Disclaimer : cf chapitre 1

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Supers Megas Bisous à Mistycal !

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Réponses sur mon forum, aux commentaires de : - lion – amazonepotter -

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Adultarisation 1 / 2

Lundi 17 Mars 1997

Acte 1 : Dernières Volontés

Draco

Les Elfes et les Rebelles s'apprêtent à rentrer en Celtycie. Mon regard fixe les quatre Elfes qui se sont joints à nous sur Tyll Celwie o Agar Myrn. Ils se tiennent auprès de la dépouille du Roi Inglorion, dont ils étaient les amis.

Nous avons appris ce matin, qu'ils sont les pères de Gwindor, Seregon, Dimrost et Aeglos, Membres du Conseil des Elfes et qu'ils ont tous les quatre exprimé le souhait de renoncer à leur Elfitude, dès la fin des funérailles royales d'Inglorion.

Cuthalion et leurs fils leur ont demandé de s'accorder un délai de réflexion, de passer du temps avec leur famille et leurs anciens amis, avant de prendre une décision aussi définitive. Ils ont accepté. Ou plutôt, ils se sont soumis à la volonté de leur nouveau Roi et de leurs fils. Mais Remus affirme qu'ils ne changeront pas d'avis.

Il a longuement parlé avec eux, lorsque nous étions encore sur Tyll Celwie o Agar Myrn, de l'honneur qu'ils n'ont jamais perdu, puisqu'ils ont lutté pour garder leur intégrité, malgré les horribles pressions de la Magie Noire sur leur esprit et ce, durant des milliers d'années. Mais ils ne partagent pas ce point de vue. A leurs yeux, ils ont définitivement perdu leur honneur, en trahissant Magie Mère et leur Peuple, dans ce qui faisait sa grandeur à l'aube des temps, bien avant de devenir des Lycanthropes à leur corps défendant et ce, en laissant Argawaen influencer leurs opinions et le soutenant dans ses propositions, de s'éloigner des Humains et de leur fermer les Portes de la Celtycie.

Et ils se reprochent bien sûr amèrement, de n'avoir pas vu la noirceur de son cœur et de son Âme, sa folie. De n'avoir pas compris qu'il avait rallié Vása et quelques autres à sa cause, pour créer les Lycanthropes et la Gaurhoth, dans l'espoir d'anéantir la race Humaine.

Ils pensent donc fermement, que bien qu'ayant expié leurs fautes aux yeux des leurs, ils ne sont plus dignes de vivre et qu'il est venu temps pour eux, de se retirer du Monde. Ils ont également avoué à Remus, que la mort leur semble plus douce qu'une vie de tourments, leurs vifs remords les rongeant le jour, de terribles cauchemars peuplant à jamais leur sommeil.

Je les comprends. Aussi fort que j'ai pitié d'eux, à les regarder se déplacer avec difficultés, le dos voûté, les jambes toujours très fléchies, malgré les soins attentifs de Richard et les longs massages dont ils ont bénéficié. Leur douleur est visible. Et je devine que rien ne pourra jamais la soulager et que seule la mort, leur apportera l'apaisement qu'ils méritent à mes yeux, comme à ceux de chacun d'entre nous.

Voilà. Les Elfes et les Rebelles sont partis.

« Ça va Maman ? » demande Harry, le ton inquiet

Je me tourne dans leur direction. Une larme glisse sur la joue de Nally.

« Oui, ne t'inquiète pas, Harry. J'ai de la peine pour Anda Atar, mais je vais bien. » répond-elle, en essuyant sa joue, avant de prendre la main de Severus et de se mettre en route, en direction de l'hémicycle où nous devons nous réunir.

« Iras-tu aux funérailles de ton Arrière-Grand-père ? » demande Théo, après quelques secondes de marche silencieuse.

« Oui, bien sûr. Nous lui avons déjà rendu hommage ici, mais oui, j'irai. Et Sev m'accompagnera. » répond Nally, avant de tourner son regard vers mon frère, pour lui demander à son tour : « Mais pourquoi cette question, Théo ? »

« Parce que… Eh bien puisque tu y vas, je pense que tu devrais emmener Harry avec toi. Enfin, c'est surtout Megildur que tu devrais emmener, car elle porte en elle la mémoire d'Inglorion et il me semble juste qu'elle soit présente à ses funérailles Royales. Mais elle ne peut pas aller là-bas sans Harry, alors… » déclare Théo, en jetant un coup d'œil sur Harry, l'air de lui demander ce qu'il en pense.

Celui-ci acquiesce d'un simple signe de tête.

« C'est une délicate attention et je l'approuve tout à fait. » répond Nally, avant d'entrer dans l'hémicycle.

Mon cœur se pince, lorsque j'y pénètre moi-même. Car nous avons maintenant à parler des funérailles officielles de Greg, même si nous lui avons déjà rendu nos hommages, en même temps qu'à Inglorion. Il nous faut aussi convenir de la version qui sera donnée à Poudlard et aux autorités du Ministère, concernant les circonstances de son décès.

Je prends place avec Blaise, auprès de Sirius, Pa et Remus. Nos liens se sont renforcés sur Tyll Celwie o Agar Myrn et il me semble normal, que nous nous tenions côté à côte, pour prendre des décisions aussi graves.

« Comment ça va se passer, maintenant que Megildur est avec moi, si un Enfant Souillé revient au bercail ? » demande soudainement Harry, sourcils froncés sur sa question.

« Comme durant l'épreuve, des Roherdirons sont postés auprès de Magie Mère et mettent à l'écart tout Enfant souillé, ainsi qu'ils procédaient avant que Megildur soit forgée et Ensorcelée. Et au besoin, celle-ci reviendra leur prêter main forte. Cela ne pose donc pas souci pour l'heure.» révèle Nally, tandis que je songe qu'il est étonnant, qu'aucun d'entre nous ait posé cette question déjà.

C'était pourtant logique de la poser, lorsque nous avons évoqué Megildur pour la première fois et qu'il a été révélé qu'il ne faudrait pas tuer les Loups Garous de la Gaurhoth. Mais il vrai, que nous avions alors bien d'autres préoccupations. Nous nous sommes donc contentés de savoir, que durant la Mission sur Tyll Celwie, la Caverne où Magie Mère est ancrée, se clorait durant toute la durée de l'épreuve, seuls ses Enfants non souillés pouvant se rendre auprès d'elle, les autres, restant bloqués, dans une Antichambre compartimentée, où les Roherdirons les capturaient très rapidement.

Cela nous avait soulagés sur le moment, mais ce soulagement avait été de courte durée, car Nally a aussitôt expliqué, que si un Enfant souillé par la Magie Noire Originelle parvenait dans l'Antichambre, sa force et sa puissance pourraient vite devenir incontrôlables pour les Roherdirons et que s'il parvenait à leur échapper, à fusionner avec d'autres Enfants Souillés ou à remonter le Sentier des Enfants perdus et à se fondre dans la Pierre Noire, ce serait la fin annoncée de Magie Mère. L'Esprit de Megildur allait donc rester tendu vers ce qu'il se passait dans l'Antichambre et elle serait intervenue si cela s'était avéré nécessaire.

Raison pour laquelle nous ne devions pas tuer les Loups de la Gaurhoth. La Mission aurait alors été à recommencer, car il aurait fallu épurer Megildur, avant qu'elle n'aille à nouveau se dissimuler, probablement en un autre lieu.

Il en avait été décidé ainsi, à l'époque où Vána, la mère de Nally, est devenue Gardienne du Temple. Il s'agissait d'une pure précaution, afin d'éviter qu'un Mage Noir Elfique possédant suffisamment d'informations, pour percer le secret de Magie Mère et au fait de la plupart des mesures de Protection mises en place pour la sauvegarder, ne se mette pas en tête de s'attaquer au Temple, durant les épreuves. En effet, Vána pensait qu'Argawaen avait placé des Espions à la Cité des Sources et saurait donc à quel moment Cuthalion partirait à la recherche de Megildur. Car il était logique de conclure, que ce serait lui qui irait la chercher, puisque le père de Nally était Moldu et donc, dans l'incapacité d'accomplir des épreuves qui impliquent de la Magie.

Et bien sûr, Argawaen avait été informé de cette mesure de Protection également, ainsi, il n'y avait pas à craindre qu'il s'attaque au Temple, dès lors où Megildur l'avait quitté, sachant que cela se solderait fort probablement par un échec.

« Mmmm… Oui, je comprends.» déclare Harry, son regard rivé sur Nally, tandis que les Membres de l'Ordre et les amis du Comité actuellement présents au Paradis, arrivent à leur tour dans l'hémicycle, avant d'ajouter avec une gravité extrême : « Cela ne pose pas de souci pour l'heure, mais pendant la Bataille, le Temple sera également clos pour les Enfants Souillés et cette fois, cela pourrait poser sérieusement problème… »

« Effectivement, il y aura bien davantage de risques, que certains d'entre eux parviennent à fusionner, car ils seront bien sûr très nombreux à chercher à rejoindre Magie Mère. Ils seront très excités également. Or, Megildur ne pourra retourner auprès des Roherdirons pour les aider en cas de problème, aussi longtemps que tu auras ou que j'aurais moi-même besoin d'elle, sur le Champ de Bataille. Les Roherdirons devront donc s'attacher à les capturer très, très vite et tâcher d'apaiser leur agressivité. Ce qui ne sera pas une mince affaire, bien évidemment. Mais jamais nous n'avons eu de sérieux pépin jusqu'à ce jour. Et je pense que nous pouvons légitimement penser, qu'il n'y en aura pas non plus cette fois. » répond Nally, avec apaisement, avant d'effectuer un signe de tête vers Pa, pour signifier que l'on peut commencer à aborder les questions, pour lesquelles nous sommes assemblés, puisque tout le monde est là maintenant.

La tristesse de chacun est palpable. Millicent ne peut retenir ses larmes et Vincent la serre doucement contre elle, le visage pâle, les yeux cernés de sa nuit de veille auprès de la dépouille de Greg, qu'il a quitté juste le temps d'aller prendre une douche et changer de vêtements, au petit matin.

« Vincent m'a remis le journal de Greg tout à l'heure. Avant de partir sur Tyll Celwie o Agar Myrn, Greg lui avait dit qu'il avait inscrit dedans ses dernières volontés, il y a quelques semaines et que s'il ne devait pas revenir, il devait me le remettre, pour que je les lise à toutes celles et ceux qui sont présents ici. » déclare Pa, en sortant le journal de Greg de sa poche.

Puis il l'ouvre sur des pages noircies de l'écriture brouillonne de mon ami défunt et il inspire profondément, avant de lire :

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Bon, on ne sait jamais ce qui peut se passer, on l'a bien vu il y a quelques jours, avec cette attaque qu'on n'attendait pas au Lac noir. Alors je laisse mes dernières volontés ici, au cas où il y en aurait encore une et que je reçois un Maléfice comme celui qui a tué Cho et qu'on s'en aperçoit trop tard. Comme ça, personne ne sera embêté à se demander ce que j'aurais voulu pour mon enterrement et ce qu'il faut faire avec mes affaires, même si je n'en ai pas beaucoup. Et je laisse mes volontés dans mon journal, parce que lui au moins, je sais qu'il ne va pas se perdre au fond de mon tiroir, ni s'envoler dans un courant d'air. Parce que mes dernières volontés, j'en ai pas beaucoup, mais j'y tiens, autant que je tiens mon rêve.

Bon alors, je n'ai pas beaucoup de Gallions ni de richesses dans mon coffre, mais ce que j'ai dedans, je le laisse à Vincent et Millicent. Ça fera toujours ça pour eux s'installer dans la ferme qu'ils veulent tous les deux. Pour mes vêtements, j'ai plus grand-chose de bon. Mais ce qui peut encore aller à quelqu'un, un malheureux qui en a encore moins que moi, qu'on lui donne. Mes livres d'école aussi il faut les donner à quelqu'un qui en aura besoin, à la prochaine rentrée. Ils sont un petit peu abîmés, mais ça peut rendre service. Mon nécessaire à écrire, je me souviens que Milli l'a trouvé joli, le jour où je l'ai eu. Le sous-main est un peu tâché d'encre, mais bien nettoyé il redeviendra beau, alors je lui en fais cadeau. Et mon balai, ben comme tout le monde en a déjà un, je le laisse pour l'école. Madame Bibine n'en a jamais assez pour les premières années.

Voilà. Le reste de ce que j'ai, qu'on le mette à la poubelle. De toute façon, ça vaut rien.

Sauf le grand carton, que j'ai mis dans mon armoire. Ce qu'il y a dedans, c'est des cadeaux que j'ai préparés depuis quelques jours. Une idée qui m'est passée par la tête, quand Cho est partie et que son équipe a donné à ses parents le vif d'or qu'elle voulait offrir à son neveu. Je me suis dit, que si je venais à mourir moi aussi dans une attaque des Ânes Bâtés, ce serait bien d'avoir prévu un cadeau pour les gens que j'aime bien. Il y a un nom sur chaque paquet. Ce n'est pas des choses qui coûtent cher, parce que je ne suis pas riche, mais mon cœur est dedans et je pense que j'ai bien choisi chacun de ces cadeaux, alors c'est ce qui compte le plus, je pense. Ce qui me ferait plaisir, c'est qu'on les ouvre après la cérémonie de mes funérailles, comme si c'était Noël et que j'avais été le père Noël qui a laissé ses cadeaux aux pieds du sapin, sans que les gosses puissent le voir faire.

Oui, j'aime bien cette idée-là, que les gens que j'aime bien soient réunis pour faire un petit repas ensemble après la cérémonie et que les cadeaux apparaissent tout à coup à côté de la Cheminée, ou sous un arbre, si le repas se passe dehors au soleil. Et que tout le monde soit content. Ça me plairait bien de voir ça de là-haut et de voir mes amis ouvrir mes cadeaux tous ensemble et grâce à eux oublier leur chagrin. Et qu'ils s'amusent. Parce que j'aime bien voir mes amis s'amuser, les entendre chanter et rire. Et qu'ils dansent aussi. Que ce soit la fête quoi ! Parce que ce n'est pas comme si on n'allait jamais se revoir. Un jour, on sera tous réunis et on fera la fête au Paradis, tous ensemble. Alors autant commencer tout de suite à se mettre dans les bonnes dispositions, comme il dit toujours Colin, quand on prépare une fête au Paradis et qu'il se met à chanter et danser, avant même que ça commence.

Bon, pour le reste, j'ai plus qu'une volonté à dire. J'ai bien réfléchi et je pense souvent à cet espion qu'on ne trouve pas, parce qu'il fait semblant d'être neutre ou anti-Voldemort. On sait tous qu'il s'est inscrit dans le Groupement de Défense. Et je me suis dit aussi, que je suis sûr qu'il était là, quand Cho est partie et qu'il devait faire mine d'être triste, alors qu'au fond de lui, il devait bien rigoler et se moquer d'elle et de nous tous. Alors voilà : je ne veux pas que n'importe qui défile devant mon cadavre, parce que je ne veux pas que l'Espion se moque de moi quand je suis mort, ni qu'il se moque de Vincent, Milli et mes autres amis en les voyant chagrinés. Alors je veux seulement les gens que j'aime, mes amis et les copains et copines du Comité à ma Cérémonie. Et puis, je voudrais bien être incinéré et qu'on mette l'urne, dans un bel endroit où ceux qui m'aiment bien, pourront venir me dire bonjour de temps en temps, quand ils penseront à moi. Cet endroit, je laisse à mes amis le soin de le choisir, parce que je n'ai pas trop d'idée, à part le Paradis, mais tout le monde ne pourra pas y aller comme il veut. Bon, ça m'ennuie un peu de laisser les gens que j'aime bien avec cette question-là, mais je sais que mes amis auront une bonne idée, parce qu'ils en ont toujours.

Voilà, c'est tout. Ce n'est pas grand-chose et j'espère que ça pourra se faire comme ça. Si tout n'est pas possible, ça ne fait rien, je comprendrai et je sais que mes amis feront au mieux. C'est ce qu'ils font toujours de toute façon. Et ils ont des tonnes de bonnes idées. Et je sais qu'ils prendront aussi bien soin de moi quand je serai mort, qu'ils l'ont fait quand on m'a enlevé le Bracelet d'Esclavage.

Et tiens, en parlant de ça, ça me fait penser que j'ai encore une dernière volonté qui me vient à l'esprit : je voudrai qu'on dise encore merci pour moi à toutes celles et tous ceux qui m'ont aidé, après qu'on m'a enlevé mon Bracelet. Parce qu'ils ont été mes mamans, mes papas, mes frères, mes sœurs, mes tontons, mes taties, mes cousins, mes cousines et ils le seront toujours dans mon cœur. Grâce à eux, j'ai pu être heureux, vraiment heureux. Ce sont eux tous, les gens que j'aime le plus au monde. Et je souhaite, qu'ils soient tous très heureux, qu'ils aient une belle vie et que leur plus beau rêve se réalise, parce qu'ils le méritent tous. Ils ont un grand cœur et moi, je les aime tous bien fort pour ça. Et quand ils sont heureux, ça me rend heureux aussi. Et j'aime bien tous les gars et les filles du Comité aussi. Ils sont tous très courageux. Et ils sont tous gentils et sympas avec moi aussi. Alors, qu'on leur dise bien pour moi, que je les embrasse tous bien fort et que je serai là pour les accueillir à leur arrivée au Paradis, quand il sera l'heure qu'ils y viennent. Le plus tard possible, j'espère pour eux.

Voilà, cette fois, c'est tout. Ce sont mes volontés. Les volontés de Gregory Goyle, écrites à Poudlard le mardi 4 mars 1997

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J'ai une boule dans la gorge. Et c'est grand silence dans l'hémicycle. Troublé par quelques reniflements il va sans dire.

Greg pensait toujours plus loin qu'il le croyait et nous en avons là la preuve. Et sa générosité transpire encore une fois dans ces pages. Il était si profondément humain. C'était une vraie belle nature, un Grand Homme comme dit si bien Harry.

« Oui, Hugh ? » invite Nally, après quelques secondes de silence.

« Je vais parler au nom de mes collègues Préfets et Préfètes de septième année. » déclare Hugh en préambule, avant de prendre une profonde inspiration et de se lancer : « Voilà, nous en avons discuté ce matin, avant l'hommage qui a été rendu à Greg et au Roi Inglorion. Nous voyons venir gros comme une maison, ce qu'il va se passer quand nous allons rentrer à Poudlard. On va dire que Greg s'est tué accidentellement en faisant une chute dans les escaliers ou un truc du même acabit. Or, même si Greg était du genre héros discret qui sauve le Monde sans que personne ne le sache, nous trouvons injuste, mes collègues et moi-même, que son courage soit passé sous silence. Et cela nous ferait sacrément mal au cœur, cela nous révolterait même, qu'on laisse penser que Greg est mort, parce qu'il s'est maladroitement vautré dans un escalier. Car c'est bien le genre de chose qui ferait rigoler ce salopard de Cooper ! Et tous les Ânes Bâtés avec lui ! Ça nous aurait déjà mis hors de nous, avant d'entendre les dernières volontés de Greg, vous devinez ce que ça donnerait, si ça se produit maintenant que nous les avons entendues. Alors qu'on raconte n'importe quoi d'autre, mais pas que Greg s'est tué tout seul, accidentellement. Il ne va déjà pas recevoir les honneurs, qu'il mériterait pourtant bien aux yeux de notre Monde, qu'on ne le mette pas en position ridicule par-dessus le marché, s'il vous plaît ! Il ne mérite pas qu'on se fiche de lui ! Ça, jamais ! Ce serait totalement lui manquer de respect ! Et ce serait indigne de notre part, de trahir ainsi sa mémoire ! »

Hugh se rassoit, profondément ému. Sacrément remonté aussi. Et il est approuvé par tout le monde. Membres du Comité et de l'Ordre.

« S'il y a bien une chose que nous ne voulons pas, Hugh, c'est ridiculiser Gregory. Et c'est bien pour cela, que nous vous avons tous réunis. Parce que nous souhaitons justement, que son courage soit reconnu et non passé sous silence. Il faut donc, que nous réfléchissions à une version non seulement plausible, mais qui lui fasse également honneur. » répond le professeur Dumbledore, en direction de Hugh qui en est soulagé, avant de regarder à la ronde, en attente des idées.

J'avoue qu'en ce qui me concerne, je n'en ai aucune. J'ai pourtant anticipé, comme tout le monde et mûrement réfléchi déjà depuis quelques heures, à ce que nous pourrions raconter. Mais mon cerveau refuse catégoriquement de me livrer une réponse. Et rien n'a filtré, aucune idée exploitable n'a été émise jusqu'à présent.

« J'ai un point de départ autour duquel nous pourrions construire un scénario crédible et à l'avantage de Greg, mais il faudrait traficoter quelque chose de pas tout à fait net. » intervient cependant, Ron, son regard alternant entre son père et King.

« Dis toujours. On verra ç'qu'on peut en faire. » aboie aussitôt Fol Œil avec fermeté.

Ron attend cependant que son père et King donnent leur aval, d'un hochement de tête.

« Il y a eu un mort à Poudlard récemment. Quelqu'un qui n'avait rien à y faire et dont personne n'a su qu'il était dans les murs, à part nous, les élèves du Comité et les professeurs, hormis Latton. Et nul, à part les personnes déjà citées, ne sait que cet intrus est mort. Alors, pourquoi ne pas faire comme s'il s'était introduit la nuit dernière et que Greg soit mort en le combattant, pour l'empêcher… » explique Ron, tournant son regard vers moi avant d'achever : « … d'enlever Draco par exemple. Que cet intrus désirait amener à son maitre, histoire de se faire pardonner sa longue et inexpliquée absence. »

J'esquisse un sourire en direction de Ron. Voilà une idée bien Serpentard et qui met tout à fait en valeur le courage de Greg, en respectant une part de vérité non négligeable. Car dans cette version comme dans la réalité, Greg me sauve la vie, n'est-ce pas. Et cela me convient parfaitement.

« Moi, ça m'va ! » s'exclame Fol Œil, défiant presque quiconque de réfuter cette idée, d'un regard assez noir courant à la ronde.

Et c'est grand silence, encore une fois. Certains pas trop à l'aise. D'autres auxquels cette proposition convient parfaitement de toute évidence. Mais d'une manière ou d'une autre, tout le monde attend l'aval d'Arthur et King, dont la réponse tarde un peu trop au goût de Fol Œil qui s'impatiente.

« Ben quoi King, Arthur ! A part traficoter une date dans un r'gistre et un dossier, dans lesquels personne n'va jamais met' son nez, y a rien d'illégal ! On a fait pire pour couvrir la mort d'ces pauv' gosses à Priest Hole ! Et le p'tit Greg, c'est un héros, nom d'une couille ! » s'agace-t-il, avec gros agacement.

« Il s'agit d'un peu plus que traficoter un registre et un dossier, Maugrey. Pettigrew a été inhumé. Il s'agit donc de profanation de sépulture. » répond King, avec sévérité.

« Où tu vois qu'y aurait profanation d'sépulture, toi ! Il n'est même pas mort, ni enterré officiel'ment Pettigrew ! Et ç'n'est pas comme si on allait en faire un Inferius ! On l'déterre juste pour qu'son décès soit officiel'ment r'connu ! » s'exclame Fol Œil, tandis que Ron sursaute en face de moi.

Et soudainement il se lève, pâle à faire peur.

« Qu'est-ce qu'y a ? J'ai dit quèque chose qu'y fallait pas ? T'as des scrupules soudain'ment ? C'est pourtant ton idée ! Qu'est-ce qui t'chagrine donc tout à coup ? » demande alors Fol Œil, visiblement dans l'incompréhension totale.

« Non. Ce n'est pas ça. Rien ne me chagrine dans mon idée. Je la maintiens et la soutiens à 100%. Mais ce que vous venez de dire, Alastor, en a fait venir une autre qui n'a rien à voir avec ce dont nous parlons. En fait, quand vous avez dit le mot Inferius, cela m'a fait aussitôt penser à la friture sur les Ecoutes de Voldemort et je me demande soudainement… Il faut une quantité phénoménale de Magie Noire, n'est-ce pas, pour faire un Inferius… » commence Ron, le regard complètement dans le vide, avant de le faire revenir vers le professeur Dumbledore, Nally et Pa, attendant qu'ils acquiescent pour achever : « Alors je crois bien que Voldemort a une armée d'Inferi, qu'il va voir et faire grossir régulièrement, ce qui explique la grosse friture sur l'Ecoute de son Collier… »

C'est la consternation illico.

« Mais avec quels corps les aurait-il faits ? Il n'y a pas eu de violation de sépulture nulle part en Grande Bretagne ces derniers mois. » réagit Hermione, dubitative, bien qu'elle ait pâli elle aussi.

« Aucune qui ait été signalée. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas eue, si cela a été fait proprement et en toute discrétion. Et puis il pouvait déjà avoir commencé à la constituer il y a bien longtemps, son armée. Et dis-moi, où sont passés les corps des Mangemorts décédés des suites de leurs blessures, lors des dernières Attaques ? Ceux d'Halloween, nous savons qu'ils ont été balancés non loin de chez eux, par un Mangemort ou l'autre et qu'ils ont été retrouvés. Mais les autres ? On n'en a pas retrouvé un seul à notre connaissance. Or, c'est à Lucius que Voldemort a confié la tâche de s'occuper d'évacuer les cadavres, dès lors où il a repris place auprès de lui. Et tu sais bien que Lucius a répercuté l'ordre à… à deux Mangemorts auxquels il a donné des instructions précises. Et depuis, ce sont toujours eux, qui se chargent d'évacuer les cadavres du Manoir. » répond Ron, dont nous devinons tous, qu'il a fait son max pour ne pas prononcer les noms des pères de Greg et Vincent.

« Oui, la première fois, Lucius leur a dit de venir le rejoindre avec les corps. Et sur place, il a dû leur donner l'ordre, de dorénavant toujours amener les prochains au même endroit. » acquiesce cette fois Hermione, yeux plissés sur la réflexion.

Un silence de plomb tombe dans l'hémicycle. Et je me doute que tout le monde se demande, combien de Mangemorts sont décédés des suites de leurs blessures au Manoir.

« Sans compter ceux qui sont morts lors des différentes attaques en Europe et que Lucius a très bien pu récupérer ou faire récupérer, avant de lever le camp. Il y a eu des disparus aussi en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg, parmi les victimes des attaques éclairs et jamais un cadavre de Mangemort n'a été retrouvé. Il devait pourtant y en avoir quelques-uns, étant donné la forte riposte qu'ils ont essuyée à chaque fois. » murmure Bill, au bout d'un temps, comme s'il réfléchissait tout haut.

Mes cheveux se dressent sur ma tête. On avait parlé de la possibilité d'avoir à combattre un jour des Inferi. Et les jumeaux ont mis au point un Gadget Défensif dans cette perspective. Mais là, ça se concrétise.

Et je repense bien sûr à la Vision de Luna. Elle ne s'est pas produite encore. Mais elle peut le faire à tout moment.

« Oui. Sujet important, qui mérite bien que nous nous attardions dessus. Mais nous pourrons le faire lors de la prochaine Réunion. Pour l'heure, nous avons une priorité à examiner, alors revenons à Greg. » déclare soudainement Harry, brisant le silence avec fermeté et ses yeux allant se fixer sur King et Arthur pour ajouter : « Alastor a raison. Nous avons fait bien pire, que trafiquer un registre et un dossier, pour expliquer l'assassinat des enfants à Priest Hole Manor. Et au moins, nous pourrons officialiser la mort de Pettigrew. Par ailleurs, que sa mort se soit produite par morsure de serpent, peut tout à fait être exploité et nous n'aurions pas à toucher à son cadavre. Pas plus qu'à mettre en scène celui de Greg d'ailleurs. Parce que j'ai une idée qui convient parfaitement. »

Arthur et King échangent un regard. Puis ils hochent la tête. Et chacun suit leur avis, tout scrupule déposé au vestiaire.

« Très bien. Voilà la version que je propose : Hermione et Ron, vous étiez en Mission cette nuit. De ce fait, j'ai souhaité passer la soirée avec Draco et Théo et comme ils ne se déplacent jamais sans Garde du Corps, Blaise et Greg les ont accompagnés. Greg étant fatigué, il est allé se reposer dans ta chambre d'ami, Hermione, tandis que Draco, Théo, Blaise et moi-même, nous discutions dans le salon. C'est là, que Pettigrew est arrivé sous sa forme de rat. Il a attendu le bon moment, pour nous surprendre. C'est arrivé, quand Blaise est allé prendre une douche, laissant ainsi par la force des choses, sa Baguette à disposition du premier venu dans la Salle de Bains. Pettigrew a donc profité de cette opportunité, pour reprendre forme humaine, piquer la Baguette de Blaise et le neutraliser. Et après, il nous a eu comme des cons Draco et moi-même, en prenant Théo en otage, lorsque celui-ci s'est rendu aux toilettes qui se trouvent juste à côté de la Salle de Bains. Il nous a proprement ligotés, Draco et moi, après avoir pris soin de nous dire de jeter nos Baguettes à l'autre bout de la pièce et il s'apprêtait à simplement assommer Théo, car il voulait laisser un témoin qui puisse confirmer que c'est bien lui qui a accompli l'exploit de nous maîtriser Draco et moi-même, pour nous enlever. Il voulait son nom dans le journal et nous l'a bien précisé. Cependant, Greg, dont il ignorait la présence, est venu jouer les mouches du coche dans son projet. Echange de Sortilèges et Maléfices. Greg avait largement le dessus. Pettigrew le comprenant, a expulsé Théo vers Greg. Puis il a jeté un Maléfice qui aurait tué Théo, si Greg ne s'était pas précipité pour le faire tomber, se prenant le Maléfice à sa place. Greg est donc mort d'un Avada en sauvant la vie de Théo, qui a été assommé et ligoté pour de bon, cette fois. Puis Pettigrew s'apprêtait à nous emmener, Draco et moi-même, en toute tranquillité, mais pendant la bagarre, un vivarium contenant le Taïpan du Désert de Bletchley, a été cassé. Et à cause des fracas des Sorts échangés, Pettigrew ne s'est pas aperçu que j'ai demandé de l'aide en Fourchelang au serpent. Il s'est fait mordre au cou, alors qu'il se penchait pour ramasser les Baguettes sur le sol. Fin de Pettigrew et de cette affaire, au cours de laquelle Greg a malheureusement laissé sa vie. » explique Harry, que j'ai sincèrement envie d'applaudir.

Car son scénario met bien, vraiment bien Greg en valeur.

« Scénario très bien ficelée. » commente King, avant de demander : « Mais personne n'a rien entendu ? »

« A part les gars et filles du Comité, personne ne sait exactement où se trouvent nos Appartements, qui sont très bien insonorisés. Et puis, cela s'est produit au cœur de la nuit, entre 02H30 et 03H30, quand tout le monde dort profondément, n'est-ce pas ? Alors non. Personne n'a entendu. » répond Harry, qui ajoute, sur un soupir : « On n'est même pas obligé de préciser que Greg a été tué par un Avada. Il suffit tout simplement de dire qu'il est mort pendant la bagarre, en sauvant la vie de Théo. Et par la même occasion, celle de Draco et la mienne. Car nous savons bien, ce que Voldemort aurait fait avec nous, n'est-ce pas ? »

Oui, cela rend tout à fait justice à Greg. Comme dans la réalité, il aura sauvé trois vies, en donnant la sienne. Et tout le monde lève la main sans hésiter, pour adopter ce scénario.

« Bien, c'est donc ce que nous raconterons. Greg recevra les honneurs qui lui sont dus et une médaille de l'Ordre de Merlin de Première Classe lui sera décernée, à titre posthume, n'est-ce pas Arthur ? » conclut le professeur Dumbledore.

« Et cette Médaille, sera accroché sous la photo de Greg, dans la Salle des Trophées de Poudlard. A la place des récompenses reçues par Jedusor. Il ne les méritait pas et il est plus que temps, que cela soit rectifié. » ajoute Harry, avec détermination, après la réponse positive d'Arthur, son regard fixé sur le professeur Dumbledore qui approuve du chef, mais n'a pas le temps de s'exprimer à ce propos, comme il souhaitait de toute évidence le faire.

« Quoi ! Voldemort a donc reçu des récompenses, qui sont à l'honneur dans la Salle des Trophées de Poudlard ? Mais c'est scandaleux ! » s'exclame en effet Fleur, proprement offusquée;

« Ouais… Il a reçu la Médaille du Mérite Magique et un Ecusson pour Service Rendu à l'Ecole. Et comme dit Harry, il ne les méritait pas. Il n'a cessé de trahir Magie Mère et ses accusations contre Hagrid étaient fausses. Alors oui, il est plus que temps qu'on les enlève et qu'on les détruise définitivement. » répond Ron, aussi déterminé que Harry.

« Je suis tout à fait d'accord, pour que l'héroïsme de Gregory Goyle perdure dans la mémoire de Poudlard, dans la section Serpentard de la Salle des Trophées, en lieu et place des récompenses non méritées de Tom Jedusor.» déclare illico le professeur Dumbledore, avec un regard fermement décidé.

Attristé aussi. La perte de Greg lui est cruelle, comme à nous tous.

« Je pense que Messire Salazar en sera très satisfait. » commente Pa, à l'approbation générale.

Puis Hugh demande où et quand auront lieu les obsèques de Greg.

« Elles auront lieu cet après-midi, à Poudlard. Ainsi, tous les élèves du Comité pourront y assister, sans que cela pose souci. Mais il reste à décider, où nous allons déposer l'urne funéraire de Gregory. » répond le professeur Dumbledore, qui a à peine fini de parler, que la réponse fuse, nette et claire.

« Priest Hole Manor. Il n'y a qu'à ouvrir ses portes à tous les gars et filles du Comité, comme c'est déjà fait pour les Membres de l'Ordre. Après la guerre, cela deviendra une Ecole. Et puis, un de ces jours, on élèvera une Statue dans le Parc : la Statue du Chevalier Greg. Les gosses seront heureux de jouer autour ou d'étudier à son pied, pour profiter de la fraîcheur de son ombre, quand il fera grand soleil et chaud. Et Greg sera content d'avoir leur compagnie. » déclare Blaise, se tournant vers Vincent pour demander : « Tu te sens capable de la sculpter cette Statue ? »

Vincent acquiesce d'un simple hochement de tête, le regard mouillé.

Et je ne doute pas, qu'il mettra tout son cœur et son talent, à sculpter la statue de notre ami.

OoOoOoO

Acte 2 : Urgente Mission

Ron

La petite fête qui a suivi les obsèques de Greg est terminée. Elle a été mêlée de tristesse, mais aussi de rires, de chansons et de danses, comme le souhaitait notre ami. Et bien sûr, nous avons également ouvert ses cadeaux, comme il le voulait. Ce qui fût un grand moment d'émotion, bien sûr.

Maintenant, Harry vient de partir avec Nally et Severus. Et moi, je vais prendre une douche, puis je ferai un saut au QG, afin de vérifier quelque petites choses, dans les comptes rendus des écoutes du Collier de Voldemort. Ensuite, si je le peux, j'irai voir mon petit bonhomme.

Mais avant, où vais-je mettre le cadeau que m'a fait Greg ?

C'est un petit ours en peluche avec une gueule sympa et un gros cœur en tissu rouge, cousu sur la poitrine. J'ai tout de suite pensé à toi en le voyant sur le catalogue, parce qu'il est comme toi, il a un grand cœur et il sait consoler les chagrins des enfants, était-il entre autre, écrit sur la carte qui l'accompagnait.

Putain ! Une sacrée émotion que ça m'a filé encore. Le nounours et la carte.

Sûr qu'il a su les choisir Greg, ses cadeaux et rédiger ses petites cartes aussi. Il nous a vraiment tous bien observés et nous connaissait beaucoup mieux que nous le connaissions lui.

Bon, alors, où vais-je mettre mon petit ours en peluche, pour être sûr qu'il ne soit pas abîmé.

Ah ! Je sais ! La bibliothèque. Il y a un Sortilège Anti Poussière dessus. Il sera bien là. La carte aussi. Elle ne pourra pas se perdre, ni s'abîmer.

Allez, maintenant, à la douche. Je la prends, dans le brouillard complet de mes pensées. Et c'est aussi dans un automatisme, que je me rends jusqu'au QG de Londres, me secouant la tête devant la porte de la Base, pour me dégager l'esprit.

Il faut qu'il soit clair, pour faire ce que j'ai à faire maintenant.

« Des nouvelles fraîches ? » demande-je, en pénétrant dans la Base, après avoir rapidement salué Dedalus et Dudley.

« Non, rien de neuf. Voldemort est plongé dans ses traductions depuis ce matin. Comme prévu, il n'a pas trouvé encore la clef, qui lui permettrait de tout déchiffrer correctement. Mais il persiste dans ses efforts, comme un bon élève studieux. » répond Dedalus, en relevant le nez de son journal.

« Il semble s'impatienter aussi. Il regarde de plus en plus souvent l'heure. » complète Dudley, à l'approbation de Dedalus.

« Oui bien sûr. Il comptait sur un prompt retour de son chien, avec des éléments nouveaux, permettant de partir au plus vite à la chasse au Trésor et ça commence à le défriser, que Yaxley ne rentre pas aussi promptement qu'il l'escomptait. » souris-je, satisfait quant à moi.

Nous avons décidé de faire lambiner un peu l'affaire, histoire que les Protections se mettent en place en Europe, avant le retour de Yaxley, afin qu'il puisse confirmer que les frontières sont étroitement fermées, mais qu'il réside bien quelques failles dans le système.

Yaxley ne reviendra donc pas avant mercredi, dans l'après-midi.

« Oui. Et pas de chance pour Lucius, car d'après la Suède, il espérait avoir rapidement réponse à sa lettre, mais il l'a attendu, durant des heures dans la journée d'hier et cette nuit, caché non loin de l'Hôtel Particulier de la Ministre Suédoise. Il est rentré chez lui au milieu de la nuit, frigorifié et fort dépité. Mais le Hibou de Majlis n'est pas prêt de lui arriver encore. Il a été lâché à l'heure convenue, selon la Base de Peterhead dont j'ai reçu un message il y a… » répond Dedalus, consultant rapidement sa montre, avant de compléter : «… deux heures et neuf minutes tout juste. »

« Il ne parviendra donc pas avant ce soir, comme nous le souhaitions. Et comme il y aura encore des blancs à combler, puisque Majlis va lui annoncer que Sören n'était pas disponible pour lui donner les détails manquants, mais qu'elle les aura demain soir et les lui fera parvenir dès que possible, voilà qui va drôlement le contrarier également. Vraiment, ce n'est pas drôle pour Lucius. Il ne pourra pas baiser sa nouvelle petite pute comme il le voudrait, au risque de se faire surprendre par Yaxley. » commente-je, en commençant à farfouiller dans les registres de comptes rendus, pour sélectionner ceux qui m'intéressent.

Et grimaçant fortement de dégoût. Qu'Astérion Thorpe se fasse défoncer le cul par Lucius, je m'en fous complètement. Mais la pensée que Lucius l'encule ou se fait sucer en l'appelant fils, et que le sale petit pervers le supplie de ramoner son cul bien profond en l'appelant père, me donne vraiment envie de vomir. Et j'espère que Lee a vu juste, que Lucius ne s'imagine pas qu'il baise Draco. Mais qu'il reproduit seulement ce qu'il a vécu avec Voldemort il y a vingt-sept ans, en allant un peu plus loin que ce qu'il a osé faire lui-même, à cette époque.

« Penses-tu ! A peine rentré chez lui cette nuit, Lucius a concocté un plan pour être tranquille de ce côté-là. Et dès potron-minet, il a envoyé Yaxley délivrer des messages en main propre, à quelques-uns de ses contacts Suédois, Norvégiens et Danois, précisant qu'il disposait de sa journée pour le faire. Et il lui a suggéré, s'il ne savait comment occuper agréablement son temps libre, de se rendre en dernier lieu à une certaine adresse, précisant que la fille du type, une jeune et jolie veuve, avait un sens aigu de l'hospitalité et ne manquerait certainement pas de lui proposer de plaisantes distractions, en attendant que son père soit de retour de son travail, vers les dix-neuf heures. Et Yaxley a indiqué d'un ton satisfait, que c'est avec plaisir qu'il suivrait ce judicieux conseil. » explique Dedalus, avec une moue de dégoût.

« Ouais. En clair, Lucius a indiqué à Yaxley l'adresse d'une chaudasse, pour s'assurer qu'il ne rentre pas trop tôt et être libre lui-même, de disposer comme il l'entend, du corps de sa petite pute pendant la journée, à défaut d'avoir pu le faire durant la nuit. » conclus-je, sous le hochement de tête de Dedalus et Dudley.

« Exactement. Mais bon, on ne va pas se tracasser avec ça. On a d'autres choses à penser. Car m'est avis qu'on risque un beau petit coup de colère à la Gentilhommière, quand Voldemort recevra l'Editorial de la Gazette, ce soir. » répond Dedalus, en tapotant sur l'article qu'il était en train de lire à mon arrivée.

Ah oui, l'Editorial. C'est vrai qu'il va non seulement annoncer la mort de Greg, mais également celle de Pettigrew et son soi-disant échec à enlever Draco et Harry.

« Je suis assez d'accord. Mais ça ne devrait pas péter en dehors de la Gentilhommière. » réponds-je, totalement convaincu de ce que j'avance, en m'installant devant la table avec les registres.

Et je me plonge dans la consultation des comptes rendus, allant directement aux dates qui m'intéressent, prenant note de quelques-unes d'entre-elles, puis effectuant des recoupements qui tendent à confirmer mon hypothèse de ce matin : à chaque fois que de graves interférences ont eu lieu, il y avait eu une attaque dans les quelques jours précédents, que ce soit au Royaume Uni ou en Europe.

Putain, il faut vraiment qu'on trouve, où Voldemort a planqué sa petite armée de corps profanés.

Et je pense en frissonnant à Percy. Heureux, que sa dépouille ait été incinérée.

Et je pense aussi à tous les amis, les Aurors et Tireurs de Baguette morts au combat. A toutes les innocentes victimes de Dublin et Pré Au Lard.

Bordel. Ça fait un paquet de morts. Et certainement très peu ont été incinérés. Quasiment seuls les Membres de l'Ordre choisissent l'incinération, justement pour éviter la profanation de leur dépouille, par des Mangemorts revanchards qui souhaiteraient se venger sur eux, pour une raison quelconque, ou simplement passer leur temps. Pour le reste du Monde Sorcier, il est plutôt de coutume de préserver les corps le plus longtemps possible, de la dégradation du temps, grâce à des Sortilèges de Conservation.

Ce que Voldemort ne manque pas de savoir bien sûr. Et cet immonde salopard a dû s'en réjouir et en profiter. Oui, c'est ce qu'il a fait, j'en suis certain tout à coup.

Putain de salopard ! Il faut vérifier tous les cimetières dans lesquels sont enterrées les victimes. Car je suis sûr, que de nombreux corps ont été volés, avant d'être si terriblement profanés, pour grossir son armée d'Inferi.

« Ça ne va pas Ron ? » me demande soudainement Dudley, d'un ton inquiet.

« Non, ça ne va pas. J'ai le sang glacé. » réponds-je, la gorge terriblement nouée.

« J'te sers un thé bien chaud ! » décide Dudley en s'empressant de se lever.

Mais je l'arrête d'une main sur l'épaule.

« Le thé ne me réchauffera pas, Dud. Compose plutôt un message d'appel sur le Bipper, demandant à tous les Membres de l'Ordre disponibles, de venir immédiatement ici. Rendez-vous dans le Grenier. Précise qu'il ne s'agit pas d'une Attaque, mais d'une Mission urgente. » déclare-je, avant de demander à Dedalus d'envoyer le message, dès que Dudley aura fini de le composer.

Puis je me lève de ma chauffeuse, pour aller prendre une carte du Royaume Uni dans l'armoire de stockage. Il faut quadriller le terrain, s'organiser pour aller au plus vite.

« Que se passe-t-il, Ron ? A quoi penses-tu ? » demande Dedalus, avec une vive inquiétude, avant d'envoyer le message que Dudley a déjà terminé de composer.

Je savais bien qu'il serait beaucoup plus rapide que Dedalus, pour le faire.

« Je pense que Voldemort se constitue une très grosse armée d'Inferi. Et je veux que l'on vérifie si j'ai vu juste, en allant s'assurer si oui ou non, des corps ont été volés. Je vais donc envoyer tous les Membres de l'Ordre disponibles, vérifier les cimetières où ont été enterré,s les corps des victimes des dernières Attaques. » réponds-je, hâtivement, avant de me diriger vers la porte de la Base, pour rejoindre le grenier.

« Attends. J'ai quelque chose qui peut faciliter la tâche des gars et filles. » déclare Dedalus, qui a considérablement pâli à ma réponse, en tendant la main vers l'un de ses dossiers personnels, qu'il ouvre en expliquant : « J'ai répertorié tous les cimetières et fait la liste des victimes de cette guerre, qui sont enterrés dans chacun, parce que je me suis dit, qu'après la guerre, ce sera utile, si on décide d'élever une plaque commémorative au Ministère. »

Et il sélectionne un Parchemin plié, soigneusement rangé parmi d'autres dans son dossier, avant de me le tendre.

« Riche idée. » réponds-je, prenant le Parchemin, que je joins à la carte sous mon bras, avant de saisir une poignée de Parchemins vierges, un encrier et une plume.

Et je monte au grenier. Expliquant rapidement l'affaire à la grosse vingtaine de Membres de l'Ordre, qui a pu répondre à l'appel. A son habitude, Dedalus a vraiment bien fait les choses. Il y a les coordonnées de Transplanage de chaque cimetière sur sa liste et il est également précisé dans quelles allées se trouvent les tombes des victimes.

Le terrain à couvrir est donc vite quadrillé et chacun repart avec sa liste de noms, promettant de faire au plus vite, pour me ramener les résultats de la vérification.

Et moi, je repars dans la Base d'Espionnage, en attendant leur retour, me rongeant les ongles et réfléchissant encore, cherchant où Voldemort pourrait bien garder son armée d'Inferi. Il faut que ce soit un lieu isolé, dans un milieu favorable à la conservation des corps. Le mieux serait une caverne souterraine, fraîche et assez grande pour les garder tous ensemble.

Il faut aussi, qu'il y ait quelqu'un sur place. Les Sorts de Conservations ne sont pas les mêmes, pour les corps enfermés dans un cercueil et ceux laissés à l'air libre. Et ils durent moins longtemps. Il faut donc quelqu'un pour assurer leur renouvellement, durant un temps plus ou moins long, avant que Voldemort vienne profaner les corps, avec sa saloperie de Magie Noire. Quelqu'un qui soit aussi allé les voler dans les cimetières, si j'ai vu juste. Quelqu'un que Voldemort aura lié à son armée et qui pourra la mener à son ordre, quand il veut et où il veut, sans même que l'affreux soit obligé de se déplacer lui-même.

Qui cela peut-il être ?

Je reprends ma liste de dates en main. Et je me dis qu'elle n'est pas complète. Il n'y a dessus, que les dates en lien avec les Ecoutes du Collier. Mais Voldemort a aussi quitté à plusieurs reprises le Manoir, pendant un assez bon moment, avant d'entrer en possession du Collier.

Alors je reprends les registres, demandant à Dedalus de me donner un coup de main, pour répertorier de nouvelles dates. Puis il me prend l'idée de faire la même chose, concernant Lucius.

Et quand je compare les deux listes, quelque chose me saute à la figure.

« Lucius n'a plus quitté le Manoir, sans que l'on sache ce qu'il trafiquait, depuis la deuxième semaine de Janvier. » murmure-je, le pif frétillant.

Une date me vient en tête : le 14 Janvier. Le jour où Harry s'est évadé de Priest Hole Manor. Mais aussi le jour où les Mangemorts d'Azkaban se sont également évadés.

« Dedalus, toi qui a des listes pour tout, file-moi ce que tu as en lien avec l'évasion des Mangemorts, le 14 janvier, tu veux bien ? » demande-je, une idée prenant corps dans ma tête.

Dedalus farfouille aussi sec dans ses dossiers, pour extraire les listes demandées.

Mangemorts qui ont regagné le Manoir. Ceux dont nous sommes certains qu'ils sont morts. Et enfin, les perdus de vue, dont nous avons supposé qu'ils sont tombés dans l'eau glacée et sont morts noyés, sans que leur corps refasse jamais surface : Raymond et Antonin Flint, père et frère de Marcus, Florian Travers, le cousin de Gil et Rowle Thorfinn.

Des instructions ont très bien pu leur être laissées à tous les quatre, au cours de l'évasion, pour qu'ils se rendent dans un endroit précis, au lieu de rentrer au Manoir. Peut-être même avant l'évasion. Oui, Voldemort a très bien pu leur donner des ordres, au travers de leur marque, bien avant leur évasion déjà.

« Ron, regarde. Rabastan Lestrange vient d'arriver et il a l'air pressé. » attire soudainement mon attention Dudley.

Je me tourne vers les Ecrans. Rabastan remonte effectivement l'allée de la Gentilhommière à toute allure. Il laisse cependant son Balai auprès de la porte d'entrée, avant de courir vers les quartiers de son Maître, pas trop inquiet de déranger Voldemort semble-t-il, bien que celui-ci l'invite à entrer, du ton de celui qui est ennuyé de l'être.

o-o-o

« Je suis désolé de vous déranger, Monseigneur. Mais Lucius a ordonné à Crabbe et Goyle de s'adresser à moi en son absence et Crabbe est venu m'apporter ce message pour vous. J'ai jugé nécessaire de vous l'apporter en toute urgence. » déclare Rabastan, agenouillé et tête baissée, marquant bien son essoufflement et sortant un Parchemin scellé de sa poche, pour le tendre à son Maître.

o-o-o

Mouais… Il est surtout désireux de lui montrer combien il lui est dévoué, espérant ainsi gagner le droit de venir résider ici. Il n'y a qu'à le voir forcer son essoufflement, pour en être convaincu , me dis-je, tandis que l'affreux remercie Rabastan d'avoir fait diligence et l'invite à se servir un thé.

Mes poils se hérissent soudainement.

Putain, j'avais oublié ! Merde ! L'affreux va apprendre deux mauvaises nouvelles d'affiler ce soir ! Et maintenant, je pense que j'avais tort d'être confiant et de penser qu'on n'avait pas de mouron à nous faire, car certes Voldemort serait contrarié en apprenant la mort de Pettigrew, mais que ce dernier ne revêtait pas assez d'importance à ses yeux, pour qu'il se jette dans une Attaque en représailles.

Oui. Ça pourrait faire du vilain, la nouvelle qu'apporte Rabastan, me dis-je, les yeux rivés sur l'affreux. La nouvelle de la mort de Pettigrew, ajoutera encore à sa rage vengeresse.

o-o-o

Il casse le sceau et déroule le Parchemin, ses yeux courant sur les quelques lignes et flamboyant aussitôt de vive colère.

« Les descendants de Nyle Lane et les Malfoy renégats ! » crache-t-il, sifflant bas entre ses dents serrées, le Parchemin s'enflammant aussitôt entre ses doigts.

o-o-o

Il vient donc bien d'apprendre comme je le soupçonnais fort, que les œufs de Bestioles sont cuits et qu'il va être privé de ses Adorables Diablotins.

o-o-o

« Pardon, Monseigneur ? » réagit vivement Rabastan, qui lui tournait le dos pour se servir son thé, tandis que l'affreux écrase tout aussi vivement le message entre ses deux mains, redoutant sans doute qu'un morceau enflammé, tombe sur son précieux faux Livre des Origines.

A peine a-t-il fini de parler, Rabastan se raidit et se retourne avec une prudente lenteur, se maudissant sans doute d'avoir réagi si spontanément, alors que son Maître est clairement contrarié par la nouvelle qu'il vient d'apporter. Il doit surtout redouter d'en essuyer les foudres et regretter finalement de n'avoir pas envoyé quelqu'un d'autre, pour porter le message.

Mais Voldemort ne prête pas attention à lui. Ses yeux flamboyant de fureur sont fixes, ses naseaux fument et ses poings se crispent.

o-o-o

C'est bien ce que je pensais. Avoir cuit les œufs, ne sera pas sans conséquence.

« Préviens le Terrier, par radio, Dudley. Que tout le monde parte immédiatement au Village des Elfes, avec armes et bagages. Et qu'on prévienne les Fées aussi, qu'elles aillent se mettre à l'abri, loin de la maison et du petit bois. Même chose pour les Gnomes et la Goule. Et qu'on emmène également Buck et Cunégonde. » demande-je, en jetant le Sortilège qui active la radio, sur la fréquence du Terrier.

« Tu penses donc qu'il va aller là-bas ? » interroge Dedalus, tandis que Dudley s'exécute tout de suite.

« A sa place, je ne le ferai pas. Il s'est pris une trop grosse claque les deux dernières fois qu'il y est venu. Mais avec lui, on ne sait jamais. Dans sa colère il pourrait persister, se dire que cette fois, c'est impossible qu'on l'attende et qu'on soit prêt à le recevoir. » réponds-je, en regardant la colère de l'affreux monter de plus en plus.

Et Rabastan regretter de plus en plus aussi, d'être venu lui-même apporter le message. Il se fait tout petit maintenant. Se reculant prudemment du champ de vision de son Maître.

« Tu veux que je prévienne tout le monde d'aller là-bas ? » demande Dedalus, la main déjà sur le Bipper d'appel général.

Je réfléchis à toute berzingue. Harry n'est pas là, pour contrer l'affreux. Et puis, s'il débarque et que nous sommes là à l'attendre, il pourrait foutre le camp aussitôt, pour attaquer ailleurs, n'importe où en Grande Bretagne. Et ça ferait de nombreuses victimes innocentes, assurément.

« Ça me fait mal au bide de dire ça, mais non, Dedalus. » réponds-je donc, les tripes tordues.

« Bon sang, Ron ! C'est le Terrier, quoi ! C'est la maison où tu es né ! » réagit Dedalus, effaré par ma réponse.

« Je sais Dedalus. Tout le monde aime le Terrier et je te dis que ça me tord le bide. Mais anéantir le Terrier, ça suffira peut-être à faire retomber sa colère, sans qu'on ait à déplorer de victime nulle part. Et les parents seront d'accord avec ça. Les Fées aussi, j'en suis sûr. Et aussitôt qu'il sera parti, on le reconstruira tous ensemble le Terrier, avec mes frères, Papa et Maman. » réponds-je, la poitrine étroite et le souffle un peu court.

Je croise les doigts pour avoir raison, à propos d'éviter des victimes. Pour le reste, je sais que j'ai raison, même pour les Fées. Mais je commence aussi à avoir les mains de plus en plus moites, d'attendre la réaction de l'affreux.

Elle tarde trop à mon goût cette réaction.

« En revanche, mets tout le monde en alerte, au cas où il se décide à attaquer ailleurs. Et que l'ensemble du réseau soit prêt, à situer au plus rapidement où ça se passe. » enchaîne-je donc, sous le hochement de tête de Dedalus, qui s'empresse de composer le message.

« J'ai eu ta mère, Ron. Tout le monde sera parti dans moins de trois minutes. Et Mondingus va venir préparer un hôpital de secours ici, en espérant que ce sera inutile. » déclare ensuite Dudley, en reprenant place devant les Ecrans.

Je hoche la tête, pour indiquer que j'ai entendu. Et j'entends déjà aussi les pas de Mondingus, monter quatre à quatre l'escalier.

o-o-o

« Retourne au Manoir Rabastan ! Et rejoins-moi aux grilles dans cinq minutes, avec une vingtaine d'hommes ! » aboie soudainement l'affreux, d'un ton très sec.

Rabastan ne se le fait pas dire deux fois. Il sort précipitamment, soulagé visiblement de ne pas recevoir une correction, pour avoir été le porteur de mauvaise nouvelle. Il bouscule au passage Randy Bletchley, qui apporte l'Editorial Spécial que la Gazette a décidé de publier, pour rapporter les soi-disant évènements survenus la nuit dernière à Poudlard.

Oh non. Ça ne va pas ajouter à la bonne humeur de l'affreux, ça.

Et Randy Bletchley, qui a compris en voyant l'empressement de Rabastan, que cela risque d'être chaud pour ses fesses, retient son souffle, lorsque l'affreux ouvre la porte de son salon, son visage exprimant son évidente intention de partir en expédition punitive. Le regard de Voldemort flamboie davantage encore, lorsqu'il avise l'Editorial de la Gazette dans sa main et il se précipite sur Bletchley, pour le lui arracher, le déroulant illico presto, tout en rappelant Rabastan, qui s'empresse encore une fois d'obéir, restant cependant à distance respectueuse, dans l'attente des ordres.

Voldemort, narines palpitantes et regard flamboyant à tout va, lit tout l'article, consumé par une rage de plus en plus froide, avant de jeter la Gazette sur le sol.

Et sans crier gare, Bletchley se prend un Doloris en pleine poitrine. Le planton avec dans la foulée. Inutile de dire que Rabastan retient son souffle et s'attend à s'en recevoir un aussi.

Mais l'affreux se défoule sur Bletchley, puis le planton encore une fois, avant de retrouver un semblant de calme. Cependant, ses yeux flamboyants ne laissent aucun doute. Cela ne lui suffit pas.

« Va chercher quatre-vingt hommes, Rabastan ! Tenez-vous prêts à répondre à mon appel dans dix minutes ! » ordonne-t-il, en sifflant abruptement entre ses dents.

Rabastan acquiesce et il file en courant, tandis que l'affreux jette de nouveau un rapide Doloris sur Bletchley et le Planton, avant d'enjamber leur corps endoloris et gémissant, pour se hâter vers la porte.

Et comme je regrette maintenant. Non d'avoir cuit les œufs, mais d'avoir autrefois nargué Lucius avec ce message idiot, laissé sur la paroi de la Caverne du Diable. C'était une réaction puérile, que j'aurais dû contrôler. Maintenant Voldemort a pris cette provocation pour lui aussi.

Et ce sont des innocents qui vont en faire les frais. Car il est plus qu'évident maintenant à nos yeux, que détruire le Terrier ne suffira pas à Voldemort et Dedalus n'attend pas que je dise quoi que ce soit, pour lancer une alerte rouge générale.

Et pour comble, tandis que l'affreux vole sans Balai vers la grille de la Gentilhommière, Lee entre dans la Base, sans qu'il ait besoin de dire quoique ce soit, pour que je sache que j'ai vu juste et que tous les autres reviendront avec la même tête lugubre que lui.

Putain !

Foutue soirée !

Et foutue nuit en perspective…

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V