Disclaimer : cf chapitre 1
.
Grand merci à Mistycal !
.
OoOoOoO
Réponses aux commentaires anonymes sur mon forum : - Yzeute -
OoOoOoO
.
Un Mystère Percé 2 / 3
Acte 4 : Comptes Rendus
Harry
Lucius, Rabastan et l'inconnu au capuchon baissé très bas sur le visage, arrivent à la porte du bureau.
« Reste-là. Je viendrai te chercher plus tard… » ordonne Lucius, en lâchant le bras de l'inconnu.
Celui-ci acquiesce simplement d'un hochement de tête et s'appuie contre le mur vers lequel l'a poussé Lucius, tandis que le planton se pose visiblement des questions à son propos…
Le ton de Lucius était neutre et en l'absence d'une réponse orale de l'inconnu, il est impossible de déterminer avec certitude, s'il est ou non sous Impérium. Quelque chose dans son attitude cependant, me fait pencher pour une réponse négative. Au fond de moi, je suis certain qu'il est ici de son plein gré…
Rabastan frappe à la porte. L'affreux ordonne d'entrer. Lucius et Rabastan obéissent prestement, plantant un genou en terre devant leur Maître, comme à l'habitude…
« Ah ! Mes chers amis ! Comme je suis heureux de votre retour ! » s'exclame Voldemort, en faisant pivoter son fauteuil de bureau, pour faire face à ses Serviteurs.
Il les invite à se lever et faire venir un thé. Lucius s'exécute aussitôt avec empressement, tandis que Rabastan se lève avec plus de prudence…
« Rabastan ! Je tiens à te féliciter chaudement, pour avoir recruté autant de partisans en Europe de l'Est et d'être parvenu à ramener les Dragonnes d'Abyssinie que je t'ai chargé d'aller quérir en Afrique, dans le très court délai que je t'ai accordé ! Tu as fait preuve d'un zèle exemplaire, mon ami ! » s'exclame cette fois l'affreux, avec un sourire engageant…
« Vous n'avez pas à me remercier, Monseigneur. Je n'ai fait qu'accomplir mes devoirs envers vous et ce fût un plaisir de les effectuer... » répond Rabastan, assez mécaniquement…
Il n'a pas l'air tout à fait dans son assiette le bougre de salaud…
Voldemort s'en aperçoit, bien évidemment. Mais il n'en fait pas commentaire, prenant la tasse de thé que Lucius avance pour lui, en un geste très précieux.
« Bien, faites-moi votre rapport tous les deux. Commençons par toi, Rabastan. Où en es-tu de ton recrutement en Europe ? As-tu mené des Attaques ? » demande l'affreux, après avoir à peine trempé ses lèvres dans le thé…
« Mes contacts Européens s'activent avec ardeur, Monseigneur. Je crois pouvoir vous promettre une centaine de recrues pour le moins, dans les quinze jours. Et j'ai mené onze Attaques éclair les deux dernières nuits, afin de tester certaines d'entre elles. Elles ont fait du bon travail sans plus et je les ai exhortés ce matin à faire preuve de plus de créativité, d'originalité et de cruauté dans leurs Maléfices. » répond Rabastan, marquant un flagrant manque d'enthousiasme…
« Fort bien, Rabastan. Je suis très satisfait de cette nouvelle. Sais-tu où en est Bellatrix ? » commente Voldemort, qui examine soigneusement son Serviteur maintenant…
« J'ignore le nombre exact de recrues qu'elle a pu faire, mais elles sont assurément fort nombreuses, d'après les nouvelles que j'ai reçues très tôt ce matin. Et elle a mené hier soir, une Attaque sur un Village Moldu du Sud de la France, pour laquelle on annonce plus de cent cinquante victimes… » répond Rabastan, sur le même ton que précédemment…
Voldemort est réjoui à cette nouvelle. Il en rit avec une cruauté très satisfaite…
« Voilà un très joli succès ! » s'exclame-t-il ensuite, se frottant presque les mains de ravissement
« Tout à fait Monseigneur. Je tiens toutefois à préciser, que les Commandos Internationaux de Dumbledore, sont très rapidement intervenus, notamment sur le Village Sorcier que j'ai attaqué moi-même la nuit dernière. Ils sont partout, très vite et Bellatrix doit sans doute son succès au fait que Lucius et moi-même avons attaqué en même temps qu'elle, en Allemagne et en Belgique. Cela a retardé la venue de l'Ordre dans le Sud de la France. Par ailleurs, si elle n'avait eu un grand nombre de Mangemorts avec elle, Bellatrix n'aurait pas obtenu un aussi excellent résultat. Et si nombreux sont les Mangemorts de sa troupe qui ont pu s'échapper à l'issu de l'Attaque, nombreux également ont été faits prisonniers, car les Commandos bénéficient des mêmes Artefacts dont use l'Ordre du Phénix ici au Royaume Uni… » précise Rabastan, qui use quant à lui, à peine de prudence dans sa réponse…
Cette fois, Voldemort plisse les yeux, un pli contrarié aux coins des lèvres …
« Rabastan a raison, Monseigneur. J'ai moi-même effectué une bonne douzaine d'Attaques ces dernières 48H00, en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg et en Norvège et j'en arrive aux mêmes conclusions. J'ignore de quels moyens disposent ces Commandos pour communiquer aussi rapidement, mais les renforts arrivent bien trop vite, quel que soit le lieu où nous opérons. C'est à croire qu'ils disposent partout de sentinelles qui donnent l'Alerte aussitôt notre arrivée, dans chaque Village, de chaque Pays. » déclare Lucius, ce qui accentue la contrariété de Voldemort…
Il doit penser à ce que je lui ai dit juste avant notre Combat à Godric's Hollow et que je ne fanfaronnais pas, en affirmant que nous avions des yeux et des oreilles partout, pour contrecarrer ses plans…
Rabastan et Lucius gardent silence, tandis que leur Maître rumine…
« Si vous me permettez une suggestion, Monseigneur… » se risque cependant Lucius, au bout de quelques minutes et comme Voldemort hoche affirmativement la tête, il poursuit : « Nous devrions introduire des Espions dans ces Commandos, des hommes sûrs, triés sur le volet… »
« J'y ai songé, Lucius. Mais ce vieux fou de Dumbledore a dû penser lui aussi, que j'essayerai d'infiltrer ses rangs. Il n'aurait pas pris plaisir à annoncer publiquement avoir mis au point cette organisation, s'il ne l'avait entouré de toutes les précautions possibles, pour éviter d'être espionné… Non… Nous ne savons rien de la manière dont sont recrutés les hommes et femmes qui appartiennent à ces Commandos. Et c'est avant tout ce que nous devons apprendre, pour mettre tous les atouts de notre côté, avant d'espérer parvenir à introduire un Espion dans leurs rangs… » répond Voldemort, ses yeux rougeoyant avec une farouche détermination…
« Auriez-vous une idée, pour obtenir ces renseignements, Monseigneur ? » demande Lucius, en reversant du thé dans les tasses vides…
« J'en ai une, oui… » répond Voldemort, après un bref silence, avant de laisser son regard, jusqu'ici perdu quelque part au travers de la fenêtre, revenir vers Rabastan et demander : « As-tu localisé Horace Slughorn ? »
« Non, Monseigneur, pas encore. » répond Rabastan, avec une certaine indifférence, avant de se reprendre et de s'empresser d'ajouter : « Je pense cependant que cela ne saurait tarder… »
…
« Et nous, nous espérons bien te coiffer au poteau et mettre bientôt Slughorn à l'abri au Village des Elfes… » murmure-je, sous le hochement de tête approbateur de Mondingus, ajoutant sur un soupir : « Quel idiot celui-là, de ne pas répondre aux courriers d'Albus… »
Mon Parrain et Ron s'interrogent visiblement sur ce que l'affreux attend de Slughorn, mais ils retiennent leurs questions, reportant très vite leur regard sur l'Ecran, où Voldemort plisse de nouveau les yeux…
….
« Que se passe-t-il, Rabastan ? Tu as l'air… préoccupé, mon ami… » susurre-t-il soudainement, à la surprise visible de Rabastan…
« Effectivement, je le suis et je suis également honoré, Monseigneur, que vous vous en inquiétiez… » déclare Rabastan, qui incline la tête avec déférence, avant d'ajouter : « Je souhaitais vous épargner ce souci, Monseigneur. Mais force m'est de reconnaitre que, bien que la situation ne m'empêche pas de remplir mes devoirs envers vous, cette préoccupation s'aggrave de jour en jour… »
Voldemort, déjà contrarié, le parait davantage.
« Soit plus précis, Rabastan. Je veux tout savoir de ce qui te préoccupe… » déclare-t-il, en fixant son Serviteur d'un regard impératif…
« Eh bien… Je crois être victime d'un Sortilège de Confusion, Monseigneur. Et je pense qu'il en est de même pour Bellatrix. Il s'est produit quelque chose, un évènement important j'en suis convaincu, mais à chaque fois que mes pensées se tournent vers cette question, mes idées s'embrouillent inévitablement. J'ai cru durant un temps, que Dolohov en était le responsable, mais Lucius m'a appris son décès. Ce ne pouvait donc être lui, sinon, le Sortilège aurait pris fin. Alors j'ai ensuite pensé à Edgar Parkinson qui aurait également eu l'opportunité de me le jeter, mais lui aussi, a trouvé la mort lors de l'attaque sur le Chemin de Traverse… » répond Rabastan, tandis que Ron et moi échangeons un regard triomphant…
Rabastan n'a pas retrouvé ses souvenirs de Priest Hole Manor… Et voilà en plus qu'il confie son problème à Voldemort. De quoi rendre son Maitre plus parano encore si possible…
« Raconte-moi tout en détail, Rabastan. Depuis quand rencontres-tu des problèmes avec ta mémoire ? » demande-t-il, tendu…
« Cela est arrivé le jour où vous m'avez testé, Monseigneur… » s'exécute Rabastan, qui rapporte grosso modo qu'il s'est retrouvé soudainement dans un lieu inconnu avec Bellatrix, sans savoir ce qu'il venait y faire…
Il passe sur certains détails, naturellement…
« Tu m'as dit, que tu te trouvais dans les bas-fonds de Glasgow où tu comptais recruter et où vous avez essuyé une échauffourée, si ma mémoire est bonne… » susurre Voldemort, les yeux plissés
« C'est effectivement ce que je vous ai rapporté, mais je n'en suis plus si sûr, maintenant. Ma mémoire est floue à propos de tout cela. Elle l'était déjà au moment de notre entretien, Monseigneur, mais comme je l'ai dit précédemment, je n'ai pas voulu vous inquiéter avec cette affaire. J'étais certain qu'Augustus était responsable de cet état de fait et je l'ai testé à plusieurs reprises, lors de notre séjour en Europe de l'Est. Mais naturellement, cela n'a pas été concluant, même si, je l'avoue, je nourrissais des soupçons grandissants à son égard. J'avais d'ailleurs l'intention de vous en parler à mon retour d'Europe de l'Est où ma confusion s'est aggravée, car s'il était capable de m'avoir jeté ce Sortilège, de quoi d'autre était-il coupable ? me demandais-je alors. Que voulait-il me faire oublier ? Vous aurait-il trahi ? Telles étaient mes questions, Monseigneur… Mais ce n'est ni lui, ni Edgar Parkinson, en fin de compte. Et je me demande si je n'aurais pas croisé accidentellement la route d'une personne se trouvant en un lieu où elle n'aurait pas dû être. Je suis certain cependant, que c'était ici, au Manoir. Car mes souvenirs s'embrouillent dès que je pense à mon départ… Et même un peu avant… Je suis incapable de me souvenir où Bellatrix et moi-même nous rendions, ni quels étaient nos projets. Et elle ne s'en souvient pas plus que moi… » termine-t-il, avant de boire le reste de son thé…
« Me permets-tu d'examiner tes souvenirs ? » demande Voldemort, d'un ton doux…
« Naturellement Monseigneur ! Je vous suis même reconnaissant de le proposer ! Peut-être pourrez-vous enfin démêler les fils embrouillés de mon esprit ! » répond Rabastan, avec une certaine vivacité qui ne lui est pas coutumière…
…
« Il doit être drôlement emmerdé, pour accepter ça… Sacrément embrouillé aussi. A sa place, je craindrais que l'affreux ne provoque plus de bordel encore dans ma caboche… » réagit Ron, sur une grimace…
« Oui. Si Voldemort force sa mémoire, cela pourrait faire du vilain pour les neurones de Rabastan. D'un autre côté, l'affreux pourrait aussi découvrir la vérité, auquel cas cela attirera son attention sur Priest Hole Manor… » réponds-je, en me demandant alors quelle sera la réaction de l'affreux…
« S'il y court, j'y cours aussi… Je veux voir ça… » déclare Ron, tout sourire…
J'acquiesce tout simplement d'un hochement de tête, en reportant mon attention sur Voldemort et Rabastan…
…
L'affreux fouille l'esprit de son Serviteur sans prendre trop de précautions, si j'en juge l'expression de Rabastan. Cela dure quelques minutes, au cours desquelles nous voyons nettement Voldemort s'assombrir et s'interroger…
Il se retire finalement et Rabastan est visiblement grandement soulagé…
« Avez-vous pu résoudre cette énigme, Monseigneur ? » demande Lucius, avec une curiosité manifeste, tandis que Rabastan se pince l'arête du nez entre pouce et index…
« Tu n'es pas victime d'un simple Sortilège de Confusion, Rabastan, mais d'un Maléfice d'une extrême complexité. J'ignore en quoi il consiste, mais il est très puissant et il apparait clairement que plus tu chercheras à te souvenir et plus ta mémoire s'effacera. Ce que tu as vu ou entendu devait être d'une importance extrême, mon cher ami… » déclare Voldemort, en fixant Rabastan de son regard flamboyant de vive colère…
Rabastan semble se liquéfier, littéralement.
« N'y a-t-il donc pas moyen de contrer ce Maléfice ? » demande-t-il, d'une voix blanche…
« Non, mon cher ami. Du moins pas à ma connaissance. Mais je vais effectuer des recherches, car il me semble capital que tu retrouves tes souvenirs. Il se pourrait qu'il concerne un ou plusieurs de ces misérables traîtres que nous cherchons sans succès depuis trop longtemps… » répond Voldemort, dont les naseaux frémissent et fument littéralement…
…
« Qu'il cherche. Pendant ce temps il saura quoi faire et ne nous pondra pas des plans d'Attaque… » sourit Ron, avec satisfaction…
« Et il ne risque pas trouver de Contre-Sortilège dans ses grimoires, c'est certain… » souris-je en retour, tout aussi satisfait…
« Ouais. On peut dire aussi, que nos résultats vont au-delà de nos espérances. Tu te rends compte, plus il tente de se souvenir et plus sa mémoire s'efface selon l'affreux… » déclare Ron, tandis que sur l'Ecran, la conversation a glissé sur les soi-disant Espions que nous avons infiltrés dans les rangs des Mangemorts…
« Si les conclusions de Voldemort sont correctes, il est dommage que Rabastan lui ait révélé son problème. Il aurait continué à se creuser la cervelle au sens propre, comme au figuré… » intervient Hestia, sur un ton de regret…
« Et puis-je savoir de quoi vous parler ? De quel Maléfice Rabastan est-il victime ? » demande Sirius, en haussant un sourcil…
« Ce n'est pas un Maléfice, mais un Sortilège combiné de notre invention, à Hermione, Harry et moi-même. Nous t'expliquerons tout à l'heure… » répond Ron, car au Manoir, Voldemort vient de demander à Lucius où en sont les négociations avec les Géants…
…
« Cela semble d'ores et déjà en très bonne voie, Monseigneur. Nos émissaires sont arrivés en Oural, sans avoir à déplorer de rencontre importune et le Gurg de la tribu a favorablement accueillis les premiers cadeaux. » répond Lucius, à la satisfaction de son Maître, qui semble quelque peu oublier sa récente contrariété et se détendre un chouia…
« Parfait, Lucius. Et du côté de la Bergerie ? » demande-t-il maintenant, d'un ton doux…
« Tout se passe bien également là-bas. Crabbe et Goyle ont terminé les travaux de réfection des sous-sols. Le Vetomage et ses aides sont sur le point de commencer l'élevage. Les Dragonnes sont solides et elles ont très bien résisté à la première phase de l'opération. Je pense qu'elles vont pouvoir couver les œufs d'ici un à deux jours au plus. Nous saurons dans une semaine, combien d'œufs ont été fécondés avec succès et donc le nombre de Diablotins dont vous pourrez disposer, Monseigneur… » explique Lucius, visiblement ravi d'apporter cette nouvelle à son Maître…
…
« Les comptes seront vite fait. Ce sera un beau zéro pointé… » sourit encore une fois Ron, avec un clin d'œil dans ma direction…
Une fois de plus, Sirius demande de tout lui raconter à ce propos dès que possible…
Et naturellement, nous acquiesçons…
…
Sur l'Ecran, Rabastan pince l'arête de son nez entre son index et son pouce pour la troisième fois, depuis que son Maitre s'est retiré de son cerveau. Geste que ne manque pas de noter Voldemort…
« Je n'ai plus de question à te poser pour le moment, Rabastan. Tu peux te retirer et aller soigner cette migraine qui te fait souffrir… » déclare-t-il, d'un ton magnanime…
« Je vous remercie de votre sollicitude, Monseigneur. Et je me tiens naturellement à votre disposition, si vous avez de nouveau besoin de mes services… » répond Rabastan, qui incline la tête, avant de se lever pour sortir du bureau…
Il marche avec lenteur toutefois, comme si chacun de ses pas lui coûtait des efforts très pénibles. Ça doit pulser pas mal dans son cerveau. Et à peine a-t-il fermé la porte derrière lui, que Lucius se saisit de la main de Voldemort.
Hestia se lève aussitôt sur un soupir, pour sortir de la Base…
« J'ai beaucoup songé à vous, depuis mon départ, Monseigneur. Et j'ai ramené ce que je vous ai promis. Vous allez adorer ce jeune éphèbe, j'en suis certain… » dit-il, le regard quelque peu lubrique…
Celui de Voldemort s'allume aussi sec de concupiscence gourmande…
« J'ai très hâte de faire sa connaissance, Lucius. Mais auparavant, j'ai encore une Mission d'une extrême importance à te confier, mon très cher ami… » déclare Voldemort, d'un ton suave…
Nous dressons tous aussitôt l'oreille, évidemment…
« Je vous écoute, Monseigneur. » répond quant à lui Lucius, stoppant la caresse qu'il avait amorcé, sur le bras de son Maître…
« J'ai besoin que tu captures un Dragon, Lucius. Je ne peux te révéler pourquoi pour l'heure, car il faut encore que je vérifie certaines de mes découvertes récentes. Mais sache que cela pourrait revêtir une importance capitale et assurer notre victoire. » déclare Voldemort, avec une grande gravité…
« Bien que les Réserves de Dragon aient été déplacées, Monseigneur, je vous garantis que j'obtiendrai ce Dragon coûte que coûte… » assure aussitôt Lucius, avec autant de gravité que son Maître.
Et Voldemort se penche vers Lucius, pour lui donner un baiser de remerciements, avant de l'inviter à faire entrer l'inconnu…
Ce dernier retire son capuchon, aussitôt est-il entré. Il est brun, les cheveux hérissés en épis grâce à du gel et porte des lunettes rondes. Il me ressemble assez et l'affreux se lève, vivement intéressé, pour s'approcher de lui, sous le regard de Lucius, qui ôte la cape de l'inconnu en souriant…
Révélant ainsi un corps gracile et nu…
…
« Bon… Ben on est bon pour une orgie entre ces trois-là… Et peut-être même les quatre, si Voldemort invite aussi Arcturus à les rejoindre… » soupire Ron, tandis que nous grimaçons tous, puis il ajoute : « Vous croyez que c'est des Dragons qu'il parlait, quand il a dit qu'il aurait peut-être bientôt de très redoutables alliés ? »
« Il y a des chances. Mais franchement, je ne vois pas comment il pourrait réaliser le tour de force de s'allier des Dragons. En dresser à nous attaquer, ça oui. Même si ça prendrait des mois pour y arriver, il pourrait. Et c'est bien pour cela que nous avons déplacé les Réserves. Mais pour les allier à sa cause au sens propre du terme : impossible… » répond-je, tandis que Sirius acquiesce du chef.
Je ne peux pas dire que j'en connais un immense rayon, mais je sais que les Dragons ne communiquent pas dans un langage articulé. A peine échangent-ils quelques cris et grognements entre eux. Souvent pour se menacer l'un l'autre… Ou pour conquérir son ou sa partenaire à la période des amours…
Bref. Comme il semble inutile d'épiloguer sur le sujet, nous décidons de profiter du petit intermède sexuel des affreux, pour apprendre à Sirius, à utiliser le matériel de la Base, mais également les Casques Ecouteurs avec Micro intégré, les Bippers et tout le toutim…
Et nous avons encore le temps de lui expliquer en quoi consiste la Chasse au Trésor de la Veuve Williams et de Bertram Yaxley, le Sortilège Combiné et les Bestioles du Diable…
Autant dire, que l'orgie à laquelle Arcturus a effectivement été convié, a été des plus fiévreuse…
OoOoOoO
Acte 5 : Alerte
Blaise
La sonnerie qui annonce la fin du cours retentit et je me lève sans attendre, de concert avec Draco et Théo.
« Il reste une heure avant la Réunion. Je passerai bien à la bibliothèque pour rendre les bouquins que j'ai empruntés la semaine dernière… » glisse Théo, tandis que nous franchissons la porte de la Salle de Classe…
« Bonne idée, j'en ai un à rendre également. » acquiesce-je, songeant que je vais certainement me faire rappeler vertement à l'ordre par Madame Pince, car j'ai dépassé le délai maxi d'emprunt, de deux jours déjà…
Nous nous pressons donc vers la Bibliothèque, vers laquelle converge pas mal de monde.
Des cinquièmes et septièmes années surtout. C'est vrai que nous sommes en mars et certains profs pressent les élèves de ces classes, à effectuer dare-dare leurs révisions pour les Buses et Aspics…
Je suis heureux de n'avoir à passer ni l'un ni l'autre cette année. Même si je me sens largement près pour passer les Aspics déjà dans certaines matières. Potions, Métamorphose, Botanique, Sortilèges et Défense notamment, où j'ai largement de l'avance sur les programmes scolaires.
Mais j'ai encore pas mal à apprendre en Arithmancie et en Runes, matières dans lesquelles j'ai pris du retard à cause de mes longs séjours à l'Infirmerie…
Je me rattraperai lors des prochains séjours dans le Temps Ralenti, tiens…
« Zut, regardez-moi cette queue. On en a pour au moins un bon quart d'heure avant que ce soit notre tour… » maugrée Théo, lorsque nous arrivons à destination…
« Ouais… Ben allons tout de suite nous mettre en file… » réponds-je, tandis que Draco décide d'aller faire un tour du côté des rayons débordants de livres
Théo et moi prenons notre tour stoïquement, écoutant plus ou moins les conversations des élèves qui nous précèdent. Pas mal d'entre eux font partie du Groupement de Défense et évoquent l'Alerte de ce matin. Tous s'accordent à dire que c'est une bonne chose d'avoir fait cet exercice, qui a révélé pas mal de failles dans l'organisation et mis en exergue des améliorations à apporter…
Théo et moi échangeons un coup d'œil… Sûr qu'il y a des améliorations à apporter. Plus de quarante minutes pour évacuer les gosses, c'est beaucoup trop. Heureusement que le jour J… ou la nuit N…, ça ira beaucoup plus vite puisqu'alors les gosses seront évacués depuis les Salles Communes…
Je soupire… Je n'aime pas attendre dans les files d'attente. Et moins encore lorsque quelqu'un fixe mon dos de son regard. Et en l'occurrence, c'est ce qu'il se passe, je le sens. Je me demande qui c'est. Alors l'air de rien, je jette un coup d'œil à la ronde, pivotant lentement sur moi-même. Et j'accroche soudainement le regard de Warrington, assis à quelques pas, avec son inséparable pote Ramirez…
Son regard sur moi est pointu, insistant. Et mon instinct me crie qu'il a quelque chose à me dire. Alors je hoche imperceptiblement la tête, espérant qu'ainsi il va comprendre que j'ai compris et me donner une indication de la manière dont il prévoit d'échanger avec moi…
Et soudainement, son regard s'abaisse sur sa main. Elle est posée sur un livre. D'ici, je ne peux pas voir le titre, bien sûr, mais je repère au moins sa couleur et son épaisseur. Nouveau hochement de tête imperceptible vers Warrington tout en faisant mine de parler avec Théo et soudainement, l'Âne Bâté se lève, son bouquin en main…
Je suis sa progression du coin de l'œil. Il se rend en section Botanique. Il n'y reste cependant que trente secondes, le temps de laisser le bouquin sur une étagère et revient à sa table…
« Ah flûte ! J'ai oublié que je devais emprunter un bouquin pour mon prochain devoir de Botanique ! » soupire-je, quelques secondes après le retour de l'Âne Bâté, assez fort pour qu'on m'entende dans les alentours immédiats, avant de fourrer mon bouquin dans la main de Théo et de lui demander de garder ma place dans la file d'attente…
Théo, qui a compris que quelque chose se trame, acquiesce de la tête et je file vers la section Botanique…
Rapide coup d'œil sur les rayons. Le bouquin replacé là par Warrington, dépasse légèrement des autres sur son étagère. Je m'en empare aussi sec, l'ouvre et découvre un morceau de Parchemin plié en deux. Je le saisis et le mets illico presto dans ma poche, avant de remettre correctement le bouquin en place. Enfin, ayant entendu des pas venir dans ma direction, je prends un autre livre, bien épais, sur l'étagère opposée et je fais mine de lire le sommaire attentivement, sourcils froncés…
Fausse alerte, me dis-je, en constatant que c'est Corey Peakes, un sixième de Gryffondor, qui vient d'arriver. Il est très actif dans le Groupement de Défense et ne prête pas du tout attention à moi, examinant les étagères à la recherche d'un bouquin…
Je remets en place celui que je consultais soi-disant, en prends un autre et regarde encore le sommaire, avant de faire mine d'avoir trouvé mon bonheur et d'aller reprendre place dans la file à côté de Théo.
Si elle s'est allongée derrière, elle a bien diminué devant nous, pendant que j'étais dans la Section Botanique et c'est tant mieux. Car ça me démange de lire le mot de Warrington, qui garde obstinément les yeux sur son devoir maintenant, comme j'ai pu le constater en revenant dans la file d'attente. Je ne le regarde plus, moi non plus. Notre échange de regard de tout à l'heure n'a pas pris plus de deux secondes et demie à tout casser et c'est très bien comme ça. Car il y a d'autres Ânes Bâtés dans le coin et il vaut mieux ne pas les alerter. Ça pourrait griller mon Espion malgré-lui…
« Emprunte ce bouquin pour moi, veux-tu, Théo ? Ça m'évitera de faire la queue… » demande soudainement Draco, en surgissant à mes côtés
Une élève de troisième année râle aussi sec dans mon dos, que c'est d'un sans gêne scandaleux…
« Oh ! Arrête de râler Gaëlle Ryes ! Draco gagne du temps comme il peut ! N'oublie pas qu'il est le Chef du Groupement de Défense et que ça lui donne beaucoup de travail en plus ! Tu peux donc bien lui laisser ta place ! » murmure une voix autoritaire, que je n'avais pas eu l'occasion d'entendre depuis quelques jours…
Loo Lin Xiao…
Draco, Théo et moi-même échangeons un sourire. Chassez le naturel et il revient au galop…
Loo Lin ne claironne plus ni ragot, ni calomnie, mais elle a bel et bien retrouvé son ton péremptoire habituel…
Enfin, notre tour arrive et aussi bien Théo que moi-même, nous dépêchons de faire ce que nous avons à faire, avant de prendre la direction des Cachots. Heureux en ce qui me concerne, d'avoir échappé à un sermon de la part de Madame Pince, qui m'a seulement prié sur un ton aimable et indulgent de tâcher de ne pas rendre mon nouvel emprunt en retard. Je crois bien que je bénéficie d'un privilège rare et ça ne m'étonnerait pas que mes responsabilités au sein du Comité y soient pour quelque chose…
Bref…
J'entraine rapidement mes potes, faisant fi de Miss Teigne qui miaule avec réprobation à notre passage auprès d'elle, parce que nous courons dans les couloirs. Elle recommence à cavaler toute seule dans le Château, depuis que Rusard a enfin compris que Croquemitaine ne lui fera pas de mal…
Mais bien entendu, son Maître n'est jamais loin. Et naturellement, il surgit devant nous au coin de couloir suivant, nous barrant le passage…
« On ne court pas dans les couloirs ! » s'exclame-t-il, l'œil revêche…
« Urgence, Monsieur Rusard… » répond Draco, sur un ton poli…
« Ne profitez pas de votre position ! Le professeur Dumbledore vous laisse bien trop de libertés ! Il a bien tort et devrait se souvenir, de qui est votre père ! » crache pourtant Rusard, avec hargne…
« Je n'ai pas de père, juste un salopard de géniteur que je renie de toute mon Âme, Monsieur Rusard. » répond un peu sèchement Draco, avant de soupirer et d'ajouter, sur un ton nettement radouci : « Ecoutez, Monsieur Rusard, depuis le début de ma scolarité, vous avez eu un œil méfiant et hargneux à mon égard et par extension, sur mes amis. Et depuis septembre dernier, c'est encore pire. Alors voilà. J'ignore ce que vous a fait Lucius, mais quoi que ce soit, j'en suis sincèrement désolé pour vous. Cependant, il faut bien vous mettre dans la tête que je n'en suis pas responsable. Ni mes amis. Nous luttons contre lui, en même temps que nous combattons contre Voldemort. Et si j'ai l'opportunité de livrer ce salopard à la justice, c'est avec un immense plaisir que je le ferai croyez-moi. Et j'espère alors, que vous aurez vous-même le plaisir d'apporter votre témoignage contre lui et que vous obtiendrez réparation des préjudices qu'il vous a causés.… »
« Il n'y a aucune réparation possible ! Aucune ! Ce qu'il a fait ne peut être défait ! Rien ne pourra jamais changer ça ! Pas même sa mort ! » crache Rusard, frémissant de colère…
De douleur aussi, je crois…
« J'en suis profondément désolé, Monsieur Rusard. Vraiment profondément. Et je porterai le poids des crimes que mon géniteur a commis envers vous, si cela peut vous soulager, mais je vous en prie, n'en veuillez pas à mes amis. Certains d'entre eux, ont un bien lourd fardeau à porter déjà, eux aussi… » répond Draco, avec une émotion visible, tandis que Théo presse son épaule avec affection…
Rusard plisse les yeux sur Draco, lèvres pincées. Il ne répond rien. Puis il nous regarde alternativement Théo et moi-même, les yeux sombres et il finit par s'écarter de notre passage…
« Bonne soirée, Monsieur Rusard… » souhaite Draco, avant de reprendre chemin…
Et nous courrons derechef vers les Cachots…
Je me sens le cœur un peu lourd de la scène qui vient de se produire. Et je sais bien que Draco est affecté lui aussi. Théo également, même s'il le dissimule mieux que nous deux…
« Rusard finira par reconnaitre que tu n'es pas Lucius, Draco… Ni moi mon père. Ni Blaise sa mère… » déclare-t-il, lorsque nous nous arrêtons devant le mur qui dissimule l'entrée de notre Salle Commune…
« Je l'espère. Parce que le poids de son regard sur nous commence à me courir sérieusement sur le haricot… » peste-je, tandis que Draco prononce le mot de passe qui va libérer le passage…
« Je vais demander à Pa s'il sait quelque chose à propos de tout cela et voir ce que je peux faire… » déclare-t-il ensuite, avant d'entrer dans la Salle Commune…
« Tu ne pourras rien faire. A moins de lui sauver la vie, il ne te pardonnera jamais d'être le fils de Lucius… Et encore, même si tu lui sauves la vie, je ne suis pas sûr qu'il te pardonne. C'est un vieux revanchard, Rusard. Borné, entêté, teigneux… » réponds-je, avec mauvaise humeur…
« Bah… Ne parlons plus de lui, il n'en vaut pas la peine. Ton devoir est fait, alors qu'es-tu allé faire en Section Botanique ? » intervient Théo, en haussant un sourcil vers moi, alors que nous entrons dans le QG, où les Membres Décideurs commencent à arriver pour notre Réunion…
Je sors donc le Parchemin de ma poche, racontant en deux mots, comment je l'ai eu, puis nous nous penchons sur le message de Warrington…
Il se prépare un enlèvement à Poudlard. Je ne sais ni quand, ni qui sera enlevé, mais c'est pour bientôt et Vaneck est dans le coup. Il a dit qu'il n'en parlera pas davantage, alors pas la peine d'espérer des précisions… L.W.
« Ça me concerne ça. C'est donc pour cela que Voldemort s'est absenté du Manoir il y a trois soirs de cela. Il est bien venu prendre contact avec son petit Espion et Latton peut-être, comme nous le subodorions… » murmure Draco, en faisant une grimace…
« On ne va pas te lâcher d'une semelle, mon vieux… » déclare-je aussi sec, en lui pressant l'épaule…
Mais Draco fronce les sourcils et hoche la tête négativement…
« Je me demande si nous ne devrions pas plutôt profiter de l'occasion, pour tendre un piège à Vaneck. Un Âne Bâté en moins, ce serait toujours ça de gagner. Et il pourra nous dire qui est l'Espion peut-être… » murmure-t-il, réfléchissant visiblement à cette possibilité…
« Pas question ! Nous allons tout de suite informer le professeur Dumbledore et mettre tout en œuvre pour que Vaneck ne puisse pas t'approcher au contraire ! » s'exclame aussitôt Théo, d'un ton impérieux…
« Allons, Théo… » commence Draco, avant d'être vivement coupé
« Il n'y a pas d'allons Théo qui tienne ! Tu ne serviras pas de chèvre dans cette affaire-là ! Ce petit salopard d'Espion est bien trop malin ! Il n'y a qu'à voir comment il a orchestré l'évasion de Bletchley pour s'en rendre compte ! Et comment il échappe à nos recherches constantes depuis des semaines ! Vaneck ne sait certainement pas qui il est ! Pas plus que ne le sait ce salopard de Chomski ! Alors il est hors de question que tu prennes le moindre risque ! Je ne te laisserai pas faire ça, tu m'entends ! » s'exclame Théo, en dardant Draco d'un œil noir…
Je crois que je ne l'ai jamais vu aussi noir d'ailleurs, sauf peut-être quand il a sauté sur le poil de Bletchley, le jour d'Halloween…
Draco soutient son regard durant quelques secondes. Puis il capitule et soupire…
« Très bien. Nous irons voir le professeur Dumbledore, aussitôt la Réunion finie… » décide-t-il, avant de se diriger vers la table de Réunion où nous attendent les copains…
J'avoue que je suis soulagé de sa décision. Car je n'aimais pas beaucoup son idée, moi non plus…
Théo a raison. L'Espion de Poudlard est bien trop malin. Il nous a bien nargués, s'assurant qu'il aurait un public pour assister à l'évasion de Bletchley. Si Draco se mettait à vadrouiller seul ou presque dans les couloirs, il flairera le piège, j'en suis sûr…
OoOoOoO
Acte 6 : La Enième Colère De Voldemort
Ron
Comme promis à Maman, nous sommes revenus au Terrier, pour prendre le thé de 17H00…
Elle n'est pas la seule à en être heureuse. Jonas est aux anges d'avoir ses Papas à la maison et de savoir que nous allons y passer la nuit durant quelques temps. Bien sûr, nous l'avons prévenu que nous allons avoir du travail et que nous ne serions pas présents toute la journée, mais il est ravi quand même…
Il y en a une autre, qui est contente au Terrier. C'est Rita…
Elle a bien compris qu'elle n'obtiendrait aucune réponse concernant notre séjour derrière le Voile de l'Arcade dite autrefois de la Mort, mais elle abreuve le pauvre Sirius de questions, à propos de son évasion d'Azkaban et le périple qui a suivi pour lui…
Bref, Sirius a bien du mal à se défaire de son emprise et quand Harry et moi annonçons que nous retournons au QG pour voir quelle sera la réaction de Voldemort à l'annonce de notre retour, qui doit paraitre dans un Editorial Spécial de la Gazette du Sorcier, il saute sur l'occasion pour venir avec nous…
« Je me porte volontaire pour des doubles garde tous les jours à la Base, ou pour faire n'importe quoi d'autre en attendant de reprendre le boulot… Tout, sauf rester au Terrier à me faire coller par cette sangsue… » maugrée-t-il, lorsque nous arrivons dans la cuisine du QG…
« Ah… C'est d'Rita qu'tu parles. T'inquiète pas Sirius, j'vais lui dire de t'ficher la paix et de s'contenter de ç'qu'elle a déjà pour son bouquin… » déclare Mondingus, qui vient de se faire relever et s'apprête à rentrer au Terrier
« Tu es bien optimiste, Dingue, de penser que tu auras une influence quelconque sur cette pipelette avide… » soupire Sirius, en se décalant pour laisser place à Harry qui arrive…
« Elle f'ra ce que j'lui dis d'faire, tu peux êt' certain, Sirius… » affirme Mondingus, marquant une brève pause avant d'ajouter : « J'vais aussi lui dire d'plus tergiverser et d'se dépêcher d'accepter la proposition qu'Charly lui a fait y a quèques temps. Ça l'occupera bien… »
Sirius lève un sourcil dans sa direction et ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais déjà le brave Mondingus entre dans la Cheminée…
« Mondingus a beaucoup d'influence sur Rita. En fait, elle lui mange même dans la main. Nous te raconterons pourquoi à l'occasion, si cela t'intéresse… » sourit Harry, alors que nous nous dirigeons vers le hall…
« Ok… Je suis curieux de savoir. Et c'est quoi, la proposition de Charly ? » demande Sirius, en grimpant déjà l'escalier…
« Sais pas. Faudra demander à Charly… » répondons-nous, Harry et moi-même, dans un bel ensemble…
Ce sont Lee, Olivier et Alicia, qui sont de garde pour la fin d'après-midi et le début de soirée. Et comme ils prennent seulement le thé, ils nous en offrent une tasse, que nous déclinons pour le moment…
Puis nous profitons qu'il ne se passe rien d'extraordinaire dans le bureau de Voldemort, pour avancer le travail de la nuit et écouter quelques conversations indiquées jaunes ou oranges. Aucune d'entre elles ne recèle d'information majeure cependant. Les petits cons d'Ânes Bâtés tirent des plans sur la comète concernant leur glorieux futur, c'est tout…
« Tiens, c'est Randy Bletchley qui fait le service, maintenant ? » m'étonne-je, lorsque j'avise ce dernier qui fait Léviter un lourd plateau vers le bureau de son Maître…
« Oui… Cela devait durer une semaine, mais il a mis tant de zèle à accomplir sa tâche, que Voldemort a décidé de le garder à son service exclusif. Carrow Père est devenu beaucoup trop lent à son goût. » répond Alicia, en levant à peine un œil sur Bletchley…
« A qui la faute ! Après la branlée qu'il s'est prise juste avant les dernières Batailles, ajoutée à celles qu'il avait déjà reçues auparavant, il n'y a rien d'étonnant ! C'est à peine si Carrow peut se trainer de la cuisine à la porte d'entrée où il reste maintenant en faction toute la journée, pour recevoir les visiteurs… » commente Lee, sur un haussement d'épaule…
Le silence revient dans la Base et Sirius décide de s'appliquer à apprendre par cœur les codes des échanges par Bipper, tandis que je suis la progression de Bletchley sur l'Ecran qui me fait face. Je me demande comment il va réagir, quand il va voir le nouvel éphèbe ramené par Lucius, se faire flatter la croupe par son Maître, tiens…
Un petit vicelard de première ce gars, entre nous, ce qui est loin de déplaire à Voldemort, bien entendu.
Mais je ne verrai pas la réaction de Bletchley, finalement. Car quand il frappe à la porte, l'affreux envoie son nouvel éphèbe et Arcturus dans le salon d'à côté…
Voldemort et Lucius, rajustent leur mise débraillée, avant d'inviter Bletchley à entrer. Ce dernier met la table et les deux horribles s'installent pour le diner. Et aussitôt servi, Voldemort congédie Bletchley, puis Lucius rappelle les deux jouets sexuels à les rejoindre…
Arcturus s'installe à table sans cérémonie, mais l'autre vient se placer à côté de Voldemort, s'agenouillant à ses pieds, yeux baissés et demandant ce qu'il siérait à son Maître qu'il fasse maintenant…
« J'apprécie beaucoup la docilité de ce garçon, Lucius. Ton choix a été fort judicieux … » sourit Voldemort, avec une satisfaction plus qu'évidente…
Et une lueur de concupiscence flamboyant dans son regard…
« Merci, Monseigneur… » répond Lucius, tandis que son Maître invite son nouveau jouet sexuel à lui dispenser une gâterie, pendant que lui-même déguste son entrée…
Le mec s'empresse d'obéir, se glissant sous la table, entre les cuisses décharnée de l'affreux, qui a déboutonné sa robe…
« Le dîner va tourner court. Voilà la Gazette… » annonce de son côté Harry, en désignant l'Ecran sur lequel nous pouvons voir le Portail…
Quelqu'un s'amène en effet, la Gazette à la main, se pressant dans l'allée pour échapper au plus vite à la pluie, qui tombe en discontinue ou presque dans le Wiltshire, depuis ce matin…
Le type demande à Carrow d'apporter le journal à Voldemort, dès qu'il entre dans le Manoir, mais ce dernier refuse obstinément, déclarant qu'il ne peut abandonner son poste. Alors le mec soupire et remonte le couloir jusqu'au Bureau.
Et Voldemort est bien sûr nettement contrarié par l'arrivée d'un importun, lorsqu'il frappe à la porte. Il soupire et demande à Arcturus d'enfiler une robe avant d'aller voir qui ose venir le déranger à cette heure incongrue. Arcturus s'exécute aussi sec et inutile de préciser, que le gars qui attendait derrière la porte est plutôt soulagé que ce ne soit pas Voldemort qui lui ouvre. Il donne la Gazette à Arcturus sans un mot et repart plus vite qu'il est venu…
« C'est un Editorial de la Gazette, Maitre… » annonce Arcturus, en refermant la porte…
« Sans doute est-ce pour annoncer le triomphe de Bellatrix dans le Sud de la France… » déclare Voldemort, en tendant la main, impatient de lire combien Bellatrix a été efficace
Arcturus lui donne le journal avant de se rassoir à table, tandis que l'affreux déroule la feuille de chou, tout sourire…
Il débande aussi sec et son sourire laisse place à une expression de colère, à la lecture du gros titre de la Une…
« Dehors, vous deux ! Repartez dans le salon ! » siffle-t-il en direction d'Arcturus et de son éphèbe dont il a vivement repoussé la tête, sous le regard surpris et interrogatif de Lucius…
Voldemort lui répond en lui jetant quasiment l'Editorial à la figure, avant de se lever pour tourner comme un Grapcorne en cage, la robe toujours ouverte et l'air frémissant de sa rage autour de lui…
Et Lucius pâlit nettement, en lisant à son tour le gros titre qui annonce :
MIRACLE AU MINISTERE
RONALD WEASLEY – NALLY DE PAIMPONT ET SIRIUS BLACK EN VIE !
Un Mystère Enfin Percé !
« Dépêche-toi de lire ce torchon, Lucius pour m'en faire un résumé net et précis ! » siffle l'affreux, dont la main droite crache des étincelles…
Lucius s'exécute avec célérité, ses yeux sautant de ligne en ligne.
« L'article ne révèle pas grand-chose, Monseigneur. Seuls Arthur Weasley, le Directeur de Ste Mangouste et le Chef de Département du Mystère ont été questionnés par les journalistes. Ce que déclare le premier est sans intérêt, le second effectue le rapport de l'état de santé des rescapés et le dernier est apparemment le premier à les avoir vus à leur retour. Par ailleurs, il affirme d'une part que le rapport qu'effectueront Weasley et les autres sera ultra confidentiel et d'autre part, que l'Arcade de la Mort est bel et bien détruite. . » résume largement Lucius, au mécontentement évident de l'affreux
Lucius, dans ses petits souliers de toute évidence, le regarde tourner en rond …
« Que dit précisément le Médicomage de leur état de santé ! » aboie Voldemort, au bout d'une ou deux minutes d'un silence épais et tendu…
« Ils étaient tous épuisés, déshydratés et dénutris. Black surtout. Ils souffraient de plaies diverses, hématomes, fractures. Selon ce qu'il dit, ils ont eu beaucoup à souffrir de leur séjour derrière le Voile, Monseigneur. Surtout psychologiquement semble-t-il… » répond Lucius, qui a l'air éminemment navré de ne pouvoir en dire davantage…
Voldemort fulmine de plus bel et une fois de plus, il réfléchit en silence, sa rage montant crescendo à chaque pas…
« Contacte Bulstrode ! Qu'il se renseigne auprès de cet Auror dont tu as payé grassement les services à plusieurs reprises ! Et auprès de ce Potionniste de Ste Mangouste aussi ! Je veux savoir s'ils ont ramené quelque chose avec eux ! » aboie encore une fois l'affreux…
Lucius se précipite aussitôt vers la porte, mais Voldemort l'arrête au moment où il allait sortir…
« Qu'on enlève le Chef de Département du Mystère et qu'on l'amène ici pour le torturer s'il le faut, mais je veux savoir, Lucius ! » crache-t-il, crépitant de fureur…
Lucius acquiesce et porte la main sur la poignée de porte, mais Voldemort l'arrête une seconde fois…
« Qu'on attende que Weasley et les autres aient fait leur rapport, avant d'enlever le Chef de Département ! Je veux tout savoir aussi, de ce qu'il y a derrière le Voile ! Et comment ils ont fait pour en revenir ! » siffle-t-il, tandis que Lucius sursaute…
« Vous pensez donc Monseigneur.. » commence-t-il, avant d'être vivement interrompu
« Naturellement ! Ils annoncent que l'Arcade est détruite dans l'espoir que je ne tente plus de me la procurer ! Et c'était déjà un mensonge la première fois, après l'Attaque ! Cette Arcade n'a jamais été détruite ! Et maintenant ils vont la cacher ailleurs ! C'est même déjà fait sûrement ! Le Chef du Département pourra nous dire où ils l'ont emmenée ! » s'exclame Voldemort, tandis que Lucius plisse les yeux…
« Croaker, le Chef de Département sait peut-être déjà ce qu'il y a… » commence-t-il une nouvelle fois
« Non ! Flamstead m'a encore récemment bien confirmé que personne n'était revenu jusqu'à présent ! » l'interrompt encore l'affreux, presque au comble de la fureur cette fois…
Lucius en rentre imperceptiblement la tête dans les épaules et pour la troisième fois, il amorce un geste pour sortir du bureau… Ce que Voldemort l'empêche de faire encore…
« Et d'abord qui est cette De Paimpont ! Pourquoi ai-je le sentiment de connaitre ce nom ! Le sais-tu, Lucius ? » siffle-t-il, tournant derechef comme un Grapcorne en cage…
« Non, je l'ignore, Monseigneur. Mais d'après l'âge que lui prête la Gazette, elle a dû arriver à Poudlard après mon départ, si c'est bien à Poudlard qu'elle a été scolarisée… » répond Lucius, avec une prudence grandissante…
« A l'époque de Queudver donc ! Et celui-là dont les restes doivent pourrir dans un égout ! Il aurait pu me renseigner ! » fulmine Voldemort, tandis que Harry, Sirius et moi-même échangeons un bref coup d'œil…
Jamais plus Queudver ne renseignera Voldemort, c'est bien une certitude maintenant…
« Je vais m'informer Monseigneur… » glisse Lucius, en même temps que sa main sur la poignée de porte
« C'est ça ! Va t'informer ! » aboie Voldemort, sans un regard sur lui…
Et Lucius s'empresse d'obéir, tandis que Lee saisit le Miroir qui nous relie à Albus, pour l'informer de la réaction de Voldemort. Mais Harry pose une main sur son épaule et lui dit de laisser tomber, que nous irons à Poudlard, pour faire notre rapport en direct, à Albus, mais aussi aux autres Membres Décideurs…
« Je crois qu'on aurait pu raconter n'importe quoi, que la réaction de Voldemort aurait été la même… » déclare Sirius, l'air pensif…
« Oui. Et nous aurons à mettre le Chef de Département à l'abri très bientôt… » soupire-je, me demandant s'il n'y aurait pas un moyen d'éviter ce désagrément à ce vieux bonhomme…
Mais je n'ai guère le loisir de me pencher sur la question, car soudainement des sifflements douloureux nous parviennent depuis l'Ecran que nous surveillons toujours de très près…
Voldemort vient de prendre possession de Nagini et se fait la conversation à lui-même et j'ensorcèle aussi sec une plume afin qu'elle enregistre la traduction que Harry a déjà commencé…
OoOoOoO
Acte 7 : Voldemort Vs Salazar
Harry
Nagini se tortille sur le sol et sa souffrance explose dans mes oreilles, en même temps que la colère de Voldemort…
Il tempête et fulmine dans un assez long monologue, certain en son for intérieur, que Ron, Maman et mon Parrain sont revenus avec l'objet qu'il convoite, tandis qu'une partie de lui-même, qu'il repousse, étouffe et écrase de sa puissance dominatrice, espère encore qu'il n'en soit rien…
Et cette part de lui, Salazar bien entendu, se gonfle peu à peu de colère, se débattant vigoureusement, pour échapper à la poigne de Voldemort, qui l'emprisonne plus sûrement qu'un étau, pour l'empêcher de s'exprimer…
Et je devine, que c'est ainsi depuis son échec à Godric's Hollow…
« Cesse de m'ignorer ! » siffle pourtant soudainement Salazar, qui est parvenu à se libérer un peu de la poigne de Voldemort…
Celui-ci resserre aussitôt sa prise autour de lui.
« Tais-toi ! Je ne veux pas t'entendre !… » claque Voldemort, avec une sècheresse déterminée…
Mais au lieu de brider davantage Salazar, la colère de Voldemort permet à celui-ci de s'imposer petit à petit dans son esprit…
« Il faut pourtant que tu m'écoutes ! Tu m'entends, tu m'entends, tu m'entends ! Ecoute-moi ! » réagit Salazar, tout aussi impérieux que Voldemort à présent…
Une nouveauté.
Oh… Il lui est déjà arrivé de se fâcher, bien sûr et de s'imposer. Il a même pris le contrôle total sur Voldemort durant plusieurs heures, il y a onze jours… Mais jamais il n'avait fait preuve d'une telle assurance, d'une telle ascendance. Il avait toujours courbé l'échine sous le joug de Voldemort…
Et j'ai presque le sentiment, qu'il ne faudrait pas grand-chose, pour que la situation s'inverse et que si Voldemort lâche du lest une seule fois désormais, il ne pourra plus jamais dominer Salazar…
Et je frissonne…
Salazar aux commandes permanentes, cela n'arrangerait pas nos billes je pense. Il est bien plus imprévisible, bien plus dangereux encore que Voldemort…
« Tu as failli nous mener à notre perte ! Alors je ne t'écouterai pas ! » aboie Voldemort, avec une froideur polaire…
« C'EST TOI QUI AS FAILLI ! TOI ! TOI ! TOI ! ET SEULEMENT TOI ! » rétorque Salazar, avec fureur…
« COMMENT OSES-TU ! TU T'ES PRÉCIPITÉ ! TU ÉTAIS DÉSORDONNÉ ! ET SI TU N'AVAIS PAS DISPERSÉ MES TROUPES NOUS AURIONS GAGNÉ !» réplique Voldemort, avec une égale fureur…
« SI TU AVAIS CESSÉ DE TE DEBATTRE, NOUS AURIONS GAGNÉ ! GAGNÉ ! GAGNÉ ! TU M'ENTENDS ! C'EST TA FAUTE SI J'AI PERDU ! TA FAUTE ! TA FAUTE ! TA FAUTE ! » riposte Salazar, en se débattant avec frénésie pour prendre le contrôle…
« TAIS-TOI ! LAISSE-MOI RÉFLÉCHIR ! » explose Voldemort, en repoussant Salazar aussi loin qu'il peut, dans un sursaut de rage, qui lui donne suffisamment d'énergie pour dominer de nouveau largement Salazar…
Salazar se tait. Il se tapit dans l'ombre, se ramassant sur lui-même, pour mieux bondir en avant devine-je. Mais la mainmise puissante de Voldemort l'étreint avec souveraineté. Voldemort est vainqueur de leur combat. Salazar semble le reconnaitre. Mais sa sournoiserie transpire et Voldemort ne baisse pas sa garde…
« Potter devient trop fort avec le temps. Il devient urgent de nous unir, Salazar… C'est le seul moyen de parvenir à nos fins. Laisse-moi faire également et nous vaincrons… » déclare soudainement Voldemort, après un court silence…
Il a considérablement radouci le ton de sa voix. Il se fait hypnotisant, dans le but évident d'apaiser Salazar…
« Nous devons nous unir ! Oui ! Oui ! Oui ! C'est pourquoi tu dois m'écouter ! M'écouter ! M'écouter ! » siffle Salazar, avec insistance autant que colère…
« CALME-TOI ! » s'exclame Voldemort, qui radoucit de nouveau son ton, avant d'ajouter : « Si tu consens à te calmer, je consentirai à t'écouter… »
« Je suis calme ! C'est toi qui ne l'es pas ! C'est toi qui ne réfléchis pas ! Mais moi je sais ! Je sais ! Je sais ! Alors écoute-moi ! » déclare Salazar, avec impatience et dureté…
« Bien… Exprime-toi… » invite Voldemort, avec une contrariété maîtrisée à grand peine…
Il est clair qu'il accorde la parole à Salazar, uniquement par désir de garder l'emprise et le contrôle. Qu'il espère qu'ainsi Salazar sera satisfait et ne cherchera plus à prendre le dessus…
« Ils ne l'ont pas ramené avec eux. Non ! Non ! Non ! Car ils ne connaissent pas son existence ! Nous sommes seuls à savoir ! Seuls ! Seuls ! Seuls ! » déclare Salazar, sur un ton triomphant…
« Nous sommes seuls à savoir, c'est vrai Salazar. Mais ils peuvent l'avoir trouvé par hasard ! » répond avec brusquerie Voldemort…
Il a brusquement serré le poing. Son visage et toute sa personne expriment ouvertement son agacement…
« Mais ils ne pouvaient l'emmener ! Ils ne savent pas comment faire ! Non ! Non ! Non ! Ils ne savent pas ! Ils ne l'ont pas touché ou ils seraient morts ! Et je suis sûr qu'ils ne l'ont pas vu ! Pas trouvé ! Ils ne sont pas allés jusqu'au bout ! Ils voulaient seulement revenir ! Seulement revenir ! Seulement revenir ! » rétorque Salazar, avec impétuosité
Voldemort ne répond pas. Il doute. C'est perceptible dans son silence, autant que dans son attitude…
« Tu dois me croire ! Me croire ! Me croire ! » réagit Salazar, au bout d'une longue minute de silence…
« Tais-toi ! Tu n'en sais rien ! La Chance était avec eux tu le sais bien ! N'oublie pas qu'ils prennent une Potion de Chance ! » réplique Voldemort, dans un sifflement hargneux…
« La Chance ! La Chance ! La Chance ! Ce n'est pas suffisant ! Non ! Non ! Non ! Et elle n'agit pas si longtemps ! Pas si longtemps ! Pas si longtemps ! » répond Salazar, avec une colère impatiente et pleine de sous-entendus…
« Qu'insinues-tu ? » siffle aussitôt Voldemort, d'un ton dangereux…
« Tu le sais ! Tu le sais ! Tu le sais ! » répond Salazar, totalement ramassé sur lui-même, prêt à se ruer en avant, me semble-t-il…
« Si tu penses vraiment que la Chance n'était pas suffisante pour permettre à Potter de gagner, alors n'oublie pas que c'est toi qui as perdu ! C'est donc toi qui n'as pas eu suffisamment de talent pour le vaincre ! » réplique Voldemort, avec dédain et colère…
Et j'ai aussitôt la nette impression de voir Salazar sursauter, dans les tortillements douloureux de Nagini…
« Ce n'est pas ce que je voulais dire ! Non ! Non ! Non ! Pas ce que je voulais dire ! » réagit-il, retrouvant quelque peu l'attitude soumise, qu'il avait auparavant…
« Alors que voulais-tu dire, dans ce cas ? » demande Voldemort, avec une froideur satisfaite et méfiante tout à la fois…
Il sait qu'il a gagné aujourd'hui, que Salazar va rester en second plan. Mais il sent aussi, qu'il peut revenir à la charge plus tard…
« Ils n'ont pas la puissance ! Pas la puissance ! Non ! Non ! Non ! Et ils ne sont pas Immortels ! » répond Salazar, avec fébrilité…
« Il n'est nul besoin de puissance pour ramener ce que je veux ! L'Immortalité et la puissance sont nécessaires pour la contrôler ! Uniquement ! » explose à demi Voldemort, qui ne cache pas son mépris encore une fois…
« CE QUE NOUS VOULONS ! NOUS ! NOUS ! NOUS ! » réagit Salazar, en ruant en avant, avec une brusquerie sauvage…
Voldemort pince les lèvres, vivement contrarié. Il a commis une erreur et Salazar est de nouveau enflammé, luttant hardiment pour prendre l'ascendant…
« CE SERA JE, QUAND NOUS SERONS UNIFIÉS ET QUE NOUS NE FERONS PLUS QU'UN ! ALORS CALME-TOI ! » explose Voldemort, qui effectue des efforts surhumains, pour résister aux assauts de Salazar
Il transpire à grosses gouttes dans sa lutte et ses poings crépitent d'étincelles qui menacent dangereusement de mettre le feu aux voilages de la porte-fenêtre
« ET TOI ÉCOUTE-MOI ! ILS NE L'ONT PAS JE TE DIS ! ILS NE L'ONT PAS ! ILS NE L'ONT PAS ! ILS NE L'ONT PAS ! ET MÊME S'ILS L'AVAIENT ILS NE POURRAIENT PAS EN PRENDRE CONTRÔLE ! ILS NE CONNAISSENT PAS LE RITUEL ! LE SEXE ! LE SEXE ! LE SEXE ! ET LE SANG ! » explose à son tour Salazar…
« C'EST LE SEUL POINT SUR LEQUEL JE SUIS D'ACCORD AVEC TOI ! » rugit Voldemort, en fournissant encore un terrible effort, pour repousser Salazar
« C'EST VRAI ? TU ES D'ACCORD ? D'ACCORD ? D'ACCORD ? D'ACCORD ? » demande Salazar, en se figeant dans l'attente de la réponse…
« C'EST VRAI ! Je suis d'accord ! Alors laisse-moi tranquille ! Il faut que je réfléchisse à tout cela ! » aboie Voldemort, profitant du répit offert par Salazar, pour renforcer ses barrières…
Il s'ensuit un silence tendu, durant lequel Nagini souffre et siffle avec rage…
« Très bien ! Réfléchis donc ! Mais accorde-moi plus de place aussi ! Ecoute-moi plus souvent ! Plus souvent ! Plus souvent ! Plus souvent ! » capitule finalement Salazar, au bout de quelques longues secondes…
« On verra, si tu te tiens tranquille et que tu promets de ne plus lutter contre moi !» réplique Voldemort, avec une fermeté glaciale…
Salazar asticote encore un peu Voldemort, pour lui arracher la promesse d'écouter ses suggestions lors de ses prochains ébats avec l'éphèbe ramené par Lucius, avant de consentir à le laisser tranquille…
Et aussitôt que Nagini cesse de se tortiller de douleur, Ron se tourne vivement vers moi…
« L'intérêt principal de cette conversation, c'est que Voldemort est en désaccord avec Salazar, qu'il doute de lui-même et de ses capacités à te vaincre… » commente-t-il, en plissant les yeux…
« Tu as raison… Et voilà une jolie faille qu'il serait peut-être bon d'exploiter… » approuve-je, en saisissant la liasse de Parchemins, pour relire l'intégralité de la conversation…
Et je me dis que Messire Salazar est sans doute notre atout majeur, pour exploiter cette fameuse faille…
OoOoOoO
... Votre avis m'intéresse vivement ...
...
..
.
V
