Hermione était sorti de la pièce après avoir repris ses esprits. Elle longeait les couloirs en repensant aux paroles de son ex-petit-ami. Comment Ron a pu osé me parler comme ça ? Je ne suis pas sa chienne non plus ! Chut ! Elle entendit des bruits qui venaient de l'angle du couloir. Il y avait des gens, et les voix rappeler quelque chose à la rouge et or mais elle ne savait pas quoi. Elle décida donc de se cacher et d'écouter leur conversation.

- Alors dit-nous qui tu as senti ? Dit la voix d'un garçon.

- Mais non, arrêtez de me harceler ! S'exclama la voix d'une fille.

- Je suis sûr qu'elle a honte de la personne !

Cette voix-ci, Hermione la reconnaîtrait entre mille, c'était celle de Malfoy.

- Ouais, du genre Weaslaid ou Lonbarbu, avait répondu la voix de l'autre garçon.

- Hey oh, les gars je suis encore là.

- Ah oui merde, Blaise, Parkinson est encore là

Clap ! La main de Pansy avait atterri derrière la tête de Draco. Ce qui, à l'écoute, fit rire Zabini.

- Aie, putain, tu fais mal.

- Dray, ta gueule. On va passer un marché tous les trois ! Vous me dites qui c'est pour vous, puis après je vous dis qui c'est pour moi ?

- Ok, pas de problème, fit Blaise

- Ok, pour moi aussi, mais pas ici. Allons un peu plus loin… fit Malfoy.

Le trio parti. Hermione ce n'est peut-être pas le jour le plus pourri de ta vie. Et si Malfoy disait un prénom que je pourrais utiliser à ton avantage. Hermione décida de les suivre. Elle marcha le plus rapidement et silencieusement possible. Arrivée à l'angle, elle voulut tourner mais elle se fit projeter contre le mur. Une main vint se mettre sur sa bouche tandis que le corps de son agresseur la tenait fermement contre le mur. Elle ne le voyait pas, elle était dos à lui.

- Alors princesse, ta maman ne ta jamais dit qu'il ne fallait pas écouter aux portes.

Malfoy !

- Qu'est-ce qu'un petit lionceau comme toi fait à trainer dans les couloirs. Il pourrait t'arriver des bricoles !

Oh merde ! Il recommence avec ses sous-entendus. Reprend toi Hermione, reprend toi ! Hermione se reprit en lui mordant la main.

- Aie… Je vois que le petit lionceau s'est transformé en Lionne. C'est encore mieux. Même si on n'est pas encore arrivé à la Tigresse !

Hermione devait bien l'admettre, Malfoy était passé maître dans l'utilisation des sous-entendu. Sa phrase la fit rougir.

Il avait certes enlevé sa main de la bouche d'Hermione, mais son corps était toujours collé à elle. Il pencha sa tête dans le cou de la Gryffondor et lui susurra :

- Tu commences à me connaître maintenant Granger. Tu sais bien que je ne laisse jamais quelqu'un prendre le dessus sur moi. En plus, avec ce que je t'ai dit avant, qu'il pourrait t'arriver des bricoles. Imagine que quelqu'un arrive derrière toi et te plaque contre le mur…

Sur ses mots le serpent fit tourner la lionne et la plaqua une nouvelle fois contre le mur, de façon à faire les gestes qu'il disait à voix haute. Ce qui fit échapper un petit cri à Hermione.

- … il pourrait aussi mettre ses mains comme ça.

Les mains de Draco cherchaient celles d'Hermione. Au moment où elles les trouvèrent, il les déposa au-dessus de la tête de la lionne et entrelaça leurs doigts. Draco se mit à lui embrasser le cou.

- … il pourrait t'embrasser le cou. Il pourrait aussi faire descendre ses mains tout doucement de façon à te faire frissonner. Il pourrait, à ce moment-là, descendre ses mains plus bas, vers tes seins, ou encore vers tes hanches. Puis, il pourrait mettre ses mains sous tes vêtements, puis plus bas…

- STOP !

Hermione s'enleva des bras de Draco. Son discours l'avait dérangé, en plus il y avait mis les gestes ! Tous les gestes !

- Ok, je te laisse alors. Mais même dans la chambre des préfets, tu n'es pas en sécurité. A plus, princesse.

Draco était reparti en lui faisant un clin d'œil. Il avait encore utilisé sa voix suave. Hermione s'adossa au mur puis, en un fragment de secondes, se retrouva à terre. Hermione s'il te plait ressaisit toi ! Tu as des problèmes de sexe avec ton copain, puis ton ennemi terriblement craquant se met à avoir de l'intérêt pour toi. Puis tu découvres que tu ressens plus de désir pour lui que pour ton copain, pour qu'ensuite tu dises son nom en plein acte sexuelle. Ce qui fait que tu n'as plus de copain, qui est maintenant ton ex-copain, pour enfin finir sur le fait que ton ennemi risque de venir pendant la nuit pour … Je ne veux pas savoir ! Je sais plus de quoi j'ai besoin ! Si un bon bain froid ! Le problème était que Malfoy avait réussi à l'exciter lorsqu'elle était sous son emprise.

Lorsque Hermione était retournée dans sa chambre, il n'y avait personne. Elle se dirigea donc vers la Salle de Bain des Préfets. Avec un sort, l'eau devient froide, puis elle y mit de la mousse, beaucoup de mousse. Elle lança un sortilège pour qu'une odeur d'huile essentielle embaume la pièce. Elle se déshabilla, puis plongea dans le bain. Puis, elle se mit à réfléchir sur sa journée, elle en était venue à une conclusion : elle n'aimait pas cette journée !

Quelqu'un frappa à la porte. Encore ! mais je ne peux pas rester cinq minutes tranquille !

- Deux minutes. Je m'habille et j'arrive.

La préfète sortit de son bain, s'habilla d'un long T-shirt et alla ouvrir la porte.

- Oh… Harry, vas-y entre.

Au début de l'année, les quatre Préfets utilisant ce dortoir s'étaient mis d'accord pour donner leur mot de passe à une seule personne de chaque maison. Pour les Gryffondors, c'était Harry Potter. Pour les Serdaigles, c'était Anthony Goldstein. Pour les Poufsouffles, c'était Susan Bones. Et pour les Serpentards, c'était Pansy Parkinson. Les autres avaient choisi leur préfet, mais Hermione avait choisi son meilleur ami. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait eu aucun incident qui les aurait fait changer de mot de passe et cette fois-ci le garder secret.

Le garçon entra et alla s'installer sur le lit d'Hermione. Un silence troublant s'installa entre les deux amis. Puis Harry brisa le silence :

- Es ce que cela te dérange si on parle de ce qui est arrivé avec Ron ?

- Non, que veux-tu que je te dise ?

- Ron est venu me voir juste après votre dispute. Il était vraiment très en colère après toi. Il m'a parlé de choses que j'aimerai éclaircir avec toi… Que se passe-t-il avec lui depuis plusieurs semaines ?

Harry était son meilleur ami, ils se disaient tout sans exception, donc elle lui raconta toute l'histoire, sans oublier les passages avec Malfoy et le fait qu'elle n'était pas satisfaite au lit avec Ron.

- Par Merlin ! Ron ne m'a pas du tout expliqué sa comme ça ! Il m'avait juste dit que tu avais gémis le prénom de Malfoy pendant l'acte, qu'il s'était un peu énervé, puis qu'après tu lui avais fait des comparaisons entre Malfoy et lui par rapport à leurs compétences au lit avec des détails assez troublant…

- Je suis désolée de te mettre dans cette situation. Mais en même temps je les ai un peu comparés…

- Non Mione, car tu n'as pas couché avec lui. Tout va s'arranger ne t'inquiète pas.

- Le problème Harry c'est que je ne veux pas que ça s'arrange entre lui et moi, je crois que je ne l'aime plus, si je l'ai aimé un jour…

Hermione raconta tout ce qu'elle ressentait à propos de Ron et de Malfoy.

Les deux Gryffondors restèrent toute l'après-midi à parler de cette histoire, allongés sur le lit d'Hermione. Cette dernière adorait être avec Harry, il était la personne en qui elle avait le plus confiance. Elle savait que c'était la seule personne de ce monde qui ne la juge pas et jugera pas.

A l'heure du diner Hermione fit monter leurs deux repas dans sa chambre, un des avantages d'être préfète.

- Tu es sûr que tu ne veux pas que je reste dormir ici ? Où que tu viennes dormir dans la tour cette nuit ? Je ne voudrais pas qu'il se passe quelque chose avec Malfoy que tu regretterais !

- Ne t'inquiète pas pour moi Harry. J'ai décidé que s'était à mon tour de mener la danse.

- Je veux bien, mais d'après ton récit de tout à l'heure tu y avais déjà pensé et tu n'avais rien fait !

- Il y avait Ron.

Harry lui embrassa le front avec tendresse, puis il partit. Hermione était soulagée d'en avoir parlé à Harry, elle n'aimait pas lui cacher des choses.

Elle se remit dans son bain, mais cette fois-ci, pas pour se détendre, mais pour se préparer à la venue de son invité.