Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Réponse sur mon forum, aux commentaires de : - Huguette -
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Désolée d'avoir raté le RDV de la semaine dernière, je n'avais nulle intention de vous inquiéter et soyez donc rassurés ; je suis en bonne santé !
En fait, j'ai bénéficié en derrière minute, d'une semaine de congés sur laquelle je ne comptais plus du tout ! Alors dès le retour à la maison j'ai pris un petit bagage et hop ! En route pour respirer l'air de la campagne !
Cela m'a fait du bien et je suis donc en bonne forme !
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Combines 2 / 4
Acte 3 : Joute Verbale
Draco
Alors que je m'excuse auprès de la Ministre, sa fille et son gendre, d'avoir à répondre à une urgence, Nally me refile mon Miroir. Puis je le porte vite fait devant mes yeux, en débloquant la communication grâce au mot de passe muet qui me met en relation avec les Membres Décideurs du C.C.S.A.B.P.M.…
« Que se passe-t-il, Nev ? » demande-je sourcils froncés…
« Blaise et moi-même, nous nous demandons s'il faut encore attendre, ou s'il vaut mieux remettre à plus tard l'exercice d'Alerte de nuit… » répond mon pote, en arquant un sourcil
« Ah flûte ! J'avais complètement oublié ! Je n'en ai même pas encore parlé au professeur Dumbledore ! » m'exclame-je, un peu contrarié, car cet exercice a été expressément réclamé par quelques-uns des responsables du Groupement de Défense
J'ai imprudemment promis que cela se ferait cette nuit et je devais en parler avec le professeur Dumbledore, avant qu'il ne parte en Suède. Mais j'étais tellement préoccupé par tout un tas d'autres choses, que j'ai carrément zappé l'affaire. Or, annuler maintenant cet exercice, nous obligera à donner une excuse bidon en béton armé…
Ou il me faudrait avouer que je n'ai pas tenu ma promesse et alors, je perdrai complètement ma crédibilité aux yeux des responsables du Groupement de Défense. Et ça, ce n'est pas souhaitable du tout…
Je relève les yeux vers le professeur Dumbledore et lui explique le topo en quelques mots…
« Si on déclenche l'Alarme maintenant, je devrais faire un saut jusqu'au Jardin à la Liseuse histoire de me montrer et je suis de retour dans une demi-heure au plus… » finis-je, avant d'avoir une idée subite et d'ajouter : « A moins que je dise que je suis resté ici avec vous, professeur, pour superviser les opérations avec l'aide des Portraits et des Fantômes des quatre Maisons… »
Le professeur Dumbledore hoche la tête pour acquiescer et ouvre la bouche, sans doute pour apporter une précision, mais il n'a le temps de le faire...
« Mais si vous invoquez cette excuse ridicule, il faudra effectivement nous mettre à contribution ! Et nous devrons alors nous manifester bruyamment, bien nous montrer, afin que nul soupçon ne germe dans les esprits de vos ennemis, comme de vos amis ! Ah non, alors ! Je refuse catégoriquement de faire cela ! Et je le clame haut et fort, jeune homme ! Et j'estime que vous devriez avoir honte, d'envisager nous faire courir ainsi en braillant, partout dans le château, pour couvrir votre erreur ! A nos âges, c'est de tranquillité dont nous avons besoin ! Et nous en avons bien assez déjà, à ne pouvoir dormir à cause de tous vos intempestifs bavardages, exclamations, cris, pleurs et récriminations diverses, en plein milieu de la nuit ! » s'exclame en effet l'un des Portraits, en arborant un air hautement réprobateur et décidé à rester sur place quoi qu'il advienne…
Ses congénères, ouvrent sur lui un regard désapprobateur. Cependant, nul n'a plus loisir de s'exprimer que le professeur Dumbledore tantôt…
« Phineas Nigellus Black, bien évidemment ! Toujours aussi charmant et prompt à rendre service naturellement ! Mais ce n'est pas comme si l'on pouvait s'attendre à autre chose de votre part, n'est-ce pas ? » intervient effectivement Harry, d'un ton quelque peu moqueur, en pénétrant dans le bureau, un poil avant Ron et Hermione
« Oh vous, taisez-vous, insolent garnement ! Vous n'avez pas été invité à participer à cette conversation ! Mais c'est bien de vous, n'est-ce pas, d'écouter aux portes, indiscret vaurien ! Et tout autant, de ne pas frapper au huis, ni d'attendre qu'on vous convie à entrer, avant de pénétrer chez autrui ! » réplique le portrait de l'ancien Directeur le moins aimé de Poudlard, affichant un air hautement réprobateur destiné à mon frangin…
« Si vous ne souhaitiez pas que nous entendions ce que vous aviez à dire, il ne fallait pas le clamer aussi haut et fort. Nous avions encore au moins cent pas à faire avant d'arriver devant le Miroir, quand vous avez commencé à hurler. Et pour votre information, j'ai bien frappé avant d'entrer, mais les désagréables timbre et volume de votre voix, ne vous ont pas permis de l'entendre. J'ajoute par ailleurs, que si vous n'aviez pas été aussi occupé à vitupérer, vous vous seriez rendu compte que le professeur Dumbledore m'a bel et bien invité à pénétrer dans son Bureau. Conclusions et moralité de l'histoire, primo, soyez discrets vous-même, avant d'accuser les autres d'indiscrétion. Et secundo, prêtez attention aux autres au lieu de rester centré sur votre petite personne et vous verrez ce qu'il se passe autour de vous… » rétorque Harry, sourire en coin et œil moqueur, sous le regard visiblement amusé du professeur Dumbledore et celui de plus en plus offusqué de l'ancien Directeur
« Espèce d'arrogant sacripant ! Je ne vous permets pas de me faire la leçon ! Ni de vous adresser à moi de manière aussi effrontée ! Je suis un ancien Directeur de cette Ecole, rappelez-vous le ! Alors qu'il vous plaise ou non, vous me devez le respect, sale petit morveux ! » hurle le Portrait, avec véhémence et défiance dans le regard…
« Je serai respectueux avec vous, le jour où vous me respecterez vous-même ! Quant aux leçons, ne vous en déplaise, en voici une autre : je vous rappelle qu'en tant qu'ancien Directeur de l'Ecole, vous avez le devoir de lui rendre service à toute heure du jour ou de la nuit. Par conséquent, s'il s'avère nécessaire que vous crapahutiez en braillant, de Portrait en Portrait dans tout le Château cette nuit, vous n'êtes en aucun cas en droit de refuser de le faire. » réplique Harry, qui ajoute, avec plus d'ironie encore : « Ainsi pour une fois, vous aurez un réel prétexte pour vous adonner à votre occupation favorite : crier et vous agiter. De plus, cela vous fera un exercice salutaire et vous aurez également pour une fois, une vraie bonne raison d'être fatigué. En conséquence de quoi, vous dormirez vraiment, au lieu de faire semblant et d'écouter en toute indiscrétion, les conversations qui ne vous concernent pas… »
Phineas Nigellus Black darde d'un œil noir le professeur Dumbledore qui glousse de rire, tandis que Nally, Ron, Hermione, Maman et moi-même échangeons des regards amusés. Quant à la Ministre Ljungström, Sören et Majlis Ernstsson, ils se demandent visiblement, à quoi bon cette longue joute verbale chicanière avec un Portrait…
« Impudent petit voyou ! Sale petite vermine ! Cela ne t'est donc pas suffisant, d'avoir volé la Noble et Ancienne Maison des Black ! Il faut en plus que tu viennes m'insulter ici ! » vocifère le Portrait, le regard assassin
« En aucun cas je ne viens de vous insulter. En revanche, on ne peut en dire autant de vous à mon égard. Et ce n'est certainement pas en raison des vérités que je viens de vous jeter à la figure. En réalité, le véritable nœud de l'affaire, c'est bel et bien la Noble et Ancienne Maison des Black que vous venez justement d'évoquer, n'est-ce pas ? Eh bien oui, elle est à moi, désormais et je l'ai définitivement délivrée de la méphitique atmosphère qui y régnait, à cause de vous et vos semblables ascendants et descendants ! Ceci dit, estimez-vous heureux que je ne me sois pas encore débarrassé d'une certaine vieille croûte, qui dépare l'ensemble harmonieux de la nouvelle décoration de la chambre où elle est accrochée ! » rétorque Harry, en plissant des yeux menaçants vers le Portrait…
« Vous n'oseriez tout de même pas faire cela ! Ce serait aller à l'encontre du bon sens ! L'Ordre du Phénix a besoin de moi, là-bas ! » s'exclame Phineas, l'air pourtant vivement inquiet cette fois…
« Non, nous n'avons plus besoin de votre Portrait là-bas. Et vous le savez fort bien. Nous avons des moyens maintenant, bien plus efficaces et fiables, d'établir la liaison entre ici et le QG ! Alors oui, j'oserai, si vous ne faites pas ce que l'on vous demande ! » gronde Harry, avec une froide détermination
« Chantage odieux ! » s'offusque Phineas, avant de détourner son regard hautement réprobateur vers le professeur Dumbledore et d'ajouter : « Et vous, vous le laissez me traiter ainsi ! Pis, cela vous amuse, n'est-ce pas ! »
« Hélas, Phineas, vous vous êtes vous-même mis dans cette fâcheuse posture, quand vous savez pourtant qu'il n'est jamais bon de défier Harry. » déclare le professeur Dumbledore, avec douceur…
« Eh bien soit ! Puisqu'il en est ainsi, je n'ai plus qu'à m'incliner ! Où faut-il que j'aille me poster ? » répond le Portrait, en levant le nez, l'air pincé…
« Le plus proche Tableau situé auprès de la porte ouvrant sur le Jardin à la Liseuse, vous conviendra parfaitement, n'est-ce pas Draco ?… » décide Harry, en me jetant un discret clin d'œil
J'acquiesce immédiatement d'un simple oui, accompagné d'un hochement positif de la tête…
« Mais il y a déjà de terribles courants d'air là-bas ! Et il y en aura davantage encore puisque la porte restera largement ouverte ! » s'exclame aussitôt Phineas, maintenant horrifié
« Justement ! Cela aérera toutes les vilaines pensées que vous avez dans la tête ! Et puis ce n'est pas comme si vous pouviez attraper un rhume, que diable ! » rétorque Harry, qui ajoute, avec un sourire en coin non dissimulé : « En revanche, qui sait, le moine franciscain représenté dans ce Tableau, aura peut-être une influence heureuse sur votre désagréable personne ! »
« Ouais, il est tout à fait charmant ce type. Du moins, il s'agit de celui auquel je pense. C'est bien Roger Bacon (1), n'est-ce pas ? Un Né Moldu si mes souvenirs sont bons ? » intervient Ron, en haussant un sourcil vers Hermione…
Je suis pourtant convaincu qu'il n'avait nullement besoin de questionner Hermione, pour s'assurer de la chose. Car son regard pétille de malice. En fait, il donne seulement à Hermione, une occasion d'enfoncer le clou bien profondément, c'est certain. Et je ne doute pas même une micro seconde, qu'elle va se faire un plaisir de le faire…
« Oui, c'est bien cela. Il était Sorcier Né Moldu, Moine et Alchimiste. Une combinaison assez révolutionnaire et qui lui a valu quelques déboires aussi bien avec l'église moyenâgeuse, qu'avec la Communauté Sorcière. Mais là n'est pas l'essentiel. Ce qui compte vraiment, c'est qu'il était un véritable puits de science pour l'époque et son ouverture d'esprit est toujours aussi remarquable aujourd'hui qu'alors… » répond d'ailleurs Hermione, tout aussi malicieuse que Ron et Harry…
« Et comme c'est un ecclésiastique, s'il nous venait la fantaisie de lui demander si vous avez mis du cœur à l'ouvrage, dans la Mission qui vous a été confiée cette nuit, vous pouvez être assuré qu'il nous dira la vérité. Vous avez donc tout intérêt à faire preuve de zèle dans la Mission qui vous est dévolue, Phineas… » glisse en conclusion Harry, avec un immense sourire adressé au Portrait de Phineas Nigellus Black, qui adopte aussitôt une attitude traduisant parfaitement toute sa haute vexation…
Il se garde bien cependant, d'effectuer cette fois le moindre des commentaires…
Et quelques minutes plus tard, notre stratégie est mise au point, Portraits et Fantômes sont mobilisés et le professeur Dumbledore sonne l'Alerte dans tout le Château…
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Acte 4 : Décisions
Harry
Draco est déjà fou de sa petite sœur. Il n'y a qu'à voir la délicatesse avec laquelle il la serre contre lui, protégeant son sommeil contre l'Alarme qui résonne partout dans le Château et l'obscurité de la nuit du parc, pour s'en rendre compte…
Sa propre position n'est pourtant pas confortable et il doit avoir mal au bras droit, dans le creux duquel repose le plus gros du poids d'Eugenia. Je m'approche donc de lui et je glisse un coussin sous son bras pour le soulager, avant de m'attarder à regarder la petite fille endormie et si confiante dans son sommeil.
Merlin qu'elle lui ressemble !
Elle est jolie comme un cœur ! Et son Aura est toute douce et tendre. Paisible. Elle se sent en confiance avec Draco.
« C'est une excellente idée ces exercices d'Alerte et d'évacuation. Nous devrions en faire autant dans notre Ecole Scandinave à Oslo. Après tout, il n'y rien de plus vulnérable que des enfants et nous ne pouvons exclure la possibilité d'une Attaque là-bas. » déclare la Ministre Suédoise, lorsque le professeur Dumbledore a terminé de bien insonoriser son bureau
« Il est prévu que nous débattions de cette question demain, lors du Conseil. Et les Directeurs intéressés par la manière dont cela se déroule ici, auront l'occasion d'entendre les jeunes Chefs du C.C.S.A.B.P.M., exposer les stratégies adoptées et moyens dont ils disposent, pour assurer au maximum la sécurité à Poudlard. » répond Maman, avec un sourire engageant…
« Les jeunes Chef du C.C.S.A.B.P.M. ? » demande Madame Ljungström, en arquant un sourcil
« Draco, ici présent et ses amis Blaise et Neville, qui ont pris la suite de Harry, Ron et Hermione, en tant que Chefs du Comité de Contrôle et de Surveillance, initialement mis en place pour prévenir tout acte malveillant de la part de la jeune Pansy Parkinson, dont vous avez peut-être malheureusement entendu parler. Mais nos jeunes gens sont allés beaucoup plus loin que nos attentes et ils ont mis au point une véritable organisation de Défense, qui rend également de nombreux service à l'Ordre du Phénix… » répond Maman, qui cesse ses explications, en voyant la Ministre ouvrir la bouche pour prendre la parole…
« Pansy Parkinson… Oui, ce nom me dit quelque chose. N'est-ce pas cette jeune fille qui a torturé trois élèves au sein même de Poudlard ? » demande-t-elle, le visage chiffonné sur la réflexion…
« Il s'agit bien d'elle. Et cette sale garce a bien failli tuer Draco, ma sœur Ginny et son petit ami Théo… » intervient Ron, sur une grimace significative…
« Oui, je me souviens de cette affaire maintenant. J'ai eu l'occasion de lire un article à ce propos, dans l'un de vos journaux, lors d'un voyage d'agrément, à Londres il y a quelques mois. Ce qu'a fait cette jeune fille est atroce. Je suis désolée qu'elle ait échappé à la vigilance de votre Comité et que vous en ayez été victime… » déclare la Ministre, en jetant un regard sincèrement désolé vers Draco…
Et qui met en même temps accent sur la confiance plus que limitée, qu'elle mettrait dans une organisation telle que le Comité, qui n'a pas su protéger efficacement l'un de ses Chefs….
« Merci de votre sollicitude. Je tiens cependant à préciser, Madame Ljungström, qu'à l'époque où les faits se sont produits, le Comité venait tout juste d'être constitué. Alors bien que nous ayons déjà pas mal d'idées pour assurer la sécurité de l'Ecole et des élèves, la réalisation de nos projets n'en étaient qu'à ses balbutiements et nous ne disposions pas encore, de tous les moyens humains et matériels, que nous possédons désormais. Et surtout nous avons joué de malchance, car nous ne savions pas qu'elle était sortie de l'Infirmerie et nous n'avions donc pas pris encore les mesures qui s'imposaient pour l'avoir à l'œil H24… Bref, depuis ce funeste jour, les choses ont bien changé et même si nous avons essuyé une Attaque très sévère au bord du Lac Noir il y a trois semaines et demi, l'Alarme a été très rapidement donnée et les conséquences de cette Attaque, largement limitées. Car il y aurait eu bien plus de morts, s'il n'y avait pas eu les copains et copines du Comité pour nous porter rapidement secours… » explique Draco, tandis que le visage de Cho me traverse l'esprit…
Son assassin se trouve maintenant au Manoir Malfoy, avec tous les autres petits malfrats de son acabit. Il aura cependant à répondre de son crime un jour. Je m'en suis fait la promesse et je la tiendrai, s'il échappe à la mort durant les Attaques auxquelles il se trouvera assurément mêlé un jour ou l'autre…
« De cela également je me souviens. Cela s'est produit le jour même de l'Attaque sur Stockholm. Vous l'aviez brièvement évoqué, Monsieur Weasley et cela m'avait si frappée, qu'au matin j'ai demandé que l'on m'apporte désormais chaque jour, les journaux du Royaume Uni… » déclare Madame Ljungström, qui soupire avant d'ajouter : « Que cette guerre est affreuse. Même les enfants la font. Alors oui, il faut protéger les Ecoles. Et vous pouvez compter que j'appuierai votre proposition d'entendre les jeunes Chefs du Groupement de Défense de Poudlard, Albus… »
« Du C.C.S.A.B.P.M…. A ne pas confondre avec le Groupement de Défense, qui est une organisation leurre… » sourit Draco, ajoutant avec précipitation : « Mais ce n'est pas le moment pour parler de cela. Nous aurons le temps de le faire demain soir et ce n'est pas à ce propos que nous avons dérangé le sommeil de Harry, Ron et Hermione… »
« Vous avez raison. Revenons à ce qui nous préoccupait avant l'intervention de votre ami, Monsieur Malfoy… » accorde la Ministre, sur une grimace de mon frangin…
« Appelez-moi Draco, s'il vous plaît. Ou Monsieur Black. Mais pas Monsieur Malfoy. Hormis mes ennemis, plus personne ne m'appelle comme ça et c'est très bien ainsi. Aussi longtemps qu'il sera en liberté, je tiens à ce que l'on m'appelle autrement que du patronyme de mon salopard de géniteur… » déclare Draco, qui sourit soudainement largement, avant d'ajouter : « Sauf s'il s'agit de me nommer dans un article de journal ou magazine vantant les mérites de ma personne. Car alors, je sais que ça le fait enrager, que l'on m'appelle encore Malfoy, alors qu'il m'a renié devant son Maître. Mais bref. Après la guerre, on verra. Peut-être déciderai-je d'enfin véritablement dorer le blason des Malfoy ou d'adopter définitivement le nom de famille de Maman… »
« C'est entendu, Draco. Et j'avoue sans peine, je suis bien plus à l'aise de vous appeler ainsi… » sourit Madame Ljungström, ajoutant sur un bref coup d'œil vers eux : « Et je ne pense pas me tromper, en affirmant qu'il en sera de même pour Majlis et Sören… »
Ce que sa fille et son gendre confirment d'un hochement de tête positif…
Maman se charge ensuite de détourner rapidement la conversation de ce terrain glissant, en nous expliquant pourquoi on nous a fait venir, Ron, Hermione et moi-même…
« Alors, que dit ton pif à propos de tout cela Ron ? » demande Draco, à la fin du résumé de Maman…
« Il me dit que… » commence Ron, avant de s'interrompre, car le Miroir de Draco, posé sur la table basse en face de lui, vient de vibrer avec urgence…
« Oui, Nev ? » demande Draco, dès que je lui ai mis le Miroir en main…
« Désolé de vous déranger encore, mais on a une urgence ! Ce con de McLaggen s'est vautré en redescendant l'escalier de la Tour d'Astronomie et s'est explosé le crâne contre l'arête du socle de la Statue de Caius Julius Hyginus (2) ! Pompom pense qu'il y a probablement plus de peur que de mal, mais elle souhaite quand même avoir l'avis de Richard ! Alors si ta mère pouvait aller le chercher au Terrier, ça nous arrangerait ! » s'exclame Nev, passablement énervé…
« Ok, elle y va ! » répond Draco, après avoir jeté un coup d'œil sur sa mère qui se dirige déjà vers la Cheminée, avant de demander : « Et pour le reste, ça va ? »
« Ouais ! Au poil ! Tout s'est passé exactement comme on l'avait prévu ! Les trois quarts des gosses sont en pyjama et pieds nus, aucun des idiots du Groupement n'ayant songé à leur dire d'enfiler vite fait leur robe de chambre et pantoufles, avant de sortir des dortoirs ! Pas mal d'entre eux n'avaient pas non plus leur Baguette ! Alors avec tout ça, quelques gamins de Poufsouffle, qui sont bien sûr les premiers à être arrivés dans le Jardin, se sont blessé la plante des pieds sur les cailloux du sentier, avant que quelqu'un du Groupement songe à conjurer un tapis. Et puis avec l'excitation attisée par les Portraits et Fantômes, il y a eu de la précipitation mal venue dans les escaliers, les couloirs et sous la galerie couverte des Jardins ! Et donc il y a eu pas mal de chutes. Le pire, c'est Phineas Black ! Il presse tellement les gosses, que ça se bouscule au passage de la porte donnant accès au Jardin à la Liseuse ! Il faudra lui demander de ne pas faire autant de zèle la prochaine fois ! Bref, nous déplorons quatre fractures du poignet, des arcades sourcilières éclatées, quelques foulures de cheville, des bosses, des hématomes, ecchymoses en pagailles et pas mal d'égratignures… Rien de sérieux donc, à part peut-être pour McLaggen. Mais comme de toute façon il avait déjà le cerveau fêlé, ça ne devrait pas changer grand-chose à la donne pour lui… Ceci dit, ça s'organise quand même mieux au niveau du Passage Secret et selon Blaise, le plus gros des gosses est déjà dedans… » répond Nev, avec bonne humeur cette fois…
« Ok… Et les Ânes Bâtés ? » demande Draco, sourcil arqué sur sa question…
« Ils sont arrivés en masse dans le Jardin et se marrent comme au spectacle comique, en faisant mine de dégommer tout le monde à coups de Maléfices… » répond Nev, qui hésite un quart de poil, avant d'ajouter : « Latton aussi est venu aux nouvelles. Et bien sûr, il a fait mine quant à lui de gronder les Ânes Bâtés. Ceci dit, il a posé pas mal de questions à Corey Peakes, qui lui a répondu du bout des lèvres. Je crois que Corey ne l'apprécie pas du tout. Il n'a pourtant pas choisi l'option Potion. Alors je ne sais pas ce qu'il a contre lui, mais il avait l'air de ne pas être joyeux d'avoir à lui parler… »
« Tâche d'en savoir plus ! Ça pourrait être utile !… » intervient Ron, en parlant un peu fort pour être certain que notre pote l'entende…
« Gabe s'y colle déjà en ce moment même ! » nous apprend Nev, avec satisfaction…
« Très bien ! Richard arrive. Et moi je te rappelle quand nous en aurons terminé ici. A tout à l'heure donc… » répond Draco, tandis que Richard, qui vient de sortir de la Cheminée, s'engouffre déjà au pas de course dans les Passages Internes, direction l'Infirmerie…
« C'est très animé, chez vous… » commente Madame Ljungström, en direction du professeur Dumbledore, tandis que Draco me tend son Miroir pour que je le pose à nouveau sur la table basse et que Narcissa reprend place sur son fauteuil…
« Hélas, nous n'avons effectivement pas beaucoup loisir, de nous reposer à Poudlard… » répond le professeur Dumbledore, en proposant à nouveau une tasse de thé à la ronde…
« Ouais. Et ce n'est pas fini. Car quand Phineas reviendra, ce sera une nouvelle occasion pour Harry, de se fritter avec lui, sous le prétexte cette fois qu'il en a fait un peu trop, pour être totalement honnête dans ses intentions… » enchérit Ron, avec un clin d'œil vers moi
« Effectivement. L'occasion est trop belle de le faire enrager et d'amuser Albus en sus, pour que je la rate… » réponds-je, rendant son clin d'œil à Ron, tandis que le professeur Dumbledore glousse de bon cœur…
« Eh bien en attendant ce petit intermède joyeux, revenons-en à nos Porlocks. Alors, Ron, qu'est-ce qu'il dit ton pif ? » intervient Draco, avant d'étouffer un bâillement derrière sa main…
« Il me dit que si le transfert s'effectue, tu as l'intention de refuser qu'on le retire et de jouer la chèvre demain à Priest Hole Manor… » répond Ron, son regard clair fixé avec gravité sur mon frangin…
Draco hausse aussi sec les épaules…
« Pas difficile à deviner, ça. Et ce n'est pas non plus le plus urgent à discuter. Penses-tu que Lucius puisse savoir que ce n'est plus Eugenia, la porteuse du Sortilège de Localisation ? Comment réagira-t-il alors ? Le dira-t-il à Voldemort ? » réplique mon frère, l'air totalement dégagé, tandis que Narcissa le darde d'un regard furieux
« Je ne suis pas devin, Draco. Mon cerveau établit des connexions entre les éléments d'informations dont il dispose. J'ignore tout du Maléfice, j'ignore donc si Lucius peut savoir qu'il a été transféré sur quelqu'un d'autre. Ceci dit, si cela est, tu connais Lucius mieux que moi et tu sais donc déjà, qu'il voudra éviter une trempe maison et se gardera bien par conséquent, de le dire à son Maître. Et tant pis si ça doit les attirer dans un piège. Il pourra toujours après, essayer de s'en sortir, grâce à l'une des pirouettes dont il a le secret. Sinon, il encaissera les coups, comme il le fait d'habitude, subissant la colère de l'affreux, jusqu'à ce que celui-ci ait de nouveau envie de lui baiser le cul, en imaginant que c'est le tien qu'il baise… » répond crûment Ron, sous le rougissement de Majlis Ernstsson…
Son époux semble également gêné, mais il encaisse mieux. Ou tout au moins, il maîtrise mieux sa réaction. Quant à Madame Ljungström, elle redresse le buste, dans un sursaut à la fois surpris et quelque peu choqué…
« Ah… Vous ne saviez donc pas que Lucius et Voldemort sont amants depuis de très nombreuses années. Ni que Voldemort rêve que Draco remplace Lucius dans son lit. Avec Harry en prime. Eh bien vous le savez, maintenant. Et ce n'est peut-être pas plus mal. D'ailleurs, si vous n'aviez pas eu à le savoir, ça ne serait pas sorti de ma bouche… » réagit alors Ron, fronçant les sourcils vers Maman, comme pour lui demander comment il se fait que le Sceau du Secret n'ait pas fonctionné…
Maman répond d'un simple geste signifiant clairement qu'il n'y a pas de quoi s'alarmer…
« De plus en plus sordide… » murmure quant à elle Madame Ljungström…
« Bien plus encore que vous le pensez déjà, chère Madame. Mais là n'est pas la question. » répond Ron, avant d'ancrer de nouveau son regard dans celui de Draco et d'ajouter, sur un ton sévère : « Mon pif me dit aussi, que tu es en passe de faire une grosse connerie, Draco. Et que tu as l'intention de profiter de l'occasion de porter le Maléfice, pour essayer de mettre toi-même Lucius hors d'état de nuire… »
Et pour le coup, cette fois c'est Draco qui rougit…
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Ron
« Draco ! Qu'es-tu encore allé te mettre en tête ! » s'exclame d'une voix forte Narcissa, en se levant d'un bond et dardant son fils d'un regard digne de Maman dans ses grands jours, avant d'ajouter, poings sur les hanches : « Explique-toi immédiatement ! »
« Doucement, Maman, tu vas réveiller ma petite sœur… » réagit Draco, d'un ton très doux, en portant sa main droite sur l'oreille d'Eugenia, pour la protéger de la voix forte de Narcissa…
« Ne prends pas ce prétexte, dans une tentative désespérée d'échapper à mes foudres, quand je sais parfaitement que tu as tantôt, protégé Eugenia d'une Bulle de Silence ! Et réponds à ma question sans plus de tergiversation ! » réplique avec sécheresse Narcissa, le regard plus noir encore
Draco se fait alors tout petit et il jette vers Harry, un coup d'œil contenant un appel au secours évident. Ce qui fait aussi sec éclater de rire Harry…
« En fait, Draco n'a rien à expliquer. Car en réalité, il comptait bien sur Harry, Hermione et moi-même, pour proposer en ses lieux et places, l'idée de l'utiliser comme chèvre et pour ensuite élaborer un plan de capture, qui impliquerait sa participation active. N'est-ce pas, Draco le Téméraire !… » explique-je donc en adressant à Draco un immense sourire moqueur…
« Mouais. Je savais bien que vous devineriez. Mais bonjour la solidarité ! » s'exclame en retour Draco, en m'adressant un regard de reproche, avant de lever les yeux vers sa mère et d'ajouter d'un ton contrit et doux : « Désolé, Maman. Et n'ait pas d'inquiétude. Tout se passera bien, je te le promets. »
« Ne pas m'inquiéter ! Quand tu as une idée aussi saugrenue ! Et puis quoi encore ! » réplique Narcissa, toujours aussi furieuse
« Ouais ! C'est pas comme si aucun de nos plans n'avait jamais foiré, n'est-ce pas Draco ? » renchéris-je, avec ironie…
« Oh, toi ! N'enfonce pas le clou, s'il te plait ! Surtout pas quand je viens de vanter tes mérites de stratège, devant Madame Ljungström ! » se défend Draco, en levant un nez vexé, ce qui fait doucement rire Harry encore une fois…
« Ne parle pas si fort, Draco. Tu vas réveiller ta petite sœur… » souris-je, à l'amusement de Harry, Hermione et les autres aussi en fait…
Hormis Narcissa, qui manifeste toujours un mécontentement très net. Et Draco bien sûr, qui me retourne de nouveau un regard vengeur…
« Il n'empêche que mon idée n'est pas aussi saugrenue que cela. Jusqu'à présent, Lucius était malheureusement bien plus utile en liberté qu'au fond d'une geôle, c'est vrai ! Mais avec les toutes nouvelles données dont nous disposons désormais, il pourrait plutôt représenter une sacrée gène maintenant ! » se défend-il encore, avec quelques véhémences
« C'est vrai Draco, tu as raison de ce point de vue… » commence Harry, avant d'être interrompu
« Ah, tu vois Maman ! Harry est d'accord avec moi ! » le coupe effectivement Draco, l'air triomphant…
« Ne va pas si vite en besogne, Draco. De ce point de vue je suis d'accord, c'est vrai. » sourit cependant Harry, avant de se pencher vers lui et d'ajouter avec bien plus de sérieux : « Mais, allais-je dire également, d'un autre point vue, mieux vaut malheureusement, le laisser encore dehors pour l'instant. Voldemort a besoin du plus de stabilité possible dans son entourage, si nous ne voulons pas que Salazar prenne trop tôt le contrôle total. Il suffit déjà largement que cela risque de se produire demain, sans qu'on y ajoute une raison de plus, pour qu'il le fasse à coup sûr… »
« Qu'est-ce que c'est que cette histoire encore ? Qui est ce Salazar dont vous parlez ? » demande alors Madame Ljungström, sous les regards également interrogateurs de sa fille et son gendre…
Quant à moi, je jette un coup d'œil vers Nally. C'est la seconde fois, que nous délivrons des informations qui devraient être contrôlées par le Sceau du Secret.
« Salazar est une facette de Voldemort, beaucoup plus dangereuse qu'il ne l'est déjà. » répond celle-ci, tout à fait à l'aise…
« Mmmm… Oui, c'est un fou, bien sûr. Mais pourquoi appeler cette facette de lui, Salazar ? » demande encore la Ministre, avec insistance…
« C'est ainsi qu'il la nomme lui-même. Mais peu importe les explications à ce propos pour le moment. Il y a plus urgent à régler… » tâche de recentrer Harry, d'un ton très doux.
« Je suis d'accord, il y a plus urgent. Mais cela m'intrigue et bien d'autres choses encore. Et j'avoue que ne pas obtenir de réponse claire, ne m'incite pas à la confiance… » répond la Ministre, avec un regard qui pèse lourdement sur Nally et le professeur Dumbledore…
« Lorsque nous aurons arrêté nos décisions quant à la levée ou non du Maléfice, vous pourrez nous poser toutes les questions que vous le souhaitez, Madame Ljungström. Et nous y répondrons avec le plus de clarté possible. » déclare le professeur Dumbledore, avec un regard clair et franc…
« Soit. Dans ce cas, allons-y, décidons ce qu'il y a lieu de faire sans plus tarder. » réagit Madame Ljungström, nous englobant d'un seul œil Hermione, Harry et moi-même, avant de poursuivre : « Et puisqu'on vous a fait venir afin que vous puissiez vous exprimer à ce propos, dites-nous donc quel est selon vous, ce qui garantira au mieux la sécurité de ma fille et de ma petite-fille ? En clair, à votre avis faut-il ou non ôter dès à présent le Maléfice qui pèse sur Eugenia ?… »
Nous avons largement débattu de cette question, tombant d'accord très rapidement sur la réponse et nous échangeons un bref regard tous les trois, avant que Harry se décide à prendre la parole…
« En clair, que l'on ôte ou non le Maléfice dès à présent, le seul moyen pour que Lucius leur lâche définitivement la grappe et qu'elles soient en parfaite sécurité, serait de lui faire croire que Majlis et Eugenia sont mortes. Et ce, aussi longtemps qu'il est en vie. Quoi qu'il en soit, toute décision appartient à votre fille, Madame Ljungström et de notre côté, nous ferons ce qu'il faut en fonction de sa réponse, pour garantir leur protection… » déclare-t-il tout de go…
Inutile de dire, que cela provoque une vive réaction de la part de la Ministre, de sa fille et de son gendre, qui ouvrent tous trois de grands yeux horrifiés…
« Non ! Je ne veux pas que nous ayons à nous cacher toute notre vie durant ! Je ne veux pas avoir à changer d'identité, ni non plus devoir couper les ponts avec toute ma famille et mes amis, pour être certaine d'être en sécurité ! Il doit y avoir une autre solution ! » s'exclame Majlis, après deux ou trois secondes de flottement, son regard désespéré allant et venant alternativement de moi à Harry et Hermione …
« Dans ce cas, la meilleure solution, c'est que Lucius meure ou soit pour le moins emprisonné à vie, avant d'apprendre que vous n'êtes plus dupe de lui. Et encore faut-il que Voldemort soit lui aussi définitivement neutralisé avant de comprendre qu'il ne reverra jamais Lucius. Car il a beau être foncièrement égocentrique et se foutre des autres comme de l'an zéro, leur liaison dure depuis vingt-sept ans Alors avant de l'oublier dans la foulée et de passer tout aussi vite à autre chose, il est fichu dans un élan de rage, de vouloir lui rendre un ultime hommage et, s'il ne le fait pas lui-même, donner l'ordre que l'on tue la bâtarde de Lucius, comme il a toujours été de coutume de le faire dans la famille Malfoy… » interviens-je, avec autant de brutalité qu'en a eu Harry, vers lequel Majlis tourne maintenant les yeux, quémandant nettement confirmation ou infirmation de sa part…
« C'est ce que Voldemort fera, oui. Il a beau trouver que Lucius est désormais trop vieux pour éveiller ses désirs sexuels, dans la mesure où il a une nette prédilection pour la chair fraîche et tendre des adolescents et jeunes adultes, il chérit particulièrement le souvenir de leur première expérience charnelle, qui a permis d'asseoir définitivement son orientation et ses préférences homosexuelles, jusqu'alors refoulées. Dès lors, Voldemort s'est senti hautement libéré et fort de la présence approbatrice et participative de Lucius à ses côtés, il a expérimenté et réalisé tous ses fantasmes avec lui, s'adonnant pas à pas, à des pratiques sexuelles de plus en plus perverses et cruelles. Alors certes, sur ce plan là, il n'a plus besoin de Lucius maintenant pour assouvir sa soif de sexe et ses fantasmes sadiques, mais Lucius reste le symbole représentatif d'un tournant important sa vie et à chaque fois qu'il lui a été dérobé, il en a conçu une rage terrible et de grands désirs de représailles. En conséquence, s'il comprend qu'il ne reverra jamais Lucius, il voudra à la fois accomplir vengeance et faire un geste pour honorer la mémoire de son premier amant. » explique Harry, sous le hochement de tête positif d'Hermione, qui déclare aussi vite être d'accord avec nous deux…
Ce que confirment également Nally et le professeur Dumbledore …
« Alors Sören a raison ! En attendant que Voldemort et lui-même ne puissent plus rien contre nous, il ne faut pas ôter le Maléfice, mais retourner la situation contre Claudius ! » s'exclame Majlis, avant de rougir et de balbutier : « Enfin… Je… Je veux plutôt dire Lucius Malfoy… »
« Claudius. C'est donc ainsi qu'il s'est présenté à vous. Il a osé prendre pour prénom, le nom de famille d'une prestigieuse famille de la Rome antique. Ça ne m'étonne pas. Il a toujours eu des idées de grandeur et pété plus haut que son cul, cet enfoiré… » réagit alors Draco, avec mépris…
Narcissa hoche la tête, en accord avec Draco…
« Mmmm… Si tu es sûre de toi, Majlis, alors il nous faut maintenant réfléchir sérieusement à une explication plausible, qui t'évitera d'avoir désormais un contact direct avec Malfoy. » intervient ensuite Sören, pour couper court
« Je suis sûre de moi, oui. » affirme Majlis, avec détermination, bien qu'il soit visible que tout cela l'effraye…
« Alors concernant les excuses à fournir, pour demain, c'est tout trouvé : il suffit de lui dire que personne n'est autorisé à quitter les lieux du Conseil, aussi longtemps que celui-ci n'est pas terminé. Le lendemain, vous pourrez écrire qu'à la suite des décisions prises lors du Conseil, votre mère a aussitôt décidé d'annuler son séjour à Londres et que vous n'avez pu vous dérober à ses ordres de départ. Naturellement, il faudra conserver le style dont vous usiez jusqu'ici et que vous ajoutiez quelques détails, qui le persuaderont qu'il est encore utile d'entretenir des rapports étroits avec vous… » déclare Hermione, qui hésite un quart de poil, avant d'ajouter : « Si vous le désirez, nous vous fournirons des détails qui susciteront assurément son intérêt. Et je peux vous aider pour la mise en forme… »
« Je vous en remercie. Ce sera nécessaire, oui. Car je doute parvenir à lui écrire comme je le faisais auparavant… » soupire Majlis, en détournant les yeux sur ses chaussures…
Elle éprouve de l'embarras encore une fois. Ce qui est somme toute normal…
« Ensemble nous y parviendrons, Majlis. Si vous me permettez de me baser sur les souvenirs de votre correspondance avec lui, il me sera facile d'écrire une lettre, que vous n'auriez qu'à recopier. » propose Hermione, avec douceur et tact…
Majlis rosit et hoche la tête pour acquiescer…
« Il faut lui faire miroiter une affaire très juteuse, en écrivant que je suis à l'affût de quelque chose dont je ne devrais pas tarder à révéler les détails à ma femme… » suggère aussitôt Sören, le regard un peu dans le vague, tandis que mon pif se met soudainement à chatouiller…
Je le frotte avec la plus grande discrétion possible, sous le couvert d'un petit éternuement et il me saute aussi sec une idée en tête, que je m'empresse d'examiner sous tous les angles, avant de la rejeter immédiatement, puisque nous nous sommes mis d'accord lors d'une précédente Réunion, pour ne plus la considérer…
« Quoi ? Quelle est donc ton idée ? » me demande cependant Harry, en arquant un sourcil…
« Rien. On a décidé récemment de ne plus s'occuper de cela. Alors laisse tomber… » réponds-je, sur un haussement d'épaule…
« Ton pif a chatouillé, Ron. Alors je ne risque pas de laisser tomber. » réplique cependant Harry, d'un ton sentencieux, avant d'ajouter : « Mais laisse-moi deviner, selon le petit indice que tu viens de nous donner. Brian Boru ? »
« C'est bien la seule chose dont nous ayons récemment décidé de ne plus nous occuper, alors oui, cela ne peut être que cela… » confirme Hermione, sous l'oreille attentive de chacun…
Surtout de la Ministre, d'ailleurs…
« Que vient donc soudainement faire Brian Boru dans notre affaire ? » demande-t-elle, vivement étonnée et intéressée…
Ah oui, bien sûr. Les Sorciers Suédois ont tous plus ou moins du sang Viking et donc au moins un lointain ancêtre qui a eu à combattre Brian Boru, lors de la conquête des provinces de l'actuelle Irlande. Rien de plus normal donc, que Madame Ljungström connaisse son nom…
« Développe, Ron. Nous jugerons ensuite s'il vaut finalement la peine de creuser ce filon… » m'encourage Harry, à l'approbation totale de Nally et du professeur Dumbledore…
J'explique donc ce que nous savons de la chasse au trésor de Bertram Yaxley, passant sur le fait que nous avons trouvé ce trésor et le descendant de Brian Boru par la même occasion, avant d'exposer notre idée de faire, grâce à cela, tomber Voldemort dans un piège semblable à celui que nous avons tendu à Priest Hole Manor.
« Pourquoi avoir décidé de ne plus considérer cette idée ? » demande Sören, avant que j'ai eu le temps d'en dire davantage à ce propos…
« En substance, pour la même raison que nous redoutons maintenant la venue de Voldemort à Priest Hole Manor. » répond à ma place le professeur Dumbledore
« La facette appelée Salazar… » glisse Madame Ljungström, dans un murmure…
S'il y a bien quelque chose qui l'intrigue, c'est celle-là. Et je me demande comment Nally et Albus comptent échapper à une explication complète et exacte à ce propos…
« Oui. Pour l'heure, Voldemort parvient encore plus ou moins à réprimer l'impulsivité et l'imprévisibilité de Salazar, mais nous avons désormais toutes les raisons de penser qu'il ne faudrait plus grand-chose pour que ce dernier domine définitivement. Ce qui compliquerait considérablement les plans que nous sommes en cours d'élaborer, dans l'espoir de vaincre Voldemort. Et donc Salazar avec lui… » répond Nally, en évitant parfaitement les écueils…
« Si Salazar domine totalement, cela le rendrait aussi, beaucoup plus difficile à combattre pour Harry, qui peut vous le confirmer, puisqu'il a eu un aperçu de la chose, lors de la Bataille à Godric's Hollow… » ajoute-je, sous le hochement de tête positif de Harry…
« Et vous êtes pourtant prêt à laisser ma fille venir demain à Priest Hole Manor ? » demande la Ministre, en considérant Harry d'un regard incrédule et respectueux à la fois…
« C'est à Priest Hole Manor, que Majlis et Eugenia seront le plus en sécurité demain. Alors oui, j'accepte les conséquences que cela pourrait avoir. » répond Harry, avec fermeté, avant d'ajouter avec plus de douceur : « Ce piège, nous avons pris la décision de le tendre, quand nous ne savions pas encore à quel point Salazar était dangereux et proche de prendre le contrôle total. Bien sûr, nous ignorions également que c'est grâce à un Maléfice jeté sur Eugenia, que Lucius était si sûr de parvenir à localiser le prochain Conseil des Ministres. Nous pensions plutôt qu'il avait ensorcelé un objet quelconque, que nous n'étions pas certains d'être en mesure d'identifier et neutraliser à temps. Et c'est pour cette raison, que nous avions décidé de piéger les alentours de Priest Hole de cette façon… »
« Mais en quoi consiste donc ce piège ? Cela ne peut-il être défait ? » demande Sören, sous le hochement de tête approbateur de sa belle-mère et de son épouse
« C'est un très puissant Sortilège combinant Confusio, Obliviate et Ignorare. Il faudrait une quantité phénoménale d'Energie pour l'ôter et ce faisant, nous risquons fort de faire sauter toutes les autres Protections. Par ailleurs, Rabastan et Bellatrix Lestrange ont déjà subi son effet. Si nous annulons le Sortilège maintenant, ils se souviendront de ce qu'ils étaient venus faire à Priest Hole Manor. Et vous pouvez compter qu'ils alerteront immédiatement Voldemort, qui pourrait alors venir en grande pompe, avant que nous ayons eu le temps de poser à nouveau les Protections. » explique Harry, qui soupire avant d'ajouter : « Bref, mieux vaut laisser le Sortilège en place. Avec un peu de chance, Voldemort sera trop confus et intrigué par ce qui lui est arrivé, pour décider d'attaquer ailleurs, après avoir quitté les environs de Priest Hole avec ses troupes, sans que le moindre Maléfice ait été jeté… »
« Et que se passerait il, si l'on annonçait dans les journaux, que le Conseil est annulé ? Ou alors, pourquoi ne pas poser un Sortilège d'Incartabilité sur la Propriété dans laquelle nous serons demain ? » demande Madame Ljungström, en jetant un coup d'œil sur l'horloge…
Il est prêt de trois heures. Tout juste le temps encore pour changer la Une de la Gazette du Sorcier…
« Nous avons envisagés ces possibilités, mais les avons rejetées. Car par dépit, Voldemort attaquera assurément un autre lieu et avant que nous sachions où se produit son Attaque, il y aurait sans aucun doute beaucoup de victimes innocentes. Notre seule chance d'éviter cela, c'est de le laisser venir à Priest Hole Manor, malgré les conséquences fâcheuses que pourrait engendrer son contact avec le Sortilège Combiné… » répond le professeur Dumbledore, l'air fataliste…
« Vous ne pensez donc vraiment qu'à protéger les innocents. Et je tiens à vous dire combien je regrette d'en avoir douté tout à l'heure. Plus encore, je regrette de vous avoir ouvertement accusés de n'avoir pas plus de morale que Lucius Malfoy et de n'avoir eu aucun scrupule à envisager d'utiliser Majlis comme appât pour prendre Voldemort au piège… » déclare Madame Ljungström, avec une expression de regret sincère…
« C'est votre cœur de mère qui parlait, très chère. Comment auriez-vous pu entendre nos explications, quant aux décisions que nous avons prises, quand vous étiez si inquiète pour votre fille et votre petite fille… » répond le professeur Dumbledore avec une indulgence palpable…
« Inquiète, oui, je l'étais. Et profondément en colère également, que ma fille ait pu tromper son époux et avoir un enfant de son amant, en laissant son mari en endosser la paternité. Cela était une si terrible déception. » avoue Madame Ljungström, sur un profond soupir, tandis que les larmes montent dans les yeux de sa fille…
« Je suis si désolée, Maman ! Et je t'assure que je voulais dire la vérité ! Mais… Clau… Il m'a convaincue de n'en rien faire. Il disait… Il disait qu'il souhaitait plus que tout, que nous puissions vivre notre amour au grand jour, mais qu'il avait trop de scrupules à dire la vérité, parce que le scandale nous éclabousserait trop, toi, moi-même et Sören et qu'il ne voulait pas en être responsable ! Il disait que tu serais contrainte de démissionner de ton poste de Ministre ! Que Sören serait la risée de tous et qu'il n'aurait plus crédit dans le milieu des affaires ! Il affirmait même que ce serait néfaste pour Eugenia ! Que plus tard, elle pourrait faire l'objet des quolibets des autres enfants, parce qu'elle a été conçue dans des conditions qui ne sont pas honorables et… » explique rapidement Majlis, l'air suppliante et les larmes roulant abondamment sur ses joues, avant que sa mère l'interrompe…
« Je comprends, je comprends, Majlis ! Je ne suis plus dans le même état d'esprit que tout à l'heure maintenant et je sais bien, que tu as dû vivre milles tourments, te sentir bien souvent coupable. » déclare-t-elle, berçant sa fille contre son cœur…
Je me sens gêné, d'assister à cette scène. Et je ne suis pas le seul.
« Mmmm… Je crois qu'il est temps pour chacun d'entre nous d'aller se reposer un peu. Je suggère donc que vous arriviez durant la matinée à Priest Hole Manor, afin que nous puissions répondre à vos questions Madame Ljungström et convenir de ce qu'il y a lieu de faire pour s'assurer que Lucius ne songe pas à tuer Majlis et Eugenia, avant qu'il ne soit lui-même mis hors d'état de nuire. Par ailleurs, ainsi Majlis et Hermione pourrons également écrire assez tôt à Lucius, pour le prévenir qu'elle ne pourra se rendre à leur rendez-vous. » propose Nally, en s'adressant plus spécifiquement à la Ministre Suédoise…
« Un instant, Maman. Il y a un détail auquel il faut penser d'abord. » intervient Harry, d'un ton doux…
Je me demande un court instant de quel détail il s'agit, avant de voir où il veut en venir…
« La servante, bien sûr ! » murmure-je cependant presqu'aussi sec, en me frappant le front du plat de la main…
« Oui. Il vaudrait peut-être mieux qu'elle ne devine rien de l'état d'esprit de Majlis… » répond Harry, au regard de compréhension de Nally, Albus, Hermione, Narcissa et Draco…
« Kerstin est donc au courant ? » demande Sören vers sa femme, soupirant avant d'ajouter : « Oui, bien sûr qu'elle l'est. Elle s'est occupée de toi depuis que tu es bébé. »
« Oui. Et c'est elle qui apportait mes lettres, lorsque je devais annuler un rendez-vous et que le temps manquait pour le faire parvenir par Hibou Postal… » précise Majlis, avec embarras…
« Eh bien, je me charge tôt demain matin, de l'envoyer en course pour moi. Ainsi, elle n'aura pas l'occasion de te voir avant que nous partions. Et je lui dirai également qu'elle ne peut finalement venir avec nous, comme cela était convenu, car je me vois contrainte de réduire le nombre de mes accompagnateurs, mais qu'elle devra nous rejoindre lundi matin, dans les appartements que j'ai loués pour une semaine à Londres. Et bien sûr, ceci sera annulé en dernière minute, mais quoi qu'il en soit, cela nous laisse tout loisir de réfléchir à ce qu'il y aura lieu de faire à son propos… » décide Madame Ljungström, avec fermeté…
Et elle se lève, comme pour signifier que toute discussion est désormais close…
Rendez-vous est alors pris pour le lendemain à 10H00, ici même dans le Bureau d'Albus, d'où nous partirons ensuite à Priest Hole Manor. Puis Madame Ljungström, sa fille, son gendre et sa petite fille prennent la Cheminée pour rejoindre l'Hôtel Particulier de la Ministre…
Mais alors que nous nous apprêtons nous-même à aller nous coucher pour quelques courtes heures, Phineas Nigellus Black revient dans son tableau…
Alors bien sûr, Harry ne le loupe pas et entame de nouveau une petite joute verbale qui nous réjouit…
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1) Roger Bacon (1214 - 1294). Philosophe, théologien et savant anglais, il était effectivement un moine franciscain et un Alchimiste
2) Caius Julius Hyginus (67 av.-17 ap. J.-C.), dit Hygin, a donné son nom au cratère lunaire Hyginus
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