Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Combines 4 / 4
Acte 7 : Attaquera ou Attaquera Pas ?
Bill
La contrariété de Voldemort est plus qu'évidente. Celle de Lucius également…
« Quel dommage. Je me réjouissais déjà de la frayeur que nous allions causer à tous ces imbéciles de Ministres et de sérieusement ébranler leur confiance en l'Ordre du Phénix… » déclare-t-il en direction de son Maître, d'un ton lugubre et sur un profond soupir…
« Ce n'est que partie remise, Lucius. Nous mènerons d'autres actions contre eux, les abattant un à un dès que possible. Et cela aura finalement plus d'impact sur cette misérable vermine. Ils trembleront, se demandant quand viendra leur tour. Et subiront les pressions de leur peuple qui aura tout aussi peur. Par ailleurs, dès que nous aurons mis la main sur le Trésor, tu pourras fêter cela en tuant cette idiote de Majlis Ernstsson, sa fille et tout le reste de sa famille en supplément si tu le souhaites. » déclare Voldemort, avec sécheresse…
« Cette perspective m'enchante… » répond Lucius, une brève lueur de plaisir pervers traversant son regard, mais qui soupire encore une fois, avant d'ajouter : « Il est seulement regrettable de devoir attendre encore. Et d'avoir à supporter sa stupide mièvrerie demain. La simple pensée que je vais devoir coucher avec elle, me donne la nausée. Si seulement je pouvais la faire parler sans avoir à le faire ! Mais elle est toujours plus bavarde après le sexe. Ou plutôt plus encline à parler d'autre chose que de notre stupide soi-disant amour… »
Lucius prend sa tasse de thé et en boit une gorgée en grimaçant, avant de s'assurer que la théière est encore chaude et se servir une autre tasse …
Et soudainement, il fronce les sourcils…
« Et si je l'amenais ici et que nous lui tirions les vers du nez en la torturant ? » propose-t-il, avec espoir…
« Ce serait une possibilité, oui. Mais soyons prudents, Lucius. Son époux ne lui a peut-être pas donné tous les détails. Imagine qu'elle ignore le nom de cette femme et dans quelle auberge précisément son époux a déjeuné et l'a vue. Ce pouvait être à Dublin, mais également dans l'un des Villages environnant, voire à des centaines de kilomètres. Alors non. Il ne peut être question de perdre la maigre source de renseignements dont nous disposons dans cette affaire. Par ailleurs, nous ignorons combien de temps il nous faudra, pour récupérer le Trésor. Entre temps, tu seras peut-être bien aise, de réaliser encore des affaires joliment rentables, grâce aux informations qu'elle te donne, à propos de celles de son époux… » refuse Voldemort, exactement comme nous l'espérions…
« Oui. Vous avez raison Monseigneur. Mieux vaut être prudent et marcher sur des œufs avec elle, jusqu'au succès de notre entreprise…» accorde Lucius, se levant à son tour et effectuant quelques pas, réfléchissant les yeux à demi plissés, avant d'ajouter : « Mmmm… Dans ce cas… Oui. Oui il y a une possibilité je pense, pour avancer d'un grand pas dès cet après-midi… »
« Laquelle ? » demande Voldemort, dubitatif…
« Le Chef du Conseil des Sages. Il a remis les Clefs de la Ville à cette femme et il ne l'a certainement pas fait, sans connaitre son identité, ni où elle loge, ni sans s'assurer qu'elle ne pourra pas s'emparer du Trésor, que le Conseil doit estimer comme revenant de droit à la Ville. Ils doivent donc avoir établi un contrat, prévoyant que Dublin héritera de la plus grosse part et sur ce contrat doivent figurer toutes les coordonnées nécessaires pour… » répond Lucius, la mine chiffonnée sur sa réflexion, avant d'être interrompu…
« Un contrat qui doit être à l'abri à cet heure, dans un coffre de Gringotts et donc totalement inaccessible. Alors si tu espérais pouvoir le voler, oublie cela ! » le coupe en effet Voldemort, nettement agacé…
« Certes, bien sûr. Mais le Chef du Conseil doit être accessible, quant à lui. Nous pourrons aisément le faire parler. Il suffirait de se faire passer pour un journaliste étranger, par exemple. Et s'il ne veut répondre, nous aurons tôt fait de l'enlever… » réplique Lucius, en se rengorgeant avec fierté, pour avoir été plus rapide que son Maitre, à trouver une solution à leur problème…
Mais masquant soigneusement sa réaction, en tournant le dos à Voldemort, sous prétexte de prendre sa tasse de thé et d'en boire une bonne lampée…
« Tu oublies un détail d'importance, Lucius. Le Conseil des Sages de Dublin est à la botte de Potter et il doit tout lui rapporter par le menu des petites affaires de la Ville ! Crois-tu dans ces conditions, qu'il est prudent d'attirer l'attention, en allant poser des questions à propos de cette chasse au Trésor, directement auprès du Chef du Conseil ? Pour l'heure, l'histoire de cette femme, n'est aux yeux du commun des mortels, qu'une ridicule et amusante anecdote. Mais ait seulement l'air de lui accorder même le plus petit crédit et la rumeur se répandra très vite, qu'il s'agit d'une affaire hautement sérieuse ! Et dès lors, en quelques heures seulement, ils seront des dizaines de journalistes, à l'affût de cette histoire ! Et en moins d'une semaine, ils seront des centaines de Sorciers à se mêler de la chasse au Trésor ! Par ailleurs, si nous enlevons leur Chef, l'un des autres Membres du Conseil pourrait tout à fait faire le rapprochement avec cette chasse au Trésor ! Et si ce n'est l'un d'entre eux, ce vieux fou de Dumbledore le fera ! Il comprendra que nous voulons le Trésor et mettra tout en œuvre pour nous couper l'herbe sous le pied ! » rétorque cependant l'affreux, avec un agacement plus prononcé encore que tantôt, tandis que j'échange un sourire avec mon frangin…
Nous l'avons largement devancé dans cette affaire-là et il y a beau jeu que nous lui avons coupé l'herbe sous le pied…
Voldemort effectue quelques pas de long en large, œil rivé sur le tapis, avant de soupirer profondément de dépit et de relever les yeux vers Lucius
« Non, Lucius. Il ne faut en aucun cas attirer l'attention sur Dublin. Nous devons opérer dans la discrétion la plus totale. Rien, absolument rien ne doit transpirer sur nos intentions et nos espoirs d'une fortune à venir bientôt. Alors même pour seulement interroger cette gourde de Majlis Ernstsson, tu devras faire preuve d'une extrême prudence ! » insiste-t-il, d'un ton contenant de nettes menaces…
Si Lucius commet une erreur et que le Trésor leur échappe à cause de cela, il aura à le payer très chèrement…
« N'ayez crainte, Monseigneur. Je lui demanderai les détails, sous prétexte de passer à ses côté, un inoubliable moment d'amusement, que ma mémoire pourra tendrement chérir, durant les longues heures passées à attendre seulement une lettre de sa part. Elle est si naïve et idiote, qu'elle trouvera cela d'un romantisme exquis et très flatteur. Elle mettra donc un point d'honneur à me raconter par le menu, ce que son époux lui a rapporté, obtenant plus tard auprès de lui, réponse aux questions auxquelles elle n'aura pu me répondre, afin de me les fournir par écrit, pour entretenir ce soi-disant tendre souvenir… » le rassure Lucius, l'air narquois, avant de se montrer lui-même insistant lorsqu'il ajoute : « Jamais elle ne devinera que mon intérêt est uniquement tourné vers le Trésor, je vous l'assure, Monseigneur. Comme elle ne m'a jamais soupçonné d'user des informations qu'elle me fournissait, pour faire ma fortune au détriment de celle de son époux… »
Voldemort semble satisfait par cette réponse. Et il reprend place sur son fauteuil, relisant la lettre de Majlis au moins deux fois, avant de relever le nez vers Lucius, qui s'est de nouveau assis…
« Enlever cette femme ne posera aucun problème. C'est une étrangère, elle doit passer beaucoup de temps dans sa chambre, sortant rarement en dehors des temps de repas, ne parlant pas aux autres convives et très peu avec le personnel. En conséquence, nous pourrons la remplacer par l'une des nôtres, sous Polynectar et ainsi, les soupçons ne seront pas éveillés. » décrète l'horrible, tandis que je songe que la veuve Williams aura bientôt de grands soucis à se faire pour son avenir…
Je ne me sens décidément pas à l'aise avec cette pensée. Mais comme je l'ai décidé ce matin : la sécurité de Majlis et Eugenia avant tout. Et la veuve Williams s'est elle-même fichue dans le pétrin jusqu'au cou, en s'accoquinant avec Bertram…
« Excellente idée, Monseigneur. Et je me ferai un plaisir d'aller la chercher moi-même quand viendra le moment… » sourit Lucius, de nouveau pleinement satisfait…
L'affreux acquiesce et s'enfonce de nouveau dans ses pensées durant quelques secondes
« En attendant d'avoir de plus amples renseignements, il serait bon d'étudier tous les ouvrages concernant la vie et l'œuvre de Brian Boru, même ceux ne contenant qu'un bref entrefilet à son propos. Cela nous permettra de cerner au mieux sa personnalité, ses centres d'intérêt, ses valeurs et ses croyances, ce qui sera sans doute fort utile, quand viendra le moment de déchiffrer ses énigmes… » dit-il ensuite, comme réfléchissant à voix haute…
« Ses énigmes ? Vous pensez donc qu'il pourrait y en avoir plusieurs et que le message recelé par les Clefs ne serait que la première ? » demande Lucius, sourcil arqué sur sa question…
« Naturellement. Entrer en possession d'un Trésor, cela se mérite. Tout le monde sait cela, Lucius. Quand on dissimule un Trésor, afin que nul ne le trouve, on ne laisse aucune trace qui pourrait mener à lui. En revanche, celui qui souhaite que son Trésor soit découvert après sa mort, s'amuse beaucoup à rendre la tâche difficile pour les potentiels candidats à sa recherche. Or, la seconde option a de toute évidence été le choix de Brian Boru, puisqu'il a offert un sérieux indice au Conseil des Sages de Dublin. Il aura donc semé d'autres énigmes, des obstacles à franchir, des épreuves à accomplir, des Sortilèges de Protection très complexes à ôter. Crois en mon expérience du sujet. Certes, sans doute t'est-il apparu que cela a été tâche aisée pour moi, d'entrer en possession du Collier et de la Bague de mon Ancêtre. Mais il m'a fallu de très longues heures de réflexion pour relever ce défi avec succès. Et tu seras bien aise, lorsque tu constateras l'ampleur de la tâche qui nous attend, que je sois là, pour relever celui de Brian Boru… » répond Voldemort, avec condescendance dans le ton de sa voix et l'expression de son visage…
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« Là, il vient de s'adresser à Lucius comme à un con de premier ordre… » glisse rapidement Dudley, l'air moqueur et en effectuant un clin d'œil vers Bill et moi-même, tandis que sur l'Ecran, Lucius se rembrunit imperceptiblement…
« Ouais. Comme à un demeuré, même. Et Lucius en est parfaitement vexé… » acquiesce-je, sur un sourire…
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« Oui. Si nul n'a trouvé son Trésor jusqu'à présent, c'est que l'homme était très rusé, finement érudit et intelligent. Il faut donc être à hauteur de ces qualités, pour avoir l'honneur de mériter entrer en possession de ses biens. Or, ne suis-je pas moi-même supérieurement rusé, érudit et intelligent ? Je trouverai donc ce Trésor, Lucius. Cet honneur m'appartient et à nul autre. » déclare encore Voldemort avec fermeté, après quelques secondes de flottement dans un silence, uniquement troublé par les crépitement des bûches dans l'âtre du salon
« Je n'en doute pas, Monseigneur. Et comme à l'habitude, je vous aiderai bien sûr, dans la mesure de mes possibilités… » répond Lucius, avec une raideur qu'il peine à maîtriser, avant de proposer : « Je peux d'ailleurs me rendre utile incessamment, en allant de ce pas jusqu'au Manoir, si vous le souhaitez. Mes Ancêtres ont toujours manifesté beaucoup d'intérêt pour Brian Boru et je gage que nombreux sont les ouvrages parlant de lui, sur les rayonnages de la Bibliothèque familiale… »
« Excellente idée, Lucius… » répond Voldemort, ajoutant, sur un sourire aimable envers son Serviteur : « Et puisque tu seras au Manoir, invite donc Brutus à venir se joindre à nous ici-même. Il peut venir avec l'un de ses camarades s'il le souhaite, mais pas plus d'un seul. »
Lucius hausse aussitôt un sourcil intéressé, mais il n'ose cependant formuler la question qui doit lui brûler les lèvres, se contentant de hocher positivement la tête, avant de se lever et de se diriger vers la porte…
A la dernière seconde cependant, il arrête son geste pour l'ouvrir et se tourne vers son Maître pour demander :
« Dois-je prévenir Bellatrix et Rabastan, que nous allons mener une Attaque ce soir ? »
« Non. Pas encore. Réservons-leur la surprise… » répond Voldemort, qui hésite un chouia, avant de poursuivre : « Avant de partir au Manoir, sois aimable de demander que l'on prépare des chambres pour Brutus et son camarade. Par ailleurs, nous prendrons le thé avec eux, préviens en donc les cuisines. Nous les inviterons ensuite à se familiariser avec la propriété et pendant qu'ils le font, nous choisirons ensemble le lieu de nos festivités nocturnes… »
Lucius semble en oublier aussitôt sa vexation toute récente, car il gratifie l'affreux d'un sourire à la fois cruel et satisfait. Puis il sort sans attendre davantage, enfourchant son Balai, pour arriver plus rapidement à la grille de la Gentilhommière, non sans avoir prévenu au passage Carrow père, qu'il aura tantôt besoin de lui, pour délivrer l'adresse des lieux à deux invités de son Maître. Il demande également que l'on prépare deux chambres et de prévoir un thé pour quatre personnes, à servir dans le salon privé de leur Maître, à l'heure habituelle…
Il est à peine parti, que Nagini sort de dessous une vitrine d'exposition, dans laquelle Voldemort a rangé à la hâte, quelques objets hétéroclites. En les voyant, Nally a tout de suite émit l'idée qu'il s'agissait d'objets dérobés à des victimes considérées comme importantes aux yeux de l'affreux. Et de fait, en zoomant sur la vitrine pour détailler chacun de ces objets, Sirius a reconnu la broche de cape de son frère Regulus…
Il en a été malade, de la voir là, exposée comme un trophée et il s'est promis de la récupérer aussitôt que Voldemort aura cassé sa pipe…
Nagini vient s'étaler sur les genoux de son propriétaire, qui le caresse dans un automatisme, avant de sortir brusquement de ses pensées et de sourire vers son serpent…
« Depuis hier, Nagini, les évènements s'enchainent à merveille et je vois là un excellent présage… » dit-il, encourageant son serpent à s'enrouler autour de son cou, avant de se lever et de se diriger vers son bureau…
Charly, Dudley et moi-même, tournons en même temps la tête vers l'Ecran d'à côté, pour suivre sa progression. Voldemort vient farfouiller quelques instants dans ses bouquins, encore rangés dans ses malles et profite d'ailleurs de l'occasion, pour disposer ceux qu'il a sortis, sur les rayonnages. Enfin, il semble trouver son bonheur, lorsqu'il met la main sur un très épais et vieux livre d'histoire de l'Irlande. Et il laisse illico presto tomber son rangement, pour revenir lire son bouquin dans le salon. Et ce, sans avoir prêté un seul instant attention, aux bruits très suggestifs provenant de la chambre jouxtant son bureau, où ses petites putes sont en train de baiser fiévreusement…
Il faut croire qu'il accorde vraiment une importance capitale et une priorité absolue, à la chasse au Trésor de Brian Boru, pour n'être pas tenté de les rejoindre dans leurs ébats.
« Bon. Ben je vais profiter qu'il ne se passe plus rien pour le moment, pour informer Harry et Ron de la situation… » déclare alors Charly, en réajustant ses Ecouteurs sur ses oreilles…
« Ok… Moi j'en fais autant avec Albus… » décide-je donc, en tendant la main vers le Miroir…
Au même moment cependant, celui qui nous relie au QG des jeunes du C.C.S.A.B.P.M., vibre sur la table et ma main glisse promptement vers lui…
« Ah ! C'est toi que je voulais justement avoir Bill ! Tu seras content d'apprendre que Latton vient tout juste d'envoyer une lettre à son fils ! Or, pourquoi aurait-il besoin d'envoyer une lettre à son fils cet après-midi, quand nous savons qu'il le voit tous les dimanche matin à 09H00 tapante, pour faire le bilan de la semaine des ventes dans sa boutique ? » déclare Blaise, tout sourire…
« Ça signifie donc que le fils Latton va transmettre le message à Voldemort ! Génial ! Mais le hic, c'est que le fils Latton n'a pas accès à la Gentilhommière, seulement au Manoir Malfoy ! Alors j'espère que le Hibou va faire fissa et le fiston aussi ! Car avec un peu de chance, Lucius pourra jouer encore une fois l'intermédiaire de nos combines, puisqu'il vient de partir au Manoir ! » m'exclame-je, tandis qu'à mes côtés, Charly croise les doigts…
« Le temps est au beau par ici aujourd'hui, avec un petit vent favorable pour le Hibou ! Dans quarante-cinq, cinquante minutes au plus, la lettre sera livrée au fils Latton ! » répond Blaise, arquant un sourcil, comme pour me demander si cela me convient…
« Ça pourrait le faire, oui ! Lucius doit chercher des bouquins dans la bibliothèque et ramener Brutus également. Il faudra certainement bien plus que cinquante minutes à Lucius pour trouver ce qu'il cherche ! Et puis, le temps que le petit con décide lequel de ses potes aura l'honneur de l'accompagner à la Gentilhommière et fasse ses bagages, nous sommes en droit d'espérer que l'information délivrée par Latton, arrive à temps au Manoir ! » souris-je, sous le hochement de tête positif de Charly…
« Ok, d'acc ! Et la lettre de Majlis, qu'est-ce que ça donne ? » demande Blaise, tandis que je vois les visage de Nev et Draco se presser soudainement contre le sien, l'air très intéressés par la réponse que je vais faire…
« Voldemort et Lucius sont bien ferrés. Ils ne viendront pas à Priest Hole Manor ce soir. Et Majlis est assurée de ne courir aucun danger, au moins aussi longtemps qu'ils n'ont pas trouvé le Trésor… » souris-je encore, au soulagement plus que visible de Draco…
« Ok pour ça, c'est gagné donc. Et c'est géant. Mais je suppose qu'ils n'ont pas renoncé pour autant à attaquer ailleurs pour le moment. Et bien entendu, vous ignorez encore où ça va se faire… » intervient Nev, qui semble bien mitigé dans son ressenti…
Satisfait que la première phase de notre plan soit accomplie avec succès, mais anxieux de la suite…
« Tu as bien deviné. Mais il semble bien, que tous les espoirs nous sont permis, non ? » réponds-je, avec une belle confiance…
Je suis optimiste. Je pense très sincèrement, que c'est en notre faveur, si les évènements s'enchainent à merveille. Non pour Voldemort…
« Ouais, espérons. Et tiens-nous au courant de la suite, s'il y en a une avant qu'on parte pour Priest Hole. Sinon, on se voit là-bas ! » déclare Blaise, avant de couper la communication…
« Allez, occupe-toi d'Albus, pendant que j'informe Harry et Ron… » sourit Charly, avant de se lever pour aller à l'autre bout de la Base, afin que nous ne nous gênions pas mutuellement dans nos communications respectives…
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Sirius
Je m'affaire à soigneusement empaqueter un dernier lot de Ceintures de Feu, avant de le glisser dans une caisse qui doit partir avec d'autres ce soir en Celtycie, lorsque Harry me rejoint, dans l'immense réserve du nouveau Laboratoire des Jumeaux basé en Ecosse…
« Charly vient de me prévenir qu'on lui demande d'aller faire un saut en urgence à la Réserve de Dragons en Irlande. L'un des bestiaux dont il s'occupe habituellement s'est blessé une aile et il est le seul à pouvoir l'approcher d'assez près, pour lui prodiguer les soins nécessaires. Peux-tu aller le remplacer à la Base de Londres ? » me demande-t-il, tandis que je cloue soigneusement la caisse
« Ouais. Pas de problème. Il ne reste plus que deux caisses à remplir pour aujourd'hui et Gwenvael peut parfaitement s'en occuper tout seul. Laisse-moi juste le temps d'en finir avec celle-ci et de la mettre sur le chariot. Ce que je devais faire après, je reviendrai le faire ce soir, si nous sommes dispensés d'Attaque. Sinon, les Rebelles de mon équipe, ne verront sans doute pas d'inconvénient à travailler en heure sup, pour s'en acquitter à ma place… » réponds-je, avant de jeter un Sortilège Antichoc sur la caisse…
Il ne faudrait pas qu'elle explose au moindre cahot, durant le voyage.
Bien sûr, je ne doute pas que le Roherdiron qui va la faire transiter d'ici jusqu'à destination, manie son chariot avec prudence, mais il n'est pas à l'abri d'une pierre ou d'une motte de terre malvenue, à l'atterrissage de son Phterydron. Or, si le chariot venait à verser sur le côté, ou même une seule caisse à tomber, ça ferait du gros vilain…
Raison pour laquelle, tous les Gadgets sont soigneusement emballés avant d'être mis dans les caisses et celles-ci, non seulement bien garanties contre les chocs, mais également solidement arrimées au chariot, qui va les transporter du point A au point B…
Dès ma tâche terminée, je donne mes instructions à Gwenvael, pour qu'il finisse ma part de travail, au cas où je ne pourrais revenir le faire moi-même et je m'empresse de filer sur mon Balai, vers la sortie de la propriété Ecossaise de Severus, Transplanant ensuite dans le grenier du QG, où je me heurte à Mondingus, qui prépare ici un Hôpital de Campagne…
Toute la journée, il en a préparé un peu partout dans le Pays, avec Richard et Augustus Pye, afin que nous soyons paré au plus près possible du lieu d'Attaque qui nous est encore inconnu. Si tant est qu'il y en ait une, bien sûr…
Croisons les doigts que non. Car cela épargnerait des vies. Et en même temps, les stocks de Gadgets Défensifs. Ce qui n'est pas négligeable non plus, quand nous ne sommes pas assurés d'en avoir assez pour mener de front les deux grandes Batailles, qui se profilent dans un avenir proche…
« Salut les p'tits loups ! Alors ça gaze ? » demande-je, lorsque je pénètre enfin dans la Base…
« Ouais. Le délai de carence est passé et Lucius n'est pas encore rentré. Tous les espoirs sont donc vraiment permis, maintenant… » sourit Charly, enfilant déjà son blouson, tout en se dirigeant vers la porte que je viens à peine de refermer derrière moi…
Je hausse un sourcil vers lui, mais il me tourne déjà le dos, main sur la poignée de porte et il sort vivement. Pressé d'aller soigner son Dragon le Charly. Je comprends ça. C'est son job et il aime ses bêtes…
« Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? » demande-je donc, en m'assoyant auprès de Bill…
Il m'explique l'affaire en quelques mots et je jette un coup d'œil sur l'horloge de la Base. Il est 16H12…
« Il reste dix-huit minutes, avant qu'il soit l'heure du traditionnel thé accompagné d'un goûter, à la Gentilhommière. Lucius ne voudra pas contrarier son Maitre, en ne lui amenant pas son petit con merdeux dans les temps. Il n'y a donc plus long avant qu'il revienne… » commente-je, haussant aussi vite un sourcil vers Bill pour demander : « Le dernier repas que nous avons fait est loin maintenant. Alors qu'est-ce que tu dirais de prendre le nôtre en avance, en attendant ? Pétunia l'a peut-être déjà préparé… »
« Dudley est parti s'en occuper un poil avant que tu arrives. Et je l'entends justement qui remonte l'escalier… » sourit Bill, avant de se lever et de se diriger vers la porte…
Je dresse aussitôt l'oreille et ce faisant, j'entends effectivement des pas venir vers nous. Bill ouvre la porte et trois secondes plus tard, Dudley entre, chargé d'un beau plateau bien garni. Il le pose sur la table et entreprend aussitôt de faire le service, demandant ce que nous voulons pour accompagner le thé, Bill et moi-même. Je choisis de commencer avec des petits sandwichs variés, demandant à Dudley de me réserver aussi une belle part de clafoutis à la poire, avec un chouia de chantilly et de chocolat fondu.
Et nous nous installons confortablement sur nos chauffeuses, mangeant de bon appétit, tout en regardant ce qu'il se passe sur les Ecrans. Lucius vient justement de revenir, ramenant Brutus et l'un de ses compères, par Transplanage d'escorte. Ils ont tous les deux en main un sac de taille assez modeste et un Mangemort arrive tout juste après eux, chargé d'une grosse malle, qu'il laisse à Lucius, avant de repartir aussi vite. Dès son départ, Carrow père délivre l'adresse de la Gentilhommière et ils franchissent tous la grille d'un pas décidé, distançant très rapidement Carrow père, auquel Lucius a laissé le soin d'apporter la malle jusqu'au bureau de son Maître…
« Regarde-moi ça comme il a l'air fier, le p'tit con merdeux… » commente Bill, en désignant du doigt Brutus Brandburgy, qui fait Léviter son petit paquetage devant lui, le nez relevé et sourire aux lèvres…
« Ouais. Et son pote avec. C'est lequel, lui ? Tu le sais ? » réponds-je, en désignant l'ado athlétique aux cheveux blond foncés, qui marche vivement aux côtés de Brutus Brandburgy, le dos droit, visage en apparence impassible, mais regard exprimant parfaitement bien son froid contentement…
A la voix, je l'aurais reconnu sans aucun doute, mais je ne connais pas encore de visu, tous ces petits salauds qui ont rejoint le Manoir Malfoy. Il faut dire que la plupart du temps, ils restent dans leur chambre, trompant leur ennui, en élaborant des plans de vengeance tordus.
« Astérion Thorpe. Un vrai de vrai petit dur sans pitié, celui-là. Il a déjà deux assassinats connus à son actif et je ne serai pas étonné qu'il en ait accompli d'autres, dans l'anonymat le plus strict… » répond Bill, sur une grimace…
« Ah ouais. C'est lui qui a torturé Blaise et tué sa petite copine à Pré Au Lard et, avant de s'évader de la prison du Ministère, il a pris le temps d'étrangler le gars qui a tout avoué du contrat sur Blaise et Miho. C'est ça ? » demande-je, avant de croquer dans un sandwich au thon…
« Exactement. Et il ne s'en est pas vanté jusqu'ici, mais je pense qu'il a profité d'être à Pré Au Lard, pour accomplir d'autres assassinats, avant de trouver Blaise. Par ailleurs, je ne serai pas étonné, s'il profite de l'occasion de prendre le thé avec Voldemort, pour le faire et dans la foulée, lui demander de lui accorder la faveur, de faire ses preuves au plus vite en Combat. » déclare Bill, sur une nouvelle grimace significative du dégout qu'il éprouve pour Astérion Thorpe
Je suis d'accord avec lui, pour le dégoût et le reste. Astérion Thorpe a pas mal de comptes à régler, d'après ce que j'ai pu l'entendre dire durant les conversations que j'ai écoutées et il est vraiment ardent de le faire au plus vite. Sa sœur également est une acharnée sans état d'âme. Elle l'a d'ailleurs aidé à étrangler leur ancien complice, qui avait craqué sous la pression quand il a été interrogé par les Aurors…
Arrivé dans le hall de la Gentilhommière, Lucius presse ses deux jeunes compagnons de laisser leur maigre bagage au pied de l'escalier, ordonnant à Randy Bletchley qui arrive déjà avec le plateau de thé, de les monter dans les chambres préparées à l'intention de Brutus et Astérion, lorsqu'il aura déposé son plateau, dans le salon privé de Voldemort…
Enfin, il se dépêche dans le couloir, ordonnant à tous les jeunes gens d'attendre quelques instants derrière la porte, qu'on les invite à entrer, car il a un message confidentiel urgent à délivrer à Voldemort…
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« Ah ! Te voilà enfin, Lucius ! Mais où sont donc Brutus et son camarade ? » réagit Voldemort, en le regardant venir vers lui…
« Ils attendent dans le couloir. Au moment où nous allions partir du Manoir, le fils Latton est arrivé. Il a demandé que l'on vous remette cette lettre de toute urgence. J'ai pensé préférable de vous la délivrer sans témoin… » déclare Lucius, qui s'est agenouillé et présente un Parchemin scellé vers son Maître…
La mention à Latton a fait sursauter Voldemort, qui fronce les sourcils, dans une interrogation très nettement surprise…
« Tu as bien fait… » répond-il, en prenant le Parchemin, dont il casse le sceau avec urgence…
La missive est courte et Voldemort est plus intrigué encore semble-t-il, lorsqu'il relève les yeux vers l'horloge du salon…
« J'espère qu'il ne s'agit de rien qui soit fâcheux… » glisse Lucius, toujours agenouillé aux pieds de Voldemort…
Ouais, bien sûr. Bien qu'il la maîtrise de main de maître, il doit être dévoré de curiosité…
« Je l'espère également. Cette missive n'est guère explicite et je vais devoir écourter le thé, pour aller me rendre compte sur place, avant 17H45. Sinon, il faudrait attendre 21H00, pour en savoir davantage… » répond Voldemort, un petit tic contrarié agitant le coin de sa bouche…
« Si c'est urgent, Brutus et Astérion, ne verront sans doute aucun inconvénient à ce que le thé soit repoussé à plus tard… » suggère Lucius, en haussant un sourcil…
« Non. Ils se réjouissent sans aucun doute de cette invitation. Or, je ne sais durant combien de temps je devrais m'absenter et je ne souhaite pas décevoir Brutus. Ecourtons le temps du thé, sur la promesse d'un déjeuner avec nous demain midi. Et pour distraction ce soir, je vais leur proposer d'étudier quelques livres de Magie Noire et de faire choix d'un Maléfice, auquel ils pourront s'exercer dès demain après-midi, sous la tutelle de Bellatrix. Elle sera chargée de leur entrainement désormais. Et tu lui prêteras concours de temps à autre également. Cela les flattera, que mon bras droit leur accorde son attention… » décide Voldemort, les yeux plissés sur sa rapide réflexion, sous le hochement de tête de Lucius, qui approuve bassement sa décision.
Vraiment bassement. Car je doute fort, qu'il soit ravi d'avoir à jouer de temps en temps, au garde-chiourmes et professeur auprès de petit merdeux.…
L'affaire entendue, Voldemort demande à Lucius, de faire rentrer les petits crétins et se compose rapidement un masque réjoui lorsqu'ils entrent…
« Ah ! Brutus ! Astérion ! Comme je suis aise de vous voir ! » s'exclame-t-il, les invitant à prendre place à table et débitant quelques compliments sur leur bonne mine, pendant que Bletchley sert le thé…
Puis, le Serviteur sorti du salon, l'horrible se déclare fâché de ne pouvoir leur consacrer tout le temps qu'il aurait souhaité ce soir, car une affaire aussi imprévue qu'urgente requiert son attention. Sur le coup, Brutus semble passablement déçu, bien que le masquant au mieux et jouant la carte de la compréhension déférente. Mais la proposition du déjeuner du lendemain et surtout celle concernant l'apprentissage de la Magie Noire, balaye vite fait sa déception.
Brutus manifeste alors son contentement avec un enthousiasme qui enchante Voldemort, tandis qu'Astérion le fait avec beaucoup plus de retenue, mais avec une lueur dans le regard qui ne trompe pas : il est cruellement ravi par la perspective d'apprendre à torturer et tuer ses semblables, sous l'égide de deux Maîtres en la matière…
« J'ignore quel est votre niveau Brutus, mais connaissant celui de vos aînés, je pense pouvoir affirmer sans me tromper, que vous donnerez toute satisfaction, dans votre apprentissage… » flatte Lucius, tandis que le jeune Brandburgy se rengorge avec fierté
« Oui, Brutus sera assurément un excellent élève. N'a-t-il pas déjà accompli de véritables prouesses, à l'heure de quitter Poudlard pour nous rejoindre. Et je ne doute pas un instant qu'Astérion obtiendra lui aussi des résultats, bien plus qu'honorables.… » approuve Voldemort, en jetant un rapide coup d'œil sur l'horloge…
Il est impatient de partir et tous ces bavardages commencent à lui sembler bien futiles…
« Astérion a effectivement un excellent potentiel. Et je n'affirme pas cela uniquement parce que sa famille a prouvé à maintes reprises sa haute valeur à votre service, Monseigneur, ni même parce qu'il est de notoriété publique, qu'il a torturé à mort une jeune fille et gravement blessé Blaise Zabini, mais parce que j'ai eu l'heur de le constater le jour de la St Valentin, à Pré Au Lard. » déclare Lucius, tournant son regard vers Astérion pour ajouter : « Je vous ai vu là-bas et j'ai regretté de ne pouvoir m'attarder davantage à vous regarder torturer cette fillette et sa mère. C'était du grand art, si l'on considère votre âge. Ont-elles survécu, ou sont-elles mortes ? »
« Elles me connaissaient. Alors oui, j'ai pris soin de les tuer, afin qu'elles ne puissent révéler m'avoir vu. Et j'ai regretté d'avoir à faire si vite, dans la mesure où j'avais encore Zabini à trouver dans le Village. Par ailleurs, avant notre évasion des geôles du Ministère, j'ai également tué de mes mains, le traitre qui m'a trahi … » révèle froidement Astérion Thorpe, avec un sourire cruel, suscitant aussitôt un vif intérêt chez Lucius, qui apprécie de toute évidence cette réponse…
o-o-o
« Petit saligaud ! J'en étais sûr, qu'il avait plus de deux meurtres à son actif ! » crache Bill, dans un murmure méprisant et écœuré, en serrant les poings, tandis que Voldemort regarde maintenant lui aussi le jeune Thorpe, d'un autre œil…
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« Vraiment ? Voilà qui est très intéressant. Et j'ai grand hâte que vous me fassiez démonstration de vos talents, mon jeune ami… » susurre-t-il avec douceur, tandis que Brutus pince brièvement les lèvres…
Contrarié qu'Astérion lui vole la vedette, bien sûr…
« J'ai grand hâte également, Monseigneur. Je me prépare depuis longtemps dans ce but et ce sera un immense honneur, de mettre mes talents à votre service. » déclare Astérion Thorpe, en effectuant un signe de tête empreint de respect envers Voldemort…
Et confirmant le pressentiment de Bill. Ce sale petit assassin a le goût de la torture et du sang et il est pressé de remettre le couvert.
« Vous m'en voyez ravi, mon jeune ami. » susurre l'affreux, avant de se tourner vers Lucius pour lui demander : « Toi qui l'as vu à l'œuvre, Lucius, qu'en penses-tu ? Astérion est-il d'un niveau suffisant pour pouvoir prétendre intégrer déjà mes troupes d'élites ? »
« Il me semble possible qu'il le fasse très prochainement, Monseigneur. Permettez-moi cependant de suggérer, si votre désir est de l'intégrer incessamment, que nous laissions Bellatrix concentrer ses efforts essentiellement auprès de Brutus et que je me charge personnellement d'instruire Astérion dans le domaine des Arts des Forces du Mal. Son style est plus proche du mien, que de celui de Bellatrix et je pense donc pouvoir obtenir très rapidement les progrès nécessaires, pour qu'il puisse prétendre, tenir tête aux plus aguerris de nos ennemis… » répond Lucius, avant de boire une gorgée de sa seconde tasse de thé
Le regard d'Astérion brille aussitôt d'une lueur très satisfaite et reconnaissante envers Lucius, tandis que Brutus se rembrunit un peu plus encore. Mais Lucius n'en a que faire du petit Brandburgy, c'est une évidence. En revanche, Astérion Thorpe a su éveiller son intérêt…
« Soit, qu'il en soit ainsi. Considère dès à présent que tu es l'instructeur personnel d'Astérion, Lucius. Et tu enverras tout à l'heure un message à Bellatrix, afin qu'elle instruise Brutus dès demain. » décide Voldemort, avant d'annoncer que c'est avec grand regret qu'il doit mettre fin à cette intéressante conversation, mais qu'hélas le devoir l'appelle…
Il se lève alors et les deux petites frappes se hâtent d'en faire autant, ce qui lui tire un sourire satisfait…
« Je vous en prie, mes jeunes amis, prenez le temps de finir de prendre le thé en compagnie de Lucius. Il vous aidera ensuite à choisir un livre dans ma bibliothèque personnelle. Tous mes ouvrages ne sont pas rangés encore, mais les malles qui les contiennent sont ouvertes à votre intention. » propose-t-il, avec amabilité, avant de s'empresser vers la sortie du salon…
Et dès qu'il met le nez dehors, il vole sans Balai jusqu'à la grille, d'où il Transplane sans même avoir posé pied à terre. Et dès lors, nous perdons sa trace. Mais peu importe. Nous savons ce qu'il fait : il est parti prendre possession de Latton, qui va lui livrer le souvenir de sa conversation avec Nally…
OoOoOoO
Bill
Voldemort parti, Lucius joue à l'hôte parfait avec Brutus et Astérion, flattant l'égo de l'un et l'autre avec équité, bien qu'il soit évident à mes yeux, que la personnalité d'Astérion a nettement sa préférence et je pense que le petit saligaud d'assassin l'a parfaitement saisi.
Car lorsque Brutus (qui à mon avis a autant de merde dans les yeux qu'au cul), prend la parole, Astérion affiche clairement en direction de Lucius, la piètre opinion qu'il a de son camarade, par le biais de discrets petits sourires en coin. Et en procédant ainsi, Astérion établit une certaine complicité avec Lucius, qui marche avec bonheur dans sa combine.
« Je sais que ma demande va vous paraître bassement triviale et je m'en excuse par avance, Monsieur Malfoy, mais pourriez-vous avoir l'amabilité de m'indiquer les toilettes les plus proches ? » demande soudainement Brutus, qui se trémousse sur sa chaise depuis quelques minutes déjà …
« Ne vous excusez pas, Brutus. Il est question ici, de besoins naturels, que nous devons tous satisfaire. » sourit aimablement Lucius, avant de lui indiquer le cabinet de toilette soi-disant le plus proche du bureau…
En réalité, il y en a dans la salle de bain privée, contiguë à la chambre de Voldemort. Mais pour y accéder, il faut passer par la chambre, où se trouvent le frère de Brutus et l'autre éphèbe de l'affreux. Alors bien évidemment, Lucius n'allait pas l'envoyer là-bas…
Aussitôt le petit con merdeux sorti du bureau, Lucius invite Astérion, à quitter la table et à prendre place sur l'un des confortables fauteuils du salon. Ainsi seront-ils plus à leur aise, pour bavarder en attendant le retour de son camarade, dit-il.
Astérion s'exécute de bonne grâce. Lucius s'assoit alors sur le sofa et indique à Astérion le fauteuil disposé un peu de biais, à sa droite. Ainsi installés, il suffirait que l'un tende à peine le bras, pour pouvoir toucher l'autre et je me fais la réflexion, qu'en l'invitant ainsi dans une sphère plus personnelle et confortable, Lucius vient clairement d'indiquer au jeune Thorpe, qu'il souhaite l'inclure dans son cercle proche, faire de lui plus qu'une simple connaissance que l'on croise de temps à autre et avec laquelle on n'échange que des banalités sans intérêt…
« Je dois avouer Astérion, que je regrette de n'avoir pas plus tôt prêté davantage attention, à votre intéressante personne. Par certains aspects, vous ressemblez beaucoup au jeune homme que j'étais à votre âge. Et en cet instant, je regrette plus que jamais, de n'avoir pas un héritier tel que vous. Cela m'aurait évité le déplorable désagrément d'avoir à renier un fils infidèle, ingrat et renégat, qui a traitreusement rejoint l'ennemi… » déclare soudainement Lucius, observant le Mangemort en herbe d'un regard pointu et avec une gravité sérieuse, qui appuie parfaitement son propos
Merlin ! Il va plus loin que je le subodorais. Au-delà d'être son instructeur, il lui propose carrément de prendre auprès de lui, la place qu'aurait dû occuper Draco, s'il n'avait pas déserté pour rejoindre le camp adverse…
Du moins, est-ce ainsi que je l'interprète.
« Vos propos m'honorent, Monsieur Malfoy. Ce fils que vous avez dû renier, ne connait pas sa chance d'avoir eu un Père et un modèle tel que vous. Jamais l'idée de vous trahir n'aurait même seulement effleuré mon esprit, si j'avais eu le bonheur d'être votre héritier. Me tenir à vos côtés, vous faire honneur, vous témoigner mon respect et mon indéfectible fidélité, auraient constitué mon seul intérêt, mon unique dessein dans la vie… » répond tout aussi sérieusement Astérion, animé d'une fervente sincérité et hésitant à peine, avant d'ajouter : « Et je n'aurais de cesse désormais, de vous le prouver à chaque heure, si tel est votre désir … »
« Je vous entends bien, Astérion. Mais seriez-vous d'accord, si je désirais que vous reniez Père et Mère, afin de vous offrir mon nom ? » demande Lucius, arquant à peine un sourcil intéressé, tandis que j'échange un coup d'œil surpris avec Sirius…
Voilà une chose à laquelle nous ne nous attendions pas du tout. Ça va plus loin encore que je le pensais…
« Je le ferai, sans aucune hésitation, si tel est votre souhait, Monsieur Malfoy. » répond aussi sec Astérion Thorpe
« Mmmm… Certes, les liens familiaux, n'impliquent pas forcément attachement et loyauté. Draco en est l'exemple parfait. Je vous pensais cependant quant à vous, hautement loyal et attaché à vos parents… » réagit Lucius, exprimant un soupçon d'étonnement, puis ajoutant en plissant de nouveau les yeux : « Et si vous êtes capable de trahir vos parents, comment puis-je dans ces conditions, être assuré que vous ne me trahirez jamais moi-même, malgré tous les propos prometteurs que avez tenus tantôt ? »
« Si je leur ai effectivement été attaché et loyal jusqu'ici, je pense en revanche, être en droit de douter que mes parents le soient à mon égard. Vous manifestez pour moi bien plus d'intérêt qu'ils n'en ont jamais exprimés depuis ma naissance et vous reconnaissez ma valeur, quand ils ne l'ont jamais fait. Dans ces conditions, renoncer à leur nom, ne sera pas trahison de ma part… » déclare Astérion d'un ton froid et détaché
« Vraiment ? » interroge Lucius, le ton de sa voix invitant le petit salaud à se confier davantage à ce propos
Astérion hoche positivement la tête, avant d'ouvrir la bouche, pour apporter les précisions implicitement demandées par Lucius
« Depuis qu'elle a été gravement brûlée à Halloween, Mère offre au monde, une face de gargouille assez répugnante et elle se complait dans un retranchement total, refusant tout contact, même avec son époux et ses enfants, avec lesquels elle en avait déjà très peu avant ce funeste évènement. Je ne fais donc plus partie de sa vie déjà et que je ne sois plus son fils, ne fera aucune différence. Quant à Père, il a toujours été distant, indifférent à ma personne. Par ailleurs, l'épouse de mon frère ainé, dont il est en revanche très proche, vient de mettre au monde un garçon. La pérennité du nom des Thorpe est donc assurée déjà. Considérant ces faits, mon renoncement à la famille Thorpe, devrait bien davantage plaire que déplaire à Père. A mon humble avis, il verrait uniquement en cela, l'avantage de n'avoir pas à partager la fortune familiale en deux parts, quand il faut déjà l'amputer sérieusement pour assurer une dote conséquente pour Asterope, afin de lui garantir un riche et honorable mariage… » explique Astérion, surenchérissant, avec une totale absence d'émotion, son regard rivé dans celui de Lucius : « En toute sincérité, je pense même que Père a été profondément déçu qu'Asterope et moi-même ayons échappé au baiser du Détraqueur, après avoir été trahis et livrés aux Aurors par Marsden. Preuve en est à mes yeux, qu'il n'a pas souhaité nous voir depuis notre évasion et nous a soigneusement évités. »
Lucius qui a écouté sans manifester la moindre réaction, laisse entrevoir sa satisfaction, lorsqu'Astérion se tait, affichant un léger sourire, tandis qu'il réfléchit durant quelques courtes secondes, avant de laisser son regard, qui s'était égaré dans le vague, revenir sur le jeune Mangemort en herbe.
« En réalité, je soupçonnais déjà tout ce que vous avez dit à propos de vos liens familiaux, Astérion. Vous avez éveillé mon intérêt à Pré Au Lard et depuis que vous êtes au Manoir, je vous ai discrètement observé dès que l'occasion se présentait. Comprenez cependant que j'avais besoin d'entendre la vérité de votre bouche. Ces confidences, constituent la preuve de la confiance et de la loyauté que vous m'accordez déjà. Et au regard de cela, sachez que je suis résolu à examiner attentivement la question de votre adoption durant les prochains jours. » déclare Lucius, son regard souriant rivé sur le jeune Thorpe, qui ne masque pas son contentement…
« Ce serait un immense honneur de devenir votre fils, Monsieur Malfoy. Et sachez, que non seulement ma loyauté vous est d'ores et déjà acquise à jamais, mais que je vous suis également déjà profondément attaché…» répond Astérion Thorpe, saisissant soudainement la main de Lucius, son regard profondément ancré dans le sien et le souffle un peu court…
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« Nom de Zeus ! Mais il drague carrément Lucius le petit salaud ! » s'exclame alors Sirius, ses yeux estomaqués fixant le pouce d'Astérion qui caresse le dos de la main de Lucius avec lenteur, son regard se faisant invitant, sa respiration erratique, son visage se tendant imperceptiblement en avant…
« Ouais. Plus qu'une adoption, c'est une relation sexuelle qu'il lui propose. Ça fait carrément incestueux tout ça. Quel putain de petit salopard vicieux ! » réponds-je, aussi estomaqué que Sirius, car je ne m'attendais pas du tout à ce que l'habituel très froid Astérion Thorpe, se comporte soudainement comme un chaud petit lapin lubrique…
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Sur l'Ecran, le regard de Lucius, s'allume de stupre. Il se penche un peu vers Astérion et, dans un geste lent, il lève sa main libre vers le visage tendu vers lui et le petit salaud ne se dérobant pas à la caresse, il redessine avec langueur, le contour de sa bouche…
« J'ai grand hâte de parfaire ton éducation, Astérion… » déclare-t-il, d'une voix suave, avec une familiarité marquant la tournure intime que prend sa relation avec le Mangemort en herbe qui lui fait face…
« Et moi, grand soif d'apprendre de vous… » répond celui-ci, avant d'humidifier ses lèvres, avec une sensualité étudiée, ses yeux maintenant fixés sur la bouche de Lucius…
« Séduisante perspective… » murmure Lucius, qui ne résiste bien sûr pas à l'appel non déguisé
Il se lève, invitant d'un sourire Astérion à en faire autant, avant d'attirer son corps athlétique vers le sien, l'épousant étroitement dans le baiser fiévreux qu'ils échangent.
« Quel dommage, que nous ne puissions prolonger ce si agréable et intéressant tête à tête. Mais Brutus ne tardera pas à revenir et j'ignore quand le Seigneur des Ténèbres sera de retour. Or, il va sans doute avoir besoin de mes services immédiats et je veux pouvoir prendre le temps de jouir longuement de ton corps… » susurre Lucius, lorsqu'il rompt le baiser, en caressant lascivement les fesses d'Astérion …
« Je vous attendrai dans ma chambre ou dans la vôtre à votre convenance, aussi longtemps que nécessaire. » déclare aussi sec le petit salaud, ondulant du bassin contre celui de Lucius, dans une invite pressante, avant d'ajouter : « Souhaitez-vous que je vous attende nu sous les draps, ou préférez-vous me déshabiller vous-même ? »
« Nu sous les draps me conviendra parfaitement. » répond Lucius, jetant un coup d'œil vers la porte sur laquelle il lance vivement un Sortilège, histoire de vérifier si Brutus revient ou non des toilettes, avant de demander : « Quelle est donc l'étendue de ton expérience avec un homme ? »
« Je n'en ai aucune. Je suis totalement vierge. En vérité, je ne suis pas plus attiré par les garçons de mon âge que par les filles et vous êtes mon unique fantasme… » répond Astérion, fixant Lucius d'un regard empli de désir
« Vraiment ? Etant donné ta conduite, je te pensais au moins expérimenté avec les filles…» réagit Lucius, affichant une nette surprise
« Je ne suis véritablement expérimenté, qu'au travers des nombreux fantasmes que j'ai entretenus en pensant à vous… » révèle Astérion, en tendant la bouche vers Lucius
Celui-ci lui accorde le baiser réclamé, répondant aux ondulations du bassin d'Astérion avec une fièvre grandissante, mais prenant garde quand même à surveiller le couloir et il repousse Astérion assez fermement, lorsque Brandburgy pointe le bout de son nez…
« Brutus revient déjà. Va vite cacher tes adorables joues rougies, ton regard excité et ton évidente érection dans le bureau. Je vais lui dire que tu es déjà parti étudier dans ta chambre et l'envoyer dans la sienne, en lui ordonnant de ne pas te déranger dans ton étude. » dit-il, en poussant Astérion vers le bureau.
Puis il choisit hâtivement un livre, revient dans le salon, retire le Sortilège qu'il a posé tantôt sur la porte et masque sa propre évidente érection juste à temps, pour accueillir Brutus et l'expédier tout aussi vite dans sa chambre avec le bouquin qu'il a sélectionné pour lui…
« Avant que notre relation s'engage davantage dans la direction qu'elle a prise, nous avons un sujet à éclaircir, toi et moi… » déclare ensuite Lucius, en direction d'Astérion, qui s'est empressé de le rejoindre, dès qu'il a entendu la porte se refermer sur le petit merdeux…
Pour toute réponse, Astérion hausse un sourcil…
« Quel rôle désires-tu remplir à mes côtés : celui d'un fils adoptif et futur héritier ou celui d'un amant ? » demande donc Lucius, gardant un visage impassible
« Dois-je vraiment faire le choix de l'un au détriment de l'autre ? » demande en retour Astérion, dévorant Lucius d'un regard voilé de luxure avant d'ajouter : « Dois-je faire choix de renoncer au fougueux désir que j'éprouve d'être votre amant, pour devenir votre fils et héritier ? »
Tandis qu'à l'instar de Sirius, je suis totalement écœuré face à cette réponse ambiguë, Lucius éclate de rire, se levant de son fauteuil et attirant Astérion contre lui…
« Questions pertinentes, Astérion… » déclare-t-il, avant de gratifier le jeune Thorpe d'un profond baiser…
Le petit salaud se cambre aussitôt, appuyant son bassin contre celui de Lucius pour l'exciter, mais celui-ci se dérobe…
« Patience, Astérion. Le Seigneur des Ténèbres peut rentrer à tout instant. Alors maintenant que tu as retrouvé un semblant de maitrise de toi, il n'est pas judicieux de t'exciter à nouveau. Si tu désires rester encore un peu en ma compagnie, sers nous un thé et raconte-moi comment tu en es venu à faire de moi ton unique fantasme. Savais-tu déjà alors que tu étais attiré par les hommes ? Si oui, depuis quand le savais-tu ? Comment l'as-tu découvert ? Je veux connaitre tous les détails… » dit-il, en prenant à nouveau place sur le sofa…
Astérion semble un peu déçu d'être tenu à distance, mais il n'en fait pas commentaire et il obéit prestement.
« Il y a deux ans et demi, que je me sais homosexuel. Jusqu'alors, je m'étais bien sûr souvent caressé en fantasmant sur la gente féminine, mais cela ne me satisfaisait pas et je n'ai pas plus été enthousiasmé par les baisers et caresses échangés avec une fille. Ce n'est d'ailleurs pas une expérience que j'ai renouvelée souvent puisque je n'y prenais pas grand plaisir. Je ne comprenais donc pas certains de mes camarades, qui ne pensaient qu'au sexe. Pour moi, c'était surfait, rien de plus qu'une ennuyeuse corvée à laquelle il faut se soumettre afin de se reproduire. » raconte-t-il, en servant le thé, avant de s'assoir, à côté de Lucius sur le sofa…
« Une ennuyeuse corvée… Avec les femmes, oui, cela en est bien une. » l'approuve celui-ci, avec une moue de dégoût
« J'ai cependant découvert au début des vacances d'été de mes quatorze ans, que cela n'aurait assurément rien d'une corvée avec un homme. Et j'ai grand hâte d'en faire enfin l'expérience avec vous… » sourit Astérion, osant venir se coller contre Lucius
« J'ai grand hâte quant à moi de t'initier, Astérion. Mais pense que ce sera d'autant plus agréable encore, que nous sommes contraints d'attendre… » répond Lucius, qui accorde un bref baiser à Astérion, avant de le repousser et d'ordonner : « Allons, dis-moi maintenant à quelle occasion tu as découvert ton penchant pour les hommes… »
« C'était lors d'un bal donné par les Parkinson. Il s'agissait là de ma première sortie officielle dans le monde fermé des plus anciennes, riches et nobles familles. J'avais jusqu'alors souvent entendu parler de vous, mais c'était la première fois que je vous rencontrais et à peine mon regard s'est-il posé sur vous, que j'ai éprouvé un très vif, très puissant, irrépressible et suffocant désir. » explique Astérion, son regard frisant l'adoration fixé sur Lucius…
Ce dernier, visiblement flatté, lui demande comment il a accueilli ce désir qui s'est si vivement imposé à lui…
« J'avoue que j'en ai été profondément choqué. J'avais déjà entendu parler d'homosexualité à l'école et comme nombre de mes camarades, j'avais trouvé cela hautement dégoutant. Il était à mes yeux, inconcevable que deux hommes aient des rapports sexuels et j'avais clairement annoncé à la ronde, que je n'admettrais pas qu'un garçon me fasse des avances et que je tuerai sur le champ, celui qui oserait m'en faire, même dans le cadre d'une plaisanterie douteuse. Vous imaginez donc à quel point je me suis senti mortifié, d'éprouver un aussi impérieux désir pour un homme. J'ai passé une soirée affreuse et pire encore cela a été lorsqu'est venu l'heure de me coucher. J'ai alors été à la torture et au petit jour, épuisé de vainement tenter de repousser le désir qui taraudait mon esprit et mon corps, j'ai finalement cédé à l'envie de me caresser, espérant naïvement, que ce désir assouvi, je pourrais m'endormir et oublier cet attrait honteux. » raconte Astérion, le regard tourné vers son souvenir…
« Mais cela n'a pas suffi… » glisse Lucius, d'une voix suave…
« Non. Ce fut même tout le contraire. A peine ai-je effleuré mon sexe en pensant à vous, j'ai éprouvé un plaisir si vif, si décuplé, que j'ai su alors, où était située ma préférence sexuelle. Et j'en ai conçu des affres horribles, durant des semaines, craignant plus que tout pendant la journée que l'on découvre l'abominable secret de mon homosexualité, tandis que la nuit, je multipliais les fantasmes, éprouvant davantage de plaisir et de douloureuse frustration à chacun d'entre eux. » répond Astérion, qui saisit la main de Lucius avant d'ajouter : « Car c'est à vous seul, que je voulais offrir ma virginité, de vous que je voulais recevoir du plaisir, à vous que je voulais en donner. Mais comment cet ardent désir que nous soyons véritablement amant pouvait-il être assouvi, quand, à mes yeux, il était impensable que vous puissiez avoir un penchant pour les hommes ? Vous me tueriez pensais-je même, si vous veniez seulement à apprendre que chaque nuit, je me donnais à vous dans des fantasmes qui me laissaient toujours plus pantelant de désir encore… »
« Tu as pourtant osé me faire des avances il y a quelques instants. Comment as-tu su que tu pouvais t'exposer à prendre ce risque, sans avoir à encourir ma colère ? » demande Lucius, qui semble devoir se maitriser un max, pour ne pas se jeter sur Astérion et le baiser avec fièvre…
Ses yeux luisent de plus en plus d'excitation et il ne masque pas sa gaule…
« A la fin des vacances du même été, nous sommes allés rendre visite à une cousine de ma mère en Suède. Vous étiez en affaire avec son beau-père et avez donc été invité tout comme nous, au cocktail qu'il a donné un soir. Vous voir a bien sûr avivé mon désir de vous et je me suis retiré dans la bibliothèque, pensant que me concentrer sur un livre me permettrait d'apaiser la tension que vous aviez fait naitre dans mon corps. Mais cela n'a pas suffi et j'ai décidé de prendre un peu l'air sur la terrasse. J'étais à peine sorti cependant, que j'ai entendu votre voix. Vous parliez avec un homme, dans le petit salon jouxtant la bibliothèque et dont la fenêtre était entrebâillée. Et je n'ai pu résister au désir de vous contempler, de me repaitre de votre visage autant que du son de votre voix. Je me suis donc approché de la fenêtre et je vous ai vu, à la faveur d'un petit écartement entre les pans des rideaux de velours. Vous étiez étroitement, intimement proche de l'autre homme cela n'a pas fait doute dans mon esprit. C'était une évidence à mes yeux, dans la manière dont vous teniez auprès de lui et cela a été confirmé quelques instants plus tard, lorsque vous vous êtes embrassés… » explique Astérion, qui sourit pauvrement à Lucius, avant d'ajouter : « Cela m'a été terriblement douloureux de vous voir embrasser cet homme, mais également réjouissant. Car j'ai vu là une chance de pouvoir vous plaire et vous séduire un jour. Et tout à l'heure, lorsque Brutus a claironné être invité à séjourner ici avec l'un d'entre nous, je me suis aussitôt employé à lui démontrer que j'étais le plus indiqué pour l'accompagner, fermement décidé à tenter ma chance auprès de vous, dès que possible… »
« Et tu as parfaitement réussi ton entreprise. Je suis entièrement séduit… » sourit Lucius, se penchant vers Astérion avec un regard prédateur…
Le petit salaud accueille son baiser avec un gémissement de plaisir et il s'accroche à son cou, grimpant carrément sur les jambes de Lucius, pour exciter son sexe contre le sien. Lucius le laisse faire durant quelques temps, avant de le repousser avec fermeté et de visibles regrets…
« Tu es décidément beaucoup trop ardent et tentant, Astérion et j'ai grand hâte de te déflorer. Mais le Seigneur des Ténèbres peut revenir d'un instant à l'autre désormais. Alors va dans ta chambre et attends-moi, nu sous les draps. Et je t'interdis de te caresser pour te soulager. Je te veux frémissant et impatient de désir… » ordonne-t-il à Astérion, la voix rauque et le souffle court…
Et bien que déçu, frustré plus exactement, Astérion obéit prestement, se retirant avec le bouquin qu'il a choisi. Et aussitôt a-t-il refermé la porte derrière lui, que Lucius s'empresse d'aller soulager sa propre frustration, en baisant l'un ou l'autre des éphèbes, dans la chambre de son maitre.
Et il faut croire que la perspective de bientôt déflorer Astérion Thorpe l'a mis dans tous ses états, car il ne lui faut pas plus de trois minutes chrono pour revenir dans le salon. Puis il envoie le Planton porter un message à Bellatrix et s'installe confortablement avec un bouquin pour attendre le retour de son Maître…
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« Nom de Zeus, je n'en reviens pas. Et je n'arrive toujours à me décider s'il faut ou non que Draco et Narcissa sachent ça… » déclare Sirius, après quelques minutes d'un silence assez inconfortable…
« Il le faut. De toute façon ils sauront un jour ou l'autre. Draco va s'en foutre, que Lucius décide ou non d'adopter Astérion. Et plus encore qu'il le baise. Et puis, l'adoption ne pourra pas être légale. Il faudrait l'aval du Magenmagot et je vois mal Lucius formuler une demande au Ministère pour officialiser la chose. Tout ce qui peut être fait donc, c'est qu'ils signent une promesse, qui n'aura aucune valeur aussi longtemps qu'un jugement ne sera pas prononcé. Mais tout ça, tu es bien placé pour le savoir, n'est-ce pas ? » réponds-je, en haussant les épaules…
« Ouais… Mais tout de même. L'inceste, c'est la dernière saloperie que Lucius n'avait pas faite et là, d'une certaine manière, on est en plein dedans…. » déclare Sirius, tandis que Dudley se mord la lèvre sur une grimace…
Et cela n'échappe pas plus à Sirius qu'à moi. Et Sirius écarquille les yeux d'horreur…
« Nom de Zeus ! Il n'a pas osé quand même ! Putain ! Il n'a pas fait ça à Draco ! » s'exclame Sirius, son regard de plus en plus coléreux fixé sur Dudley, en appel d'une réponse claire…
Le pauvre Dudley rougit, très gêné. Non. Plutôt très ennuyé. Et il reste muet.
« Dudley ! Réponds-moi ! Il n'a pas fait ça à Draco, n'est-ce pas ? » demande Sirius, son ton suppliant Dudley de répondre que non, Lucius n'a pas osé faire ça à Draco …
Et Dudley rougit de plus belle, sous le grognement de rage de Sirius qui donne un coup de poing sur l'accoudoir de sa chauffeuse…
« Salopard ! Je lui ferai regretter ça ! » s'exclame-t-il, avec colère…
« Ecoute, Sirius, il n'y a pas beaucoup de monde qui le sait. Et Draco n'aime pas en parler. Il l'a fait avec moi, pour que je comprenne que j'ai eu bien de la chance, comparé à Harry, à lui et bien d'autres. Alors surtout, ne va pas lui dire que j'ai trahi ma promesse de ne rien dire. Toi non plus Bill, s'il te plait ! Je lui dirai moi-même que j'ai fait une bourde et je lui expliquerai comment c'est arrivé… » supplie alors Dudley, le regard profondément désemparé…
« Je le savais aussi, Dud. Tout comme Charly. Nous avons fait une garde dans la Base d'Irlande, quand Lucius était dans les Cavernes du Diable et comme on s'ennuyait, on a décidé de répertorier les cassettes que le vieux Fergus McNamara et son ami Chad n'avaient pas encore eu le temps de classer. C'est comme ça qu'on l'a su. En visionnant les cassettes pour repérer les passages à garder absolument. Après, nous sommes allés la remettre à Severus, pour que cette cassette soit tenue en lieu sûr à défaut d'être détruite. Et il y a quelques temps, Charly et moi, nous nous sommes décidés à parler de tout ça à Draco, parce que ça nous gênait, qu'il ne sache pas que nous savions. Et je pense qu'un jour, il se serait décidé à en parler avec Sirius, parce qu'il se sent proche de lui. Alors ne te tracasse pas trop pour sa réaction, Dudley. Tu es son pote. Un très bon pote même. Et si on pousse un bon coup de gueule, on pardonne aussi facilement à un pote, surtout quand il a décidé de lui-même d'avouer sa bourde, comme tu as décidé de le faire… » dis-je, au soulagement partiel de Dudley…
« D'accord. Mais faut que je lui dise tout de suite. Je ne veux pas garder ça sur le cœur. Tu peux me mettre en contact avec lui ? » répond-il, en saisissant le Miroir adéquate pour me le tendre…
« Il va falloir lui expliquer les circonstances exactes dans lesquelles ça s'est passé. Tu te sens de le faire ? » demande-je, en prenant le Miroir.
Dudley acquiesce, bien qu'il ait du mal à déglutir et j'active le Miroir. Puis Dudley demande à parler à Draco, tout en allant vers la porte. Il va bien sûr se réfugier dans une chambre, pour lui parler seul à seul…
« Salopard ! » explose encore à demi Sirius, rongeant visiblement son frein, lorsque Dudley est sorti de la Base…
« Il faut que tu prennes ton ticket, avant de te mettre dans la file d'attente, Sirius. Nous sommes nombreux à vouloir casser la gueule de ce salaud. Narcissa et Draco en tête de liste et je ne suis bien en peine pour pronostiquer celui des deux qui va remporter la palme…» souris-je pauvrement, avant de tourner vivement mon œil, attiré par un mouvement sur l'Ecran donnant vue sur la grille de la Gentilhommière…
Sirius ne répond pas. Il serre la mâchoire et tout comme moi, il regarde Voldemort voler sans Balai vers le bâtiment central de sa propriété. Il est visiblement très contrarié et pressé d'arriver dans son bureau, qu'il atteint quelques secondes plus tard…
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« Les nouvelles que vous avez obtenues, sont donc si préoccupantes, Monseigneur ? » ose demander Lucius, quand Voldemort entre en claquant assez violemment la porte derrière lui…
« Sers-moi un thé. » répond sèchement Voldemort, en prenant place sur le sofa, mais se relevant tout aussi vite pour tourner dans le salon comme un fauve en cage, avant de poursuivre : « Tu te souviens, Lucius, de cet ouvrage dont je t'ai parlé il y a quelques temps. Tu sais qu'il m'est indispensable de me le procurer. Eh bien, grâce à Latton, je sais maintenant exactement où il se trouve et je ne dispose que de quelques heures, pour parvenir à m'en emparer enfin. »
« Puis-je faire quelque chose pour vous aider, Monseigneur ? » demande Lucius, en présentant une tasse de thé à son Maître, qui la prend dans un geste un peu brusque…
« Non. Cet ouvrage se trouve à Poudlard, Lucius ! Entre les mains de cette De Paimpont et de son fiancé français ! Et elle a l'intention d'aller demain matin très tôt, le confier à quelqu'un dont j'ignore l'identité ! » répond Voldemort, avec plus de sécheresse encore que précédemment…
« Et Latton est bien certain qu'il s'agit effectivement du livre que vous cherchez ? » questionne Lucius, avec prudence….
« C'est certain, oui ! Je l'ai vu, Lucius ! Il m'a livré son souvenir et je l'ai vu ! Et je sais exactement où l'a rangé cette De Paimpont ! Il n'est même pas protégé ! Il suffit de tendre la main pour s'en emparer ! Mais encore faut-il pouvoir se rendre dans son Bureau ! » s'exclame Voldemort, qui commence peu à peu à fulminer…
« Ainsi, Latton savait que vous aviez besoin de ce Livre ? …» commente Lucius, en haussant un sourcil…
Je le trouve culotté, d'aller ainsi à la pêche aux informations, alors qu'il suffirait d'un rien pour que son Maître explose…
« Non, Latton ne savait pas pour le livre ! Il l'ignorait. En réalité, De Paimpont l'a invité à venir chez elle après le déjeuner, pour lui remettre de la part de Dumbledore, la recette d'une Potion composée par ce traitre de Snape et qu'il devra faire en quantité sous peu. » répond Voldemort, avec agacement…
« S'agirait-il de la fameuse Potion de Force ? » interroge Lucius, dans un sursaut vivement intéressé…
« Peut-être oui ! Egidus doit étudier la recette, avant de pouvoir être affirmatif à ce sujet ! Mais là n'est pas le propos ! Egidus a vu un coffret, une cassette d'or sertie de pierres précieuses, tandis que De Paimpont sortait la recette d'un tiroir ! Et alors qu'elle allait enfin la lui remettre, en voyant son regard posé sur le coffret, elle a immédiatement pensé qu'il était intéressé. Elle a posé la recette sur son bureau et a sorti la cassette, pour en montrer le mécanisme à Egidus, qui n'a pas du tout mesuré l'importance de ce qu'il voyait ! C'est à peine s'il a entendu De Paimpont, qui est une bavarde assommante et se croit de toute évidence spirituelle, lui dire qu'elle avait peut-être enfin trouvé un traducteur qui pourrait déchiffrer l'ouvrage contenu dans le coffret et qu'elle allait le lui confier tôt demain matin ! Il ne pensait qu'à la recette de Potion, l'imbécile, se demandant s'il s'agissait bien là, de celle que je lui ai demandé de trouver ! Toute son attention était fixée sur cette recette, dont il voulait à toute fin me montrer la composition ! Et comme je ne voulais pas attirer la sienne sur l'ouvrage, il m'a fallu ruser pour obtenir son souvenir complet de sa visite chez De Paimpont ! Comme si je n'avais eu que cela à faire ! » explique Voldemort, vivement agacé et qui soupire à fendre l'âme, avant d'ajouter : « Et je ne peux même pas compter sur lui pour voler ce coffret et son contenu ! C'est un Portrait qui masque l'entrée du Bureau et De Paimpont a posé une Alarme très compliquée sur toutes ses fenêtres, que cet imbécile de Latton ne saura pas neutraliser sans alerter tout le Château ! Il faut donc que je trouve une solution à ce problème et très vite !… »
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« On en viendrait presque à le plaindre de ses petites misères… » souris-je, vers Sirius, qui est tendu comme la corde d'un arc depuis tout à l'heure, dans l'espoir de le détendre un chouia…
Mais c'est peine perdue. Sirius se contente de hocher la tête, un regard assassin vrillé sur Lucius, qui regarde lui-même son Maître, dans un parfait silence…
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Voldemort, lui, boit un peu de thé, puis reprend sa marche en rond. Et Lucius se fait tout petit dans son coin durant quelques longues minutes, jetant un coup d'œil de temps en temps sur l'horloge. Ce dont Voldemort s'aperçoit finalement…
« Si tu as quelque chose de si urgent à faire, vas y, Lucius. Le précieux ouvrage dont j'ai un urgent besoin risque de m'échapper, mais ne te fais aucun souci pour ça ! Il me faut réfléchir de toute façon et te voir regarder sans cesse l'horloge me déconcentre ! » dit-il abruptement, le regard nettement mécontent…
« Je suis désolé, Monseigneur, je ne voulais ni paraître indifférent à votre légitime contrariété, ni déranger votre réflexion. Je regardais l'heure, songeant que le Conseil des Ministres allait bientôt débuter et ce faisant, il m'est revenu à l'esprit que nous devions convenir d'un lieu où attaquer cette nuit. Bien sûr, je comprends parfaitement que vous avez besoin de réfléchir et que vous ne viendrez pas, mais… » commence à expliquer Lucius, du bout des lèvres…
« Mais rien du tout, Lucius ! Il n'y aura pas d'Attaque ! » s'exclame Voldemort, tandis que je ne peux réprimer le cri de victoire qui jaillit spontanément de ma bouche, lorsque je jette mon poing en l'air de satisfaction…
Nous avons gagné sur toute la ligne pour l'instant. Pourvu que ça dure !
Sur l'Ecran cependant, Lucius affiche une mine déçue…
« Bien, Monseigneur… » dit-il, inclinant la tête, avant d'amorcer un pas vers la porte…
Mais Voldemort le retient soudainement par le bras, à son passage auprès de lui…
« Je comprends ta déception, Lucius. Je ne suis pas satisfait moi non plus, d'avoir dû prendre cette décision. Mais comprends que je ne pourrais réfléchir efficacement, si je sais mes troupes engagées dans une attaque surprise. Mon esprit serait par trop distrait, dans l'attente des réjouissants détails de tortures, que tu me conterais à ton retour. Or, je crains trop que ce précieux ouvrage m'échappe… » déclare-t-il, avec plus de douceur, avant d'esquisser un faible sourire et d'ajouter : « Mais encore une fois, ce n'est que partie remise, Lucius. Et songe, que cet ouvrage va nous permettre de prendre enfin un très net avantage dans cette guerre et nous mener vers la victoire… »
Et le visage de Lucius se fend immédiatement d'un sourire…
« J'en ai bien conscience, Monseigneur. Et je suis parfaitement confiant. Vous détiendrez cet ouvrage, avant la fin de la nuit… » répond-il, affichant une belle certitude…
« Je te remercie de cette confiance, Lucius. Et maintenant que tu l'as formulée, je sens que je vais effectivement trouver le moyen de me procurer cet ouvrage avant demain matin... » répond Voldemort, qui effleure les lèvres de Lucius d'un baiser, avant d'ajouter : « Va, maintenant. Ta présence me distrait trop. Si j'ai besoin de toi, je t'appellerai… »
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« Ouais. C'est ça. Va te distraire toi-même, en allant baiser le petit cul de ce petit salaud d'Astérion, Lucius… » maugrée Sirius, tandis que je saisis le Miroir, pour prévenir Albus et Nally, que jusqu'ici Voldemort a marché dans nos combines et que la soirée devrait être tranquille…
Tout au moins, jusqu'au moment où Voldemort aura une idée, pour s'emparer du Volumen qu'il convoite…
Dommage que Nally n'ait pas dit à Latton, qu'elle ne serait pas chez elle, ni son fiancé, avant au moins 01H00 ou 02H00 du matin. Voldemort n'aurait eu alors qu'à envoyer Latton, voler le faux Volumen qui lui tend les bras, sans se soucier de se faire prendre la main dans le sac…
Mais ça, Nally a dit que cela aurait été le détail de trop. Et Sev était d'accord avec elle. Alors…
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