Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Merci à Archange Déchu de m'avoir mise dans sa liste des auteurs favoris
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Retour A La Maison 1 / 3
Du Mercredi 05 Mars au Dimanche 09 Mars 1997
Acte 1 : Merzhin
En Celtycie
Ron
Lorsque nous revenons de la chasse avec Sirius, tout le monde est sorti de la tente et le Grand-père de Nally et Aldaron, remonte sur son cheval, à l'instar de ses nombreux compagnons de voyage…
« Es-tu toujours aussi sûr de ne pas vouloir venir avec moi, Aldaron ? » demande Cuthalion, avec un regard insistant sur son petit-fils…
« J'en suis certain, Anda Atar. Comme je te l'ai dit, j'ai un ami à accompagner dans son voyage de retour chez lui. Il ne faudra pas longtemps ensuite, pour que j'arrive à Finrod Aranarth, afin de présenter ma requête devant le Conseil. En attendant mon arrivée, Lindorië accueillera mes invités en mes lieux et places… » répond Aldaron, avec fermeté…
Lorsque son petit-fils parle d'un ami à accompagner, les yeux de Cuthalion glissent aussi sec vers moi. Son regard est insondable et je ne saurais dire ce qu'il pense. J'ai néanmoins le sentiment que j'ai un peu moins de soucis à me faire pour mon arrière garde…
« Dans ce cas, je n'ai plus aucune raison de m'attarder... » déclare Cuthalion un peu vivement, avant d'amorcer tout aussi vite un demi-tour…
« Bon voyage, Anda Adar. Et à très bientôt… » intervient cependant Nally, en accrochant la bride du cheval pour le retenir d'une poigne ferme, un regard aussi doux que le ton de sa voix, fixé sur son Grand-Père…
Cuthalion se tourne aussitôt vers elle, ancrant ses yeux dans les siens. Ils sont traversés d'une lueur fugace, avant de se figer sur une expression d'une parfaite neutralité.
De la tendresse…
« Bon voyage à toi aussi, Nyween. Puissent les Dieux te bénir et épargner ta vie, ma Petite-fille. » répond-il, d'une voix adoucie…
« Qu'ils te bénissent et épargnent la tienne également… » sourit alors Nally, avant de lâcher la bride…
Cuthalion effectue un signe d'assentiment, esquissant un très bref et fin sourire, puis, d'un petit coup de genou sur son flanc, il engage son cheval à avancer. Nous le regardons sortir de la clairière, suivi de tous ses compagnons de voyage qui ne nous ont pas accordé un seul regard, puis je me tourne vers Nally…
« Cuthalion va appuyer Aldaron ? » demande-je, pourtant certain de la réponse, étant donné les adieux plutôt cordiaux que viennent d'échanger Nally et son Grand-père…
Je veux juste donner à Nally l'occasion d'exprimer son contentement à ce propos…
« Oui. Il est enfin devenu raisonnable. Et je vous en remercie profondément, Sirius et toi. Car même s'il ne l'admettra probablement jamais, c'est assurément vous deux, qui avez fait fléchir Anda Atar. » répond Nally, son regard pétillant d'une flamme joyeuse nous englobant Sirius et moi-même…
« Tant mieux si nous avons pu te rendre ce service… » souris-je en retour, brandissant aussi sec le produit de notre chasse sous son nez pour ajouter : « Voilà de quoi fêter ça ! Et à toi l'honneur de faire la cuisine ! »
Nally éclate de rire et acquiesce, avant de prendre les six lapins de mes mains.
« Resteras-tu avec nous pour déjeuner, Merzhin ? » invite-t-elle ensuite, en direction du Chef des Roherdirons
« Avec grand plaisir. Je vais cependant renvoyer mon unité. C'est bientôt l'heure de la relève sur la ligne de crête… » répond ce dernier, avec un aimable sourire
Et tandis que Nally s'en va déshabiller les lapins avant de les faire cuire, il se dirige vers le groupe de Roherdirons, qui viennent tout juste de quitter leur position et de se rassembler un peu plus loin dans la clairière.
Sirius quant à lui, s'en va vers la tente pour préparer un thé. Je fais aussitôt mouvement pour l'accompagner, mais Aldaron me retient en se plaçant devant moi.
« Tu n'auras rien à craindre, d'Anda Atar, Althibalys. Je lui ai dit que tu es non seulement l'ami de Nyween mais également le mien et que je ne tolèrerai pas qu'il cherche à te punir, pour l'avoir vaincu devant ses sujets et un Seigneur. » déclare-t-il, son regard tourné vers la forêt, avant de le reporter sur moi pour ajouter : « Et avant que tu ne reviennes de la chasse, j'ai déclaré devant tous ses sujets et le Seigneur Veronwë, qu'il serait très mal venu de considérer qu'Anda Atar s'est laissé humilier par un Humain, car tu es un très grand Guerrier et qu'Olórin lui-même avait appris de toi, ce que notre maitre d'arme à tous pourra confirmer devant le Conseil. Ainsi l'honneur d'Anda Atar est sauf et tous les Elfes feront désormais preuve de respect envers toi… »
Je me sens touché, qu'il ait fait cela. Certes, nos rapports étaient plutôt cordiaux depuis quelques temps, mais on ne pouvait pas dire qu'ils étaient réellement amicaux. Son regard me dit que nous sommes amis maintenant, si je le veux bien.
« Merci, c'est sympa de ta part. Et je suis honoré de faire partie de tes amis… » souris-je, en lui tendant la main…
Il me la serre, sans aucune hésitation, avec gravité et chaleur, avant de laisser transparaître de la malice dans son regard…
« J'ai beaucoup apprécié te voir faire à Anda Atar, ce que tu m'as fait à notre première rencontre. Désormais il ne pourra plus me reprocher de m'être stupidement fait surprendre. Ma gratitude t'est donc acquise, Althibalys. Grand merci d'avoir accédé à mon désir lorsque je l'ai exprimé… » déclare-t-il, en effectuant l'un de ses petits saluts souriants…
« De rien, mec. C'est à ça que servent les potes ! » réponds-je lui assénant ensuite une petite claque sur l'épaule et me dirigeant vers la tente, avant d'ajouter : « Je vais boire un thé. Si tu en veux aussi, tu connais le chemin… »
Nally me fait un clin d'œil, lorsque je passe à côté d'elle, ravie de toute évidence, de l'évolution plus que favorable de mes relations avec son frangin. Jusqu'à présent, j'avais gagné son respect et il me considérait comme un égal. Maintenant, nous sommes officiellement amis. Et dans le fond je suis ravi. Parce que si l'on considère bien les choses, d'une certaine manière, Aldaron est devenu un membre de ma famille. Car après tout, n'est-il pas le frère de ma Belle-Mère ?
Je sursaute soudainement à cette idée, fronçant les sourcils…
Je n'avais pas encore considéré les choses sous cet angle jusqu'à présent, mais Nally étant ma Belle-Mère…
« Quelque chose t'ennuie ? » demande Sirius à mon entrée dans la tente…
« Non… Enfin… Je viens de réaliser que Nally étant ma Belle-mère, cela fait d'Aldaron mon Oncle… » réponds-je, avant de réaliser brusquement autre chose et de m'exclamer : « Et de Cuthalion mon Arrière-Grand-père ! Oh, putain de bordel ! J'ai menacé mon Oncle et mon Arrière-Grand-père de leur couper les glaouis ! »
Un éclat de rire retentit aussi sec dans mon dos et je me retourne vivement. Nally rit joyeusement, une lueur franchement moqueuse dans son regard, tandis qu'Aldaron hausse un sourcil quelque peu perplexe…
« Ben quoi Tonton Aldaron. Tu ne connais pas la loi des liens Magiques ? » demande-je alors, avec un immense sourire…
« Non. Est-ce une plaisanterie ? » répond Aldaron, en regardant Nally, avec une évidente curiosité…
Nally hoche négativement la tête et s'empresse de lui expliquer la loi de la Magie, telle que nous la connaissons dans notre Monde, sous son oreille attentive et celle de Sirius tout aussi dressée et intéressée…
« Si Nyween m'y autorise, je m'empresserai d'expliquer tout cela à Anda Atar dès mon retour à Finrod Aranarth et de lui apprendre que tu es son Arrière-Petit-fils, Althibalys… » conclut Aldaron, avec le même sourire malicieux que tout à l'heure…
« Cuthalion n'en sera guère enchanté… » déclare alors Merzhin, qui entre dans la tente, en compagnie d'Olórin
Je me demande comment il a fait pour nous retrouver et je suis ravi de le voir de retour parmi nous. Ceci dit, je n'ai guère loisir de l'accueillir…
« Mais moi, quel lien ça me donne avec vous tous ? » questionne en effet Sirius, sourcils froncés…
« Mmmm… Tu es le Parrain de Harry… Mmmm… Mais bien sûr, il t'a adopté également comme Oncle… Ce qui fait de toi, l'Oncle par alliance de Ron… Et comme je suis la Mère adoptive de Harry, cela te place au même rang que moi sur l'arbre généalogique, un Beau-frère donc… Et donc le Beau-frère de Sev et Aldaron par la même occasion… Et de Remus puisqu'il est aussi Oncle d'adoption de Harry. Ce qui fait de toi à la fois le Beau-frère et le Cousin de Remus puisqu'il est le futur époux de ta Cousine. Même chose concernant Narcissa d'ailleurs et tu es à la fois l'Oncle et le Cousin de Draco, puisque Harry et Draco son Frère adoptifs du côté de Sev… Et l'Oncle également de Théo puisqu'il est aussi le Frère adoptif de Draco et Harry… Et celui d'Hermione, puisqu'elle est la Sœur de cœur de Harry et Ron… Et tu es bien entendu le Grand Oncle de Jonas, Jérémy et Jodie… Et… » récapitule Nally, avant d'être interrompue…
« STOP ! Je crois qu'il vaut mieux que l'on revoit ça un autre jour, veux-tu ? Je suis déjà à demi paumé…» déclare Sirius, en levant les yeux aux cieux avant d'ajouter : « Sérieux, mon pauvre James, tu aurais imaginé ça un jour toi ? Me voilà avec une famille qui a des ramifications dans toute la Grande Bretagne dirait-on… »
« Et en France, par Richard, qui devient ton Cousin et Beau-frère… Mais aussi par Fleur, la future épouse de Bill, puisque nous avions déjà une branche commune par ma mère toi et moi… Mais bref, tu as raison, mieux vaut ne plus s'attarder là-dessus, parce qu'il nous faudrait des heures pour tout récapituler. Car il faut aussi compter avec les Malfoy renégats et tout le toutim… Harry s'est fait une immense famille… Il faudra t'y faire mon vieux… » souris-je, sous l'œil rieur de Nally…
« Je suis donc aussi le Grand-Oncle de tes Petits-enfants, Nyween ? » réfléchit quant à lui Aldaron, en fixant le reste de salade de fruits d'un regard absent…
« Oui. Et tu auras intérêt à leur offrir un beau cadeau à Noël et pour leur anniversaire. Ou tu entendras parler du pays ! » répond Nally, en servant le thé, tandis que nous prenons place à table…
Nous devisons ainsi de choses et d'autres, en attendant que le déjeuner soit prêt, dans une ambiance détendue, la conversation glissant peu à peu vers le sujet de l'Alliance des Elfes et des Hommes dans la guerre. Et bien sûr, Nally envisage d'organiser des Entrainements communs, afin qu'ils apprennent à se battre ensemble…
« Je veux bien faire partie des Entraineurs, pour enseigner les Techniques Moldues. Mais dans ce cas, il faudrait que cela ait lieu dans le Temps Ralenti, Nally. Car il n'est pas question que je passe des mois et des mois en Celtycie… » déclare-je, au bout d'un temps, tandis que Sirius va chercher notre repas
« Ce serait effectivement la meilleure solution. Mais déplacer les troupes Sorcières de Celtycie sera hautement problématique étant donné les Dévoreurs de Magie… » répond Nally, en fronçant les sourcils…
« Si tu le souhaites, les Roherdirons se chargeront de les déplacer… » intervient alors Merzhin, avant de boire un peu de thé, l'air éminemment satisfait et gourmand…
Les Elfes apprécient beaucoup cette boisson que nous leur avons fait découvrir. Ils en raffolent même et notre petite réserve fond comme neige au Soleil…
« Et comment ferez-vous cela ? » demande-je, en arquant un sourcil…
« Nous attellerons tout simplement les Phterydrons et nous protègerons les abords de la Porte, afin que les Dévoreurs de Magie ne viennent pas attaquer les Sorciers à l'atterrissage… » répond Merzhin, avec un sourire…
« Tu considères donc ces Entraînements comme une urgence… » fais-je remarquer, en me servant une généreuse assiette du lapin cuit à la broche, dont Sirius vient de déposer un plat sur la table…
« Oui. Et je souhaite y assister, avec mes Roherdirons. Tes Techniques de Combats Moldues, Althibalys, m'intéressent particulièrement… » répond Merzhin, sur un nouveau sourire…
« Ce ne sont pas les miennes. Nally et Sev nous les ont enseignées… » déclare-je aussitôt, en me servant de légumes…
« Tu m'as caché cela, Nyween… » commente alors Merzhin, en haussant un sourcil vers Nally…
« Je ne t'ai rien caché du tout. Souviens-toi, je t'ai dit que j'avais une surprise pour toi et qu'il serait bon de convenir d'un rendez-vous, afin que tu puisses en prendre connaissance. Mais tu as toujours repoussé la date et cela a fini par tomber aux oubliettes. Par ailleurs, figure-toi que j'ai été très occupée, ces dernières années et ces derniers mois en particulier… » répond celle-ci, avant de croquer dans sa patte de lapin, avec appétit…
Il est excellent ce lapin. Cuit juste ce qu'il faut. Et je me régale bien moi aussi…
Ceci dit, un Entraînement avec Merzhin, j'ai hâte de voir ça. Ça doit drôlement payer. Après tout, c'est un guerrier de très longue date, qui a dû traverser pas mal de guerres…
« Je sais. Je suis parfois venu aux nouvelles. Tu as fait de l'excellent travail, Nyween. Et tous ces jeunes gens que tu as entrainés également. J'ai été très impressionné, lorsque je les ai vus en action. Et plus encore à Godric's Hollow où ton fils… » révèle Merzhin, en ancrant son regard dans celui de Nally, avant que je ne l'interrompe avec vivacité
« Tu étais à Godric's Hollow ! » m'exclame-je, en me levant si vivement, que ma chaise se renverse sur le sol…
« J'y étais, oui. Et... » répond Merzhin, avec regard grave, avant d'être coupé une nouvelle fois…
« Tu ne pouvais pas nous le dire plus tôt ! » s'exclame en effet Nally, m'ôtant les mots de la bouche…
« Ouais ! Et comment se sont finis les Combats ? Harry a-t-il bien gagné, comme le pensent Nally et Ron ? Il n'a pas été blessé au moins ? » insiste Sirius, tandis que je suspends mon souffle…
« Vous ne le savez donc pas ? » demande alors Merzhin, en arquant un sourcil vers Nally et moi-même…
« Bien sûr que non ! Nous étions au Ministère et nous avons été projetés dans l'Arcade avant la fin de la Bataille de Godric's Hollow ! Et de celle du Chemin de Traverse aussi ! Alors dis-nous ce que tu sais, Merzhin ! » réponds-je, le cœur cognant à grand coups dans la poitrine, et croisant les doigts
Pourvu que tout le monde soit sain et sauf à la maison !…
« Harry a été remarquable, depuis le début jusqu'à la fin de son Combat, qu'il a finalement gagné en blessant sérieusement son adversaire. L'autre Bataille a également été gagnée. Et tous les membres de ta famille, Althibalys, sont saufs … » révèle Merzhin, à mon immense et vif soulagement…
Car même si j'ai évité de penser à cela, je me suis posé à de nombreuses reprises, la question de savoir si j'allais ou non retrouver mes deux parents et mes frères, au retour chez nous…
« Mais encore ? » demande Nally, en fixant Merzhin avec un regard insistant…
« Ils savent que vous êtes en vie. Ton fils les en a convaincus. Et Galdor Aranwë aura à s'expliquer auprès du Conseil, car dès qu'il a compris que vous étiez en Celtycie, il a fait alors ce qu'il fallait, pour que ton fils et la famille d'Althibalys le fassent également… » déclare Merzhin, avec tranquillité et une certaine malice dans son regard…
Je me sens une nouvelle fois soulagé. Et visiblement, Nally est très satisfaite, me regardant l'air de dire : tu vois, je te l'avais bien dit…
« Très bien… Ils doivent donc nous attendre avec impatience. Alors dépêchons-nous de manger et de plier bagage… » déclare-je, en relevant ma chaise pour me réinstaller à table et m'attaquer au reste de mon assiette avec détermination…
« Tu as raison, Ron. Si tu as d'autres choses à nous apprendre, Merzhin, tu le feras en chemin… » appuie Nally, en s'empressant elle aussi de manger…
« Je n'ai rien de plus à dire. Si ce n'est raconter la fin des Batailles. Mais je ne vais pas pouvoir vous accompagner jusqu'à la Porte. Alors les vôtres le feront et sans doute mieux que moi… » répond Merzhin, de nouveau souriant…
Nally acquiesce, mâchant sa viande avec énergie.
« Et tu en fais souvent, des incursions dans notre Monde ? » demande ensuite Sirius, avec une curiosité évidente…
« Oui, assez souvent. A chaque guerre, je viens observer attentivement la situation. J'ai même vécu quelques longues années dans votre Monde, au début de l'époque que vous appelez moyenâgeuse… » répond Merzhin, en prenant sa tasse de thé en main…
Et je sursaute soudainement…
« Oh ! Putain de foutre de Merlin ! Mais attendez tous une seconde là ! Tout à coup, ton nom me dit vaguement quelque chose, Merzhin ! Tu as laissé une trace dans notre histoire, n'est-ce pas ? Mais bordel, où ai-je donc entendu ton nom ? A quel propos ? » réagis-je, fouillant ma mémoire à toute berzingue…
Hermione… C'est elle qui a parlé de ça, j'en suis sûr… Mais quand ? Et pourquoi ?
« Ne cherche pas Ron. Merzhin est né dans la partie de la Celtycie, superposée à la Bretagne Française et son nom est la forme Bretonne de Merlin… » déclare Nally, avec douceur, tandis que je relève des yeux ébahis, vers le Chef des Roherdirons…
Je ne suis pas le seul éminemment surpris. Sirius en a lâché ses couverts et tousse comme un crevé, pour avoir avalé de travers…
« Oh ! Putain de foutre de Merl… De Sal… D'Artemus !… C'est toi, le Merlin qui… Enfin, notre Merlin, c'est toi ? » murmure-je, quand je retrouve la voix…
« Oui, Je suis bien ce Merlin, Althibalys. Mais l'histoire a beaucoup été déformée au fil des siècles. Jamais je n'ai été enfermé dans une tour de verre par Viviane. Et je n'ai jamais été son amant non plus. Je suis simplement revenu ici, en Celtycie, lorsque mon bannissement pour insubordination a pris fin… » sourit Merzhin, en piochant tranquillement dans la corbeille à fruits…
« Ben il va falloir que tu nous racontes tout ça… » déclare-je, n'en revenant pas de ma surprise, sous le hochement approbateur de Sirius…
« Ce sera avec grand plaisir, que j'animerai l'une de nos veillées, lors d'une session d'Entraînements… » sourit Merzhin, qui marque une brève pause, avant d'ancrer son regard dans le mien pour ajouter : « Que dirais-tu d'illustrer mon récit de tes merveilleuses Illusions en trois Dimensions ? »
« Ça roule ! Mais dans ce cas, il faudra que tu me racontes tout avant cette fameuse veillée, afin que nos violons soient parfaitement accordés ! » acquiesce-je, flatté je l'avoue, qu'il apprécie mes Illusions…
Et je réalise brusquement, que pour qu'il ait pu les apprécier, c'est qu'il nous a observés en catimini, quand nous étions dans le Temps Ralenti…
« Combien de fois nous as-tu espionné ? » demande-je alors, en fronçant les sourcils…
« Souvent… » avoue Merzhin, avec une tranquillité détachée…
« Pourquoi autant d'intérêt ? » demande-je encore, en le regardant droit dans les yeux…
« Je te l'ai dit, Althibalys. Nos guerres sont liées. Je voulais évaluer nos chances de gagner. Et je pense que tu as raison. Vous êtes bien engagés, sur la voie de la victoire pour l'heure. Et maintenant que l'Alliance des Hommes et des Elfes sera bientôt signée, la nôtre sera tout aussi bien engagée… » répond-il, avec gravité…
« Ouais. J'en suis sûr… Mais maintenant, avoue que nos Techniques de Combats Moldues ne sont plus une surprise pour toi. Et que ce petit reproche tout à l'heure envers Nally, n'était donc pas du tout justifié… » déclare-je, sur un clin d'œil…
Merzhin affiche aussi sec une lueur nettement amusé dans son regard…
« Je l'avoue oui. Et si j'ai repoussé la date du rendez-vous avec Nally, c'était tout simplement car je pensais bien qu'un jour, les Elfes et les Hommes, finiraient par s'entrainer ensemble à ces Techniques. Cela ne pourra que renforcer leurs liens… » répond-il, avant de croquer son dernier morceau de fruit…
« Plus de trente mille ans et toujours un gosse….» soupire Nally, en levant les yeux au ciel, avant d'ajouter : « Et il faudra que tu m'expliques comment tu as pu venir nous espionner souvent, sans que je m'en aperçoive. Ceci dit, tu as raison. Il est primordial de renforcer les liens entre les Elfes et les Hommes. Mais encore faut-il que les Elfes acceptent de participer à ces Entrainements et ce ne sera pas une mince affaire de les en convaincre… »
« Je me charge de cela si tu le souhaites… » déclare alors Olórin, qui essuie soigneusement ses mains dans sa serviette, le regard totalement impassible
« Que vas-tu leur dire ? » demande Nally, en haussant un sourcil dans sa direction…
« Rien. Je vais seulement user de cette ruse à laquelle vous avez fait allusion il y a quelques jours et engager le meilleur d'entre mes combattants à se battre, sans aucune arme, contre Althibalys. » répond Olórin, avant de lever son regard vers moi et d'ajouter : « Tu le battras aisément. »
« Sûr. Mais je crois que cela aura plus de poids, s'il se fait battre par un microbe… » souris-je, en songeant que Draco ou Colin ferait parfaitement l'affaire, dans ce Combat là…
« Excellente idée. Nous allons mettre cela au point ensemble, Olórin… » murmure aussitôt Nally, avec un sourire rêveur…
Je suis sûr qu'elle imagine déjà la scène…
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Acte 2 : Le Temps S'Etire
Chez Nally
Harry
Je regarde l'horloge pour la énième fois depuis cinq minutes…
Le temps commence à s'étirer horriblement, bien que je n'aie cessé de m'occuper l'esprit durant toute la semaine. Je suis heureux que le week-end arrive enfin. Papa et Hermione vont revenir bientôt de Poudlard, avec Jérémy et Jodie.
Et Jonas aussi bien sûr, qu'ils seront allés chercher au Terrier…
Draco, Théo, Nev et les autres copains ont décliné l'invitation. Ils ont beaucoup de boulot, avec tous les stocks de Potions, Onguents et Gadgets Défensifs à renouveler, car les jumeaux ont beau avoir embauché quatre employés à temps plein, ce n'est évidemment pas assez pour assurer tout le travail, dans la mesure où nos réserves sont épuisées étant donné les rudes combats de la semaine dernière…
Et puis, ça commence à redresser la tête, du côté des Ânes Bâtés. La nouvelle de la mort de Ron et Maman leur a réjoui le cœur, bien sûr. Et ce salopard de Benson, en fait des gorges chaudes. Même s'il évite d'aller trop loin dans ses provocations maintenant. Sans doute aucun, pour ne plus recevoir la pâtée au cours d'un Duel qu'il perdrait encore…
Bien sûr, il a été mis à l'index par Vaneck, qui a essayé d'exploiter son échec contre Gabe, pour prendre sa place. Mais Benson a argué que l'explosion l'avait distrait et que Gabe en avait lâchement profité pour le mettre à terre. Mensonge éhonté naturellement. Gabe l'avait déjà battu. Mais la mauvaise foi des plus chauds partisans de Benson a fait loi et il a gardé son titre de Chef…
Et depuis, c'est Vaneck qui est quelque peu mis de côté, avec son petit groupe de fidèles, tandis que Benson se pavane avec sa cour, auprès de laquelle il s'est bien évidemment vanté d'avoir été un élément essentiel dans l'évasion de Bletchley, commanditée par leur futur Seigneur et Maître…
En parlant de Bletchley, en voilà un qui n'est pas très heureux d'avoir rejoint Voldemort, lui qui était pourtant si impatient de le faire. Il faut dire qu'il a été quelque peu fustigé par son Maître, lorsque celui-ci s'est enfin décidé à accorder audience aux anciens élèves de Poudlard, pour les féliciter de leur travail. Bletchley a évité la punition à laquelle il aurait eu droit en Novembre dernier, mais ce qu'il s'est pris dans les oreilles n'était guère agréable à entendre, surtout devant les plus jeunes anciens élèves de Poudlard…
Alors bien évidemment, Bletchley a promis de mettre tout son zèle au service de son Maître et de faire de son mieux pour le satisfaire dorénavant. Et au grand amusement des autres, Voldemort lui a proposé de le prouver, en accomplissant son service personnel durant une semaine…
Et c'est ainsi, que Bletchley a pris la place de Carrow père, toujours pas remis de sa dernière raclée, pour apporter les repas et le journal du Maître, mais également de toute la maisonnée. Ce qui fait bien rire Brandburgy et ses petits copains, qui font crapahuter Randy Bletchley à tout va…
Ceci dit, l'affreux a été très satisfait, lorsque Bletchley lui a apporté son premier journal…
C'était celui qui annonçait la soi-disant mort de Ron et Maman…
Un Weasley en moins à combattre et non des moindres, puisque l'un de mes bras droits et un redoutable Animagus, cela l'a bien satisfait. Surtout en apprenant en plus, qu'Arthur niait farouchement la mort de son plus jeune fils. Pour lui, cela signe le début de la fin de la famille Weasley. Ce qu'approuve Lucius, revenu hier en fin de soirée au Manoir, pour quelques heures…
A ce propos, nous avons pu facilement trouver l'adresse de la Bergerie, grâce au journal de la famille Malfoy. Elle ne s'y trouvait pas, mais les dates ont permis à Andy de la dénicher dans les archives de la police. Et comme la Bergerie n'est pas sous Fidelitas, elle était parfaitement lisible sur leurs documents…
Je suis donc allé faire un tour dans les Pennines, de bon matin pour repérer les lieux. Et franchement, je n'aurais jamais pensé, si je n'en avais eu l'adresse exacte et la confirmation en voyant Crabbe et Goyle, que Lucius a laissé là-bas, que c'était là la Bergerie dont il était question…
Ce n'est plus qu'une ruine minuscule, perdue parmi les arbres et buissons foisonnant. Il n'y a plus un seul mur debout et à mon avis seules les caves ont pu être aménagées, pour l'élevage des bestioles. Une tente a été dressée non loin, à l'abri des arbres, où doivent dormir et prendre leurs repas, le Vétomage et ses assistants…
Ceci dit, l'endroit est protégé, par un Maléfice lié au sang, aussi bien pour entrer que pour sortir. Je l'ai nettement senti, lorsque je me suis approché pour voir tout cela d'un peu plus près. Si le projet de Voldemort finit par se réaliser et que nous décidons de mettre fin aux Bestioles avant une Bataille, il faudra que ce soient les Malfoy renégats et les Weasley qui s'en chargent…
Coup d'œil sur l'horloge… Presque 17H40 maintenant…
Ah… La vente aux enchères est être presque terminée. Nous saurons dans une demi-heure au plus, si l'offre de Bulstrode a été suffisante, pour acquérir la nouvelle propriété de Voldemort…
Des petits pas retentissent dehors, courant sur les dalles de marbre, que la neige ne couvre plus. Depuis que les Détraqueurs ont dégagé le ciel, elle fond rapidement et Dobby a ménagé une large allée bien sèche, afin de sécuriser nos déplacements…
Je souris et me lève pour aller à la rencontre de Jonas. Car c'est mon petit bonhomme qui arrive, cela ne fait aucun doute…
« Papa Harry ! » s'exclame-t-il, en se jetant dans mes bras, lorsque je lui ouvre la porte…
Je le serre contre moi, heureux de sentir sa chaleur et son odeur.
« Où il est Papa Ron ? » demande Jonas, lorsque je le pose par terre, en regardant autour de lui…
« Il est toujours en voyage avec Mamie Nally. Mais il reviendra bientôt et dès qu'il sera rentré, il viendra te voir… » réponds-je, avec un pincement au cœur, sous les regards peinés de Jodie et Jérémy, qui viennent d'entrer à leur tour…
Ils savent, quant à eux, ce qu'il en est exactement. Et bien sûr, ils se font un sang d'encre pour Ron et Maman…
« Il est pas au ciel, hein, Papa Ron ? Et Mamie Nally non plus ? » demande encore Jonas, le regard anxieux cette fois…
Ah… Il a donc finalement entendu parler de ça… Ses petites oreilles traînent décidément partout…
« Non, ils ne sont pas au ciel, mon poussin. Leur voyage est juste un peu long. Et tu sais quoi ? Eh bien nous allons leur faire une belle surprise pour leur retour. » souris-je, avec assurance…
« Jonas a déjà fait plein de beaux dessins pour Papa Ron et Mamie Nally ! » répond mon petit bonhomme, avec un grand sourire…
« Oh ! C'est très bien ! Mais nous pourrons aussi leur faire… Mmmm… des biscuits ? Qu'en penses-tu ? Nous pourrions faire cela demain… » suggère-je, en prenant le chaud manteau qu'il vient de retirer, pour le suspendre dans le placard…
« Ah oui alors ! Pleins de biscuits au chocolat ! Et pis des biscuits à la cannelle aussi ! Et aux amandes ! Et pis… aux noisettes ! Et pis on fera mon jeu aussi pour jouer ! Tu veux ? » répond Jonas, avec une lueur d'espoir…
« Naturellement. En attendant, que dirais-tu de faire une jolie ferme, avec ton jeu de construction ? » approuve-je, avant d'engager mon petit monde à s'installer dans le salon…
Jonas acquiesce et court aussitôt vers le coffre à jouets, l'ouvrant en grand pour sortir tout ce dont il aura besoin pour bâtir sa ferme…
« Ça commence à faire long… » déclare alors Jodie, qui soupire en se laissant tomber sur un fauteuil, son regard rivé sur le mien…
« Oui, je le concède volontiers. Mais tout va bien, Jodie. Et je sens qu'ils ne vont plus trop tarder… » souris-je, en croisant mentalement les doigts, pour que mon vœu se réalise, avant de lever mon regard sur Papa…
Pour lui aussi, cela semble très long. D'autant qu'il n'a pas la Magie de Maman pour lui réchauffer le cœur, alors que moi, je dispose au moins de celle de Ron…
« Dites-vous que cela doit leur sembler bien plus long à eux, puisque le temps ne se déroule pas de la même façon en Celtycie…. » déclare Papa, en servant un thé pour chacun d'entre nous…
« Trois jours et demi pour un chez nous. Et bien davantage s'ils ont traversé des zones de Temps Ralenti… Mais moins si ce sont des Zones de Temps Accéléré… Oui, tu nous as bien expliqué tout cela, Papy Sev… » répond Jodie, trempant à peine ses lèvres dans son thé brûlant, avant d'ajouter sur un soupir : « Il n'empêche que ça fait long. Et c'est d'autant plus difficile, que je ne peux pas faire ravaler son sourire à cette peste de Gillian Rafferty, qui ne cesse de me narguer en classe ! Elle m'a encore balancé à la figure cet après-midi, que maintenant que je n'avais plus de nounours pour me protéger, ce sera bientôt ma fête ! Et que tous les Weasley perdront bientôt la tête au sens figuré comme au sens propre ! Les autres aussi se moquent ! Ils disent tous que Papy Arthur et Mamie Molly tournent du chapeau, à cause de cet article idiot dans Sorcière Hebdo ! Et si tu avais entendu ce que Benson a encore dit à Ginny ce midi ! Il a été odieux ! Je ne comprends pas comment Ginny est parvenue à garder la tête froide ! »
« Du calme, Jodie. Cela ne sert à rien de te mettre dans un tel état. Tu sais, toi, que Ron et Maman ne sont pas morts. Alors laisse les dire. Ils ne perdent rien à attendre les retombées de leurs folles certitudes… » déclare-je d'une voix douce, en passant un bras autour des épaules de ma fille…
Elle pose aussitôt sa tête dans le creux de mon épaule, pour y chercher du réconfort…
« Papa a raison ! Et tu n'as qu'à faire comme moi ! A chaque fois que j'entends ces saletés d'Ânes Bâtés se réjouir, je déplie le journal de samedi dernier, en leur mettant bien les gros titres sous le nez ! Ça les fait taire illico ! » s'exclame Jérémy, en posant sa tasse de thé vide sur la table de salon, avant d'aller rejoindre Jonas dans son jeu…
« C'est quoi, un Âne Bâté ? » demande aussitôt Jonas, en relevant son regard sur lui, tout geste suspendu…
« C'est rien qu'un idiot qui ne vaut la peine qu'on parle de lui, Jonas. C'est bien plus intéressant de construire la ferme ! Alors, où mettons-nous cela, petit frère ? » répond Jérémy, en brandissant l'un des éléments du jeu de construction sous le nez de Jonas, qui sourit aussitôt de toutes ses dents
« Là ! Et pis après, il faut mettre ça ! » répond-il, visiblement heureux d'avoir la compagnie de son grand frère pour jouer avec lui…
Jodie les regarde un instant jouer tous les deux, gardant silence, tandis que Papa et Hermione décident d'aller prendre une douche et de se changer avant le dîner…
« Oh et puis zut ! Jérémy et toi avez raison, ces saletés ne méritent pas qu'on se fracasse la tête pour eux ! » déclare-t-elle soudainement, en se levant prestement pour aller rejoindre ses deux frères…
Et je souris au charmant tableau de mes trois enfants qui s'amusent avec insouciance...
Et je songe naturellement à Ron. Il adorerait les voir ainsi tous les trois. Et une pointe de tristesse me serre de nouveau le cœur. Comme le temps me semble long à moi aussi ! Il me tarde vraiment que Ron revienne. J'éprouve trop le besoin de le sentir contre moi, de ses baisers, de ses caresses. D'entendre simplement le son de sa voix. De ressentir les variations de ses émotions et de son humeur…
Vague de chaleur de sa Magie, qui tâche d'apaiser mon cœur…
Et je me dis que je ferais mieux de rejoindre les enfants dans leur jeu pour me distraire, lorsque la porte s'ouvre, pour laisser entrer Bill, tout sourire…
« L'affaire est faite ! Bulstrode a remporté la vente d'un poil ! » s'exclame-t-il, avec une satisfaction évidente…
« D'un poil ? Il y avait donc quelqu'un d'autre intéressé ? » réagis-je, en arquant un sourcil….
« Oui. Et il s'en est fallu d'un cheveu pour que cette personne souffle l'affaire sous le nez de Bulstrode. Il a été bien inspiré de proposer finalement davantage, que ce que Voldemort avait décidé de lui faire investir dans cet achat. Il a misé sur 14 500 000 et l'autre acheteur potentiel a misé 14 422 476 Gallions, soit le prix de vente de départ + 5 000 000 tout rond… Bulstrode remporte donc la vente à 57 524 Gallions près… » m'apprend Bill, en prenant la tasse de thé que je lui offre…
« Un cheveu effectivement, si l'on considère toutes les plumes qu'il laisse dans l'affaire et surtout celles qu'il aurait laissées s'il l'avait ratée… Griborg doit se frotter les mains… » souris-je, en me resservant également un thé…
« Pas mal, oui. Non seulement pour lui, mais aussi pour la banque. Toute cette opération a été un franc succès. Les autres propriétés et presque tous les biens d'Ombrage, sont partis comme des petits pains. Griborg avait fait de la pub dans les autres banques Européennes et contre toute attente, il y a eu beaucoup d'acheteurs étrangers pour les œuvres d'art, les bijoux, les meubles et les bibelots. Certains prix se sont envolés largement au-delà des espérances. Papa va pouvoir créer cette fameuse bourse pour les orphelins de la guerre. » révèle Bill, avant de croquer dans un biscuit…
« Et les autres propriétés, qui les a acquises ? Richard a-t-il emporté son affaire ? » demande-je, avec curiosité…
Je sais que Richard a fait une proposition pour l'hôtel particulier de Londres. Il en a parlé ouvertement, dès que Narcissa et lui-même sont rentrés après l'avoir visité…
« Oui, très largement. C'était prévisible. Tu le connais. Il a fait une proposition au prix réel estimé + 3%. Cela ne pouvait donc être concurrencé… » acquiesce Bill, avec un large sourire…
« Bien sûr. Son honnêteté ne lui aurait pas permis d'offrir moins que la valeur réelle. Et la Villa de Brighton ? Est-ce quelqu'un que l'on connait qui l'a achetée ? » insiste-je, car je soupçonne une autre personne de mon entourage proche, d'avoir également fait une proposition pour cette propriété…
« Désolé, mais là, je ne peux te répondre. Secret professionnel oblige. La personne n'a pas désiré se faire connaitre… » répond Bill, avec un air dégagé…
Je souris en coin, certain maintenant, que mon cachotier de frère a réalisé son affaire lui aussi…
Je l'ai vu regarder la photographie de la Villa à plusieurs reprises, dimanche dernier et je suis certain qu'il était très intéressé. Et juste avant de repartir à Poudlard, il a discuté un peu avec Bill, à l'écart de tout le monde…
« Mmmm… Oui, tu as raison. Il faut être discret. Draco voudra lui-même annoncer cette nouvelle à la famille et aux amis… » déclare-je, sur un clin d'œil…
Bill éclate de rire. Il ne dément pas, ni ne confirme cependant.
« Et tiens, quand on parle du loup… » ajoute-je, en sortant mon Miroir qui vibre, de ma poche…
« Harry ! Grande nouvelle ! Devine ! » s'exclame Draco, qui sourit de toutes ses dents…
Il a l'air tellement heureux et satisfait, que je décide de jouer la comédie de celui qui ne sait rien…
« Voldemort va avoir sa propriété, oui, je sais… » souris-je, en retour à mon frère…
« Non ce n'est pas ça !... Enfin, oui, c'est une bonne nouvelle, mais ce n'est pas la grande nouvelle ! Ça y est ! Je suis propriétaire mon vieux ! J'ai acheté la Villa de Brighton ! Une maison à la mer c'était mon rêve ! Bon, presque toutes mes thunes propres y sont passées, mais ça ne fait rien ! J'aurai au moins un toit au-dessus de ma tête ! Et puis je ne suis pas manchot ! Pour le reste je travaillerai ! C'est super, non ! » explose Draco, le visage infiniment heureux…
« Génial ! Et compte sur moi pour squatter de temps en temps chez toi avec Ron et les enfants ! Le bord de mer, je suis sûr qu'ils vont adorer ! » souris-je, me sentant gagné par sa joie…
« Pas de problème ! Tout le monde sera toujours bienvenu à la maison ! » s'exclame Draco, sans se départir de son immense sourire…
« Qu'en pense Annabelle ? » demande-je, sur un clin d'œil vers Bill
« Elle est ravie bien sûr ! Je l'ai emmenée visiter la Villa lundi soir et elle adore Mirabella, tu sais, le fantôme ! Elle est très sympathique, très douce ! Elle détestait Ombrage qui a essayé de la chasser ! Elle était enchantée à l'idée que je réalise cet achat ! Et elle sera heureuse qu'il y ait des gosses dans la maison ! » s'exclame encore Draco, qui semble aussi excité qu'une Ciseburine, avant d'annoncer qu'il a une Potion sur le feu et qu'il doit couper la communication…
« Il a fait comme Richard, n'est-ce pas ? » affirme-je, plus que je n'interroge Bill…
« Oui. Quasi toute la part qui lui vient de son héritage du côté Black y est passée. Et il ne veut pas toucher à ce que Lucius a versé sur son compte, hormis pour le mettre au service de l'Ordre ou du Comité. Or, c'est le plus gros de ses liquidités. » répond Bill, avant de préciser que Fleur va s'occuper de faire fructifier le reste de son héritage Black et que Draco ne sera donc pas dans la dèche totale, même s'il ne pourra plus vivre dans le grand luxe…
Mais cela, je sais que Draco s'en fiche. Ses valeurs ont considérablement évolué. Il a des goûts beaucoup plus simples et je suis certain qu'il sera pleinement heureux dans sa petite Villa au bord de la mer…
Bill décline mon invitation à dîner. Il n'était passé que pour annoncer que nous n'aurons aucun souci à nous faire désormais si Voldemort déménage. Et lorsqu'il est reparti à Londres, je vais rejoindre mes enfants dans leur jeu, en attendant le dîner…
Puis ce sera l'heure de donner le bain de Jonas et de lui raconter son histoire pour dormir. Et je consacrerai ensuite la veillée à Jodie et Jérémy…
Et demain, nous occuperons pleinement notre journée. Ainsi le temps s'étirera moins, en attendant le retour de Ron et de Maman…
Qu'il me tarde qu'ils reviennent !
OoOoOoO
En Celtycie
Ron
Douze jours maintenant, que nous avons quitté le Village Rebelle. Et c'est à croire que les Cavaliers de Cuthalion ont fait le ménage alors qu'ils nous précédaient, car nous avons rencontré peu de Créatures Maléfiques en chemin…
Un groupe d'une douzaine de Trolls de Delweth et trois Krôdhyons. C'est tout ce que nous avons eu à combattre…
Je ne m'en plains pas, bien sûr. Car cela rend notre voyage beaucoup plus agréable. D'autant que les premiers jours, Nally m'a bien interdit de courir et de me battre, afin que la blessure de ma jambe cicatrise tout à fait…
J'ai donc regardé, Aldaron, Olórin et Sirius se charger des Créatures, commentant les points forts et faiblesses de chacun avec Nally, qui est restée auprès de moi…
Bien sûr, il n'y a pas grand-chose à jeter dans la Technique de Combat d'Aldaron et encore moins dans celle d'Olórin. En revanche, Sirius est très enthousiaste et il se débrouille bien c'est vrai, pour quelqu'un qui a appris quasiment seul à manier l'épée. Mais il a de gros progrès à faire, s'il ne veut pas se prendre un coup en traitre un de ses quatre, parce qu'il aura trop levé sa garde ou aura été trop ample dans sa gestuelle…
Bien sûr, nous avons profité des veillées Nally et moi-même, pour lui raconter par le menu chacun des évènements qui se sont produits depuis juin dernier. Et bien entendu, Sirius nous narre également peu à peu, les péripéties qui l'ont conduit depuis l'Antre de Kogriah, jusqu'au Village Rebelle…
Et je réitère ce que j'ai dit mille fois déjà…
Sirius est le mec le plus poissard que j'ai jamais rencontré. Et aussi le plus courageux, nom de Merlin !
Enfin… Nom de Godric !
Putain… Quand je pense que Merlin est un Elfe ! Le Chef des Roherdirons même !
Et Severus pourrait être un Roherdiron lui aussi, s'il n'avait renoncé à son Elfitude…
Nally nous a parlé un peu plus amplement d'eux…
Ce sont des Guerriers nés avec une épée entre les mains. Pas qu'une épée d'ailleurs. Toutes les armes blanches…
Et la Magie bien sûr. Une Magie très puissante, dont ils se servent essentiellement, comme tous les Elfes d'ailleurs, pour maintenir la Celtycie hors de la portée de notre Monde et pour prendre soin de la Nature…
Raison pour laquelle ils se battent avec des armes blanches et très peu avec la Magie. Bref…
Les Roherdirons naissent Roherdiron ou presque. Ils sont entraînés dès leur plus jeune âge et héritent de leur charge s'ils le désirent, à la mort de leur prédécesseur. Et s'ils ne l'acceptent pas, ils doivent désigner quelqu'un d'autre à leur place…
Ce qu'a fait Severus. Et c'est le frère aîné d'Olórin, un cousin par son père, qui a accepté de le remplacer, ce qui n'a pas changé grand-chose à sa vie, puisqu'il avait remplacé le père de Sev, en attendant que Severus soit en âge de donner sa décision. Olórin, lui, remplacera son propre père, le plus ancien des Roherdirons à ce jour. Cela m'a étonné, que ce ne soit pas lui qui soit le Chef mais Merzhin. Alors Olórin a révélé que son père lui avait cédé sa place de Chef des Roherdirons, quand Merzhin est revenu de son exil dans notre Monde moyenâgeux.
Tout simplement parce qu'il estimait que cette place lui revenait de droit, Merzhin étant plus puissant et meilleur combattant que lui-même…
Et qui prendra la place de Merzhin, s'il venait à mourir au Combat ? ai-je demandé, curieux je l'avoue de savoir s'il a des enfants…
Il n'en a pas. La seule femme qu'il ait aimée est morte alors qu'elle attendait leur premier enfant. Elle a été tuée par un Géant, à l'époque où les Elfes vivaient encore dans notre Monde…
Et donc logiquement, c'est encore une fois Severus, son seul neveu, qui aurait dû hériter de la charge. Je n'ai pas osé demander cependant, à qui Merzhin la transmettrait, puisque Severus ne peut plus en hériter…
Et de toute façon, j'espère bien que Merzhin ne mourra pas dans cette fichue guerre qui va bientôt exploser ici. Certes, il a largement fait son temps sur terre, mais il m'est infiniment sympathique. Et puis, je ne souhaite pas la mort de mes amis, ni de mes alliés, n'est-ce pas ?
« Ah ! C'est ici que j'ai rejoint le chemin que nous venons de parcourir, après plus de six mois d'errance dans cette fichue zone d'Intemporalité où Myfina nous a perdus… » déclare Sirius, alors que nous arrivons à la croisée de deux sentiers, auprès de laquelle se dresse un arbre au tronc si énorme, qu'il faudrait au moins trente personnes bras tendus pour en faire le tour…
« Mmmmm… Vous êtes donc passés par le Désert du Rossignol Bleu… Pas de chance… » commente Nally, avec un regard désolé…
« Ça t'étonne ? » demande-je, avec un pauvre sourire, avant de demander : « C'est quoi exactement, ce désert ? »
« Un labyrinthe désertique de très hautes roches bleues, venteux et humide. Il pleut tous les jours là-bas, ce qui rend la roche très glissante. Il est impossible de l'escalader, pour couper à travers les sentiers qui s'entrecroisent incessamment. Il faut savoir lire l'Elfique, pour s'y retrouver sans tourner en rond pendant des semaines… Et on ne peut même pas se fier aux Etoiles la nuit, car la carte du ciel change sans arrêt dans ce coin… » répond Nally, avec un sourire désolé pour Sirius
« Oh… Ce n'est pas tant ce Désert qui a été difficile à traverser. J'ai vite mis au point un système de repérage qui nous a empêchés de tourner en rond trop longtemps. C'est le sentier que nous avons pris ensuite, qui nous a beaucoup retardés, avant que nous arrivions ici… » déclare Sirius, sur un haussement d'épaule…
Pour le coup, Nally s'arrête, les yeux écarquillés…
« Non ! Ne me dis pas que vous avez pris le Sentier des Lyrénies ! Ça, ce serait vraiment le comble de ta malchance ! » s'exclame-t-elle, poings sur les hanches…
Sirius lui répond avec une grimace fataliste…
« C'est quoi, des Lyrénies ? » questionne-je, en reprenant notre course, de concert avec les autres…
« Pour faire court, c'est un genre de Nymphes facétieuses, qui aiment jeter des défis aux hommes, pour tester leur esprit chevaleresque. Elles enlèvent donc les couples qui passent sur le sentier portant leur nom. Lorsqu'elles ne sont pas satisfaites au bout de deux ou trois épreuves, elles mettent généralement l'homme dans une situation au cours de laquelle il ne peut que mourir, libérant ensuite sa compagne en lui recommandant de se chercher un compagnon plus valeureux. Mais lorsqu'elles sont satisfaites, elles font durer leur plaisir, jusqu'à ce qu'elles se lassent du jeu ou aient pitié de leurs victimes et les libèrent enfin… » m'apprend Nally, avant de se tourner vers Sirius pour lui demander durant combien de temps Myfina et lui ont été retenus…
« Vingt-quatre ou peut-être vingt-cinq semaines, je ne sais plus trop… » répond Sirius sur un haussement d'épaules…
Pour le coup, ce n'est pas seulement Nally qui s'arrête net. Aldaron et Olórin en font autant, regardant Sirius avec leur fameux air surpris typiquement Elfique …
« Nom de nom ! Tu dois avoir doublé le record pour le moins… » murmure Nally, sous le hochement approbateur de son frère et d'Olórin …
« Mazette ! Tu as dû accomplir un nombre incroyable d'épreuves alors ! Et il a fallu que tu sois sacrément distrayant, pour qu'elles te gardent deux fois plus longtemps que le précédent recordman… » déclare-je, au bord du fou rire…
Décidément le pauvre Sirius n'a pas de chance…
Quoique ! Il a eu tout de même la vie sauve cette fois encore…
« Je suis un Maraudeur, tu sais, distrayant, c'est mon deuxième prénom… » répond Sirius, avant d'aboyer un peu de son rire de clébard, puis d'ajouter sur un clin d'œil : « Et puis je crois qu'il y en a deux ou trois qui avaient un faible pour mon aimable personne. L'une d'elle m'a d'ailleurs proposé de laisser tomber Myfina et de rester avec elle, juste avant que nous ne quittions le sentier. Elle était plutôt mignonne et je me serais bien laissé tenter, mais je me suis dit que c'était peut-être encore l'une de leurs fichues épreuves et j'ai poursuivi ma route avec Myfina sans me retourner, malgré les lamentations de la charmante demoiselle… »
« Tu as bien fait… Les Lyrénies se lassent toujours très vite de leurs amants, qu'elles épuisent tout aussi vite tant elles sont ardentes… Tu serais probablement mort à l'heure actuelle, si tu étais resté avec l'une d'elles… » déclare Nally, en se remettant en train…
« C'est donc que je ne suis pas aussi malchanceux que cela, alors… » sourit Sirius, en reprenant sa course, lui aussi…
« Ou que tu es instinctivement plus intelligent que tu en as l'air au premier abord, pour te sortir de tous ces guêpiers sans trop de casse… » sourit Nally en retour, avec un clin d'œil plaisantin, récoltant un petit rire de la part de Sirius…
Il rit beaucoup, Sirius, depuis que nous sommes en route pour la maison. Il chante aussi. Toujours aussi horriblement faux, naturellement. Bref, il est heureux…
« Blague à part, Sirius, tu mérites largement d'être appelé le Valeureux par les Pytimouss. Il n'y a eu que des embûches sur ta route et tu les as toutes surmontées. Tu es sûr que tu n'es pas né avec un Malagrif Tâcheté dans ton caleçon ? » demande-je, récoltant un nouvel aboiement de rires…
« Merci bien ! Mais ce qu'il y a dans mon caleçon n'a rien d'un Malagrif, comme tu as pu le constater à chaque douche ou bain que nous avons eu l'occasion de prendre… » répond-il ensuite, sur un clin d'œil rieur…
« Il y a quand même quelque chose qui cloche, Sirius. Autant de malchance, ce n'est pas normal. Tu es sûr qu'on ne t'a pas jeté une Malédiction ? » questionne-je encore, sous le haussement de sourcil de Nally…
« C'est peut-être bien possible, ça… Tu n'avais pas cette malchance, lorsque je t'ai connu. Bien au contraire, tout te souriait, si l'on excepte bien entendu, ton contexte familial… Quand ta chance a-t-elle tourné ? » déclare-t-elle, avec un sérieux infini…
« Le 31 octobre 1981… » répond aussi sec Sirius, d'un ton lugubre, toute joie ayant brusquement quitté son regard et son visage…
Ça me fiche illico un frisson glacé…
« Tu es sûr que c'était ce jour-là ? N'était-ce pas déjà un peu avant ? » demande alors Nally, d'une voix douce, en posant une main sur l'épaule de Sirius, qui a perdu toute joie…
Elle cherche à le réconforter, bien sûr…
« Non… Enfin, j'ai bien dégringolé l'escalier chez James et Lily l'avant-veille, mais c'est parce que Harry a fait tomber son doudou et je me suis pris les pieds dedans… » répond Sirius, qui pousse un soupir, avant de préciser : « Si je me souviens de cette chute, c'est uniquement parce que c'est la dernière fois que j'ai vu James et Lily en vie… »
« Y avait-il quelqu'un d'autre, dans la maison, à ce moment-là ? » demande Nally, une barre soucieuse sur le front…
« Oui… Remus était là, bien sûr. » répond Sirius, s'arrêtant avant de préciser, d'un ton dur : « Et Peter… »
Une flamme de colère brille maintenant dans ses yeux…
« Que s'est-il passé, ce soir-là, Sirius ? Peter a-t-il pu te jeter une Malédiction ? » demande Nally, le regard brûlant d'une colère aussi froide que celle de Sirius…
Elle y croit… Et je suis bien tenté de le croire aussi. C'est tout à fait le genre du Rat de faire ce genre de truc…
« Je ne sais pas. C'est possible. Nous avons pas mal chahuté ce soir-là. Mais tu crois qu'après tout ce temps cela durerait encore ? Peter n'a jamais été très puissant… » répond Sirius, l'air à la fois dubitatif et toujours coléreux…
Il serre les poings assez convulsivement. On dirait bien qu'il rêve d'étrangler Peter Pettigrew de ses mains…
« C'est vrai. Mais il était marqué déjà. Et la Magie Noire était à son service. Et si c'est cela, nous allons lui faire annuler cette fichue Malédiction… » déclare Nally, lèvres pincées…
« Tu crois qu'elle aurait pu suivre Sirius ici ? » demande-je, soudainement…
« Oui. Une Malédiction s'accroche à une personne, pas à sa Magie. En revanche, ta Magie Sirius, pourra nous confirmer si oui ou non tu as été victime d'une Malédiction. J'interrogerai Plumki… enfin ta Magie, à ce propos, dès notre retour… » répond Nally, avec détermination
« D'accord… Et si c'est ça, s'il m'a flanqué une Malédiction, laisse-moi seul 5 minutes avec Peter, s'il te plait… » déclare Sirius, grondant entre ses dents…
« Hors de question. Tu ne voudrais tout de même pas priver un Taïpan du Désert de son jouet favori ! » répond Nally, d'un ton quelque peu ironique…
« Non… Je veux juste proprement casser la figure de ce sale rat… » réplique Sirius, un nouvel éclair de colère traversant son regard…
« Alors tu n'as pas besoin de rester seul avec lui pour le faire. Je me méfie trop de sa main en argent. Tu pourras lui casser la figure si tu veux, mais Sev, Remus et moi-même, nous resterons dans la pièce avec toi. Ron, Hermione et Harry aussi… » rétorque Nally, reprenant sa course aussitôt après…
« Pas la peine de discuter sur ce coup là, Sirius. Nally ne changera pas d'avis. Et personne ne voudra te laisser seul avec Pettigrew. Il est trop fourbe et il profiterait de la Malédiction qui pèse sur toi pour s'échapper… » déclare-je alors à Sirius, qui ouvrait la bouche pour retenir Nally et protester…
Il finit par acquiescer d'un hochement de tête et je l'engage à reprendre chemin, d'une bonne claque dans le dos…
Et le temps s'étire silencieusement dès ce moment, presque jusqu'au coucher des Soleils, quand nous nous arrêtons enfin pour installer notre campement de nuit…
Une journée de plus vient de s'achever en Celtycie, pense-je, en me mettant au pieu dans la tente que nous avons dressée, car le temps menaçait…
Et une journée de plus en Celtycie, c'est aussi une journée en moins qui me sépare de mon Harry…
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