Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Réponse sur mon forum, aux commentaires de : - amazonepotter -
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Intéressants Développements 4 / 4
Acte 7 : Chat Et Souris, Souris Et Chat…
Harry
Voilà, Voldemort voit bien Balegarian comme son Alter Ego féminin maintenant. Et j'y vois du mauvais, comme du bon …
Du mauvais parce qu'ils vont effectivement s'allier pour ce qui les arrange et cela augure donc des moments difficiles pour nous. Du bon, parce qu'ils vont bien sûr se tirer dans les pattes à un moment ou l'autre, pour prendre l'avantage. Et ça, ça devrait largement nous profiter…
« Vous êtes redoutable en affaire, très cher. Je vous assure cependant que nous avons des intérêts communs et que nous pouvons aisément trouver un terrain d'entente. Car certes, j'ai besoin de vos services, mais j'ai également les miens à vous proposer en échange. Alors donc, cessons là ces entrées en matière défiantes et jouons franc jeu. » déclare Balegarian, qui n'a plus rien de l'Elfe délicate et sensible, image qu'elle offrait d'elle depuis son arrivée dans le salon de l'affreux…
Sa froideur et sa dureté sont évidentes maintenant. Sa détermination également…
« A vous l'honneur, très chère, comme le veut la galanterie la plus élémentaire… » répond Voldemort, visiblement satisfait de l'avancée que Balegarian et lui-même viennent d'effectuer…
« Charmante attention. Que voulez-vous savoir exactement ? » demande-t-elle, offrant ainsi une ouverture à Voldemort…
« L'entière vérité quant à vos motivations… » répond celui-ci, d'un ton tranquille…
« Soit. Permettez-moi cependant de résumer au plus juste, car l'histoire s'étalant sur plusieurs milliers d'années, serait beaucoup trop longue à raconter par le menu. Or, je présume que tout comme moi, vous êtes très occupé et n'avez pas de temps à perdre avec d'oiseux détails, ne présentant aucun intérêt aussi minime soit-il, en lien avec l'affaire que je souhaite nous voir conclure… » déclare Balegarian, laissant le temps à Voldemort d'acquiescer du chef, avant d'enchaîner : « Etant le premier né des Elfes, Argawaen, mon père, aurait dû être leur Roi et naturellement si cela avait été ainsi, la situation en Celtycie, ne serait actuellement pas ce qu'elle est. Mais il en a été sottement décidé autrement lors du tout premier Conseil des Elfes, dont la paternité de la constitution revenait pourtant à Père. Il en fut chagriné, mais sa nature généreuse l'a conduit à accepter un rôle secondaire dans le Conseil, où sa grande sagesse lui semblait reconnue par ses pairs. Cependant, contrairement à ce qu'il espérait, sa parole fût peu écoutée. Et comme je vous l'ai narré tantôt, la situation dans notre Monde, s'est peu à peu désagrégée au fil des millénaires, pour aboutir aujourd'hui, à ce que vous en savez. Entre temps cependant, consumé de chagrin et de rancœur envers les Humains, à la suite de l'horrible fin de Mère, Père décida de se retirer du Conseil et de tenter de prendre les rênes de la Celtycie en main, pour le bien de notre Peuple. Il parvint à convaincre quelques-uns des nôtres à le suivre dans son projet et ensemble, ils furent très proches de réussir à sauvegarder la tranquillité de notre Monde… »
Balegarian effectue une brève pause, pour boire un peu du troisième thé que Voldemort vient de lui servir.
« Que s'est-il passé alors ? » demande poliment l'affreux, pour relancer son récit
« Les alliés de Père se sont stupidement fait prendre et ils ont été aussitôt emprisonnés en un lieu inviolable. Ils n'ont fort heureusement pas trahi Père cependant et celui-ci a poursuivi son projet seul, jusqu'à ce que je sois en âge de lui venir en aide. Nous avons alors élaboré un second plan qui a demandé de très nombreuses années de patient et fastidieux travail. Hélas, nous avons rencontré un obstacle, cause non seulement de notre échec, mais également de la perte de mon père. » déclare Balegarian, pinçant les lèvres, sur son visage pâle de colère, avant d'ajouter, au sourcil de Voldemort haussé sur une question muette : « Père a été privé de vie… »
« Votre père était un Elfe et donc Immortel. Comment a-t-il donc pu être tué ? L'aurait-t-on livré à une meute de loups affamés afin qu'il soit lui aussi dévoré vivant, après avoir renoncé à son Elfitude, afin d'échapper à d'atroces douleurs ? » réagit aussi sec l'affreux, les yeux traversés d'une ironie cruelle
Balegarian se lève aussitôt d'un bond, laissant sa tasse de thé aux trois quarts pleine encore, se fracasser sur le sol, pour appeler à elle vivement un petit poignard qui sert de coupe papier à l'affreux. A la réaction immédiate de Voldemort, qui se lève également, sa Baguette en main pointée vers elle…
« Oui, les Elfes sont Immortels ! Mais puisque vous avez l'air d'en doutez, je vais vous le prouver ! » s'exclame Balegarian, avant de brusquement enfoncer le poignard à hauteur de son cœur, d'un geste vif et assuré, sur une horrible grimace de douleur.
Et elle retire tout aussi vivement la lame, souillée de sang semble-t-il, sous l'œil déconcerté de l'affreux …
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« Elle a une côte de maille en Ithilmar sous sa robe et ne risquait donc absolument rien. Car seule une lame en Ithilmar, aurait pu la transpercer. Celles forgées dans d'autres métaux se fondent en quelque sorte dans la côte de maille, avant d'être rejetées… » murmure cependant Maman, qui regarde Balegarian d'un regard méprisant…
« Et le sang sur le poignard, c'est le résultat d'un Sortilège, bien sûr… » enchérit Papa, qui garde une expression neutre…
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« C'est bien du sang, jugez-en par vous-même. Mais ne comptez pas cependant voir la blessure que je me suis moi-même infligée. Elle s'est déjà refermée. Et si vous en doutez, allez-y, testez donc ce poignard sur mon bras… » défie Balegarian, en tendant son arme vers Voldemort, tout en découvrant son avant-bras…
Et bien sûr, celui-ci ne se contente pas de la croire sur parole. Il ne prend pas son poignard cependant, mais lui inflige sans hésiter une longue et profonde coupure, d'un petit coup de Baguette assuré, regardant ensuite le sang s'écouler brièvement et la blessure se refermer presque instantanément, avec une sorte de fascination envieuse dans le regard…
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Tandis qu'à l'instar de Ron et Hermione, je hausse un sourcil vers Papa et Maman. Car certes, le processus de cicatrisation est accéléré chez les Elfes, mais quand même pas à ce point…
« Baume à base de Goodyeria Repens. Elle avait prévu le coup et en a quotidiennement enduit son bras ces huit derniers jours au moins, pour obtenir un tel résultat aujourd'hui… » répond Papa, avec un demi-sourire narquois… »
« Complètement tordue et tarée… » soupire Ron, en reportant son regard sur l'Ecran…
Je suis bien d'accord avec lui…
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« Jolie démonstration. Et soyez sans crainte, je crois à l'Immortalité des Elfes… » déclare l'affreux, une nouvelle lueur nettement envieuse brûlant dans ses yeux, avant d'ajouter : « Je renouvelle d'autant plus ma question : comment votre père a-t-il dans ces conditions, pu être tué ? »
« Avec la seule arme, qui puisse mettre fin à la vie d'un Elfe. » répond Balegarian, qui se rassoit à l'invite muette de Voldemort et pose le poignard sur la table de salon, avant d'enchaîner : « Le Roi Cuthalion n'est certes pas aussi intelligent que l'était mon père… ou que je le sois moi-même d'ailleurs… Mais il n'est cependant pas stupide, au point de n'avoir pas compris, que sa politique ne convient peut-être pas à tous les Elfes et que si une portion aussi congrue soit-elle des nôtres, avait déjà tenté de le destituer, cela pouvait se reproduire, dans un avenir plus ou moins proche. Il s'est donc dans le plus grand secret, procuré un Artefact Magique, capable de prendre la vie et la Magie d'un Elfe. Cependant, n'entendez pas par-là, que Père a été tué. Les Elfes ne tuent pas, ni ne blessent les leurs, pas plus qu'ils ne tuent ou blessent les Humains. Ou même les animaux d'ailleurs, si ce n'est pour se nourrir ou défendre leur vie. Ce sont donc l'Immortalité et la Magie qui ont été ôtées à Père. Punition cruelle et infâme ! Car Père est donc maintenant un mortel, dépourvu de Magie qui plus est ! Et il mourra sous peu de vieillesse, si je ne parviens pas bientôt à me procurer le moyen de le sauver ! »
Et Balegarian se tait sur ces paroles, le regard perdu sur un point qu'elle est seule à voir. Je suis sûr cependant, qu'elle ne fait qu'attendre la réaction de Voldemort, à la perche qu'elle vient de lui tendre…
Celui-ci l'observe avec soin, milles pensées lui traversant visiblement l'esprit, tandis qu'il caresse de nouveau Nagini. Il sait, que Balegarian lui raconte un fatras de fariboles, mais que ce qu'elle veut de lui est essentiel pour la réalisation de ses projets. Il commence surtout je pense, à faire la connexion avec l'Artefact qu'il convoite. Et je sens dans mes tripes, que Salazar brûle de dominer en cet instant, mais que l'affreux le bride avec fermeté.
Je ne serai pas surpris cependant, que dès le départ de Balegarian, nous ayons droit à une conversation entre les deux affreux…
« C'est donc là, ce que vous attendez de moi, n'est-ce pas ?… » susurre-t-il soudainement, dans le silence qui n'était troublé que par le crépitement des bûches dans l'âtre…
« Plaît-il ? » demande Balegarian, faisant mine d'être brusquement interrompue dans ses pensées…
« Je disais, très chère, que c'est donc là, ce que vous attendez de moi : que je vous procure le moyen de rendre à votre père, son Immortalité et sa Magie … » répète Voldemort, avant d'arquer l'un de ses sourcils inexistants et d'ajouter : « Mais en quoi selon vous, suis-je en mesure de le faire ? Voilà qui m'échappe totalement… »
« Megildur, tel est le nom de l'Epée Magique qui contient désormais l'Immortalité et la Magie de Père. » déclare Balegarian, tandis qu'un petit tic anime brièvement le coin de l'œil droit de l'affreux…
Voilà, il a définitivement fait la connexion avec le Volumen et le fameux Artefact qu'il convoite, songe-je. Et dans le même temps, je réalise que la pauvre Luna va bientôt avoir bien du souci à se faire. Car pour l'heure, l'affreux ne sait toujours rien de la petite comédie que Maman et Papa ont joué à Latton, pour lui faire croire que le Volumen se trouve chez l'ami, d'un ami de Maman. Car s'il savait, il aurait fait revenir Yaxley de Suède et aurait pressé Latton d'en savoir davantage, n'est-ce pas ?
« Je sais où, quand et comment me la procurer, car je sais, où le Roi l'a dissimulée. En revanche, j'ai besoin d'apprendre à l'activer, pour qu'elle libère la vie et la Magie appartenant à Père et ce qu'il y a lieu de faire, afin que ce dernier puisse à nouveau en jouir. C'est chose possible, je le sais. Tout à ce propos est expliqué dans un précieux ouvrage, que mon seul et fidèle ami est parvenu à soustraire au Roi Cuthalion. Malheureusement, mon ami a été poursuivi par l'un des Elfes de la Garde Royale et il n'a eu d'autre choix, que de dissimuler le livre dans votre Monde. Il a fallu ensuite attendre trop longtemps, avant qu'il puisse venir le rechercher et lorsqu'il a pu le faire, le livre n'était plus là où il l'avait serré. Il a bien entendu tout mis en œuvre, pour le retrouver et il a découvert qu'un Sorcier de votre Monde l'avait mis à jour, par le plus grand des hasards. Bien sûr, mon ami a tout tenté, afin de convaincre ce Sorcier de lui rendre ce précieux ouvrage, mais celui-ci s'est obstiné dans son refus, bien que ce Livre ne pouvait lui être utile, dans la mesure où il est écrit en Elfique, langue qui n'a laissé aucune trace dans votre Monde. Mon ami soupçonne cependant fortement, que cet homme l'a confié à sa fille. Et c'est pour récupérer ce précieux Ouvrage, qui m'est indispensable et se trouve actuellement hors de ma portée, que j'ai besoin de vos services … » explique Balegarian, son regard fixé sur Voldemort qui ne perd pas une miette de ses paroles
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« C'est donc bien ce que je pensais. Elle ne sait pas comment fonctionne Megildur et espère en apprendre davantage dans le Livre des Origines. Elle va donc lui demander d'enlever Luna, puisqu'elle ne peut le faire elle-même. Il faut à toute fin éloigner cette menace pour Luna… » murmure quant à elle Maman, tandis que je frissonne
Maman a raison. Il faut tout faire pour éviter que Luna soit menacée.
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« Je ne vois pourtant rien de bien compliqué, ni d'insurmontable dans cette affaire. Enlevez le père, menacez la fille de lui envoyer sa tête si elle ne vous rend pas votre Livre et elle s'empressera de venir vous le remettre elle-même en main propre… » dit-il, l'air plus faussement dégagé que jamais…
Il brûle pourtant de savoir qui détient le Volumen, c'est très clair à mes yeux. Il se retient bien cependant, de secouer Balegarian pour obtenir les renseignements dont il a besoin, car il se doute évidemment, qu'il n'a pas intérêt à s'en faire ouvertement une ennemie…
Du moins, pas déjà. Pas maintenant, alors qu'il n'a jamais été aussi proche d'obtenir ce qu'il veut depuis si longtemps…
« C'est ce que j'aurais fait, si cela était encore possible. Mais ça ne l'est pas. L'homme est parvenu je ne sais comment à s'échapper des geôles de mon ami. Et, dans l'état de faiblesse où il se trouvait alors, il est assurément mort à l'heure où nous parlons. Et je ne peux atteindre sa stupide fille sans votre aide… » répond Balegarian, avec quelque peu de sécheresse…
« Où se trouve-t-elle donc, pour qu'elle vous soit inaccessible ? » demande alors Voldemort, masquant parfaitement bien son impatience…
« Poudlard où je ne compte contrairement à vous, aucun allié… » répond Balegarian, qui a fait l'effort de radoucir le ton de sa voix…
Cette fois, plus de doute pour Voldemort. Il tient une chance de doubler Balegarian et ses yeux flamboient aussitôt d'une brève lueur de rouerie jubilatoire…
« Je vois… Oui, sans doute puis-je vous aider. Quel est le nom de cette fille ?… » demande-t-il encore, du ton le plus neutre qu'il lui est possible…
« Lune Lovegood... » lâche Balegarian, après une brève hésitation…
Je crois qu'elle commence à percevoir l'état d'esprit de Voldemort et à comprendre qu'il ne lui sera peut-être pas aussi aisé qu'elle le pensait sans doute, de le manipuler à sa guise…
« Luna Lovegood… » reprend Voldemort, en appuyant un peu exagérément sur le a de Luna, avec un sourire indulgent, dans une parfaite imitation de Balegarian, quand elle a corrigé Lucius, lorsque ce dernier l'a présentée à son Maître…
« Lune ou Luna, peu importe ! » réagit Balegarian, avec un léger agacement, avant de demander : « Quand pensez-vous pouvoir me l'amener ? »
« Il ne faudrait guère que quelques jours, pour que ma part du marché soit accomplie. » répond Voldemort, d'un ton qui traduit parfaitement qu'il n'apprécie pas du tout la manière dont Balegarian traite son affaire…
En clair, maintenant qu'elle lui a dit ce qu'elle attendait de lui, elle aurait dû lui dire ce qu'il obtiendrait en contrepartie, avant de lui poser cette question…
« Quelques jours ! Pour organiser un simple enlèvement ? » se récrie illico Balegarian, avec contrariété…
« Quelques jours, oui. Mes ennemis les plus redoutables sont à Poudlard, ma chère ! Or cette fille est l'une des proches amies de Potter et donc très bien protégée ! Je ne peux par ailleurs me permettre, que les plus précieux atouts dont je dispose là-bas, soient exposés au risque d'être découverts, puis emprisonnés et que mes propres projets échouent ! Ce que vous considérez donc comme un simple enlèvement, est en réalité une affaire compliquée et délicate à organiser ! » réplique l'affreux, d'un ton sec et ferme
Balegarian tique à la manière Elfique et donc à peine perceptible. Elle masque cependant très rapidement son mécontentement, détendant les traits de son visage au mieux, pour paraître compréhensive…
« Oui, bien sûr. Je suis si impatiente de rendre à Père ce qui lui a été si honteusement et cruellement volé, que j'en oublierais la plus élémentaire des prudences, alors même que du succès de votre entreprise, dépend celui de la mienne. » déclare-t-elle, d'un ton nettement radouci
« Péché de jeunesse, sans doute… » se moque quelque peu l'affreux, d'un ton doucereux…
Ce qui arrache un sourire forcé à Balegarian…
« Je suis assurément beaucoup plus âgée que vous et vous l'avez sans nul doute deviné. Mais oui, péché de jeunesse, si l'on considère que je suis nettement moins aguerrie que vous, dans l'élaboration et la mise en œuvre de tels projets… » répond-elle, mentant une fois de plus avec front…
Voldemort éclate aussi sec d'un petit rire aussi moqueur que froid…
« Vous n'avez ni à faire preuve de fausse modestie, ni à chercher à me flatter, très chère. » déclare-t-il, avec le sourire, à la réaction guindée de Balegarian, à laquelle il ne laisse pas le temps de répondre, son expression se faisant très sérieuse lorsqu'il ajoute : « En revanche, vous avez à me proposer service en retour et je suppose que vous avez déjà réfléchi à la question… »
« Naturellement. Je ne serais pas venue vous voir si je n'avais pas une proposition qui devrait parfaitement vous convenir. » répond Balegarian, d'un ton qui défie Voldemort de seulement oser penser le contraire…
« Permettez-moi d'en juger… » réplique cependant celui-ci, d'un ton doucereux, signifiant clairement qu'il ne se gênera pas pour remettre en cause sa proposition s'il l'estime insuffisante…
Les narines de Balegarian palpitent brièvement sous son air pincé et elle se penche vers la table de salon, prenant le dessin qu'elle a fait parvenir hier à l'affreux, pour le brandir devant lui, un doigt désignant la Porte…
« À la seconde même où j'ai su qu'une fraction de vos hommes s'est rendue dans le Département de votre Ministère, où se trouvait une Porte comme celle-ci, j'ai été convaincue que aviez compris que la Celtycie n'était pas Légende, que l'Arcade donnait accès à notre Monde et que votre désir, était de vous en emparer, afin d'en faire usage à votre convenance… » déclare-t-elle, fixant Voldemort d'un regard assuré…
« Poursuivez… » l'invite Voldemort, ne manifestant aucune réaction…
« Cette Porte est aujourd'hui irrémédiablement détruite, tous les Elfes le savent et en sont soulagés, car la région où elle se trouvait était infestée de loups sanguinaires, que les humains jetaient sur tout être Elfique ou non, tentant de la franchir, dans un sens comme dans l'autre. Ces loups la gardaient encore il y a peu, bien que nul être ne cherche plus à la franchir depuis longtemps et il est miraculeux que vos ennemis tombés dans ce monstrueux piège, lors de votre dernière Attaque au Ministère, soient parvenus à s'échapper. Bien sûr le fait qu'ils soient Sorciers les a sans doute beaucoup aidés… » explique Balegarian, avant de lâcher avec un sourire engageant : « Cela dit, là n'est pas le propos. Ce qui importe aujourd'hui, c'est que je peux vous offrir accès à une autre Porte, tout à fait sécurisée celle-ci et que je serai parfaitement heureuse de vous voir franchir avec vos troupes… »
L'affreux plisse aussitôt les yeux, une lueur narquoise les faisant flamboyer…
« Ce que vous me proposez en somme, c'est de venir balayer la Celtycie, des Moldus qui l'envahissent. Voilà une perspective des plus intéressantes… » répond-il, émettant l'un de ses petits rires froids, avant d'ajouter : « Mais cette proposition est bien davantage en votre faveur, qu'en la mienne. Or, l'Alliance que vous souhaitez nous voir conclure, promettait un échange de bons procédés… »
« Vous souhaitez avoir accès à la Celtycie, je vous en offre l'opportunité. Ce que vous appelez le balayage des Modus, profitera à notre intérêt commun et vous pourrez le faire à votre convenance, sans rencontrer opposition, comme c'est le cas dans ce Monde. Chez nous, les Humains sont peu évolués, ils ne disposent que d'armes blanches et de meutes de loups que vous aurez tôt fait de vaincre. Par ailleurs, disposer de seulement la moitié des terres de la Celtycie conviendra parfaitement aux Elfes, qui actuellement n'en jouissent que d'un huitième à peine. Père et moi-même vous proposons de régner sans conteste sur le reste et croyez-moi, la Celtycie est très vaste, ses terres sont très belles et riches, l'air d'une pureté délicieuse. » argumente Balegarian, avec des accents convaincants
Voldemort semble fléchir et sérieusement peser les avantages de cette proposition, les yeux un peu dans le vague.
« Mmmm… Je reconnais que massacrer des Moldus, représenterait bien davantage une distraction qu'une corvée et que votre proposition est très tentante… » murmure-t-il, après quelques secondes, à la satisfaction de Balegarian
« Signifiez-vous ainsi, que nous pouvons considérer notre affaire conclue ? » demande-t-elle cependant avec prudence
« Patience, très chère. Elle le serait, si je n'avais quelques points essentiels à soulever encore… » répond l'affreux, laissant son regard revenir vers Balegarian, avant de susurrer : « Je ne puis croire, que vous n'avez pas envisagé tous les cas de figure possibles, ni pris de solides mesures pour faire face à chacun d'entre eux. Alors dites-moi, que feriez-vous, si je venais à refuser de conclure positivement notre affaire, après que vous m'en ayez livré tous les tenants et aboutissants, avec autant de confiance ? Ou si j'avais l'outrecuidance de m'approprier ce Livre dont vous avez tant besoin, pour exercer un quelconque chantage sur vous ? Ou encore, si parvenu dans la place, régner sur la moitié seulement de la Celtycie ne me suffisait pas et qu'il me prenait l'envie, à force de terribles souffrances, d'asservir votre Peuple si pacifique, à mon bon plaisir ? »
Le visage de Balegarian blêmit à mesure des paroles de Voldemort. La tournure que prend son entrevue avec l'affreux lui déplaît fortement et elle réprime visiblement à grand peine ses réactions.
« Ne vous méprenez pas, cependant, très chère. Je serai terriblement déçu, si vous n'aviez envisagé toutes les options possibles, ni pris les mesures de précaution nécessaires, non seulement pour garantir que je remplisse ma part du marché, mais également pour vous prémunir d'une quelconque trahison de ma part. Comprenez néanmoins ma curiosité à ce propos et que je puisse envisager de même, de pouvoir m'appuyer sur une garantie plus solide que votre bonne foi. » poursuit l'affreux, d'un ton paisible
« Je le reconnais, j'ai pris toutes les précautions nécessaires. Ne comptez pas cependant que je vous en révèle davantage à ce propos… » répond Balegarian, avec raideur, avant de demander à Voldemort, ce qu'il compte faire, pour assurer qu'elle remplisse sa propre part du marché…
« Je ferai enlever Luna Lovegood comme convenu. Mais je l'interrogerai moi-même, obtiendrai le Livre et vous le remettrai lorsque vous m'aurez offert accès à la Porte… » déclare Voldemort, avec fermeté, avant d'ajouter sur un sourire : « Par ailleurs, je vous rassure tout de suite, je n'ai nulle intention de définitivement m'installer en Celtycie. Certes, il me sera sans doute agréable d'y séjourner pour le temps de quelques vacances méritées, mais mes ambitions vont bien au-delà de ce que vous me proposez. Ce que je veux, c'est régner sans conteste, ici, sur le Monde Sorcier et Moldu. »
Intérieurement, il jubile, j'en jurerai et il a la certitude de parvenir à duper Balegarian, quoi qu'il vienne d'assurer et quoi qu'elle ait pu mettre en place pour l'empêcher d'y parvenir…
« S'il ne s'agissait que de passer quelques vacances en Celtycie, pourquoi vous être précipité pour vous approprier la Porte qui se trouvait dans votre Ministère ? Vous auriez pu attendre d'avoir conquis la tête de votre Monde, avant d'aller à celle de la Celtycie… » fait alors remarquer Balegarian, avec un sourire en coin…
Elle vient de marquer un point et de reprendre la main, semble-t-elle se dire. L'affreux cependant ne perd pas contenance.
« Parce qu'à la seconde même où vous avez su qu'une fraction de mes hommes s'est rendue dans le Département de notre Ministère, où se trouvait autrefois une Porte, vous avez présumé que j'avais compris qu'elle donnait accès à la Celtycie et que mon désir était de m'en emparer, afin d'en faire usage à ma convenance, pour aller conquérir votre Monde… » déclare-t-il, fixant Balegarian d'un regard empli d'ironie tandis qu'il reprend en les modifiant à peine les propos qu'elle a tenu tantôt, avant d'ajouter : « Mais vous avez mal présumé. Je ne comptais pas m'emparer de la Porte pour aller conquérir la Celtycie. J'ignorais très chère, que l'Arcade était une Porte d'accès à votre Monde. Et en réalité, mes Mangemorts devaient simplement libérer mon second et mes autres fidèles emprisonnés, puis prendre la tête du Ministère pour moi, tandis que j'occupais nos ennemis ailleurs avec le plus gros de mes troupes. Ils ont échoués hélas, car un traître a éventé ce projet. Et leur seul succès a été de parvenir à libérer Lucius et les autres prisonniers… »
Il ment aussi effrontément que Balegarian, qui hausse à peine un sourcil circonspect…
« Oh… Je me suis donc trompée sur vos intentions. J'aurais pourtant juré avoir vu juste, étant donné la vivacité dont vous avez fait preuve en me montrant ce dessin au tout début de notre entrevue et la manière dont vous avez réagi lorsque j'ai dévoilé mes origines… » commente Balegarian, sans se départir de son petit sourire en coin…
« Ce dessin m'a vivement intrigué, je l'avoue très chère et j'ai longuement songé qu'il s'agissait sans doute là, d'une tentative originale pour l'Ordre du Phénix, d'introduire une nouvelle espionne dans mes rangs. Et je vous prie de croire que si cela s'était avéré, vous seriez en train de me supplier à cette heure, de mettre fin aux horribles souffrances que je vous infligerais. Quant à ma réaction lorsque vous vous êtes dévoilée, il faut croire que le temps a su préserver une petite part de mon Âme d'enfant, qui fût autrefois éblouie par la légende de la Celtycie et des hauts Elfes… » sourit l'affreux, d'une voix douce
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« Son Âme d'enfant éblouie. Mon cul, ouais ! Vraiment, faut tout entendre ! Comme s'il en avait jamais eu une et qu'il avait déjà été ébloui par autre chose que sa petite personne !… » maugrée aussi sec Ron, tandis que j'acquiesce…
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« Dans ce cas, permettez-moi de m'étonner que vous ayez accepté de m'aider, alors que ce que je vous propose, ne va en rien favoriser votre victoire… » réagit maintenant Balegarian, avant d'ajouter un peu précipitamment : « Du moins, j'ose espérer que je ne me suis pas trompée dans mon interprétation cette fois et que le fait que vous ayez proposé d'enlever Luna Lovegood et de l'interroger vous-même, puis de m'apporter le Livre lorsque je vous aurai offert accès à la Porte, signifie bien que notre Alliance est conclue… »
« Elle le sera… » répond l'affreux, avant de boire une gorgée du thé qu'il vient de se servir
« Elle le sera ? » interroge Balegarian, dont le regard se marque de nouveau brièvement d'une lueur de contrariété…
Ce jeu du chat et de la souris commence à m'ennuyer profondément moi aussi, je l'avoue. Et je me demande quand et comment cela va enfin se terminer…
« Oui, elle le sera, très chère. Lorsque vous m'aurez promis quelque chose qui me permettra réellement d'obtenir victoire, comme il est de votre intérêt, selon votre Prophétie… » assène l'affreux, qui au contraire de Balegarian et de moi-même, semble s'amuser…
« En vérité, je ne vois pas ce que je pourrais vous promettre… » admet-elle, après un petit temps de réflexion…
Quoique ! Je devrais peut-être plutôt dire : de rumination promettant milles souffrances plus terribles les unes que les autres à Voldemort, s'il ne se décide pas bientôt de mettre fin à son ridicule petit jeu…
« Oh. Mais moi, je vois tout à fait… » répond Voldemort, avec un sourire satisfait…
Balegarian hausse à peine un sourcil, en une demande muette de précision…
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Ron
Bon, j'espère que cette fois, l'affreux va enfin cracher sa Potion une bonne fois pour toute. Parce que j'en ai franchement ras le cul de ce jeu de dupes de mes fesses ! Qui est le chat, qui est la souris des deux, je n'en sais rien en fin de compte, mais putain, que le chat bouffe enfin la souris qu'on en finisse !
« Connaissez-vous l'histoire du Roi Arthur ? » demande l'horrible, au sourcil haussé de Balegarian…
« Non. Je ne connais rien à l'histoire de votre Monde, avec lequel je n'ai pas eu contact avant très récemment… » répond Balegarian, qui a l'air elle aussi pressée d'en finir
« En réalité vous ne manquez rien, car l'histoire d'Arthur en elle-même ne présente aucun intérêt. Ce n'était qu'un petit Roi Moldu dont nul ne se souviendrait, s'il n'avait eu l'appui du Sorcier le plus puissant de son époque. » explique l'affreux, qui ménage ses effets comme un cabot…
« Merci pour ce précieux renseignement. » ironise Balegarian, un rien agacée
L'affreux joue dangereusement avec ses nerfs, c'est clair…
« Patience, très chère. Ne vous ai-je pas moi-même, laissé tout le temps nécessaire pour situer le contexte qui motive votre demande de service ? » réplique l'horrible, d'un ton doucereux…
« Bien sûr et je vous en remercie. Je vous prie également d'excuser l'impatience dont je fais à nouveau preuve, eu égard aux nombreuses obligations auxquelles je suis contrainte et qui ne me permettent plus de rester longtemps encore, en votre agréable compagnie… » répond Balegarian, qui s'efforce à une amabilité quelque peu dégoulinante, évidemment dépourvue de sincérité…
« Oh. Je suis fâché que vous deviez partir aussi tôt, quand j'espérais que nous aurions le temps de faire plus amplement connaissance, au cours du dîner auquel j'envisageais de vous inviter ce soir, en compagnie de mon cher ami Lucius… » réagit l'affreux, la mine désolée…
Mais c'est là j'en jurerai, une nouvelle occasion de faire durer son petit jeu uniquement…
« J'en suis également fâchée. Mais sans doute, aurons-nous d'autres occasions. » répond Balegarian, avec politesse…
« Il n'y a effectivement aucun doute à cela. Après tout, il nous faudra prendre date, pour rendre compte des progrès que nous réalisons respectivement, dans la réalisation de notre affaire… » accorde l'affreux, qui semble hautement se réjouir à cette perspective…
« J'en conviens et en suis aise… » acquiesce Balegarian, avec le sourire
Mais son attitude indique qu'encore faudrait-il que l'affreux se dépêche un peu de lui dire ce qu'il attend d'elle, s'il veut vraiment qu'elle progresse elle-même dans la réalisation de leur affaire…
« Le Bâton de Merlin. Voilà ce que je souhaite obtenir… » assène soudainement l'affreux…
« Plait-il ? » réagit Balegarian, haussant à peine son sourcil gauche…
« Oh, bien sûr, vous ne pouvez comprendre, puisque vous ne connaissez pas l'histoire… » répond l'affreux, d'un ton indulgent, avant de préciser : « Merlin était ce très puissant Sorcier qui a appuyé Arthur au cours de son règne. Il devait essentiellement sa puissance à son Bâton d'Enchanteur. Celui-ci était enchâssé en son extrémité supérieure, d'un Cristal unique en son genre, ensorcelé pour absorber la puissance des Sortilèges de ses ennemis, que Merlin pouvait ensuite retourner contre eux, à forces décuplées, par ses propres pouvoirs, déjà immenses. »
J'échange un rapide coup d'œil avec Harry, levant les yeux au ciel. Après l'histoire de la Celtycie, revisitée par les bons soins de Balegarian, voilà que nous avons droit à celle de Merlin revisitée par l'affreux. Il n'y a pas à dire : ils ont de l'imagination tous les deux, pour arranger les faits à leur sauce et dans leur intérêt…
« Très intéressant Artefact… » apprécie Balegarian, appuyant son appréciation d'une petite inclinaison de la tête
« N'est-ce pas ? » acquiesce l'horrible, tout sourire…
« Oui. Et je comprends parfaitement l'intérêt que vous lui portez. Mais comment puis-je vous procurer ce Bâton ? » répond Balegarian, avec une nette circonspection…
« Je veux obtenir ce Bâton, pas que vous me le procuriez. Je compte bien aller le chercher moi-même. J'ai commencé cette quête il y a très longtemps, très chère. Je suis résolu à la mener au bout et j'accomplirai les épreuves qu'il faut surmonter pour mériter l'honneur d'obtenir ce Bâton et s'en servir avec succès… » rectifie l'horrible, manifestant une certaine fierté, avant d'ajouter : « Après la mort d'Arthur et avant de disparaître lui-même, Merlin a dissimulé son Bâton, en un lieu secret…. »
Le regard de Balegarian s'éclaire d'une compréhension, vite remplacée par une expression dubitative…
« Ce que vous attendez de moi, ce serait donc que je vous fasse promesse de découvrir où se situe ce lieu secret ? » demande-t-elle, ne masquant pas sa perplexité
« Oui. Et contrairement à ce que vous semblez penser, je crois sincèrement que vous allez être d'un très précieux concours, très chère. Car voyez-vous, je suis convaincu que vous savez déjà, où se situe ce lieu secret et que vous pourrez m'en faciliter l'accès... » affirme l'affreux, au visible scepticisme de Balegarian
« Permettez-moi d'être beaucoup moins optimiste que vous à ce propos. Je vous rappelle que je ne connais pas l'histoire de votre Monde. J'ignore tout de ce Merlin et de son Bâton… » commente-t-elle, l'air de se dire que Voldemort est soit complètement fou, soit totalement idiot…
J'irais bien lui souffler à l'oreille qu'il est à la fois fou et idiot, si je le pouvais…
« Il n'est pas nécessaire que vous en sachiez davantage à propos de Merlin et de son Bâton, même si cette histoire est très intéressante et que je vous encourage vivement à en prendre connaissance si vous désirez enrichir votre culture générale. » sourit l'horrible, quelque peu moqueur, avant d'enchaîner : « Mes nombreuses et patientes recherches, m'ont permis de conclure que Merlin a dissimulé son Bâton, en un lieu sacré, situé en Grande Bretagne. Il s'agit du Temple des Elfes de maison, avec lesquels je n'entretiens pas d'excellents rapports. Et tous ceux que j'ai interrogés à ce propos, ont préféré mourir, que me révéler la situation de leur Temple. Mais selon une légende, le Temple des Elfes de Maison, aurait autrefois été un Temple des hauts Elfes. Et si cela s'avère exacte, alors je gage que vous savez où il se trouve, n'est-ce pas ? »
Il n'avait pas réellement besoin de poser la question, car Balegarian a laissé transparaître la réponse déjà. Elle a brièvement tiqué, puis son visage s'est complètement ouvert sur un sourire jubilatoire…
« Oui, je le sais. Et je vous fais solennellement promesse de vous le révéler, lorsque vous aurez rempli votre part du marché… » dit-elle, avec une très nette satisfaction…
Qu'elle ait ou non compris qu'en réalité ce que veut Voldemort, c'est Megildur, elle doit penser que si l'affreux parvient par hasard à pénétrer dans le Temple des Hauts Elfes, via celui des Elfes de Maison, il signera là son arrêt de mort…
Ce qui doit parfaitement l'arranger, naturellement…
« Parfait. Maintenant, comprenez qu'il me faut tout comme vous l'avez déjà fait de votre côté, m'assurer que vous tiendrez parole. Je vous propose donc, que nous effectuions un Serment Inviolable, que Lucius se fera un plaisir de sceller… » déclare Voldemort, tandis que Balegarian lève un sourcil…
« En quoi cela consiste-t-il ? » demande Balegarian, avec une pointe de curiosité mêlée de méfiance
Voldemort lui explique ce qu'est le Serment Inviolable, précisant que la mort est la sanction pour celui ou celle qui ne tient pas sa promesse et qu'il s'agira donc pour Balegarian, de perdre son Elfitude et devenir Mortelle. Ce à quoi Balegarian répond qu'elle n'a aucune crainte, puisqu'elle a la ferme intention de tenir sa promesse et cela satisfait totalement Voldemort, qui ose dire qu'il n'en a jamais douté. Puis, il lui dicte les paroles qu'elle devra prononcer, avant d'envoyer chercher Lucius. Qui bien sûr, ne connaîtra pas la teneur exacte de la promesse, puisque l'affreux usera d'une formulation nébuleuse pour tout autres oreilles que les siennes et celles de Balegarian…
Naturellement, Lucius fait diligence et il remplit sa charge avec un air suffisant et important. Enfin, le Serment Inviolable accompli, Balegarian annonce qu'elle doit partir sans tarder. Elle convient cependant d'un rendez-vous prochain avec l'affreux, qui demande ensuite à Lucius, d'avoir l'amabilité de la raccompagner jusqu'au Portail…
Et à peine est-il seul, qu'il éclate de rire et bientôt Nagini se tord, dans d'horribles sifflements douloureux. Harry s'empresse de les traduire, indiquant du signe habituel, qui de l'affreux ou de Salazar s'exprime et en adoptant l'intonation, le débit de parole de chacun des deux…
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« Nous approchons ! Nous approchons ! Nous approchons ! » s'exclame vivement Salazar, excité comme une Ciseburine
« Oui, nous approchons du but, Salazar. Et même au-delà. Bien au-delà… » répond Voldemort, avec une satisfaction qui frise la béatitude…
« Au-delà ! Au-delà ! Au-delà ! Oui ! Oui ! Oui ! Car Excalibur sera bientôt à nous ! A nous ! A nous ! A nous ! Et le Volumen aussi ! » s'excite de nouveau Salazar…
« Oui, Excalibur sera bientôt nôtre. Et le Volumen également et quoi qu'en dise cette Elfe, nous pourrons le traduire, en nous appuyant sur l'exemplaire en Grec dont nous disposons, obtenant enfin les précisions qui nous manquent. Ainsi, tous les atouts seront entre nos mains. Et grâce à la Porte d'accès à la Celtycie, que va nous offrir cette Elfe idiote, nous partirons à la conquête des deux Mondes et nul ne pourra nous arrêter ! » triomphe Voldemort, qui éclate de son rire froid durant quelques courtes secondes, avant d'ajouter sur une exclamation jubilatoire : « Elle ne s'est pas douté un seul instant qu'elle vient d'œuvrer à notre seul profit ! Grâce à elle, nous détiendrons l'Epée que nous convoitons ! Nous triompherons de son Immortalité et nous menacerons ensuite celle de tous les siens ! Ainsi, par peur de mourir, tous les Elfes deviendront nos esclaves pour l'Eternité ! Nous leur imposerons toutes nos volontés et nous aurons une armée Immortelle à opposer à nos ennemis ! »
« Oui ! Oui ! Oui ! Mais il nous faut obtenir Excalibur avant elle ! Car c'est bien elle qu'elle veut aussi ! N'est-ce pas ? N'est-ce pas ? N'est-ce pas ? » intervient Salazar, avec une pointe d'inquiétude
« Oui, elle l'appelle Megildur, cependant c'est bien Excalibur qu'elle convoite. Mais elle ne l'aura pas, Salazar. Souviens-toi du Serment Inviolable. Elle entrera en possession du Volumen, uniquement lorsque nous serons assurés d'avoir le Bâton de Merlin entre nos mains ! Or elle ignore qu'il renferme Excalibur puisqu'elle n'a pas lu le Volumen… Et peu importe alors qu'elle entre en possession de lui, puisque l'Epée sera entre nos mains déjà et que nous saurons nous en servir… » le rassure Voldemort, d'un ton quelque peu paternaliste, avant de subitement marquer une brève pause puis d'ajouter cette fois nettement contrarié et angoissé : « A moins que le Roi des Elfes ne l'ait changé de cachette… »
« Il ne peut pas ! Il ne peut pas ! Il ne peut pas ! Souviens-toi ! Excalibur revient dans sa cachette lorsqu'elle a rempli son office ! Ainsi l'a voulu Merlin ! N'est-ce pas ! N'est-ce pas ! N'est-ce pas ! » affirme Salazar fébrile et nerveux
« Oui… Tu as raison Salazar. Ainsi l'a voulu Merlin. Le Roi n'a pas dû le dire aux autres. Il n'a pas dû révéler où se cache Excalibur. Il doit avoir gardé cette information pour lui seul. Et Balegarian ne la trouvera pas où elle pense qu'il la cache, c'est certain… » murmure l'affreux, avec espoir…
« Tue-le ! Tue-le ! Tue-le ! Et jamais il ne pourra la reprendre ! » s'exclame Salazar, d'un ton mauvais
« Le tuer… C'est ce que nous ferons, oui. Et nous poserons quantité de Protections qui empêcherons quiconque de s'approcher d'Excalibur, lorsque nous serons le seul être Invincible … » approuve l'affreux, rasséréné…
« Invincible ! Invincible ! Invincible ! Oui ! Oui ! Oui ! Et Immortel ! Grâce au Rituel ! Le sexe ! Le sexe ! Le sexe et le sang ! » s'excite de nouveau Salazar
« Oui, Salazar. Le Rituel de sexe et de sang… Il nous faut maintenant préparer cela. Il nous faut préparer Brutus à l'honneur que nous allons lui faire. Obtenir son accord au plus tôt est primordial. Et nous devons également préparer Miles Bletchley aux épreuves qu'il devra accomplir pour aller chercher Excalibur… » déclare Voldemort, qui marque une très brève pause avant de décider : « Il me faut m'occuper de Brutus d'abord. Je vais dire à Lucius d'aller le chercher… »
« Aller le chercher, oui ! Oui ! Oui ! Et obtenir l'accord de Brutus ! Il voudra ! Il voudra ! Il voudra ! » s'exclame Salazar, tandis que je pense à part moi, qu'il tombera plutôt sur un sacré bec, car je vois mal Brutus accepter de se laisser baiser le cul…
Il désapprouve totalement l'homosexualité. Il l'a explicité clairement, lorsque Draco et Ginny, lui ont affirmé que l'affreux baisait ses frères. Jamais le Seigneur des Ténèbres ne pratiquerait des mœurs aussi dépravées a-t-il affirmé et grosse, très grosse était sa colère…
Ouais… Sûr qu'il va tomber de haut, Brutus…. Et que Voldemort sera hautement contrarié de ne pas obtenir son accord…
« Oui, il voudra Salazar. Son désir de nous servir est sincère. Mais souviens-toi qu'il ne faudra pas le toucher, avant qu'Excalibur soit en notre possession… » déclare Voldemort, avec une mise en garde palpable…
« Je sais ! Je sais ! Je sais ! » se récrie Salazar, avec un zeste d'agacement, avant d'ajouter avec perversité : « Mais nous pouvons toucher son frère et l'autre aussi ! Et nous pouvons les utiliser pour éveiller le désir de Brutus ! Lui montrer combien c'est bon ! C'est bon ! C'est bon ! C'est bon ! Si bon ! »
« Lui montrer que c'est bon ? » interroge Voldemort, plus qu'hésitant, c'est nettement audible…
« Lui montrer ! Oui ! Oui ! Oui ! Lui donner envie ! Envie ! Envie ! Envie ! Et qu'il nous supplie lui-même, pour avoir le sexe ! Le sexe ! Le sexe ! Le sexe avec nous ! Ainsi c'est sûr, il sera consentant ! Consentant ! Consentant ! » répond Salazar, avec une fièvre peu convaincue…
Ou du moins qui me semble peu convaincue, étant donné le ton employé…
Il y a un petit blanc, durant lequel Nagini siffle sa douleur, avant que Voldemort reprenne parole…
« Consentant. Il faut qu'il le soit oui. Et il veut nous servir. Il nous l'a affirmé. Mais tu as l'air de craindre qu'il change d'avis. Pourquoi donc ? Aurais-tu perçu quelque chose à ce propos ? » réagit Voldemort, avec un scepticisme non dissimulée…
« Il veut nous servir, il nous l'a dit ! Oui ! Oui ! Oui ! Mais Draco aussi l'avait dit ! Et quand il a compris que nous voulions du sexe avec lui, il n'a plus voulu ! Plus voulu ! Plus voulu ! Plus voulu ! Et il nous a trahis ! » réplique Salazar, tandis que je m'étonne moi aussi…
Je ne vois pas où il veut en venir, alors que c'est lui-même qui a assuré à Voldemort, il y a quelques semaines seulement, que Brutus serait consentant pour participer à ce fichu Rituel (1)…
« C'est vrai, tu as raison, Salazar… Il nous faut donc tester Brutus. Faire naître son désir. Créer son envie de baiser avec nous, pour nous assurer qu'au jour venu, il ne reculera pas, ni ne fera échouer le rituel… » accorde Voldemort, avec quelque contrariété dans le ton…
« Il faut le tester ! Oui ! Oui ! Oui ! Il doit voir ! Venir à nous et nous supplier ! Et il doit croire que c'est lui qui a tout décidé ! Mais il n'a plus sa virilité ! Non ! Non ! Non ! Plus sa virilité ! Alors comment faire ! Comment faire ! Comment faire pour qu'il ait envie ! Envie ! Envie ! Envie pour le sexe ! » s'exclame Salazar, satisfait de la situation semble-t-il
Et je comprends soudainement ce qu'il est en train de faire. Il manipule une nouvelle fois Voldemort. Jeter le doute dans son esprit, l'amener à prendre d'autres directions que celles qui étaient jusqu'alors fixées, c'est là sa manière d'affirmer son autorité sur lui. De dominer leur duo…
« Oui, Salazar, tu as raison. Il doit nous offrir sa pureté, sa virginité, en toute innocence. Et il ne doit pas se douter que c'est là notre dessein. Nous devons donc réfléchir à la manière dont nous allons faire naître en lui ce désir, malgré sa virilité perdue…» déclare Voldemort, d'un ton qui indique à la fois une vive contrariété et que ses neurones tournent à plein régime, cherchant une solution au gros problème qui se pose à lui désormais…
« Sa virilité perdue ! Perdue ! Perdue ! Oui ! Oui ! Oui ! Il faut en jouer ! » s'exclame Salazar, avec une frénésie qui frise le triomphe…
Il tourmente Voldemort à sa guise. Le plonge dans le doute et la contrariété, puis lui tend des perches, des pistes qu'il a déjà explorées lui-même bien sûr, vers les idées patiemment mûries dans son délire personnel…
« Sa virilité perdue. Là réside effectivement la solution, Salazar. Brutus est un adolescent, il doit souffrir du manque de sexe. Il doit ressentir avec cruauté tous les plaisirs qui lui sont désormais refusés. Je dois implanter dans son sommeil, des rêves où nous lui rendons sa virilité et lui donnons du plaisir, grâce à un Sortilège que nous avons créé pour lui. Il doit penser que grâce à nous, sa virilité reprendra vie, malgré l'accident qui l'en a privé… Ainsi, il viendra nous supplier de le baiser. Oui, c'est ainsi qu'il faut procéder… » réfléchit Voldemort, tandis que je suis totalement écœuré de la manœuvre qu'il prépare.
« Ainsi ! Ainsi ! Ainsi il faut procéder ! Oui ! Oui ! Oui ! Et nous ferons le Rituel avec Brutus ! Le sexe ! Le sexe ! Le sexe et le sang ! » triomphe Salazar, avec une jubilation féroce…
« Le sexe, oui, Salazar. Nous l'obtiendrons. Cependant il nous faut aussi réfléchir à un plan, pour obtenir le Volumen. Mais chut maintenant. J'entends Lucius qui revient. Nous devons tenir la promesse que nous lui avons faite de le récompenser pour les bonnes nouvelles apportées. … » répond Voldemort, qui a l'air impatient de mettre son nouveau plan en branle et contrarié que sa promesse à Lucius le retarde…
« Aller chercher Brutus ! Oui ! Oui ! Oui ! Mais avant, récompenser Lucius ! Le sexe ! Le sexe ! Le sexe ! Avec Lucius et les éphèbes ! » intervient encore Salazar, avec une impatience fébrile…
« Oui, Le sexe avec Lucius et les éphèbes. Tu vas l'avoir tout de suite, Salazar. Puis il ira chercher Brutus. Et demain, nous réfléchirons au moyen d'obtenir très vite le Volumen et je commencerai la nuit suivante, à implanter des rêves dans le sommeil de Brutus… » murmure Voldemort, en se levant pour accueillir Lucius, qui va entrer dans un instant dans le salon…
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Et comme nous ne sommes plus du tout intéressés par ce qu'il se passe sur les Ecrans, j'allonge le bras et je baisse considérablement le son…
« Edifiant tout cela. » murmure-je dans le même temps…
« Oui. Salazar manipule Voldemort à sa guise. » répond Harry, qui soupire avant d'ajouter : « Ceci dit, maintenant, il nous faut réfléchir à un plan solide, pour épargner à Luna le désagrément d'être une cible de choix pour Voldemort. Et pour tout le reste aussi… »
« Que cela ne vous empêche pas de jouir de la soirée tranquille que vous avez prévue. Quel que soit le sien, Voldemort va avoir besoin du concours de ses Espions pour le mettre en branle. Il va donc les contacter et je me charge de faire en sorte que cette fois-ci, Latton lui indique la direction à prendre pour trouver le Volumen… » déclare Nally, d'un ton décidé…
« Comment comptes-tu t'y prendre ? » demande aussi sec Severus, en haussant un sourcil…
« Je vais aller dupliquer le Livre des Origines, demander à Magie Mère de modifier le contenu de la copie, afin qu'il soit à notre avantage, puis dire à Latton que j'ai récupéré mon précieux ouvrage et le lui montrer, en lui demandant innocemment s'il ne connaîtrait pas quelqu'un qui pourrait le traduire. Et crois-moi, je vais m'arranger pour que le Volumen l'obsède, au point que ce sera le premier souvenir que Voldemort verra dans sa tête, quand il viendra lui rendre visite. Puis, dès qu'il aura le Volumen en sa possession, Voldemort ne pensera plus qu'à vérifier qu'il a bien tous les atouts en main et ça nous laissera le temps pour mener nos autres actions… » répond Nally, plus déterminée que jamais…
« Ce serait bien mieux que ce soit Luna, qui montre le Volumen à Latton tu ne crois pas ? » intervient Harry, après une légère hésitation…
« Non. Je ne veux absolument pas mêler Luna à cela. Je dirai à Latton que son père l'a vendu à Sev, si cela s'avère nécessaire. Et je pense que cela ne le sera pas de toute façon… » oppose Nally, avec fermeté
« Ok… Mais comment faire concorder les deux versions dont Voldemort disposera alors, à la fois pour que ça nous arrange et sans que cela ne lui mette la puce à l'oreille ? » demande Hermione, qui me coupe l'herbe sous le pied…
« Même question. Par ailleurs, je pense que nous devons de nouveau réfléchir sérieusement à l'ensemble de notre plan, avant de flanquer ce fichu Volumen trafiqué entre les pattes de l'affreux. Et franchement, je ne pense pas qu'il va se précipiter trop vite, pour le récupérer. Il a nettement tendance à la prudence et, il l'a bien dit tout à l'heure, il ne veut pas jeter les atouts dont il dispose à Poudlard, dans une entreprise hasardeuse. Alors à mon avis, nous disposons d'au moins 48H avant qu'il ne bouge. Et même 72H peut-être. » ajoute-je, avec précipitation, sous le hochement de tête approbateur de Harry et Hermione…
« Ron a raison. Par ailleurs, l'affreux va vouloir avant tout s'assurer que Brutus sera consentant pour son Rituel. Et puis, il va aussi accorder une place prioritaire à son Attaque de demain. Ça nous laisse donc bien le temps de réfléchir à tout cela… » renchérit Harry, avec la même précipitation que moi…
« Mais pourquoi me parlez-vous donc tous les deux, comme si j'envisageais de mettre mon idée à exécution dans l'instant ? » demande alors Nally, son regard brillant soudainement d'une lueur malicieuse, nous englobant Harry et moi-même…
« Parce que tu avais ton air buté des grands jours. Tu sais, celui que tu avais toujours, avant de nous pondre des plans foireux, là-bas, en Celtycie… » réponds-je, en lui jetant un clin d'œil…
Nally sourit et me fiche un petit coup de poing sur l'épaule…
« Eh bien rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de précipiter quoi que ce soit. D'autant que ce soir, je vous rappelle que j'ai autre chose à faire. Je souhaite juste que vous passiez une bonne soirée et une bonne nuit, sans penser à la guerre et à tous ces intéressants développements qui se sont ouverts à nous aujourd'hui. Alors filez vite et surtout que je ne vous revoie pas avant demain, c'est compris !… » déclare Nally, en nous montrant la porte du doigt…
« Ok. Et rendez-vous demain, à neuf heures, comme convenu… » sourit Harry, en se levant…
Hermione et moi l'imitons aussi sec…
Direction Poudlard, pour une soirée tranquille…
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1) LIV 010 Volcan 4
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