Disclaimer : cf chapitre 1
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Grand merci à Mistycal !
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Réponse sur mon forum, aux commentaires de : - Mary Poppins – Guest -
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Les Vilains Secrets de Cooper 3 / 4
Acte 3 : De Mal En Pis…
Arthur
Toutes les horreurs que nous avons entendues déjà, me font dresser les cheveux sur la tête.
Et je plains de tout cœur James Cooper, tandis que je remercie le ciel qu'il nous ait été donné, à Molly et moi-même, d'avoir des enfants sains d'esprit.
Dire que j'ai sincèrement plaint Franck, lorsque James m'a raconté l'étendue de son soi-disant chagrin. Comment est-il parvenu à feindre une telle affliction avec autant de conviction, quand il n'a jamais dû ressentir ce sentiment, cette tristesse, cette impression de vide immense et douloureux, que l'on éprouve quand la mort vous arrache un être aimé ?
Il doit avoir l'Âme bien noire, pour avoir joué ainsi, s'en être amusé. Quelle insulte, envers celles et ceux qui souffrent réellement. Quelle sournoiserie immonde…
« Je suppose que tout le reste de son journal est du même acabit. » intervient King, mettant ainsi fin au lourd silence collégial qui a suivi le commentaire de Fol Œil.
« Tu ne veux pas plutôt dire que ça doit aller de mal en pis, King ? Parce que s'il pense déjà comme ça à 12 ans et demi, qu'est-ce que ça doit être de nos jours ! Et avec 48 bouquins de Magie Noire à sa disposition, je ne serais pas surpris qu'il soit déjà un Mage Noir avec un lourd passif, tout comme l'était son paternel au même âge ! Pire peut-être même ! » s'exclame Sirius, qui soupire profondément avant d'ajouter : « Alors je suis du même avis que Fol Œil, nous n'avons pas intérêt à ce qu'il nous échappe et je ne suis pas certain qu'il faut jouer sa carte, de la manière dont nous l'avons prévue.»
« Tout à fait d'accord. Nous la jouerons autrement. A la fois pour mieux ferrer Voldemort et le convaincre de suivre son Etincelle de Vie vers l'Enfer et pour nous assurer que Franck lui-même n'échappera pas à nos filets. J'ai une idée qui se dessine assez précisément à ce propos, mais nous en parlerons après. Il faut d'abord en terminer avec son parcours jusqu'ici. Car cela nous aidera sans doute, à ne pas commettre d'erreur avec lui. » déclare alors Nally, avec fermeté
Je ne suis pas certain d'avoir envie d'entendre la suite. Mais Nally a raison, nous ne pouvons pas risquer de sous-estimer ce nouveau redoutable ennemi, en ne prenant pas connaissance de l'entièreté de son journal.
« Très bien. Dans ce cas, poursuivons avec la litanie des vilaines pensées de Franck Cooper. Qui a hérité de la seconde année ? » demande Bill, en haussant un sourcil vers celles et ceux pouvant être concernés.
« Toujours nous deux. C'était les moins épaisses liasses de Parchemins à lire. » répond Charly, avant de faire signe à Remus, afin de lui signifier qu'il lui laisse la charge d'entreprendre le résumé.
« Il y a moins à retenir de la deuxième année, mais cela a son importance également. Bien sûr, les pensées de Franck s'assombrissent encore et il est conforté dans son désir de vengeance, dès l'instant où son regard tombe sur Harry. Cela s'est passé à la descente du train à Pré Au Lard. Il n'a pas osé s'en approcher cependant, de crainte de ne pas parvenir à se maîtriser d'une part et d'autre part parce que Hagrid était déjà auprès de lui. Ensuite, il n'a pas du tout apprécié l'ovation qui lui a été réservée à l'occasion de sa répartition à Gryffondor. Cela a attisé ses envies de meurtre à son encontre et il a décidé de l'éviter soigneusement, jusqu'à ce qu'il juge que le moment était venu. Cela ne l'a pas empêché cependant, d'effectuer dans son journal de très nombreux commentaires contre lui. Les exploits de Harry au Quidditch notamment, l'ont particulièrement horripilé. Cependant, il se sentait aussi d'une certaine manière satisfait dans l'ensemble, car Harry ne semblait pas disposer d'autre talent particulier, ni être très doué, s'il en jugeait les commentaires moqueurs effectués par Draco, dans la Salle Commune de Serpentard. » explique Remus, en relevant son regard pétillant de malice vers Draco, pour ajouter : « Et apparemment tu en faisais de très, très nombreux, Draco. Cooper va jusqu'à dire que tu faisais une véritable fixation sur Harry et qu'il ne se passait pas un soir, sans que tu le mentionnes au moins trois ou quatre fois. »
« C'est vrai, je le reconnais sans peine. Toute occasion était bonne, pour dire quelque chose de rabaissant à propos de Harry. Et j'avoue que j'y prenais assez plaisir à l'époque, car cela faisait bien rire la galerie. » admet Draco, avant de se tourner vers Harry et d'ajouter : « Tu étais effectivement une véritable obsession, pour moi. Et ce qui me faisait le plus enrager, c'est que j'avais conscience quant à moi, que tu serais un grand Sorcier. Je l'ai senti dès le premier jour, dans le train, lorsque tu as refusé de me serrer la main. Et j'étais sûr que je prendrai une raclée à la fin de l'année, parce que tu aurais obtenu de meilleurs résultats que moi et que Lucius faisant partie du Conseil d'Administration de l'Ecole, il le saurait. Ça n'a pas manqué d'ailleurs. Je me la suis prise cette raclée. Car non seulement je n'étais pas devenu ami avec toi, mais en plus, je n'avais pas compris ce qu'il se passait avec Quirrell et ne t'avais donc pas empêché de faire manquer le retour de son Maître. A cela, ajoute que je n'avais pas non plus obtenu les résultats qu'il l'espérait et qu'ils étaient aussi moins bons que les tiens, sauf en Potions. Mais ce dernier point, c'était largement accessoire, à côté de tout le reste. »
« Mouais, tout ça ne m'étonne pas de Lucius. Mais revenons-en à nos Porlocks. Ou plutôt à Franck Cooper. Quoique c'est l'occasion de dire, que si cette fixation que tu faisais sur Harry l'a amusé au début de sa deuxième année, Draco, à la longue, cela l'a profondément agacé et finalement il a également développé une profonde aversion pour toi. Selon lui, tu te vantais trop de tes origines prestigieuses, alors qu'elles étaient loin d'égaler les siennes et il a vu en toi un rival potentiel, capable de fomenter le meurtre de Harry un jour ou l'autre. Alors même si le point de vue a assurément changé, maintenant que tu as ouvertement pris parti pour Harry contre Voldemort, ça m'étonnerait grandement, que ça se soit amélioré pour toi. A mon avis, tu as tout intérêt à faire gaffe à tes fesses, si tu rencontres Cooper dans un lieu isolé. » recentre Charly, avant de boire un peu de thé.
« Oui, Merci de me prévenir. Mais j'ai eu l'occasion de m'apercevoir moi aussi, au cours de ma lecture de sa quatrième année, qu'il ne m'apprécie pas du tout. Et comme toi, je gage également qu'il a la dent plus dure encore contre moi aujourd'hui, n'est-ce pas, vous qui avez hérité de sa dernière année. » répond Draco, en haussant un sourcil vers Harry et Ron.
« Ouais, c'est sûr. Et on te dira à quel point tout à l'heure. » acquiesce mon fils, sur une moue qui ne trompe pas.
L'année en cours a été des plus instructives et sans doute des plus difficiles à résumer.
« Bien, où en étais-je ? Ah oui. Le début de la deuxième année de Franck Cooper a été occupé par sa recherche d'un endroit où il pourrait étudier la Magie Noire en toute tranquillité. Il a rapidement découvert que la Tourelle Nord représentait le lieu idéal, bien qu'elle soit éloignée des Quartiers de Serpentard. Il a donc ramené là-bas les livres soigneusement sélectionnés parmi tous ceux dont il disposait depuis le nettoyage du grenier de son vieux voisin et dans lesquels il avait bien sûr grand hâte de se plonger, car il n'avait pas osé le faire chez lui durant l'été. Il s'est attelé à la tâche, réservant tous ses moments libres pour cette étude. Il marquait les pages les plus intéressantes, prenait des notes quant aux Maléfices les plus avantageux à apprendre, cherchant aussi le moyen de poursuivre son étude de la Magie Noire durant les prochaines vacances scolaires, au nez et à la barbe de James et Britney. Moyen qu'il n'a pas trouvé durant l'année, ce qui l'a décidé à se consacrer à l'étude des Runes et des Langues Anciennes, à cette période. Ainsi, cela lui permettrait plus tard, de déchiffrer certains grimoires qui lui étaient inaccessibles pour l'heure. » explique maintenant Remus, avant d'effectuer un signe vers Charly afin qu'il prenne le relais, tandis que je songe que Franck Cooper voyait déjà loin, pour un garçon de cet âge.
« Un mois et demi après la rentrée, Franck a commencé à éprouver une sensation étrange, qu'il a vite reliée à son initiation à la Magie Noire. Il trouvait cette sensation grisante, puissante également. Mais il sentait aussi qu'il lui était de plus en plus difficile de réprimer la colère qui l'habitait, quand Marcus Flint ou un autre se moquait de lui. A l'occasion d'Halloween cependant, il a découvert, grâce finalement au même Marcus Flint qui l'avait obligé à courir à toute vitesse depuis la Grande Salle jusqu'aux Cachots, sous menace s'il ne le faisait pas d'être livré au Troll qui s'était introduit dans Poudlard, que l'exercice physique permettait de mieux contrôler et réprimer ses réactions. Il a donc décidé de courir très tôt chaque matin, sous prétexte d'aller à la Volière ou faire un tour au bord du Lac. Et le soir, il faisait des pompes dans la Tourelle puis montait et descendait à plusieurs reprises les escaliers en courant au plus vite. Ça l'ennuyait d'avoir à en passer par là, parce que cela réduisait son temps libre et donc son temps d'étude, mais il s'y est senti obligé, s'il voulait continuer à garder ses capacités Magiques Secrètes. Ce qui confirme l'idée de Harry la nuit dernière : Cooper maitrise son Aura, il la réprime, pour mieux cacher sa puissance et cela masque la noirceur de sa Magie. » révèle Charly, avant d'effectuer une pause dans son résumé.
« Cela explique aussi le physique de batteur de ce rat. » en profite pour intervenir Fred, sous le hochement de tête approbateur de Georges qui renchérit : « Ouais, à l'époque où nous étions encore à Poudlard, je me demandais justement, comment un type pareil, qui semblait toujours si empoté, si timide et n'était à priori pas sportif pour un sou, pouvait avoir l'air d'un athlète. »
« Il parle de cela aussi, au milieu de l'année suivante. L'exercice physique n'a rapidement plus suffi pour le canaliser. Il a dû également décharger pas mal de Magie en jetant régulièrement des Sortilèges, pour se vider de son énergie. Et ça, ça confirme la théorie de Nally, sur la manière dont il peut garder son sang-froid et ne pas laisser exploser sa puissance Magique. Il fait preuve de discipline et prend soin de relâcher la pression avec régularité. » ajoute Théo, à l'approbation muette de Ginny.
J'en déduis donc qu'ils nous feront le résumé de la troisième année. Et je comprends mieux que ma fille soit ici. Ce qui ne me plait pas beaucoup, je l'avoue. J'aurais nettement préféré qu'elle ne soit pas mêlée à cette lecture du journal de Cooper.
D'un autre côté, je dois reconnaitre que Ginny n'est plus la petite fille innocente, que mon cœur de père aurait voulu préserver bien davantage. Elle est impliquée dans cette guerre et ses horreurs, au même titre que chacun d'entre nous. Elle a beaucoup grandi et muri également, durant ses divers séjours au Paradis. Et elle est devenue adulte bien avant l'heure, lors de la Mission Belles Au Bois Dormant.
Alors je dois, tout comme Molly, me faire à l'idée qu'elle aura bientôt une vie intime avec Théo. C'est dans l'ordre des choses, c'est compréhensible aussi. Une grande Bataille aura lieu d'ici très peu de temps. L'ultime Bataille espérons-nous. Or, Ginny aime profondément Théo et il partage ses sentiments tout aussi profondément. Je ne serais donc pas surpris qu'elle souhaite s'unir plus étroitement encore à lui avant ce jour fatidique, où chacun d'entre nous risquera sa vie.
Non. Ginny n'est plus une petite fille innocente. C'est une femme maintenant. Aussi forte et déterminée que sa mère. Je dois l'accepter.
« En quatrième année, il a ajouté une activité sexuelle intensive, à ses moyens de relâcher la pression, en augmentant progressivement la fréquence de ses masturbations quotidiennes. Il est passé à deux, puis trois, voire quatre par jour. Et je suppose que ça ne s'est pas arrangé depuis. » renchérit Neville, qui tourne son regard vers Hermione pour ajouter : « Je suis donc de plus en plus convaincu par ta théorie sur la corrélation entre l'usage excessif de la Magie Noire et la pratique intensive du sexe, que tu as émise il y a quelques semaines. » (1)
« Rendons à César ce qui est à César : à la base, c'est l'idée de Ron. Ceci dit, tu as raison de souligner que cette théorie se précise. Mais bien que ce soit un objet d'étude intéressant, je m'abstiendrai de vérifier sa validité, que ce soit en effectuant des expériences personnelles ou en menant une enquête scientifique approfondie auprès de Voldemort, Cooper, Lucius et consorts. » sourit Hermione, avec un clin d'œil vers son ami.
Cela provoque quelques rires chez les jeunes et sourires parmi les plus âgés, ce qui permet à l'atmosphère tendue qui règne dans l'hémicycle depuis le début de notre Réunion, de se détendre un peu.
Très peu en vérité. Mais c'est déjà ça. Car je subodore que nous aurons de plus en plus de raisons de craindre Franck Cooper, autant ou presque que Voldemort ou Lucius. Et donc d'être aussi tendus que la corde d'un arc prêt à décocher une flèche.
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Bill
« Bon. Maintenant que l'idée, quant à la manière dont Cooper est parvenu à masquer sa noirceur est confirmée, poursuivons le résumé de la deuxième année. » recentre Nally, en direction de Remus et Charly.
Ils acquiescent tous deux de la tête, puis c'est Remus, qui s'y colle.
« Toute l'année, Cooper a été très absorbé par son étude secrète de la Magie Noire et juin est venu trop rapidement à son goût, car il savait qu'il serait bientôt obligé de faire une pause de deux mois dans ses apprentissages de la Magie Noire. A mesure du temps, il s'est également senti de plus en plus proche de son père biologique, regrettant plus que tout bien sûr de ne pas l'avoir connu. Cela a donc nourri d'autant plus sa haine envers Harry. Alors naturellement, lorsqu'il prend connaissance de la rumeur de ce qu'il s'est produit dans les entrailles de Poudlard et a compris que Harry a empêché le retour à la vie de Voldemort, sa haine a atteint un nouveau paroxysme. Il a donc eu beaucoup de difficultés à ne pas laisser exploser sa colère envers lui, mais aussi Ron, Hermione et Neville, quand ils ont reçu des points en récompense de leurs brillantes actions. » explique Remus, avant d'être interrompu par le dernier cité.
« Mais je n'avais rien à voir avec cet évènement là ! » s'exclame en effet Nev, le regard surpris.
« Non. Mais tu as reçu des points en même temps qu'eux, à la fin de votre première année. Il a donc conclu que tu les avais aidés à empêcher Voldemort de s'emparer de la Pierre Philosophale. Alors bien sûr, il t'en veut également et par conséquent, tu vas aussi devoir garer tes fesses, parce que tu as dès lors été mis sur sa liste d'ennemis à abattre à tout prix, au même titre que Harry, Ron, Hermione, Draco et probablement quelques autres de vos amis maintenant. » répond Charly, avec une gravité solennelle.
« Eh bien qu'il essaye. Je suis prêt à le recevoir s'il ose m'attaquer de face. Et je ne suis pas le seul à l'être. Nous le sommes tous ! » déclare aussi sec Neville, avec une détermination froide, tandis que Draco hoche la tête positivement, de concert avec Blaise, Théo, Hermione, Ron et même ma frangine.
Je croise les doigts pour que Cooper ne parvienne pas à les frapper irrémédiablement, avant que nous l'ayons neutralisé. Car il ne faut pas être futé, pour deviner que Cooper ne s'en prendrait pas à eux de face. Il est certainement trop lâche pour ça.
« Je n'en doute pas. Ceci dit, finissons-en avec la deuxième année de Cooper. » répond Charly, qui prend une inspiration avant de poursuivre : « Après avoir ruminé sa colère et sa haine durant quelques temps, il a commencé à gamberger autrement. Il s'est d'abord senti mortifié de n'avoir pas repéré la présence de Voldemort à Poudlard. Puis il s'est dit que si celui-ci n'était pas tout à fait mort, comme le laissait supposer la rumeur, et qu'il avait déjà essayé une fois de revenir complètement à la vie, alors il recommencerait encore, jusqu'à ce qu'il y parvienne. Animé par cet espoir, il a été plus décidé que jamais à parfaire ses connaissances et capacités en Magie Noire, afin de pouvoir lui montrer le jour où il ressusciterait bel et bien à la vie, (jour qu'il espérait très prochain bien évidemment), qu'il n'avait pas attendu son retour pour marcher sur ses traces. Et donc, qu'il était bien son digne fils. Il s'est également dit que ce serait mieux encore, s'il en apprenait davantage sur lui et ses exploits passés. Dans cette optique, dès son retour à la maison, il est parvenu à convaincre James de l'emmener au moins une fois par semaine à la Bibliothèque de Londres, sous prétexte d'y passer la journée à lire un bon roman et choisir des livres qui occuperaient le reste de ses heures de loisirs, durant la semaine. Mais bien sûr, il a passé beaucoup de temps à compulser les archives des journaux consacrés à la première guerre et à lire également tout ce qu'il pouvait trouver sur Salazar Serpentard. Naturellement également, les romans empruntés n'étaient pas lus, car comme il s'était fait la promesse de le faire, Cooper avait profité d'être seul sur le Chemin de Traverse, pour acheter au meilleur prix et avec son argent de poche soigneusement économisé depuis des années, des ouvrages lui permettant de faire l'apprentissage des Langues Anciennes et des Runes. Il prenait soin cependant, de n'avoir qu'un seul de ces bouquins à la fois dans sa chambre, glissé parmi les romans empruntés à la Bibliothèque, tandis que les autres livres étaient dissimulés avec les grimoires de Magie Noire. Bref, il a passé des vacances très studieuses, parvenant de mieux en mieux à prendre du recul avec ses sentiments et réactions, acquérant de plus en plus de froide indifférence envers James et Britney, tout en donnant le change face à eux, bien que sa haine pour eux atteigne de plus haut sommets encore. Et il a continué le sport aussi, pour être en forme à la rentrée et réattaquer ses études de Magie Noire, dans des conditions de sang-froid optimales. »
« En conclusion, ce que l'on peut dire de la première et la seconde année, c'est qu'elles ont été déterminantes. Durant la première, Salazar et Voldemort se sont progressivement imposés dans son esprit comme des modèles. Puis, lorsqu'il a découvert sa filiation avec Voldemort, celui-ci a incarné à ses yeux le père héroïque mort en défendant des valeurs familiales, dont il fallait absolument suivre la trace et venger la mort prématurée, qui l'a privé lui-même, non de sa présence à ses côtés, mais de la reconnaissance dont il est avide. Dès lors, il a consacré la seconde année à précautionneusement asseoir des fondations solides sur lesquels tout son avenir et ses projets allaient prendre appui. » résume en quelques phrases Albus, son regard profondément grave
« Oui et il a fait cela bien sournoisement. Au contraire de Tom Jedusor qui a fait étalage de sa brillante intelligence et de sa puissance dès son arrivée à Poudlard. Bref, il a tiré parti des principes éducatifs reçus durant toute sa petite enfance et réprimé sa puissance Magique, masqué ses capacités intellectuelles et sa personnalité profonde, afin que nul soupçon à son égard ne germe dans les esprits, que nul ne perçoive sa noirceur. Et ce, dans le but de mieux surprendre son monde au jour venu. » renchérit Severus, tout aussi grave.
« Ouais, un beau p'tit saligaud déjà ! Alors, t'casse pas la tête avec lui, Albus. Même si tu t'étais aperçu d'quèque chose à son propos dès l'début, rien n'aurait pu changer ç'qu'il est ! Il était d'jà perdu à l'époque ! Ç'qui compte aujourd'hui, c'est qu'on sait à quoi s'en t'nir maint'nant et d'l'empêcher d'nuire plus qu'il a nuit déjà ! » s'exclame Fol Œil, avec sévérité, en direction de son vieil ami.
« J'en ai bien conscience, Alastor. J'en ai bien conscience. Mais je ne serais plus moi-même, n'est-ce pas, si je n'éprouvais pas de regret, ni de tristesse, en constatant qu'une jeune vie est ainsi gâchée, ruinée, anéantie, par la soif de reconnaissance et des désirs de noire vengeance. » répond Albus, sur un pauvre sourire las.
« Non, tu s'rais plus toi. Et moi, j's'rais plus moi, si j'te rapp'lais pas qu't'es pour rien dans tout ç'gâchis. » sourit Alastor Maugrey, qui laisse entrevoir la même lassitude que son vieil ami.
Albus acquiesce d'un simple hochement de tête, puis il s'adresse à Ginny et Théo, pour leur demander d'effectuer maintenant le résumé de la troisième année. Et c'est Théo, qui entreprend de le faire.
« Il y avait beaucoup à lire, mais le résumé sera plus court que les précédents, parce que Cooper ressasse souvent les mêmes rancœurs à l'encontre de Harry et expose assez longuement ses progrès en Magie Noire, dont nous avons réalisé un résumé à part, comme chaque groupe l'a fait, afin que tout le monde puisse en prendre connaissance à son aise plus tard. » dit-il en préambule, avant de prendre une profonde inspiration et de poursuivre : « Ce qu'ii faut retenir, à part que Cooper étudie beaucoup et s'exerce à jeter des Maléfices sur des rats et des souris, c'est que peu avant Halloween il a entendu une voix qui parlait, alors qu'il était seul et se rendait à la Grande Salle pour le repas. Cette voix disait : Viens à moi, que je te déchire, que je t'écorche, que je te tue... et elle semblait venir de l'intérieur d'un mur. Il a d'abord cru à une mauvaise blague de Marcus Flint, mais après vérification de toutes les pièces alentours, il était bien seul dans cette partie de Poudlard. Cela ne l'a pas rassuré. Il a cru devenir fou. »
« C'est bien le seul point sur lequel je le comprends et me sens en phase avec lui, puisque la même chose m'est arrivée. » intervient Harry, sur un soupir.
« Oui, mais toi tu n'as compris ce qu'il se passait que bien plus tard. Ce qui n'est pas son cas. Lorsque la pauvre Miss Teigne a été pétrifiée quelques jours plus tard, à proximité du message faisant allusion à la Chambre des Secrets, Cooper a compris que Voldemort y était pour quelque chose. Bon il a cru sur le moment, que c'est après lui qu'il en avait. Ça l'a fortement contrarié, car il ne comprenait pas une telle animosité de Voldemort à son égard, alors que lui-même lui était tout dévoué. Mais plus tard, il s'est souvenu que la voix était rapidement passée à côté de lui et que Voldemort n'avait de toute façon pas connaissance de sa naissance. Il en a donc conclu qu'il en avait plutôt après toi et que son père cherchait sans aucun doute à Poudlard, un autre moyen de revenir totalement à la vie. Il s'est alors mis en tête, afin de lui proposer son aide, de trouver la Chambre des Secrets, où il était certain de pouvoir rencontrer son père. Il a donc guetté la voix déjà entendue, la cherchant même souvent un peu partout dans l'Ecole, dans l'espoir de pouvoir lui parler et se faire entendre d'elle. Mais il a eu beau chercher, il ne l'a plus entendue et il en a été fort dépité. A la même époque, sa haine pour Draco a été attisée également, car celui-ci semblait avoir été au courant avant tout le monde, que Voldemort allait encore tenter quelque chose à Poudlard. En effet, depuis la rentrée, Draco se vantait sans cesse que Lucius l'avait prévenu que Poudlard allait bientôt être débarrassé des nés-Moldus et que le professeur Dumbledore serait obligé de laisser sa place de Directeur à quelqu'un d'autre. Et autre fait marquant, Cooper a été plus dépité encore, lorsqu'il a su que toi aussi tu es Fourchelang, Harry.» explique Ginny, avec vivacité, avant de s'interrompre d'elle-même pour s'hydrater un peu la bouche
« Laisse-moi deviner, à ce moment-là, l'idée ridicule que je pouvais moi aussi être le fils de Voldemort lui a traversé l'esprit, n'est-ce pas ? » demande Harry, en haussant un sourcil.
Et affichant un petit air moqueur.
« Oui, c'est ce que cet imbécile a bien pensé. Ça l'a fichu dans une belle rage. Voilà qu'il avait un demi-frère parricide maintenant s'est-il dit, jusqu'à ce qu'il se souvienne avoir vu une photographie de tes parents dans un journal lorsqu'il a fouiné dans les archives de la Grande Bibliothèque Sorcière de Londres et qu'il s'était alors fait la réflexion que tu étais le portrait craché de James Potter. Cela l'a calmé. Mais bien sûr, à la fin de l'année scolaire, lorsque la rumeur a rapporté que tu avais déniché la Chambre des Secrets, vaincu le monstrueux Basilic qui y vivait depuis près de mille ans et empêché pour la seconde fois la renaissance de son père biologique, sa fureur à ton encontre a de nouveau été à son comble. Il lui a fallu courir un long moment au bord du Lac Noir, s'en prendre à des dizaines de souris et de rats à coups de Maléfices, afin de parvenir à se maitriser et ne pas t'étrangler de ses propres mains. Et durant tout l'été suivant, il s'est longuement étendu sur la haine qu'il éprouvait pour toi, les milles tortures qu'il t'infligerait avant de te tuer, ainsi que Ron qui t'a filé un coup de main pour descendre dans la Chambre des Secrets. Et sur Hermione également, car elle avait échappé au regard mortel du Basilic. Par ailleurs, il s'est longuement interrogé aussi sur le rôle de Ginny dans tout cela. Il a compris qu'elle avait été le vecteur grâce auquel Voldemort était presque parvenu à revenir à la vie, mais ne voyait pas comment cela pouvait bien fonctionner. Et il s'est aussi longuement questionné à ton propos Harry : Comment un microbe comme toi pouvait être parvenu à vaincre Voldemort en étant un bébé, puis l'empêcher à deux reprises à revenir à la vie et, par-dessus le marché, tuer un Basilic? Ça l'a fait gamberger sec et il a finalement conclu que tu avais un pouvoir secret. Il s'est donc juré de découvrir lequel. » explique Théo, avant de remettre ses notes à Ginny, afin qu'elle les fasse passer vers Remus, pour qu'il les archive avec celles des deux premières années.
« Une année durant laquelle il a continué son petit bonhomme de chemin dans la discrétion donc. » conclu King, coulant son regard vers Nev et Draco pour demander : » Qu'en est-il de l'année suivante ? »
« Même chose, il s'étend beaucoup sur sa haine et ses apprentissages. Ce sera donc vite résumé. Apparemment, Cooper n'a pas besoin de beaucoup de sommeil pour récupérer, alors il dispose de temps durant la nuit, soit pour écrire dans son journal, soit pour étudier. Ce qu'il peut faire maintenant dans son dortoir car il possède les moyens désormais, de protéger son lit ou ses effets personnels avec efficacité. Il n'hésite donc plus à ramener son journal et des bouquins ou grimoires de Magie Noire dans sa chambre. Dès le début de l'année, il décide de laisser totalement tomber l'idée de découvrir la Chambre des Secret. En effet, il devine confusément que Voldemort ne reviendra pas de sitôt à Poudlard, qu'il va chercher ailleurs un moyen de revenir à la vie. De plus, comme tout le monde, il a entendu parler de l'évasion de Sirius durant l'été et il pense que c'est Voldemort qui a mis cette évasion au point, afin que Sirius l'aide dans son entreprise. Alors naturellement, lorsque le tableau interdisant l'entrée des Quartiers de Gryffondor a été tailladé, il pense que Sirius a été chargé d'enlever ou de tuer Harry, afin que celui-ci ne puisse jamais plus empêcher le retour de son père biologique. » explique Nev, tandis que Sirius éclate de son rire en aboiement de chien.
« Je l'aurais parié ! Et je parie maintenant que cela a contrarié ce vicelard de petit serpent noir !» s'exclame-t-il, sûr de son fait.
« Oui, d'une certaine manière ça l'a contrarié, effectivement. Car il voulait tuer Harry lui-même et ne savait pas où te trouver, pour te proposer de l'aide. Il a bien essayé de le faire pourtant, lors des sorties à Pré Au Lard, mais bien sûr il a fait chou blanc. Alors il a décidé d'observer Harry d'assez près pour deux raisons : premièrement, il avait l'espoir de pourvoir aider Sirius et deuxièmement, il espérait également pouvoir percer les secrets de l'ennemi numéro un de son père. Mais il a rapidement découvert que Harry était rarement seul et qu'il était également surveillé par d'autres yeux. Du moins était-ce l'impression qu'il ressentait très souvent. » répond Draco, avant que Severus effectue un petit signe de la main vers lui, pour réclamer parole.
« Il n'avait pas tout à fait tort. Les Fantômes, Portraits et professeurs veillaient au grain, même s'il nous est arrivé de temps en temps de perdre Harry de vue. Notamment lors d'un certain samedi, jour de sortie à Pré Au Lard. Merci Albus pour cela. C'était vraiment une riche idée, de lui laisser sa Cape d'Invisibilité. » dit-il, avec un sourire en coin destiné à Albus.
« Merci surtout aux jumeaux qui m'ont filé la Carte du Maraudeur à cette occasion. » sourit quant à lui franchement Harry.
Sourire que mes frangins lui rendent, sur une courbette exagérée et cabotine.
« Et aux gros mensonges éhontés de Remus et Ron, qui t'ont couvert à propos de la Carte, l'un en affirmant qu'il s'agissait probablement d'une farce que chez Zonko et l'autre, que c'était lui qui te l'avait ramenée de sa sortie à Pré Au Lard. » renchérit Severus, sur un clin d'œil aux deux concernés.
« Mmmm… Certes, j'ai échappé à une retenue avec toi grâce à eux. Cependant, je me suis pris un monumental savon par Remus. » sourit encore Harry, avant d'ajouter : « Mais finissons-en avec cet intermède et écoutons la suite du résumé de Nev et Draco. »
Au hochement de tête positif des deux concernés.
« Le sentiment que tu sois surveillé l'a fait renoncer rapidement à ses petites filatures et il met dès lors les bouchées doubles sur ses études de la Magie Noire, désireux d'être au plus haut possible de ses capacités, lorsque Voldemort ferait sa réapparition dans notre Monde. Cependant, il est de plus en plus titillé par ses hormones et commence à loucher sérieusement du côté de Ginny, pour laquelle il éprouve des sentiments contradictoires. D'un côté, il se sent attiré par elle et ce d'autant plus qu'il sait qu'elle a été possédée par l'esprit de Voldemort. Il voudrait donc pouvoir parler de lui avec elle, de ce que cela fait d'être habitée par l'esprit d'un être aussi puissant et brillant que lui. Mais de l'autre côté, il lui en veut profondément, de n'avoir pas donné sa vie pour qu'il puisse revenir. Il décide néanmoins, qu'un jour elle lui appartiendra corps et Âme et… » explique Draco, s'interrompant sur une hésitation avant d'ajouter très rapidement : « Bon, on sait où il en est de ses fantasmes au jour d'aujourd'hui, alors pas besoin de s'attarder là-dessus. »
Il garde ses yeux rivés sur son résumé. Je suis certain pourtant qu'il n'a pas besoin de se raccrocher à ses notes. Cela lui sert uniquement à ne pas croiser le regard de l'un des nombreux Weasley dispersés dans les rangs.
Alors je cherche le regard de Charly et Ron. Je les croise brièvement, mais c'est suffisant pour comprendre que Cooper est un sacré vicelard. Et si j'en juge le pincement des lèvres de Maman et Papa, ainsi que l'échange de coup d'œil de Fred et Georges, Cooper a bien des soucis à se faire, s'il tombe entre nos mains.
« Oui, passons là-dessus. » confirme rapidement de son côté Neville, avant de poursuivre : « Tout ce qu'il reste à dire, c'est que Cooper est très déçu lorsqu'il apprend que Sirius n'a pas tué Harry. Le fait qu'il parvienne à échapper aux Détraqueurs ne le soulage qu'à demi et il perd finalement un peu de son espoir concernant le retour imminent de son père biologique. En revanche, les évènements lors de la finale de la coupe du monde de Quidditch le ravivent et il passe la seconde moitié de l'été à chercher où l'esprit de Voldemort pourrait bien avoir trouvé refuge. Il songe même durant un temps à prendre contact avec Lucius Malfoy, idée qui lui est venue étant donné que Draco avait souvent l'air au courant de beaucoup de choses à propos de Voldemort et de ses projets. Mais il y renonce finalement, d'une part en raison de ses sentiments d'aversion pour Draco qui sont encore montés d'un cran durant l'année et d'autre part, car il veut mettre un point d'honneur à retrouver seul la trace de son père biologique. »
« Voilà, c'est terminé. La quatrième année de Cooper a été sans grand changement, ni intérêt donc, si ce n'est qu'il a beaucoup progressé en Magie Noire. » conclut Draco, en rassemblant ses notes et celles de Neville, avant de les transmettre à Remus.
« Ouais. Et moi, je propose qu'on fasse une petite pause, histoire de se dégourdir les jambes, avant d'attaquer la suite. » déclare-je aussi sec, désireux d'entraîner Charly à l'écart afin qu'il me donne quelques explications sur ce qui n'a pas été dit, quant aux fantasmes de Cooper sur ma frangine.
Je n'aime vraiment pas l'idée que ce sale type ait des fantasmes pervers qui impliquent ma petite sœur.
OoOoOoO
Draco
Notre pause est courte. Car si tout le monde était ravi de pouvoir se dégourdir un peu les jambes, chacun est également pressé d'en finir avec le résumé du journal de Cooper.
Blaise et Hermione ont déjà déterminé le partage de leur tâche et nous avons à peine repris nos places, que mon amie se lance.
« Il n'y a presque rien à dire non plus de la cinquième année scolaire de Franck Cooper. Il a redoublé d'efforts dans son apprentissage de la Magie Noire, maitrisant ses retentissements sur lui-même, grâce aux moyens déjà largement évoqués tout à l'heure. Il s'intéresse également de très près au Tournois des Trois Sorciers, car il est persuadé que la sélection de Harry est un fait de son père. Il espère bien entendu, que l'entreprise de celui-ci sera enfin couronnée de succès et naturellement, s'il jubile de la mort de Cédric Diggory, il est immensément déçu et en colère que Harry n'ait pas subi le même sort. Car il voit là le signe d'un nouvel échec dans la tentative de résurrection de Voldemort. Sa colère et sa déception sont cependant de courte durée, puisque l'annonce du retour de Voldemort est effectuée par Albus dans la Grande Salle. A ce moment, il éprouve de grandes difficultés à ne pas exulter de joie et décide immédiatement de mettre tout en œuvre pour rencontrer Voldemort au plus vite. » explique Hermione, d'un ton totalement neutre, avant de laisser la parole à Blaise.
« Avant de passer au résumé des vacances, je tiens à préciser que nous avons bien fait de contourner son Maléfice pour pénétrer dans sa planque. Car il a été prononcé en Fourchelang et il nous aurait méchamment pété à la gueule, à peine aurait-il été effleuré par le Contre Maléfice prononcé en Latin. Bref, venons-en aux vacances de Copper. Que la parole de Harry et du professeur Dumbledore soient niées par la Gazette et le Ministère, n'ébranle en rien la conviction de Cooper. Il est convaincu quant à lui, que Voldemort et bel et bien revenu cette fois. C'est bien la seule chose pour laquelle il leur accorde confiance. Alors, pour atteindre son but, Cooper a obtenu encore l'accord de ses grands-parents, pour se rendre une fois par semaine à la Bibliothèque à Londres. Il est alors déterminé à passer le plus clair de son temps sur le Chemin de Traverse et dans l'Allée des Embrumes, à l'affût des nouvelles de son père biologique. Par ailleurs, comme il est également désireux d'échapper au plus souvent possible à l'attention parentale, il les persuade quelques jours après le début des vacances, de le laisser travailler deux jours par semaine comme commis chez Fleury et Bott, sous le prétexte de se faire de l'argent de poche supplémentaire. En réalité, il s'agissait bien sûr de récolter le plus d'informations possibles, en espionnant discrètement les conversations des clients, quand il ne trouvait pas un prétexte pour entamer la conversation avec eux, la dirigeant invariablement vers son sujet favori : son paternel. Et il s'est félicité d'avoir eu cette idée, car c'est bien à la Librairie, qu'il a obtenu le plus précieux des renseignements. Bien qu'à sa grande déconvenue, ce soit Draco qui le lui a fourni. » raconte Blaise, avant que je l'interrompe.
« Plait-il ? Tu es certain de ça ? Je n'ai pas le moindre souvenir de lui avoir parlé cet été là. Ni même de l'avoir vu chez Fleury et Bott. En fait, à part cette année, je suis sûr à cent pour cent, de n'avoir jamais parlé à Cooper. » m'étonne-je, avec sincérité.
« Oui, je suis certain. Cependant tu ne l'as pas vu, ni ne lui as parlé, parce qu'il s'est bien gardé de se montrer à toi. En fait, au milieu de juillet, il était en train de mettre des livres de classe en rayon, lorsqu'il a entendu Pansy Parkinson te héler fort indiscrètement, puis te demander si tu avais eu confirmation ou non du retour de Voldemort. Tu lui as répondu avec beaucoup plus de discrétion, mais pas suffisamment cependant pour que ton murmure échappe à Cooper et il a rapporté textuellement dans son journal que tu as dit : Oui, il est vraiment revenu. Ça s'est passé dans le cimetière de Little Hangleton et mon père y était. Parkinson s'est ensuite étonnée que Voldemort ait choisi de faire son retour dans ce cimetière et cette fois tu as répondu : Mon père a dit que ses parents étaient originaires de ce village. Mais chut, ne parlons pas de ça ici. » explique mon pote, tandis que les souvenirs remontent à ma mémoire.
«Oui, ça, je m'en souviens maintenant. » reconnais-je, dépité.
Si j'avais su que je servirais les desseins de Cooper en parlant de cela avec Parkinson, j'aurais envoyé cette dernières aux orties. Ainsi, Cooper n'aurait peut-être jamais su où trouver Voldemort et nous n'en serions pas là où nous en sommes.
Quoique. C'est peut-être mieux, qui sait…
Ouais. Ça ne vaut pas que je m'attarde à ça. Ce qui est fait, est fait et on ne peut pas revenir dessus de toute façon. Mieux vaut donc que je me concentre sur la suite du résumé de mes amis.
« Toujours est-il que fort de cet indice, Cooper s'est empressé de chercher où se trouve Little Hangleton et a été agréablement surpris de s'apercevoir que ce n'était pas si éloigné de chez lui. En empruntant le vieux Balai de James Cooper, il pourrait très bien faire un rapide aller et retour, durant la nuit décida-t-il. Et naturellement, c'est ce qu'il a fait dès qu'il a pu. C'est-à-dire, dès qu'il a concocté une Potion destinée à tenir James et Britney endormis à coup sûr durant toute la nuit. Cela s'est produit pendant la nuit du 02 au 03 Août 1994. Il est resté un long moment dans le cimetière, déambulant dans les allées en se demandant à quel endroit exactement Voldemort avait pu revenir à la vie. Il espérait également trouver un indice sur l'identité réelle de son père biologique, en relevant les noms sur les tombes. Il a cependant été dérangé alors qu'il commençait sa tâche, par l'arrivée de deux hommes, l'un assez âgé et l'autre en pleine force de l'âge, qui ont surgi dans son dos pour lui demander ce qu'il faisait là. Cooper a tout de suite reconnu ces deux hommes comme étant Moldus bien sûr et il a été tenté de les tuer. Mais pensant qu'ils n'étaient peut-être pas les seuls à être encore éveillés dans les environs et que peut-être il pourrait lui être utile de leur tirer les vers du nez, il a joué la carte qu'il sait le mieux utiliser : il a courbé l'échine, prenant l'air effrayé, mimant la gaucherie et a raconté qu'il s'était égaré trop loin de chez lui durant une balade dans la campagne et qu'il avait espéré trouver un raccourci en traversant le cimetière. Le plus âgé des hommes s'est alors excusé de lui être tombé sur le dos à l'impromptu et du ton brutal qu'ils avaient employé. C'est que vois-tu gamin, il se passe des choses étranges parfois par ici. Au Manoir surtout. Quelques fois on peut y voir des lumières qui se promènent de fenêtre en fenêtre et il n'y a pas longtemps, comme cela s'est déjà produit autrefois, on a retrouvé là-bas un cadavre dont on ne peut pas expliquer la mort. C'est depuis ce temps-là qu'on fait des rondes dans le village, en espérant comprendre ce qui a bien pu se passer a t'il dit, la voix tremblante et tout frissonnant. Bien sûr, Cooper en a aussi sec déduit que c'est dans cette propriété, que Voldemort s'était réfugié durant quelques temps au moins. Il a donc décidé d'aller visiter la baraque, dès que les deux hommes lui auraient lâché la grappe. » explique encore Blaise, s'interrompant juste avant le moment que tout le monde attend.
Car nous savons déjà, grâce aux révélations qu'il a faites à Lucius, que c'est dans cette maison, où il a tué son père et ses grands-parents, que Voldemort a fait connaissance avec Franck Cooper…2)
« Cooper a fait semblant de partir, selon les indications données par le plus âgé des deux hommes, puis il est revenu chercher son Balai laissé dans une allée du Cimetière et pour la suite, le mieux est que je vous lise ce qu'il écrit à propos de sa rencontre avec Voldemort. » reprend aussitôt Hermione, avant de baisser ses yeux sur une page de la copie du journal de Cooper, pour nous lire :
« Quand je suis entré dans le Manoir Hangleton, j'ai éprouvé un frisson d'excitation et je me suis senti plus que jamais proche de Père. Mais ce sentiment m'a très vite abandonné. En effet, le hall était misérable et j'ai senti poindre la déception en constatant son délabrement. Je décidais malgré tout de poursuivre ma visite et tandis que je découvrais le rez-de-chaussée j'étais de plus en plus déçu, car tout était humide, poussiéreux, moisi. Il n'y avait pas le moindre résidu de Magie dans ces murs et je commençais à douter sérieusement, que Père ait pu séjourner en des lieux si miteux.
Quelque chose cependant, me poussait à persévérer et c'est en montant l'escalier vers les étages, que j'ai enfin senti qu'il y a avait eu de la Magie dans cette grande maison. Une Magie très puissante, très noble. Alors mes doutes se sont envolés. Père avait bien séjourné ici. Et pour la première fois de ma vie, je me suis senti totalement bouleversé. Heureux sans nul doute de fouler un sol sur lequel Père a marché. Très peiné dans le même temps, qu'il ait eu à se cacher dans une masure aussi indigne de sa personne. Et la colère n'était pas loin de me gagner, je sentais commencer à brûler dans mon cœur, la haine profonde que j'éprouve envers Potter et tous ses semblables, par la faute desquels mon vénéré Père a été obligé de se terrer dans cet endroit infâme. J'allais donc partir, éprouvant le besoin de courir pour évacuer cette brulante colère avant de pousser plus avant mon exploration des lieux, lorsque j'ai entendu le bruit caractéristique d'un Transplanage dans l'une des chambres du deuxième étage. Et j'ai su aussitôt, que c'était lui, qui venait d'arriver.
Je suis d'abord resté figé sur la marche de l'escalier, incapable de bouger durant quelques secondes, puis, une bouffée de joie étreignant mon cœur, j'ai couru vers lui. Entendant mes pas, il a ouvert la porte de la chambre où il se trouvait, sa Baguette pointée vers moi. Il était méfiant, mais il a aussi été surpris, je crois, que ce soit un adolescent, presque un enfant encore, qui se tienne ainsi devant lui. Il a baissé un peu sa Baguette et m'a demandé ce que je faisais là. J'étais si abasourdi, si heureux de le voir enfin, que je restais muet et je tremblais tant d'excitation, que je tombais à genoux devant lui.
Que fais-tu ici ? m'a t'il encore demandé et retrouvant enfin ma voix, je lui ai répondu que j'étais venu là, dans l'espoir de le voir enfin.
Ma réponse l'a surpris. Je l'ai vu dans son regard. Alors je lui ai dit combien j'étais heureux de son retour et que j'étais désireux de lui apporter toute l'aide que je pourrai, que je ferai tout ce qu'il voudrait. Cela l'a amusé. Il a ri. Et j'ai ri aussi, heureux de partager cet instant de joie avec lui. Puis il est venu vers moi le regard bienveillant et il a doucement caressé ma joue, l'effleurant à peine. C'était merveilleux. J'ai frissonné de plaisir sous sa main et je n'ai pas pu m'empêcher de m'en saisir pour la serrer dans la mienne, l'embrasser avec tout le fervent amour, la profonde admiration que j'éprouve pour lui. Ça l'a fait rire encore une fois et ça m'a de nouveau rendu heureux. Il m'a dit de me relever et il m'a invité à entrer dans la chambre. Il a Métamorphosé un vieux fauteuil en confortable canapé et m'a prié de m'asseoir auprès de lui, afin que nous puissions bavarder tout à notre aise. Il s'est excusé de n'avoir pas de thé à m'offrir, m'expliquant qu'il ne résidait plus ici et qu'il était seulement venu chercher quelques effets personnels qu'il n'avait pu récupérer jusqu'à présent. Ses paroles m'ont permis de mesurer ma chance. J'aurais pu le chercher longtemps sans le trouver. Or, comme je l'ai déjà dit dans ces pages, lui envoyer un Hibou n'aurait certainement pas suffi, pour qu'il accepte de me rencontrer.
Père m'a ensuite demandé mon nom. Il a été vivement surpris, puis m'a demandé si j'avais un lien de famille avec James Cooper et si oui, étais-je le fils de James Cooper. Et là, le cœur battant à la chamade, je lui ai répondu que je n'étais pas le fils de James, mais son petit-fils. Le fils de sa fille Lisbeth, votre fils, ai-je précisé, avec une véritable timidité.
Je me suis si souvent demandé dans ces pages, comment il réagirait en apprenant qu'il avait un fils et que ce fils, c'est moi. Le moment était venu de le savoir et bien sûr je n'avais qu'une frayeur, c'est qu'il ne me croit pas. Et j'ai effectivement vu le doute, dans son regard. De la colère aussi. Ce que maintenant je comprends tout à fait. J'aurais pu être un imposteur. Un illuminé envieux, désireux de se faire passer pour son fils, afin d'en tirer avantage et gloire.
La fille de James Cooper aurait donc été nubile déjà ! Je n'y crois pas ! a dit Père avec brusquerie et colère.
Mais je n'ai pas flanché sous son regard. Je savais comment le convaincre, puisque j'avais envisagé mille fois notre rencontre, que j'avais anticipé ses doutes. En conséquence, comme je l'avais prévu, c'est en Fourchelang que je lui ai répondu : vous êtes Légilimens, alors je vous prie, voyez vous-même la vérité dans mon esprit.
L'esprit de Père s'est aussitôt glissé dans le mien. Comme je le subodorais, c'était si grisant, si extraordinaire, si puissant comme sensation, que j'en ai frémis de plaisir ! Mais j'ai su garder la tête froide et je lui ai livré le souvenir de ma lecture des dernières pages du journal de mon imbécile de mère. Je lui ai également livré toute ma dévotion, tout ce que j'ai fait, pour être un fils digne de sa grandeur.
C'est donc bien vrai, j'ai un fils, a murmuré Père, en se retirant de mon esprit.
Il est ensuite resté un long moment à réfléchir, le regard vague, et je n'osais troubler sa réflexion, craignant par-dessus tout qu'il refuse la vérité encore, qu'il me trouve indigne de lui. Je mesurais à cet instant le poids d'être un bâtard, issu de son union occasionnelle avec une fille qui n'avait pas réalisé l'honneur qui lui était fait, d'avoir été désirée par un aussi grand et puissant Sorcier et moins encore de porter son enfant. Et j'en voulais plus encore à mes idiots de grands-parents, qui sont partis loin de lui, qui lui ont caché ma naissance. S'ils étaient restés, s'ils lui avaient fait savoir qu'il allait être père, son sens de l'honneur l'aurait amené à me reconnaitre et j'aurais eu la vie que je méritais. Car même si cela n'aurait probablement rien changé au fait que son corps soit détruit par Potter, jamais ses fidèles serviteurs n'auraient permis que je vive dans la pauvreté et moins encore sans connaitre mes glorieuses racines. J'aurais donc depuis toujours vécu sachant qui était mon père.
J'ai donc un fils, a encore murmuré Père, au sortir de sa réflexion. Et cette fois il m'a accordé son regard, verrouillé sur une expression que je ne saurais qualifier, même si j'ai cru percevoir une brève lueur de regret, très vite balayée. Mais j'ai dû me tromper, car il m'a très vite souri. Quelle joie immense cela fut pour moi ! Il ne me rejetait pas ! Il m'accueillait au contraire avec bienveillance !
Nous avons ensuite longuement parlé. Il m'a demandé de lui rapporter tout de ma vie, de mes opinions, de mes désirs et de mes projets. Il m'a également prié de lui faire démonstration de mes talents, a jaugé l'étendu de mon savoir. Et pour la première fois de ma vie, j'ai reçu les félicitations, la reconnaissance que je méritais. Père est fier de moi. Réellement fier, je l'ai vu dans son regard. Et cela m'emplit de joie. Je connais le bonheur, pour la première fois de ma vie. Je suis enfin reconnu à ma juste valeur ! Et un jour prochain je pourrai marcher à ses côtés, me battre auprès de lui, pour anéantir ses ennemis. Mais laissons ce beau rêve pour l'heure. Je tiens trop à garder entière trace de notre rencontre, pour en délaisser le récit minutieux.
Nous avons beaucoup bavardé encore et nous avons convenu de ce qu'il y avait lieu de faire à présent. Oh! Bien sûr je suis déçu, car il désire garder le secret de ma filiation avec lui. Mais cela je le comprends aussi. Cela susciterait trop de jalousie et me mettrait en danger. Père m'a expliqué qu'autrefois Dumbledore avait créé une obscure association secrète, l'Ordre du Phénix, qui avait pour but de l'empêcher d'accéder au plus haut rang de la hiérarchie Sorcière et de mener à bien ses projets, de rendre aux Sorciers la place qui leur revient de droit dans ce Monde. Grâce à ses fidèles Serviteurs, Père a appris que Dumbledore et son Ordre de sales traîtres se réunissent à nouveau, dans l'optique de lui faire barrage encore. Ils me tueraient sans hésiter dit-il, s'ils venaient à savoir que je suis son héritier. Nous devons donc taire cela à tous, même à ses plus fidèles serviteurs. Car Père dit Dumbledore capable d'infiltrer un misérable espion dans ses rangs et il ne veut pas que je sois en danger. Je ne peux donc rester auprès de lui dès à présent, hélas. Il le regrette également.
Je suis heureux cependant. Car Père souhaite que je l'aide dans son entreprise. Nous avons de nouveau rendez-vous la nuit prochaine, pour mettre au point ce projet. Il a promis également, qu'il allait lui-même parfaire mon apprentissage de la Magie Noire. Et j'ai grand hâte, d'être son élève.
Oui, je suis heureux. Je connais enfin le bonheur d'avoir un véritable Père à mes côtés, soucieux de me voir réaliser mes rêves.
Le silence s'abat sur l'hémicycle, lorsqu'Hermione achève sa lecture. Il est de très courte durée cependant.
« Mouais. Surpris et méfiant, Voldemort a dû effectivement l'être, quand il s'est retrouvé face à Cooper. Puis, lorsque celui-ci lui a proposé si spontanément ses services, il l'a regardé d'un autre œil et la manière dont il s'est conduit alors, ne laisse pas de doute dans mon esprit : il a vu là une bonne aubaine, un petit cul à baiser prochainement. Sa manœuvre de séduction a vite tourné court cependant, puisque Cooper lui a révélé être son fils. Et je ne suis pas si sûr que Voldemort ait accueilli l'annonce de sa paternité avec autant de facilité que ça. M'est avis qu'il a longuement débattu avec Salazar durant cette réflexion, regard dans le vague. » lâche assez brusquement Ron, avant de faire venir à lui un plateau à thé.
Il sert aussitôt plusieurs tasses, qu'il propose à la ronde et j'en accepte une avec plaisir, car la fatigue commence à me mettre la cervelle au ralenti.
« Je suis du même avis. Pourquoi aurait-il le désir que Lucius lui fasse offrande d'un héritier et même de concevoir sept Chevaliers au travers de Lucius, Draco, moi-même et d'autres, s'il avait accepté l'idée qu'il a un fils ? (3) Jamais il n'a évoqué son petit espion comme étant son fils, son héritier, même durant ses conversations avec Salazar. Le garçon, c'est ainsi qu'il l'a toujours désigné. Il l'a également qualifié de stupide et de stupide petit ignorant. (4). Alors je pense quant à moi, qu'il ne reconnait pas Franck Cooper comme son fils. Il l'utilise simplement. Comme il utilise tout le monde. » renchérit Harry, bel et bien convaincu, si j'en juge son expression.
Et son argument me convainc, moi aussi.
« Qu'il le reconnaisse ou non, a peu d'importance pour le moment. Nous avons l'avantage de connaitre l'opinion de Franck Cooper à ce propos et nous pouvons toujours envisager deux ou trois options dans ce que nous mettrons en place, lorsque nous aurons terminé d'examiner la situation. » intervient alors Nally, sous le hochement de tête approbateur du professeur Dumbledore et de Pa.
Elle demande tout aussitôt après, si Hermione et Blaise ont encore quelque chose à ajouter, avant que nous passions à l'année suivante.
« Oui, il y a encore à dire. Franck Cooper a revu Voldemort dès le lendemain de leur première rencontre et ils ont passé la nuit à élaborer leurs plans. Franck serait désormais un Espion privilégié pour Voldemort à Poudlard. Il devait également poursuivre et même intensifier son apprentissage de la Magie Noire, tout en restant toujours aussi discret. Pour être certain qu'il puisse le faire tout à son aise durant les vacances, il a été convenu qu'il allait démissionner de chez Fleury et Bott et viendrait chaque nuit à Little Hangleton. Le sous-sol de la maison a été aménagé à cette fin par les soins de Voldemort lui-même et c'est là qu'il a appris en autre, à Transplaner. Le hic, résidait dans les personnes de James et Britney. Il ne faudrait pas qu'ils s'aperçoivent des absences de Cooper la nuit, ni qu'ils soient surpris que celui-ci ait besoin de récupérer en dormant plus tardivement qu'à son habitude le matin. Il a donc été décidé de leur faire croire que Cooper avait obtenu un travail de nuit, plus lucratif que son job chez Fleury et Bott. Cette idée émise, sous couvert de suffisamment connaitre ses grands-parents pour savoir qu'ils n'accepteraient pas de lui donner leur autorisation, Cooper a convaincu Voldemort qu'il valait mieux trafiquer leur mémoire, afin de leur faire croire qu'ils l'avaient donnée. Puis profitant de l'occasion, il a accompli une vengeance à leur encontre : il a demandé à l'affreux d'ôter tout souvenir de leur fille à James et Britney Cooper et de faire en sorte qu'ils pensent réellement être ses parents. D'après ce salaud de Cooper, Voldemort a trouvé qu'il s'agissait là d'une excellente idée, qu'ils se sont empressés de mettre à exécution la nuit même. Je vous passe les détails de la jubilation de Cooper, sa joie d'avoir fait naitre la terreur sur le visage de James et Britney lorsqu'ils l'ont vu avec Voldemort, ont compris qu'il avait percé le secret de sa naissance et choisi de prendre le parti de son père biologique. » explique alors Blaise, son regard fixant Nally, pour ajouter : « Voilà cependant pourquoi tu n'as pas trouvé trace d'un lourd secret, ni du chagrin de la perte de sa fille, lorsque tu as sondé James Cooper. Sa mémoire a été trafiquée. Il a oublié Lisbeth et ne se souvient certainement pas non plus, d'avoir été contraint de rendre un service à Voldemort, lors de la première guerre. »
« Quel enfoiré de p'tit saligaud ! Enl'ver tout souv'nir d'sa gosse tendrement chérie à des parents, faut vraiment êt' sans cœur pour faire ça ! Même si ça d'vait toujours leur causer du chagrin, d'la savoir morte et ç'qu'elle avait eu à souffrir avant, c'était leur gosse et il n'avait pas l'droit d'faire ça ! d'leur enl'ver c't'amour ! Et bien sûr, qu'le ténébreux a trouvé qu'il s'agissait d'une bonne idée ! A part lui et Bellatrix, James et Britney étaient les seuls à savoir, qu'il avait violé et engrossé leur pauv'gosse ! Tiens ! Ça m'étonne même, qu'il n'a pas brûlé l'journal d'la p'tite Lisbeth ! » explose à demi Maugrey, bouleversé et très en colère à fois, dès l'instant où Blaise se tait.
« Il a laissé ce soin à Cooper. C'est lui qui devait brûler le journal et l'album de photographies caché dans le double fond de l'armoire. Il a brûlé l'album, le journal de Britney également, mais a gardé celui de Lisbeth pour le ramener à Poudlard à la rentrée. Cooper a voulu garder cette preuve, afin que personne ne puisse venir jeter le doute sur la véracité de sa filiation, lorsque viendrait le moment de la révéler. » explique encore Blaise, avec un regard attristé pour son mentor.
Regard que je comprends, lorsque je me souviens brusquement que Maugrey a révélé à mon pote, avoir eu deux enfants, qui ont été tués en même temps que son épouse, il y a très longtemps. Je comprends aussi, que c'est son propre chagrin que Fol Œil a laissé exploser il y a un instant. Savoir ses enfants morts le chagrine toujours profondément, mais ne plus en avoir souvenir lui serait plus intolérable encore, lui semble-t-il.
Je me rends compte alors en pensant cela, que Neville aussi, doit se sentir affecté. Ses parents n'ont plus aucun souvenir de lui, à cause des tortures qu'ils ont subies, notamment sous la Baguette de ma tante Bellatrix.
« Ouais ! Ben j'espère que j'pourai m'occuper moi-même de c'saligaud, quand viendra l'temps d'le faire ! Parce que j'ai la grosse envie d'lui faire sa fête, avant d'l'envoyer en prison et j'm'en priv'rai pas, quoi qu'on puisse y trouver à y r'dire ! » s'exclame Fol Œil, en jetant un coup d'œil vers le professeur Dumbledore, l'air de le défier d'y redire justement.
Quant à moi, je songe, qu'il va lui falloir prendre son tour, dans une file d'attente qui risque fort de s'allonger encore…
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Livre IV – Chapitre : Les Uns Et Les Autres 2 / 6 - Acte 5 : Rabastan Et Bellatrix
Livre III – Chapitre : Espion Où Es-Tu ? 1 / 2 - Acte 3 : Prises De Conscience
L II – Chapitre : Grands Bonds Dans Le Temps 4 /5 - Acte 9 : Ciel Bleu Et Nuages
LI – Chapitre : Espions Traqués 1 / 2 - Acte 1 : Un Souvenir De Severus
Voilà une preuve s'il en est besoin, que tous les Livres se rejoignent dans ce chapitre, n'est-ce pas ?
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