Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Réponses aux commentaires anonymes sur mon forum : - Lion – Yzeute -
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§§ MEILLEURS VŒUX DE SANTE ET DE PROSPERITE POUR L'ANNEE 2015 §§§
§§ JE VOUS SOUHAITE QU'ELLE SOIT DOUCE ET HEUREUSE §§
§§ BISOUS §§
Me-Violine
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Découvertes Surréalistes 2 / 6
Acte 5 : La joie De Messire Salazar
Théo
Nous sommes à peine installés autour d'un thé, lorsque Messire Salazar revient de son petit tour dans la Gentilhommière où Voldemort va déménager sous peu.
« Voilà ! J'ai pris tous mes repères ! Il suffira que l'on me dise exactement où est placé Voldemort, pour que j'apparaisse au point adéquat ! » s'exclame-t-il, en faisant mine de prendre place sur le seul fauteuil encore libre…
« Oh ! Maintenant que la question de la discrétion de vos déplacements ne se pose plus, il suffira pour ça, que vous veniez le déterminer vous-même, sur les Ecrans du QG de Londres ! » s'exclame en retour Ron, en prenant la tasse de thé qu'Hermione lui présente…
Le visage de Messire Salazar s'éclaircit aussitôt d'un immense sourire…
« Fabuleux ! Je rêvais justement de voir votre fameuse Base d'Espionnage ! Et de comprendre enfin ce que sont les Caméras, Micros et autres appareils mystérieux dont vous faite usage en ces lieux ! » s'exclame-t-il encore, le regard débordant d'enthousiasme…
« Il suffisait de nous faire part de votre curiosité à ce propos, Messire Salazar et il y a longtemps que nous vous aurions invité à Londres. Et s'il y a d'autres lieux que vous souhaitez également visiter, n'hésitez pas, ce sera un plaisir de vous y faire accompagner, si nous ne pouvons nous-même nous en charger… » répond Harry, avec douceur…
« Merci très cher ! Je serai fort aise de voir de mes propres yeux le fameux Village des Elfes tout récemment construit ! Et la demeure de votre mère adoptive dont j'ai entendu vanter la splendeur ! Et si ce n'est trop demander, il me siérait également grandement, de rendre officiellement visite au Terrier et de faire à cette occasion, connaissance avec votre plus jeune fils, que je n'ai point eu l'heur de rencontrer jusqu'à présent. Mais je vous sais tous fortement affairés déjà et ne voudrais point déranger. Si ce n'est donc possible, de satisfaire ces désirs, je comprendrai parfaitement ! » déclare alors Messire Salazar, avec une certaine précipitation…
Et une lueur qui ne trompe pas dans l'œil. Il souhaite plus que tout voir d'autres horizons. Et serait fort déçu s'il n'était pas possible de réaliser ses vœux. Et je comprends ça. Pendant plus de mille ans, les contacts humains lui ont été refusés et il n'avait guère possibilité d'aller tailler une bavette avec ses connaissances…
Alors même s'il lui est arrivé parfois de quitter Poudlard, de son propre aveu, pour aller voir comment se portait un élève ou un professeur pour lequel il avait de la sympathie, ce n'était pas du tout la même chose qu'aujourd'hui.
« Il n'y a aucun dérangement, Messire Salazar. Cependant, concernant le Village des Elfes, il faudra attendre que Papa soit disponible et que la guerre soit finie. Mais pour le reste, pas de problème. Même chose au QG. Par ailleurs, nous préviendrons le Terrier, de votre visite imminente et vous y serez bienvenu, il va sans dire… » répond Harry, avec un sourire engageant, avant d'ajouter, avec une certaine gravité : « Naturellement, Roi Dobby se fera un plaisir également, de vous faire visiter la demeure de Maman, lorsqu'il vous révèlera le chemin menant jusqu'au Temple des Elfes. Car vous aviez raison, au jour de notre rencontre, Messire Salazar. Votre présence à mes côtés va être très précieuse, pour mener Voldemort à sa perte… »
Le visage de Messire Salazar, qui frisait l'expression béate, se froisse illico et son regard s'assombrit considérablement…
« Expliquez-moi donc ce dernier point, mon cher Harry… » demande-t-il, sa voix grave et profonde, infiniment sérieuse maintenant…
« Bien sûr. Mais avant que je vous explique cela, Messire Salazar, il faut que vous sachiez que notre Combat va bien au-delà de ce que nous pensions. Il ne s'agit pas seulement de vaincre Voldemort, mais de sauver Magie Mère, notre Monde et la Celtycie… » répond Harry, son regard ancré dans celui du Fantôme, dont l'expression faciale s'aggrave de seconde en seconde…
Et Harry entreprend de lui faire un résumé concis et précis de la situation, évoquant la Mission Belles Aux Bois Dormant, dont le succès nous garantit un atout de taille en Celtycie, avant d'expliquer la tâche dont je suis investi avec Severus, Sirius et Remus, puis celle dont il est lui-même chargé…
Mais cela prend plus de temps que mon frère l'aurait voulu, naturellement. Car Messire Salazar l'interrompt assez souvent. En premier lieu, pour chaudement féliciter Hermione, Draco et Nev, s'extasiant à coups de formulations dithyrambiques sur leurs talents, puis posant de très nombreuses questions concernant les autres Missions, Megildur, les premiers Loups Garous, les Monstres créés par Balegarian et tout le toutim…
« Voilà qui est inouï ! Extraordinairement inouï ! Votre destin à tous est plus encore exceptionnel que je le pensais déjà jusqu'à présent… » murmure finalement Messire Salazar, en nous regardant à la ronde, visiblement impressionné, lorsque Harry a enfin fini d'exposer la situation…
« Oui. Autant que le vôtre, Messire Salazar. Car votre rôle sera tout aussi essentiel que les nôtres… » répond Harry, avec un doux sourire…
Et le regard de Messire Salazar s'éclaire d'une lueur qui pétille à nouveau de joie…
« Vous avez raison, Harry. Je n'aurais pas souffert en vain d'une terrible solitude, errant comme une âme en peine, invisible aux yeux des vivants comme des morts, durant toutes ces si longues années. Cela faisait partie de mon destin et Artemus se serait sans doute bien gardé de me jeter cette horrible Malédiction, s'il avait su que cela servirait de si hauts et nobles desseins. Et surtout, que cela mènerait à la perte de son dernier descendant et à la définitive fin de sa lignée… » déclare-t-il, l'air plus serein que je ne lui ai jamais vu, avant d'ajouter, sur un soupir d'aise : « Et plus que tout, bientôt mon nom entrera à nouveau dans l'histoire, non plus pour dépeindre le sombre passé que m'a faussement construit cet infâme usurpateur, mais pour le présent et l'avenir que nous sommes en train de bâtir… »
« En effet Messire Salazar. Et tous les Serpentards dignes de votre Maison, qui participeront de près ou de loin au succès de votre Mission, seront très honorés, de voir leurs noms figurer auprès du vôtre… » assure Draco, tandis que Blaise et moi-même hochons positivement la tête…
« Il n'y a pas qu'eux. Les Gryffondors aussi, seront très honorés… » ajoute Harry, avec une certaine solennité…
« N'oublions pas non plus de mentionner les Serdaigles et Poufsouffles également… » renchérit Neville, à l'approbation générale…
« Ouais. Il n'y a que Rusard et les Ânes Bâtés qui vont pester tout ce qu'ils peuvent et vous détester. Parce qu'avec ça, il y aura assurément une grande plaque à votre nom, à briquer en plus dans la Salle des Trophées. Peut-être même quelques statues en prime dans les couloirs… » assène Ron, déclenchant une petite vague de rire…
Et Messire Salazar n'est pas le dernier, à se bidonner. Il est réjoui maintenant. Totalement. Indéniablement. Et je me rends compte que si nous l'avons vu la plupart du temps affable, aimable, plaisantin et joyeux, il avait toujours résidé en lui un brin de mélancolie, que le pétillement rieur de ses yeux ne pouvait totalement effacer…
Ce n'est plus le cas maintenant. Il est apaisé et heureux. Pleinement.
« Très bien. De combien de temps disposons-nous, avant que je commence à hanter Voldemort ? » demande Messire Salazar, recadrant ainsi le sujet…
« Quelques jours. Et je pense tout à coup, qu'il serait nécessaire que vous vous familiarisiez avec le ton employé par son Salazar… » répond Harry, sur un froncement de sourcil soudain…
« Je le pense également. Et voilà un excellent prétexte, s'il était nécessaire qu'il y en ait un, pour vous rendre dès à présent dans la Base d'Espionnage, Messire Salazar …. » intervient alors Hermione, d'un ton aimable…
« Ouais. Vous pourrez écouter l'enregistrement des conversations qu'ils entretiennent Voldemort et lui. Ainsi, vous aurez une très bonne idée de son personnage et de son évolution. Et cela facilitera sûrement votre interprétation… » renchérit Ron, qui ajoute sur un froncement de sourcils : « A condition que vous puissiez comprendre encore le Fourchelang… Car si mes souvenirs sont bons, vous ne le parlez plus n'est-ce pas ? »
« Effectivement, mon jeune ami, je ne le parle, ni ne le comprends plus. Mais la manière dont un message est exprimé vaut autant, si ce n'est plus que les mots ! Le ton et toutes les nuances des sifflements me suffiront donc je pense, pour saisir le personnage ! Il suffira que Harry m'indique quand c'est lui qui s'exprime ! Et je suis très hâtif je l'avoue, de mettre ce projet à exécution ! » s'exclame alors Messire Salazar, ce qui ne me surprend absolument pas…
Il est toujours d'un enthousiasme débordant, lorsqu'il s'agit de nous rendre service et de lutter contre Voldemort et consorts…
« Alors ne perdons pas de temps et commençons par là. Ré écouter et/ou relire toutes ces conversations, ne nous fera pas de tort loin de là et nous permettra probablement de mettre le doigt, sur la manière de débuter notre projet… » décrète Harry, en se levant de son fauteuil…
Draco, Blaise, Nev et moi-même, échangeons aussitôt un regard. Nous ne sommes pas censés quitter Poudlard aujourd'hui et dans deux heures environ, nous avons rendez-vous dans les Cachots Perdus, pour participer à la fabrication des Gadgets Défensifs…
« Oh et puis zut ! Nous reviendrons à l'heure pour notre rendez-vous et si on a besoin de nous, nous sommes joignables par Miroir interposé et nous serons vite rentrés… » déclare soudainement Nev, en se levant vivement…
« Andaer Meldarion a parlé et qui sommes-nous pour refuser de suivre son si sage avis ? » demande aussi sec Blaise, avec un sourire en coin..
Et il va sans dire qu'il se lève lui aussi très vivement
« Tu as entièrement raison, Ara Saeldur. Suivons l'avis d'Andaer Meldarion et rendons-nous grand train à Londres. Prenons aussi une Pensine, mes souvenirs contiennent après tout, des conversations également. Ils pourraient donc être hautement utiles… » approuve alors Draco, avec enthousiasme…
Ceci dit, je n'ai peut-être rien dit, mais je suis le premier à grimper l'escalier en colimaçon escamotable, menant dans la Salle Secrète de Godric, d'où nous allons emprunter les Passages Internes, pour nous rendre dans le Bureau du Directeur, afin de faire le voyage par Cheminette…
« J'espère qu'Albus est là pour vous livrer l'adresse et les coordonnées du QG, Messire Salazar… » déclare soudainement Ron, alors que nous sommes à mi-parcours, courant derrière Messire Salazar qui mène effectivement grand train…
« A ma connaissance, il ne devait pas quitter Poudlard aujourd'hui… » répond Hermione, d'un ton souriant…
« Et de toute façon, au besoin, nous le joindrons par le biais de son Miroir… » renchérit Harry, fermement décidé…
Et j'en suis bien heureux. Car j'avoue que cela me pèse, d'être revenu à l'Ecole. Cela n'était jamais arrivé jusqu'à présent, mais depuis ce matin, je trouve le fait de devoir aller en classe, comme une considérable perte de temps. Je n'ai plus besoin de cours depuis longtemps et j'ai bien d'autres choses à faire.
Comme poursuivre mon étude de l'Elfique parlé et écrit, par exemple. M'imprégner de la culture et de la philosophie des Elfes également. Car je suis certain que cela me servira pour récupérer Megildur. Et puis je dois aussi parfaire ma Technique de Magie sans Baguette, au Tir à l'Arc et à l'Epée, mes Déplacements en Tapinois.
Tout ça, en plus de ma Mission d'Espionnage ici et la fabrication de Potions, Onguents, Gadgets Défensifs et en prime, les Réunions du Comité et du Groupement de Défense, celles pour réfléchir au piège que nous allons tendre à Voldemort…
Alors aller en cours… Franchement, ça m'emmerde profondément…
Et je pense sérieusement en laisser tomber quelques-uns. Histoire de la Magie, Botanique, Astronomie, Soins Aux Créatures Magiques et Potions. Ainsi, je ne garderai que Runes, Arithmancie, DCFM, et Métamorphose. Cela allègera bien mon emploi du temps.
Mais il faut d'abord que j'en parle avec le Directeur. Car je voudrais quand même passer mes Aspics dans les matières que je souhaite abandonner. J'ai les connaissances suffisantes après tout. Je pourrais même tout laisser tomber et décrocher mes Aspics les doigts dans le nez, dès juin prochain…
Mais il faut bien que je justifie ma présence ici, n'est-ce pas ?
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Acte 6 : Une Idée Complètement Folle
Ron
Je suis le premier, à débarquer dans la cuisine du QG de Londres, une Pensine sous le bras et faisant sursauter la Tante Pétunia qui prépare une tarte aux pommes. Dudley, qui l'aidait en épluchant les fruits, est lui aussi très surpris et il se lève d'un bond de son banc…
« C'était pas prévu que tu viennes ! Y s'passe quelque chose ? » demande-t-il vivement inquiet…
« Non. Rien de spécial, rassure-toi. Nous venons juste faire un tour dans la Base avec un ami. Nous avons quelques petites choses à voir là-bas… » réponds-je, au soulagement visible de Dudley et de sa mère, tandis que les flammes de l'âtre virent au vert et que Harry surgit, lunettes de travers et trébuchant comme d'habitude…
Je le rattrape in-extrémis par le coude, pour lui éviter la chute…
« Putain de maudit moyen de Transport ! Je ne m'y ferai jamais ! » peste-t-il, en réajustant ses lunettes sur son nez et s'écartant vivement pour laisser passer Draco…
« Tu te crispes trop, Harry. Reste souple et tu ne trébucheras plus à l'arrivée… » lui conseille-je, pour la millième fois au moins…
« Ouais, je sais. Mais je n'y arrive pas… » soupire Harry, avant d'aller embrasser sa Tante et son Cousin…
« Prendrez-vous le thé avec nous ? » demande Pétunia, sourcil haussé sur sa question…
« Non, merci. Nous en avons pris un avant de venir. Et même trois ou quatre, je ne sais plus exactement. » sourit Harry, avant de préciser : « Mais tout à l'heure, pourquoi pas ? J'en profiterai pour vous présenter Messire Salazar… »
Aussi sec, Dudley affiche un immense sourire…
« Il va donc venir ici ? Chouette alors ! J'ai hâte de le connaitre ! » déclare-t-il, indéniablement réjoui…
Je me souviens alors que nous avons parlé de Messire Salazar devant lui à quelques reprises et qu'il avait à l'occasion manifesté sa curiosité, déclarant qu'il aimerait bien voir un Fantôme un jour…
« Ouais. Nous avons quelque chose à voir avec lui ici. Mais il va arriver directement dans la Base. Nous descendrons avec lui, quand nous aurons fini là-haut… » répond Harry, en se dirigeant déjà vers la porte donnant sur le Hall…
Et comme les autres, arrivés durant cette courte conversation, je le suis prestement…
Messire Salazar n'est pas encore là, lorsque nous entrons dans la Base. Il ne nous faut cependant pas attendre plus que quelques secondes, avant qu'il ne surgisse, au beau milieu de la table sur laquelle est dressé le service à thé que Pétunia a dû monter pour Mondingus et Sirius, juste avant notre arrivée…
Naturellement, Messire Salazar fait montre de son exubérance habituelle, lorsqu'il voit les Ecrans, Magnétoscopes et tout le reste. Mais il ne réclame aucune explication technique, se contentant de s'extasier sur notre génie…
« Je frémis d'horreur, à chaque occasion où il m'est donné de poser mon regard sur ce qu'est devenu avec le temps et l'usage excessif de Magie Noire, celui qui se réclame à tort de ma descendance ! » s'exclame-t-il ensuite, en se penchant vers l'Ecran où nous voyons Voldemort en train de lire un bouquin, avant de se redresser et d'ajouter d'un ton lugubre : « Quelle vilaine figure ! Il n'y a guère lieu de tomber en pamoison à sa vision et combien je serais désespéré, s'il avait été fruit de ma lignée ! Même Artemus doit en convenir depuis l'Enfer et amèrement regretter d'avoir une descendance d'une laideur si répugnante et repoussante ! »
« Ouais. Il y a de quoi se lamenter franchement, d'avoir de près ou de loin participé à la conception d'un tel monstre… » approuve Blaise, avec une grimace et il semble sur le point d'ajouter quelque chose, mais il en est empêché par Hermione…
« Je suis d'accord. Cependant n'oubliez pas qu'il ne faut pas s'arrêter à l'esthétique physique. Elle n'est pas tout. Loin de là. Autrefois, Tom Jedusor a eu un physique très avantageux, mais son cœur et son esprit ont toujours été très laids et c'est leur laideur, que son visage reflète aujourd'hui. A contrario, certaines personnes ne sont pas belles physiquement et ne le deviendront jamais, ou l'ont été et ne le sont plus, à cause des dégâts du temps ou de la guerre et des Combats qu'elles ont menés. Mais leur cœur est si bon, qu'il fait oublier leur laideur. D'ailleurs n'est-ce pas le cas, avec Maugrey Fol Œil par exemple ? Qui d'entre nous voit encore sa laideur plutôt que son cœur d'or, aujourd'hui ? Aucun. Car nous avons appris à le connaître. Ses vilaines cicatrices ne sont pas plus visibles à nos yeux, que celles toutes récentes de Georges ou Hannah. Et tous les enfants de notre entourage ne s'y trompent pas. Ils adorent le vieil Auror bougon, qui le leur rend bien… » intervient-elle, avec une grande douceur…
« Naturellement. Et c'est bien dans ce sens que je l'entendais, lorsque j'ai dit qu'il y avait de quoi se lamenter d'avoir participé à la conception d'un tel Monstre... » répond Blaise, en prenant la main d'Hermione, avant de préciser : « Et j'allais ajouter que je ne suis toutefois pas certain que depuis l'Enfer où il doit se trouver, Artemus n'apprécie pas de l'avoir fait. N'était-il pas un Monstre lui aussi ? Il doit donc se réjouir et être fier… A condition bien sûr, que les Démons lui accordent le temps de voir et apprécier la monstruosité de son affreux descendant. Ce qui n'est pas certain, loin de là. Car ils n'ont sans doute pas envie de lui donner motif à se réjouir. Bien au contraire… »
Hermione sourit et effleure ses lèvres d'un baiser, sous le regard pétillant de Messire Salazar…
« Ah ! Que c'est beau l'amour ! Et s'il y a bien une chose qui me chagrine dans ma condition actuelle, c'est que ses plaisirs m'en sont désormais hélas refusés ! » s'exclame-t-il, quelque peu théâtral à son habitude…
« Je compatis à votre malheur, Messire Salazar. En revanche, je regrette sincèrement, que les plaisirs auxquels vous faites sans doute allusion, ne soient pas refusés à ce diable de Voldemort ! » déclare Sirius, en pointant du doigt l'un des Ecrans, avec une grimace significative…
Durant notre petite conversation, l'affreux a laissé tomber la lecture de son bouquin et il s'est rendu auprès d'Arcturus, dont il cajole maintenant la croupe, le regard gourmand…
« Ouais. Ben profitons qu'il ne se passe rien d'important au Manoir, pour faire ce que nous sommes venus faire… » réponds-je, à l'approbation générale…
Et Harry ne perd pas de temps, pour sélectionner les Cassettes qui nous intéressent, tandis que Draco décrète qu'il nous faut commencer par les plus anciennes conversations que nous avons à disposition et dépose le souvenir qu'il a extrait de sa mémoire, dans la Pensine posée à côté du plateau à thé. Et pendant ce temps, je sors le dossier contenant toutes les retranscriptions de ces conversations que nous avons soigneusement consignées…
« Mmmmm…. Il serait peut-être plus simple si je posais un Sortilège sur les Parchemins, afin que vous puissiez savoir qui de Voldemort ou de son Salazar s'exprime… » déclare ensuite Harry, en direction de Messire Salazar…
« Ouais… Agrandis les Parchemins, pendant que tu y es et il n'y aura qu'à les épingler sur le mur, afin que nous puissions suivre également la conversation… » suggère-je, sous le hochement de tête approbateur des autres
Harry acquiesce et il jette deux Sortilèges d'affilé, puis il met le souvenir de Draco en train, avant d'en jeter un troisième, juste avant que les sifflements retentissent. Et sur le Parchemin que nous fixons tous du regard, les phrases se teintent en vert, lorsque c'est Voldemort qui parle, tandis qu'elles prennent une couleur rouge, quand Salazar est censé lui donner réplique…
Harry avait très bien imité les nuances et différences d'intonations et de rythme de Voldemort et Salazar, lorsqu'il nous traduisait les conversations en direct, j'en prends bien plus la mesure maintenant, que nous nous concentrons exclusivement sur les changements de ton et de vitesse, dans les sifflements qui retentissent dans le silence.
A la fin de la conversation, Messire Salazar demande qu'on remette le couvert une seconde fois. Et il écoute encore attentivement, très concentré, comme tantôt. Puis il suggère que Harry repasse une troisième fois le souvenir de Draco et il lit en même temps à voix haute le texte du Salazar de Voldemort.
Et je frissonne, non seulement bluffé par la justesse du ton qu'il emploie, mais aussi par les mimiques et attitudes qu'il adopte, lorsqu'il débite son texte…
« Qu'en pensez-vous, Harry ? » demande-t-il, à la fin de sa prestation…
« Que vous avez rendu quasi exactement ce que j'imaginais, lorsque j'ai entendu pour la première fois cette conversation… » répond Harry, avec une sincérité plus qu'évidente, en mettant la première Cassette dans le Magnétoscope…
Et le manège recommence. Messire Salazar écoute à deux reprises, avant de jouer le rôle du Salazar de Voldemort et ainsi de suite, jusqu'à la dernière conversation qui a eu lieu entre l'affreux et son double tout aussi Maléfique que lui. Et je suis épaté je l'avoue, de constater l'évolution du personnage, interprété par notre ami spectral…
« Nom de Zeus ! C'est vraiment surréaliste cette affaire ! Et je comprends mieux le personnage maintenant. Tu as raison, Harry. Le Salazar de Voldemort est de plus en plus maitrisé, autoritaire et réfléchi, qu'il ne l'était au début. Et il va falloir que Messire Salazar joue sacrément serré, pour faire admettre à Voldemort, que c'est bien son Salazar à lui, qui se matérialise. Car imagine qu'il vienne ensuite à avoir une conversation avec son double et qu'il évoque avec lui, ce qu'il est censé lui avoir dit alors qu'il était matérialisé. Si l'autre proteste et affirme que ce n'est pas lui, mais un imposteur qui s'est présenté devant l'horrible, tout notre beau plan pourrait tomber à l'eau… » déclare Sirius, sur une grimace…
« Oui. J'ai pensé à cela aussi. C'est pourquoi Messire Salazar devra prévenir Voldemort, qu'il pourrait présenter des trous de mémoire et ne pas se souvenir lui-même de ce qu'il s'est passé, lorsqu'il aura réintégré son corps… » répond Harry, qui soupire avant d'ajouter : « Bien sûr, il faudra aussi trouver une explication plausible et solide à ce possible phénomène d'amnésie du Salazar de Voldemort… »
A nos côtés, Hermione sursaute et plisse les yeux, en pleine réflexion…
« Oh… Je crois que je tiens une idée… Oui… Il faut se servir de ce qu'ont expliqué les Magies de Sirius et de Ron… Oui… Il faut expliquer à Voldemort qu'il a pu recevoir en lui l'Esprit de Salazar, parce qu'il est un Réceptacle. Sortir du corps de Voldemort pour se matérialiser devant lui, demande des efforts considérables et perturbe sa mémoire lorsqu'il réintègre sa place. Il devra donc appeler Salazar à lui parler en Esprit, se concentrer sur son souvenir et le faire défiler en boucle à plusieurs reprises, pour que Salazar lui-même s'en souvienne et s'en imprègne… » explique-t-elle, avec un sérieux infini…
« Ouais. Ben si vous voulez mon humble avis, vous vous faites du mouron pour pas grand-chose. Parce que Voldemort ou Salazar, c'est kif kif et Dragonneau, non ? Ils partagent donc le même Esprit et les mêmes souvenirs. Alors ce n'est pas comme si nous avions affaire à deux personnes différentes et je ne vois vraiment pas où est le problème, ni par quel hasard Salazar pourrait interférer en notre défaveur. S'il le fait, ce ne sera que l'expression des doutes de Voldemort lui-même, non ? En conséquence, si lui est convaincu, il n'y aura pas de lézard… » intervient Théo, sur un haussement d'épaule…
« Mmmm… Non, pas forcément. Voldemort est clivé, son esprit est scindé et il n'a pas conscience de se faire la conversation dans l'esprit de Nagini. C'est à cette occasion que lui-même et son Salazar échangent sur les idées et projets de Voldemort. » répond Hermione, avec assurance, tandis que mon pif se met soudainement à démanger assez furieusement…
Nom d'une Gargouille ! Que se passe-t-il ? Pourquoi se met-il en alerte celui-là ? me demande-je, en frottant très discrètement mon tarin…
Pas besoin d'alarmer les autres, avant que j'en sache davantage, n'est-ce pas ?
« Effectivement. Et je ne sais pas pourquoi, mais à mon avis, des deux faces du même personnage qui cohabitent dans l'Esprit scindé de Voldemort, une seule a vraiment conscience d'échanger au travers de Nagini : Salazar… » assène Harry, parfaitement convaincu, tandis que cette fois, je sursaute carrément, le pif en ébullition chatouilleuse
« Par les couilles du bouc ! » m'exclame-je alors, mon cerveau examinant à toute berzingue, l'idée qui m'est subitement venue en tête…
C'est une chose que nous n'avons jamais envisagée. Et plus je l'examine, plus ça me semble faramineux… Complètement fou certes. Hautement improbable même, d'après tout ce que nous savons. Mais pourquoi pas après tout ?
Ouais. Fort possible. Car maintenant que j'ai exprimé cette idée pour moi-même, mon tarin ne chatouille plus. Je tiens une idée essentielle. Plus qu'une idée même. J'en suis convaincu…
« Oui, mais encore ? » me demande Harry, haussant un sourcil vers moi…
« Eh bien, nous sommes tous partis du principe que Voldemort est frapadingue, schizophrène plus exactement et que sa personnalité est clivée en deux faces bien distinctes, n'est-ce pas ? Et si ce n'était pas vraiment ça ? Oh ! Je ne dis pas que Voldemort n'est pas cinglé, il l'est assurément ! Mais si son Esprit n'était pas scindé en fin de compte ? » réponds-je, regardant chacun à la ronde…
Pour le coup, tout le monde fronce les sourcils…
« Ouais. D'accord, peut-être as-tu raison et que son Esprit, bien que complètement délirant, n'est effectivement pas scindé. Mais je ne vois pas où cela mène ça, alors ne nous fais pas mariner inutilement et expose-nous clairement ton idée… » réplique Draco, en croisant les bras sur sa poitrine, démontrant qu'il attend de pied ferme que je m'explique davantage…
« Et si son Salazar, n'était pas l'une des deux faces de sa personnalité clivée, mais qu'en réalité il s'agissait de sa Magie ? » demande-je alors, déclenchant des réactions diverses et variées…
Hermione et Harry froncent davantage les sourcils, Sirius hausse les deux siens. Mondingus affiche une mine surprise, Nev, Théo et Blaise semblent estomaqués et ne pensent plus à respirer, Draco est nettement dubitatif et enfin, Messire Salazar me regarde d'un œil hautement intéressé et interrogateur…
Est-il seulement au courant des Réceptacles ? Que Harry a abrité ma Magie et Miho celle de Sirius ? Je n'en sais rien. Et, de toute façon, si c'est là son interrogation, il n'a pas loisir de poser question à ce propos. Car Draco est plus rapide que lui pour intervenir…
« La Magie ne parle pas avec son hôte. Celle de Sirius et la tienne l'ont clairement expliqué à Harry, lorsqu'il les a abritées. Elles n'ont pas su expliquer pourquoi, mais c'est comme ça. Point à la ligne. » assène-t-il, avec fermeté…
« Ouais. Je suis d'accord. Mais n'oublie pas que celle de Voldemort n'est pas comme la nôtre. Elle n'est pas complète. Une partie d'elle a été déchirée et réside actuellement en Harry. Il y a de quoi la perturber et lui faire oublier le sens des convenances, tu ne crois pas ? Et puis elle n'est pas normale. Elle est tout aussi imprégnée de Magie Noire, dégénérée et folle que Voldemort ! Alors pourquoi ferait-elle les choses normalement ? Pourquoi ne voudrait-elle pas dominer son hôte, au lieu de se laisser guider par lui ? Et n'est-ce pas plutôt elle, qui voudrait se réunifier avec Tristan, au travers du Rituel de Sexe et de Sang ? » réponds-je, mon idée se précisant à mesure que je parle
Putain… Que d'implications dans tout cela !
« Ce serait donc elle, qui mènerait la danse… Et donc comme je le pense, c'est elle qui amènerait Voldemort à communiquer avec elle, au travers de Nagini, … Oui, cela se tient… » murmure Harry, reportant sur moi son regard qu'il avait détourné vers les Ecrans, pour ajouter : « Continue, Ron. Dis-nous exactement tout ce que tu penses… »
« En fait, maintenant que j'y réfléchis sous cet angle, je vois les choses ainsi : Tristan a empêché que tu sois tué, en retournant à Voldemort l'Avada qu'il te destinait. Et tout comme Tristan l'a fait, Salazar s'est également interposé pour protéger son hôte. Cela expliquerait pourquoi l'affreux n'est pas mort et qu'il ne restait pas grand-chose de lui, seulement son Esprit et son Âme probablement, dont j'ignore totalement comment Salazar est parvenu à les retenir sur terre et pourquoi il a fallu un Rituel de Magie Noire, pour que Voldemort retrouve un corps digne de ce nom, alors que toi, tu as gardé le tien. Quoi qu'il en soit, avant que Voldemort… Enfin, son Esprit… et son Âme aussi, retrouvent ce corps, il a fallu beaucoup de temps pour que les forces de l'affreux reviennent. Et lorsqu'il en a repris assez, Salazar a commencé à en reprendre aussi. Ceci dit, il devait être confus, amputé de nombres de ses souvenirs et à l'instar de son hôte qui lui a refilé sa folie furieuse, il était dangereusement déséquilibré déjà. Alors, pour essayer de comprendre ce qui lui arrivait, il s'est mis en tête de parler à son hôte et l'a sans doute fait au travers des serpents qu'ils ont rencontrés. J'imagine qu'il a procédé ainsi, parce qu'il fallait un vecteur pour qu'il puisse se faire entendre et qu'un grand nombre de serpents ont dû y laisser la vie, jusqu'à ce que Nagini se présente à eux. Il survit juste parce qu'il est plus fort que ceux qu'ils ont possédés avant. Bref. Peu importe pour l'heure comment et pourquoi tout cela a été possible. Ce qui compte, c'est que Salazar confus, désorienté et amputé de ses souvenirs, n'a pas su dire qui il était à Voldemort. A moins qu'il n'ait pas voulu ou n'ait pas pu le faire, je n'en sais rien et peu importe aussi pour le moment. Ce qui est sûr, c'est que Voldemort l'appelle Salazar. Et dans son délire, il s'imagine depuis qu'il parle avec lui, que l'Esprit de celui qu'il pense être son ancêtre, a survécu à la mort et a rejoint le sien. Et l'idée a germé, qu'il fallait que l'Esprit de Voldemort et Salazar s'unissent en un seul, pour devenir à la fois immortel et invincible. Ceci dit, je pense que c'est Salazar qui a insufflé cette idée à l'affreux car c'est lui-même qu'il veut réunifier avec Tristan, lors du fameux Rituel de Pouvoir et de Vie Eternelle. Voilà pourquoi Salazar tient toujours à ce que tu en sois Harry, alors qu'il n'a pas hésité à remplacer Draco par Brandburgy pour accomplir ce fichu Rituel. C'est bien lui qui a donné cette idée à Voldemort souvenez-vous, lorsque ce dernier a décrété que Draco n'avait plus la pureté nécessaire. Et je suis de plus en plus convaincu, que Salazar a manipulé Voldemort, utilisant son délire, ses idées de grandeur, pour l'amener à tout mettre en œuvre, afin d'accomplir ce Rituel de Sexe et de Sang qui est de la foutaise complète ! Car il n'en a rien à foutre de Voldemort. Ce qu'il veut, c'est recoller les morceaux avec Tristan. Et pour cela, il faut que tu meures Harry. Car alors Tristan n'aurait plus d'hôte dans lequel se réfugier et Salazar pourrait le choper au passage, le réabsorber, redevenant ainsi complet… » explique-je, mon regard exclusivement fixé sur Harry…
Et c'est le silence total, lorsque je me tais. Je ne saurais dire exactement ce que les autres pensent, mais je sais que Harry considère toutes mes explications avec grand sérieux…
« Nom de Zeus, de nom de Zeus… C'est de la folie pure. Plus que surréaliste… Mais tout ça se tient. Ouais, tout ça se tient… » murmure finalement Sirius, sur un soupir et en passant une main nerveuse dans ses cheveux …
« Oui. Ta théorie est très intéressante, Ron. Et elle ouvre de nouvelles perspectives… » acquiesce Hermione, dont le regard s'égare par la fenêtre...
« Ouais. Mais putain ! Si elle est exacte, alors nous ne pourrons pas leurrer la Magie de Voldemort ! Et tout notre plan tombe bien à l'eau ! » s'exclame Draco, avec une nervosité soudaine…
« Peut-être pas. Ron a raison, Voldemort et Salazar ont besoin d'un vecteur pour communiquer : Nagini en l'occurrence. Cela doit coûter beaucoup d'énergie à l'un comme à l'autre. Raison pour laquelle sans doute, ils ne communiquent pas souvent… Il faut se servir de cela… » répond Hermione, dont le cerveau tourne à plein régime maintenant…
« Ok, peut-être bien, oui ! Mais moi, ce que je comprends également maintenant, c'est que Salazar a une personnalité très dominante et que c'est lui qui mène la danse ! Et merde ! Il a même pris le contrôle de Voldemort le soir de la Bataille à Godric's Hollow ! Comment c'est possible ça ! Comment la Magie peut-elle dominer son hôte ? » explose à demi Draco, de plus en plus nerveux…
Mon regard n'a cessé de fixer Harry. Je sens, je sais qu'il est convaincu que j'ai raison de A à Z. Mais contrairement aux autres, cela n'a pas l'air de lui poser souci plus que ça. Et telles que je vois les choses, je suis du même avis. Au lieu de convaincre Voldemort de courir à sa perte, c'est Salazar qu'il faudra convaincre et d'un côté comme de l'autre il faudra jouer serré c'est tout. Alors comme a dit Théo tout à l'heure, finalement, c'est kif kif et Dragonneau cette affaire. Il n'y a donc pas à se faire davantage de mouron qu'on s'en faisait déjà…
« Nous avons tous de nombreuses interrogations, Draco, c'est certain. Mais je pense en toute confiance, que la situation telle qu'exposée par Ron, loin de nous desservir, est bien au contraire à notre avantage. Car Salazar semble jouer en solo dans cette vision de la situation et si nous procédons finement, il pourrait finalement devenir un très précieux allié… » déclare Harry, après quelques secondes de silence…
Hermione se tourne alors vers lui, son visage s'éclairant sur une compréhension soudaine…
« Oui. Oui, bien sûr. Si c'est bien lui qui manipule Voldemort et que tout ce qui compte pour Salazar c'est de se réunifier avec Tristan, alors il mettra tout en œuvre, pour atteindre son but. Même si cela doit coûter la vie à son hôte… » réfléchit-elle à voix haute…
« Exact. Mais avant de nous lancer dans des projets hasardeux, nous devons nous assurer que Ron a bien vu juste. Et que Salazar pourrait faire notre jeu. Comment faire pour obtenir la réponse à cela, là réside la question… » intervient Neville, en pleine interrogation…
« Je pense que Tristan peut nous apporter des réponses. Alors il est temps maintenant, Harry, d'avoir avec lui, cette conversation que tu as repoussée durant tout notre séjour au Paradis. » réponds-je avec douceur, tandis que Harry soupire discrètement…
Il remet cette conversation avec Tristan, depuis la Réunion de l'Assemblée, au cours de laquelle il a compris ce qu'il en est. Non pas que cela l'ennuie, que Tristan soit une partie de la Magie de Voldemort. Mais parce qu'il est triste à l'idée de devoir évoquer avec lui, le moment fatidique où celui-ci devra le quitter à jamais…
« Je l'ai bien compris. Et je vais le faire. Mais nous devons d'abord parler de tout cela avec Maman et les autres. Faire le tour de toutes les questions qui sont à lui poser… » répond Harry, sur un second soupir…
Je hoche la tête pour acquiescer. Harry est bien conscient tout comme moi, qu'il s'agit là d'un prétexte, pour repousser au plus loin possible sa conversation avec Tristan. Mais il n'y a aucune raison de le bousculer, ni de le presser, même si les réponses aux questions que nous nous posons tous, maintenant que j'ai eu cette idée incroyablement folle mais clairement plausible, sont d'une importance capitale.
Car de ces réponses, va dépendre beaucoup. A commencer par la mise en branle ou non de l'idée de Messire Salazar…
« Ok… En attendant, il faut que nous rentrions, nous… » déclare alors Blaise, qui vient de jeter un coup d'œil sur sa montre…
Draco, Théo et Nev approuvent et ils s'en vont tous les quatre, non sans préciser qu'ils listeront les questions leur venant à l'esprit, d'ici la prochaine Réunion…
Celle-ci aura lieu dès ce soir, je n'en doute pas un instant…
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Acte 7 : Thé Avec Messire Salazar
Harry
Plus personne ne dit mot maintenant. Cependant, quoique le cerveau certainement en ébullition et préoccupé par tout ce que nous venons de dire, Sirius et Mondingus se sont reconcentrés exclusivement sur les Ecrans, tandis qu'Hermione, Ron et moi-même réfléchissons chacun de notre côté.
Messire Salazar respecte notre silence, lisant et relisant les Parchemins toujours épinglés sur le mur de la Base et sur l'armoire qui abrite les Equipements neufs. Et il réfléchit lui aussi, je n'en doute pas un instant…
Coup d'œil sur l'horloge. Il est 17H04…
« Descendons prendre le thé comme je l'ai promis à Tante Pétunia…» déclare-je, soudainement, sur un soupir…
Je n'ai plus vraiment envie de prendre ce thé avec Tante Pétunia et Dudley, maintenant. J'ai trop d'interrogations en tête. Et je me sens triste aussi. Je n'aime pas l'idée de devoir parler avec Tristan, pour évoquer la nécessité qu'il me quitte bientôt à jamais. Mais une promesse et une promesse. Et aussi bien Tante Pétunia que Dudley seraient trop déçus, si je n'honorais pas celle-ci…
Ron et Hermione acquiescent. Mais à peine l'ont-ils fait, qu'un coup discret est frappé à la porte. Hermione, qui a déjà la main sur la poignée, l'ouvre. C'est Dudley, chargé d'un grand plateau bien garni…
« Comme Draco, Neville, Théo et Blaise sont repartis et que vous n'êtes pas descendus, Maman a pensé que peut-être vous n'avez pas le temps de prendre le thé avec nous… » dit-il en tendant le plateau vers Hermione…
Il fait un effort pour paraître neutre, mais, bien que je ne doute pas qu'il comprenne que nous avons toujours beaucoup de travail, il est visiblement déçu. Ce que je comprends également. La Tante Marge étant partie, nous aurions pu prendre le thé tranquillement. Et il a manifesté tout à l'heure, sa réjouissance à l'idée de faire connaissance avec le Fantôme de Messire Salazar…
« Merci, c'est gentil. Mais nous allions justement descendre. Alors laisse seulement ce qu'il faut pour Sirius et Mondingus et descendons tous ensemble… » réponds-je, en l'invitant d'un geste à entrer…
Dudley sourit aussitôt largement et il entre dans la Base d'un pas décidé, contournant immédiatement la porte en direction de la Table. Mais s'arrêtant presque aussi sec, devant Messire Salazar qui se trouve sur son chemin…
« Oh ! Ben ça alors !... » s'exclame-t-il sur un murmure, le regard pétillant de joie et son visage se fendant sur un immense sourire…
Celui de Messire Salazar cependant, est fermé. Sévère, même, contrairement à son habitude…
« Messire Salazar, je vous présente mon Cousin Dudley Dursley, qui avait grand hâte de faire votre connaissance. Dudley, voici Messire Salazar Serpentard, l'un des quatre Fondateurs de Poudlard… » présente-je, un peu solennellement…
« J'suis ravi de faire votre connaissance, Monsieur ! J'ai pas mal entendu parler de vous ces derniers temps et vraiment c'est chouette de vous rencontrer ! » s'exclame Dudley, avec un enthousiasme juvénile, tandis que Ron le débarrasse du plateau, afin de s'occuper lui-même de laisser ce qu'il faut pour le thé de Sirius et Mondingus…
Dudley est si centré sur Messire Salazar, qu'il ne s'en rend même pas compte…
« Quant à moi, jeune homme, il y a longtemps que je vous connais. Et il fût un temps où j'eusse été ravi de pouvoir vous hanter et vous tourmenter chaque nuit, pour vous punir des méchancetés dont vous faisiez preuve à l'égard de votre si aimable cousin… » déclare Messire Salazar, sa voix sépulcrale aussi sévère que l'expression de son visage et de son regard…
Pour le coup, Dudley cesse de sourire aux anges et il pâlit considérablement, avant de rougir furieusement…
« Je… Je suis désolé… Vraiment… Je sais que j'ai été infect avec Harry. C'est bien vrai. Mais c'est fini ce temps-là. Je vous l'promets. Et je vous jure que maintenant, je suis prêt à faire n'importe quoi qui peut l'aider… » répond-il, visiblement embarrassé et sincère à la fois…
Messire Salazar conserve cependant toute la sévérité de son expression et ses yeux se plissent, tandis qu'il se penche un peu vers Dudley, comme pour jauger la sincérité de son propos. Mais malgré tout le poids qu'il fait peser sur lui, mon cousin autrefois si couard, reste droit et il ne dérobe pas son propre regard, au duel imposé par celui de l'impressionnant Fantôme qui lui fait face…
Et soudainement, Messire Salazar, se redresse et contre toute attente, il sourit largement…
« Je le sais, mon jeune ami. Et je vous félicite d'avoir enfin ouvert les yeux et su prendre les meilleures décisions ! Ce qui démontre que vous êtes capable de faire preuve de bien plus d'intelligence que je vous en pensais, lorsque vous étiez un horrible garnement ! J'en suis bien aise, aussi bien pour vous que pour notre cher Harry ! » s'exclame-t-il, avec nettement plus d'amabilité
Et en gratifiant Dudley d'une série de tapes amicales, qui s'imprime assez profondément dans son épaule. Mon cousin soupire de soulagement. Et bien que frissonnant au contact glacial et répété de la main spectrale de Messire Salazar, il sourit à nouveau…
« Merci… » dit-il, hésitant un chouia, avant d'ajouter : « Alors comme ça, vous savez comment j'étais avant… »
« Oui ! Lors de sa première année à Poudlard, j'ai entendu Harry raconter un jour à ses amis, l'un des vilains tours que vous lui aviez joué. Et dès l'été suivant, je suis venu chaque jour en votre domicile, pour vérifier s'il allait bien. Mais à l'époque, je n'étais guère visible et je n'ai hélas rien pu faire pour lui venir en aide… » répond Messire Salazar, cheminant aux côtés de Dudley, que j'ai doucement poussé vers la porte pour descendre vers la cuisine…
« Ouais. Je sais ce qui vous est arrivé et que personne ne pouvait vous voir. Ça n'a pas dû être facile pour vous ça. Et je vous plains de tout cœur. Ceci dit, c'est sûr que ça m'aurait foutu une sacrée trouille, si je vous avais vu à la maison, quand j'étais un sale gosse… » déclare Dudley, avec le plus grand sérieux…
« Je le conçois aisément. Vous n'étiez guère enclin au courage en ce temps. Par ailleurs, bien que je sois plutôt d'un naturel affable, je sais aussi me montrer d'une extrême sévérité à l'occasion et je ne m'en serais guère privé avec vous ! Et gare, si vous aviez tenté ensuite d'en faire payer prix à Harry ! Je vous l'eusse facturé au centuple ! » répond Messire Salazar avec vivacité, alors que nous arrivons au bas de l'escalier, avant d'ajouter, d'un ton nettement plus doux : « Mais c'est bien terminé ce temps. Alors n'en parlons plus… »
Dudley acquiesce du chef et il ouvre la porte de la cuisine, s'effaçant ensuite pour inviter aimablement Messire Salazar à entrer. Et l'espace d'un instant, je revois l'ancien Dudley mimer ce même geste, au cours de la répétition de l'accueil d'un client potentiel que Vernon avait invité à Privet Drive…
Dobby avait fichu cette soirée en l'air et j'en ai fait les frais. J'ai été enfermé dans ma chambre, des barreaux ont été posés sur ma fenêtre et j'ai été quelque peu affamé les jours suivants…
Cependant, mes pensées tournées vers ce passé qui me semble maintenant infiniment lointain, sont vivement ramenées au présent, par un cri d'effroi et un éclat de porcelaine se brisant sur le sol de la cuisine. Et dans un réflexe, je me rue en avant, Baguette au poing…
« Un fanfan… Un fanfan… Un Fantôme ! » bredouille Vernon, terriblement pâle, pointant son doigt vers Messire Salazar…
Il est debout entre la table et la cuisinière, la théière fracassée à ses pieds, tandis que Tante Pétunia, qui a déjà eu l'occasion de rencontrer Sir Nicholas, adopte un air qu'elle tâche de rendre imperturbable…
Et brusquement, Messire Salazar se précipite vers Vernon, s'arrêtant à deux doigts de son nez, l'air plus sévère encore qu'il l'a été envers Dudley. Et je devine aussi sec, que ça va être la fête de Vernon …
« Un Fantôme ! Oui, Monsieur Dursley ! Et un Fantôme qui est ravi de pouvoir enfin vous dire aujourd'hui tout ce qu'il a sur le cœur, depuis quelques années déjà ! Vous êtes un insupportable et stupide idiot, Monsieur Dursley ! Un imbécile bouffi d'orgueil, parfaitement ridicule, autant qu'ignoble ! Et considérez-vous heureux, que je fusse décédé ! Car en cas contraire, je vous eusse offert à la vindicte populaire en vous clouant au pilori, pour avoir osé maltraiter votre neveu ! Et c'est avec un plaisir indicible, que je vous eusse ensuite infligé les plus horribles tourments médiévaux Moldus ! L'Egosseuse, le Brodequin, le Chevalet, la Roue et tous les autres instruments de torture de l'époque ! Rien ne vous aurait été épargné, jusqu'à ce que je me lasse et vous pourfende la panse de mon épée, pour livrer vos entrailles encore palpitantes du dernier souffle de votre misérable vie, à l'appétit féroce d'un loup ! » s'exclame Messire Salazar, de sa voix la plus sépulcrale et menaçante…
Et qui en rajoute des tonnes, pour se faire plus impressionnant encore qu'il l'est déjà…
Vernon, dont les genoux ont cédé et s'est plus effondré qu'assis de justesse sur le banc, pâlit encore davantage et tremble dangereusement, suffocant presque. Progressivement ses oreilles se teintent d'une inquiétante couleur violet foncé, tandis que tante Pétunia écarquille maintenant ses yeux effrayés.
Bien sûr, à mes côtés, Ron se retient difficilement d'éclater de rire et Hermione pince les lèvres, de toute évidence comme moi partagée, entre la satisfaction de voir Vernon se faire ainsi vertement rabrouer et l'inquiétude pour son état de santé…
Dudley, quant à lui, me jette un regard nettement suppliant et je comprends parfaitement son état d'esprit. Non seulement il craint lui aussi que son père ne succombe à une crise cardiaque ou une congestion cérébrale, mais ce n'est pas en lui tenant de tels discours, que Messire Salazar attirera la sympathie de son père envers le Monde Sorcier…
Je le rejoins sur le premier point. Concernant le second, je m'en fiche totalement. De toute façon, avec ou sans la terrible diatribe de Messire Salazar, il ne fait aucun doute dans mon esprit, que cela ne fera aucune différence. Jamais Vernon n'éprouvera la moindre sympathie pour le Monde Sorcier. Tout juste parviendra-t-il à le tolérer, pour la tranquillité de son ménage…
« Je vous en prie, Messire Salazar. Il est inutile de ressasser ce passé révolu… » interviens-je donc avec douceur, accordant un bref regard rassurant à Vernon, avant de m'adresser à Tante Pétunia pour lui assurer : « Ne sois pas effrayée, Tante Pétunia. En réalité, Messire Salazar plaisante. Jamais il n'aurait été capable de mettre de telles menaces à exécution. Il a bien trop grand cœur et de respect pour la vie. »
Tante Pétunia déglutit difficilement, avant de s'essayer à un pauvre sourire, le regard incertain.
« C'est vous, qui avez trop grand cœur, mon cher Harry ! » s'exclame Messire Salazar, avant de délaisser mon oncle qui commence à reprendre couleur normale, pour se précipiter maintenant au-devant de ma Tante…
« Je vous présente tous mes hommages Madame ! » déclare-t-il, s'inclinant profondément et faisant mine de se saisir de sa main posée sur la table, pour la gratifier d'un baisemain respectueux.
Et avant même que Tante Pétunia ait eu le temps de lui répondre, il poursuit vivement, plus théâtral et étourdissant que jamais :
« Soyez assurée, Madame, que votre neveu a entièrement raison. Je ne suis point un horrible tortionnaire ! En revanche Artemus, mon demi-frère bastard, eusse tout à fait été capable de mettre à exécution, les menaces que je viens de proférer ! Il a d'ailleurs piégé un Labyrinthe Infernal à Poudlard, avec de redoutables machineries Moldues, toutes plus atrocement cruelles les unes que les autres ! Et ô combien j'ai prié pour que nul ne soit mortellement blessé, lorsque Harry et ses amis ont volés au secours des jeunes Âmes, envoyées à une mort certaine, en ces lieux infiniment sinistres et dangereux, par l'abject jeune Espion, du non moins abject descendant d'Artemus ! C'est que voyez-vous, chère Madame, j'ignorais, lorsque je l'ai invité à séjourner à Poudlard, alors en construction encore, que l'esprit éminemment malfaisant de mon demi-frère bastard, s'adonnait avec délectation à d'ignobles pratiques sanguinaires et barbares. Je ne l'ai su que bien trop tard hélas, à mes dépens. Et mon trépas était consommé depuis peu, lorsque j'ai également découvert, qu'il ne ratait jamais l'occasion d'assister aux exécutions publiques, qu'il considérait comme un réjouissant spectacle ! Pis encore, quelques années après avoir précipité mon trépas, Artemus a durant un temps, exercé conseil auprès d'un bourreau particulièrement féroce et fortement intéressé par les innovations, en matière de techniques permettant d'infliger milles terribles et fort douloureux martyres et supplices en tous genres. Et croyez que ce bourreau a été hautement comblé, quand mon demi-frère bastard lui prêta gracieusement son concours. Car en matière de tortures et tourments douloureux, Artemus faisait hélas preuve d'une imagination des plus foisonnantes. Et ceci lui a naturellement permis, de s'adonner en toute légalité, à son passe-temps favori : infliger mille souffrances et mille morts à des Moldus. Ainsi, c'est avec une délectation aussi sadique que diabolique, qu'il a extorqué de faux aveux à nombres de malheureuses et innocentes victimes. En réalité des rivaux en affaires, qu'Artemus avait lui-même anonymement et faussement dénoncés pour faits répréhensibles, auprès du naïf prévôt de justice de sa ville. Ah ! Malheureux que je suis ! Que n'ai-je découvert les funestes et barbares penchants d'Artemus, avant qu'il ne fasse mon infortune et mon douloureux trépas ! La justice d'alors l'eût occis ! Toutes ces malheureuses victimes eussent été épargnées ! Et comme il n'avait à l'époque point descendance, votre cher neveu n'aurait point tous ces terribles ennuis aujourd'hui ! Oui, Madame, votre aimable sœur serait encore en vie et votre généreux neveu n'aurait point eut à si terriblement souffrir et à risquer sa précieuse vie, pour débarrasser le monde de l'infâme présence de l'abominable descendant d'Artemus, si je n'avais point commis la fatale erreur d'accorder ma confiance à ce misérable et cruel demi-frère bastard, que le destin a malheureusement placé sur mon chemin ! »
Messire Salazar se tourne alors vers moi, marquant une brève pause pour reprendre son souffle. Et j'ouvre la bouche pour intervenir, mais il ne me laisse pas le temps de prononcer une seule parole.
« Oh ! Taisez-vous donc cher Harry, je vous en prie ! Grande est votre générosité et je sais bien ce que vous allez dire ! Vous ne me tenez point rigueur pour cette inconcevable naïveté dont j'ai fait preuve, à l'époque où j'ai fait connaissance avec mon demi-frère bastard ! Mais permettez-moi quand même, de m'en excuser une fois de plus, mon cher Harry ! Rassurez-vous cependant, je ne me traînerai point à vos pieds pour obtenir votre pardon ! Je sais trop combien cela mettrait mal à l'aise votre aimable et noble personne ! Mais comme je sais que votre grand et généreux cœur a déjà pardonné cette terrible faute qui est mienne, c'est auprès de votre aimable Tante, que je vais aujourd'hui déposer requête en toute humilité ! » s'exclame-t-il encore, se jetant subitement aux pieds de Tante Pétunia, maintenant totalement éberluée, avant d'ajouter, avec forces trémolos dans la voix, les bras largement écartés, la lippe tremblante, le regard humide et suppliant : « Noble Dame, je me porte ainsi à genoux devant vous, pour implorer humblement votre pardon ! Je vous supplie de toute mon Âme et de tout mon cœur, de m'absoudre de mes fautes et d'effacer ma disgrâce ! Croyez bien, chère Madame, que je me flagellerai avec bonheur en place publique, pour expier cette inqualifiable et impardonnable faute, indigne de ma haute intelligence et de ma noble personne, si telle est votre exigence, pour que vous puissiez m'accorder votre pardon ! Mais je vous en conjure, faites-moi la grâce de me pardonner, Madame ! Alors peut-être pourrais-je enfin envisager de me pardonner à moi-même et trouver l'éternel repos qui m'a été jusqu'ici refusé ! »
Que dire de la tête que font Tante Pétunia, Dudley et Vernon, devant autant d'exubérance théâtral ? Vernon est totalement sur la réserve bien sûr. Il pense naturellement qu'il est face à un Fantôme fou. Le regard de Dudley pétille et il est plus aux anges que jamais. Tante Pétunia ne sait visiblement pas déterminer si c'est du lard ou du cochon…
Quant à moi, cette fois, je n'en peux plus et j'éclate de rire. A l'instar de Ron et Hermione, qui se sont retenus à grand peine jusqu'ici. Et Messire Salazar se tourne tout aussitôt vers nous trois…
« Cabotinerais-je un peu trop ? » demande-t-il, en haussant un sourcil interrogatif…
« Beaucoup trop, Messire Salazar ! » acquiesce-je, le ton joyeux, entre deux rires…
« Tant mieux ! Ainsi vous ai-je fait retrouver le sourire que vous aviez perdu tantôt, mes chers amis, et pourrons-nous prendre le thé en joyeuse humeur ! » s'exclame Messire Salazar, qui se relève vivement, avant d'ajouter très vite en direction de Tante Pétunia : « Je me réjouis de partager cet instant en votre compagnie, chère Madame. Bien que je ne pourrai hélas, faire moi-même honneur à vos talents pâtissiers ! Ce que je regrette ô combien, croyez-le, très chère ! Car votre tarte aux pommes a l'air particulièrement délicieuse. Or, je goutais fort cette pâtisserie autrefois ! Sans doute parce que son savoureux arôme me renvoyait invariablement aux frissons d'extases, éprouvés pour la première fois, dans les bras de la jeune et ravissante cuisinière qui m'a déniaisé, parmi les effluves divins des tartes aux pommes tout juste sorties du four. Uh ! Uh ! Uh ! Uh ! »
Bien sûr, Tante Pétunia qui se remet tout juste de sa précédente surprise, rougit à ces derniers propos, tandis que Vernon semble maintenant hautement scandalisé, que Messire Salazar ose ainsi évoquer des souvenirs, qu'il doit intérieurement qualifier de dépravés. Dudley, lui, ne masque pas son sourire réjoui et il s'empresse de nous servir le thé, tout en posant une question à Messire Salazar, qui se fait aussitôt plaisir de répondre.
Quant à moi, j'échange un regard souriant avec Hermione et Ron…
Je crois que nous nous souviendrons tous très longtemps, de ce thé avec Messire Salazar…
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