Disclaimer : cf chapitre 1

.

Gros bisous à Mistycal, ma super beta !

.

OoOoOoO

Désolée pour le retard, je suis rentrée trop tard hier soir!

Bonne lecture !

Bisous à toutes et tous!

OoOoOoO

Réponse sur mon forum, aux commentaires de : - amazonepotter – Lion – Achevigny -

.

.

Intéressants Développements 3 / 4

Vendredi 14 Mars 1997

Acte 4 : Petite Pause Joyeuse

Harry

Il est minuit passé de quelques minutes, lorsque nous revenons dans le Temple des Elfes de maison où Dobby s'empresse de nous annoncer que la Mission de Bill a été un complet succès et que Slughorn est maintenant bien à l'abri dans le Village des Elfes. Et en prime, si Rabastan Lestrange est parvenu à s'échapper, les trois Mangemorts qui l'accompagnaient, ont été capturés ni vu, ni connu avant même le début du match…

Fort de cette bonne nouvelle, nous pressons le pas, pour remonter vers la cascade qui en masque l'entrée, nous dirigeant ensuite vers le salon d'où nous devons partir au Paradis.

Messire Salazar est là et, pour tromper l'attente, il a de toute évidence fait la conversation à Dyna qui est assise le dos bien droit sur une chaise, les oreilles doucement agitées et parfaitement attentive à ses paroles…

« Oh ! Mais vous voilà la mine épouvantable ! Qu'est-il donc arrivé pour que vous sembliez aussi harassés, mes pauvres enfants ! » s'exclame Messire Salazar, venant vers nous la mine soucieuse, tandis que Dobby s'empresse de servir le thé qu'il a préparé à notre intention…

« Eh bien, nous avons pas mal crapahuté, Messire Salazar… » réponds-je, en me laissant tomber sur un fauteuil, les jambes lourdes de fatigue…

« Ouais. Nous nous sommes payés cinq heures de marche environ, aller et retour compris, à monter et descendre sans arrêts des pentes glissantes et en prime, nous avons aussi grimpé et descendu, un escalier de deux cent marches au moins. » renchérit Ron, en allongeant Miho, qu'il a portée durant la plus grande partie du chemin de retour, sur un sofa situé en face de moi…

Elle s'est endormie depuis belle lurette, la tête emplie de sa joie, non seulement d'avoir retrouvé des souvenirs précis de ses parents, mais également d'avoir volé à dos de Dragon, en compagnie d'un Roherdiron…

« Il y en avait exactement deux cent trente-neuf … » précise Hermione, en accueillant avec bonheur la tasse de thé que Dobby lui présente…

« Palsambleu ! Que d'efforts physiques vous avez eu à fournir ! Voilà bien un désagrément qui m'est désormais épargné et je ne m'en plaindrai certes point ! Je n'étais guère friand de ce genre d'exercice antan, au contraire de mon cher Godric, qui s'adonnait quotidiennement à de longues marches ou promenades à cheval, selon son humeur ! Et bien entendu, il ne manquait point de s'exercer à l'épée une heure par jour au moins ! Il disait que ces activités lui aéraient l'esprit et que nombres de ses idées, naissaient lors de ses périples ! Et naturellement, il se réjouissait également, que la gente féminine, se laissât volontiers séduire par sa superbe et ferme musculature ! Ce à quoi je lui rétorquais, que je n'avais guère nécessité d'avoir autant de muscles que lui, pour conquérir les citadelles, ma charmante personne et mon brillant cerveau suffisant amplement pour ce faire ! Uh ! Uh ! Uh ! Uh ! » s'exclame Messire Salazar, avec assez de discrétion cependant, pour ne pas troubler le sommeil de Miho…

« Et Godric vous a répliqué, que vous n'aviez pas véritablement objet à vous vanter, car ce que vous nommiez pompeusement citadelle, n'était guère plus que misérable fortin de torchis à demi en ruine et ouvert à tous les vents. Et que par conséquent, il ne nécessitait pas plus de cervelle que de charme ou d'effort physique, pour pousser la porte, trop heureuse de s'ouvrir au premier venu. Mais qu'en revanche, lui-même pouvait se vanter d'avoir conquis un grand nombre de véritables citadelles, taillées dans le plus beau marbre, et dont la porte avait jusqu'alors résisté aux plus braves et ardents conquérants. Ceci car il avait l'admirable chance, de non seulement réellement jouir de charme et d'un brillant cerveau, mais également d'une belle musculature… » réplique Ron, le regard rieur…

« Ah ! Godric a donc rapporté cette petite joute verbale dans ses écrits ! Cela ne m'étonne point ! Il était très fier de cette réplique à laquelle je n'ai hélas point pu répondre, puisque nous avons été interrompus, par l'arrivée d'un messager, annonçant qu'un terrible incendie s'était déclaré dans une petite ville voisine et qu'on avait donc besoin en toute urgence, de nos précieux services en ces lieux… » déclare Messire Salazar, ses yeux s'assombrissant d'une lueur attristée et soupirant avant qu'il n'ajoute : « Quelle tragédie que cet incendie. Il s'était déclaré un peu avant la pointe du jour et nombre de demeures étant en bois à cette époque, il s'était déjà amplement propagé, avant que l'alarme soit sonnée. Ce qu'elle a fait alors bien trop tardivement, pour plusieurs familles Moldues déjà prisonnières des flammes et qui ont donc péri dans d'atroces souffrances, avant que nous arrivions pour leur porter secours… »

« Oui. Et Godric s'est longuement reproché d'être en train de plaisanter avec autant de légèreté, tandis que ces pauvres hommes, femmes et enfants mourraient, dans de si terribles circonstances… » ajoute Ron, le regard presque aussi désolé que celui de Messire Salazar…

« Nous vivons dans le bonheur, la joie, le plaisir ou la tranquillité sereine, tandis que des gens pleurent, souffrent ou meurent. Et tandis que nous pleurons, souffrons ou mourons, d'autres vivent des moments de bonheur, de joie, de plaisir ou de tranquillité sereine. Ainsi va la vie. Il n'y a donc point à se reprocher d'être heureux, quand d'autres sont malheureux, souffrent ou meurent, si nous ne sommes point responsables de leur malheur, souffrance ou mort. C'est ce que Godric a également conclu fort justement quelques temps plus tard… » renchérit Hermione, citant Godric Gryffondor au mot près…

Je me souviens parfaitement, de l'instant où elle a découvert ce passage dans les écrits de Godric Gryffondor. Cela l'a profondément marquée. Elle a longuement réfléchi par la suite et je crois bien que c'est à partir de ce moment-là, qu'elle a commencé à devenir plus philosophe…

« Je reconnais bien là mon cher Godric et l'esprit rationnel dont il savait faire preuve… » sourit Messire Salazar, juste avant que l'horloge du salon sonne la demie de minuit et qu'il ajoute avec vivacité : « Mais je bavarde et bavarde encore et toujours, ressassant en vain le passé, quand le temps défile si rapidement et que vous aurez encore fort à faire, lorsque je vous aurai livré le fruit de la tâche que vous m'avez confiée !… »

« Il n'y a pas de mal, Messire Salazar. J'ai de toute façon besoin de faire une petite pause, avant que nous allions rejoindre les autres. De plus, maintenant que je sais qu'il vous est possible de vous déplacer sur de longues distances en un clin d'œil, j'allais vous proposer de rapporter vous-même le résultat de vos recherches à l'ensemble des Membres Décideurs de l'Ordre… » sourit Maman, au sursaut de surprise de Messire Salazar, qui ne s'attendait pas plus que moi à cette invitation…

« Est-ce à dire que vous m'invitez en votre Paradis ? » demande Messire Salazar, l'air de ne pas y oser croire…

« Tout à fait, Messire… » confirme Maman, appuyant sa réponse d'un hochement de tête positif

« Ô joie ! Ô bonheur indicible ! Vous ne pouviez me faire plus grand plaisir Madame, que de m'inviter en votre merveilleux Paradis ! » s'exclame alors Messire Salazar, tombant à genou devant Maman et faisant mine de prendre sa main, pour l'embrasser avec ferveur…

Ce qui fait rire Maman, tandis que Papa hausse un sourcil…

« Mmmm… Connaissant votre propension à user parfois d'un langage à double sens, Messire Salazar, j'espère que vous faites bien allusion à la propriété terrienne bretonne de mon épouse, que chacun se plaît à appeler Paradis, et non à cet autre Eden qui lui appartient, mais dont mon épouse me réserve l'accès exclusif… » dit-il, pince sans rire, au plaisir joyeux de Messire Salazar, dont les yeux brillent aussitôt d'une lueur malicieuse

Sirius, Blaise, Ron, Hermione et moi-même pouffons de rire bien sûr. Mais Maman se tourne brusquement vers Papa, les joues rosies et le regard exprimant une surprise quelque peu offusquée…

« Sev ! Je ne te savais pas un esprit aussi mal tourné ! » s'exclame-t-elle, d'un ton exprimant un peu de reproche

Je suis sûr cependant, qu'elle réprime un éclat de rire, elle aussi…

« Ne faites point reproche à votre époux, chère Madame ! Voyez plutôt dans son propos le compliment qu'il vient de vous faire et l'attention délicate qu'il vous prête ! Il a fort justement reconnu en ma conduite et mes propos, une basse manœuvre de séduction et m'a aimablement rappelé, que celle-ci est pure perte de temps ! Car oui, je l'avoue, Madame, vous exercez un irrésistible attrait sur la gente masculine, auquel je n'échappe hélas point ! Et bien qu'ayant conscience que ma misérable condition, ne me permettrait point de pénétrer en votre Paradis, je me suis exprimé tantôt comme si cela m'était possible et bien pis encore, comme si vous m'aviez convié à en franchir l'accès ! Absurde et inconcevable invite de votre part ! Je le sais bien chère Madame ! Vous êtes mariée et tout comme votre époux l'a rappelé tantôt, vous êtes d'une fidélité sans faille à votre hyménée ! Honte à moi donc, d'avoir osé poursuivre un rêve chimérique ! D'avoir eu l'espoir insensé de vous voir succomber à mon charme et partager le désir qui m'anime ! Suffira-t-il cependant, que je vous jure solennellement, que je ne me permettrai jamais plus des propos qui sont une inqualifiable, une odieuse et inexcusable offense à votre droiture ! Et que jamais plus je ne vous mettrai vous-même et votre époux, en situation aussi embarrassante ! J'en doute fortement bien sûr ! Et je comprendrai qu'il en soit ainsi ! Mais bien qu'ayant affreusement conscience qu'il vous sera sans doute pénible que j'en fasse appel à votre miséricorde et de me pardonner cette terrible offense, comprenez, je vous supplie, Madame, que je ne puis faire autrement, que de tenter, en me traînant à vos pieds, d'obtenir grâce et indulgence, de la part de votre grand et noble cœur ! » déclame Messire Salazar, qui tour à tour écarte largement les bras ou se tord les mains, se frappe la poitrine ou le front, fait mine d'être torturé de remords et de doute, dans une gestuelle et des expressions du visage, naturellement aussi exagérées que le timbre et les trémolos de sa voix, et joignant finalement ses mains comme pour une prière, avant d'ajouter, la lippe tremblante et le regard suppliant : « Ô ! Puissiez-vous accepter mes plus humbles excuses et m'accorder votre pardon, chère Madame ! Je vous en conjure, faites preuve de clémence envers ma misérable personne et vous ferez de moi le plus heureux de tous ! »

Cette fois, Sirius s'est empressé de jeter un Sortilège pour préserver une Bulle de Silence autour de Miho et il rit de bon cœur, de son rire en aboiements de chien, nous entraînant dans son hilarité, Ron, Hermione et moi-même. Maman quant à elle, retient encore son rire, mais ses yeux luisent de larmes tant il lui est difficile de le contenir.

Seul Papa garde un visage parfaitement impassible, sous son sourcil haussé…

« Et à moi, vous ne présentez pas d'excuses ? Vous m'avez pourtant tout aussi offensé, en osant tenter de la séduire sous mes yeux, que vous avez offensé mon épouse en jetant doute sur sa fidélité devant témoin ! » déclare-t-il, tandis que nous redoublons de rire, ajoutant avec un air infiniment sérieux et sévère : « Vous pouvez vous estimer heureux, Messire, que je ne puisse plus exiger réparation pour avoir bafoué l'honneur de mon épouse et le mien, dans un affrontement à l'épée, au cours duquel je me serais fait plaisir de vous pourfendre la panse, pour avoir osé faire preuve d'autant d'impudence ! »

« Heureux suis-je donc d'être spectre ! Car hélas, je n'ai effectivement jamais été aussi expert que vous dans l'art de l'escrime et il m'eût été désagréable de voir mes entrailles se répandre sur le sol, au moment de mon trépas ! » répond Messire Salazar, qui poursuit tout aussitôt, sur le même petit geste qu'il effectuerait pour chasser une mouche importune : « Mais fi de ces considérations, qui n'ont pas lieu d'être en cette heure si grave ! Je conçois parfaitement votre juste courroux, Monsieur ! Et croyez bien qu'il était également dans mes projets, d'implorer votre pardon, lorsque j'eus obtenu celui de votre gracieuse épouse ! Mais eu égard à votre impatience, je vous le demande incessamment Monsieur ! Puissiez-vous comprendre et me pardonner, l'impossibilité dans laquelle je me suis trouvé, de ne point succomber aux charmes splendides, à la beauté sublime, aux valeurs et vertus admirables et à l'intelligence prodigieuse et exquise, de Madame votre épouse ! »

Cette fois, Messire Salazar, ne force plus son jeu et incarne son rôle avec justesse. Et, Maman ne retient plus son hilarité, ni les larmes de son rire…

« Vous forcez mon pardon en vous exprimant ainsi, Messire ! Car vous répondre que je ne comprends pas l'irrésistible attrait qu'exerce sur vous mon épouse, serait lui faire insulte, puisque ce serait nier, qu'elle a tant de charmes, d'intelligence, de beauté, de valeurs et de vertus, que nul homme normalement constitué, ne peut pas ne pas succomber au désir de la séduire ! Mais avouez donc, Messire, que tout ceci fait partie de votre manœuvre depuis le début ! Et que sachant mon épouse fidèle à notre hymen, car parfaitement choyée et heureuse à mes côtés, vous vous êtes sournoisement arrangé pour me mettre en position dangereuse et de maladroitement démentir, en vous opposant un refus trop hâtif, la sincérité des louanges que j'effectue quotidiennement à mon épouse, concernant ses nombreuses qualités, sa merveilleuse beauté, son charme irrésistible et son admirable intelligence. Et avouez aussi, Messire, que vous l'avez fait, dans l'espoir que ma tendre aimée, se trouvant humiliée et dans un esprit de vengeance à mon encontre, à la suite de ma malencontreuse trop hâtive et donc insultante réponse, vous puissiez en profiter pour réussir votre entreprise de séduction ! Je reconnais bien là quant à moi, l'esprit d'un vil Serpentard ! Et je ne tomberai pas dans ce piège, m'entendez-vous ! » répond Papa, qui s'est levé, pour donner la réplique à Messire Salazar…

A notre grand bonheur et celui de notre aimable Fantôme, trop heureux de jouer cette amusante comédie avec Papa…

« Diable ! Je suis découvert ! Cet homme est décidément trop rusé lui-même, pour que je puisse espérer le tromper ! Il va me falloir faire profil bas et le convaincre que la tournure de mes excuses, ne contenait nul sournois dessein ! Et bien entendu, hélas, remettre à plus tard, mon projet de séduire son exquise épouse. Quel contretemps ! Mais encore une fois, faisons fi de toutes ces considérations et clôturons vite cette affaire là ! Car il se fait tard et il va me falloir partir à l'assaut d'une citadelle plus aisée à conquérir et toute prête à m'offrir dès ce soir, le plaisir des yeux et d'une bonne conversation, à défaut de pouvoir satisfaire des désirs charnels auxquels je n'ai hélas plus droit ! » s'exclame Messire Salazar, qui a fait mine de s'être exprimé uniquement pour lui-même, en s'éloignant de quelques pas, avant de revenir se placer devant Papa, adoptant une expression contrite et se décriant : « Nul piège je n'ai voulu vous tendre, cher Monsieur ! Je vous assure que je ne voulais point vous discréditer aux yeux de votre épouse, loin de moi cette vile intention ! Je vous le jure, mon propos était uniquement dicté par un sincère désir d'obtenir votre pardon ! Et je vous renouvelle toutes mes excuses, noble gentilhomme, pour vous avoir une fois encore offensé, en raison de la terrible maladresse dont j'ai fait preuve dans ma formulation ! »

« N'essayez pas de vous justifier, Serpentard ! Quoi que vous disiez, je ne me laisserai pas abuser par votre perfidie ! Il y a trop longtemps que j'observe vos manœuvres, pour ne pas voir clair dans votre jeu ! Vous n'êtes qu'un misérable coureur de cotillon, qui n'a eu de cesse dans sa vie, que de bafouer l'honneur des pures jeunes filles et des épouses honnêtes, quand il n'abusait pas de sa position pour trousser les servantes à leur corps défendant ! » déclare Papa, dans une attitude qui traduit un parfait mépris

On se croirait au théâtre. Et je ne peux m'empêcher de songer que Draco, Théo et tous les autres sont en train de rater un fameux spectacle. Mais je me promets de leur montrer le souvenir de cette scène improvisée…

« Vous m'offensez à votre tour, Monsieur ! Jamais je n'ai eu à forcer les servantes, pour obtenir leurs faveurs ! Elles n'étaient que trop heureuses, de satisfaire leurs propres plaisirs et troussaient elles-mêmes leurs cotillons à mon approche ! Or donc, aurais-je dû selon vous, refuser l'invite de mes servantes et passer chemin sans leur accorder regard ? Que nenni, Monsieur ! Car il était alors du devoir d'un Seigneur, de pourvoir à leur bien-être, s'il voulait s'assurer leurs bons et loyaux services ! Par ailleurs, certes, j'aime à séduire et plaire aux Dames, mais quoi que vous en pensiez, je suis un gentilhomme, respectueux du caractère sacré du mariage ! Jamais donc je n'ai incité les épouses honnêtes à tromper leur mari ! Ni les pucelles à la débauche ! » se récrie Messire Salazar, semblant sincèrement offusqué…

« Tentez toujours de vous défendre, c'est votre droit ! Et certes, peut-être n'avez-vous jamais eu à forcer les servantes à relever jupon ! Mais vous ne parviendrez pas à me convaincre de votre totale innocence et moins encore de la pureté de vos agissements ! J'ai des yeux pour voir et je vois bien ! Des oreilles pour entendre et j'entends bien ! Et mille fois déjà j'ai été témoin de vos scandaleux aveux ! Oui, Messire, je vous ai observé à maintes reprises et je vous ai entendu tout autant de fois, raconter avec grand plaisir, les nombreuses conquêtes féminines que vous avez hardiment troussées ! Oseriez-vous dire par ailleurs, que vous n'avez point exprimé en moult occasions et ce devant témoin, le regret de ne plus pouvoir vous adonner avec bonheur aux plaisirs charnelles, avec telle ou telle honorable Dame ou jeune fille de ma connaissance ! Et ne venez-vous pas à l'instant, de reconnaître publiquement, que vous avez entretenu le rêve chimérique de séduire mon épouse ! » réplique Papa, toisant Messire Salazar, d'un regard défiant…

Je me tords de rire, les abdominaux douloureux, les joues ruisselantes de larmes à voir Papa et Messire Salazar s'affronter ainsi, dans des répliques qui leur viennent naturellement, sans une once d'hésitation et avec un sincère accent de vérité.

Messire Salazar se décale de nouveau de quelques pas, adoptant une mine contrariée…

« Diantre ! Le bougre est coriace et ne s'en laisse point conter ! Je n'ai plus d'autre choix désormais : il me faut avouer la vérité et en faire appel à sa pitié ! » déclare-t-il comme pour lui-même, ainsi qu'il l'a déjà fait tantôt, avant de revenir devant Papa tête basse et l'air penaud…

« Je ne puis nier, Monsieur ! C'est la vérité, je l'avoue humblement, j'ai bien tenu les propos dont vous m'accusez. » poursuit-il, sur un soupir, avant de se laisser tomber à genou, ses bras légèrement écartés tendus vers Papa et le regard implorant, pour ajouter : « Mais je ne suis plus désormais qu'un pauvre et misérable Fantôme, n'ayant point d'autre plaisir, que celui de briller en compagnie ! Or donc, ce que vous appelez aveux, n'était que pauvres vantardises et les propos tenus auprès votre épouse tantôt, n'avaient autre objectif, que d'attirer à moi l'attention en amusant la galerie ! Alors foulez-moi donc au pied pour me punir de l'impudence dont j'ai fait preuve envers votre épouse et vous-même, si vous le désirez Monsieur. Mais sachez qu'il n'est déjà pire punition pour moi, que de ne pouvoir plus combler que ce plaisir-là, depuis mon abominable trépas… »

« La vérité, voilà tout ce que je désirais, Messire ! Non pas vous punir, ni vous humilier ! Maintenant relevez-vous donc de cette position indigne de votre personne et serrons-nous la main, en gage de paix ! » déclare Papa, adoptant l'air d'un grand seigneur magnanime, tandis qu'il tend la main vers Messire Salazar…

Et riant encore, nous applaudissons à tout rompre, nos deux acteurs improvisés, qui nous saluent profondément pour nous remercier du triomphe que nous leur accordons…

« Ah, mon cher Severus, quel plaisir ce fût ! Et cela m'a donné une belle idée ! Car voilà une carrière dans laquelle je me lancerai avec plaisir et je vais donc lors du prochain Conseil des Fantômes, soumettre le projet de monter une troupe théâtrale ! Et nous composerons des saynètes ou des pièces, que nous jouerons pour amuser les élèves à l'occasion des fêtes ou des vacances de Pâques… » s'exclame Messire Salazar, positivement ravi…

« Je suis quant à moi sûr, que certains élèves seraient heureux de vous donner la réplique, Messire Salazar. Peut-être même des professeurs. Alors pourquoi ne pas fonder plutôt un club, ouvert à tous ? » suggère aussitôt Blaise, qui est lui-même toujours volontaire, pour participer aux petits spectacles qu'organisent les jumeaux afin d'animer certaines veillées au Paradis…

« Excellente idée ! » accorde Messire Salazar, plus ravi encore…

« Et vous aurez le temps de l'examiner à loisir durant notre séjour au Paradis. Car il est temps de partir, maintenant… » intervient Maman, avant d'expliquer à Messire Salazar où il doit se rendre et qu'elle viendra lui ouvrir le passage donnant accès à ses terres, tandis que Sirius demande à Dobby de bien vouloir ramener Miho dans son dortoir…

Et quelques minutes plus tard, Messire Salazar s'extasie sur le magnifique coucher du Soleil, qui nous a accueillis au Paradis…

OoOoOoO

Acte 5 : Quelques Pensées Glissées Dans Un Journal…

Ron

Messire Salazar l'a confirmé : il n'y a pas d'éclatante et réconfortante lumière blanche, ni de belle flamme vive et joyeuse pour guider les Âmes vouées à l'Enfer. Juste une Etincelle plus ou moins grosse, à l'éclat pâle, qui s'éloigne très vite vers une obscurité épaisse et angoissante. Les Fantômes ayant vécu cette expérience, ont cependant assuré qu'ils se sont sentis attirés par l'Etincelle et ont été tentés de la suivre dans l'obscurité, car elle représentait la seule lueur d'espoir dans l'environnement angoissant. Mais ils ne l'ont pas fait. Car ils éprouvaient un terrible sentiment d'inachevé et pensaient ne pouvoir le combler qu'en restant attachés à la terre…

Et finalement, ça ne change pas grand-chose pour eux, comme on pourrait le croire au premier abord, d'être un Fantôme. Car ils se terrent d'eux-mêmes la terrible terreur, que leur Âme soit saisie et aspirée jusqu'en Enfer par des démons, s'ils osent se montrer au grand jour. Et ainsi, ils se vouent eux-mêmes à l'isolement quasi-total, puisqu'ils ne reçoivent que de très rares visites…

Une fois tous les dix ans, lorsqu'un autre Spectre, vient leur exposer le programme des festivités, auxquelles ils ne participent pourtant jamais, qui seront organisées par la Confrérie des Fantômes lors de la prochaine décennie …

Nous nous sommes donc demandé, s'il valait la peine dans ces conditions, de monter un plan pour persuader Voldemort de suivre son Etincelle. Mais nous avons aussi fini par convenir, qu'il ne fallait pas compter qu'il fasse comme les autres et se terre à jamais dans l'ombre épaisse d'une caverne souterraine quelconque. Et qu'il valait donc mieux nous en tenir à notre projet initial…

Messire Salazar préparera donc doucement le terrain et promettra à Voldemort, un nouveau corps jeune et fort, s'il suit à la lettre ses instructions. Bref, il va lui monter un bateau qui va l'inviter à suivre l'Etincelle où qu'elle aille et ce, quels que soient les craintes et les désirs contraires qu'il ressentira…

Nous avons ensuite révélé aux autres Membres de l'Ordre, les souvenirs que Voldemort et Salazar ont laissés dans nos têtes ou Magies. Ceux de l'affreux concernaient au premier chef la terrible peur de mourir qu'il a éprouvée, en ressentant l'horrible brûlure qui s'est produite, lorsqu'il a pris possession de Harry et que celui-ci lui a opposé toute l'amitié, tout l'amour qui emplissait son cœur. Il n'a pas vraiment fait le lien, mais en fait, cela l'a renvoyé à ce qu'il a vécu et ressenti le fameux soir d'Halloween 81. Pour le reste, il y avait de nombreuses bribes de souvenirs, liées à divers meurtres, dont celui de son père, à des tortures infligées à des adultes, des enfants, des Elfes de Maison et bien sûr, ses rêves de grandeur et de gloire, son projet d'anéantir les Moldus et Sorciers nés Moldus, d'asservir les Sang Mêlés et de dominer les Sang-Pur…

Bref, c'était un beau fatras d'horreur et il n'y avait que quelques faits intéressants dans tout cela : c'est qu'il croit vraiment dur comme fer, à la soi-disant Prophétie que nous avons insérée dans le faux journal de Salazar Serpentard et qu'il pourra bientôt devenir Immortel, grâce à un Rituel de Sexe et de Sang, puis s'emparer des pouvoirs d'une Epée Magique.

Celle-ci, d'après ce que nous avons pu comprendre étant donné qu'il manquait une petite pièce de puzzle à ce propos, serait Excalibur. Epée que Merlin aurait ensorcelée, afin qu'elle confère l'Invincibilité à son possesseur, même contre les êtres Magiques, dont elle aspirerait les pouvoirs, les laissant ainsi démunis contre leur adversaire. Bien entendu, Merlin aurait récupéré Excalibur après la mort du Roi Arthur et l'aurait cachée à l'intérieur de son Bâton Magique, avant d'aller planquer ce dernier dans le Temple Sacré des Elfes de maison… qu'il pensait se trouver au Ministère, car, lorsqu'il était jeune et qu'il s'était introduit là-bas clandestinement, il avait vu un Elfe agenouillé devant l'Arcade de la Mort. Ce dont il s'est souvenu peu après sa renaissance.

Croyance, cependant, qu'aucun des Elfes de maison qu'il a capturé et torturé durant plusieurs mois, n'a confirmé ou infirmé, à sa grande contrariété…

Quant à Salazar, il s'est effectivement rendu compte que Miho est un Réceptacle, mais s'il en était à priori satisfait, il n'y voyait cependant pas un réel intérêt. Et lui non plus, n'en rêve pas une bonne, comme dit Sirius. A la différence, qu'il a compris la teneur de la version grecque du Livre des Origines, même s'il a mal interprété quelques données. Ainsi, par exemple, il souhaite pousser l'affreux à envoyer Miles Bletchley chercher Megildur, car il est persuadé que celle-ci n'ira pas se cacher d'un Sorcier qui n'a plus de Magie, ce qui la rendra donc aisément accessible, dès lors que les autres obstacles (les fameuses épreuves), seront franchies. Ce qui est entièrement faux. Megildur se carapaterait bel et bien si Bletchley franchissait la porte dans l'intention de la voler. Et jamais il ne rentrerait au Pays. D'abord parce qu'il ne pourrait pas franchir la Porte dans l'autre sens, mais aussi et surtout, parce qu'il se retrouverait face à un bataillon de Roherdirons, pour avoir pénétré dans les lieux, sans y avoir été autorisé.

Bon, ceci dit, le projet de Salazar prévoit le retour de Bletchley avec Megildur, bien sûr. Et alors, lui-même n'ayant plus à craindre d'être capturé et emprisonné dans un Dôme, par Nally ou un Roherdiron, aussitôt sa réunification avec Tristan, il lâcherait l'Esprit et l'Âme de l'affreux dont il n'a rien à foutre, puis irait libérer toute la Magie Noire emprisonnée, l'absorberait et irait asservir Magie Mère. Et ça, c'est drôlement intéressant. Car comme l'a dit Sirius, aussi longtemps que Salazar pense que nous faisons son jeu, il nous laissera faire avaler n'importe quelle couleuvre à Voldemort…

En conséquence, s'il comprend bien où nous voulons emmener l'affreux, il l'encouragera plutôt deux fois qu'une dans cette voie…

Le troisième point important que nous avons abordé, c'est bien sûr le prochain Conseil des Ministres. Ou plutôt le fait que Lucius est le père biologique de la fille de Majlis Ernstsson et ce qu'il a fait pour s'assurer de toujours pouvoir la localiser. Draco, que nous avions informé avant la Réunion qu'il a une demi-sœur de deux ans, en est tout retourné et il a spontanément proposé son aide pour lever cette saloperie de Maléfice, s'il s'avère que sa présence soit nécessaire. Ce qui pourrait être fort possible, étant donné que celui-ci mêle la Magie de Sang à la Magie Noire.

Nally et Albus ont accepté, naturellement. Et naturellement aussi, ils se chargent tous deux d'informer Majlis Ernstsson de la situation dès ce soir. Une Mission pas coton que je ne leur envie pas du tout. Car qui sait comment elle va réagir quand elle saura la vérité ?

Question qui turlupine Draco bien sûr. Narcissa également. Qui est d'autant plus soucieuse, que Ievguenia a justement rendez-vous à la clinique ce matin, pour avorter de son bébé. Drôle de coïncidence, comme dit Draco. Bref… Je ne vais pas épiloguer là-dessus. Toutes les questions qui peuvent se poser à propos de tout cela, ne m'appartiennent pas et je n'ai en rien, le droit de juger les réponses qui sont ou seront apportées par leurs propriétaires légaux….

Enfin, concernant les interférences sur les Ecoutes du Micro de Voldemort, rien n'a pu être fait malheureusement. Nous ignorons donc toujours ce que trame l'affreux et travaillons dare-dare au projet d'une Carte bien agrandie de la Grande Bretagne, pour avoir au moins une idée de l'endroit où il se rend, quand rien ne nous permet de le savoir. Mais pour le moment, nous rencontrons quelques difficultés techniques. Le parchemin se déchire bien avant d'avoir atteint la taille qui convient et si nous en assemblons plusieurs, contenant chacun un morceau de la Carte, la connexion ne s'effectue pas entre eux. C'est-à-dire qu'on perd la trace de toute personne qui effectue un grand déplacement…

Ce que nous ne comprenons pas, puisque les Cartes de Pré au Lard ou Dublin par exemple, ne rencontrent pas de problème. Toute personne entrante est parfaitement détectée sur chacune d'elle. Mais nos chercheurs ne désespèrent pas de trouver la solution et planchent sérieusement là-dessus dès qu'ils ont un instant…

Pour le reste, notre séjour au Paradis s'est admirablement bien déroulé. Nous avons fait connaissance d'une nouvelle Unité d'Entraînement, dont les Elfes et les Rebelles se sont d'emblée montrés coopératifs, le bouche à oreille les ayant déjà largement convaincus, qu'il en allait de leur plus vif intérêt…

Et juste avant notre retour, Cuthalion, Nally et les Roherdirons ont déménagé la Porte, qui se trouve désormais quelque part, sur les terres Ecossaises de Severus, non loin du nouveau Labo où les jumeaux et leur équipe composée de gars et filles de chez nous, mais également d'Elfes et de Rebelles, s'activent jour et nuit, pour fabriquer des quantités astronomiques de Gadgets Défensifs…

Bien entendu, ce Labo se trouve très, très loin du Village des Elfes, dont les habitants ignorent encore pour l'heure l'existence de la Celtycie et que très bientôt un imposant troupeau de Licornes, ainsi que de nombreuses Créatures du Petit Peuple, vont franchir la Porte pour se réfugier chez nous…

Ceci dit, j'ai profité que nous étions en Ecosse ce matin, pour aller rendre une petite visite à Pénélope. Son ventre est bien arrondi et comme elle sait maintenant qu'elle va avoir un petit garçon, elle a décidé de le baptiser, ainsi que Percy aurait voulu. Mon filleul s'appellera donc : Gabriel Ronald Arthur Weasley…

Ça m'a ému de savoir ça. Et quand j'ai répété ce nom, en posant ma main sur le ventre de Pénélope, le petit a bougé, comme s'il m'avait entendu et me répondait. Et ça, ça m'a flanqué la larme à l'œil…

« Ron ! Tu es prêt ! Il est temps de se rendre à la Base ! » m'appelle soudainement Hermione, depuis la plus haute marche du petit escalier en colimaçon, qui relie son appartement à la Salle Secrète de Godric…

« Ouais ! Une minute, j'arrive ! » réponds-je, en posant ma plume sur mon porte-plume

Puis je sèche soigneusement la page de mon journal, dans lequel je tâche d'écrire un peu au moins quatre ou cinq fois par semaine, avant de le refermer. Puis je jette le Sortilège qui ne permet à personne d'autre que moi de l'ouvrir, rebouche mon flacon d'encre et je range le tout dans le tiroir de ma table de nuit…

C'est Nally, qui nous a conseillé de tenir un journal, afin de nous aider à gérer nos émotions. Au début, je trouvais ça un peu con, car je pensais que c'était un truc de fille. Je dois reconnaître maintenant, que ça m'a bien aidé à mettre de l'ordre dans ma tête, mes émotions et sentiments. Et j'aime bien maintenant, non seulement exprimer ce que je ressens, mais aussi y glisser quelques pensées qui me sont venues à l'esprit dans la journée ou laisser traces de ce que nous vivons au quotidien, sur ces Parchemins vierges…

Et parfois, quand il me prend l'envie de relire le début, je mesure combien j'ai parcouru de chemin, en seulement quelques mois. Combien j'ai changé, mûri…

C'est dingue…

OoOoOoO

Acte 6 : Voldemort et Balegarian

Hermione

Ah ! Voilà l'horloge de la base qui sonne les trois-quarts de quinze heures.

Nally et Severus ne vont pas tarder à arriver.

Il est donc temps que je range les traductions des écrits de Godric Gryffondor, dans lesquels, étant donné qu'il ne se passe rien d'extraordinaire sur les Ecrans, je sélectionnais des Sortilèges et Enchantements basés sur la Métamorphose, qui pourront être utiles à Blaise et tous ceux qui accompagneront Théo, sur Tyll Celwie o Agar Myrn…

Avant de partir lui-même pour marquer ses nouvelles très nombreuses recrues, Voldemort a envoyé très tôt Lucius en Suède, espérant sans doute que Balegarian se pointe plus tôt que prévu elle aussi. Lucius s'est exécuté sans commentaire et avec diligence. Mais il était visiblement déçu que Voldemort ne lui ai toujours pas révélé le contenu du Parchemin, que nous avons pu pour notre part, examiner tout à loisir.

Il s'agit d'un dessin, représentant une Porte ressemblant fortement à ce que tous pensaient être l'Arcade de la Mort, auprès de laquelle une Elfe que j'ai parfaitement reconnue comme Ancalimë, fait face à un loup, épée en main…

Ou plus certainement, elle fait face à un Loup Garou…

« Du nouveau ? » s'enquiert Nally, dès qu'elle pénètre dans la Base…

« Non. Depuis le départ de Lucius, Voldemort tourne en rond dans son salon, jetant de temps à autres un coup d'œil sur le dessin et se posant visiblement des milliers de questions… » répond Harry, tandis que Nally et Severus s'approchent vivement de l'Ecran, sur lequel Ron a figé l'image du Parchemin, dont il a fait un gros plan…

« C'est bien Ancalimë. Il s'agit de l'un des dessins représentant le dernier combat contre la meute de Loups Garous. La Porte a bien sûr été ajoutée, puisqu'il n'y en avait pas encore à l'époque… » souffle Nally, sourcils froncés par la contrariété…

Cela ne lui plaît pas bien sûr, que Balegarian se soit servie d'un dessin représentant son aïeule, pour établir le contact avec Voldemort…

« Un excellent moyen pour convaincre Voldemort de la rencontrer au plus vite. Mais une erreur tactique à mon sens. Car s'il y a de quoi l'intriguer, il y a surtout de quoi attiser sa paranoïa et sa méfiance. Il ne doit cesser de se demander comment elle peut savoir ce qu'il a en tête… » commente Severus, que j'approuve tout à fait…

« Cela fera sans doute l'objet de leur conversation. Ceci dit, j'espère qu'elle ne va pas tarder à arriver. Je ne veux pas rater ce qu'il va se passer, mais je n'ai pas non plus envie que cela nous retarde outre mesure dans nos propres projets… » déclare Harry, sur un soupir…

Je suis bien du même avis. Pour la première fois depuis longtemps, nous avions prévu sur notre emploi du temps, une vraie bonne soirée totalement libre…

Il a à peine terminé sa phrase, que le Miroir nous reliant à Peterhead se manifeste et que Gustavo nous informe avoir reçu un message de Gjord. Dans son chalet en Suède, Lucius vient d'inviter une parfaite inconnue à venir rencontrer son Maître en Angleterre et celle-ci s'est empressée d'accepter. Ils sont en route précise-t-il et ne devraient donc pas tarder…

« Les voilà ! » s'exclame quasi aussitôt Ron…

Je me retourne vivement vers l'Ecran qu'il pointe du doigt et qui donne vue sur le portail où Carrow père fait le poireau depuis le départ de Lucius, dans l'attente de son retour avec la mystérieuse invitée de son Maître. Je fixe aussitôt mon attention sur Balegarian.

Elle est très grande et élancée, comme tous les Elfes. Et elle serait très belle, si son visage n'était marqué d'un dédain et d'une dureté, accentués par sa tenue vestimentaire : robe noire stricte, gants noirs et chapeau noir, posé sur sa chevelure très brune tirée en chignon serré. Sa seule fantaisie, est une broche en or délicatement ouvragée. Et bien sûr, ses oreilles pointues sont camouflées par un Sortilège…

Dès que Carrow père lui a délivré l'adresse de la Gentilhommière, Balegarian accepte de poser sa main gantée de noir sur le bras galant de Lucius. Et tous deux s'avancent dans l'allée. Elle marche sans accorder un regard aux alentours, hâtive semble-t-il, d'en finir avec ce qu'elle est venue faire ici…

« Regardez comme elle est raide. Elle fait de gros efforts pour paraître aimable avec Lucius, mais il lui en coûte, d'avoir à côtoyer un Sorcier, devoir le toucher même, pour ne pas éveiller le doute sur ses intentions… » commente Nally, qui fixe Balegarian, d'un regard pointu…

Nally elle-même est tendue comme la corde d'un arc prêt à décocher sa flèche et je devine sans peine, qu'elle aimerait pouvoir aller combattre son ennemie sur le champ…

« Si tu veux, nous pouvons aller la cueillir à la sortie… » plaisante d'ailleurs Ron, tandis que Severus passe un bras réconfortant sur les épaules de Nally…

« Bonne idée. Ce serait rondement mené et ça éviterait une Bataille terriblement meurtrière en Celtycie… » appuie Harry, beaucoup plus sérieux que Ron…

« Croyez bien tous deux, que j'irais volontiers lui couper le cou dès maintenant, si Megildur était encore dans le Temple… » soupire Nally, tandis que Harry, Ron et moi-même sursautons à cette nouvelle…

« Elle est donc déjà partie se réfugier sur Tyll Celwie o Agar Myrn ! Quand l'as-tu su ? » demande Harry, m'ôtant les mots de la bouche…

« Merzhin m'a fait prévenir par Dobby, il y a une heure. Megildur s'est volatilisée en début d'après-midi… » répond Nally, en regardant Balegarian pénétrer dans la demeure de Voldemort…

« Qu'est-ce que cela signifie ? Pourquoi si tôt ? Tu pensais qu'elle ne le ferait pas avant au moins une semaine, voire dix jours encore ! Crois-tu que les événements vont se précipiter et que nous avons moins de temps que nous pensions pour nous préparer ? » interroge Harry, très soucieux visiblement…

Je suis tout aussi vivement inquiète que lui. A l'instar de Ron.

Nous ne sommes pas prêts. Il y a beaucoup de travail à faire encore, avant que les Gadgets Défensifs commandés par Cuthalion soient tous fabriqués. Et nous devons encore mettre au point notre piège pour Voldemort !

« Je l'ignore, Harry. La parole de Bayamaë à ce propos, n'est pas encore parvenue à Olórin, puisqu'il est toujours retiré dans la forêt. Et telle que je la connais, inutile que je me dérange pour aller la questionner en personne. Elle me répondrait d'être patiente et d'attendre l'heure propice… » répond Nally, en pinçant un peu les lèvres…

Et comme Lucius et Balegarian, qui a laissé tomber le masque dur et dédaigneux qu'elle offrait face à Carrow, pénètrent maintenant dans le bureau de Voldemort, nous reportons tous notre regard sur l'Ecran…

o-o-o

« Je vous présente Miss Balegarian Gudorevogur, Monseigneur… » présente Lucius, avec cérémonie…

« Gûd o Revh o Gûr… » rectifie Balegarian en articulant exagérément et s'efforçant de sourire avec indulgence en direction de Lucius

Les civilités sont ensuite vite bâclées et à peine le thé servi, Voldemort prie Lucius de le laisser avec Balegarian. Lucius acquiesce d'un hochement de tête et sort vivement du salon, le visage impassible. Mais quand il s'empresse dans le couloir, la raideur de son maintien indique manifestement, qu'il est vexé d'être tenu à l'écart…

Dans le salon, à peine Lucius sorti, Voldemort jauge Balegarian en plissant ses yeux flamboyant de mise en garde muette …

« Qui êtes-vous et pourquoi m'avoir envoyé ceci ?… » demande-t-il, tandis qu'il brandit lentement le dessin que Balegarian lui a fait parvenir par l'intermédiaire de Lucius…

Et toute sa Magie imposant de toute évidence, une présence assez écrasante.

Mais Balegarian ne se laisse guère impressionner. Elle se lève, aussitôt imitée de Voldemort, levant légèrement le menton et effectue un geste de la main. Aussitôt, son chapeau se volatilise et sa longue chevelure tombe sur son dos, laissant son visage et ses oreilles pointues parfaitement dégagés …

« Je suis Balegarian, fille d'Argawaen et je suis venue de Celtycie, Monde invisible et secret des hauts Elfes, afin de vous proposer une Alliance… » déclare-t-elle, visiblement satisfaite de l'effet qu'elle produit sur Voldemort, qui ne masque pas sa profonde surprise…

o-o-o

« Si elle viole ainsi le secret, c'est qu'elle ne craint pas que cela se sache. Elle a donc bien trouvé une parade, comme nous nous en doutions déjà, étant donné l'imposant nombre d'étrangers venus de ce Monde, qu'elle a fait entrer en Celtycie, sans que le Conseil en ait eu vent... » réagit quant à elle Nally, les yeux plissés sur la réflexion…

o-o-o

« Ainsi la Celtycie ne serait pas Légende… » murmure Voldemort, lorsqu'il retrouve la voix…

« Elle existe effectivement… » répond Balegarian, d'un ton parfaitement neutre…

« Me permettez-vous de m'assurer que vous êtes réellement ce que vous prétendez être ? » demande Voldemort, sortant sa Baguette et sourcil haussé, pour appuyer sa demande de permission polie…

Bien que je ne doute pas un instant qu'il jettera un Sortilège, que Balegarian soit d'accord ou non…

« Faites donc, je vous en prie… » accepte celle-ci, l'air de dire que c'est bien inutile, mais qu'elle comprend parfaitement cette précaution…

Voldemort s'exécute, jetant plusieurs Sortilèges, révélant tous que l'apparence de Balegarian n'est en rien une supercherie…

« Voilà une agréable surprise. Et je suis bien curieux de savoir pourquoi une Elfe a pris le risque de sortir d'une retraite depuis si longtemps tenue secrète aux yeux des Sorciers, qu'elle est devenue légende, à l'instar de son peuple. Et ce, afin de me proposer une Alliance. Quel est donc votre intérêt ? » demande alors Voldemort, avec une circonspection palpable…

o-o-o

« Il s'est vite remis de sa surprise, dis donc… » commente rapidement Ron, sous mon hochement de tête positif…

o-o-o

« La Celtycie était un Monde très agréable à vivre à ses origines, jusqu'à ce que des Humains dépourvus de Magie, soient autorisés à y vivre, pour nous servir. Certes, au début, ils savaient garder leur place et se rendre invisibles à nos yeux. Mais ils ont grandement proliféré et comme ils jalousent notre Immortalité et nos pouvoirs Magiques, à défaut de parvenir à nous tuer, ils se sont acharnés à empoisonner notre existence, en nous infligeant milles tourments. Nous nous sommes donc retirés loin d'eux, après avoir pris soin d'effacer leur mémoire, quant à notre existence, nous cachant soigneusement. Cependant, leur présence méphitique envahit de plus en plus notre espace et je crains que nous soyons bientôt de nouveau découverts et terriblement tourmentés. Aussi, ayant connaissance de vos idéaux, je sais que vous pouvez assurément comprendre, la profonde colère que j'éprouve, en voyant mon peuple désormais obligé de vivre en reclus et dans une crainte permanente d'être découvert, en des contrées de plus en plus réduites en nombre comme en étendue, dans un Monde qu'il a lui-même créé pour assurer sa tranquillité et douceur de vivre. Cette situation est hautement stupide et parfaitement inacceptable. Cependant, arguant que nous sommes un peuple foncièrement pacifique et que nous n'avons pas le droit d'user de nos immenses pouvoirs Magiques pour mener une guerre contre ceux qui n'en possèdent pas, ni notre Roi, ni aucun des miens ne réagit, quand il nous suffirait pourtant de nous unir en une seule voix, pour faire disparaître ces insignifiantes vermines, presque en un claquement de doigt… » explique Balegarian, à l'écoute attentive de Voldemort…

o-o-o

« Quelle garce ! Elle a dépeint un tableau qui ne peut pas manquer de faire écho pour Voldemort. Si la suite est du même acabit, il va voir en elle son parfait alter ego… » déclare Harry, d'un ton bas et grondant…

« Ouais. Elle ment comme elle respire avec un naturel époustouflant et comme l'affreux ne connaît rien de la Celtycie, elle peut lui faire passer n'importe quelle vessie pour une lanterne… » renchérit Ron, non moins grondant…

Et nous approuvons tous du chef…

o-o-o

Dans le salon privé de la Gentilhommière, Voldemort jauge encore un instant Balegarian, avant de l'inviter à se rassoir, puis il réchauffe le thé servi tantôt d'un geste de la main et fait Léviter l'une des tasses vers Balegarian, avant de reprendre lui-même place sur son fauteuil…

« Qu'attendez-vous de moi ?... » demande-t-il ensuite, avant de boire une gorgée de thé…

« Vous souhaitez offrir aux Sorciers la place qui leur revient de droit dans ce Monde, quand je souhaite rendre aux Elfes celle qui était la leur en Celtycie autrefois. Or, il y a peu, il m'est apparu que nous devons nous allier, nous entraider plus justement, pour parvenir à nos desseins respectifs… » répond Balegarian, avant de l'imiter…

« Vraiment ? » réplique Voldemort, en haussant un sourcil dubitatif…

« Vraiment. » affirme Balegarian, qui esquisse à peine un sourire, avant d'ajouter : « Les Oracles dont j'ai le grand honneur d'être porte-parole, sont formels à ce propos : nos destins sont liés et il n'y aura victoire ni pour vous, ni pour moi, si nous ne parvenons pas à un accord. En revanche, une entente cordiale entre nous, garantira le succès de nos entreprises respectives… »

Voldemort plisse aussitôt les yeux…

« Les Oracles ? » susurre-t-il, d'un ton doux, dans lequel pointe un net scepticisme…

« Oh… Bien sûr il vous faut une preuve. C'est naturel. » répond Balegarian, en sortant une petite fiole de sa poche, avant de demander : « Je suppose qu'un Sorcier aussi avisé que vous l'êtes, est en possession d'une Pensine… »

o-o-o

« Elle est bien renseignée sur notre Monde et nos inventions… » murmure-je, pensant tout aussitôt que ce n'est pas étonnant, puisqu'elle effectue de nombreuses incursions chez nous…

o-o-o

Voldemort acquiesce d'un simple hochement de tête, avant de jeter un Sortilège vers son bureau, où ont été entreposées ses malles ce matin. L'une d'elles s'ouvre et sa Pensine Lévite aussitôt jusqu'à se poser sur la table basse, située entre lui-même et Balegarian…

« Ce souvenir appartient à mon père, Argawaen, mon unique allié parmi les miens, hormis un très précieux ami, et qui était présent au moment où les Oracles m'ont apporté leur parole… » déclare Balegarian, tout en versant le souvenir dans la Pensine, avant d'inviter Voldemort à le visionner…

Celui-ci jette un Sortilège et le souvenir s'élève …

o-o-o

Balegarian marche dans un jardin, le visage serein, presque extatique. Elle semble avancer dans un automatisme et se dirige vers un autel à ciel ouvert, dressé entre deux colonnes blanches. Puis elle s'arrête, s'incline profondément devant l'autel, avant de se redresser et de monter trois marches de marbre blanc. Enfin, elle s'agenouille, avance sa main droite et la pose sur le symbole gravé en lettres d'or sur la façade de l'autel, les yeux fermés…

Il ne se passe rien durant quelques temps, mais soudainement Balegarian ouvre des yeux hagards et si sa bouche semble parler, ce n'est pas sa voix que nous entendons, mais une voix d'homme, gutturale et profonde, qui semble venir des tréfonds d'un puits et déclare, avec fermeté :

« Le destin est scellé ! Une Elfe et le plus puissant des Sorciers du Monde des Hommes, devront œuvrer en parfaite entente, s'ils désirent obtenir victoire dans leur combat, contre ceux qui empêchent la Magie d'étendre ses pouvoirs dans leur Monde respectif. Ainsi est notre parole. »

Et aussitôt que la voix d'homme se tait, Balegarian ferme la bouche et ses yeux, avant de s'effondrer à demi contre l'autel. Elle reste ainsi deux ou trois secondes, semblant reprendre difficilement ses esprits, avant de se redresser et se tourner à sa droite, vers quelqu'un que nous ne pouvons voir…

« Qu'ont dit les Oracles, père ? » demande-t-elle, l'air encore un peu hagarde…

Et une autre voix d'homme, plutôt froide, lui répète le soi-disant message des Oracles, avant que le souvenir s'efface…

o-o-o

« Jolie comédienne. La soi-disant voix de l'Oracle est celle de Borûkdhrûl, probablement caché derrière ce qui n'est pas un autel, comme on pourrait le croire, mais bel et bien la tombe d'Argawaen, selon le symbole qu'elle a touché. En revanche j'ignore à qui appartient l'autre voix… » réagit Nally, d'un ton pincé…

o-o-o

Quant à Voldemort, il semble très proche de se laisser convaincre. Il n'effectue cependant aucun commentaire immédiat, prenant le temps de réfléchir encore, sous le regard attentif de Balegarian…

« Votre peuple est pacifique, avez-vous dit. Ce dessin représente pourtant une Elfe en armure et portant épée… » déclare-t-il finalement, en désignant le dessin qui côtoie la Pensine…

Le visage de Balegarian change immédiatement d'expression, s'adoucissant sur une expression chagrine.

« Je vous l'ai dit : il fut un temps où, profitant justement de notre pacifisme, les Humains nous ont infligé mille tourments. L'un de leurs plaisirs favoris, était de jeter contre nous, des loups dressés, qu'ils avaient pris grand soin d'affamer au préalable. Ils usaient également de ce stratagème infâme, lorsqu'ils venaient en masse pour nous chasser de nos villages et nous dépouiller de nos biens. Il nous a bien fallu nous défendre contre ces horribles bêtes… » répond-elle, la voix un peu tremblante, hésitant brièvement avant d'ajouter : « Ce dessin représente le dernier combat de ma bienaimée mère… »

o-o-o

Et aussitôt Nally réagit vivement

« Vile menteuse ! Horrible garce ! Comment ose-t-elle faire croire qu'Ancalimë était sa mère ! » s'exclame-t-elle avec colère, les poings serrés, ses Ondes Magiques débordant et faisant vaciller les images des Téléviseurs…

« Calme-toi, ma douce. » murmure Severus, en la prenant dans ses bras, pour l'apaiser…

Et il l'entraîne en arrière, pour permettre aux images de se stabiliser, tandis que Voldemort demande à Balegarian ce qu'elle entend par dernier combat

o-o-o

« Les loups étaient trop nombreux, alors qu'elle se trouvait malencontreusement isolée de notre groupe. Nul parmi les nôtres ne s'en est aperçu avant qu'il soit trop tard. Les loups ont commencé à la dévorer vive et la douleur était si grande, qu'elle n'a pu le supporter. Elle a donc renoncé à son Elfitude, devenant ainsi mortelle et les Loups ont eu raison de sa vie… » répond Balegarian, qui réussit le tour de force, de faire glisser une larme sur sa joue gauche…

« Sa Magie aurait pourtant dû lui permettre de s'enfuir. Et pourquoi avoir usé d'une épée, quand elle aurait pu aisément tuer ces bêtes d'un simple Avada Kedavra… » s'étonne Voldemort, en levant un sourcil dubitatif, tandis que Balegarian tamponne délicatement sa joue avec un mouchoir de dentelle …

« Il est impossible de Transplaner, en Celtycie. Et comme tous mes semblables, Mère considérait que la Magie est un don sacré, qui nous a été offert dans le but de célébrer la vie, non de l'ôter. Elle y a cru jusqu'au bout, préférant mourir, plutôt que renoncer à cette croyance… » répond Balegarian, qui ajoute, après une brève hésitation : « Une croyance qui perdure toujours. Les Elfes n'usent d'aucun Maléfice. Ils n'en ont jamais créé et ne connaissent donc pas le Maléfice de la Mort, ni aucun autre Sort infligeant la douleur, dont les Sorciers usent… »

Un silence suit, durant lequel Balegarian, l'expression de son visage en apparence franche et ouverte, soutient sans ciller ou presque, le regard pointu de Voldemort. Et ce dernier se détend peu à peu…

« La sincérité de vos réponses vous honore… » dit-il, d'un ton plutôt satisfait, qu'il a considérablement radouci.

« Que vaudrait une Alliance entre nous, si nous n'étions sincère l'un envers l'autre… » réplique Balegarian, en haussant à peine un sourcil…

« Elle nous coûterait défaite, selon la prophétie que les Oracles vous ont délivrée… » rétorque Voldemort, désignant ensuite du doigt la théière en arquant un sourcil vers Balegarian, qui incline la tête en signe d'assentiment…

Voldemort effectue le service, avec aisance. Il parait vraiment détendu maintenant. Mais je l'ai suffisamment observé durant des heures, pour décrypter dans son attitude, un zeste de méfiance…

« Comment envisagez-vous notre collaboration ? » demande-t-il, en se réinstallant confortablement…

« Nous pourrions je pense, effectuer un échange de bons procédés… » répond Balegarian, avec un sourire aimable…

« Quelle garantie aurai-je, que vous respecterez votre part du marché ? » demande illico presto Voldemort, en caressant nonchalamment Nagini, qui est venu se lover contre lui

Balegarian éclate d'un bref petit rire froid…

« Quelle garantie aurai-je en retour ? » dit-elle, se penchant vers Voldemort avant d'ajouter : « Voyons très cher, je vous en ai donné déjà bien plus que vous ne m'en avez demandé, en vous révélant mes origines. Et certes, je suis Immortelle, mais je suis sensible à la souffrance des blessures et je suis pourtant venue à vous, sans escorte et sans arme, en sachant que vous connaissez des Maléfices terriblement douloureux. N'est-ce pas suffisant, pour vous prouver ma bonne foi ? »

Voldemort se penche en avant, dans une parfaite imitation de l'attitude et du sourire de Balegarian avant de lui répondre…

« Non, très chère. Car je vous devine un esprit tout aussi retors que le mien… » dit-il, d'un ton doucereux et l'œil s'allumant d'une flamme ironique…

Balegarian éclate de rire une nouvelle fois et Voldemort ricane, dans un sourire en coin…

OoOoOoO

... Votre avis m'intéresse vivement ...

...

..

.

V