tous plus forts les uns que les autres. Les gémissements de Kate se transformèrent en cris, alors pour ne pas se faire surprendre, il lui captura de nouveau les lèvres. Leurs souffles se mêlèrent ,la jouissance commençait à leur prendre le bas ventre à tous les deux. Des papillons titillaient chacune de leurs entrailles. Dans un dernier coup de bassin, Castle et Kate explosèrent en même temps.
Les jambes en coton, le corps tremblant, Rick peinait à porter sa femme mais pour rien au monde il ne souhaitait relâcher leur étreinte.
Blottie dans ses bras, Kate tentait de reprendre une respiration normale. Rick venait de lui donner un orgasme démentiel….le genre de plaisir qui lui faisait contracter son intimité pendant plusieurs minutes.
Transpirant, il desserra son étreinte pour poser son front contre le sien :
- Capitaine Beckett….c'était extraordinaire, murmura-t-il en lui piquant un baiser
- Merci pour ce joli moment, sourit-elle à son appellation
- Merci à toi, Mme Castle . Tu me surprendras toujours, reprit-il rêveur en relâchant son étreinte pour la déposer au sol.
- Pourquoi?demanda-t-elle les jambes en coton
- On vient de faire l'amour au poste, lui rappela-t-il en remontant son caleçon pendant que Kate qui avait baissé sa jupe cherchait sa petite culotte
- En fait c'est plus près de la morgue que du poste mon cœur
- Encore mieux ! s'extasia-t-il en refermant sa chemise
- Tu sais que par moments tu me fais peur
-Que par moments ? la taquina-t-il
- Non,...Rick tu n'aurais pas vu mon dessous ? sourit-elle amusée par l'air jovial de son mari
- Tiens, assura-t-il en lui tendant son dessous qui se trouvait dans sa poche de costard
- Ça c'est sexy, dit-elle en se mordillant lèvre inférieure
- Quoi ? le fait que je sorte des dessous féminins de mes poches ?
- Non !
- Quoi alors ? reprit-il en la regardant enfiler son string ce qui l'émoustillait de nouveau
- Le fait que tu sortes MES dessous de ta veste
- C'est pareil, répondit Rick en lui encerclant la taille
- Pas vraiment, il y a une sacrée nuance
- Kate…je ne lorgne que sur TES dessous, sourit Castle en lui caressant le visage
- T'as intérêt, bougonna-t-elle en lui caressant le torse
Yeux dans les yeux, ils se souriaient.
- Je vais devoir y aller
- Je sais, soupira-t-elle
- Je t'appelle ce soir ?
- Non…..je le ferai, avec Lanie on ne sait jamais
- Ok….je t'aime
- Je t'aime aussi mon cœur , avoua-t-elle en l'embrassant
- A ce soir…et merci pour la session placard
- Une chose de plus à rayer sur ta liste de fantasmes
- C'est vrai...la prochaine fois, on rayera sur ta liste
- Tu es sûr d'être à la hauteur de mes fantasmes Rick Castle? demanda-t-elle en se mordant la lèvre inférieure
- Always Mlle Beckett, assura-t-il en lui caressant la joue
- A ce soir, murmura-t-elle alors que son estomac se nouait de nouveau à l'idée de le voir repartir
- Tout va bien se passer
- Hum
- Répète-le
- Tout va bien se passer
- Ok, susurra-t-il en l'embrassant de nouveau alors que le téléphone de Kate sonnait
Doucement, elle relâcha les lèvres de son mari pour prendre son cellulaire en main.
- C'est Espo
- Il est temps que j'y aille
- Hum
- A ce soir, répéta-t-il le cœur serré en l'embrassant une dernière fois avant d'ouvrir la porte
- Rick
- Oui ?
- Tu devrais me donner le téléphone de ton père et ton nouveau numéro si tu veux que je t'appelle
- Ton côté pragmatique nous sauvera toujours….
Commissariat de New-York
Toujours face au tableau Blanc, Esposito , Ryan et Callie essayaient de dénouer cette énigme. Ils étaient sûrs d'avoir la solution en face d'eux mais chacun pris dans leurs pensées n'arrivaient guère à trouver le meurtrier.
Javier avait toujours en tête la conversation avec Castle , son ami allait briser le cœur de Kate en lui parlant de son déménagement, il en était certain. L'attitude de Kate cette semaine l'avait inquiété. Son amie se renfermait de jour en jour et même Lanie n'arrivait pas à la faire parler.
Leur enquête avançait à petits pas mais aujourd'hui face à l'attitude de Rick il avait peur qu'il ne soit trop tard. Castle et Beckett allaient bel et bien divorcer et ça le peinait. Ils avaient toujours été un exemple de couple pour lui, une image de pur bonheur qui lui laissait espérer un meilleur avenir pour lui-même. Perdu dans ses songes , il n'entendit pas Callie :
- Espo, ça va ? demanda inquiet Ryan devant le mutisme de son ami
- Hum….oui, pardon. Vous disiez ?
- Callie suggérait de reprendre l'affaire depuis le début
Regardant sa montre, Javier soupira de frustration. S'il reprenait toute l'enquête, ils n'arriveraient jamais à l'heure avec Ryan pour son rendez-vous avec Gates. Fatigué et inquiet de ne pas voir Kate remonter de la morgue depuis le départ de Castle, il décida de l'appeler :
- Que fais-tu ? demanda Callie
- J'appelle le capitaine
- Pour ?
La question de Callie finit dans les oubliettes, Espo se retourna pour prendre son cellulaire et contacter Kate. Après plusieurs sonneries sans décrocher, il soupira.
- Donc si on reprend l'affaire….
- Stop, la coupa Javier
- Pardon ? demanda surprise Callie
- J'ai dit Stop. On n'arrivera à rien ce soir. On va rentrer se reposer et demain on y verra plus clair.
- Mais il n'est que 19 heures ?
- C'est moi le patron et j'ai dit stop, assura Espo agacé par l'attitude de la nouvelle recrue.
Il n'avait guère apprécié le fait qu'elle renseigne Castle sur le lieu où se trouvait Kate et maintenant elle osait le contredire.
- Ok, acquiesça-t-elle en voyant qu'elle avait été trop loin.
Prenant ses affaires, elle partit s'asseoir à son bureau sans aucun mot.
- Vas-y tout doux, murmura Ryan
- Elle n'a pas à discuter mes ordres et..
- Callie a raison, si on n'avait pas rendez-vous avec Gates, on aurait continué, le coupa Kévin pour tenter de calmer son ami.
- Hum
- Qu'est-ce que tu as ?
- Je m'inquiète pour Beckett, avoua Javier en lorgnant sur l'ascenseur
- Moi aussi….Castle aussi m'inquiète
- Castle ? tu rigoles là ? il se pointe tout sourire pour demander les clés à Kate !
- Tout sourire, tu exagères
- Faux frère, siffla Espo
- Kate est comme une sœur pour moi mais Castle fait partie de la famille aussi
- Mais…
- Et dans un couple, tout le monde n'est pas tout blanc et on ne peut pas dire que Kate soit celle qui ait le plus ramé dans cette relation.
- Il va l'anéantir
- Il l'est aussi, assura Ryan
Regardant Ryan pendant quelques minutes, Esposito soupira résigné devant la réflexion de son partenaire. Il avait raison et ça l'agaçait. Pas que Castle souffre autant que Beckett , non, ce qui l'agaçait c'était la situation de leurs deux amis.
- Allez, viens, on va être en retard, reprit Ryan alors que Callie les toisait de loin.
