Disclaimer : cf chapitre 1

.

Grand merci à Mistycal !

.

OoOoOoO

Réponse sur mon forum, aux commentaires de :– Huguette – amazonepotter (x2) -

OoOoOoO

.

Vacances les deux prochaines semaines!

En conséquences, le prochain chapitre sera mis le 02 Mai!

Bisous

Me-Violine

.

OoOoOoO

Un Nuit Pleine De Surprises 2 /3

Acte 4 : Drôle De Réaction

Sirius

Nom de Zeus, de nom de Zeus !

Je regrette finalement, de ne pas être resté au QG…

Ou mieux. De n'avoir pas imposé ma présence dans le Bureau de Nally…

Au moins, je saurais où on en est de cette affaire, au lieu de tourner comme un lion en cage dans l'Infirmerie, l'œil constamment rivé sur l'horloge…

Blaise aussi semble regretter. Malgré les multiples tentatives d'Hermione pour l'en empêcher, il s'est rongé un ongle à sang.

« Je suis sûr que tout se passe bien, Sirius. Sinon, on nous aurait déjà prévenus qu'il y a un hic… » tente pour la énième fois de m'apaiser Remus, en pressant une main amicale sur mon épaule…

Ça a le don de m'agacer. Et je ne peux pas m'empêcher de l'exprimer…

« Ne joue pas au bon pote venu ici pour me soutenir dans cette insupportable attente, Remus. Je sais très bien pourquoi tu es ici en réalité. Et Hermione également ! Vous êtes venus, tout simplement parce que vous pensiez que j'allais faire une connerie et bifurquer en chemin, pour me précipiter dans les dortoirs de Gryffondor et enlever Miho ! Merci de votre confiance ! » réponds-je donc abruptement, en me dégageant de la prise de mon ami, avec brusquerie…

Et à mon grand étonnement, Hermione éclate de rire, à l'instar de Remus…

« Quoi ? J'ai dit une connerie ? » demande-je, en les regardant alternativement…

« Tu n'aurais jamais pu aller enlever Miho, Sirius. Souviens-toi que l'Escalier des filles se serait transformé en toboggan et que l'Alarme se serait déclenchée. Et dès lors, Sirius ou pas, tu te serais retrouvé avec une armée constituée de tous les élèves de Gryffondor à partir de la quatrième année, pour t'empêcher de faire le moindre geste et dire le moindre mot, avant l'arrivée sans tambour ni trompette de Minerva, qui se serait chargée de vérifier que c'est bien toi. Avant de te passer un monumental savon pour avoir troublé l'ordre dans les dortoirs, à une heure aussi indue de la nuit… » répond Remus, avec un sourire à la fois moqueur et indulgent…

« Ah… Oui. C'est vrai... » réagis-je, soupirant et me passant une main nerveuse dans les cheveux, avant d'ajouter : « Il n'empêche que je n'ai pas envisagé de faire cette connerie, même si ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué. Alors… »

« Je sais, Sirius. Tu as changé et je le sais… » me coupe vivement Remus, en posant de nouveau sa main sur mon épaule, avec un sourire apaisant…

« Ah… Donc tu es vraiment là, pour me soutenir de ton amitié… » conclus-je, me sentant soudainement très con et Remus acquiesçant de la tête, je poursuis, sur un autre soupir : « Désolé d'avoir eu des doutes… »

Remus ne répond rien. Il se contente de serrer un peu plus mon épaule et je pose ma main sur la sienne, pour la presser brièvement également, avant qu'il me lâche…

« Zut ! Il y a un hic !… » murmure soudainement Hermione, d'un ton inquiet, en remontant sa manche…

Elle lit un message sur son Bracelet de Communication, tandis que mon souffle est totalement suspendu et que Blaise, qui a ôté son propre bracelet pour n'avoir pas à lire une mauvaise nouvelle dessus, résiste visiblement à l'envie de ramener le poignet d'Hermione vers lui, pour lire quand même le message lui-même…

« Quoi ? » demande-je, avec nervosité…

« Rusard et Miss Teigne croisent dans les parages de Miho. Mais Nev et Draco vont l'intercepter… » répond Hermione, d'un ton rassurant…

Blaise pousse un soupir de soulagement et j'en fais autant. Mais quasi aussitôt, Hermione grimace et consulte à nouveau son Bracelet et mon cœur fait un bond dans ma poitrine, avant de se serrer en une poigne d'inquiétude douloureuse…

Nom de Zeus de nom de Zeus ! C'est mauvais pour mes nerfs et ma santé tout ça !

« Quoi ? » demande cette fois Blaise, avec brusquerie

« Miho a jeté un Maléfice du Saucisson sur Rusard et sa chatte. Il était un peu trop appuyé, alors Rusard a valsé contre un mur. Il est blessé à la tête et sonné. Draco et Nev l'amènent ici. » répond Hermione, l'air navrée…

« D'abord ce n'est pas Miho qui a fait ça ! C'est l'horrible ! Ensuite, Rusard n'avait qu'à pas être là ! A-t-on idée de se balader dans les couloirs à cette heure de la nuit ! Alors il n'a pas intérêt à s'en prendre à Miho quand il reviendra à lui, où je l'assomme à mon tour ! » réagit Blaise, avec toujours autant de brusquerie…

Tout compte fait, je le trouve plus nerveux que moi encore…

« Rentre tes griffes, Blaise. Tu sais bien que le professeur Dumbledore lui-même, interviendra auprès de Rusard, pour lui expliquer que Miho n'est pas fautive… » l'apaise Hermione, d'une voix très douce et serrant sa main dans la sienne…

« C'est effectivement ce que je compte faire… » déclare Albus, en entrant dans l'Annexe de l'Infirmerie, où nous nous trouvons, précédant Neville qui fait Léviter Rusard et Draco qui en fait autant avec Miss Teigne…

Alors là. Soit ils ont fait très vite pour venir jusqu'ici, cavalant à perdre haleine dans les couloirs. Soit Ron a transmis le message à Hermione juste un poil avant qu'Albus, Draco et Neville n'arrivent en vue de l'infirmerie, histoire que nous ne nous rongions pas trop les ongles en les attendant…

Je penche sérieusement pour la seconde option. D'une part parce que je vois mal Albus courir comme un dératé. Et d'autre part car lui-même, Draco et Neville ont l'air frais comme des boullus tout juste pêchés…

« Vince va arriver pour s'occuper de Miss Teigne… » nous informe Draco, tandis que Neville allonge le concierge sur un lit, auprès duquel Richard s'est posté d'autorité…

Draco dépose à son tour Miss Teigne sur un lit, sous les yeux de Pompom, qui les lèvent au ciel, mais jette quand même un Sortilège de Diagnostic sur la chatte…

« Un simple Maléfice du Saucisson. Mais par prudence, je vais attendre que Monsieur Crabbe soit là, pour l'enlever. Je me méfie trop des réactions de cette chatte. Elle est capable de se jeter sur chacun d'entre nous, toutes griffes dehors… » déclare-t-elle, avant d'aller rejoindre Richard auprès de Rusard…

Elle a à peine tourné le dos, que Croquemitaine, que nous avons emmené avec nous afin qu'il ne se mette pas à gronder et grogner contre Miho, lorsqu'elle arriverait dans le Bureau de Nally, se lève du sofa sur lequel il s'était installé, pour venir s'allonger auprès de la chatte, qu'il caresse du museau, comme pour la réconforter…

Quel animal magnifique et bizarre en même temps. Je n'ai jamais vu un chien qui aime autant les chats. Car il faut qu'il les aime beaucoup, pour éprouver la moindre sympathie pour l'affreuse Miss Teigne…

« Opération terminée ! Nally et Sev arrivent avec Miho ! Elle a repris conscience et se demande ce qu'il s'est passé, mais Harry et Ron pensent qu'elle va bien ! Ils arrivent eux aussi ! » annonce soudainement Hermione, le regard brillant de joie, à mon vif soulagement et celui de Blaise…

Vif, mais pas total. Je serai complètement soulagé, lorsque Miho aura été examinée sous toutes les coutures par Richard et qu'il annoncera qu'elle va parfaitement bien…

Et j'ai bien sûr hâte de la voir, de pouvoir la serrer dans mes bras à l'étouffer, ma petite chouquette chérie…

« Ah ! Des nouvelles du QG maintenant ! » annonce Draco, interrompant les manifestations de contentement à la nouvelle si joyeusement claironnée par Hermione et tirant vivement son Miroir de sa poche, pour l'activer de manière que nous entendions tous

« La réaction n'a pas tardé ! Latton est en route ! Il frôle les murs comme s'il devait s'y tenir, mais il fait vite quand même… » annonce Arthur, le ton de la voix satisfaite, avant de demander comment va Rusard…

« Monsieur Rusard ira très bien, quand j'aurai refermé la plaie de son cuir chevelu et qu'il aura pris une Potion anti céphalée. Que je vais d'ailleurs lui administrer tout de suite par les narines. Ainsi lorsqu'il sera libéré du Maléfice, il n'aura absolument plus à se plaindre de ce côté là…» déclare Richard, qui a réalisé une série d'examens sur le concierge, parlant haut et clair, pour qu'Arthur l'entende sans peine et s'affairant immédiatement à mettre en œuvre ses décisions…

Bon. Au moins, de ce côté, la casse est bien limitée.

« Très bien. Dès que vous aurez examiné Miho Richard, donnez-moi les nouvelles, afin que j'aille les transmettre à Priest Hole, à nos amis qui les attendent. Sachant que je reviendrai aussitôt après, pour embrasser la petite Miho, comme les autres. Ils sont déjà en route et moi je me rends dans le Bureau d'Albus… » répond Arthur, qui coupe la communication aussitôt a t'il reçu réponse positive…

Et Richard, qui en a terminé avec la tête de Rusard, jette dans la foulée un Finite Incantatem, pour annuler le Maléfice du Saucisson, avant de ranimer le brave concierge…

« Où elle est la p'tite ! Où elle est nom d'Merlin ! » s'écrie Rusard, en se redressant avec brusquerie, regardant tout autour de lui, en repoussant ses couvertures et faisant mouvement pour se lever…

« Du calme, mon brave ami. Vous avez été blessé et il vous faut rester couché… » tente de le temporiser Pompom, en tâchant de le forcer à rester dans son lit…

« Je l'sais bien que j'ai été blessé ! Mais faut que j'retrouve la p'tite ! Alors poussez-vous d'là ! » hurle Rusard, en repoussant violemment Pompom, qui serait tombée, si Richard ne l'avait pas retenue…

« Allons, Argus. Soyez raiso… » commence Albus, tandis que Richard retient fermement Argus maintenant, avec l'aide de Remus…

Mais le concierge se débat comme un beau diable, interrompant Albus avec force vociférations…

« Laissez-moi ! Faut que la r'trouve ! Laissez-moi m'lever bon sang d'bois ! Faut que j'la r'trouve ! Vous m'entendez ! Faut que j'la r'trouve ! » hurle-t-il, se débattant autant qu'il peut, avant d'enfin capituler et de regarder vers Albus, l'air suppliant, avant de crier encore : « Faut que j'la r'trouve, M'sieur l'Directeur ! Vous comprenez pas ! La p'tite, c'est pas elle qui m'a blessé ! J'le sais bien ! J'l'ai vu dans ses yeux ! C'était pas elle ! On lui a fait quelque chose de mauvais ! Faut qu'j'la r'trouve ! Elle est en danger ! En danger ! »

Et il s'effondre à demi, éclatant en sanglots comme un gosse, entre Richard et Remus qui le soutiennent carrément maintenant …

« Drôle de réaction… » murmure Blaise à mes côtés, le regard complètement surpris…

Et je ne peux qu'acquiescer. Je m'attendais à tout de la part de Rusard, sauf à ça…

Mais quelle mouche l'a donc piqué ?

OoOoOoO

Acte 5 : Drôle de Révélation

Blaise

Je ne sais pas comment je dois me sentir, ni ce que je dois penser. Je suis archi soulagé, que ce soit fini, que Voldemort ait cessé de posséder Miho, mais en même temps, quand je vois la réaction de Rusard, j'ai la trouille que le cerveau ou le corps de ma petite sœur de cœur ne soit pas si intact qu'il y a paru à Nally et Severus…

Car elle est proprement incroyable sa réaction à Rusard et si je ne la voyais pas de mes propres yeux, je n'y croirais assurément pas, si on était seulement venu me la raconter…

Et je me dis qu'il a dû recevoir un fameux coup sur la tête, pour avoir les idées à l'envers comme ça et s'inquiéter à ce point du sort d'une élève, lui qui ne supporte pas les gosses. Ce qui, à mes yeux, signifie un important déploiement d'Energie, au-delà du niveau de compétence de Miho…

Et donc de forts probables retombées néfastes pour elle…

Remus et Richard redressent Rusard et l'encouragent gentiment à s'assoir sur le lit situé derrière lui. Il sanglote comme un tout petit garçon, ses yeux suppliants posés sur le professeur Dumbledore, qui s'avance vers lui…

« Argus, mon ami. La petite Miho Kido va bien, elle… » commence le professeur, qui n'a cependant pas le temps de finir ce qu'il allait dire…

« Vous êtes sûr ! Elle va bien, vous m'le promettez ! » le coupe en effet Rusard, en s'accrochant soudainement à la robe du professeur, un peu penché vers lui, tandis que sa réaction me fait de nouveau craindre le pire pour Miho…

« Oui, mon ami. Et vous pourrez le constater de visu, dans un instant. On est en route, pour l'amener ici.. . » répond le professeur Dumbledore, d'un ton très apaisant…

« Ah, quelle bonne nouvelle ! Merci, Merlin ! Merci ! » s'exclame Rusard, avant de plonger son visage dans ses mains, ses épaules tressautant dans ses pleurs, très certainement liés maintenant au vif soulagement que j'ai eu le temps de voir s'exprimer dans ses yeux…

Nous échangeons tous des regards incrédules et interrogateurs. Qu'est-ce que cela signifie ? Et je m'apprête à le demander, quand la porte s'ouvre dans un léger grincement, justement pour laisser passer Severus et Nally portant dans ses bras Miho, qui a l'air effectivement d'aller très bien à première vue…

Et Rusard, qui a prestement redressé la tête vers la porte à son léger grincement, se lève d'un bond pour se précipiter vers Miho et Nally…

« Oh ! Merlin ! C'est vrai ! Elle a l'air bien maintenant ! J'reconnais ses yeux ! » s'exclame Rusard, qui étreint, avec fougue une Miho toute surprise et l'embrasse à gros baisers sonores sur la joue à plusieurs reprises, avant de s'écrier encore, en s'adressant tour à tour à Sev et à Nally : « C'est vous deux qui l'avez trouvée ! C'est vous qui l'avez sauvée, hein ! Oui, c'est vous qui l'avez sauvée ! Vous êtes des grands Sorciers tous les deux ! Merci ! Merlin, merci ! Vous m'l'avez sauvé la p'tite ! Vous m'l'avez sauvée ! »

Et il étreint tout aussi fougueusement Nally et Sev, aussi abasourdis que moi, les embrassant à baisers sonores comme il l'a fait avec Miho un instant plus tôt, avant de serrer le trio, dans une seule embrassade vigoureuse…

Vraiment un fameux coup sur la tête Rusard. Et j'ai hâte que Richard examine ma poussinette, pour être totalement rassuré sur son état de santé…

« Je crois que tu devrais le réexaminer Richard. Ça doit être le coup qu'il a pris sur la tête qui lui fait cet effet là… » déclare soudainement Draco, qui regarde lui aussi la scène avec une évidente inquiétude…

Et parlons de Sirius ! Il tente désespérément d'approcher Miho pour s'assurer lui aussi qu'elle va parfaitement bien, mais il en est empêché par Rusard, qui ne desserre pas du tout sa prise sur Miho, Nally et Severus, sanglotant de plus belle de soulagement, tout en remerciant toujours Merlin qu'la p'tite soit sauve

Et parlons maintenant de Harry et Ron, qui entrent à leur tour dans l'Annexe de l'Infirmerie et stoppent nette leur avancée, sur un regard hautement surpris…

« Désolé Draco, mais d'un point de vue neurologique je suis parfaitement certain qu'il va bien et bien qu'ayant quelques bases solides, je ne suis pas spécialisé en Psychomagie… » répond Richard, qui examine quant à lui la scène de l'œil du praticien particulièrement intéressé par un cas spécial…

« Qu'est-ce qui peut bien lui prendre, alors ? Quelqu'un y comprend quelque chose ? » demande Ron, en haussant un sourcil à la ronde…

Nous haussons tous les épaules, pour lui signifier que nous l'ignorons et Severus, enfin revenu de sa surprise, tente de repousser gentiment le concierge…

« Euh… Monsieur Rusard, vous êtes bien gentil de nous remercier aussi chaleureusement et certes, Miho a l'air de se porter parfaitement bien, mais il faut quand même laisser Richard l'examiner pour s'en assurer… » dit-il gentiment, en parvenant tant bien que mal à se dégager un peu de la prise du concierge…

« Ah oui bien sûr ! Bien sûr ! V'nez la mettre là ! » s'exclame Rusard, desserrant enfin son étreinte et balayant vivement les larmes de son visage d'un coup de manche

Et il entraîne Nally, en entourant son épaule d'un bras protecteur, écartant au passage Sirius, moi-même, Draco et Remus, à larges mouvements brusques et à coup de poussez-vous, laissez passer impératifs. Il se dirige ainsi d'autorité vers le lit sur lequel repose sa chatte, dont Croquemitaine s'est prudemment éloigné, dès que son Maitre est revenu à lui. Et là, chose proprement incroyable encore une fois, Rusard prend vivement Miss Teigne par la peau du cou et la pose sans ménagement sur le chevet, avant d'ouvrir la couverture d'un geste vif…

Et ça m'inquiète derechef. Car il faut vraiment qu'il ait pris un fameux coup sur la tête, pour traiter sa précieuse chatte, avec aussi peu de considération…

De plus en plus drôle de réaction, vraiment…

« Allez-y, posez là, Madame De Paimpont. Doucement, hein. C'est qu'elle est fragile la p'tite. » dit-il, accompagnant le geste de Nally, comme prêt à parer au cas où elle venait à lâcher trop vite Miho et la faisait tomber…

Et lorsque Miho, qui regarde tout comme moi Rusard comme s'il lui était soudainement poussé une deuxième tête, est bien confortablement installée à son goût, couverture remontée jusqu'au menton et bien bordée, il se tourne vers Richard et l'invite à avancer d'un geste de la main

« Allez, venez faire votre boulot… » dit-il, allongeant ensuite le bras, pour attraper celui de Richard et tirer dessus pour lui faire accélérer le mouvement, avant de s'écarter pour lui laisser la place…

Il reste cependant à la tête de lit, suivant soigneusement chaque mouvement de Baguette de Richard du regard, souffle suspendu, ses yeux examinant ensuite l'air, avec autant d'attention que d'anxiété et comme s'il pouvait déchiffrer lui-même les résultats des Sortilèges de Diagnostic…

Remarquez, moi aussi, je regarde attentivement les résultats. Mais, même si je suis très, très loin d'être aussi spécialisé que Richard, j'ai quand même quelques petites notions de plus que Rusard, n'est-ce pas…

Et qui me permettent d'être soulagé aux trois quarts quant à l'état de santé de Miho. Pour l'être à cent pour cent, j'attends le verdict final de Richard… .

« Tout va parfaitement bien. Juste un peu de fatigue somme toute normal. Quelques heures de sommeil réparateur et il n'y paraîtra plus… » annonce Richard, avec satisfaction, à mon immense soulagement, celui de Sirius et tout le monde en fait…

Ouais, on peut dire qu'il y a un vif soulagement collectif…

Sauf pour Rusard, qui conserve une pointe d'inquiétude et suit toujours le moindre geste de Richard à la loupe. Celui-ci débouche une fiole de Potion de Sommeil sans rêves, qu'il presse Miho de boire. Et ma poussinette s'endort du sommeil du juste, sur la promesse de Sirius qui a enfin pu la serrer dans ses bras, que tout va bien et qu'on lui expliquera demain ce qu'il s'est passé exactement..

Et Richard rend compte à Arthur, de l'état de santé très satisfaisant de ma petite sœur de cœur…

« Vous êtes sûr qu'elle va bien ? Faudrait peut-être recommencer, pour vous assurer que vous n'avez pas fait d'erreur. On n'sait jamais, hein. Ça arrive les erreurs. Et faudrait pas qu'la p'tite en pâtisse…» déclare précipitamment Rusard, aussitôt Richard coupe sa communication, en le fixant d'un regard suppliant…

Décidément, il a vraiment de drôles de réactions.

« Je suis un spécialiste hautement compétent dans mon domaine et je n'ai pas commis d'erreur, Monsieur Rusard. Par ailleurs, je suis certain également de ne pas me tromper non plus, en affirmant que chacun ici attend, que vous nous expliquiez vos réactions inhabituelles et votre comportement aussi attentionné envers Miho… » répond Richard, d'un ton ferme et un peu sec, qui surprend Rusard…

Celui-ci en recule d'un pas. Puis il regarde à la ronde. Et je vois son regard changer à vitesse fulgurante, lorsqu'il se pose sur Draco. Il est maintenant animé d'une lueur vive de colère et de ressentiment haineux…

Et là, je le retrouve comme d'habitude…

Et je me pose d'autant plus de questions sur ses drôles de réactions envers Miho…

Que représente-t-elle donc pour lui ?

Et il me vient soudainement une terrible, une horrible idée en tête, que je repousse d'abord. Non, je me fais du cinoche comme dit Seamus. Rusard ne supporte pas les gosses, il les déteste même. Mais j'ai beau la repousser, cette idée s'infiltre avec obstination dans mon cerveau, se faisant de plus en plus précise.

Et si Miho éveillait en lui des désirs charnels ?

Putain ! Si c'est ça, je le massacre ! J'en fais de la bouillie !

« Répondez, Rusard. Pourquoi cet intérêt pour Miho ? » demande à son tour Sirius, devant le silence du concierge…

Ton brusque, œil plissé, narines frémissantes. Je crois bien que Sirius a la même idée que moi là…

« Je n'peux pas répondre devant lui, ni ses amis qui lui rapporteraient tout ! » s'exclame Rusard, le regard soudainement affolé, avant qu'il ajoute : « Merlin ! J'en ai déjà trop dit et trop fait ! A cause du choc. Oui, à cause du choc j'en ai déjà trop dit et trop fait. Merlin ! J'viens d'mettre la p'tite, en plus grand danger encore ! Faut plus qu'je parle ! Faut pas qu'je reste ici ! Ça la met en danger ça ! A cause de moi, il pourrait faire du mal à la p'tite ! »

Son regard affolé court sur tout le monde, avant de s'arrêter de nouveau sur Draco et de s'emplir encore une fois d'une haine pure, tandis que ses poings se serrent convulsivement. Il a des envies de meurtre, je crois bien. S'il le pouvait, il tuerait Draco sur le champ, j'en suis sûr…

Et brusquement il fait mouvement vers la sortie. Mais Draco s'interpose tout aussi vivement entre lui et la porte…

« Mais bon sang d'bonsoir, quand comprendrez-vous enfin que je ne suis pas un ennemi, Monsieur Rusard ! Où êtes-vous donc allé pêcher l'idée ridicule, qu'il est dangereux de répondre à la question de Richard devant moi ? Vous croyez donc vraiment que je pourrais faire du mal à Miho ? Mais je l'adore cette gosse ! Et je me mettrai en quatre pour la protéger, si elle est en danger ! » s'exclame-t-il, sur un profond soupir…

« Menteur ! Qu'est-ce que tu faisais dans le couloir tout à l'heure hein ! C'est toi, qui a Ensorcelé la p'tite ! Avec ton copain, là ! Y avait que vous deux à traîner dans les couloirs, alors ça peut être que vous qui l'avez Ensorcelée ! » s'écrie Rusard, désignant aussi Nev d'un index rageur, puis empoignant brusquement Draco par le col pour le secouer comme un prunier, en criant plus fort encore : « Tu cherches à la tuer hein ! Et moi avec ! Avoue ! Tu l'as mise sous Impérium hein ! Avoue donc, sale petit vaurien ! Graine de Mangemort ! Et c'est toi qui lui as ordonné de me jeter un Sort ! Et tu aurais été bien heureux, si elle m'avait tué ! Salopard de petit Malfoy ! »

Tous les yeux sont ébahis de surprises. Mais nul ne réagit pour mettre fin à la scène. Je crois que confusément, nous comprenons tous qu'elle doit avoir lieu, pour que la vérité puisse enfin éclater au grand jour, à la fois à propos de l'attachement si flagrant de Rusard pour Miho et de sa haine si féroce envers Draco…

Draco qui justement se défait vivement de la prise du vieux concierge et tient fermement ses poignets, pour le maintenir au plus loin possible de lui, avant de riposter…

« Espèce de vieux maboul ! Si j'étais dans le couloir, c'était pour protéger Miho ! Et si Nev et moi nous avons essayé de vous empêcher d'aller vers elle, c'est justement dans l'espoir de vous éviter d'être blessé ! Ou même tué ! Et qu'elle le soit aussi par la même occasion ! » s'exclame-t-il, toujours aussi fermement et avec tant de sincérité dans le regard, qu'il faut vraiment être aveugle, pour ne pas la voir…

Mais bien qu'il ne soit pas physiquement aveugle, Rusard ne la voit pas. Et ça, c'est parce que la haine viscérale qu'il ressent à l'égard de Draco, l'aveugle aussi sûrement que s'il avait définitivement perdu ses deux yeux…

« Non ! Je ne te crois pas ! Petit saligaud ! Elle était ensorcelé la p'tite ! Je suis peut-être qu'un Cracmol, mais ça, je sais l'reconnaitre quand même, quand quelqu'un est sous l' coup d'un Maléfice et c'était l'cas ! J'l'ai vu dans ses yeux ! Ils n'étaient pas normaux ! Parce que tu l'as mise sous Impérium ! » hurle Rusard, avec une hargne rageuse

« Non ! Je ne l'ai pas mise sous Impérium ! Son regard n'était pas normal parce que ce n'était pas le sien ! C'était celui de Voldemort ! Elle était possédée par Voldemort ! Et tout ce que je faisais dans le couloir, c'était tâcher qu'elle ne rencontre personne en route, justement pour éviter que Voldemort l'oblige à jeter un Sort trop compliqué et trop puissant pour elle, au risque qu'elle soit elle-même tuée ! » réplique Draco, avec force, mais lorsque le concierge pâlit et chancelle, il s'adoucit quelque peu, pour ajouter : « Je protégeais Miho, Monsieur Rusard ! Et je la protègerai toujours ! Je donnerai ma vie s'il faut que je la donne, pour la protéger ! »

Mais Rusard ne l'écoute plus vraiment. Il vacille encore et finalement ses jambes se dérobent sous son poids. Il tombe à genoux et Draco l'accompagne dans sa chute, lui épargnant au mieux de se faire mal aux genoux, sur les dalles de pierre…

« Vol… Il la possédait ? » demande-t-il, son regard maintenant horrifié, cherchant le professeur Dumbledore …

« Malheureusement, oui, Argus. Voldemort possédait bien la petite Miho. » acquiesce celui-ci, tandis que la prise de Draco sur les poignets du concierge, se fait beaucoup plus douce…

« Il la possédait… J'ai cru que c'était un Impérium, ça y ressemblait… » murmure Rusard, avant de demander à Draco, son regard horrifié, se mêlant d'incrédulité : « Et toi, tu dis que tu la protégeais ? »

Non. Ce n'est pas de l'incrédulité. C'est de l'incompréhension plutôt…

« Oui, je la protégeais. Toutes les personnes qui sont ici et d'autres encore, la protégeaient, Monsieur Rusard… » confirme Draco, dont l'expression de son regard sur le concierge a également changé maintenant…

Elle est compatissante…

« Mais pourquoi tu la protèges ? Ton père… » commence Rusard, avant de s'arrêter brusquement et de se mordre la lèvre, pour retenir ses mots…

« Je ne suis pas lui, Monsieur Rusard. Je vous l'ai déjà dit, je ne suis pas lui. Je ne serai jamais lui. » répond Draco, qui hésite un chouia, avant d'ajouter : « Et je crois qu'il est temps que vous me disiez ce qu'il vous a fait. Je comprends maintenant, que c'est aussi lié à Miho. Et je pense sincèrement que je dois savoir, que nous devons tous savoir la vérité à ce propos, pour la protéger au mieux… »

« La p'tite. Oui, il faut protéger la p'tite. » accorde Rusard, qui se retourne vers le lit, puis agrippe l'épaule de Draco pour s'appuyer dessus, afin de se relever du sol.

Et encore une fois, Draco l'accompagne dans son mouvement. Il aide le concierge à reprendre pied et l'accompagne vers le lit de Miho qui dort paisiblement. Et Rusard avance une main timide vers son visage, pour l'effleurer d'une caresse et soudainement, des larmes perlent aux coins de ses yeux. Mais il ne fait rien, pour les empêcher de couler, quand il tourne son visage vers Draco…

« La p'tite, c'est ma p'tite nièce et ta cousine… » révèle-t-il, d'un ton étranglé, à la grande surprise de tout le monde en général et de Draco en particulier…

Nom de nom de nom d'une pipe !, comme dirait Gaspard.

Quelle drôle de révélation !

OoOoOoO

Acte 6 : La vérité Sur Les origines De Miho…

Draco

Je suis tellement surpris, que j'en ai la chique coupée durant aux moins trois bonnes secondes…

« Miho est votre petite nièce et ma cousine ? » demande-je confirmation à Rusard, lorsque je retrouve la voix…

« Oui. C'est bien ça. C'est ma petite nièce. Et ta cousine. » confirme le concierge, son regard revenant vers Miho, dont il caresse encore une fois la joue, avant qu'il ajoute, d'un ton très attristé : « Bien sûr, la p'tite ne le sait pas. Elle ne sait rien d'elle-même la pauvrette, de qui était sa Maman et son Papa. Mais moi, je sais tout. »

Et il se penche en avant, pour baiser le front de Miho avec une évidente tendresse, tandis que je me fais la réflexion que c'est la première fois, que je trouve de l'humanité chez notre concierge…

« Oui, moi je sais tout d'elle. Et je suis le seul à savoir, je ne l'ai jamais dit à personne. A personne, non. Parce que je savais que si ça venait à se savoir, elle serait en danger. Et je me suis tenu éloigné d'elle aussi, même si je l'ai toujours tenue à l'œil le plus souvent possible. Et surtout ici… » murmure Rusard, qui tient maintenant la main de Miho dans la sienne, la caressant avec douceur et soupirant avant de dire : « Et c'est la première fois depuis qu'elle est née, que j'ai pu l'embrasser et que je peux tenir sa main comme ça. »

Il sourit avec tristesse et affection, se penchant pour embrasser maintenant la petite main de Miho. Et cela m'émeut aux tripes, de voir ce vieil homme, que j'ai toujours connu revêche envers les gosses et tout le monde, exprimer ainsi des sentiments si doux…

Cela adoucit aussi les traits de son visage, dans lequel je note également une grande lassitude et j'éprouve aussi sec un élan de compassion mêlé de sympathie pour lui, qui ne s'explique pas vraiment, mais que je trouve pourtant naturel…

« Vous devriez vous assoir, Monsieur Rusard. Et nous raconter tout ce que vous savez. » propose-je, en avançant le fauteuil placé à la tête du lit, de façon à ce qu'il puisse s'assoir tout en continuant à tenir la main de Miho…

Rusard acquiesce et s'assoit avec lenteur, sans quitter Miho des yeux…

« Nous devrions tous nous assoir et un bon thé, nous fera également beaucoup de bien… » déclare alors le professeur Dumbledore, en effectuant un geste de sa Baguette, puis un second

Un siège apparait pour lui-même, puis un plateau de thé. Et c'est comme un signal pour chacun d'entre nous. Nous convoquons tous un siège, nous installant autour du lit de Miho, comme pour la veiller.

Mais Miho va très bien et il s'agit en réalité, de surtout écouter ce que Rusard a à nous révéler…

« Tenez, Monsieur Rusard, buvez cela, ça va vous faire du bien. » dis-je, en présentant une tasse de thé à notre concierge, qui la prend avec un signe de tête, mais sans quitter Miho du regard…

Puis je perçois un mouvement à ma gauche et je me tourne vers lui. Maman et tous les autres Membres Décideurs sont arrivés. Richard, qui s'était assis auprès de moi, se pousse un peu, pour laisser place à Maman et tout comme elle, les autres s'assoient en silence, là où ils peuvent le faire...

« Commencez quand et comme vous le souhaitez, Argus. Et prenez le temps des détails que vous jugez bon. » invite le professeur Dumbledore, avec douceur et patience…

« Oui, Monsieur le Directeur. » acquiesce Rusard, trempant un peu ses lèvres dans son thé, avant de poursuivre : « Miho, c'est ma p'tite nièce, comme je vous l'ai dit. Mais pour que vous compreniez, il faut d'abord que je vous dise, que sa grand-mère, c'était ma demi-sœur, née d'un deuxième mariage de ma mère, deux ans après la mort de mon père. J'avais quatre ans et elle m'aimait bien ma mère. Mais son deuxième mari, il ne voulait pas d'un Cracmol dans la maison. Alors j'ai été placé dans une famille Moldue qui connaissait le monde Sorcier, parce que l'un des gosses en était un. C'est comme ça, que j'ai vécu dans un petit village du Wiltshire… »

« Vous avez vécu dans un village du Wiltshire ? » ne puis-je m'empêcher d'interrompre Rusard, avec surprise…

« Oui. Dans le village voisin du Manoir Malfoy. J'étais dans la famille Bluebird dont il ne reste plus personne maintenant. Ils avaient tous une santé trop fragile et le fils qui était Sorcier, s'est expatrié en Australie, sans plus donner de nouvelles depuis longtemps… » répond Rusard, qui frissonne et boit de nouveau une gorgée de son thé, avant de continuer son récit : « Ma mère venait souvent me voir et un jour, elle est arrivée avec un bébé, une petite fille. C'était ma demi-sœur, Hildegarde qu'elle l'avait appelée… »

« Hildegarde ! Comme dans Hildegarde McKenzie ! Votre demi-sœur c'est Hildegarde McKenzie, la mère de Perséphone McKenzie ? » interromps-je encore Rusard, dans une nouvelle exclamation surprise…

Rusard acquiesce du chef, son regard se tournant vers moi…

« Alors comme ça, tu sais son nom. C'est donc que tu sais le reste. Ce qui est arrivé… » répond Rusard, le regard malheureux…

« Non, pas exactement. Je sais juste que Perséphone était ma tante et qu'elle a été tuée par Lucius, quand il a appris qu'elle était sa demi-sœur… » révèle-je, au moins aussi malheureux que lui…

Car je subodore que ce qu'il a à raconter est aussi terrible que ce qui est arrivé à ma pauvre tante Perséphone…

« Faut donc que je raconte tout le reste. » conclut Rusard, qui a maintenant du mal à déglutir.

Et j'acquiesce d'un hochement de tête.

« D'accord. Alors commençons comme ça… J'ai tout de suite bien aimé Hildegarde. Et les années passant, elle m'a bien aimé aussi. Elle venait me voir dès qu'elle pouvait. D'abord avec ma mère, puis plus tard, quand elle a su Transplaner, elle venait toute seule. Et un jour, pendant l'été de 59, alors qu'on se promenait tous les deux dans la campagne, on a rencontré Abraxas Malfoy qui faisait du cheval. De moi il ne s'est pas du tout occupé, il ne m'a même pas regardé une seule fois, ne s'est pas inquiété de mon nom. Mais il s'est montré aimable avec Hildegarde et il l'a fait bien rire. Il était plus vieux qu'elle d'au moins vingt-cinq ans, mais j'ai tout de suite remarqué son regard sur elle. J'ai compris qu'elle lui plaisait. Et ça m'a fait craindre pour elle, parce que je connaissais bien sa réputation, je savais qu'il faisait beaucoup d'infidélités à sa femme. Alors après qu'il a été parti, j'ai dit à Hildegarde de se méfier. Elle en a ri et elle m'a dit de ne pas m'en faire pour elle, qu'elle était une grande fille et qu'elle avait bien compris comment étaient les hommes. Ça m'a rassuré. Je me suis dit que si elle le rencontrait encore, ailleurs, dans le Monde des Sorciers, elle se tiendrait loin de lui… » raconte Rusard, sa voix se faisant plus tremblante à mesure de son récit et s'interrompant pour boire la dernière gorgée de thé encore contenue dans sa tasse…

Quand elle est vide, il la pose sur le chevet, auprès de sa chatte toujours figée dans le Sort du Saucisson…

« Mais malheureusement, elle ne s'est pas tenue loin de lui… » murmure-je, pour l'encourager à poursuivre son histoire…

« Non, elle ne l'a pas fait. Elle me l'a avoué quelques mois plus tard. Et elle m'a dit qu'elle devait partir, faire un séjour à la campagne pour sa santé. Et là, j'ai bien compris aussi ce que ça signifiait et je lui ai dit. Elle m'a confirmé que j'avais vu juste. Et là, elle m'a aussi dit qu'il ne fallait surtout pas que j'en parle à personne et elle m'a avoué qu'elle avait maintenant peur d'Abraxas Malfoy, de ce qu'il pourrait faire, s'il venait à savoir, qu'elle attendait un enfant de lui. Elle m'a dit aussi, qu'elle allait se marier avec un autre, un garçon qu'elle avait connu à Poudlard et qui l'avait toujours aimée. Il était d'accord pour ça et pour dire que l'enfant qu'elle attendait était de lui. Parce qu'il l'aimait… » raconte Rusard, d'un ton étranglé et essuyant une larme qui perle au coin de ses yeux…

Puis Rusard passe sa main tremblante dans ses cheveux et soupire deux ou trois fois, avant de se décider à poursuivre.

« Le nom du garçon, c'était Malachy McKenzie. C'était un gentil gars. Il m'a invité en personne à son mariage. Mais j'ai dit non, parce que je savais que ça ne plairait pas au père de ma sœur et qu'il lui en ferait reproche. Et à ma mère aussi, qui était plus trop en santé à ce moment-là. Elle n'arrivait pas à bien se remettre d'une Dragoncelle attrapée sur le tard. » narre Rusard, qui soupire profondément, avant d'ajouter : « Elle est d'ailleurs morte quelques mois plus tard à cause de ça, sans avoir eu le temps d'embrasser les jumelles, que ma sœur a mis au monde… »

« Des jumelles ! Perséphone avait donc une sœur jumelle ! » m'exclame-je, le regard écarquillé…

Je n'avais aucune notion de cela. Il n'en est pas fait mention, dans le journal de famille, dont j'ai pourtant soigneusement lu tout ce qui concernait Perséphone…

Très peu en réalité… Abraxas n'a rien écrit ou presque concernant Hildegarde et absolument rien de Perséphone. Et pour Lucius, ma tante n'a été qu'un bref épisode anecdotique…

« Oui. Des fausses jumelles. Perséphone qui était Sorcière. Et Ariane qui était Cracmolle comme moi… » répond Rusard, tandis que je pâlis soudainement et que Pa, qui me fait face, se lève brusquement…

« Ariane. C'est ainsi que se prénommait la mère de Miho. Et elle était très brune… » dit-il, les yeux fixés sur Rusard.

« C'est bien ça. Ariane McKenzie, c'est comme ça que s'appelait la Maman de Miho, avant d'être adoptée par un Ecossais et plus tard, d'épouser un Japonais. Mais il faut que je vous explique tout dans l'ordre… » répond Rusard, qui attend que Pa acquiesce d'un hochement de tête et se rassoit, avant de reprendre son histoire : « Tout s'est bien passé pour Hildegarde après la naissance des petites. Elle est même tombée amoureuse de son mari finalement. Ils voyageaient beaucoup tous les deux, avec les gamines. Mais jamais ils ne manquaient de m'inviter à venir les voir quelque part, quand ils revenaient au Pays. Loin cependant du village où se trouve le Manoir Malfoy. Parce que si Ariane n'avait rien de lui, Perséphone avait un quelque chose elle, qui aurait pu éveiller ses soupçons, si Abraxas ou plus tard son fils, l'avait vue. Et puis est venu le temps pour Perséphone d'aller à Poudlard. Et à ses premières vacances de Noël, elle a posé des questions à sa mère, parce qu'une fille d'une autre maison, lui avait dit en riant qu'elle avait un air de ressemblance avec Lucius Malfoy et qu'elle ferait peut-être bien d'interroger sa mère à ce propos. Hildegarde, ça lui a fait grand peur et elle a interdit à Perséphone, de parler de ça dorénavant. Elle ne devait même pas parler de sa sœur Ariane. Et elle lui a aussi recommandé de surtout, ne jamais fréquenter le même monde que les Malfoy. Et puis, deux ans sont passés, tout tranquilles de nouveau, jusqu'au jour où le mari d'Hildegarde est mort, d'une maladie que les Médicomages n'ont pas su dire ce que c'était. Mais en rangeant les papiers dans son bureau, Hildegarde a appris qu'il s'était mis en concurrence contre Lucius Malfoy dans une affaire et elle a compris que celui-là était pourri comme l'était son père Abraxas, mort quatre ans ou cinq avant, et que la maladie de son mari, c'était certainement plutôt un empoisonnement. Alors elle a eu de nouveau très peur, pour elle-même, mais surtout pour ses filles. Elle s'est donc arrangée pour effacer toute trace au Ministère où Lucius Malfoy avait ses entrées et elle a volé son dossier, celui de Perséphone et d'Ariane, avant d'aller se terrer un peu à l'écart d'un village Moldu, ne faisant plus de Magie et ne fréquentant jamais personne, surtout pas les Sorciers. Je l'ai aidée à aménager la maison qu'elle a achetée, comme une maison Moldue et elle a laissé pousser les arbres, les buissons et même les ronces, pour que personne ne puisse voir l'habitation depuis la route. Et elle a vécu là avec ses filles, jusqu'au drame… »

Encore une fois des larmes perlent dans les yeux de Rusard. Il les laisse couler librement sur ses joues, caressant machinalement la main de Miho de son pouce, son regard attristé fixé sur le lit qu'il ne doit pas voir pourtant…

« La mort de Perséphone. C'est là le drame dont vous parlez, n'est-ce pas ? » murmure-je, en posant une main compatissante sur son bras, pour attirer son attention, après quelques secondes de silence…

Rusard acquiesce d'un hochement de tête…

« Je m'étais fait embaucher à Poudlard, pour pouvoir veiller discrètement sur elle, à la demande d'Hildegarde. Je n'étais pas toujours certain que ses fréquentations étaient bonnes, mais c'était une gentille fille. On avait convenu qu'elle ne révèlerait pas notre lien de famille, à personne, jamais. Ça me faisait du chagrin, qu'on ne puisse pas se parler en liberté, mais de temps en temps, elle s'arrangeait pour que je la punisse et on passait deux ou trois heures ensemble dans mon Bureau. On bavardait entre deux devoirs qu'elle faisait. Elle me racontait ses journées, ses cours, ses amis. » répond Rusard, relevant les yeux vers Nally, avant d'ajouter : « Elle vous aimait bien, vous et trois autres qu'elle fréquentait par votre intermédiaire. J'étais pas trop d'accord, à propos de Severus Snape et Regulus Black, mais elle disait qu'il ne fallait pas se fier aux apparences, que c'était des braves garçons. Longtemps j'ai cru qu'elle avait tort, surtout concernant le jeune Snape. Mais je sais maintenant qu'elle avait raison. Et ça m'a fait un coup, de le voir mort à son tour, dans les Escaliers… Et il y a plus que vous, des quatre, qui soit encore vivante maintenant… »

Et pour le coup, Pa et Nally échangent un coup d'œil gêné…

« Je ne suis pas aussi mort que cela, Monsieur Rusard… » déclare soudainement Pa, sur un imperceptible signe de tête de Nally et Albus, en activant son ancien masque…

« Ooooh ! » s'exclame alors Rusard, yeux écarquillés, « Ooooh ! Ben si j'm'attendais à ça ! Mais alors qui c'est qui est tombé ? »

« C'était moi, Monsieur Rusard, déguisé en Severus Snape. Et comme vous pouvez le constater, je suis bien en vie. » avoue Bill, en se levant à demi, pour que Rusard voit bien que c'est lui qui a parlé…

« Oooooh ! Ben ça alors… Mais pourquoi vous avez fait croire à votre mort ? » réagit Rusard, en fixant Pa de son regard , qui n'en revient pas de sa surprise …

« Pour échapper à la mort, justement. Mais nous vous raconterons les détails de cette affaire plus tard, Monsieur Rusard. Vous avez encore à nous raconter vous-même… » sourit Pa, qui a déjà repris sa véritable apparence et ajoute, sur un ton triste : « Je tiens seulement à vous dire, avant que vous repreniez votre récit, que Nally et moi-même, aimions également beaucoup Perséphone et que nous avons été très chagrinés par sa mort. Et celle de Regulus… »

Rusard acquiesce, déglutissant difficilement…

« Oui. Moi aussi ça m'a beaucoup chagriné. D'autant que je n'ai rien vu venir. Un matin, c'était les grandes vacances, j'ai reçu un Hibou de ma sœur. Elle était complètement affolée. Elle disait que Perséphone n'était pas à la maison, qu'elle était partie durant la nuit, en laissant un mot, avouant qu'elle allait voir Lucius Malfoy. Elle expliquait à ma sœur, que le dernier jour de l'école, elle avait reçu un Hibou de lui. Il disait qu'elle était sa demi-sœur, qu'il voulait faire sa connaissance, mais qu'il ne fallait pas qu'elle en parle, parce que Hildegarde ne voulait pas entendre parler de lui, à cause d'un vieux différent avec son père. Mais Perséphone disait aussi, que si elle n'en avait pas parlé avant, maintenant qu'elle partait le voir, elle ne pouvait pas lui cacher où elle allait. Et elle promettait qu'elle ne parlerait pas d'Ariane, sauf si Lucius Malfoy était aussi au courant d'elle déjà. Et aussi, elle demandait pardon à sa mère de lui avoir fait cette cachotterie. Et elle disait qu'il ne fallait pas qu'elle s'en fasse, qu'elle rentrerait le lendemain soir et qu'elle lui raconterait tout de son Week-end chez Lucius Malfoy… Alors j'ai fait ni une, ni deux. » explique Rusard, avant de tourner la tête vers le professeur Dumbledore pour ajouter : « Je suis monté dans votre Bureau, Monsieur le Directeur, pour vous demander de l'aide. Mais la porte était entrebâillée et j'ai entendu qu'il y avait quelqu'un avec vous, qui pleurait. J'allais faire demi-tour et revenir après, mais la personne qui pleurait, une femme, jeune à sa voix, a dit : il est mort ! Regulus est mort ! Et Perséphone est morte aussi ! Je ne suis pas parvenue à sentir sa présence ! Lucius Malfoy l'avait déjà tuée elle aussi !… Et là, mon sang s'est glacé comme vous ne pouvez pas savoir. Ma p'tite Perséphone morte, je n'arrivais pas à y croire. »…

Rusard s'interrompt, essuyant ses larmes d'un revers de manche et se mouchant ensuite. Je tends une autre tasse de thé, que Maman vient de servir et il me remercie d'un signe de tête, mais il n'en boit pas une goutte, avant de reprendre parole…

« Quand j'ai repris mes esprits, ça n'a fait qu'un tour. J'ai pensé à ma sœur, à Ariane. Si elles n'étaient pas déjà mortes aussi, je devais vite les prévenir, elles devaient partir loin avant qu'il soit trop tard. Très loin. Et ne jamais revenir. Alors j'ai dégringolé l'Escalier sans y penser. Je suis parti de Poudlard et j'ai pris le train jusqu'au village Moldu le plus proche pour téléphoner à Hildegarde. Je lui ai dit de partir tout de suite, de Transplaner avec la petite. Je lui ai donné rendez-vous dans un endroit où personne n'aurait l'idée de la chercher et surtout pas Malfoy. Et je les ai rejointes là-bas. Je lui ai dit que Perséphone était morte. Hildegarde n'a rien su faire d'autre que pleurer durant deux jours après ça. Ariane non plus, qui adorait sa sœur. Alors je suis allé chez elles. J'ai pris leurs affaires, les papiers qu'Hildegarde avait mis dans une cachette que je connaissais pour l'avoir faite moi-même et je suis revenu auprès d'elles. Et là, j'ai dit à ma sœur, qu'il fallait maintenant seulement penser à sauver Ariane. Qu'elles devaient partir à l'étranger et changer de nom, toutes les deux. J'ai aussi dit à Hildegarde, surtout, ne me donne pas de nouvelles, avant d'être sûre que vos traces à toutes les deux, sont perdues pour Lucius Malfoy. Alors Hildegarde a dit oui. Elle est partie avec Ariane et moi je suis revenu à Poudlard, comme si rien n'était. Comment Lucius Malfoy a pu savoir que Perséphone était sa demi-sœur, jamais je l'ai su. Ni Hildegarde… » raconte-t-il, soupirant profondément, avant de tourner son regard vers moi et me demander : « Et toi, tu le sais ça ? »

« Oui. Je l'ai appris il y a peu de temps, en lisant un journal de famille, qui se trouvait dans mon coffre à Gringotts. La fille qui avait dit à Perséphone qu'elle avait un air de ressemblance avec Lucius Malfoy, était une Serpentard qui s'appelait Unice Rosier. Un jour, elle a appris à Lucius, que Regulus Black fréquentait assidument une jeune fille, qui avait un air de famille avec lui. Et en riant, elle lui a demandé s'il était sûr de n'avoir pas une demi-sœur bâtarde du nom de Perséphone McKenzie. C'est comme cela que Lucius a su. Il savait que son père, avait eu une relation poussée assez prolongée, avec une très jeune femme à une époque, sans connaitre son nom. Mais en examinant attentivement les dates dans le journal et en faisant des recoupements avec des faits en apparence anodins notés de la main d'Abraxas, il a effectivement compris que Perséphone pouvait tout à fait être sa demi-sœur… Alors il a immédiatement décidé de la tuer. » réponds-je, d'un ton étranglé d'émotion…

Et me gardant bien de préciser, que Lucius a cependant patienté un peu avant de la tuer, afin de piéger Regulus et qu'il avait écrit dans le journal : Ainsi, l'existence de cette bâtarde aura été utile, à quelque chose

« Elle a souffert ? » me demande cependant Rusard, son regard appelant désespérant une réponse négative…

Et je n'arrive pas à répondre à cette question. Je sais que Perséphone a été torturée durant plusieurs heures au moins. Mais mon propre regard doit l'avoir dit, car Rusard se cache soudainement son visage dans ses mains pour pleurer. Et je pleure avec lui, tandis que Maman entoure mes épaules, dans un geste maternel qui se veut réconfortant…

« Je l'savais qu'elle avait souffert. Il l'a torturée pour la faire parler. Sinon comment il aurait pu savoir pour Ariane ? » soupire Rusard, au bout d'une longue minute d'un silence de plomb…

« Perséphone n'a rien dit. Elle a tenu sa promesse, Monsieur Rusard. Je ne savais rien d'Ariane et je suis certain que Lucius ne savait rien non plus à l'époque, car il n'a rien écrit à ce sujet dans les volumes du journal de famille, dont je dispose. Ils courent jusqu'en 1984. Alors j'ignore comment il a appris l'existence d'Ariane et celle de Miho. Et je me demande bien d'ailleurs, comment Miho a pu échapper à la mort, depuis que sa mère a été assassinée, semble-t-il bien effectivement par lui, puisqu'à Noël dernier, il a tenté également de tuer une petite eurasienne hébergée dans la même famille d'accueil que Miho, pensant sans doute, qu'il s'agissait d'elle… » réponds-je, avant de passer une main dans mes cheveux, sourcils froncés sur mes multiples interrogations…

« Alors il a bien essayé de la tuer, le salaud ! Il a retrouvé sa trace ! » s'exclame Rusard, regardant Miho avec une vive inquiétude…

« Oui. Mais ce qui est étonnant, c'est qu'il ne l'ait pas fait auparavant… » répond Pa, sourcils froncés…

« Ça, c'est sans doute parce que Miho ne porte pas le même nom de famille, que sa mère avait quand elles sont revenus en Angleterre… » déclare alors Rusard, qui semble bien certain de son fait…

« Comment se fait-il ? » demande alors Pa, en haussant un sourcil…

« La méfiance. Hildegarde non plus n'a plus porté le même nom qu'Ariane, pendant au moins quatre ans, après son départ. Elle faisait tout pour brouiller les pistes, vous comprenez. Et elle et Ariane, ont seulement repris leur vrai nom, après avoir voyagé aux quatre coins du monde et qu'elles ont obtenu enfin des papiers Moldus en bonne et due forme... » répond Rusard, qui soupire avant de préciser : « A partir de ce moment-là, Hildegarde s'est installée au Japon, où elle a finalement rencontré un Moldu Ecossais, qui était professeur d'anglais là-bas. Ils se sont mariés et ce professeur, il a décidé d'adopter Ariane même si elle était déjà majeure, d'abord parce qu'il l'aimait beaucoup et puis parce qu'il n'avait pas d'enfant à lui et que ma sœur était selon lui, maintenant un peu trop âgée pour avoir un autre enfant. Il ne savait pas bien sûr, qu'Hildegarde était Sorcière et qu'elle aurait facilement pu lui faire des enfants pendant au moins vingt ans encore. Mais bon. Ce n'est pas ça l'important, pas vrai ? »

Rusard regarde à la ronde sur sa question et comme nous hochons tous la tête pour acquiescer, il se décide à continuer sans plus attendre son histoire, comme s'il ne s'était pas du tout interrompu…

« Et après un an, c'est Ariane qui s'est mariée à son tour, avec un japonais qui était un Cracmol, comme elle. Et c'est quand Miho est née, qu'Hildegarde a repris contact avec moi, pour m'annoncer la nouvelle de la naissance. Ça faisait sept ans que je n'avais pas eu de nouvelle, me demandant sans arrêt si Hildegarde et Ariane étaient encore vivantes ou pas. Alors vous pensez bien que la joie a failli m'étouffer ! » raconte Rusard, dont les yeux s'animent d'une brève lueur joyeuse au souvenir qu'il évoque, et s'attendrit aussi vite avec tristesse, lorsqu'il poursuit : « Et Hildegarde aussi ça lui avait manqué de m'écrire, car en même temps que sa lettre, elle m'a envoyé toutes celles qu'elle n'avait jamais osé me faire parvenir avant. Un compte rendu complet de tout leur périple que j'ai eu alors, avec les noms d'emprunt qu'elles ont pris et tous les détails de ce qu'elles ont vu durant leurs beaux voyages, leur santé, leur mariage à toutes les deux, leur peine que Perséphone ne soit plus là, pour vivre tout ça avec elles. Et puis un jour, Hildegarde m'a écrit pour me dire qu'elle et son mari allaient venir en Angleterre, parce que son mari venait de faire un héritage et qu'il avait des papiers à régler avec tout ça. Ils sont restés tout un mois, le temps de liquider l'affaire et ils étaient sur le chemin de l'aéroport de Londres où ils devaient prendre l'avion pour retourner au Japon, quand un pneu du taxi qui les conduisait a explosé. La voiture a fait des tonneaux et ils sont morts tous les deux. Alors Ariane, que son mari était mort aussi, dans un accident d'avion et ça un an seulement après la naissance de Miho, elle a hérité à son tour de son beau-père adoptif. Un pas bien gros héritage dans le vrai, mais c'est comme ça qu'elle est revenue en Angleterre. Et pour faire ça, elle a laissé Miho sous le nom de son père, mais elle a repris le nom de MacBain, qui était celui de son père adoptif… »

« MacBain dites-vous ?! » s'exclame Fleur, en bondissant sur ses pieds, yeux écarquillés de surprise…

« Oui, ça te dit quelque chose ? » répond Rusard en retour, tandis que tous les yeux se braquent sur Fleur

« Oui ! » répond Fleur, qui a toujours l'air complètement soufflée

Alors là, y a de la bombe là-dessous c'est sûr…

OoOoOoO

... Votre avis m'intéresse vivement ...

...

..

.

V