Les Vilains Secrets de Cooper 4 / 4
Acte 4 : Un Très Redoutable Ennemi
Harry
Je me sens bien ragaillardi par la sieste que Maman nous a proposé de faire, après le petit éclat de Fol Œil, histoire d'effectuer une pause bénéfique pour nos neurones et de digérer quelque peu les cinq premières années qui ont déjà été résumées.
J'ai l'esprit plus clair à présent. La sieste m'a permis de décharger, au niveau émotionnel. Alors, même si ce qu'il reste à révéler aux autres des pensées et projets passés ou à venir de Cooper, va encore assurément créer bien des remous dans nos rangs, je suis maintenant certain de pouvoir envisager l'après résumé avec plus d'objectivité et d'efficacité.
Un repas léger, un thé et nous voilà prêts à reprendre où nous en étions restés. Maman demande donc à Papa d'effectuer le résumé de la sixième année, se réservant dit-elle, pour apporter les éventuelles précisions complémentaires qui lui paraîtront nécessaires.
« Durant sa sixième année scolaire, Cooper dispose de beaucoup de temps libre, car à la vive recommandation de Voldemort il s'est inscrit dans un minimum de cours et comme convenu également avec lui, il consacre une partie de ses loisirs à observer les élèves, afin de repérer au plus précisément possible les alliances qu'il pourrait établir. Il ne s'occupe cependant pas de Harry, car Voldemort a assuré qu'il le fera lui-même. Par ailleurs, son attrait pour Ginny se renforce et comme il la voit assez souvent parler à Luna, il les associe bientôt toutes les deux à ses fantasmes sexuels. Bien sûr, il évite soigneusement de se faire remarquer par Ombrage et il enrichit au maximum ses connaissances en Magie Noire, étudiant avec passion les nouveaux ouvrages que Voldemort a mis à sa disposition. Et il rencontre bien entendu ce dernier, durant les vacances de Noël et de Printemps. » explique Papa, qui s'interrompt, jetant un coup d'œil vers Maman en haussant un sourcil.
« Oui. C'est hélas nécessaire de le dire. Chacun doit savoir précisément à qui nous avons affaire. » soupire-t-elle, pinçant durement les lèvres.
Papa soupire également et il s'hydrate rapidement la bouche avec une bonne lampée de thé, avant de reprendre.
« A Noël, en récompense à la fois pour ses bons résultats aux examens que lui a fait passer Voldemort et les précieux renseignements qu'il lui a apportés, il a eu droit à une initiation au sexe. La jeune fille était Sorcière, une petite rousse assez mignonne, selon l'expression de Cooper, enlevée quelque part en Europe Centrale et il ne fait nulle doute qu'elle était encore largement mineure, selon la manière dont il l'a décrite. Cette petite est restée captive à Little Hangleton durant toute la durée des vacances et Cooper s'est délecté de lui infliger une mort lente et douloureuse, la nuit précédant son retour à Poudlard. La même chose s'est produite aux vacances de Printemps, avec un jeune garçon cette fois. Cooper a accepté cette seconde initiation pour plaire à Voldemort. Il déclare cependant avoir nettement plus apprécié le cadeau de Noël, bien qu'il eût préféré que la jeune fille ait davantage de formes et courbes féminines. Ces deux initiations cependant, lui ont permis d'améliorer la qualité de ses fantasmes sexuels, dans lesquels Ginny et Luna représentent désormais pour lui les esclaves idéales. » rapporte Papa, d'un ton qui en dit long sur ce qu'il pense de tout cela.
Lui non plus ne loupera pas Cooper s'il en a l'occasion. Cela fait donc un de plus sur la file d'attente qui s'allonge de minute en minute.
« Nom de Zeus ! Il n'est pas sorti de l'école et c'est déjà un violeur pédophile et assassin ! Jolie voie sur laquelle l'a entraîné Voldemort ! C'est vraiment un modèle paternel parfait ! » s'exclame Sirius, profitant de la pause qu'effectue Papa dans son résumé, afin que nous exprimions nos inévitables réactions.
Sa grimace de dégoût et de colère est largement éloquente.
« A quoi aurions-nous pu nous attendre d'autre, Sirius ? C'était couru d'avance que ce monstrueux salopard de Voldemort l'engage sur cette voie. Tout ce qu'il nous reste à espérer, c'est que Cooper ne mette pas lui-même une fille enceinte, parce que lorsqu'on examine de près l'arbre généalogique d'Artemus Serpentard, on a vite fait que constater que ses gènes sont largement dominants et fournissent parmi ses descendants mâles, essentiellement des psychopathes, sociopathes pervers et barbares. » réagit Bill, d'un ton proche du fatalisme.
« Il faut même espérer qu'il n'y ait pas déjà une de ses partenaires enceinte de lui. Car l'été dernier, Cooper est allé rendre visite quotidiennement à des filles de petite vertu, dans une maison close de l'Allée des Embrumes. Il suffit que l'une d'entre elle ait oublié de prendre sa Potion contraceptive une seule fois pour que… » soupire Papa, laissant sa phrase en suspens.
Il n'a pas besoin de préciser, qu'élevé dans les conditions précaires des habitants de ce misérable quartier Sorcier, l'enfant d'une prostituée et de Cooper aurait des chances quasi nulles, de développer une personnalité différente de celle de son géniteur.
« On voit que tu n'es pas coutumier avec ce genre d'établissement, Sev. Les tenancières de maison close sont très vigilantes et veillent à ce que leurs filles n'oublient pas de prendre leur Potion. Cooper ne peut donc fort heureusement pas avoir un gosse avec l'une d'entre elles. » sourit King, en direction de Papa, avant d'ajouter : « Ceci dit, je précise qu'il soit entendu que c'est uniquement pour cause professionnelle, qu'il m'est arrivé de porter intérêt à dans ce genre d'établissement et ses accueillantes hôtesses. »
« Ce n'était pas la peine de le préciser, King. Nous savons tous que tu es parfaitement fidèle à ta tendre bibiche. » sourit Bill, sur un clin d'œil.
Cela fait brièvement sourire quelques-uns d'entre nous. King a toujours eu une réputation sulfureuse de charmeur volage aux yeux du commun, alors qu'en réalité il est d'une fidélité infaillible envers son épouse.
« Bonne nouvelle donc. Aucune prostituée n'aura de gosse de Cooper. Ne nous reste plus à espérer dans ce cas, que Shaw prend des précautions lorsqu'elle couche avec lui dans la Tourelle Nord. » recentre cependant très vite Draco, sur une moue dégoûtée.
« Elle les prend. Cooper y veille. Il l'a prévenue qu'il ne l'épousera pas si elle lui fait un enfant dans le dos. En revanche, pour obtenir ses faveurs, il lui a promis un mariage en grande pompe, dès que Voldemort sera au pouvoir. Ce qui est un mensonge bien sûr. » lui répond Ron, me devançant d'un poil.
Cela fait partie des nombreuses informations dont nous avons pris connaissance dans la lecture de la septième année.
« Tant mieux. Et pourvu que la lignée s'éteigne avec lui, c'est tout ce que nous avons à souhaiter maintenant. Ceci dit, finissons-en rapidement avec ces résumés de son journal. Je commence à en avoir plus que ma claque de ce petit fumier et j'ai hâte que nous en venions à la partie la plus intéressante à son propos : mettre au point notre plan pour le neutraliser lui aussi à coup sûr et une fois pour toutes. » déclare soudainement Charly, que Fred et Georges approuvent en levant le pouce vers lui.
« Oui, tu as raison, finissons-en rapidement. » acquiesce aussitôt Papa, jetant un bref coup d'œil sur ses notes avant de reprendre : « A la fin de l'année scolaire, bien que ne sachant pas exactement en quoi consistait le plan de Voldemort, Cooper est très déçu de l'échec de son projet, qu'il attribue bien entendu, à l'inefficacité de Lucius. Dès le premier soir de vacances, il propose donc à Voldemort, de constituer une petite armée à Poudlard, qui enlèverait Harry et le lui livrerait pieds et poings liés. Voldemort retient son idée, mais il tient à s'occuper lui-même de mettre l'enlèvement au point. Cooper quant à lui, doit se tenir prêt à favoriser la mise en œuvre de son plan, si cela s'avère nécessaire, mais également à lui ouvrir les portes de Poudlard, quand le moment sera venu. Dans le but d'échanger à propos de tout cela lorsque Cooper sera de nouveau scolarisé, décision est prise de s'adonner à la possession du Corps et de l'Esprit. Cependant, afin de faciliter cette entreprise pour chacun d'entre eux, sans avoir recours à des Potions dont l'usage abusif s'avère dangereux pour la santé, ils ont procédé à un Maléfice de Magie Noire extrêmement complexe, d'origine sud-africaine. Ce Maléfice permet à deux personnes ayant une part de sang commun et dont l'une au moins est Légilimens, de connecter leur esprit aisément et sans qu'il en résulte le moindre désagrément. Cela a également l'avantage d'éviter à Cooper d'avoir à concocter des Potions très complexes, alors que c'est une matière qu'il ne maîtrise pas suffisamment. »
« Ce qui explique l'absence de cette Potion dans la planque de Cooper, que Latton devait quant à lui prendre. » intervient alors Draco, sur un hochement de tête de compréhension.
« Oui. L'absence de Potion pour contrecarrer les effets nocifs de la Possession également. Cooper n'a pas même l'ombre d'un mal de tête, après avoir communiqué avec Voldemort de cette façon. Et l'avantage également de ce procédé, c'est que Voldemort peut prendre contact avec lui, sans avoir à se rapprocher de Poudlard pour faciliter la prise de contact. Il lui suffit de s'installer bien confortablement dans son fauteuil et de fermer les yeux. » répond Papa, avant de boire une goutte du thé que Maman vient de lui servir.
« En conséquence, il a pu communiquer avec Cooper bien plus souvent que nous le pensions. Mais nous avons maintenant trace de tous les échanges qu'ils ont eus grâce à ce procédé, dans le journal de Cooper. » renchéris-je, avant que Papa reprenne la parole et de finir ma propre tasse de thé.
Mon breuvage est froid, mais cela ne me dérange absolument pas, car j'aime autant le thé froid que chaud. C'est très rafraîchissant et désaltérant.
« Ouais. Et j'imagine qu'ils font le point régulièrement, naturellement. » réagit Bill, sur une grimace.
« Naturellement. Au moins une fois par semaine. Davantage avant et après les événements en préparation, que ce soit hors ou à Poudlard. Le seul moment où il n'y a pas eu contact pendant une quinzaine de jours, c'est après l'Attaque sur le Poudlard Express, au cours duquel Cooper a subi un trauma crânien. » répond Ron, d'un ton assez neutre.
Je sais cependant qu'il n'en pense pas moins.
« Je n'ai jamais souhaité le décès de qui que ce soit, mais là, j'avoue que je regrette que Cooper n'en soit pas mort de son trauma. » déclare Neville avec fermeté, en écho à la pensée de pas mal d'entre nous sans doute, ajoutant ensuite avec tristesse : « C'est injuste que ce salaud ait survécu quand Lucy et d'autres élèves qui n'ont jamais fait mal à qui que ce soit, ont été tués. »
« J'approuve à cent pour cent. Et j'en aurais beaucoup à dire là-dessus, mais tout comme Charly, j'ai hâte d'en venir à la suite, alors je n'épiloguerai pas plus sur cela. » intervient Blaise, sous le hochement de tête approbateur de Nev.
J'approuve également. Inutile de ressasser de longs regrets, cela ne fera pas revenir les morts, ni ne changera rien aux événements qui se sont produits à Poudlard, sur l'instigation de Cooper.
« Durant l'été dernier, Cooper a recruté la petite armée dont les soldats ont été sélectionnés par Voldemort. Ce dernier a pioché la plus grande part de leurs noms sur la liste des élèves penchant notoirement en sa faveur, que Cooper lui a fournie au cours de l'année scolaire écoulée. Il en a également ajoutés quelques-uns, car leurs parents lui avaient prêté allégeance et faisaient partie de ses rangs. Cependant, Cooper ne s'identifie clairement qu'auprès d'une poignée de fidèles, expressément désignés par Voldemort, celui-ci faisant en sorte que toutes les Maisons de Poudlard soient représentées dans ce petit Etat-Major. Le moyen de communication et l'actuel code utilisés avec les Ânes Bâtés déclarés ou non, sont élaborés par Cooper lui-même, à l'approbation de Voldemort. Il a également organisé des entraînements pour sa petite troupe de proches complices, les amenant par Transplanage d'escorte et les yeux bandés, dans la grande cave aménagée de Little Hangleton. Et pour s'assurer de leur indéfectible fidélité, Cooper a décidé de largement les photographier lors de situations compromettantes. » explique encore Papa, qui ajoute, en faisant passer ses notes et la copie de la sixième année du journal de Cooper vers Remus : « Voilà tout ce qu'il y avait à retenir de la sixième année. »
« Et voilà donc aussi, qui explique la présence dans la planque de Cooper, de la belle quantité de photos pornos ou de tortures, qui impliquent Smith, Shaw et les autres membres de son Etat-Major personnel. Il s'agissait simplement d'exercer un chantage, si l'un ou l'autre venait à flancher. » réagit alors Remus, en rangeant soigneusement les documents qui s'empilent sur son bureau.
« A mon avis, il ne s'agissait pas seulement d'exercer son chantage. Une seule photo aurait suffi pour ça. Or, il y en avait deux bonnes douzaines pour chacun de ses complices proches. Je pense donc pour ma part, qu'il s'agissait surtout de se repaître les yeux de ces abominations et de s'en réjouir comme le bon petit sadique qu'il est. » renchérit Charly, avec un dur regard.
Avis que je partage.
« Tu as sans doute raison, Charly. En revanche, à propos des photographies où l'on voit seulement les animaux ou êtres humains torturés, Harry avait raison, c'est Cooper qui officiait de sa propre main. Et les photographies sur lesquelles on le voit en situation pornographiques ont été prises à sa demande, par l'une des filles de la maison close qu'il fréquentait assidûment l'été dernier. » répond Papa, sur une grimace significative de Ron et de ses frères…
Cooper n'aura aucune chance d'échapper à une rouste maison, s'il croise la route de l'un d'entre eux, quand viendra l'heure de régler les comptes de Voldemort et toute sa clique.
« Comment pouvait-il payer ces filles ? Cela doit coûter cher, non ? » demande soudainement Fleur, en rougissant légèrement.
« Avec l'argent durement économisé par James et Britney, en vue de leur retraite. Il leur a tout volé sans état d'Âme, après avoir trafiqué leur mémoire avec Voldemort. » répond Maman, sur un pincement de lèvres très dur.
« Violeur pédophile, assassin et voleur par-dessus le marché. Décidément, tout le portrait craché de son paternel. » réagit alors Sirius, en saisissant une tasse de thé sur le plateau qui passe devant lui.
« Oui. Et je ressens de plus en plus comme une urgence, de mettre fin à cette lignée de dégénérés. » ajoute Tonks, avec fermeté.
« Tout à fait d'accord ! Alors passons à la suite, sans attendre. Qui de vous deux s'y colle ? » invite alors Charly, décidément très désireux d'en finir au plus vite, en haussant un sourcil vers Ron et moi-même.
« On va s'y coller tour à tour si tu permets, Charly. Je sais que tu es pressé d'en venir aux plans pour mettre fin aux agissements de ce putain d'enfoiré, mais désolé pour toi, il y a beaucoup à dire encore. » répond Ron, avant de me faire signe de commencer, tandis que Charly soupire et se recale sur son siège, dans l'optique d'une longue écoute attentive.
OoOoOoO
Hermione
Après avoir effleuré du regard les photographies cette nuit, je m'attendais parfaitement à ce que Cooper effectue une descente infernale vers les ténèbres. Et je subodore que le résumé de l'année en cours va atteindre des sommets. Ou plutôt des abysses si profonds, qu'aucune lueur ne peut les atteindre.
C'est pourquoi, même si je connais les moyens dont il use pour y parvenir, je me demande de plus en plus souvent comment Cooper peut réprimer et maîtriser sa Magie, au point que l'on ne perçoive ni sa puissance, ni sa noirceur dedans. Et je me dis que le jour où il laissera sa colère et sa véritable nature s'exprimer aux yeux de tous, cela sera sûrement terrible.
A quel prix alors, parviendrons-nous à le neutraliser ?
Je n'examine cependant pas davantage cette question. Car Harry se prépare pour l'exposé de l'année encore en cours.
« Oui, il y a beaucoup à dire. Mais nous allons quand même tâcher de faire au plus court, car je ne vois pas l'utilité de nous étendre plus que nécessaire, rassure-toi, Charly. » déclare Harry, avec un faible sourire.
Charly le remercie d'un signe de tête et Harry reprend, sur une expression beaucoup plus grave.
« Je pense que tout le monde a déjà compris que Cooper est très dangereux, beaucoup plus que nous l'imaginions, avant de prendre connaissance de son journal. Par ailleurs, nous savions qu'il devait être intelligent, pour avoir réussi à nous berner durant aussi longtemps. Eh bien il l'est assurément. Et il est très machiavélique également. Car certes Voldemort lui donne des ordres, mais à Poudlard c'est lui-même qui élabore les stratégies et facilite la tâche des complices désignés pour les mettre en œuvre. Il soumet également des projets personnels à l'approbation de Voldemort, qui lui laisse alors carte blanche pour les mener à bien. Et pour couronner le tout, il a fomenté une action de son propre chef à l'école, sans que l'affreux ait le moindre soupçon à ce propos. Mais nous reviendrons sur ce dernier point plus tard. Cette introduction faite, ce qu'il faut savoir avant tout, c'est qu'à son retour à Poudlard en septembre dernier, Cooper a pris la mesure des responsabilités que Voldemort lui a confiées, en le plaçant à la tête de sa petite armée. Et il s'est mis alors à élaborer de grands scénarii, dans lesquels les garçons de son année qui font partie de ses troupes mais le rabrouent encore, puisqu'ils ne connaissent pas son identité, tombent à genou devant lui et lui baisent les pieds, lorsqu'ils apprennent qu'il est à la fois leur Chef et le fils de Voldemort. » dit-il, avant de s'interrompre pour reprendre un peu son souffle.
« Bref, il a attrapé définitivement la grosse tête. C'est ce que tu veux dire ? » demande alors Blaise, en haussant un sourcil.
« C'est le moins qu'on puisse dire. Il gamberge sec à cette période. Il a ses dix-sept ans révolus, il est donc adulte aux yeux de la loi et en conséquence, il estime que la place de bras droit de Voldemort lui revient de droit, quitte à éjecter Lucius en grand pompe lui-même s'il le faut, pour parvenir à ses fins. A ses yeux, cela signifie qu'il doit se préparer à mettre son projet à exécution au plus rapidement possible, c'est-à-dire dès la fin de l'année scolaire. Il décide donc de ne plus se contenter d'attendre les ordres de Voldemort, mais de les anticiper et d'être force de proposition. Par ailleurs, il se dit que pour mener au mieux les actions de sa petite armée de Poudlard, il se doit de connaître les lieux à fond et savoir comment accéder à la Chambre des Secrets, car cela pourrait s'avérer hautement utile dans un avenir plus ou moins proche. Il entreprend donc d'interroger Voldemort à ce propos dès que possible. Ce qu'il a fait bien sûr, lors de leur désormais petite séance de Possession hebdomadaire. Et il a ainsi obtenu les renseignements, non seulement concernant l'accès à la Chambre des Secrets par les Toilettes du second étage, mais aussi par le Labyrinthe d'Artemus. Voix d'accès que son cher paternel lui a cependant fortement déconseillé d'emprunter, en raison de sa haute dangerosité. De plus, Voldemort lui a également indiqué l'emplacement des Cachots Perdus, l'entrée de trois Passages Secrets et quelques raccourcis pratiques, qu'il avait dégottés lorsqu'il était lui-même élève à Poudlard. Aucun que nous ne connaissions cependant pas déjà nous-mêmes. » renchérit Ron, faits qui ne m'étonnent absolument pas.
Je m'attendais parfaitement à cela. Les encouragements de Voldemort ont fait leur chemin et, naturellement, sa reconnaissance de ses capacités et de son intelligence ont conforté Cooper dans son arrogance et sa haute opinion de lui-même. Il était enfin apprécié à sa juste valeur, il était bien le grand Sorcier pressenti par Monsieur Ollivander lorsqu'il est allé acheter sa Baguette Magique et détecté par le Choixpeau lors de sa répartition. Puis, durant l'été dernier, tandis qu'il formait ses plus proches complices, les initiait au sexe, à la torture et au meurtre, il a achevé de prendre l'assurance qui lui faisait défaut jusqu'alors. Et il brûle désormais de faire ses preuves aux yeux du Monde.
Combien de temps reste-t-il, avant qu'il cède au désir de sortir de l'ombre enfin ?
Peu. Certainement très peu, je pense. Et il ne faudra pas très longtemps ensuite, pour qu'il se prenne à carrément rêver d'être le Seigneur des Ténèbres à la place du Seigneur des Ténèbres et donc de détrôner son père biologique.
Je chasse vite ces pensées fugaces cependant, pour me recentrer sur le présent.
« J'imagine qu'il a meilleure connaissance encore de Poudlard, depuis qu'il a vadrouillé partout après Halloween. » déclare Neville, quelque peu tendu.
« Oui. C'était entre autre, le but de la manœuvre. Mais avant de parler de cela, revenons-en à la période de la rentrée. » répond Harry, qui s'éclaircit un peu la voix, avant de poursuivre : « Cooper connaissait le projet d'Attaque sur le Terrier au soir d'Halloween. Il a donc facilité la tâche de Randy Bletchley, lui indiquant où cacher son Taïpan du Désert, que son frère Miles lui a envoyé quelques jours avant que vienne le moment de le faire parvenir à Ginny. C'est à cette occasion, qu'il a changé le mot de passe sur la pierre permettant de libérer le mécanisme d'accès, car celui-ci était en Fourchelang à l'origine. Par ailleurs, Cooper a également pensé que l'occasion de cette Attaque au Terrier était une belle opportunité à saisir, pour accomplir son ultime vengeance sur James et Britney. Il a donc suggéré à Voldemort, de les faire mettre sous Imperium et de les amener à s'entretuer au Terrier. »
A cette dernière révélation, mes cheveux se hérissent sur ma tête. Harry avait raison tout à l'heure, d'affirmer que Cooper et Voldemort c'est du pareil au même. Leur cruauté est sans limite.
« Qu'est-ce qu'il espérait, avec cette manœuvre tordue ? » réagit brusquement Bill, sourcils froncés, sur l'incompréhension.
« Les faire passer pour des victimes. Comme ils n'étaient pas marqués, tout le monde tué chez nous, James et Britney auraient pu passer pour des amis ou tout au moins des connaissances de la famille, venus rendre hommage à la dépouille de Ginny. Lui-même serait blanc comme neige, insoupçonnable. Et par la même occasion, il assoyait également sa couverture à Poudlard où il ne pourrait en aucun cas passer pour être Pro-Voldemort aux yeux de chacun, puisque ses parents avaient été tués par les Mangemorts. Mais cela ne s'est pas entièrement passé comme il l'espérait. Britney Cooper a été tuée par Buck et Cunégonde dès son arrivée dans le petit bois et c'était tellement la pagaille, que Bertram Yaxley a usé de James en renfort des Mangemorts. Après, James a été fait prisonnier, il a pu prouver son innocence et il a été mis à l'abri par l'Ordre du Phénix. Ce qui a fait enrager Cooper sur le moment. Car certes, sa couverture a été assurée, mais il n'était plus possible d'atteindre James, puisque celui-ci était à l'abri au Terrier. Dans les semaines qui ont suivi, il a vaguement espéré pouvoir le faire tuer par un de ses proches complices pendant les vacances de Noël, mais encore une fois les choses ne se sont pas passées comme il l'aurait voulu, puisque James a décidé de venir le chercher à Poudlard, avant de l'emmener en France. Depuis, Cooper a résolu d'attendre que Voldemort soit au pouvoir et de tuer James de sa propre main. » explique Ron, tandis que son père pince durement les lèvres.
« Aussi terrible soit cette vérité, James doit savoir, hélas. » déclare-t-il, au hochement de tête de Molly, soupirant avant d'ajouter : « C'est un brave homme. Il pourrait en mourir de chagrin. Je l'épaulerai autant qu'il m'est possible, pour lui éviter d'en arriver là. »
Molly et Nally soutiennent son propos d'un hochement de tête.
Oui, il faut que James Cooper sache tout à propos de son petit-fils. Car que se passera-t-il, la prochaine fois qu'ils se verront ? Franck le tuera ou le fera tuer, c'est certain. James Cooper ne devra pas venir sur le champ de Bataille à Poudlard. Il devra même rester soigneusement à l'abri dorénavant, aussi longtemps que son petit-fils sera en liberté.
Quelle tristesse pour cet homme ! Son destin aura été vraiment cruel, me dis-je, avant de reporter mon attention sur Harry, qui reprend son résumé.
« Au lendemain d'Halloween, Cooper est enragé, non seulement parce que son projet et celui de Voldemort ont été un lamentable fiasco, mais également en raison des conséquences que cela provoque à Poudlard. Théo est bien sûr dans sa ligne de mire désormais et plus encore Draco, dont la nouvelle prise de position a précipité la scission de la Maison Serpentard. Sa haine pour lui s'en trouve décuplée au centuple et il est désormais à égalité avec moi, sur sa liste de personnes à abattre. Il profite cependant de l'occasion qui lui est offerte sur un plateau d'argent, pour se rapprocher de ses deux lieutenants désignés pour l'heure, Zacharias Smith et Ysolte Shaw, en s'installant à Poufsouffle. Ainsi, il pourra bien plus facilement leur donner ses ordres, leur confier en main propre les messages qu'ils devront délivrer aux uns et aux autres, par le biais des boites aux lettres clandestines. Alors cela ne l'arrange pas du tout finalement, lorsque la décision est prise que les élèves plus âgés de Serpentard retournent dans leurs quartiers, le soir même. Il comprend aussitôt que s'il ne repart pas dans ses quartiers cela éveillera les soupçons ou, tout au moins, soulèvera des tonnes de questions à son propos. Or, il ne doit pas attirer ce genre d'attention sur lui. Cependant, il craint ne pas parvenir à se maîtriser s'il doit rester en permanence en contact direct avec ses ennemis jurés que son Draco, Théo et tous les Serpentards qui ont trahi la cause de son père. » explique Harry, avant de boire une gorgée de thé.
« Ouais, bien sûr. Avant la scission Cooper partageait son dortoir uniquement avec des Pro-Voldemort. Alors bien sûr aucun de ses camarades de chambrée n'a prêté attention à ce qu'il faisait, ni à la manière dont il protégeait ses effets personnels. Mais cela aurait été une autre affaire, avec Ben, Magnus, Marian, Gil et Cameron. Là, pas question de passer inaperçu ou que ceux-ci ne remarquent pas ses longues absences répétées de la Salle Commune, ses heures d'études nocturnes ou encore l'appartenance plus que limite à la Magie Noire, des Protections posées sur ses affaires. Et aucune chance non plus, de cacher très longtemps encore ses véritables opinions, sans exploser de colère. » commente Draco, à l'approbation muette de Harry.
« C'est exactement ce qu'il exprime dans son journal et à défaut de trouver une solution durable à cet épineux problème, il conçoit rapidement une parade qui va le mettre à l'abri dans l'immédiat. Et donc, après avoir établi la liste de tous les traîtres de Serpentard et ordonné à ses sous-fifres de la faire parvenir au plus vite à Voldemort, par l'intermédiaire d'un coursier dont il leur a délivré l'adresse, il se rend assez malade pour bénéficier d'une nuit à l'Infirmerie, ce qui lui donnera le temps de réfléchir à la situation et de trouver un moyen de rester chez les Poufsouffle. Bien sûr, après avoir reçu son message Voldemort prend contact avec lui, pour discuter de cette situation et se faire préciser ce qui a fait rater l'entreprise de Bletchley. Voldemort approuve le désir de Cooper de rester à Poufsouffle, loin de Draco dont il faut à présent plus que jamais se méfier et qui sera de toute façon surveillé par les yeux de ses nombreux petits soldats. Il lui demande également de préparer l'évasion de Bletchley, ainsi que le meurtre de Papa, deux actions qu'il devra mener à bien, aussitôt qu'il en recevra l'ordre. » explique Harry, avant de faire signe à Ron de prendre le relai..
« S'il se réjouit d'avoir à fomenter l'évasion de Bletchley et le meurtre de Severus, Cooper est très vivement déçu que Voldemort ne lui ait pas demandé de perpétrer également celui de Draco, qui l'a pourtant hautement trahi. Il décide donc de son propre chef de le punir très sévèrement, tout en s'assurant que Voldemort n'apprenne rien de son initiative, car bien qu'il ne comprenne pas pourquoi, il a parfaitement saisi que Draco revêt une importance capitale aux yeux de son paternel biologique. Et il décide pour parvenir à ses fins, d'utiliser Pansy Parkinson, arrivée le même soir que lui à l'Infirmerie et qui a hurlé à plusieurs reprises, que sa vengeance contre Draco sera terrible. » poursuit donc Ron, avant de s'interrompre, au geste impatient de Draco, désireux de prendre parole.
« Il a donc bien manipulé cette salope. Je me disais aussi, que la manière dont elle s'y était prise était trop élaborée pour elle. Jamais elle n'aurait eu l'idée seule de m'emmener dans les Cachots Perdus, pour m'y torturer tout à son aise. Elle m'aurait plutôt foncé dessus dès sa sortie de l'Infirmerie. » réagit il, à l'approbation muette de Severus, qui avait émis les mêmes doutes à l'époque des faits.
Le ton de la voix de Draco est calme, mais son poing serré promet que cela ne restera pas sans conséquence pour Cooper. Les regards et attitudes de Théo, Ginny, Narcissa, Molly et Arthur sont également très éloquents.
En fait, tous les regards le sont. Il n'y aura aucune seconde chance pour Cooper, pas la moindre once de circonstance atténuante, aucun sursis. Il est irrémédiablement condamné et devra payer le prix fort de ses crimes. Et s'il survit à l'ultime combat qui se profile, il ne sera plus jamais libre de ses mouvements.
« Oui, il l'a manipulée, mais pas au sens où tu l'entends assurément, Draco. Il a procédé de manière bien plus sournoise, pour lui insuffler l'idée du procédé à suivre, afin de parvenir à accomplir sa vengeance de manière radicale et en toute discrétion. En clair, Cooper ne lui a pas adressé la moindre parole et il est resté aussi loin d'elle qu'il a pu le faire, prenant soin qu'elle ne s'aperçoive même pas de sa présence à l'Infirmerie. Ce qu'il a fait en revanche, c'est implanter des rêves dans l'esprit de cette tordue. » répond Ron, au sursaut de beaucoup d'entre nous.
« Comment ! Il est donc Légilimens également et déjà capable de prendre possession de quelqu'un, lui aussi ! » s'exclame Severus, l'air effaré.
Il n'est pas le seul à l'être. Nous savons tous qu'il faut avoir atteint un très haut niveau de Magie Noire, pour user de tels procédés. Et face à cela, je comprends d'autant moins encore, comment Cooper peut-être parvenu à nous cacher la noirceur de sa Magie et de son Âme.
« Oui, il est Légilimens. Et oui, il est bien capable de prendre possession de quelqu'un, corps et Esprit. Bien sûr, posséder Parkinson lui a été très, très difficile, car il n'avait pas de Potion à disposition pour le faire et cela lui a personnellement coûté chaud aussi de s'adonner à cette manœuvre. Il a salement dégusté et il a dû rester durant plusieurs jours à l'Infirmerie pour s'en remettre lui-même. Et ensuite, il lui a fallu encore plusieurs jours également sans qu'il pratique la Magie Noire et soit obligé d'effectuer de très nombreux efforts physiques, pour rééquilibrer sa Magie et la réprimer à nouveau correctement. » répond Harry, l'air très sombre.
On le serait à moins. Cooper est un très, très redoutable ennemi déjà. Plus encore que je l'imaginais. J'en frémis d'ailleurs. Longuement. Et je ne suis pas la seule.
« Et ça, nous ne l'avons pas vu, parce que nous étions trop occupés à faire face à tout ce qu'il se passait alors. Entre les tortures sur Draco, Théo et Ginny, puis les accusations dont ils ont fait l'objet de la part d'Edmond Parkinson, l'intervention du cousin Walter qui voulait emmener Théo et le jeter en pâture à Voldemort pour échapper lui-même à la Marque de Ténèbres, les procès des Mangemorts et de Peter Pettigrew en particulier, qui ont eu lieu cette semaine là aussi, puis le Samedi Noir et les mesures que nous avons dû prendre ensuite, nous n'avons pas eu une minute, pour nous préoccuper de Cooper. » rappelle Nally, au hochement de tête approbateur du professeur Dumbledore.
« Ouais. Et pendant ce temps, cette saleté de Cooper déambulait dans les couloirs, jouant la grande comédie d'un abyssal chagrin, pour pouvoir en toute tranquillité mettre au point le plan de l'évasion de Bletchley et du meurtre de Severus, en se fondant sur ses habitudes, ainsi que sur l'organisation des rondes de tous les profs et de Rusard. Il en a également profité pour tâcher de dégotter d'autres Passages Secrets, les meilleurs parcours pour se rendre du point A au point B, mettre en place des boites aux lettres clandestines supplémentaires. Et bien naturellement, il s'est rendu compte que ça vadrouillait beaucoup la nuit. Et pas que les profs, quelques élèves aussi n'hésitaient pas à sortir après le couvre-feu et le faisaient en toute impunité, à la vue des profs, mais également de Rusard. Il s'est donc mis à l'affût de tous nos faits et gestes, a gambergé et a finalement conclu que nous nous organisions et entraînions aussi, pour défendre nos vies en cas d'Attaque sur Poudlard. » explique Ron, à l'inquiétude visible de Neville.
« Il sait donc tout, concernant le C.C.S.A.B.P.M. ? » demande-t-il, d'une voix blanche.
« Non, rassure-toi. Il est très loin du compte, même. Il soupçonnait déjà que Harry, Hermione, toi, Théo, Blaise, moi-même et quelques autres faisions partie de l'Ordre du Phénix. Bien sûr, il a repéré la Salle d'Entrainement également, concluant que nous prenions des cours de DCFM supplémentaires avec Nally et Sev, que nous nous déplacions en empruntant des Passages Secrets qui lui sont inaccessibles également, mais il est loin tout de même, de connaître l'étendue de nos moyens logistiques, de nos capacités en DCFM et du nombre exact des élèves appartenant au C.C.S.A.B.P.M.. Plus important, il pense maintenant tout savoir grâce au Groupement de Défense et pouvoir quoi qu'il arrive, nous empêcher de mettre les gosses à l'abri et de fuir avec eux. En fait, il est même certain de pouvoir nous piéger en beauté, grâce à tout ce qu'il a appris et apprend encore sur nous. Mais tel sera pris celui qui croit pouvoir prendre, n'est-ce pas ? Car nos plans réels d'évacuation il ne les connaît pas. Il ne sait rien non plus des Cartes, de nos Bracelets de Communication etc… » répond Ron, ponctuant sa réponse d'un bref sourire, avant d'ajouter le regard sombre: « Ceci dit, avant la création du Groupement, il a essayé d'en savoir davantage sur nos agissements, en chargeant Smith, Shaw et trois autres sous-fifres de l'affaire, leur recommandant de se servir de Loo Lin Xiao pour te tirer les vers du nez, Neville. Mais cela n'a pas servi à grand-chose. A rien du tout même, puisqu'il n'a pas appris quoi que ce soit de neuf. Il a donc fini par décider de se servir d'elle pour discréditer Harry et tous ses proches. Et bien entendu, il a été très déçu, car Loo Lin a été beaucoup plus résistante qu'il l'aurait cru possible et a fini par échapper à l'emprise de ses sous-fifres. »
« Pauvre Loo Lin. Dire que j'ai été si dur avec elle. » regrette Neville, en passant une main lasse dans ses cheveux.
« En même temps, c'est le fait qu'il lui était insupportable de t'avoir déçu qui lui a permis de trouver la force de résister. Alors ne t'en veux pas d'avoir été dur avec elle, Neville. Cela lui a probablement sauvé le cerveau et la vie. » fait remarquer Severus, en fixant mon ami d'un regard pointu.
Neville acquiesce, soupire encore, puis prend une tranche de gâteau au chocolat, dans le plat que fait passer Molly, croquant dedans sans grand appétit.
« La tentative de meurtre sur Astoria, c'est lui aussi, n'est-ce pas ? » demande ensuite Blaise, en arquant un sourcil vers Harry et Ron.
« Oui. Il avait compris depuis longtemps qu'elle était sourde et muette et attendait avec une certaine impatience, l'occasion de la tuer. Il avait également modifié le mot de passe d'accès au Labyrinthe, au début de l'année, au cas où cela s'avérerait nécessaire d'en user. Il s'était dit par exemple, que ses sous-fifres pourraient le débarrasser de quelqu'un d'encombrant en l'envoyant se perdre à jamais dedans. Alors bien sûr, il a pensé que c'était là le meilleur moyen de tuer Astoria, lorsqu'il a décidé de venger les couilles de Brandburgy, afin de calmer les esprits des membres de sa petite armée, qui s'échauffaient dur depuis le jeudi où Dennis a échappé à une sévère sanction, grâce à Draco et une bonne partie des Préfètes et Préfets. » répond Harry, avant de croquer dans une tranche de gâteau également.
« Et bien sûr, cela a été la déception pour lui, ainsi que dans ses rangs, de constater que l'entreprise a échoué et il a toujours l'intention de tuer Astoria, ainsi que Dennis et leurs amis. Cependant, il a été très ferme avec sa troupe : aucune autre tentative de représailles ne doit avoir lieu avant que lui-même l'ait décidé, sous peine d'être très sévèrement puni par ses soins. En contrepartie, il leur a promis que viendraient d'autres occasions de nous atteindre tous. Et lorsqu'ils ont commencé à s'impatienter à nouveau, il a organisé le meurtre des Chouettes et Hiboux, ainsi que le coup des lettres anonymes. Il savait cependant que cela ne suffirait pas. Alors quand Voldemort l'a informé que Latton allait transmettre à Brandburgy son ordre de quitter Poudlard et de venir le rejoindre, Cooper lui a suggéré, dans le but de satisfaire sa petite armée et la faire patienter en attendant une action de plus grande envergure, de donner l'ordre au petit merdeux de fomenter une attaque sur les élèves de sa classe avant de partir. Voldemort a trouvé l'idée excellente et Cooper a transmis lui-même cet ordre à Brandburgy. Il a été fort satisfait du résultat, d'autant que Voldemort l'a chaudement félicité car il y a eu des morts et que ce coup devait donc bien nous avoir tous atteints moralement. Par ailleurs, c'est à son ordre direct, non à la demande de Brutus Brandburgy, que Ramsey a tenté de punir Dennis, le jour de la St Valentin. » ajoute Ron, sur une expression bien significative.
Pour lui aussi, Cooper est l'égal de Voldemort. Et il fera tout ce qui est en son pouvoir pour l'empêcher de nuire davantage.
« Le Poudlard Express, ta capture puis ton évasion, en parle-t-il ? » demande Nally, en direction de Harry.
« Oui, bien sûr. Il savait que l'Attaque sur le Poudlard Express n'était pas du fait de Voldemort et cela l'a inquiété autant qu'irrité. Mais il a quand même voulu mettre cela à profit en tuant Blaise qu'il rendait responsable de la perte de quelques-uns des membres les plus redoutables de sa petite armée. Astérion Thorpe notamment, qu'il comptait prendre comme lieutenant quand viendrait l'heure de l'Attaque sur Poudlard. Mais son coup a raté. Il voulait assommer Blaise, avant de le tuer discrètement à l'abri des regards, mais Blaise a bougé et c'est Asterope Thorpe qui a pris son Stupefix à sa place. Après cela, il n'a plus rien tenté car Ron lui a demandé de venir lui donner un coup de main et ensuite, il a été frappé par un Maléfice, subissant le traumatisme crânien, qui lui a coûté son long séjour à l'infirmerie. Ceci dit, lorsqu'il s'est réveillé, il a pu observer de nombreuses allées et venues dans l'Annexe, qui l'ont bien sûr fortement intrigué. Mais malgré ses efforts, il n'est pas parvenu à en savoir davantage sur ce qu'il s'y passait et cela l'a beaucoup ennuyé. » répond Harry, avant de boire un peu de jus de Citrouille.
« Quant à la capture de Harry, il s'en est réjoui bien entendu, lorsqu'il en a eu connaissance. Mais sa joie n'a pas été des plus durables, car Harry s'est évadé deux jours après son réveil et Voldemort n'a repris contact avec lui, que plusieurs jours après. Bref, ne perdons pas plus de temps à nous attarder sur chacun des événements majeurs de l'année. Il suffit de savoir qu'à chacun d'entre eux, la haine de Cooper a encore monté en flèche envers Harry et toutes les personnes impliquées dans les fiascos et revers subis par Voldemort et/ou lui-même. Il a une liste noire longue comme ma jambe et de nombreux projets de meurtres et tortures diverses et variées qui entraîneront la mort de ses ennemis. Il projette entre autre bien sûr, de faire tuer Théo et Neville, qu'il considère comme des rivaux personnels à éliminer à tout prix. Il souhaite aussi tuer Jérémy, afin de déstabiliser Harry, car il a bien deviné à quel point ils sont proches depuis leur séjour dans les geôles de Priest Hole Manor. Il rêve à mêmes fins et assouvir par la même occasion son goût du sang, de me tuer de ses mains, ainsi qu'Hermione et Blaise. Et il espère que Voldemort ne loupera ni Harry, ni Draco, qu'il s'apprête à tuer de ses mains aussi, si jamais l'affreux venait à lui faire le plaisir de le laisser faire. Etc, etc, etc… » enchérit Ron, soupirant avant d'ajouter : « Et je laisse à Harry, le soin de vous rapporter le dernier et très important point s'il en est. »
« Cooper subodore que la relation qui nous unit Ron et moi-même, est plus profonde qu'une simple amitié. Il en a acquis la quasi-certitude le soir de la St Valentin, en raison d'un regard que Ron a posé sur moi, durant mon petit discours improvisé au grand-père de Jérémy, Jodie et Jonas. Depuis, il nous observe dès qu'il le peut, espérant pouvoir surprendre quelque chose dans notre attitude l'un envers l'autre, qui confirmerait ses soupçons. Il n'a encore rien dit à ce propos à Voldemort, mais il le fera dès qu'il sera sûr de lui. » enchaîne aussitôt Harry, à la grimace de nombre d'entre nous.
Nous avons beaucoup débattu à propos de la relation de Harry et Ron, nous demandant s'il fallait ou non abattre cette carte pour achever de provoquer la colère de Voldemort. Mais nous n'avons toujours pas décidé s'il fallait s'en servir ou non.
Cooper pourrait bien nous couper l'herbe sous le pied, en abattant lui-même cette carte, à un moment qui ne serait absolument pas opportun pour nous.
« Merde ! Qu'est-ce qu'on fait à propos de cela ? On ne peut même pas l'effacer discrètement de la mémoire de Cooper. Ça ne servirait à rien, puisque c'est dans son journal et s'il venait à relire cette information, s'apercevant qu'il n'a plus de souvenir à ce propos, ça éveillerait ses soupçons et il conclurait qu'il avait raison et que sa mémoire a été effacée après qu'il ait surpris Harry et Ron, en train de manifester leurs sentiments l'un pour l'autre. » réagit Bill, sur une grimace de dépit.
« Le mieux à faire est de ne rien faire. Si ce n'est bien sûr, de redoubler de prudence, en ce qui nous concerne Ron et moi-même. » répond Harry, soutenu par le hochement de tête approbateur du professeur Dumbledore.
« Oui. Et le temps va jouer en notre faveur, puisque les destins de Voldemort et Cooper seront scellés d'ici la fin de semaine. » appuie Nally, avec une fermeté résolue.
« Ok. Puisque vous êtes si sûr de vous, alors passons sur ce point. Alors parlons de et enlèvement dont Warrington m'a fait part il y a quelques jours. Qui concerne-t-il ? Est-ce bien Draco, comme nous le pensions ? » demande Blaise, haussant un sourcil vers Harry et Ron.
« Ce n'est pas défini, encore. Pour l'heure, il s'agit surtout de faire patienter Vaneck, qui n'est pas heureux d'avoir été relégué à une place qu'il juge indigne de son rang, ni n'avoir joué aucun rôle déterminant jusqu'à présent, dans les actions qui se sont déroulées à Poudlard. Il s'agira cependant de tendre des filets, afin que je tombe dans un piège. Draco est donc sur la liste des potentielles victimes de ce rapt. Mais il ne figure pas en tête de liste. » répond Harry, d'une voix blanche et nouée.
Je frémis à sa réaction et me sens terriblement inquiète, à propos de ce projet de Cooper.
« Jérémy ? » demande-je, dans un souffle.
« Et les gosses qui seront avec lui, au moment où cela se produirait. Ils seraient emmenés dans l'une des grottes de Pré Au Lard où Cooper s'occuperait personnellement d'eux. Et son projet consiste non seulement à les enlever, mais surtout à les torturer et les tuer un à un, puis d'envoyer leurs restes à Harry, jusqu'à ce qu'il se jette dans la gueule du serpent. » répond Ron, la voix aussi étranglée que celle de Harry tantôt.
Inutile de préciser que plus d'un pâlit terriblement, parmi les membres de notre groupe.
« Ouais, bien sûr. Il n'en rêve pas une bonne ce petit monstre. Alors finissons-en avec lui au plus vite. Expose-nous l'idée que tu as en tête depuis tout à l'heure, Nally. » commente Charly, avec une froide détermination.
Et, comme tout le monde, je rive aussitôt mon regard sur Nally.
OoOoOoO
Harry
J'ouvre les yeux sur le petit jour qui pointe à peine au travers du rideau. Au loin, le son du cor retentit comme il le faisait hier à notre arrivée dans l'hémicycle.
Oui, nous sommes encore au Paradis. Car après avoir ficelé nos plans concernant Cooper, nous avons éprouvé le besoin de rester ici et de nous défouler, en effectuant un entraînement musclé qui nous a épuisés. Nous avons donc passé la nuit au Paradis, avant d'affronter la journée qui nous attend à notre retour chez nous.
Plusieurs de nos cartes vont être abattues aujourd'hui. Nous allons souffler le froid encore et encore à Voldemort. J'espère que cela va marcher, qu'il réagira bien comme nous l'avons prévu et que Messire Salazar va pouvoir mettre en scène, le meilleur de tous les scénarii que nous avons envisagés hier, après la lecture du journal de Cooper.
Cooper. C'est un très redoutable ennemi déjà.
Il est bien le digne fils de Voldemort, il n'y a pas de doute à avoir là-dessus. Il est aussi monstrueux, cruel et barbare que son père biologique. A son image, il n'a pas de cœur, ne songe qu'à lui-même, se sert des autres pour satisfaire son plaisir et ses envies, réaliser ses projets. Il affiche dans son journal la même arrogance, le même surpuissant égo. Le même brûlant désir d'être reconnu et de dominer le Monde. Et il a fait le même choix, d'user de la Magie Noire pour parvenir à ses fins. Développé le même goût du sang, de la torture. La même absence totale de pitié, de morale et de scrupule. Il s'arroge le droit de vie et de mort sur tout le monde.
Je n'aime pas du tout l'idée qu'une destinée puisse être tracée par les gènes hérités de nos parents. Je voudrais pouvoir persister à penser que seuls l'environnement, le sentiment de sécurité ou d'insécurité et l'influence des personnes qui ont marqué notre éducation, notre vie et le développement de notre personnalité de leur emprunte, ont un rôle prépondérant à jouer dans cette affaire. Mais force m'est de reconnaître, que certains facteurs déterminant ce que nous deviendrons dans la vie, sont sans doute effectivement liés à notre hérédité. Et à ce niveau, le marqueur génétique Monstre Sanguinaire, semble très fort, très dominant, dans certaines familles.
A moins que ce soit le poids de l'histoire familial, qui pèse lourdement sur notre inconscient et nous amène à reproduire, à notre corps défendant, les mêmes schémas de vie ? Ou est-ce l'ensemble, hérédité génétique additionnée à l'influence de notre environnement et de notre histoire familiale ?
Si on examine bien le parcours de Cooper, ces questions semblent légitimes. Il paraissait en sécurité, aussi longtemps qu'il est resté chez lui, à l'abri du foyer parental. Il ne se sentait en revanche pas prêt à affronter le monde inconnu de Poudlard. Aurait-il pu être différent, s'il n'avait pas été surprotégé dans son enfance et s'était senti armé pour faire face à d'autres enfants ? Cooper aurait-il pu être différent, s'il n'avait pas été un Fourchelang ? Se serait-il reconnu en Voldemort et Salazar Serpentard, aurait-il adhéré à leurs idées, s'il n'avait pas eu ce don ? Ou si le Choixpeau l'avait réparti dans une autre Maison ? Sa ténébreuse noirceur aurait-elle atteint les sommets actuels, s'il avait continué à ignorer être le fils de Voldemort et que Lisbeth avait éprouvé le désir de le tuer à la naissance ? Ou l'influence éducative de James et Britney aurait-elle gagné ? Aurait-il pris le même partie et admiré Voldemort ou l'aurait-il haït avec ferveur, si James et Britney lui avaient dit eux-mêmes la vérité sur sa naissance et lui avaient lui avaient appris à aimer sa mère à travers les souvenirs qu'ils avaient d'elle ? Se serait-il choisi d'autres modèles, d'autres héros, s'il avait été réparti ailleurs qu'à Serpentard, s'il avait trouvé des amis sains, courageux, joyeux et généreux auxquels s'identifier ?
Tant de questions sans réponse. Et autant de facteurs qui ont influé sur la personnalité et les décisions prises par Cooper.
Oui. L'hérédité peut certainement jouer un grand rôle sur notre avenir. Mais tout le reste aussi nous façonne tels que nous sommes. Draco n'est-il pas l'exemple parfait que nous pouvons nous démarquer de nos parents, de notre éducation, de notre histoire familiale également et prendre d'autres chemins, que la voie qui semblait tracée pour nous à première vue ? Théo a tout aussi bien échappé à l'influence néfaste de son père. Tout comme Blaise à celle de sa mère et d'autres de mes amis en ont fait autant.
Il faut donc bien un ensemble complexe de facteurs, pour nous modeler tels que nous sommes. Un ensemble complexe en équilibre précaire. Et il suffit d'un rien, un simple sentiment d'insécurité par exemple, et tout peut basculer pour le pire. Comme il peut suffire d'un rien sans doute aussi, pour nous faire basculer définitivement vers le meilleur.
A condition d'avoir un cœur, me souffle une petite voix dans le mien.
Oui. Il faut un cœur, bien sûr. Il faut pouvoir être touché, ému, non seulement par ce qui nous arrive à nous, mais également pour ce qui arrive aux autres.
Il ne faut pas avoir des œillères, ni voir uniquement le Monde par le petit bout de la lorgnette dirigée exclusivement vers notre nombril. Il est nécessaire en revanche, de savoir prendre du plaisir au plaisir des autres, au plaisir qu'on donne aux autres.
Ron commence à bouger, se collant tout contre moi et je goûte au délice de me fondre dans la chaleur que dégage son corps contre le mien. Ron s'éveille peu à peu, ouvre lentement les yeux. Et nous restons là, tranquillement, bien au chaud dans notre lit. Et tandis qu'il émerge progressivement de son lourd sommeil, je laisse encore divaguer mes pensées.
Je songe maintenant aux différentes options que nous avons envisagées, pour mettre au point nos scénarii, me demandant comment Voldemort réagira, lorsque Messire Salazar évoquera Cooper devant lui. De sa réaction dépendra le choix de la voie à suivre, dans le déroulement de notre plan.
Je croise mentalement les doigts. Pourvu que nous ayons effectivement examiné la situation sous tous les angles possibles ! Car nous sommes en équilibre précaire et il suffirait d'un rien pour tout faire capoter, provoquer des réactions en chaîne qui nous échapperaient totalement.
Il nous faudra donc être vigilant, très vigilant à toutes les réactions de Voldemort et à tout ce qui pourrait intervenir de l'extérieur également. Tant d'événements que nous ne maîtrisons pas, dont nous n'avons même pas conscience qu'ils se produisent en ce moment même ou se produiront très bientôt, peuvent influer sur notre avenir. Nous ne pouvons pas tout prévoir. Et beaucoup également dépendra de Salazar.
Salazar, que nous sommes loin de connaître, aussi bien que Voldemort. Il est tellement plus imprévisible ! Avons-nous eu raison, de tabler comme nous l'avons fait, sur ce que nous croyons qu'il sait ?
« Arrête de te fracasser la tête, Harry. Les dés seront bientôt jetés et nous devrons composer de toute façon, avec des imprévus. » déclare soudainement Ron, avec douceur.
Il a raison, bien sûr. Des imprévus, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. L'important, c'est que nous avons pris soin déjà d'examiner minutieusement la situation sous tous les angles qu'il nous était possible d'étudier. Et que nous allons dans les jours qui viennent, scruter tout aussi soigneusement et minutieusement la moindre réaction apparente de Voldemort, ses moindres faits et gestes. Ecouter chacune des paroles qu'il prononcera, avec une attention redoublée.
« Il est presque l'heure de rejoindre les autres. Allons prendre notre douche et nous habiller sans plus tarder. » murmure maintenant Ron à mon oreille.
Je souris et tourne mon visage vers lui, pour déposer un baiser sur ses lèvres douces et charnues. Si tentantes, qu'elles réveillent en moi un impérieux désir.
« Combien de temps encore, avant de rejoindre les autres ? » demande-je donc, dans un souffle, avant de laisser ma bouche s'égarer vers son cou.
« Vingt-cinq minutes. » répond Ron, dans un même souffle.
« Alors nous avons le temps. » souffle-je encore, effleurant sa poitrine, puis son ventre, d'une caresse langoureuse.
Et ma bouche trace rapidement le même chemin, pour satisfaire mon envie soudaine et urgente, de lui donner du plaisir.
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