Et voilà, comme promit le chapitre 3
à partir du chapitre suivant les choses vont s'accélérer !
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Chapitre 3
je savais que je j'aurais dû rester chez moi!
Dès le moment où mon pied a touché le sol et que j'ai senti une faiblesse au niveau des articulations de ma jambe gauche.
J'avais une santé fragile, outre le fait que je tombais souvent malade j'avais des os de grand-mère et la force qui va avec! je me souviens encore du jour ou je m'étais faits mal au poignet, plus précisément la base du pouce en voulant porter plusieurs paquets de cookies pour les ranger après les courses, comme si l'articulation de mon pouce ne supportait certains angles, que n'importe quel humain put faire.
pourquoi j'aurais dû rester chez moi? ah oui...
Le réveil sonna me faisant voir avec horreur qu'il était déjà huit heures, je me levais comme électrocuter, putain non ! . mon cœur tambourinait dans ma poitrine raisonnant dans mes oreilles me coupant des bruits extérieurs, je déteste être en retard! . Je filais dans ma douche, évitant de justesse le mur de la salle de bain, et me lavais en vitesse, le bus passait à 8h15 au bas de ma rue. en sortant j'enfilais rapidement des sous-vêtements un t-shirt à manches longues et un jogging, j'avais sport. je fourrai ma veste dans mon sac ainsi que mon portable et mes écouteurs, avec un bras tandis que j'enfonçais mon autre bras dans la manche de mon manteau, je mis mes chaussures, sans faire mes lacets je les poussais à l'intérieur, contre mes chevilles, je les ferrais dans le bus, si je l'ai, en regardant l'heure je vis qu'il était déjà 8h08. je mis un chouchou autour de mon poignet et partis en trombe de chez moi, glissant plusieurs fois sur dans les escaliers, je faillis tomber en courant jusqu'à mon arrêt et arrivais en même que le bus.
Avec un grand soupir et essoufflé je pris place au fond et fis rapidement mes lacets, j'arrangeais mes vêtements et entrepris de me faire une queue-de-cheval basse, je n'avais pas le courage de me battre avec mes cheveux pour essayer d'en faire une haute. Je descendais du bus et me dirigeais mollement vers le gymnase du lycée, du sport, beurk. j'entrais dans le gymnase et allais m'installer sur un banc en attendant le prof. Lorsqu'il arriva on se mit à courir pour s'échauffer, j'essayais de ne pas trop cracher mes poumons. Après la première partie de la torture on forma un groupe pour écouter les consignes du jour, on commençait le cycle de musculation. Pendant les deux heures qui suivirent je fis très attention à ne pas me casser quelque chose.
il manquerait plus que ça!
Une fois le cours terminé je me dirigeais vers les escaliers pour attendre la fin de la pause, j'en profitais pour me diriger vers ma salle de cours et m'assis au sol, mes jambes se mirent à trembler, je ne pus m'empêcher de grimacer en pensant aux courbatures que j'aurais demain.
J'avais une heure d'anglais avant de pouvoir manger, je n'avais pas eu le temps de manger ce matin, et j'avais déjà faim.
Le cours passa assez vite et je sortis rapidement.
Après m'être assise dans le fond d'un couloir vide pour pouvoir être tranquille pendant la pause déjeuné je glissais ma main dans mon sac pour trouver mon repas. Je me figeais en ne sentant pas la sensation de la cellophane qui enrobait habituellement mes sandwichs dans mon sac, j'eus un flash et vis mon repas tranquillement dans le frigo, étant en retard ce matin j'avais oublié mon bien dans le frigo ce matin, je poussais un gémissement de frustration en sentant les gargouillis dans mon ventre, "heureusement" j'avais ma bouteille d'eau.
Après une trentaine de minutes à rester assise à rien faire je décidais de me dégourdir les jambes et commençais à déambuler dans les couloirs du lycée, j'empruntais le chemin qui menait à la cour et commençais à descendre les escaliers quand j'eus l'impression que mon genou gauche se bloqua, la jambe tendue dans le vide continuant son chemin mon pied se posa sur la marche suivante provoquant une violente douleur qui remonta le long de ma jambe, à peine eus-je le temps de froncer les sourcils que je sentis mon corps être happé vers le sol, je poussais un cri ridicule à la sensation de vide que cela créa. Mon corps glissa sur les marches et je tombais dans les escaliers.
Les yeux grands ouverts fixer au plafond je n'osais pas bouger, je ne savais pas dans quel état j'étais, si j'avais un membre cassé et j'avais peur de savoir, peur que si je faisais le moindre mouvement une douleur horrible me submerge, pire que celle que je ressentais actuellement dans le dos ou à l'arrière de la tête, j'avais dû me cogner assez violemment. cligner des yeux me faisais mal. j'avais envie de dormir.
Sachant que je ne pouvais pas rester comme ça j'essayais de me redresser mais la douleur dans mon dos me fis pousser un couinement, dans la manœuvre je vis mon téléphone encore rattaché à mes écouteurs pas loin, avec mes doigts je tirais sur le câble pour le ramener à moi, je retirais tant bien que mal les écouteurs et laissais la musique jouer fortement dans la cage d'escalier déserte. Vu comment le personnel était strict à ce sujet ils ne tarderaient pas à rappliquer!
Des pas dans le couloir raisonnèrent assez rapidement, qu'est-ce que je disais, je pus enfin fermer les yeux.
Oh putain ma tête!
j'ouvris les yeux et vit le visage de ma mère hein? elle ne travaille pas? elle était en tenue pourtant.
_"m'man?", je la regardais troublée, "je suis à l'hosto?"
_"oui" elle acquiesça en même temps "tu es tombé dans les escaliers" ah ouais je m'en souviens! je regardais rapidement mon corps, pas de plâtre, ouf!
_"je vais devoir rester longtemps?" je regardais ma chambre comme si elle allait m'engloutir d'une seconde à l'autre.
_"maximum 48 h, ne t'inquiète pas, ça va passer vite" elle m'avait dit ça avec un petit sourire rassurant.
_"oh non!, mais au fait j'ai quoi? pour rester aussi longtemps?"
_"eh bien, tu as traumatisme crânien léger, ta tête a dû se frapper assez violemment quelque part, tu as un hématome assez important dans le dos et divers bleus sur le corps, tu devras faire attention à tes jambes et tes poignets aussi" dirent-elle avec professionnalisme.
Après quelques minutes supplémentaires à bavarder ma mère repartie faire son travail, me laissant dans mes pensées, je notais le fait qu'il faisait assez sombre, j'avais dû "dormir" toute l'après-midi. Je profitais de ces deux jours pour dormir, j'aime dormir, on peut s'imaginer le monde que l'on veut et s'échapper du quotidien. je ne fus que rarement dérangé: les infirmières qui me ramener "à manger" ouais essayez de me faire croire ça et 2/3 médecins pour vérifier ma tête ou mon dos.
Quelques minutes avant mon autorisation de sortie un médecin rentra dans ma chambre, blond aux yeux clair, je ne me suis pas vraiment attardé dessus, il était assez sympa, ma mère était assise sur le côté du lit et le salua, mon père restait à la maison, il n'allait pas se déplacer pour ça... Avec un sourire professionnel il me regarda.
_"aller, on va regarder votre réaction pupillaire une dernière fois et on vous libère!"
Il braqua alors dans le visage sa petite lampe et la fit bouger devant mes yeux, je résistais pour ne pas fermer les yeux face au rayon lumineux.
_"pas de problème, le bleu se résorbera seul" il signa une feuille et la donna à ma mère "vous pouvez la ramener chez vous!"
YOUPI
je m'empressais après le départ du médecin, à enfiler, difficilement je l'avoue, mes vêtements, ma mère m'avait ramené des vêtements simples à enfiler, des ballerines blanches, je me débattais pendant plusieurs minutes avec mon pantalon, mon dos me tirait, et j'attachais ma tunique/chemise marron.
une fois à la maison je me blottis dans mon lit heureuse de retrouver mon univers. mais le calme fut de courte durée.
_"alors" commençait mon père, alors qu'on mangeait notre repas du soir, la bouche pleine en découpant son steak surgelé avec entrain "demain tu retournes à l'école? c'est ça ?"
_"mais voyons Éric, elle sort à peine de l'hôpital! il faut qu'elle se repose" dit ma mère, elle le regardant, restant incrédule.
_"hein?" il nous regarda bêtement "mais elle marche et peut s'asseoir, elle peut aller à l'école"
_"ce n'est pas parce que je marche et que je peux m'asseoir que ça ne me fait pas mal, en plus j'ai encore des médicaments à prendre" intervins-je irritée.
_"c'est cinéma ça!*" s'exclama-t-il "les enfants sont jeunes, elle ne veut pas aller à l'école c'est tout, ouais, elle ne veut pas aller à l'école"
_"mais n'importe quoi" dis-je contenant ma colère.
_"Isabella monte dans ta chambre" me dit ma mère "et avale ça" elle me tendit mes cachets.
je montais les marches le plus vite possible dans mon état pestant contre mon père, je me dépêchais d'avaler mes médicaments pendant que j'entendais les voix au rez de chaussée, je me dirigeais vers mon téléphone et le fis glisser dans ma poche avant de descendre discrètement les escaliers, heureusement que le salon était loin des escaliers et de la porte, je l'ouvrais silencieusement et m'emparais de mon manteau, je sortis de la maison et me dirigeais vers la forêt qui bordait la maison.
une fois assise sous mon arbre favori je fouillais dans mon téléphone et trouvais mes enregistrements, je fis jouais le premier et les notes de la guitare résonnèrent contre les arbres et je fermais les yeux, fredonnant.
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*La syntaxe de la phrase est fait exprès
