CHAPITRE 21


Bureau New-yorkais

Installé à son bureau, Caleb Brown blêmissait de seconde en seconde. Son téléphone à l'oreille, il écoutait attentivement chaque remontrance de David Cohen depuis plusieurs minutes déjà .

- Comment avez-vous pu être aussi crédule ! Je ne vous paye pas à rien faire et à tout croire !

- Je vous assure qu'ils sont séparés

- On s'est introduit chez moi par effraction, cet analyste et ce flic sont rentrés chez moi!

- Vous en êtes certain parce que...

- Vous savez à qui vous vous adressez ! s'impatientait Cohen. Dans une semaine , je serai à la tête de la CIA , il est hors de question que j'abandonne mon rêve parce qu'un petit avocat n'a pas su faire son travail!

-….

- Dois-je vous relever de vos fonctions?

- Non, je vous assure que je saurai être plus attentif à l'avenir, assura Brown tout en cherchant où il avait merdé

- Ces hommes ont pénétré chez moi, ils n'ont rien trouvé mais je n'attendrai pas qu'ils trouvent quelque chose, menaça Cohen

- Que dois-je faire ?

- Votre boulot ! Il faut qu'ils arrêtent l'enquête …..il faut les accabler pendant cette semaine. On ne touche pas au second de la CIA comme ça! hurla à présent David Cohen

- Comment ? Je veux dire ce flic n'a aucun lien avec Castle ou Beckett, j'en suis persuadé. Mon indic me certifie que le capitaine est sens dessus dessous et qu'elle n'a aucun contact avec son mari.

- Voyez avec votre indic, il fait mal son job, ils sont tous amis…..affaiblissez l'équipe. Ce flic a sans doute quelqu'un dans sa vie ?

- Heu…..oui, répondit Brown en ouvrant ses fiches sur Esposito pour le voir apparaître en tenue d'Adam sur le bureau du capitaine

- Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire Caleb, asséna Cohen avant de raccrocher.

PNC Banque

Debout face à la réceptionniste de la banque, Jackson Hunt avait décliné son identité tout en prouvant sa bonne foi avec sa carte d'identité.

- Mr Cohen, que puis-je pour vous ? demanda la jeune standardiste

- J'aimerais avoir accès à mon coffre, très chère, sourit Hunt en lui faisant du charme

- Bien entendu, Mr Cohen, je vais appeler un officier qui se chargera de vous accompagner.

- Merci

- Pourriez-vous me donner le numéro de ce coffre ? demanda amicalement la jeune femme en pianotant sur son ordinateur

- C'est le coffre n° 467, assura-t-il sans sourciller

Après plusieurs minutes à attendre un officier, Jackson se trouvait enfin en face de ce coffre. Il fonctionnait de manière électronique. Un code à quatre chiffres que Vikram était parvenu à pirater dans la nuit. Respirant un bon coup, sous l'œil avisé du gardien , il entra son code secret.

- Bip

Le voyant rouge s'alluma et le coffre resta verrouillé.

- Un problème , Monsieur ? s'enquit l'officier aussitôt

- Non…..j'ai ripé sur mon code, sourit Hunt en pestant intérieurement contre Vikram.

Ouvrant son portefeuille, il vérifia tout de même le code secret : 1815….ou peut-être 1813. Fichu analyste ! incapable d'écrire correctement un mot, pesta-t-il d'énervement alors que le gardien attendait qu'il réitère son code.

Pianotant sur le clavier, il retapa le code en changeant le dernier numéro, au moment d'appuyer sur le trois, il marmonna dans sa barbe :

- Si c'est pas bon t'es un homme mort.

Un nouveau bip retentit mais la lumière passa au vert cette fois-ci. Soulagé, Hunt prit le contenu de l'intérieur du coffre et passa derrière les rideaux à l'abri des regards indiscrets.

Commissariat de police

Esposito ne décolérait pas depuis sa sortie du bureau de Kate. Debout face au tableau blanc vierge que Callie avait érigé pour reprendre leur enquête en cours, il repensait à l'absurdité de celle de Locksat.

Il était certain qu'avec ce dossier , il arriverait à faire tomber Cohen. Beckett n'avait même pas cherché à en apprendre plus, tout ce qu'elle désirait , pensa-t-il, était de les mettre à l'écart.

Javier aurait pu reculer ou même arrêter mais depuis qu'il était au courant, que dans ce commissariat,"leur"commissariat, il y avait une balance, sa décision était prise…il n'abandonnerait pas.

Depuis le début du débriefing de Rodriguez, il ne cessait d'observer, de dévisager chaque flic dans ce commissariat. Qui s'amusait à faire chanter Beckett ? qui l'espionnait ? quelle était cette fichue taupe?

Ryan lui, n'arrivait pas à chasser de son esprit l'image de sa fille et de sa femme. Kate lui avait fait peur. Il ne souhaitait pas les mettre en danger pour une cause qui n'était même pas la sienne et à laquelle Kate avait renoncé.

Kévin avait changé depuis l'affaire Braken, il était devenu papa et appréhendait la vie différemment désormais. Cette affaire valait-elle la peine de prendre autant de risques pour lui mais surtout pour les siens?

Callie,elle, débitait chaque indice et narrait chaque piste comme une récitation. Elle relatait les faits mais son esprit n'était pas au commissariat. Il se trouvait ailleurs , loin de ces murs, de ce bâtiment, il se trouvait auprès de son auteur préféré. Les réprimandes de son capitaine n'avaient fait qu'attiser son désir de le revoir. Elle voulait Richard Castle et elle l'aurait.

Au bout de plus d'une heure à brasser du vent tant leurs esprits n'étaient pas à l'enquête, Esposito décréta qu'il était temps de faire une pause et il se leva sans prendre le temps d'attendre Kévin. Il avait besoin d'un moment pour lui afin de faire le point. Quand il arriva dans la salle de pause, il y découvrit Kate qui se débattait avec la machine à café

- Après plus de sept ans, tu ne sais toujours pas la faire fonctionner ? Bougonna t-il en prenant une tasse sur l'étagère du dessus

- C'est Castle qui le fait d'habitude, répondit-elle tête basse en se versant son nectar brûlant

Esposito attendait qu'elle achève de se servir pour aller remplir sa tasse à son tour. Après qu'elle ait fini, elle s'éloigna et alla fermer la porte de la salle de pause pour plus d'intimité. Kate avait besoin de s'expliquer, elle n'aimait pas être en froid avec ses amis, cette histoire était déjà assez difficile à gérer sans rajouter les griefs des gars.

- Tu avais raison , tout à l'heure, commença-t-elle d'un ton qu'elle voulait calme

- A quel sujet ? marmonna-t-il dans sa barbe sans la regarder

- Je ne suis plus la même flic qu'avant …je ne me suis pas ramollie, Javier….j'ai juste évolué. J'ai une famille désormais.

- Tu en as toujours eu une, assura-t-il en se retournant. On est aussi ta famille; Kévin, Lanie et moi. En tout cas, tu es ma famille Kate, avoua-t-il.

Lui aussi avait besoin de cette explication. Kate Beckett était sa sœur de cœur. Javier n'avait pas de famille proche, il était fils unique et avait perdu ses parents dans un accident de voiture à 18 ans. C'est à ce moment-là qu'il s'était engagé dans l'armée. Quand il était arrivé au 12ème, sous les ordres de Montgomery , il avait tout d'abord collaboré avec Kate et Royce, mais lorsque ce dernier s'était retiré, Beckett était montée en grade et Ryan avait agrandi sa famille.

- C'est vrai….Kévin et toi êtes ma famille , tout comme Lanie , répondit-elle émue par sa déclaration, mais…je dois prendre en compte ma nouvelle famille, Alexis et Martha.

- Et Castle, soupira Javier comprenant où elle désirait en venir

- Oui….si je perdais Rick….je ne serais plus rien, avoua-t-elle à son ami. Castle est mon mari , Espo, il est …."mon monde", je ne peux pas me permettre de prendre le risque de le perdre.

- Alors on fait quoi ? on le laisse impuni ? demanda-t-il désabusé mais sans aucun reproche

- Non…Castle et moi avons mis un de nos contacts du FBI sur l'affaire, expliqua-t-elle sans mentionner le père de Rick. Il enquête pour nous, en attendant on doit faire profil bas

- Tu sais que cette histoire risque de durer des plombes ?

-…..

Elle le savait et c'est ce qui l'effrayait le plus…..ça et cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Dans une semaine, tout sera différent.

- Tu penses pouvoir jouer les femmes divorcées combien de temps ?

- Je…

- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, cette Rodriguez lorgne sur "ton monde", affirma Javier prévenant, ce qui fit sourire Kate

- Je le sais et j'ai toute confiance en Castle.

- Kate, laisse-moi faire, j'ai de très bonnes pistes, ce dossier est une mine d'or. Tu ne dois pas prendre de risque, je le comprends,mais moi je peux.

- Javier…..pense à Lanie. Tu risques de la mettre en danger.

- Je ne suis plus avec Lanie , elle ne coure aucun danger

- Je pensais qu'on se parlait franchement ? demanda-t-elle sans le quitter du regard

- Je …c'est pas sérieux

- Vraiment ? sourit-elle attendrie par sa moue

- Je ne peux pas lâcher prise

- Si tu ne le fais pas pour elle, fais le pour Sarah Grace ou Jenny, continua-t-elle

- Pardon ?

- Ryan n'arrêtera pas tant que tu seras mêlé à tout ça…..ne fais pas de Sarah Grace une orpheline, répliqua-t-elle en tentant son dernier argument

- ….

- Javier ?

- On a des preuves, soupira-t-il. Kate…on peut y arriver, je t'assure

- Tu vas me donner le dossier et je le ferai passer au FBI, mentit-elle.

-….

- Je sais que tu te sens impuissant, que tu as l'impression de ne pas mériter cette plaque en agissant de la sorte. Mais parfois, il ne suffit pas de rentrer dans la bataille, il faut simplement attendre que quelqu'un la livre pour toi, dit-elle sans trop y croire en vidant son café

- Ok, acquiesça-t-il en soupirant. Comme tu voudras, je vais être patient…..mais seulement pour un moment, marmonna-t-il

- Merci

- Tu ne bois pas ton café? demanda soudainement Javier en apercevant le liquide dans l'évier

- Comme je te l'ai dit….c'est Castle qui fait mon café, sourit Kate en sortant de la salle de pause le cœur plus léger à l'idée de s'être expliquée avec son ami et de l'avoir écarté du danger.

Loft des Castle

Rick avait tourné en rond toute la journée. Après avoir fait quelques courses, il était rentré chez lui et avait attendu des nouvelles de son père . Un peu plus tôt, il avait eu Kate au téléphone qui lui avait avoué être soulagée que les gars soient en partie au courant. Elle lui avait tout expliqué, son altercation avec les gars et son compromis avec Javier.

Kate, avait également mentionné qu'elle récupérerait le dossier de Montgomery dans la soirée. Espo devait le lui apporter chez Lanie.

Ils avaient alors convenu que Castle demanderait à Hunt de le reprendre auprès de Kate.

Une fois soulagé de savoir qu' Esposito renonçait pour un temps à l'enquête, Castle avait raccroché afin de ne pas éveiller les soupçons, Kate se trouvant toujours au poste.

Il avait ensuite essayé d'écrire pour se changer les idées. La frustration de ne rien pouvoir faire, d'avoir les mains liées, le rongeait de l'intérieur .

Une semaine! il ne leur restait qu'une semaine!

Les minutes devinrent des heures et son écran d'ordinateur affichait toujours la même phrase : « Tu dois écrire ». Relevant la tête, il s'aperçut que la nuit était tombée et qu'il était plus de 20 heures passées. Soupirant devant sa page blanche, il décida de se divertir en envoyant un message à Kate :

« Je suis seul devant mon ordinateur…..en panne d'imagination »

Il n'eut pas besoin d'attendre bien longtemps avant qu'elle ne lui réponde :

« besoin d'aide ? …pour ton imagination ? »

Souriant face à sa réplique, il s'assit plus confortablement au fond de son fauteuil et commença à " texter " avec sa femme :

« Que me proposes-tu, Madame Castle ? »

« Te rafraîchir la mémoire mon cœur… »

« Simplement me la rafraîchir ? »

« Pour le moment...oui »

« Je t'écoute alors….ou plutôt je te lis »

« Dis toi que là ou sont posés tes pieds actuellement…..il y a quelques semaines…..une autre partie de mon anatomie y était posée et tu m'as fait chavirer dans mille et un délices , mon ange»

Castle releva ses yeux pour contempler, tout sourire, ses pieds sur le bureau. Il se souvenait de cette session torride avec sa femme.

« Tu n'étais pas en reste non plus » répondit-il heureux

Appartement de Lanie

A quelques pâtés de maisons du loft, assise sur le canapé de sa meilleure d'amie, Kate souriait avec son téléphone en main. Repensant à ces instants délicieux, quand elle était rentrée d'une soirée entre filles avec Lanie et avait surpris Castle dépité devant son ordinateur.

Flashback

Debout devant l'encadrement de la porte du bureau de Castle, Kate regardait amoureusement son époux soupirer devant son ordinateur. Elle revenait d'une soirée pas mal arrosée avec Lanie et il se faisait déjà tard. La légiste et elle avaient décidé se s'accorder une fête entre filles, après plusieurs verres au Hold Haunt, elles étaient rentrées en taxi.

Quand Kate était arrivée , elle pensait retrouver son mari dans leur lit mais la lumière de son bureau l'avait attirée.

Amusée par la moue de Rick, elle l'avait détaillé comme si c'était la première fois.

Castle portait un tee-shirt blanc et son jogging gris clair, il avait une légère barbe de deux-trois jours qui lui donnait un côté sexy et lui rappelait ses premières années à ses côtés.

Kate ne savait pas si c'était l'effet de l'alcool ou simplement le fait de contempler son mari à cette heure tardive, mais elle avait une folle envie de lui, de son corps, de ses mains. Se mordant la lèvre inférieure, elle le tira de ses songes, en lui demandant d'une voix sensuelle et féline:

- Tu as un souci mon cœur ?

Quand il entendit la voix de sa femme, Rick releva la tête et resta en admiration devant elle. Lorsqu'elle avait quitté le loft plus tôt pour rejoindre son amie, il n'était pas encore rentré, c'est donc tout sourire qu'il découvrit sa femme mais surtout sa tenue.

Elle portait une jolie robe noire qui s'arrêtait à mi-cuisse avec un léger débardeur rouge, il avait déjà eu le plaisir de la contempler dans cette tenue. A l'époque, ils n'étaient même pas ensemble, elle l'avait portée pendant leur première année de partenariat pour venir le secourir dans ce club de poker de mafia russe.

Cette robe mettait en valeur toutes ses formes et surtout ses interminables jambes. Complètement sous son charme, il ne se résignait pas à la lâcher du regard. Ses cheveux ondulaient jusqu'à mi-dos et ses talons…..mon dieu ses talons….il s'en voulut de ne pas être plus présentable.

- Tu es…splendide, Mme Castle

- T'es pas mal non plus, writer-man, répondit joueuse Kate en s'avançant telle une prédatrice sur sa proie

Rick toujours assis, ne se lassait pas de contempler sa femme. Sa démarche était d'un sexy avec ses talons hauts et sa tenue telle que son envie d'elle ne fut pas longue à monter. Pendant quelques secondes, il se dit que même après huit ans , Kate était la seule femme à lui faire autant d'effet rien qu'en marchant.

S'asseyant sur le bureau à la droite de Castle , Kate croisa ses jambes faisant remonter sa robe à la limite du haut de ses cuisses. Rick ne perdait pas une miette du spectacle que lui offrait sa femme ce soir là. Désirant prendre son temps et laisser son désir d'elle augmenter , il s'appuya sur son dossier en souriant et en lui demandant :

- Alors ta soirée s'est bien passée ?

- C'était chouette, on est allé au Hold Haunt

- Ah bon ? sourit Rick alors que Kate le dévorait du regard

- Oui…..je connais le patron et les consommations sont gratuites

- Oh…il est très gentil ce patron , rétorqua Castle en retirant les chaussures de Kate pour lui masser les pieds ce qui la fit gémir de plaisir

- Et toi mon cœur, ta soirée ?

- J'ai terminé mon chapitre mais je bute sur un passage

- Lequel ?

- Comment ferais-tu si un homme te bloquait les poignets et te surplombait de tout son corps ?

- Je taperais là ou ça fait mal, répondit-elle comme une évidence alors que les caresses de son mari remontaient sensuellement jusqu'à ses mollets

- Mais s'il te bloque les jambes

- On parle bien de mes jambes Castle ? Personne ne me bloque les jambes, contra t-elle amusée en se mordant la lèvre inférieure pour attiser le désir de son mari

- Tes jambes ont beau être…magnifiques, diablement excitantes ou même incroyablement douées…elles n'en restent pas moins des jambes, rétorqua Castle en les lui écartant pour se positionner debout en face d'elle.

Les mains profondément ancrées sur ses cuisses, leurs visages à quelques centimètres, ils tentaient l'un comme l'autre de ne pas succomber à leur attirance. Quand son mari se faisait aussi….charmeur et joueur, Kate n'arrivait pas à lui résister bien longtemps. Rapprochant doucement son visage de celui de Rick , elle chuchota en lui retirant son tee-shirt :

- Vas-y essaie….bloque-moi

- Tu veux me montrer que ta théorie est meilleure que la mienne,Miss Beckett ? demanda taquin Castle en descendant la fermeture éclair de sa robe

- Mes jambes peuvent repousser n'importe quel assaillant !

- Certaine ? sourit Rick alors que Kate s'allongeait de tout son long sur le bureau en lui encerclant la taille de ses jambes

- Certaine, répondit-elle sans le lâcher du regard

Rick se pencha sur le corps de sa femme et de ses mains, il descendit sur tout son corps : son cou, sa poitrine, son ventre, ses flancs puis ses hanches. Virilement, il poussa son bassin contre le sien , ce qui la fit gémir de plaisir:

- Rick…..viens, quémanda Kate alors que son désir de lui culminait.

Sentir l'érection de son mari contre son intimité, le souffle de Rick dans son cou, la mettait déjà dans tout ses états

- C'est comme ça que tu comptes repousser ton assaillant ? la taquina Castle en lui bloquant les poignets pour les passer au dessus de la tête de cette dernière.

- J'attends simplement que tu te mettes en position, chaton ! répliqua Kate tout en lui baissant son jogging avec ses pieds.

Rick tentait par tous les moyens de résister aux assauts de sa femme. Son jogging descendu à mi-cuisse révélait son envie d'elle.

- pas de caleçon ? s'étonna Kate

Souriant , il releva la tête pour poser son front contre le sien

- Je suis sorti de la douche et j'ai enfilé ce que j'avais sous la main.

- …..alors…tu es prêt ? demanda Kate dont la voix se faisait de plus en plus éraillée par le plaisir

- Non, sourit Rick. Il faut que je sois totalement allongé sur vous Miss Beckett, assura-t-il en se relevant brusquement.

- Que fais-tu ?

- Patience, murmura-t-il en lui retirant son string.

Doucement il termina d' ôter son bas de jogging, il poussa ensuite tous ses papiers et déposa son ordinateur portable sur le sofa.

- Tu sais…..on pourrait très bien essayer cet exercice sur le sol ? murmura Kate en voyant qu'il débarrassait son bureau

- Oh non…..j'adore l'idée de te faire l'amour ici, rétorqua-t-il en la faisant pivoter énergiquement afin que son corps se retrouve sur la longueur du bureau et non sur la largeur.

- Attends, j'ai dit oui à un exercice démontrant que mes jambes pouvaient repousser n'importe quel assaillant

- Et ? sourit Rick en la surplombant de tout son corps et en lui relevant les bras de nouveau au-dessus de sa tête

- Je n'ai jamais sous-entendu un quelconque corps à corps, gémit-elle alors qu'il emprisonnait ses jambes avec les siennes.

Front contre front,leurs souffles se mêlèrent, doucement Rick effleura les lèvres de sa femme et lui murmura :

- Cette robe m'a fait prendre des douches froides pendant un an

- Ah bon ?chuchota-t-elle sur un ton qu'elle souhaitait innocent

- Tu es diablement sexy la-dedans….Prête ?

- Pardon ?

- Allez Mme Castle faites-moi voir comment vos jambes sont utiles en cas d'attaque, expliqua-t-il en maintenant fermement ses poignets au-dessus de sa tête

Kate lui sourit puis doucement captura ses lèvres, de sa langue, elle retraça le contour de la bouche de Rick tout en gémissant de plaisir.

- Kate, râla Castle alors qu'elle lui mordillait sensuellement la lèvre

- Hum

- Débats-toi, sourit-il en lui embrassant le cou

- J'ai pas envie….

Rick sourit et desserra son emprise sur ses poignets, ses mains descendirent lentement sur le corps de Kate pour terminer sur ses cuisses

- Castle

- Oui

- Fais-moi l'amour, Babe, quémanda-t-elle en possédant fiévreusement sa bouche

Leurs langues dansant de manière frénétique, leur impatience faisant rage, Castle releva la robe de Kate jusqu'à ses hanches alors qu'elle positionnait ses jambes au-dessus des fesses de son mari. Doucement il entra en elle dans un gémissement commun.

- Kate, râla-t-il dans la bouche de cette dernière alors qu'elle ondulait du bassin sous lui en lui imposant un rythme endiablé.

Faire l'amour à Kate Beckett était toujours significatif d'extase pour lui même après huit ans, elle arrivait encore à le surprendre après tout ce temps. Ne souhaitant pas lui laisser mener le tempo, il se retira pour se redresser face au bureau.

- Castle, se plaignit-elle

De ses mains, il lui empoigna la taille pour la ramener fermement sur son bassin, délicatement il descendit sa robe ainsi que les balconnets de son soutien-gorge pour lui titiller les tétons tout en la pénétrant sans ménagement

- Rick , gémit-elle en arquant le dos

Elle adorait ce côté de lui …le côté sauvage de son mari. Quand il la possédait de cette manière, elle se sentait telle une poupée de chiffon face à son marionnettiste . Rick avait toujours eu le don de lui faire ressentir des choses que personne d'autre ne lui avait fait ressentir. La cadence de ses à-coups s'accéléra jusqu'à la délivrance pour tous les deux.

Quand le téléphone sonna, Kate sortit de ses pensées brusquement et prenant son cellulaire en main, elle répondit machinalement :

- Beckett

- Tu vas bien ? s'inquiéta son mari

- Oui pourquoi ? répondit-elle surprise et déstabilisée par ses souvenirs

- Tu ne réponds plus à mes textos

- Désolée…..j'étais ailleurs, sourit-elle

- Ailleurs?

- Je repensais à notre session sur ton bureau, avoua-t-elle en se mordant la lèvre

- Oh…..c'était…..

- époustouflant ?

- Grandiose

- Et en plus j'avais raison

- Pardon ?

- J'ai repoussé mon assaillant

- Tu plaisantes, là ? tes jambes n'ont servi à rien
- Tu en es vraiment sûr? demanda Kate d'une voix taquine alors qu'elle entendait le second cellulaire de son mari sonner
- C'est mon père, l'avertit Rick. Il a du nouveau et il souhaite que je le rejoigne au club de strip-tease
- Quand?
- Maintenant. S'il a du nouveau , ça veut dire que c'est bon? ajouta Castle en souhaitant que ce soit réellement le cas
- Espérons. Je te rejoins là-bas, souffla-t-elle en se relevant du canapé
- Kate...
- C'est non négociable…..à tout de suite, termina-t-elle en raccrochant pour le rejoindre au plus vite


Un grand merci pour vos commentaires. J'espère que ce chapitre vous aura plu et à très vite.