Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Réponse sur mon forum, aux commentaires de : - Guest (complètement Guest. Je crois avoir reconnu, mais dans le doute…) -
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Combines 1 / 4
Samedi 15 mars 1997
Acte 1 : Eugenia
Draco
Il est à peine une heure du mat et je tourne en rond dans le Bureau du professeur Dumbledore, depuis plus de deux heures déjà. J'ai hâte que lui-même et Nally reviennent et d'enfin savoir comment s'est passée leur rencontre avec Majlis Ernstsson.
Maman est là également. Soucieuse. Fatiguée.
Il faut dire aussi qu'elle a passé toute la journée d'hier auprès d'Ievguenia, guettant le moindre signe d'une complication de son avortement. Il a eu lieu tôt le matin et Richard affirme que Maman se fait du mouron pour rien, car Ievguenia va très bien. Et je le crois à cent pour cent.
Certes, elle était un peu pâlichonne, lorsque j'ai fait un saut au Terrier pour la voir tout à l'heure. Mais elle est surtout soulagée de n'avoir plus à se poser une multitude de questions, sur son avenir et celui de ce bébé dont elle ne voulait pas.
Franchement, je dois avouer mon égal soulagement. Car c'est une certitude désormais, Ievguenia à laquelle je suis attaché comme à une sœur, n'ira pas courir le monde, à seule fin de ne pas être forcée de côtoyer l'enfant, dont elle ne voulait pas. Et puis, il n'y a plus à redouter que son bébé ait hérité de la folie de Lucius. Or, cela me travaillait assez souvent, malgré ma volonté d'être optimiste et ma promesse d'aimer cet enfant et de lui donner toutes les chances d'être heureux.
Ceci dit, il faut croire que mon destin n'était pas d'être épargné par cette question-là, puisque j'ai une demi-sœur…
C'est tout de même une drôle de coïncidence, n'est-ce pas. J'ai appris la nuit dernière que j'ai une demi-sœur âgée d'un peu plus de deux ans et quasi dans la foulée, Ievguenia s'est faite avortée du bébé de Lucius…
Comment donc est Eugenia ? Est-elle mignonne ? Intelligente ?
Equilibrée surtout ?
Et comment Majlis Ernstsson va-t-elle réagir vis-à-vis d'elle, maintenant qu'elle sait la vérité sur son géniteur ? Quelle sera sa décision ? Va-t-elle garder Eugenia auprès d'elle et lui faire payer les mensonges, la trahison de Lucius ? Voudra-t-elle abandonner sa fille ? Ou continuera-t-elle à l'aimer ?
Et pourra-t-on enlever la saloperie de Malédiction que Lucius a posée sur la petite ?
J'espère que oui. De toute mon Âme. Car aussitôt Lucius comprendra-t-il qu'il ne pourra plus manipuler sa mère, il cherchera à tuer Eugenia, où qu'elle se trouve. Aussi longtemps qu'il sera en liberté et qu'il aura un souffle de vie, il la poursuivra, fomentera des plans pour l'empoisonner ou provoquer des accidents mortels. Il tentera tout, pour lui ôter sa petite vie. Il est même tout à fait foutu de prendre des dispositions pour qu'elle soit tuée, s'il devait mourir, avant de parvenir à le faire lui-même…
Quant à moi, je jure solennellement de tout faire, pour la protéger…
Putain d'enfoiré de salopard ! Comment a-t-il pu torturer sa propre fille comme il l'a fait, en lui jetant cette douloureuse Malédiction de Localisation ?
Mouais… Question idiote. Il y a pris plaisir, il l'a dit lui-même. Tout comme il prenait plaisir à me faire souffrir quand j'étais gosse…
Coup d'œil sur l'horloge. Il est 01H12 maintenant. Mais que font-ils donc ? Cela fait plus de quatre heures qu'ils sont partis !
Bon, c'est vrai. Avant d'aller en Suède, ils devaient faire un saut en Asie, à la recherche du Contre-Maléfice qui délivrera Eugenia, si la volonté de sa mère est de le faire tout de suite. Mais tout de même. J'aurais dû demander à les accompagner. Au moins je saurais à quoi m'en tenir maintenant…
« Draco. Tiens-toi tranquille s'il te plait. Tu me donnes le tournis à marcher ainsi de long en large… » déclare soudainement Maman, d'une voix très lasse…
« Désolé Maman. » réponds-je, venant tout aussitôt m'asseoir auprès d'elle sur le sofa où elle a pris place.
Je l'embrasse sur la joue et lui presse la main avec toute la tendresse que j'éprouve pour elle, puis je tente de nouveau de lire le livre que j'ai apporté avec moi. Mais mes yeux sautent de mot en mot, sans que j'y comprenne quoi que ce soit. Alors je le ferme sur un soupir…
« Que sont-ils en train de faire à ton avis ? » demande-je, en fixant les flammes du feu…
Quand vont elles enfin se teinter du vert caractéristique annonciateur d'une arrivée imminente ? m'interroge-je, avant de me souvenir que ce n'est pas par ce chemin que Nally et le professeur Dumbledore vont revenir, puisqu'ils sont partis avec Fumseck…
C'est donc par Transplanage qu'ils reviendront…
« Comment veux-tu que je le sache, Draco ? » demande Maman en retour, d'un ton doux et indulgent…
Oui, bien sûr. Nous sommes à la même enseigne tous les deux, attendant avec fébrilité les nouvelles de Suède…
Un crac sonore et je bondis sur mes pieds. Nally est seule de retour et son expression n'augure rien de bon…
« Alors ? » demande-je, avec une vive inquiétude, tandis que Fumseck regagne son perchoir…
« La situation est très délicate naturellement. Majlis est effondrée, son époux est furieux et nous sommes au bord de la rupture diplomatique avec Madame Ljungström, qui nous reproche de n'avoir pas réagi, immédiatement quand nous avons appris, que Lucius manipulait Majlis. Elle pense que nous avons traité sa fille comme quantité négligeable, un simple pion que nous pouvions sacrifier sans état d'Âme…» répond Nally, se saisissant de la théière pour se servir une tasse de thé, avant d'ajouter sur un soupir : « Son reproche est justifié. Nous aurions dû laisser à leur appréciation, le choix des décisions à prendre, aussitôt avons-nous su que Majlis était l'Espionne malgré elle de Lucius… »
« Oui, eh bien moi je me demande comment Madame Ljungström, aurait envisagé la question si elle avait été à notre place ! C'est facile maintenant, de critiquer les décisions que nous avons prises. Mais quelle serait son opinion, s'il s'agissait de quelqu'un d'autre que sa fille ? » réagis-je, avec une petite pointe d'énervement, avant d'ajouter sur un ton beaucoup plus modéré : « Ce n'est pas de gaieté de cœur, que nous avons décidé de laisser courir l'affaire jusqu'à ce qu'on en sache davantage et surtout, comment Lucius pouvait être aussi sûr de localiser le Conseil. Or, il était question d'un Maléfice, dont nous redoutions qu'il mette en danger la vie de Majlis, si elle rompait tout contact avec lui ou s'il venait à se douter qu'elle savait à quoi s'en tenir à son propos. Or, c'est bien ce qu'il a fait. Alors je maintiens quant à moi, qu'à rester dans l'ignorance, Majlis était bien plus en sécurité… »
« Ce n'est pas une excuse valable, Draco. Nous avons commis une très grossière erreur et cela nous devons le reconnaître. Nous aurions dû mettre Majlis en garde immédiatement et procéder autrement, que de nous servir d'elle à son insu comme nous l'avons fait. Or de ce point de vue, comme l'a fort justement fait remarquer Madame Ljungström, nous ne valons pas mieux que Lucius. » déclare-t-elle, avec une fermeté teintée de culpabilité, avant de se tourner vers les flammes de l'âtre, qui viennent de ronfler en hautes gerbes vertes et d'ajouter précipitamment : « La connexion Internationale provisoire est établie. Albus va donc arriver dans un instant avec Madame Ljungström, Majlis, son époux et Eugenia… »
« Nous allons donc ôter le Maléfice dès maintenant ? Et cela va se faire ici ? » demande-je, arquant un sourcil
Nally acquiesce d'un simple hochement de tête, sans rien laisser transparaître de ce qu'elle pense de ça.
Voldemort n'ira donc pas à Priest Hole Manor demain. Il ne sera pas confronté au super Sortilège de Confusion de Harry, Ron et Hermione.
Bon ou mauvais ? Je n'en sais rien.
On risquait s'il venait, que Salazar en profite pour prendre définitivement le dessus et / ou que par vengeance, l'affreux attaque n'importe où dans le Pays. Quelle décision prendra-t-il, en apprenant que Lucius ne peut plus localiser Eugenia ? me demande-je, tandis que les flammes vertes de l'âtre ronflent de nouveau.
Une femme émerge presque aussitôt des flammes. Elle est grande, blonde et arbore un air hautement pincé. Elle s'écarte vivement de l'âtre, toisant Nally d'un regard mécontent et précisant qu'il faudra attendre quelques minutes avant que sa fille et sa petite fille arrivent. Le temps de réveiller et habiller chaudement Eugenia…
Puis elle nous effleure à peine du regard, Maman et moi-même, une lueur de vive colère traversant ses yeux lorsqu'ils croisent les miens. Elle m'a reconnu. Elle sait qui je suis c'est certain. Et elle m'associe inévitablement à Lucius, ce qui ranime sa colère. Je peux le comprendre. Je le comprends même fort bien. Elle a de quoi être hors des gonds à l'encontre de mon géniteur, me dis-je, en la regardant se détourner vers l'âtre, croisant les bras, droite et raide, l'air pincé et fixant résolument les flammes.
Les secondes s'écoulent lentement, lourdes d'un silence pesant et je ronge mon frein, réprimant de plus en plus difficilement une envie impérieuse d'exprimer tout ce que je pense de la situation. Ce serait hautement maladroit de ma part, j'en ai conscience. Pour l'heure, elle ne voit en moi que le fils de Lucius. Et puis, même si tout le temps passé au Paradis et les épreuves que j'ai traversées ces derniers mois ont fait de moi un adulte à part entière, aussi bien intellectuellement que psychologiquement, j'ai quand même toujours l'air d'être encore un adolescent. Alors la Ministre n'apprécierait certainement pas que je m'impose face à elle, comme ce qu'elle considérerait assurément un petit donneur de leçon en culotte courte, selon une expression chère à Justin Finch-Fletchley…
Soupir discret à mes côtés et soudainement, Maman s'avance vers la Ministre avec résolution…
« En tant que mère, je comprends parfaitement votre réaction, Madame Ljungström. Elle est naturelle et sans doute aurais-je eu la même de prime abord. Néanmoins, il faut que vous entendiez, que contrairement à ce que vous pensez, nous n'avons pas négligé les questions éthiques qui se sont imposées à nous, lorsqu'il s'est agi de prendre la lourde décision, de laisser ou non Majlis dans l'ignorance, de l'identité réelle de celui qui l'a séduite et manipulée. Ce fut pour nous un crève-cœur, d'avoir à nous résoudre à l'évidence et convenir qu'elle serait davantage en sécurité, aussi longtemps qu'elle représentait un atout pour lui, mais qu'en revanche, il n'hésiterait pas à la tuer, ainsi qu'Eugenia, si Majlis apparaissait désormais inutile à ses yeux. » déclare-t-elle, en fixant la Ministre de son regard franc et clair
Celle-ci n'interrompt pas Maman, par pure politesse sans aucun doute, mais elle pince plus durement encore les lèvres et je devine que sa réaction sera très vive. Aussi, je décide de ne pas lui laisser le temps de répondre et de dire ce que j'ai sur le cœur, moi aussi. Et tant pis pour la diplomatie. Je me fiche finalement qu'elle n'apprécie pas que je m'impose à elle, comme un petit donneur de leçon en culotte courte. Comme l'a souligné Maman, il faut qu'elle entende que nous n'avons pas pris notre décision, avec ni légèreté, ni gaité de cœur. Et que c'est la sécurité de Majlis et Eugenia, qui ont pesé le plus lourdement dans la balance…
« Exactement ! Car même si nous ignorions avec précision de quel moyen Lucius disposait pour localiser Majlis, nous nous doutions bien qu'il s'agissait d'une saloperie vacharde ! Et nous avions raison ! Car maintenant nous savons que Lucius aurait localisé vos fille et petite-fille où qu'elles soient, grâce au Maléfice posé sur Eugenia. Et à l'heure qu'il est, devenues inutiles à ses yeux, elles seraient mortes toutes les deux ! Alors quoi que vous en pensiez, Madame Ljungström, nous avons pris la bonne décision ! Et aujourd'hui, c'est encore la sécurité de Majlis et Eugenia, qui nous importe plus que tout ! Par ailleurs, convenez, Madame, que nous aurions très bien pu vous laisser encore dans l'ignorance de la vérité et nous contenter d'interdire à votre fille de sortir de Priest Hole Manor demain et ce, pour toute la durée du Conseil ! Puis nous aurions pu ensuite, nous servir encore à son insu, de sa liaison avec Lucius, pour le manipuler à notre guise, en faisant passer de fausses informations par son intermédiaire par exemple ! Mais ça, nous ne l'avons pas envisagé un seul instant ! Dès que nous avons su en quoi consistait le Maléfice, prévenir Majlis et laisser toute décision à son appréciation est devenu notre priorité ! Et je vous assure que nous sommes désormais prêts à donner notre vie, pour garantir la sécurité de Majlis et Eugenia ! » renchéris-je donc, avant que la Ministre Suédoise n'ait le temps d'ouvrir la bouche pour répondre à Maman…
« Non ! Tout ce qui vous importe, selon ce que j'entends dans vos propos, jeune homme, c'est que Voldemort tombe dans votre piège tantôt ! Raison d'une partie de votre discours présent, qui à mes oreilles, vise à me convaincre de ne pas ôter le Maléfice dès maintenant ! » réplique la Ministre avec sècheresse.
« Absolument pas ! Je viens de vous le dire, Madame : nous avons laissé cette décision à l'appréciation de Majlis et il n'est pas question de revenir là-dessus ! C'est uniquement pour elle et Eugenia que je m'inquiète ! Car Maléfice ôté ou non, elles seront en danger, aussi longtemps que Lucius sera en vie ! Peut-être même au-delà ! Car tel que je le connais, il est bien capable d'avoir laissé des instructions à son exécuteur testamentaire, pour que quoi qu'il arrive, Eugenia et Majlis soient tuées, à seule fin que la petite ne puisse jamais se réclamer de sa descendance et prétendre à hériter de la fortune des Malfoy ! » rétorque-je, avant de me rendre compte, qu'une jeune femme aux yeux rougis et bouffis, ainsi qu'une petite fille sont sorties de l'âtre, tandis que je parlais…
Le professeur Dumbledore et Sören Ernstsson, l'époux de Majlis également. Il a l'air profondément renfermé et s'est posté à distance de son épouse et Eugenia. Mais je n'ai que faire de lui. Mon regard, tout comme celui de Maman, se rive sur la petite fille que Majlis Ernstsson tient dans ses bras.
Elle est menue, blonde comme les blés murs et ouvre de grands yeux gris à la fois fatigués, effrayés et terriblement perdus. Mon cœur se pince horriblement. Ma petite sœur ressemble beaucoup au bambin que j'ai été. Presque trait pour trait à vrai dire. Et dans la frayeur de son regard fatigué, ce sont toutes les peurs enfantines que j'ai autrefois éprouvées sous le joug de Lucius, que je vois aujourd'hui…
« Est-ce vrai ? Ce qu'il vient de dire, est-ce vrai ? » demande Majlis Ernstsson, en resserrant sa prise autour du corps d'Eugenia…
Je ne sais à qui elle s'adresse, son regard angoissé courant à la ronde, mais je hoche la tête pour acquiescer, sans quitter ma petite demi-sœur du regard…
« Oui, je le regrette bien, croyez-moi, mais il s'agit de la vérité. Aussi longtemps qu'il aura un souffle de vie, Lucius n'aura de cesse d'accomplir ce projet, assurément résolu dès l'instant où il a appris votre grossesse, Madame. Je pense également que Draco a vu juste, lorsqu'il affirme que Lucius a probablement pris toutes les mesures qui s'imposent, pour que sa volonté soit satisfaite, même par-delà la mort. Et si ce n'est déjà fait, il le fera aussitôt saura-t-il qu'Eugenia n'est plus marquée du Maléfice. Car il comprendra alors, qu'elle pourrait échapper au sort qu'il lui destine, avant que sa propre fin intervienne et il mettra donc tout en œuvre, afin que cela ne se produise pas… » assure Maman, avec une douceur attristée, tandis que Majlis Ernstsson devient de plus en plus livide…
« Oh, Merlin ! Non ! Je ne veux pas que mon bébé meure ! Il faut empêcher cela Maman ! Je t'en prie, il faut empêcher cela ! » s'exclame-t-elle, avec affolement, avant d'éclater en douloureux sanglots
Très effrayée par la vive réaction de sa mère qui la serre également trop fort contre sa poitrine, Eugenia pleure aussitôt. Majlis, pleurs redoublés, cherche aussitôt à consoler sa petite fille. Mais ses paroles entrecoupées de sanglots, n'apaisent en rien ma petite sœur et celle-ci fini par crier avec force, en se débattant dans la prise trop serrée de sa mère…
« Pour l'amour du ciel ! Que quelqu'un fasse taire cette bâtarde ! Et tais-toi aussi, Majlis ! Pleurs et lamentations n'arrangeront en rien cette scandaleuse et déshonorante affaire ! » s'exclame soudainement l'époux de Majlis, avec colère et donnant un coup de poing sur le dossier du fauteuil de bureau …
Majlis courbe aussitôt la tête, enfouissant son visage dans le cou de sa fille qui crie et se débat de plus belle, sous le regard lourd de Sören Ernstsson, qui ajoute en direction de son épouse, avec une moue de dégoût :
« Bon sang, Majlis ! Comment peux-tu rester attachée à ce vivant fruit de ta honteuse conduite et de ta trahison ! »
« Sören ! Ce n'est ni le lieu, ni le moment ! » assène aussitôt la Ministre, avec un regard empli de reproches envers son gendre
« Peu m'importe les convenances, Ingrid ! Je me suis tu jusqu'à présent, mais cette fois la coupe est pleine ! » réplique Sören Ernstsson, retournant son regard noir à la Ministre, avant de le porter à nouveau vers Majlis pour ajouter, le ton sifflant de colère : « Quand je pense que depuis des mois et des mois, je me demandais qui, parmi mes collaborateurs, trahissait ma confiance, me faisant rater des affaires importantes au profit de mon concurrent le plus redoutable ! Eh bien, je suis fixé maintenant ! C'est de toi que venaient toutes ces fuites, n'est-ce pas ? Je te faisais naïvement confiance pour garder jalousement le secret de mes affaires, mais tu lui as tout rapporté, tout ! Et cela ne t'a pas suffi de me tromper, ni de trahir mes secrets d'affaires, tu as aussi osé voler le nom de mes ancêtres, pour le donner à votre bâtarde ! Sans compter que tu as également trahi ta mère et notre Pays ! Je n'ose imaginer combien de secrets d'Etat tu lui as livrés, ni surtout combien de pauvres gens ont eu à souffrir de ton inconduite ! »
« Je suis désolée, si désolée… » sanglote Majlis, le visage baigné de larmes et ses yeux embués suppliant le pardon de son époux et de sa mère
« Désolée ! Cela ne suffit pas d'être désolée, Majlis ! Mais bon sang de bois ! Tu te rends comptes que tu as couché avec Lucius Malfoy ! Le bras droit de Voldemort, nom de Merlin ! Tu as baisé avec ce salopard et Eugenia que je chérissais comme ma fille est sa bâtarde ! Cela me donne envie de vomir, tu m'entends ! Cela me donne envie de vomir ! Tu me dégoûtes profondément et je t'interdis dorénavant de me toucher avec tes mains souillées par leur contact avec ce salopard, tu m'en… » explose à demi Sören Ernstsson, sous les cris d'Eugenia, plus que jamais effrayée, avant que je me décide à intervenir…
« Assez ! Cela suffit ! » le coupe-je subitement, d'une voix très forte, en me portant vivement devant lui…
Sören Ernstsson tourne vivement son regard vers moi, mâchoire crispée…
« Ne vous mêlez pas de cela ! Cela ne vous regarde pas ! » s'exclame-t-il, avant de rediriger son regard vers Majlis, dans l'intention évidente d'en rajouter des litanies dans le registre des reproches.
Mais je ne suis pas décidé à le laisser poursuivre dans cette voie…
« Cela me regarde bien plus que vous ne le pensez ! Et on ne peut pas dire que vous êtes tout blanc dans cette affaire, vous non plus, alors assez ! » m'interpose-je donc une fois de plus entre lui et son épouse, le ton autoritaire et lui adressant un regard lourd de mise en garde…
Sören Ernstsson pâlit considérablement et recule d'un pas, en me fixant droit dans les yeux. Et je distingue nettement qu'il a compris, que j'aurais bien des choses pas très reluisantes à révéler à son propos…
« Sören ne serait pas très blanc dans cette affaire ? Que voulez-vous dire par là ? » claque dans ma direction la voix de la Ministre, après deux ou trois secondes de flottement…
Merde ! Ce n'est certainement pas le moment de révéler que Lucius a aussi couché avec Ernstsson, même s'il mérite amplement que je lui foute son nez dans sa propre merde, devant sa belle-mère et son épouse…
Et tandis que je pense, avoir finalement mis les pieds dans le plat avec maladresse, je sursaute intérieurement. Car je me demande soudainement, si certains des virulents propos d'Ernstsson à l'encontre de son épouse et Eugenia, ne sont pas simplement dictés par la jalousie…
Oui, bien qu'il ait rompu avec lui dès l'instant où il a appris ses liens avec Voldemort, il se pourrait bien que Sören Ernstsson soit encore malgré tout amoureux de Lucius. Et que sa fureur contre son épouse, soit inspirée par les sentiments probablement hautement contradictoires qu'il éprouve, pour celui qui les a manipulés tous les deux…
Car cela aussi, il l'a compris, j'en suis certain. Oui, je suis sûr qu'il a parfaitement saisi depuis longtemps, que Lucius ne l'a jamais aimé. Qu'il l'a seulement baisé et a profité de ses sentiments, exerçant son ascendant sur lui, uniquement pour faire sa propre fortune et lui arracher des bribes d'informations utiles à la réalisation de noirs projets…
Mais ce n'est pas le moment de considérer cette question. Il faut vite que je donne une explication qui se tienne pour la Ministre, sans trop en dire, mais suffisamment quand même, pour qu'Ernstsson cesse de reprocher à sa femme, ce qu'il a fait lui-même : se faire baiser par Lucius, dans tous les sens du terme…
Il faut donc que j'arrange un peu ce que je sais des relations de Lucius avec ce couple. Que je me place du point de vue de mon salopard de géniteur surtout, pour saisir ce qui a dû se passer dans sa tête et la manière dont il a dû s'y prendre pour manipuler à la fois le mari et la femme. Ce faisant, je ne serai certainement pas loin de la vérité. Je suis même certain, de taper dans le mile…
« Lucius est homme à se vanter, Madame Ljungström. Il s'est donc fait un malin plaisir de claironner être un ami de Monsieur Ernstsson et d'avoir été invité, dans l'intimité de sa demeure. Eh bien sûr, c'est avec délectation, qu'il a révélé avoir rapidement cerné le couple formé par votre fille et votre gendre. Selon lui, leur union était basée sur la confiance et une tendre amitié, cependant il pouvait aisément le faire vaciller sur ses fondations, en exploitant la petite faille invisible aux yeux des autres, mais que lui-même n'avait bien sûr, pas manqué de repérer. En pervers né, il a donc décidé de profiter largement de la situation, usant de toute sa rouerie, sa perfidie, ses pouvoirs de persuasion et de séduction, pour s'engouffrer dans cette faille. Et sous le couvert d'une fausse identité romantique à souhait, dont il a bien sûr peaufiné la personnalité avec un art consommé, il a séduit votre fille, dans le but de mieux compléter, les précieux mais trop parcimonieux renseignements, accordés par Monsieur Ernstsson. Et croyez bien que jouer ainsi sur les deux tableaux l'a positivement amusé et ravi. Car non seulement cela lui a permis de réaliser quelques juteuses affaires et d'éventer quelques secrets d'Etat, mais il a également pu satisfaire les plaisirs charnels dont il est friand... » réponds-je, mon regard dardé sur Ernstsson dont le visage rosi de honte
Il a parfaitement compris le double sens de mes propos naturellement et il détourne son regard, un poil avant que je dirige le mien avec la Ministre pour poursuivre
« Lorsque la vérité des accointances de Lucius avec Voldemort a enfin éclaté au grand jour, votre gendre a coupé les ponts avec mon géniteur. Mais Lucius avait déjà largement eu le temps de le gruger, avant qu'il le fasse. Et votre gendre avait depuis longtemps introduit le loup dans la Bergerie, en le présentant à Majlis. J'ajoute à cela, que si votre fille a succombé aux charmes du gentilhomme romantique, sous les traits duquel Lucius s'est présenté à elle, c'est parce qu'il a su lui offrir les compliments et les délicates attentions qui lui manquaient dans sa vie de couple. Alors quoi que votre gendre en dise, Majlis ne porte pas seule la responsabilité de son infortune et nombres de ses reproches sont malvenus, autant qu'injustes. Par ailleurs, Eugenia ne mérite en aucun cas d'être insultée et traitée avec autant de mépris de sa part. Ce n'est qu'une innocente petite fille, qui a été torturée par son salopard de géniteur lorsqu'il a posé le Maléfice de Localisation sur elle. Et elle risque aujourd'hui d'être tuée. Alors ce n'est pas le moment de régler des comptes mal tenus et encore moins d'être égoïste. C'est à elle qu'il faut penser. A sa sécurité. »
Majlis, que Maman a incitée à s'asseoir sur le sofa, tandis que je parlais, caresse les cheveux de sa fille pour achever de l'apaiser. Des larmes silencieuses roulent sur ses joues et elle évite de regarder qui que ce soit. Gênée. Honteuse. Culpabilisée. Et avec sa mine pâle, ses yeux rougis et cernés, elle me fait terriblement mal au cœur.
Son époux, quant à lui, s'est retiré auprès de la croisée, regardant d'un air absent l'obscurité de la nuit, tandis que Madame Ljungström fixe le lointain des flammes de l'âtre. De toute évidence, elle réfléchit à ce que je viens de dire.
Mon regard maintenant croise celui de Nally et du professeur Dumbledore. Ils effectuent un discret signe de tête vers moi, que j'interprète comme une approbation pour mon intervention, alors que Maman se rapproche de moi et me presse brièvement la main avec affection…
Je lui souris, pressant sa main en retour, puis, je me dirige vers Majlis Ernstsson et je m'assois auprès d'elle, lui demandant l'autorisation de prendre Eugenia dans mes bras. Elle me l'accorde dans un sourire triste et la petite se laisse faire sans regimber. Je lui embrasse alors le front, avant de la câliner avec tendresse.
Ma petite sœur ne me connaît pas, mais elle se love contre moi et j'ai le sentiment qu'elle a confusément deviné les liens qui nous unissent. Et tandis qu'elle frotte sa joue contre la mienne, j'éprouve une brusque bouffée d'affection, pour cette petite sœur qui m'était jusqu'à présent inconnue.
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Acte 2 : Des Aveux Difficiles
Narcissa
Quel charmant tableau, me dis-je, en regardant Draco câliner Eugenia, dont les pleurs sont maintenant apaisés et qui est sur le point de s'endormir dans ses bras.
La petite lui ressemble tellement, lorsqu'il avait le même âge, que je me sens transportée des années en arrière et je me surprends à muettement chantonner la berceuse que Thilda chantait pour lui, comme elle l'avait chantée pour moi antan…
« Votre réponse, jeune homme, éclaire pour moi cette affaire sous un nouveau jour. Bien sûr, je me rends compte que le professeur Dumbledore et Madame De Paimpont ont tenté d'expliquer tout cela. Mais venant de vous, cela a plus de poids. Sans doute parce que Lucius Malfoy est votre père et que vous avez donc de lui une opinion dictée par une connaissance intime de sa personne… » déclare soudainement Madame Ljungström, en venant s'asseoir auprès de sa fille…
Elle reste cependant à distance et ne manifeste encore, ni regard, ni geste affectueux ou de réconfort à son égard…
« Lucius Malfoy n'est pas mon père, Madame. Il n'est que mon géniteur. Je n'ai jamais pu éprouver réellement d'affection pour lui et n'en éprouverai jamais. » répond Draco, avec une fermeté certaine, avant d'adoucir son ton et d'ajouter : « Ceci dit, vous avez raison. Je connais, pour en avoir été victime depuis ma naissance, toutes les facettes de sa personnalité, mieux que quiconque. Hormis Maman, qui a eu quant à elle, à la subir durant vingt ans. »
Le regard de Madame Ljungström se porte aussitôt vers moi, quémandant réponse à une question muette, dont je devine aisément la teneur. Elle croit Draco. Mais elle a besoin que je confirme que sa fille n'avait aucune chance d'échapper à ses griffes, dès lors où il a décidé qu'elle serait sa proie…
« Lucius est un monstre de perversité, Madame Ljungström. Un monstre d'une intelligence diabolique, capable de déployer des charmes inouïs, dont il use avec rouerie, pour séduire et tromper chacun, avec une rare virtuosité. Très nombreux, ont été celles et ceux qui sont tombés dans ses filets patiemment et habilement tendus, sans prendre conscience de leur erreur d'appréciation, avant qu'il soit beaucoup trop tard. Nombres sont même morts, sans savoir à quel point ils s'étaient trompés à son propos. Ni que c'est sa main, qui les frappait mortellement. Votre fille n'est donc pas à blâmer, Madame. Pas une seule seconde. Pas plus que votre gendre. Ce sont tous deux des victimes. » déclare-je, avec douceur, mais mon regard fermement planté dans le sien…
Un net soulagement se dessine dans celui de Madame Ljungström et, pour la première fois depuis qu'elle est arrivée, sans doute même depuis qu'elle a appris la liaison amoureuse de sa fille avec Lucius, elle effectue un geste tendre et maternel envers Majlis, qui éclate aussitôt en sanglots, en réfugiant sa tête dans son giron…
Aussitôt un profond soupir est poussé quelque part derrière moi et quelques courtes secondes plus tard, Sören Ernstsson vient s'agenouiller devant son épouse et sa belle-mère…
« Je suis désolé, pour la dureté de mes propos. Ma réaction envers toi, Majlis a été ignoble et injuste. » dit-il avec une douce fermeté, saisissant la main de son épouse pour la serrer brièvement avant de la relâcher, puis de détourner son regard vers Draco et d'ajouter d'un ton beaucoup plus hésitant : « Il y a un instant, vos explications à ma belle-mère comportaient des allusions, des propos implicites, dont votre mère, Madame De Paimpont et le professeur Dumbledore, savent avec précision ce qu'ils dissimulent, n'est-ce pas ? »
Draco nous consulte brièvement du regard, sous celui à la fois intrigué et subitement inquiet de la Ministre, avant de hocher positivement la tête.
« Alors vous avez dû trouver mes reproches envers Majlis d'autant plus injustes et ignobles. » soupire Sören Ernstsson, avant de se relever, enfonçant ensuite ses mains dans ses poches, son regard se fixant dans le lointain, d'un point qu'il est seul à voir…
Et visiblement en proie au tourment…
« Qu'est-ce que cela signifie, Sören ? » demande alors Madame Ljungström, en se redressant imperceptiblement, clairement alarmée cette fois…
« Que contrairement à Majlis, je suis profondément à blâmer, Ingrid. » répond rapidement Sören Ernstsson, sur un nouveau soupir très profond.
Il passe une main tremblante dans ses cheveux, avant de soupirer encore, baissant ses yeux sur le sol, nettement hésitant à être plus précis…
« Nous allons vous laisser quelques minutes pour discuter en famille… » déclare alors Albus, se dirigeant déjà vers l'escalier en colimaçon menant vers ses appartements …
Nally et moi-même acquiesçons d'un hochement de tête et Draco amorce le geste de tendre Eugenia vers sa mère, mais Sören Ernstsson, l'arrête d'un geste de la main…
« Non. Ne partez pas, non. Aucun d'entre vous… » dit-il, nous regardant à la ronde, Albus, Nally, Draco et moi-même
Nous nous figeons tous les quatre, échangeant un regard incertain
« Êtes-vous certain que ce soit souhaitable ? » demande Albus, le regardant par-dessus ses lunettes en demi-lune, avec une douce insistance
« Oui, je vous en prie, restez. Vous savez déjà tout de toute façon. Alors inutile de jouer la carte de la discrétion. Elle n'a pas lieu d'être. Et comme j'ai effectués de virulents et injustes reproches à l'encontre de Majlis devant vous, il semble juste à mes yeux, maintenant que je suis ramené à plus de raison, de lui avouer devant vous certaines vérités, même si elles me sont difficiles à formuler… » insiste Sören Ernstsson, avec assurance, bien que la pâleur de son visage fasse pitié à voir
« Vous m'effrayez, Sören… » déclare alors la Ministre, qui s'agrippe maintenant autant à sa fille, que sa fille s'agrippe à elle, tandis que Draco recale confortablement Eugenia contre lui et que Nally, Albus et moi-même, prenons le parti de nous asseoir un peu à l'écart…
Sören Ernstsson, passe une nouvelle main nerveuse dans ses cheveux…
« Ce que j'ai à dire va très certainement vous choquer profondément, Ingrid. Majlis également il va sans dire. Mais il n'y a pas à être plus effrayée que la situation le mérite déjà… » répond-il en regardant fixement vers sa belle-mère et son épouse…
Celles-ci retiennent leur souffle, durant un temps qui me semble infini, bien qu'il ne s'agisse que de quelques très courtes secondes, puis elles échangent un bref regard angoissé, avant de le fixer de nouveau sur Sören…
« Soit. Eh, bien, allez-y, parlez, que nous en finissions avec cette sordide histoire et que nous puissions passer à autre chose. » souffle alors Madame Ljungström, d'un ton qui se veut résolu, mais manque un peu de fermeté pour l'être tout à fait…
Sören Ernstsson hoche la tête pour acquiescer, mais il reste silencieux, profondément torturé même, dirais-je…
Oh, je ne puis concevoir à quel point cela lui est difficile, bien sûr. Mais j'en ai une vague idée. Et je dois avouer que je me sens très mal à l'aise, d'être ici et d'avoir à entendre ces coûteuses révélations. Et, si j'en juge l'expression de leurs regards et attitudes, Draco, Albus et Nally ne sont pas plus à l'aise que moi.
« Sören ? » interroge timidement Majlis Ernstsson
Sa question tire son époux de ses douloureuses tergiversations. Il pousse un profond soupir et fait venir à lui un siège, qu'il installe devant son épouse, avant de s'asseoir. Mais il ne la regarde pas. Il se tient résolument raide, ses mains tremblantes posées sur les accoudoirs de la chauffeuse et ses yeux fixés sur ses genoux…
« Ce sont des aveux bien difficiles que j'ai à te faire. Je te dois cependant l'entière vérité et je ne m'y déroberai pas. » déclare-t-il, inspirant profondément, avant de relever enfin les yeux et d'ancrer son regard dans celui de Majlis, pour ajouter d'un ton étranglé : « J'ai moi aussi entretenu des rapports intimes avec Lucius Malfoy, Majlis… »
Majlis écarquille aussitôt les yeux et arrondit sa bouche sur son souffle coupé, tandis que sa mère éprouve un brusque sursaut…
« Comment ! Mais… Vous voulez dire… Oh ! Mais… » s'exclame Madame Ljungström, secouant la tête négativement à plusieurs reprises, avant de poursuivre : « C'est impensable ! Ce n'est pas possible ! Mais enfin, Sören vous ne pouvez pas… Vous ne pouvez pas avoir fait cela ! »
Elle darde sur lui un regard incrédule, tandis que celui de sa fille s'embue de larmes…
« Si, je l'ai fait. » répond Sören dans un souffle, son regard toujours rivé dans celui de son épouse…
Il déglutit à plusieurs reprises, en proie visiblement encore une fois à de nombreuses hésitations. Puis il semble se décider et il se penche un peu vers Majlis, avançant une main timide vers elle, qu'il pose finalement sur la sienne…
« Je suis désolé Majlis… » souffle-t-il, en serrant à peine sa main, avec une affection certaine…
« Je le savais… Dans le fond de mon cœur je le sentais… » souffle alors à son tour Majlis, laissant échapper ses larmes, mais ne dérobant pas sa main à celle de son époux…
Au contraire, elle la serre en retour, avec autant d'affection qu'il en a eue pour elle…
« Je ne comprends pas…. Non, je ne comprends pas… » murmure Madame Ljungström, en secouant de nouveau négativement la tête…
Son gendre dirige alors son regard vers elle.
« Ma nature, Ingrid, m'a toujours porté bien davantage vers les hommes que vers les femmes. Et en Suède Sorcière, si cela est jugé naturel, lorsqu'il s'agit pour les jeunes gens de découvrir et expérimenter la sexualité, dans le secret des dortoirs de leur école, si cela est également très bien toléré dans les milieux artistiques, cela n'est guère consenti dans celui des affaires ou de la politique. Je n'ai donc eu d'autre choix, que de réprimer mes penchants en société. » déclare-t-il, ses yeux revenant vers son épouse, avant qu'il ajoute : « J'ai très sincèrement pensé que les profondes affection et amitié que j'éprouve pour Majlis, me permettraient d'être épanoui dans notre union. Et cela m'a effectivement suffi durant les trois premières années, bien que je sois également conscient, que notre vie intime n'était pas véritablement satisfaisante, ni pour elle, ni pour moi. Mais tout a basculé, lorsque nous avons été présentés à Lucius Malfoy. Dès ce moment je… »
« Rien ne t'oblige à aller plus loin, Sören. J'entrevois ce qui a pu se passer dès lors…» l'interrompt Majlis, serrant très fort sa main sur la sienne…
« Oui. Tu es sans aucun doute très bien placée pour comprendre. Bien qu'il t'ait séduite en étant grimé et sous une fausse identité, il a dû user des mêmes artifices, du même pouvoir de séduction et de persuasion, pour toi et pour moi. Et je pense également, que nous avons dû être confrontés aux mêmes douloureux tourments, aux mêmes scrupules, avant de céder à ses instances… » sourit pauvrement Sören, avant d'ajouter avec gravité : « Mais après avoir été aussi profondément injuste et insultant envers toi, Majlis, je me sens obligé d'aller au bout de mon Mea Culpa… »
Majlis, son regard très attristé ancré dans le sien, réfléchit durant quelques secondes, avant de hocher la tête en signe d'assentiment. Sören serre alors à nouveau sa main, puis il la lâche doucement, avant de se recaler sur sa chauffeuse. Et son regard s'échappe, pour aller se porter vers un point neutre, sur lequel il se fixe…
« Je me suis senti irrémédiablement attiré par Lucius Malfoy, dès que mon regard s'est posé sur lui. Et certes, j'ai très bien perçu que sa présence était auréolée d'un halo quelque peu mystérieux et peut-être même dangereux, mais loin de me rebuter, je dois avouer que cela m'a captivé et grisé. Je réalise maintenant, que Malfoy a dû très bien sentir mon état d'esprit à son égard et au cours de la soirée, il m'a invité à effectuer quelques pas dans le jardin, sous le prétexte d'échapper à la fumée des cigares. Puis, dès que nous avons été à l'abri des regards et oreilles indiscrètes, il m'a dit être heureux de rencontrer enfin dans notre milieu, un homme qui avait les mêmes inclinations que lui et qui le comprendrait donc comme il me comprenait. J'ai tenté de m'en défendre, prenant des airs offusqués, mais malgré ma volonté, je n'ai pu échapper à l'emprise qu'il exerçait déjà sur moi et je me suis laissé embrasser. J'ai quitté la soirée aussitôt après ce baiser, mais les jours suivants, il m'a poursuivi de ses assiduités. Je ne sais comment il faisait pour connaître mon emploi du temps avec autant de précision, mais partout où j'allais je le rencontrais. J'ai lutté aussi longtemps que j'ai pu, mais, j'étais plus charmé et séduit à chaque rencontre. Et nous sommes finalement très rapidement, devenus amants. Notre liaison a duré près de deux ans. Mais je l'ai brusquement rompu lorsque j'ai eu connaissance d'un article paru dans un magazine Anglais, rapporté de voyage par l'un de mes collaborateurs. Dès sa lecture, j'ai su qu'il s'agissait de la vérité, que Lucius était bien un Mangemort, suppôt de Voldemort. Cela correspondait au côté sombre que j'avais toujours perçu chez lui… » explique Sören, soupirant dans le profond silence qui marque la fin de son récit
Tandis que Madame Ljungström, tout comme son gendre, à son regard tourné vers l'intérieur, Majlis observe son époux, avec une tendresse profondément attristée…
« Il a séjourné durant quinze jours à la maison sous sa véritable identité et je n'éprouvais même aucune sympathie pour lui, je ne comprenais pas l'amitié que tu avais pour lui et à aucun moment je me suis douté qu'il était le père de mon enfant à naître… » dit-elle, presque dans un murmure, attirant ainsi le regard de son époux sur elle…
« Oui, je me souviens fort bien de ces jours. Il avait suggéré que je l'invite chez nous, dans ce que je devine maintenant être le summum de sa moquerie hypocrite et sournoise, envers nous deux. Mais à l'époque, j'étais trop aveuglé par des sentiments très forts, que je croyais sincèrement partagés et je n'ai pas su résister, malgré toute la culpabilité que j'éprouvais envers toi. J'étais trop heureux à la pensée qu'il soit auprès de moi, pendant ces quinze jours. Je mesure maintenant à quel point j'ai été idiot, de me laisser ainsi abuser. Et à ses yeux, je devais le paraître plus encore. Je n'hésitais jamais à porter mon cœur en bandoulière devant lui et dans le fond, je mérite amplement, qu'il se soit gaussé de moi, comme il a dû le faire, lorsque je lui ai annoncé ma future paternité, quand j'ai offert mon nom à son enfant en le croyant mien et quand j'évoquais Eugenia avec tendresse et fierté… » avoue Sören, qui soupire avec une profonde amertume, puis se laisse glisser de sa chauffeuse, s'agenouillant devant Majlis dont il saisit les deux mains, avant d'ajouter, le ton empli de regrets: «Ce n'est pas toi qui m'a trahi, Majlis. C'est moi qui l'aie fait. Je nous ai trahis tous les deux, en lui donnant mon amour et en vivant cet amour coupable même sous notre toit. Et lui nous a trahis tous les deux… »
Majlis lui serre les mains en retour, souriant avec tristesse…
« Oui, il nous a trahis tous les deux. Et maintenant que je sais la vérité, mon amour pour lui s'est envolé. Je n'éprouve plus qu'une profonde mortification, pour avoir été si sotte, moi aussi. » déclare-t-elle, avant de demander d'un ton timide et hésitant : « Et toi, l'aimes-tu encore ? »
« Non, Majlis. Je l'ai aimé profondément, c'est vrai. Même après avoir rompu notre relation, mon amour pour lui est resté intact, je l'avoue. Mais, comment pourrais-je encore l'aimer, maintenant que je mesure la profondeur de sa noirceur et connaissant la menace qu'il fait peser sur toi et sur Eugenia. Alors non, je ne l'aime plus Majlis. Désormais, c'est un profond dégoût qu'il m'inspire. Et c'est ce sentiment là, qui a dicté les malheureuses paroles que j'ai prononcées tout à l'heure contre toi et Eugenia. Et je te demande pardon, d'avoir été si cruel et injuste. Aucune de vous deux ne le méritait. Et la vérité, c'est que j'ai terriblement peur pour vous deux. Je ne veux pas vous perdre, ni l'une, ni l'autre. Non, je ne le veux pas… » répond Sören, qui reçoit maintenant Majlis dans ses bras, qu'il resserre autour d'elle.
Elle pleure de nouveau à sanglots, mais je la sens soulagée d'une partie de son fardeau. Je perçois également l'affection que cet homme et cette femme partagent. Si leur couple résiste à la tempête qu'il traverse actuellement, ils ne pourront sans doute jamais être mari et femme, dans le vrai sens d'un mariage, mais je pense qu'ils seront toujours liés par une sincère et profonde amitié…
Sören dirige maintenant son regard vers Eugenia, avant de tendre la main pour lui caresser la joue, puis de relever les yeux vers Draco…
« Maintenant que je vous vois tous les deux, je peux entrevoir la jeune fille intelligente, courageuse et honnête qu'Eugenia pourrait devenir. Et cela me rassure, je l'avoue. Car en apprenant qui était son père, j'avoue que j'ai craint le pire… » dit-il, avec sincérité…
« Je fais plus que l'entrevoir, moi. Je le sais. Je le sens. Ce n'est pas à lui, qu'elle ressemble. C'est à moi. Et je pense qu'elle sera tout à fait équilibrée et heureuse, si nous lui donnons toutes les chances de l'être… » répond Draco, dans un sourire attendri pour sa demi-sœur…
« Nous ferons tout pour qu'elle soit heureuse… » assure alors Majlis, sous le hochement de tête approbateur de son époux…
« Je n'en doute pas… » répond Draco, avant de laisser échapper un petit soupir et d'ajouter : « Encore faut-il qu'elle échappe à Lucius. Et vous aussi, Majlis. Je suis désolé de vous le rappeler, alors que nous avons déjà largement insisté là-dessus Maman et moi-même, mais lorsque Lucius comprendra qu'il ne pourra plus vous manipuler à sa guise et que vous ne lui serez plus d'aucune utilité, ce qu'il va désirer avant tout c'est votre mort. Et surtout celle d'Eugenia. Il ne faudrait pas qu'un enfant bâtard et surtout pas une fille, vienne réclamer une part d'héritage après sa mort, vous comprenez… »
« Ne voudra-t-il pas me tuer également ? » demande alors Sören, en arquant un sourcil dubitatif…
« Pas s'il peut encore vous extirper d'une façon ou d'une autre, des renseignements qui lui permettraient de réaliser de juteuses affaires. Ses finances sont au plus bas, vous comprenez. Il a donc besoin de garder en vie, les personnes qui pourraient directement ou indirectement l'aider à les remonter au plus haut. Ce qu'il fera donc, pour continuer à profiter de votre sens aigu des affaires, ce sera de s'attacher d'une façon ou d'une autre, l'un de vos collaborateurs ou l'une de vos collaboratrices … » répond franchement Draco, sur un regard compatissant
Je partage parfaitement son avis. Sören Ernstsson n'a pas grand-chose à craindre de Lucius pour l'heure. En revanche, son épouse et Eugenia subiront ses foudres vengeresses à la première occasion. Tout comme moi et Ievguenia…
Et je frissonne, à la pensée de ce qu'il ferait à Draco, dont le sort serait loin d'être enviable, s'il vient à tomber entre ses mains et celles de son Maître…
« Sordide ! Tout cela est sordide ! Jamais je n'aurais pensé que nous puissions un jour nous retrouver dans une telle situation ! » lâche soudainement Madame Ljungström, qui est resté si silencieuse et lointaine, depuis le début des aveux de son gendre, que je l'avais presque oubliée…
« Je suis sincèrement désolé, Ingrid. Je conçois à quel point vous devez être choquée et déçue de ma conduite. Je vous… » commence Sören, avant d'être interrompu…
« Oh ! Il suffit Sören ! Je vous ai assez souvent poussé à épouser Majlis, pour considérer que j'ai ma part de responsabilité dans cette affaire ! Et si je pardonne à ma fille, il me faut bien vous pardonner également, puisque vous avez été victime de la même monstrueuse ordure ! » s'exclame la Ministre qui se lève avec brusquerie, pour se diriger vers le bureau d'Albus, afin de prendre la théière qui doit être vide, puisqu' elle la repose sur le plateau tout aussi vite, tandis qu'elle poursuit : « Tout de même ! J'aurais dû deviner vos penchants depuis bien longtemps avant votre mariage avec ma fille, étant donné que vous ne prêtiez pas attention à toutes ces jolies femmes qui papillonnaient autour de vous ! Mais vous paraissez si viril, qu'il est difficile d'imaginer que… Enfin vous me comprenez ! Vous n'avez rien d'efféminé Sören ! »
« Oh ! Ce n'est pas une question de virilité, Madame Ljungström. Je connais, dans mon entourage proche, deux jeunes hommes dont vous n'auriez jamais l'idée de remettre en question la virilité et pourtant, ils forment un couple très solide. » glisse aussitôt Draco, avant d'ajouter très rapidement : « Mais il ne s'agit pas d'eux. Et de toute façon, si votre gendre n'avait eu aucun goût pour les hommes, eh bien je suis prêt à parier jusqu'à ma dernière chemise, que Lucius aurait été capable pour arriver à ses fins, de prendre du Polynectar afin de se faire passer pour une femme et le séduire malgré tout. Et on en serait au même point aujourd'hui. »
« Je ne serais guère étonnée que Draco ait raison. Lucius est effectivement capable de tout. » appuie-je mon fils, tout en servant le thé qu'Albus vient de faire venir des cuisines
« Etant donné tout ce que nous savons de Lucius, c'est possible. Mais je pense également qu'il vaut mieux remettre à plus tard, ce que vous et votre famille avez encore à vous dire à propos de tout cela, Madame Ljungström. Il se fait tard et il nous faut maintenant procéder à la levée du Maléfice qui permet à Lucius de localiser Eugenia… » intervient Albus, son regard clair pesant sur la Ministre Suédoise…
« Vous avez raison. Nous finirons de laver notre linge en famille. Il y a plus important à faire maintenant… » répond celle-ci, en acceptant avec un vif regard de remerciement, la tasse de thé que je lui propose…
Et elle repart s'asseoir auprès de sa fille, lui accordant une pression affectueuse sur le bras, avant de siroter son thé à petites gorgées prudentes…
« Cela va-t-il faire mal à Eugenia, quand nous allons lever ce fichu Maléfice ? » demande Draco, en resserrant imperceptiblement sa prise sur sa petite sœur…
« Cela dépend de toi, Draco… » répond Nally, sous l'écoute attentive de chacun
« Alors si cela dépend de moi, elle n'aura pas mal.» déclare mon fils sur un sourire, avant d'ajouter avec beaucoup plus de gravité : « Cependant, je connais plutôt bien le prix à payer généralement, pour garantir le succès d'un Contre-Maléfice de Magie Noire. J'ai eu la chance une fois d'échapper à ce coût, mais je suppose que ce ne sera pas le cas aujourd'hui, n'est-ce pas ? »
Je sursaute. Pourquoi Draco aurait-il mal ? D'où lui vient cette idée ? Ce n'est pas lui, qui va subir le Contre-Maléfice !
« Encore une fois, cela dépend de toi, Draco. » répond pourtant Nally, avant de poser sa tasse encore pleine sur le bureau…
« Là, je suis largué. J'aimerai donc que tu sois plus explicite… » invite mon fils, avant de se risquer à boire une gorgée de thé…
Je le connais suffisamment cependant, pour pouvoir affirmer qu'il sera trop chaud à son goût…
« Le seul moyen d'ôter le Maléfice d'Eugenia sans qu'elle ait à souffrir, c'est de le transférer sur une personne ayant un lien direct du sang avec Lucius. Toi en l'occurrence. » explique Nally, sous le hochement de tête approbateur du professeur Dumbledore, tandis que mon cœur chavire…
Je comprends maintenant, pourquoi Draco risque de souffrir…
« Il est donc possible d'effectuer un transfert sur moi, alors que je ne suis plus un bébé ? Lucius a pourtant affirmé que le Maléfice ne pouvait être appliqué au-delà des six mois d'un enfant… » fait remarquer Draco, sourcils froncés
« C'est effectivement ce qu'il a affirmé. Mais il a menti… » répond Nally, sur un haussement d'épaule…
« Ah. Oui, bien sûr. Il a anticipé les questions de Voldemort et a soigneusement préparé toutes ses réponses, afin de ne pas essuyer les foudres de son Maitre, parce qu'il ne lui a pas révélé un Maléfice de Magie Noire, aussi hautement intéressant et qui lui aurait assurément rendu d'immenses services. » soupire Draco, avant de poursuivre, sur un haussement de sourcil : « Bien. Ok. Laisse-moi deviner la suite. J'aurai à terriblement souffrir, lorsque le transfert va s'opérer, n'est-ce pas. Ensuite, je n'aurai plus mal, si je décide de garder le Maléfice attaché à ma personne. Sinon, j'aurai de nouveau à horriblement, souffrir jusqu'à ce qu'il soit totalement neutralisé. C'est bien cela ? »
« C'est effectivement cela. Et quoi qu'il en soit, la décision t'appartient, Draco… » acquiesce le professeur Dumbledore
Bien que je brûle de le faire, je m'abstiens bien sûr d'intervenir. D'abord parce qu'Albus a raison : la décision appartient à Draco seul. Ensuite, je ne pourrais qu'être affreusement égoïste, en souhaitant que mon fils n'ait pas à souffrir…
« Il n'y a pas à tergiverser. J'accepte, bien sûr. Il faudra seulement… » commence mon fils, avant d'être interrompu
« Un instant, s'il vous plait. » intervient en effet Sören Ernstsson, qui ajoute, lorsque l'attention de chacun est tournée vers lui : « Lever le Sortilège n'est pas la meilleure solution pour Eugenia et Majlis, car elles seront en danger dès lors que Lucius Malfoy comprendra que cela a été fait. C'est ce que vous avez dit, n'est-ce pas ? Alors peut-être vaudrait-il mieux que Majlis lui fasse dire qu'en fin de compte, elle ne pourra pas venir au Royaume Uni ce dimanche. Il est possible d'invoquer une excuse qui n'éveillera pas de soupçon et par la suite, si Majlis est d'accord bien sûr, nous pourrions essayer de retourner la situation contre lui…»
Je fronce aussitôt les sourcils. Il a raison, bien sûr. Ôter le Maléfice est aussi dangereux que le laisser. Tout au moins, aussi longtemps que Lucius ignore que Majlis sait désormais à qui elle a affaire….
Celle-ci semble d'ailleurs hésitante. Je pense qu'elle brûle d'envie de retrouver une certaine estime d'elle-même, en manipulant à son tour Lucius, au profit de l'Ordre du Phénix. Mais elle doit également espérer qu'il ne parvienne pas à les retrouver sa fille et elle-même, lorsque le Maléfice sera levé…
« A priori, cela parait la meilleure solution, effectivement. Hélas, Voldemort semblait hier, déterminé à signifier aux têtes d'Europe, qu'il fallait compter avec lui et que, tout comme Harry le lui a jeté à la figure il y a peu, lui aussi, a des yeux et des oreilles partout. Je crains donc que où qu'elles soient demain, Majlis et Eugenia soient en danger. Car apprenant qu'elles ne seront pas sur les lieux du Conseil, il pourrait les faire enlever, dans le but de faire pression sur Madame Ljungström, afin qu'elle lui permette de pénétrer dans la place. Et s'il ne procède pas ainsi, il pourrait se rendre incessamment en Suède, pour jeter une seconde Attaque sur Stockholm… » répond Nally, l'air très soucieuse…
Je partage tout aussitôt son anxiété, il va sans dire.
« Il faut appeler Ron. C'est lui qui a le meilleur pif pour tout ça… » intervient Draco, avant d'ajouter précipitamment, en voyant Nally grimacer : « Je ne veux pas dire que tu es mauvaise pour ce genre d'exercice, Nally. C'est loin d'être le cas. Mais bon, je sais que tu reconnais toi-même, que le radar de Ron est une valeur plus que sûre. Et il nous faut Harry et Hermione aussi. Ils auront également d'excellentes idées pour dénouer tout cet imbroglio, dans lequel nous nous trouvons maintenant. Et à nous tous, nous trouverons la combine idéale pour que Lucius ne s'en prenne ni à Majlis, ni à Eugenia… »
« Je sais, Draco. Et je conviens sans peine que tu as parfaitement raison. C'est juste que j'ai quelques scrupules à déranger Ron, Harry et Hermione, quand pas plus tard qu'hier soir, je leur ai clairement signifié que je ne voulais pas les voir avant 09h00 ce matin. Mais va, allez, donne-moi ton Miroir que je les tire du sommeil… » répond Nally, avant de tendre la main vers mon fils…
Il retire aussitôt son Miroir de sa poche de jambe pour le lui confier et Nally s'éloigne de quelques pas, avant de chercher à établir le contact avec Harry…
« En quoi consiste cette histoire de radar ? Et est-ce de Ronald Weasley dont il s'agit ? » demande Madame Ljungström, en haussant un sourcil vers Draco…
Elle est très soucieuse, sous son masque de curiosité. Et je devine sans peine, qu'elle se fait d'immenses soucis pour sa fille et sa petite-fille…
« Oui, c'est bien Ron Weasley. Cela peut paraître dingue, mais quand son nez chatouille, il faut toujours écouter ce qu'il a à dire. Cela nous a bien souvent alertés du danger et permis de limiter les dégâts. Et c'est également un très fin stratège. Aussi fin que Nally… » répond Draco, sans quitter Nally du coin de l'œil, haussant un sourcil vers elle, lorsqu'elle met un terme à sa communication avec Harry…
« Ils seront là dans un instant. » dit-elle, revenant prendre place sur sa chaise, puis s'adressant à Madame Ljungström, qui regarde Draco avec circonspection, pour ajouter : « Comme l'a dit Draco, cela peut paraître fou, mais ce qu'il vient de vous expliquer est vrai. Ron a une vision et une intuition très fine des événements à venir et cela se manifeste dans un chatouillement de son nez. Harry quant à lui, connaît très bien les rouages du cerveau de Voldemort. Et si cela s'avère nécessaire, Hermione, posera les questions ou effectuera les remarques, qui permettront à Ron et Harry de préciser leurs pensées. »
« Et je suppose qu'ils savent également exactement à quoi s'en tenir concernant notre situation… » glisse la Ministre, sur un soupir…
« Oui. Soyez cependant assurée qu'aucun d'entre eux n'émettra un quelconque jugement. » répond Nally, affichant une expression rassurante…
Je ne sais pas si la Ministre est rassurée, mais elle n'ajoute rien, ni ne laisse quoi que ce soit transparaître. Et je suis sur le point d'ouvrir la bouche pour appuyer Nally, quand le Miroir de Communication, vibre dans sa main…
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