Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Réponse sur mon forum, aux commentaires de : - lion – Yzeute -
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Désolée de ce monstrueux retard. Des évènements de vie douloureux m'ont mise ko ces dernières semaines. Maintenant il faut que je gère cette page qui se tourne définitivement.
Quoi qu'il en soit, je vais tâcher de reprendre le rythme habituel de publication.
Bonne lecture du chapitre de ce soir
Bisous
Me-Violine
OoOoOoO
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Les Vilains Secrets de Cooper 2 / 4
Acte 2 : Le Fruit D'Un Viol
Ron
Que dire d'une telle révélation ?
Cooper, fils biologique de Voldemort. Jamais je n'aurais pensé à une chose pareille.
« Comment Voldemort peut-il avoir un fils, alors qu'il est homosexuel ? » réagit brusquement Nev, sourcils froncés sur la perplexité, cherchant la réponse en nous regardant à la ronde.
« Il est homosexuel et il n'aime pas baiser, ni même violer les femmes, c'est un fait ! Mais il ne répugne pas à violer des petites filles, ce putain de pédophile ! Et en l'occurrence, c'est ce qu'il a fait ! Il a violé une innocente gamine et elle s'est retrouvée enceinte de lui ! » assène Blaise, d'un ton sourdement coléreux, désignant la liasse de Parchemins qu'il tient en main, avant d'ajouter : « C'est le journal de cette enfant. Il s'agissait de la fille de James et Britney Cooper, Lisbeth, née le 27 septembre 1966. La petite a commencé à écrire son journal, sur les conseils de sa mère, pour laquelle c'était une tradition familiale, le jour où elle a été réglée pour la première fois, en décembre 1977. Mais si vous voulez savoir ce qu'il s'est passé, tenez, lisez vous-même ce qu'elle a écrit sur les trois dernières pages. Moi, je ne peux pas le faire à voix haute maintenant. »
Blaise se lève brusquement, en fourrant la liasse de Parchemins qu'il tenait serrée dans sa main, dans celle d'Hermione qui vient de le rejoindre. Et il s'éloigne un peu de la table, respirant à fond, pour tâcher de retrouver son calme.
La main d'Hermione tremble un peu, lorsqu'elle sépare les trois derniers feuillets de Parchemin des autres, tout en prenant place sur la chaise que Blaise vient de libérer.
« 22 juin 1978. Maman dit que je peux l'écrire dans mon journal, que ça va m'aider à aller mieux. Mais ça doit rester un secret aussi. Personne ne doit jamais savoir ce qui m'est arrivé. Si ça se sait, je serai certainement tuée par vous-savez-qui. Papa et maman aussi. J'ai beaucoup de chagrin et trop honte aussi, mais je ne veux pas mourir quand même. Vous-savez-qui m'a fait du mal la nuit dernière. Et il a dit qu'on devait être heureux parce qu'il ne m'a pas tuée. Je devine bien qu'il ne l'a pas fait parce qu'il a trop besoin de papa. Je ne sais pas ce qu'il veut de papa mais il a trop besoin de lui. Alors il m'a fait du mal pour l'obliger à faire ce qu'il veut et se taire. Je n'en veux pas à papa, ni à maman. Je sais bien qu'ils m'aiment et qu'ils ne voulaient pas qu'il me fasse du mal. Ils criaient et pleuraient tous les deux pendant qu'il le faisait. Et je sais qu'ils seraient venus à mon secours si la femme masquée ne les avait pas empêchés de le faire. Et quand il a arrêté de me faire du mal avant de partir, il nous a dit à papa, maman et moi, que si papa ne faisait pas ce qu'il veut et que si on racontait à quelqu'un ce qu'il m'a fait cette nuit, il reviendrait avec des hommes masqués qui me feront tous la même chose que ce qu'il m'a fait, avant de nous tuer tous les trois. Papa m'a promis que ça n'arrivera pas. Qu'il va faire ce que vous-savez-qui veut et qu'après on partira très loin, pour qu'il ne nous retrouve jamais. Mais j'ai très peur qu'il revienne, avec des hommes masqués, avant qu'on soit partis. Et qu'il recommence à me faire du mal. Qu'ils me fassent tous du mal.
03 Août 1978 : Papa a tenu sa promesse. Nous sommes en France, chez une vieille cousine éloignée de maman depuis trois semaines. Elle est Cracmolle et elle vit dans une maison à l'écart dans des montagnes où on ne risque pas de rencontrer des Sorciers. Je ne l'ai pas écrit avan, parce que je n'aime plus écrire dans mon journal comme j'aimais bien le faire avant. Mais maman dit que c'est important de garder des traces des moments importants de sa vie, même si ce ne sont pas des moments heureux. Elle dit aussi que ça peut aider de voir les choses d'une autre manière, plus tard quand on a grandi. Alors voilà, si j'écris aujourd'hui, c'est parce que c'est la deuxième fois que je n'ai pas eu mes règles. Alors maman a jeté un Sortilège sur mon ventre ce matin. Puis elle a pleuré et elle m'a dit que je vais avoir un bébé. Je ne veux pas avoir un bébé. Ça me fait peur. Maman aussi a peur. Elle avait peur depuis que vous-savez-qui m'a fait du mal, que ça m'arrive d'avoir un bébé. Je l'ai entendu le dire à sa vieille cousine. Moi aussi, j'ai peur. Je ne veux pas de ce bébé. Maman non plus. Je voudrais qu'on l'enlève de mon ventre, mais il parait que c'est trop dangereux d'essayer de faire ça, que je pourrais mourir si on le fait. Alors Maman a dit qu'on le donnera à l'assistance publique Moldue, comme sa cousine Alberte l'a conseillé. Sinon, à part ça, je fais toutes les nuits des cauchemars où vous savez-qui vient me faire du mal. C'est horrible. Et je me sens de plus en plus mal quand le soir commence à tomber, j'ai peur de m'endormir et de rêver encore à ça, ou qu'il revienne et recommence, avec d'autres hommes masqués. Et je me sens encore plus sale, même si je me lave toujours bien, comme maman m'a dit de le faire.
06 novembre 1978 : Il faut que je l'écrive parce que ça m'étouffe et que je ne veux pas en parler à maman. Elle a trop de chagrin pour moi déjà. Alors voilà, ce que je ne peux dire à personne, c'est que depuis que j'ai entendu Alberte, dire que ça arrivait, je rêve quelques fois en plus des cauchemars que je fais toujours, que le bébé est mort quand il vient au monde. Et dans mon rêve je suis très contente de ça. Mais tout de suite après, je me réveille et je sens qu'il est vivant dans mon ventre. Alors je pleure et je souhaite de toutes mes forces qu'il meure. Quelques fois je me dis même que s'il est vivant à la naissance, je le tuerai parce que je le déteste. En même temps j'ai honte de penser comme ça. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Il n'est pas encore né et il me fait déjà très peur et très mal, quand il me donne des coups de pieds très fort dans mon ventre. Je suis sûre qu'il sera aussi méchant que vous-savez-qui. Je suis sûr que c'est à cause de lui si je fais toujours des cauchemars. Avec son bébé qui pousse dans mon ventre, je ne peux pas oublier que vous-savez-qui m'a fait du mal et ne plus avoir peur qu'il recommence. Je sais que je ne devrais pas écrire des choses comme ça. Si on trouve mon journal et qu'on le lit, on pensera que je suis une méchante fille. Mais ce n'est pas vrai. Je ne suis pas méchante. J'ai juste peur et je suis fatiguée de ne pas bien dormir, d'avoir toujours mal au cœur quand j'essaye de manger un peu et de ne pas pouvoir sortir, ni avoir d'amies, ni pouvoir aller à l'école. Il y a des moments, où je préfèrerai être morte, que de vivre comme ça.
8 février 1979. Ma petite Lisbeth chérie a accouché prématurément la nuit dernière d'un petit garçon et elle est morte en couche. Elle était beaucoup trop jeune, trop frêle, trop fatiguée pour mettre un enfant au monde. Ma pauvre petite fille, était si pâle, si affaiblie, si malade pendant sa grossesse.
Jamais je n'oublierai les cris, les hurlements de ma pauvre Lisbeth, tandis que ce monstre violait son innocente intimité. Jamais je n'oublierai les rires, les ricanements mauvais et le plaisir que ce monstre prenait à faire du mal à ma petite fille. Et je hais cet enfant, fruit du viol et de la cruauté Il a pris les forces et la vie de mon bébé, ma si jolie et douce petite Lisbeth, pour les faire siennes.
Mais James, qui est lui aussi effondré par la perte de notre petite fille chérie, veut qu'on le garde malgré tout, parce qu'il est tout ce qu'il reste d'elle. Il dit également, qu'il ne faudra jamais que vous-savez-qui apprenne que notre fille a eu un fils de lui, qu'il faudra à jamais cacher cela, que jamais personne ne devra l'apprendre, pas même l'enfant. Il est allé le déclarer au Ministère à Paris, comme étant notre fils et il l'a appelé Franck. Je ferai tout ce que je peux, pour essayer de l'aimer, mais je ne sais pas si j'y parviendrai un jour. Peut-être, s'il ressemble à ma si chère et regrettée petite Lisbeth ?
C'est tout ce que je voulais dire. Je voulais écrire cela, pour clore le journal de ma petite fille chérie. Mais je n'écrirai plus dedans. Je vais le garder, le cacher quelque part pour lire plus tard ce qu'elle avait écrit avant ce funeste jour et ce qu'elle a écrit aussi après. Mais je n'écrirai plus dedans. Je n'écrirai même plus dans le mien. Je garderai désormais toutes mes pensées, soigneusement pour moi. » lit Hermione, d'une voix nouée d'émotions…
Tout le monde est chamboulé autour de la table.
Du lourd. Ouais, Blaise avait raison de dire que c'est du lourd. Surtout dans le genre douloureux. Putain, pauvre gosse ! J'avais déjà mille raisons de haïr Voldemort, ça m'en fait une de plus et qui pèse très lourd.
Et j'en veux d'autant plus à Franck Cooper aussi, d'être ce qu'il est aujourd'hui et d'avoir pris le parti de l'affreux.
« Bon, je peux comprendre qu'il n'ait pas été heureux d'apprendre la vérité, que sa vraie mère ne voulait pas de lui, qu'elle avait eu envie de le tuer à la naissance. Mais bon sang ! Ce n'était qu'une gosse, victime d'un viol ! Il devrait compatir à cela, au lieu de s'être allié à l'autre salopard ! » explose à demi Nev, se faisant le quasi écho de ma pensée.
« Ouais. Et avec un peu de jugeote, il aurait pu comprendre aussi, ce que sa grand-mère a ressenti quand il est né. Surtout que d'après ce que j'ai pu savoir, elle a finalement appris à l'aimer. Du moins, au travers de ce James a pu en dire, quand il était au Terrier, c'est ce que j'ai compris. Et lui aussi, il aime son fils… Enfin, son petit-fils. » renchérit Charly, en manipulant machinalement une petite cuillère entre ses doigts, les yeux dans le vague de ses réflexions.
« D'accord avec vous ! Et à sa place, c'est Voldemort qui ferait l'objet de ma rancœur. Et la complice qui était avec lui, la nuit où la petite a été violée. Bellatrix, bien entendu. Qui d'autre cela aurait-il pu être ? Alors je ne comprends pas comment il a pu s'allier à eux, en ayant connaissance de tout ça ! » intervient Draco, en désignant les Parchemins qu'Hermione a posés devant elle.
« A moins qu'il joue double jeu, tout seul dans son coin ? Qu'en réalité, son intention c'est de doubler et faire tomber l'affreux ? » propose Charly, lui-même dubitatif.
Comme nous, il cherche à comprendre comment Cooper a pu réagir à la lumière de telles révélations et il essaye d'envisager toutes les options possibles.
« Non. Voldemort le saurait s'il avait de telles intentions. Il l'aurait vu dans ses pensées, lorsqu'il le possède. Et puis, Monsieur Rusard nous a rapporté ce qu'il se disait un jour où il l'a entendu parler tout seul. Ses propos ne laissaient aucun doute sur son état d'esprit. Franck est un pur et dur Pro-Voldemort. Il est même plus que ça sans doute. Il doit comme lui, être né avec une pierre à la place du cœur, tirer gloire d'être un descendant de Serpentard et mépriser sa mère, d'être morte en couche… » refute Harry, sous mon hochement de tête approbateur, puis il soupire et ajoute, en direction d'Albus : « Saviez-vous que James Cooper avait eu une petite fille prénommée Lisbeth ? »
Albus se contente en premier lieu de hocher la tête négativement.
« Non, je l'ignorais. Tout comme j'ignore ce qu'il a pu faire autrefois pour Voldemort. Je ne me souviens pas qu'il se soit produit un évènement particulier, fin juin ou début juillet de 78, qui ait pu l'impliquer. Mais je l'avais perdu de vue, depuis qu'il avait quitté l'école. Je ne sais pas où il travaillait à l'époque, ni où il vivait. Par ailleurs, je suis surpris, que Voldemort ne l'ai pas tué, ainsi que toute sa famille, après avoir obtenu ce qu'il voulait de lui. Et je subodore bien sûr, que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. » répond Albus, visiblement en pleine interrogation à propos de tout ça.
« Je ne me souviens pas plus d'un évènement particulier à cette époque. Mais je finissais ma scolarité et bien que je l'aie rejoint début juillet, je n'ai eu vent de rien, qui ait impliqué James Cooper. Et nous savons tous qu'il ne porte pas la Marque. » soupire Severus, en passant une main lasse sur son visage.
« Nous n'avons pas encore informé James Cooper de ce qu'il en est à propos de Franck, mais cette fois il va falloir le faire. Il est le seul à pouvoir éclairer notre lanterne. Et nous devons aussi lui dire que Franck connaît la vérité sur sa naissance. Car, je ne pense pas qu'il le sache. » intervient ensuite Nally, qui soupire, avant d'ajouter : « A mes yeux, James est un homme foncièrement bon et simple, exactement comme tous ses voisins l'ont décrit après son arrestation lors de la nuit d'Halloween. Je ne l'ai pas senti le moins du monde torturé par un quelconque noir secret, ni par le moindre chagrin autre que celui de la perte de son épouse. Il était effaré d'avoir été mis sous Imperium et d'être allé attaquer le Terrier. Il ne comprenait pas pourquoi on leur avait fait ça, à son épouse et lui-même. Et je me demande maintenant, dans quelle mesure sa mémoire n'a pas été modifiée, afin qu'il oublie certaines vérités. »
« Modifiée par Franck ? » demande-je, en fronçant les sourcils…
« Par lui, oui. Ou par Voldemort lui-même, peut-être. Je ne sais pas. Nous en saurons peut-être davantage, en lisant le journal de Franck Cooper. » répond Nally, en effectuant un geste vers la théière, pour la faire venir à elle.
Elle s'en sert une tasse et en propose à la ronde. J'accepte avec plaisir d'un signe de tête, comme pas mal d'entre nous.
La nuit va être longue. La journée de demain aussi.
« Qu'est-ce que c'est, ce paquet de photos ? » demande soudainement Charly, en désignant les clichés posés quasi en face de Harry.
« Nous avons croisé Colin, alors je suppose que ce sont des photos de la planque de Cooper. » répond Harry, fronçant cependant les sourcils aussi sec, avant d'ajouter : « Quoi que ça me semble faire un sacré paquet, pour que ce soit seulement ça. »
Et il allonge le bras pour prendre les photos, tandis que je chope du coin de l'œil une brève réaction de Ginny. Un léger soupir.
« Quoi ? » demande-je vers ma petite sœur, avant de jeter un très rapide coup d'œil sur la première des photos que Harry a ramenées vers lui.
Ça me semble bien être l'antre secret de Cooper à première vue.
« J'aurais préféré qu'on aborde ce sujet en dernier. » répond ma frangine, sur un haussement d'épaule, avant de poursuivre : « Colin a bien pris des photos de la planque de Cooper, mais également de photographies qu'il a dissimulées dedans. J'ignore ce qu'elles représentent et je ne suis pas certaine de vouloir le savoir. Ceci dit, il y avait parmi tous ces clichés, des montages que Colin n'a pas dupliqués, par égard pour Luna et moi-même. »
Je plisse aussi sec les yeux. Et Charly, qui a pris place face à moi, fixe également Ginny d'un œil, qui en dit long.
« Ce salopard a donc osé faire des montages cochons en utilisant des photos de ton visage et celui de Luna ? » demande-je, sentant la moutarde me monter au nez.
Chez Charly aussi, elle est brusquement montée, si j'en juge la couleur de ses oreilles.
« Oui. Mais je m'en fiche, ce n'est pas mon corps sur ces photos ! Et il peut fantasmer autant qu'il veut sur moi, du moment qu'il n'essaye pas de me toucher avec ses sales pattes ! » répond Ginny, avec un regard qui me somme de ne pas m'occuper de cette affaire.
« Ouais. Tu es assez grande et Luna aussi, pour régler ça, quand viendra le moment où il sera possible de le faire. N'oublie seulement pas de nous appeler, si tu estimes que vous avez besoin d'un coup de main. » réponds-je, en nous désignant du pouce, Charly et moi-même.
« Bill et les jumeaux aussi ! » renchérit mon frangin, d'un ton contracté, avant de prendre sa tasse de thé et de la porter à ses lèvres.
« Désolé, mais si Ginny et Luna décident de régler cette affaire-là et qu'elles ont besoin d'aide pour le faire, il vous faudra prendre des tickets d'attente, les mecs ! Théo et moi-même sommes au premier rang des volontaires ! » déclare alors Nev, avec un regard sans réplique, sous le hochement de tête approbateur de Théo.
Ginny lève aussi sec les yeux au ciel.
« Sauf si ces montages se mettaient soudainement à circuler dans Poudlard ou ailleurs, il n'y a pas d'affaire à régler, Nev ! Tu le sais, nous en avons parlé tout à l'heure déjà. Comme je l'ai dit aussi à cette occasion, ce n'est certainement pas le pire que Cooper ait fait, et encore moins le pire de ce qu'il projette faire. Alors ne parlons plus de ces ridicules mauvais montages cochons dont il a besoin pour stimuler sa libido probablement plus que vacillante et faiblarde ! Passons plutôt à la suite, qui sera certainement plus intéressante et instructive ! » déclare-t-elle, avec autorité…
« Ginny a raison. Ce n'est certainement pas plaisant pour elle et quant à moi je n'apprécierais pas plus, qu'il ait pu faire des montages pornographiques en usant de mon visage pour le faire. Mais tout comme elle, je me dirais qu'il y a beaucoup plus important et que cela ne vaut pas la peine de ressasser cette affaire, ni même d'y penser. Elle se payera avec toutes les autres, de toute façon. Et Luna sera d'accord avec ça aussi. » approuve Hermione, à la satisfaction de Ginny.
Elle regarde Neville, Théo, Draco et Blaise revenu s'asseoir auprès d'Hermione, l'air de leur dire : vous voyez, j'avais raison, de dire qu'Hermione penserait la même chose que moi.
« Ok, n'en parlons plus alors. » capitule mon frangin, l'air de ne pas en penser moins cependant
Ce que je comprends, car je n'oublierai pas non plus et Cooper passera d'autant plus un sale quart d'heure, s'il vient à tomber au bon moment entre mes mains. C'est-à-dire, quand il sera temps d'abattre la carte qu'il représente dans la partie que nous jouons contre Voldemort.
« Oui. N'en parlons plus. Qu'est-ce qu'il y a sur les autres photos ? » demande-je, en direction de Harry, qui a terminé de faire passer toutes les photos à Sev, assis à sa gauche.
« Des clichés pornos qui impliquent sa petite cour et quelques Ânes Bâtés. De quoi les tenir en main, à coups de chantage sans doute. Mais aussi des photos de tortures d'animaux ou d'êtres humains. On ne voit Cooper sur aucune d'entre elles, mais je suis prêt à parier que c'est lui le tortionnaire. » répond Harry, qui soupire profondément avant d'ajouter : « J'avais raison, il est comme Voldemort. Tout aussi dépourvu de cœur, dangereux, cruel et dérangé. »
« Oui, je t'approuve entièrement. Et nous aurons intérêt à ne pas commettre l'erreur de le laisser nous échapper ou nous aurons des soucis à nous faire ! » appuie Remus, qui en a lui aussi presque terminé avec les photographies que Sev lui a passé à mesure qu'il les a regardées.
« Nous avons déjà des soucis à nous faire, s'il a fini d'étudier tous les livres de cette liste. » renchérit Albus, d'un ton las, en posant sur la table le Parchemin qu'il vient de lire, puis poursuivant : « J'espère que ce n'est pas le cas. Et il est souhaitable que nous puissions évaluer sa puissance réelle, qu'il nous a certainement aussi bien dissimulée, qu'il nous a caché ses capacités intellectuelles. »
« Comment cela a-t-il pu se produire ? Comment a-t-il réussi le tour de force de dissimuler sa noirceur ? Si c'est bien lui qui torture ces animaux et ces personnes sur les photographies, comme le pense Harry, il doit être très imprégné de Magie Noire, non ? » demande Charly en regardant plus spécifiquement Nally.
Il prend machinalement les photos que Blaise lui donne, après avoir lui-même à peine jeté un coup d'œil dessus, sans la quitter des yeux.
« Je n'ai jamais pu le sonder alors qu'il se trouvait dans un environnement favorable, pour le faire en profondeur. Je ne l'ai pas eu beaucoup en cours non plus. Et alors il était noyé dans la masse d'un beau ramassis d'adeptes de la Magie Noire et j'avoue que je portais beaucoup plus attention à des garçons comme Ridgewood, Warrington ou Ramirez et des filles comme Aliénor Forbanks ou Charlyn Wagner, dont nous connaissions déjà les inclinations. Mais cela n'excuse pas tout bien sûr. Et j'ignore comment il fait, pour ne rien laisser filtrer de la noirceur de son cœur. » répond Nally, tandis qu'à mes côtés, Harry plisse les yeux.
« Ça ne filtre pas dans son Aura, non plus. Il a dû trouver un moyen d'empêcher cela, mais je ne vois pas lequel. A moins que… » dit-il, s'interrompant en secouant la tête, comme s'il réfutait finalement l'idée qu'il allait émettre.
« A moins que quoi ? » demande cependant Hermione, en haussant un sourcil vers lui.
« J'allais dire, à moins qu'il ne réprime sérieusement son Aura, gardant de ce fait sa noirceur concentrée à l'intérieur de lui et ne laissant filtrer que ses Ondes Magiques qui ne sont pas encore imprégnées. Mais est-il possible de faire cela ? » répond Harry, visiblement dubitatif.
L'idée de Harry me semble aussitôt envisageable. Voldemort étend bien son Aura lui, alors pourquoi Cooper ne réprimerait pas la sienne ?
« Avec beaucoup de self contrôle, pourquoi pas ? » répond quant à lui Severus, sourcils froncés, avant de se tourner vers Nally et Albus pour leur demander ce qu'ils en pensent.
« Cela supposerait non seulement beaucoup de self contrôle, mais également qu'il relâche la pression avec régularité, sinon il finirait par exploser dans des accès de débauche d'énergie soudaine, irrépressible. Je suppose donc qu'il relâche cette pression lorsqu'il se rend dans la Tourelle Nord, ou quand il va faire un tour dehors à des heures où il y a peu de monde. » déclare Nally, au hochement de tête approbateur d'Albus.
« Il va tous les matins très tôt à la Volière, en passant par l'extérieur, quel que soit le temps. Et il y va en courant. Ça, nous l'avions déjà remarqué il y a quelques temps, grâce aux surveillances de la Carte. Il sort également tous les jours après le déjeuner. Quant à la Tourelle Nord, il y est allé dimanche, lundi et hier aussi, dans l'après-midi et le soir. Et il a la possibilité de relâcher la soupape dans une Salle de classe ou ailleurs, à d'autres occasions, s'il n'y a que ses complices aux alentours. » fait remarquer Draco, avant de croquer dans un biscuit aux amandes.
« Alors voilà l'explication, sans doute. Et si ce n'est pas cela, alors on en saura peut-être davantage, en lisant son journal. » commente Charly, avant d'enfin porter son regard sur l'amas de photos posées devant lui.
Et à la grimace qu'il fait, la première sur le tas ne doit pas être jolie à voir.
« Ouais. On en revient finalement toujours au journal de Cooper. Alors comment procède-t-on ? Nous le lisons à voix haute en entier ou on se partage la tâche et on fait un résumé du principal pour les autres ? » demande-je, en haussant un sourcil à la ronde, comme je l'ai déjà fait tout à l'heure.
« Tout lire serait une tâche longue, fastidieuse et certainement inutile. Et d'après ce que j'ai pu voir en feuilletant rapidement ce paquet de Parchemins, Franck Cooper a divisé son journal par années scolaires. Je propose donc que nous nous partagions la tâche et que échangions ensuite nos résumés. Par ailleurs, pour éviter les redites, nous irons au Paradis, ainsi les autres Membres Décideurs seront là également. » répond Nally, sous le hochement de tête approbateur de tout le monde.
« Je me charge de prévenir les absents autour de cette table. A quelle heure et où doivent-ils nous rejoindre ? » demande alors Remus, en haussant un sourcil vers Nally, tandis que Harry fait venir à lui la copie du journal de Cooper, pour la diviser en sept parties.
« 5H30, dans le Grenier du QG, ce sera le plus simple. » répond Nally, avant de se tourner vers Théo et Ginny pour leur préciser qu'ils sont invités également, puis vers Albus, pour ajouter : « Il est 03H22 déjà. Albus, je sais que vous avez encore du courrier qui attend des réponses pour ce matin. Alors allez-y. De notre côté, nous irons dans les Cachots perdus, afin de bénéficier du Chronomètre Magique, ce qui nous permettra de finir de lire le journal dans les temps. »
Albus acquiesce et tandis qu'il part vers son bureau, nous nous dirigeons vers les Cachots Perdus. Le Chrono Magique s'y trouve à temps plein depuis quelques jours déjà, afin de permettre à nos amis d'accomplir tout le travail qu'ils ont à faire pour concocter des Potions, Onguents et autres Gadgets Défensifs. Et en vérité, le Labo tourne à plein régime.
« On a de la chance, le Chrono doit être à nouveau enclenché dans une minute. Ça nous laisse tout juste le temps d'arriver là-bas. » déclare Nev, en prenant connaissance d'un message sur son Bracelet de Communication.
Sacrée chance. Ceci dit, mon pif me dit que ça n'aurait pas arrêté Nally et qu'elle aurait pris le risque de contaminer tous les Passage Internes, pour qu'on entre dans les Cachots Perdus. Parce qu'à cette heure, à part nous, Albus et les amis qui se trouvent dans le Labo, tout le monde pionce comme un bienheureux et personne n'ouvrira l'un des accès aux Passages Interne, avant deux heures environ.
Quant à moi, j'espère que nous aurons droit à plus qu'un simple aller et retour au Paradis. Parce que la journée qui va suivre va encore être chargée et que je n'ai pas envie de l'affronter avec une nuit blanche dans les pattes.
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Acte 3 : Une Édifiante Première Année
Harry
05H30. Tout le monde est là et Maman nous emmène au Paradis, pile dans l'hémicycle de Réunion et au moment où le son du cor retentit plus loin dans le campement. Il y a en effet un nouveau groupe d'Elfes et de Rebelles qui s'entraîne depuis hier soir, sous la houlette d'Elros et Petrock, en tant que Chef de Camp.
Maman explique rapidement l'objet de notre Réunion et elle passe très vite la parole à Remus et Charly, auteurs du premier résumé.
« Franck Cooper a commencé son journal à la veille de sa première rentrée à Poudlard. Il fait part à cette occasion de ses craintes, car il ne connaît personne là-bas. Dans le peu qu'il dit de sa vie avant Poudlard, il n'a jamais eu d'ami, car James et Britney ne voulaient pas qu'il sorte tout seul au-delà de la barrière de leur petit jardin. Lui-même n'avait pas trop envie de sortir d'ailleurs. Il se sentait bien chez lui, choyé et sécurisé. Et ça lui suffisait de fréquenter les voisins les plus proches, la plupart des gens âgés, chez lesquels ses parents allaient parfois prendre le thé. Il se demandait donc, si les autres enfants seront gentils avec lui. Il craignait aussi de se perdre, dans le grand château que James lui avait décrit. Il redoutait également, l'idée de rencontrer des Fantômes et des Créatures bizarres. » commence à rapporter Remus, avant de s'interrompre, pour boire une gorgée de jus de citrouille.
« Mmmm… Apparemment, ses craintes étaient fondées, car je me souviens que sa première année n'a pas été rose pour lui. Il était gauche, pataud, timide et maladroit. Et il a été rabroué par pas mal d'autres enfants un peu plus âgés, à Serpentard même. » intervient Papa, yeux plissés sur ses souvenirs.
« Ouais. Marcus Flint notamment, n'était pas tendre avec lui. Il lui demandait sans arrêt ce qu'il fichait à Serpentard au lieu d'être à Poufsouffle. Et comme il savait qu'il lui faisait peur, il en profitait pour lui donner des ordres : comme ajouter une bûche dans l'âtre ou lui filer son cache-nez parce qu'il avait la flemme d'aller chercher le sien dans sa piaule, par exemple. Franck s'étale pas mal sur toutes ces misères là. Il n'y a qu'une chose qui change à ce propos, à mesure du temps qui passe, c'est le ton qu'il emploie. Je ne sais pas ce que ça donne sur les autres années, mais on sent nettement à la fin de la première, que la rancœur s'installe bel et bien. » renchérit Charly, qui a travaillé de concert avec Remus sur le résumé de la première année du journal, avant d'ajouter : « Ceci dit, même si c'est un point important à relever, ce n'est pas le plus important. Revenons à la veille de première rentrée à Poudlard, car il a révélé un très important secret dans son journal, à cette occasion. »
Et il fait signe à Remus, de poursuivre.
« Oui. Après avoir fait part de toutes ses craintes à propos des autres enfants, l'école, les Fantômes et tout le reste, Franck a confié la plus importante de ses peurs de cette époque : c'est que l'on découvre le secret que ses parents lui ont fait jurer de ne jamais révéler à quiconque. Ce secret, c'est qu'il est Fourchelang. » révèle Remus, comme je m'y attendais.
« Un point commun de plus avec l'affreux. Je l'aurais parié ! C'est donc bien lui qui a modifié le mot de passe donnant accès au Labyrinthe d'Artemus ! » réagit Draco, tandis que je hoche la tête en signe positif.
« Celui-là et celui donnant accès aux Cachots Perdus, auquel il regrette bien de ne plus pouvoir accéder maintenant. » précise-je également, avant d'ajouter que nous aurons l'occasion de revenir sur cela plus tard.
Je suis hâtif qu'on en termine avec les premières années du journal de Cooper, car Ron et moi-même avons effectué le résumé de celle en cours et qu'il y a beaucoup de choses à dire à ce propos.
« Donc, Franck Cooper est Fourchelang et il craint la rentrée à Poudlard. Qu'en dit-il de cette rentrée ? » intervient alors Arthur, pour recentrer le sujet.
« Durant le voyage, il a été intimidé par les autres enfants, gêné de sa pauvreté visible, comparé à d'autres gosses dont il partage le wagon, même s'il a repéré dans le train, que d'autres enfants ne sont pas plus riches et peut-être moins encore que lui. Il est aussi angoissé lorsqu'il s'aperçoit que deux enfants de son âge ont déjà pratiqué la Magie chez eux, alors que chez lui il n'a pas été autorisé à essayer sa Baguette, James et Britney étant soucieux du respect des règles. Il se dit alors, qu'il aura l'air d'un idiot, parce que lui ne saurait rien, ni rien faire avec sa Baguette. Ce qu'il regrettait fort, car Monsieur Ollivander lui avait laissé entendre, que pour mériter une telle Baguette, il devait être doué et destiné à être un grand Sorcier. Ensuite, bien sûr, à l'arrivée, il a été très impressionné par le Château et il a reçu très lourdement le regard des professeurs sur lui, lorsqu'est venu son tour d'être réparti. Il a eu le sentiment d'être percé, transpercé par les regards et quand le Choixpeau a été posé sur sa tête, il a été certain que les professeurs avaient éventé son secret. » répond Remus, en effectuant un signe vers Charly, afin qu'il prenne la suite.
« Il a cru être découvert, car le Choixpeau a dit : Oh ! Voilà un jeune garçon qui a bien des secrets à cacher ! Je vois par ailleurs, que tu as des dispositions pour parler aux serpents, un talent digne d'un enfant de Serpentard ! » poursuit donc Charly, avant de relever les yeux de ses notes et d'ajouter : « C'est cette allusion au Fourchelang qui lui a donné la certitude que les professeurs connaissaient son secret. Ça lui a fait craindre le pire. Il a pris cela comme une mise en garde et s'est dit qu'il avait intérêt à se faire le plus discret possible. Et ce d'autant plus lorsque tu as effectué ton petit discours dans la Salle Commune, Severus. Il en a été très effrayé, le recevant comme s'adressant spécifiquement à lui. Et tu l'as plus impressionné encore lors de son premier cours le lendemain et qui se trouvait être Potion. Tu ne t'en souviens peut-être plus, mais tu l'as interrogé et comme il n'a pas su répondre, tu as effectué une remarque acide, qui l'a fait se sentir moins reluisant encore qu'une Bouse de Dragon. Ça lui a fait perdre le peu de moyens qu'il avait. Et ça ne s'est pas arrangé, lors du cours suivant avec Minerva, dont la sévérité l'a également fortement impressionné. »
« Mauvais début, donc ! Et j'en suis en parti responsable. » soupire Papa, visiblement très ennuyé.
« Ne lui cherche pas d'excuse à tes dépens. Moi aussi, j'ai été très effrayé par toi et McGo ! Et il y en a plus d'un aussi, qui me prenait pour un idiot, parmi les élèves. Comme lui, j'étais gauche, pataud, maladroit, intimidé par tout le monde. J'ai également pas mal été rabroué par certains. Des Serpentards entre autres, n'est-ce pas Draco ? » fait remarquer Nev, avec un clin d'œil vers mon frère, avant d'ajouter : « Tout ça ne m'a pas fait devenir mauvais pour autant ! »
« Nev a raison. Tu n'as aucune part de responsabilité dans l'orientation qu'a pris Cooper. Ce que j'entends de ce qui a été dit jusqu'à présent, c'est qu'il est tout aussi nombriliste que Voldemort. Il a tout rapporté à lui et lui seul. Il a interprété le discours que tu adressais à un ensemble, comme une mise en garde contre lui-même, la sévérité de Minerva comme si elle lui avait été réservée et il a vu dans le regard des professeurs, la certitude que tous connaissaient son secret. Mais je pense quant à moi, qu'il s'agit plutôt de l'expression de ce qu'il aurait voulu. Il aurait aimé que vous reconnaissiez son talent et ses dispositions intellectuelles, sans qu'il ait eu à en faire démonstration, comme l'a fait le Choixpeau. Ou comme Ollivander, qui a laissé entendre qu'il devait être destiné à être un grand Sorcier. Je pense aussi qu'il aurait même voulu que tout le monde sache cela, dès son arrivée à Poudlard. Et j'en veux pour preuve, qu'il a écrit tout ça dans son journal, à un âge où il ne pouvait efficacement le protéger contre la curiosité. Je suis prêt à parier même, qu'il l'a laissé plus ou moins traîner à certains moments, dans l'espoir que quelqu'un y jette un coup d'œil indiscret et révèle ensuite ses secrets. Mais que cet espoir a été déçu, car personne ne s'est intéressé à son journal de gamin. » interviens-je, profondément convaincu d'avoir raison.
J'ai encore des choses à apprendre de Cooper sans doute, mais ce que j'ai lu de son journal, m'a déjà pas mal éclairé sur sa personnalité profonde.
« Drôle de manœuvre ! Je ne suis pas très convaincue je l'avoue. C'est trop tordu, pour un garçon de onze ans, même pour un Serpentard. Et s'il brûlait tellement que tout le monde sache, pourquoi ne pas simplement le dire lui-même ? Pourquoi dissimuler son intelligence et ses capacités Magiques ? Il aurait dû les laisser s'épanouir au contraire ! » commente Fleur, fronçant les sourcils, l'expression totalement dubitative.
« A cause du poids de son éducation. Il n'avait peut-être pas envie d'être modeste, mais il a été élevé dans cet esprit. Tel que je connais James, il a dû féliciter son fils à chaque fois qu'il faisait quelque chose de bien, mais dans le même temps, par crainte que l'on découvre un jour sa filiation avec Voldemort, il a dû aussi faire preuve d'autorité et lui marteler avec forte insistance, qu'il devait être sage, gentil, obéissant et surtout, garder le secret sur ses capacités, ne pas attirer l'attention sur lui en aucune manière. Je suppose qu'il a dû dire aussi, que s'il se montrait trop brillant, cela pourrait susciter la peur ou la jalousie, l'envie de la part des autres. Et j'imagine également, qu'il lui a recommandé d'être patient, d'attendre d'être grand et de mettre ses capacités aux services des autres avant tout, de montrer qu'il était quelqu'un de bien, avant de laisser paraître l'étendue de son talent. Et le gamin a donc dû se sentir pris entre le marteau et l'enclume. D'un côté le désir d'être reconnu, de l'autre celui d'obéir à son père et tenir les promesses qu'il a dû faire, même s'il les a faites à contre cœur. D'où la manœuvre compliquée. Le secret éventé à la suite d'une indiscrétion, il aurait pu jurer qu'il n'avait rien dit, qu'il était victime de l'un de ses camarades qui avait fouillé dans ses effets personnels. » m'appuie Arthur, expliquant bien mieux mon point de vue, que je l'aurais fait moi-même.
Sans doute parce qu'il connaît James Cooper bien mieux que moi, qu'il a donc pu se faire une idée de l'éducation que celui-ci a donné à son fils. Et il a davantage d'expérience des enfants aussi.
« C'est en substance ce qu'on peut comprendre des écrits de Franck, notamment durant l'été de 91. » glisse Remus, entre deux gorgées de jus de citrouille.
« Je réaffirme donc ce que je pense. Cooper et Voldemort, même combat ! Il est clair pour moi, qu'ils voient tous deux le monde au travers du petit bout de la lorgnette dirigé uniquement vers leur petite personne. Ils partagent également la même absence de cœur et le même désir : celui d'être reconnu comme le plus grand, d'être le plus respecté, le plus vénéré de tous et ils ont choisi de prendre le même chemin dans l'espoir d'atteindre ce but : celui de la Magie Noire et du meurtre, en usant des autres comme s'ils étaient des objets créés dans l'unique dessein de servir leur grandeur. Et quoi qu'il en soit, peu importe la manière dont ils ont été élevés et les influences qu'ils ont pu subir. Ils sont seuls responsables de leurs choix ! » assène-je, avant de prendre un sandwich dans l'assiette que Ron tend vers moi.
« J'avais compris le message, Harry. » me sourit Papa, sur un clin d'œil.
« Je n'en doute pas. J'avais seulement besoin d'exprimer ma pensée jusqu'au bout. » réponds-je, lui rendant son clin d'œil, avant de croquer dans mon sandwich.
Et j'effectue un signe de tête vers Remus et Charly, afin qu'ils poursuivent leur résumé.
« La seule chose qu'il reste à dire, à propos de la première année scolaire de Franck, c'est qu'il a bien évidemment entendu parler des personnages les plus marquants liés à la Maison Serpentard. Le faux Salazar, bien sûr, mais surtout Voldemort, l'ont d'autant plus intéressé et fasciné même, qu'ils étaient tous deux Fourchelang. Il a soigneusement noté tout ce qu'il a entendu dire sur eux et il s'est promis à lui-même, d'effectuer des recherches plus poussées sur eux, en interrogeant son entourage, lors de chaque période de vacances. Mais naturellement, quand il a questionné James, celui-ci a eu une vive réaction et lui a strictement interdit de reparler de Voldemort aussi bien à lui, qu'à Britney ou à toute autre personne. Cela l'a intrigué, il y a réfléchi et a conclu que ses parents lui cachaient quelque chose en lien avec Voldemort. Il s'est alors promis de découvrir ce que c'était. Il a donc commencé à fouiner partout dans la maison, dès qu'il le pouvait. Mais ses parents ne le laissant jamais seul ou presque, cela n'était pas aisé pour lui de le faire. Cependant petit à petit, il a tout visité de fond en comble, sauf dans la chambre de ses parents. Il a fini par trouver comment faire, vers le milieu de l'été 91. Son père parti au travail, il s'est rendu malade en se forçant à vomir. Comme ça, sa mère lui a dit de rester au lit et pendant qu'elle s'occupait du jardin, il a pu fouiller la chambre tout à son aise. Il n'a d'abord rien trouvé, jusqu'à ce qu'il voit une araignée se faufiler dans un petit espace au fond de l'armoire. Il a examiné cela de plus près et a fini par dénicher un double fond, dans lequel il y avait le journal de Lisbeth et celui de Britney. Il les a aussitôt emmenés dans sa chambre, mais ne les a pas lus tout de suite. Il a attendu la nuit suivante pour le faire, afin d'être sûr que James et Britney ne le surprennent pas dans sa lecture. Et voici ce qu'il a écrit, après avoir lu celui de Lisbeth, qu'il avait décidé de consulter en premier lieu apparemment. Il avait pensé au premier abord, qu'il s'agissait d'une sœur aînée, décédée avant sa naissance. Alors bien sûr, il s'interrogeait, était curieux d'en savoir davantage à son propos, se demandait pourquoi il n'avait jamais entendu parler d'elle par ses parents. » explique Charly, avant de passer la parole à Remus.
Celui-ci baisse aussitôt les yeux, sur l'une des pages de la copie de la première année du journal de Cooper, pour nous lire :
28 juillet 1991 : Le fils de vous-savez-qui ! Je suis le fils du Seigneur des Ténèbres ! Moi, Franck Cooper ! C'est pour ça que je parle le Fourchelang ! Je suis son fils ! Le descendant du Seigneur des Ténèbres et de Salazar Serpentard ! Je viens de le lire dans le journal de ma vraie mère, que j'ai trouvé dans la chambre ! Ils ont voulu le tenir secret, mais j'ai trouvé ! Je me doutais bien qu'ils me cachaient quelque chose. Et je comprends pourquoi, maintenant que je sais. Oui, je comprends tout ! Je sais maintenant pourquoi ils ne voulaient pas me le dire ! Et pourquoi ils ne voulaient pas que je dise à tout le monde que je parle le Fourchelang et que je suis intelligent et doué ! Je comprends pourquoi ils étaient effrayés que je sois à Serpentard ! Pourquoi ils me disaient que je ne devais pas écouter ce qu'on raconte dans ma Maison, que je ne devais pas croire aux principes de Salazar Serpentard ! Ce ne sont pas mes parents ! Ils ne m'aiment pas, ils font semblant de m'aimer, mais ils ne m'aiment pas ! Ils sont fâchés après moi, ils m'en veulent et me détestent, ils me haïssent même sûrement, parce que ma mère est morte en me mettant au monde. Ma mère était leur fille. Ils auraient certainement voulu que moi je meure et pas elle. Ils l'aimaient, mais pas moi, c'est certain. Et heureusement qu'elle est morte, c'est une chance pour moi, parce qu'elle non plus elle ne m'aimait pas. Elle voulait me tuer à ma naissance ! Quelle horrible méchante fille ! Et quelle idiote aussi ! Elle aurait dû être heureuse, au contraire ! Oui, elle aurait dû être heureuse ! Et se dire que c'était un honneur, de mettre au monde un héritier du Seigneur des Ténèbres et de Salazar Serpentard ! Alors c'est bien fait pour elle, tout compte fait, qu'elle soit morte ! C'est tout ce qu'elle mérite ! Et eux aussi ils vont payer, de m'avoir caché qui je suis et de me détester ! Moi aussi je les déteste de toute façon ! Ils sont nuls ! Ils sont bêtes ! Des idiots de Poufsouffle tous les deux ! Ils devraient être fiers d'être mes grands-parents ! Ils auraient dû m'encourager à développer mes dons ! Au lieu de ça, ils m'ont empêché de le faire ! Ils me l'ont interdit ! Mais je ne leur obéirai plus ! Je ne serai plus jamais le petit garçon sage et gentil qu'ils veulent que je sois ! C'est terminé ! Et je vais leur faire payer de me détester et de m'avoir caché que je suis le descendant du Seigneur des Ténèbres et de Salazar Serpentard ! Et ce gros Troll de Marcus Flint aussi va payer ! La tête qu'il ferait s'il savait, lui qui me traite toujours de Poufsouffle ! Ça le soufflerai de savoir que j'ai le sang de Salazar Serpentard qui coule dans mes veines ! Mais il va payer ! C'est lui qui rampera et m'obéira au doigt et à l'œil un jour ! Tous ceux qui se sont moqués de moi vont payer ! Je ne sais pas encore comment je vais m'y prendre, mais ils vont payer ! Je le jure ! Ah ! Ils me regarderaient autrement s'ils savaient qui je suis ! Bande de sales hypocrites ! Un jour ils sauront et ils trembleront à leur tour devant moi ! Oui, ils trembleront ! Demain, je vais remettre le journal de ma mère et celui de ma grand-mère en place dans la cachette de l'armoire et je réfléchirai à tout ça, à comment je vais m'y prendre pour me venger de tous ces minables !
« Très édifiant. Charmante personnalité déjà. Il n'a pas éprouvé la moindre compassion pour Lisbeth. Le fait qu'il soit le fruit d'un viol commis sur une petite fille, lui est complètement passé par-dessus la tête. Tout ce qu'il a retenu, c'est qu'il est le descendant de Voldemort. » commente King, sous le hochement de tête approbateur de quelques-uns d'entre nous.
« Ouais. Et la découverte de ses origines a été le prétexte idéal, pour cultiver sa vraie nature. » renchérit Ron, demandant ensuite s'il y a quelque chose encore à savoir, avant de passer à l'année suivante.
Charly et Remus acquiescent. Et cette fois c'est Charly, qui nous lit un passage du Journal de Cooper.
6 août 1991 : J'ai bien réfléchi ces derniers jours. Ça ne me fait pas plaisir de devoir le reconnaître, mais finalement, mes imbéciles de grands-parents ont eu raison de ne dire à personne que je suis le descendant de Salazar Serpentard et du Seigneur des Ténèbres. Il y a trop de traîtres et d'idiots qui n'ont pas compris qu'ils avaient raison. On ne devrait pas avoir à se cacher des Moldus. On devrait être les Maîtres du monde au contraire. Mais bon, ce n'est pas de cela dont je voulais parler maintenant. Je voulais dire que j'ai décidé de faire comme avant et de ne dire à personne que je suis le fils du Seigneur des Ténèbres. Parce que ça ferait des jaloux chez les Serpentard et tous les autres élèves des autres Maisons, les Gryffondors surtout, auraient peur de moi et me haïraient. Certains voudraient sûrement me faire du mal et je suis trop petit, je n'ai pas assez de connaissances pour me défendre d'eux et je ne pourrais certainement pas compter sur les profs pour m'aider. Parce que des profs aussi je dois m'en méfier. Du directeur encore plus que des autres. Il s'est opposé à mon père, sûrement parce qu'il était jaloux, parce que mon père était plus puissant que lui. Et peut-être que s'il savait que je suis son fils, il me tuerait.
Alors même si ça me ferait plaisir qu'ils aient tous peur et que certains rampent devant moi, comme tout le monde le faisait devant mon père, je ne vais rien dire pour l'instant. Je vais garder mes secrets pour moi. Alors finalement, ça va me rendre service d'avoir promis de ne rien dire à personne sur mon don, d'avoir caché que je suis fort en Magie et intelligent. Il faut que je continue comme ça, à faire semblant que je ne suis pas très doué en classe et que je suis intimidé par les autres. Mais en secret, je vais apprendre tout ce que je peux sur la Magie et des quantités de Sorts et de Maléfices, jusqu'à ce que je sois plus fort que tout le monde. Et alors là, ils verront ce qu'ils verront tous ! Je me vengerai et je vengerai aussi la mort de mon père ! Parce que ma méchante mère, c'est tant mieux si elle est morte, sinon elle m'aurait tué. Mais mon père, ce n'est pas juste qu'on l'ait tué. C'était quelqu'un de bien. Il était intelligent, lui. Et puissant. Et je suis sûr qu'il aurait été heureux de savoir qu'il avait un fils et qu'il m'aurait retrouvé, même si je suis né en France et que mes grands-parents sont revenus en Angleterre, seulement après la mort de la vieille cousine Cracmolle de ma grand-mère. Je suis bien heureux qu'un camion Moldu l'a écrasé, celle-là, parce qu'elle voulait me mettre à l'assistance publique et ça serait arrivé si ma méchante de mère n'était pas morte. Oui, je suis sûr que mon père m'aurait retrouvé, s'il n'avait pas été tué par ce sale Potter et aujourd'hui, je suis sûr que je serais riche, que j'habiterais un grand Château, avec plein de serviteurs qui ramperaient à mes pieds pour me faire plaisir, que je n'aurais pas à faire semblant d'être un idiot et que mon père serait fier de moi. Pas comme mes imbéciles de grands-parents qui me détestent. Lui, il n'aurait pas attendu que j'aie ma première Baguette et que j'aille à l'école, pour m'apprendre tout ce qu'il sait. Il n'accepterait pas qu'on se moque de moi. Il ne dirait pas que ce n'est pas si grave, ni qu'il faut courber l'échine en attendant que ça se passe et qu'il y aura bientôt des jours meilleurs. Non, il n'aurait pas toléré ça ! Tout le monde l'aurait su et Marcus Flint n'aurait pas osé me dire tout ce qu'il m'a dit, ni me faire tout ce qu'il m'a fait. Au contraire, il aurait chié dans ses bottes et c'est lui, qui ramperait devant moi, me lécherait la semelle de mes chaussures, pour être bien vu par mon père !
Mais je vais me venger de tout ça ! Je deviendrai le plus fort de tous ! Je ne sais pas encore comment je vais m'y prendre pour le faire, mais je le ferai ! Et quand ce sera fait, tout le monde verra, que je suis le digne fils de mon père ! Je vengerai sa mort et je réaliserai son rêve ! Parce que c'est le mien aussi maintenant !
« Nom de Zeus ! C'est plus édifiant encore que le passage précédent ! Il idéalise et glorifie carrément Voldemort ! » s'exclame Sirius, lorsque Charly a terminé sa lecture.
« Ouais ! Et encore, tu n'as pas tout entendu ! » commente Charly, sur un pincement de lèvres, avant de prendre le dernier Parchemin qui attend d'être lu en main et de nous en faire lecture.
15 août 1991 : Merlin est avec moi ! J'en suis certain ! Parce que j'ai trouvé exactement ce qu'il me faut pour pouvoir accomplir ma future vengeance ! Ce n'est pas une coïncidence j'en suis certain ! C'est un signe du destin ! Et le mieux, c'est que ce sont mes grands-parents qui m'ont envoyé là où j'ai trouvé exactement ce qu'il me fallait ! Ils enrageraient sûrement s'ils savaient ! Mais moi, finalement, je suis bien heureux qu'ils m'aient envoyé aider ce vieux sénile de Wenefride Crane à faire du débarras dans son grenier poussiéreux ! Parce qu'il a de plus en plus la tête rongée par les mites et que du jour au lendemain, il ne se souvient plus de ce qu'il a fait ou dit ! Alors jamais il ne pourra dire à quelqu'un, qu'on a retrouvé dans son grenier une malle pleine de grimoires, dont il ne se souvenait même plus ! Des grimoires de Magie Noire ! Il y en a près de 50 ! 48 exactement ! Il m'a dit de ne pas y toucher, parce que certains de ces ouvrages sont interdits et dangereux ! Il m'a raconté qu'il les a collectés du temps où il a travaillé dans sa boutique de brocanteur et qu'il les a toujours laissés dans son grenier, pour les soustraire à la curiosité et à l'envie de personnes malintentionnées. Il ne voulait pas les vendre, ni que personne les trouve jamais, parce qu'il y a trop de Maléfices dangereux dedans ! Ce vieux cinglé voulait même les brûler tout de suite, pour être certain que personne ne les trouve, s'il venait à mourir prochainement ! Mais je lui ai dit que ce serait mieux de le faire quand on aurait terminé de tout nettoyer et ranger, que ça éviterait de descendre et monter encore une fois les escaliers de l'étage et l'échelle du grenier. Et heureusement, il a dit que c'était une bonne idée de faire ainsi, qu'au moins il serait moins fatigué comme ça. Il a vidé la malle dans une caisse en bois et on l'a mise de côté. Et j'ai pu m'arranger après, pendant qu'il était occupé à l'autre bout du grenier, à faire l'échange des grimoires, avec des autres livres, qu'il voulait donner à une bibliothèque. Puis j'ai cloué la caisse, comme ça, j'étais sûr qu'il ne s'apercevrait de rien. Et ce soir, nous avons descendu la caisse et la malle. Le mieux, c'est que c'est moi qui ai dû lui rappeler ce qu'il voulait en faire. La caisse a été brûlée dans son jardin et il a mis la malle dans sa remise. Je lui ai dit que je demanderai à mon (grand) père, de l'emmener demain matin, pour qu'il la donne à la bibliothèque avant d'aller à son travail. Il a dit oui et je suis sûr que demain, il ne s'en rappellera plus. Mais moi, je ne risque pas de l'oublier. Et cette nuit, j'irai chercher les grimoires et je les cacherai bien. Je sais où les remiser, là où personne n'ira jamais les chercher. Je les emmènerai petit à petit avec moi à Poudlard. Je trouverai une bonne cachette là-bas, j'en suis sûr, car il y a beaucoup de recoins où personne ne va jamais. Je devrai seulement faire attention et être très discret. Mais je suis sûr que personne ne prêtera attention à moi, je sais bien me faire tout petit maintenant. Et puis cette saleté de Harry Potter va arriver à Poudlard cette année, mon grand-père l'a dit, il a été vu sur le Chemin de Traverse il y a quinze jours, à faire ses achats pour la rentrée. Alors c'est sûr, c'est lui que tout le monde va regarder.
Je hais Harry Potter ! C'est à cause de lui que mon père est mort ! C'est décidé, dès que je peux, je le tue, ce sale petit assassin ! C'est seulement dommage que je ne pourrai pas le faire déjà cette année. Parce qu'il faut que j'attende d'être prêt, pour être certain d'agir à coup sûr et de le faire comme j'ai envie de le faire : devant tous ses adorateurs imbéciles. Oui, je veux qu'il y ait plein de monde pour voir ça. Je le ferai crier de douleur et ramper devant moi, devant tout le monde. Il souffrira longtemps, avant que je le tue, que je l'écrase comme un insecte ou que je le fasse exploser pour que tout le monde soit arrosé de son sang, souillé par des morceaux de sa chair et de ses entrailles.
Oui, c'est comme ça que ça se passera ! Et je suis sûr de réussir ma vengeance ! Merlin est avec moi ! C'est mon destin ! Ce n'est pas une coïncidence, si j'ai trouvé aujourd'hui les grimoires de Magie Noire ! Ça veut bien dire que le moment est venu de me préparer à accomplir ma vengeance, à tuer l'assassin de mon père, si je veux vraiment être digne de lui ! Et je le veux !
« Cette fois, pas d'doute ! Il brûle d'la même folie qu'son géniteur çui-là ! Et va falloir qu'on l'arrête avant qu'il soit trop tard ! » commente Maugrey, sous de nombreux hochements de tête approbateurs.
Et les regards horrifiés, par tant de noirceur déjà, implantée dans l'esprit d'un gamin de seulement 12 ans et demi.
Âge qu'avait sa mère, lorsqu'elle est morte en le mettant au monde…
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