Disclaimer: cf chapitre 1

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Un immense merci à Mistycal que j'embrasse bien fort.

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! BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2016 !

Je vous souhaite la réalisation de tous vos rêves, la concrétisation de vos projets,

le succès en amour et surtout, surtout, une excellente santé !

Bonheur, joie, douceur et prospérité à toutes et tous !

Bisous

Me-Violine

OoOoOoO

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D'Irruption en Irruption 4 /

Acte 5 : Messire Salazar Vs Voldemort…

Ron

Je n'arrive pas à détacher mon regard du corps d'Hewrey Yaxley, qui se balance doucement au bout de ses chaines. Le malheureux vient enfin de pousser son dernier soupir et ça me soulage pour lui.

Des trois, c'est celui qui a le plus longuement souffert. Voldemort a voulu qu'il soit le dernier à mourir. Car comme il l'a dit lui-même à son Serviteur, il était celui des trois qu'il appréciait le plus et sur lequel il fondait le plus d'espoirs.

Son corps n'a plus rien d'humain. C'est un amas de chair sanguinolente, un steak haché géant. Totalement méconnaissable.

Susan Flamstead et Bertram Yaxley n'ont pas été beaucoup mieux traités ceci dit. Ils n'ont quasi plus un centimètre carré de peau saine. Leurs visages et leurs membres sont horriblement déformés aussi. Et ils ne sont pas plus identifiables qu'Hewrey.

Et croyez-moi, c'était si affreux à voir tout ça, que malgré mon estomac vide de toute nourriture depuis le petit déjeuner, j'ai failli gerber je ne sais combien de fois. Et il fait encore le yoyo dans mon œsophage, bien que ce soit terminé enfin.

Quelle cruauté, couille de bouc ! Quelle atroce cruauté !

Et le pire de tout, c'est que cette longue et particulièrement monstrueuse séance de torture, qui a duré plus de quatre heures pourtant, loin d'apaiser la colère de l'affreux, l'a au contraire attisée. Elle est montée plus sûrement qu'un soufflet dans le four et je redoute ce que le cerveau de l'affreux mijote maintenant.

Car il mijote quelque chose encore, j'en suis certain. La torture et la mort de Flamstead et des frères Yaxley ne suffit pas à rassasier sa soif de sang. Sa posture, son expression faciale, son regard flamboyant, le disent plus clairement que des mots. Et Harry l'a confirmé : l'affreux est bel et bien toujours furax.

Auprès de lui, Rabastan reprend son souffle, se rafraichissant et se nettoyant un peu le visage, en s'arrosant avec l'eau d'une cruche qu'il a conjurée. Il a ôté sa robe il y a bien longtemps et sa chemise autrefois d'un blanc immaculé, est tâchée de sang et de sueur mêlée. Bonne pour la poubelle. Tout comme son froc, sans doute. Bref, son Maître peut être satisfait de lui. Car Rabastan a mis du cœur à l'ouvrage et donné son énergie sans compter, pour martyriser à mort les trois accusés, dont l'affreux a été à la fois l'accusateur, le juge et le co-bourreau.

L'affreux jette soudainement un Sortilège. Une console arrive aussi sec du bureau, une bouteille de Pur-Feu trônant au centre, avec deux verres. Un autre Sortilège et ce sont deux confortables chauffeuses, qui prennent place maintenant auprès de la console. Voldemort s'assoit et invite Rabastan à en faire autant, pour déguster un verre de Whisky bien tassé.

Ça me donne plus envie de gerber encore, de les voir installés ainsi, buvant tranquillement leur Whisky, juste en face des corps suppliciés de leur victimes. Il ne manque plus qu'un cigare et on jurerait qu'ils prennent un repos bien mérité après une dure journée de labeur, en contemplant un charmant paysage ou un splendide coucher de soleil.

C'est à vomir, vraiment. Et rien à faire, après avoir vu ça, personne ne me persuadera jamais de boire un Pur-Feu pour m'aider à remettre mon estomac en place. Je préfère le laisser où il est, tant pis. Je ne veux pas avoir la sale impression d'avoir un point commun avec ces deux monstres.

« Que voulez-vous que je fasse des corps, Monseigneur ? » demande Rabastan, lorsque son verre est fini.

Il l'a bu en deux lampées seulement.

« Ces traitres ne m'ont pas servi durant leur vie, ils me serviront durant leur mort ! Et au prochain combat, ils tueront ceux pour lesquels ils m'ont trahi ! » s'exclame Voldemort, avec froideur.

« Des Inferi ! Perfide et brillante idée, Monseigneur. » ricane Rabastan, avec une évidente ironie.

L'affreux ne répond rien à cela. Il termine son Pur-Feu en une bonne gorgée lui aussi, le regard rivé sur les cadavres qui pendent au bout de leurs chaines, avant de saisir sa Baguette.

« Donne-moi ton bras, Rabastan, que je fasse venir Crabbe et Goyle. » ordonne-t-il, en sortant sa Baguette qu'il avait remisée dans sa manche.

« Ils ne sont pas au Manoir. Par ailleurs, je crois que nul ne sait où ils sont actuellement et je crains qu'il soit impossible de les trouver, Monseigneur. » fait remarquer Rabastan, en présentant néanmoins son bras gauche à son Maître

« Je sais où ils se trouvent. Et il y a sur place quelqu'un qui les avertira que je veux qu'ils viennent au portail ! » répond abruptement l'affreux, avant de prendre le bras tendu de son Serviteur et d'appuyer fermement sa Baguette dessus, puis de préciser : « Ils prendront en charge les cadavres des traitres et d'Una Williams, que tu mèneras toi-même au portail. Dis-leur de revenir quand ils auront livrés les corps et de t'attendre, car tu auras de nouvelles instructions pour eux. Puis tu donneras l'ordre à mes Serviteurs de reprendre leur travail, reviendras mettre le salon en état et lorsque tu auras fini, rejoins-moi dans mon bureau, où je te donnerai toutes les instructions nécessaires pour remplir au mieux ta Mission. »

Puis il se lève et sort du salon pour aller s'installer dans le bureau, où il conjure cette fois du thé. Nagini, de retour depuis un peu plus d'une heure de sa chasse dans les bois, rampe jusqu'à lui, grimpant ensuite autour de ses jambes, pour hisser sa tête sur ses genoux.

« J'ai perdu un Espion la nuit dernière, mais Potter en a perdu trois ce soir. Et cette fois, je pense qu'il n'y a plus de traître parmi les Mangemorts les plus proches de moi, Nagini. Il n'y a plus d'yeux, plus d'oreilles pour surveiller mes mouvements et éventer mes projets. Ceux qui font le service ici ne peuvent sortir, ni envoyer de message à l'extérieur sans mon autorisation et par simple précaution complémentaire, chaque soir j'effacerai leur mémoire afin qu'ils oublient ce qu'ils pourraient voir ou entendre durant la journée. Ainsi je suis assuré de ne plus être trahi. » murmure-t-il, caressant la tête de son serpent, avant de sortir les Clefs d'or de sa poche et d'ajouter : « Enfin, je détiens les Clefs de la Ville de Dublin, qui m'apporteront très bientôt la fortune qui me fait défaut,pour entretenir mes troupes et corrompre les employés les mieux placés du Ministère. Tout pourra donc désormais se mettre en place comme je le souhaite, Nagini. Oui, tout pourra se mettre en place. »

Il s'emploie ensuite à examiner attentivement les Clefs, mais il sursaute presque aussitôt cependant, à un bruit feutré provenant du salon où Rabastan s'active. Ce dernier a fini de décrocher les cadavres du plafond, les amassant avec celui de la Veuve Williams sur une planche grossière qu'il a conjurée. Et il mobilise maintenant la planche chargée de son macabre fardeau vers la porte, qui a un peu grincé lorsqu'il l'a ouverte.

« Il faudra que j'efface sa mémoire, à lui aussi. Crabbe et Goyle, ce n'est pas important. Ils ne reconnaîtront pas les cadavres , car ils sont trop abimés. Par ailleurs, ils ne se posent jamais de question, de toute façon. Ensuite, je les enverrai porter un pli confidentiel à Lucius. Il doit savoir que ses coursiers ne sont plus sûrs, qu'il doit en changer et se méfier de tous les contacts en lien avec les Yaxley et Flamstead. Crabbe et Goyle feront son affaire pour ce travail. Oui, je vais procéder ainsi. » murmure encore Voldemort, qui marque une brève pause réflexive, avant d'ajouter : « Mais sur qui pourrai-je compter Nagini, lorsque Rabastan sera en Europe lui aussi ? Bellatrix sera la seule alliée sûre qui me reste ici, en Angleterre, la seule. »

Echange de coup d'œil avec Harry. Je comprends maintenant l'attitude de l'affreux et que sa colère ne passe pas. La paranoïa a achevé de s'installer dans son esprit et il fait le compte des fidèles sur lesquels il peut compter à coup sûr.

Or, ça se réduit de plus en plus. Plus sûrement qu'une peau de chagrin.

« Rabastan, Bellatrix, Lucius… Ce sont les seuls de la première heure encore en vie, Nagini. Tous les autres sont morts ou emprisonnés. Et je ne peux faire confiance aux nouveaux venus. Finalement, Salazar a eu raison de me retenir tout à l'heure. J'ai vraiment besoin de Lucius encore, pour mener mes troupes à la victoire. Il est celui qui a l'esprit le plus prompt et le plus clair. Des trois, c'est le meilleur stratège. Et il me restera toujours fidèle. Toujours. Car son amour pour moi est intact, aussi fort et infaillible qu'au premier jour. » monologue-il toujours, suspendant son souffle durant quelques courtes secondes, avant de poursuivre : « Je dois juste me méfier de sa jalousie. Le dépit pourrait le pousser à me faire défaut, à faire preuve de moins de zèle pour accomplir les Missions que je lui confie. Je dois donc être prudent avec lui, lui accorder plus d'attention qu'aux éphèbes lorsqu'il est auprès de moi, lui démontrer à quel point il est important pour moi, combien je tiens à lui. Peut-être devrais-je lui faire un cadeau, qui lui prouvera mon attachement ? Mais que lui offrir, Nagini, pour balayer ses doutes et masquer le déclin du désir, qu'il m'inspirait pourtant si aisément autrefois ? Que faire, pour m'assurer qu'il me reste fidèle et me serve toujours, sans que j'aie à le baiser ? Dois-je lui offrir un nouvel Ephèbe ? Ainsi il en aurait deux lui aussi, tout comme moi, puisqu'il baise déjà le petit Astérion Thorpe. Et cela le distrairait peut être suffisamment, pour qu'il me réclame moins d'attention, cherche moins à me séduire, à ce que je le baise. »

Un silence, durant lequel Voldemort caresse encore et toujours discrètement son Serpent. Sa contrariété transpire. Ses mâchoires se crispent et son regard flamboie. Il n'est pas satisfait de son idée, n'est pas convaincu que là réside la solution à son problème.

« Pourquoi faut-il qu'il soit si possessif, Nagini, pourquoi ? » peste-il soudainement dans un souffle sifflant de colère difficilement contenue, serrant brusquement son poing droit qui crépite aussitôt d'étincelles, comme s'il se retenait de tout détruire autour de lui..

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« Putain ! Il recommence à brider sa colère ! Et s'il continue de s'adresser ainsi à Nagini, il va fini par faire surgir Salazar ! » s'exclame alors Harry, tandis que les poils se dressent sur tout mon corps.

Ça pourrait nous mettre dans la merde totale, si le Salazar de Voldemort intervenait maintenant.

« Que faire pour l'empêcher ? » demande Messire Salazar, dans mon dos.

« Lui donner des réponses ! » m'exclame-je aussi sec.

« Oui. Mais lesquelles ? » demande illico presto Harry, dont j'ai le sentiment de voir le cerveau tourner à plein régime derrière son front.

« N'importe lesquelles, du moment que ça le remet sur les rails ! » réponds-je, avec urgence.

« Ok ! Messire Salazar, rappelez lui que Rabastan va bientôt arriver et qu'il doit écrire à Lucius ! Lui donner des instructions ! S'il vous pose des questions, éludez, dites-lui que vous reviendrez après le départ de Rabastan ! Ne répondez à une question que si cela vous parait absolument nécessaire ! Allez-y, vite ! » ordonne alors Harry, avec vivacité.

Et il a à peine formulé cet ordre, que Messire Salazar apparait non loin de Voldemort.

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« Tu t'égares inutilement avec toutes ces questions ! Tu t'égares ! Tu t'égares ! Tu t'égares ! » s'exclame-t-il, avec autorité, pour attirer l'attention de l'affreux, dont le regard commençait à se perdre sérieusement du côté des flammes de l'âtre.

Voldemort sursaute et se tourne vivement vers lui.

« Que dis-tu ? » demande-t-il, en papillonnant des yeux.

« Tu t'égares inutilement dans tes pensées et toutes ces questions, quand Rabastan va bientôt revenir et que tu dois écrire à Lucius ! Ecrire ! Ecrire ! Ecrire à Lucius ! » insiste Messire Salazar, d'un ton ferme, accompagné d'un regard impératif.

« Oui, écrire à Lucius ! Je dois le faire effectivement ! Mais je dois aussi trouver réponse aux questions cruciales que je me pose !» réplique Voldemort, laissant transparaitre sa colère.

Bien, s'il la laisse s'échapper, c'est bon pour nous.

« Cruciales ! Cruciales ! Cruciales questions ! Oui ! Oui ! Oui ! Cruciales elles sont ! Et je t'aiderai à les trouver quand Rabastan sera parti ! » répond Messire Salazar, sur le même ton que son vis-à-vis et avec une détermination farouche.

« M'aider à trouver les réponses ? Toi ? » s'exclame Voldemort, avec un doute franc et méprisant, avant de méchamment ricaner.

« T'aider, oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Je peux t'aider ! N'ai-je pas été d'une aide précieuse déjà tout à l'heure ! N'est-ce pas grâce à moi que tu as découvert qui te trahissait vraiment ! » siffle Messire Salazar, légèrement penché en avant et serrant les poings dans une attitude mécontente, presque menaçante.

Voldemort, lèvres pincées, fixe Messire Salazar durant quelques secondes, sans répondre.

« Réponds ! Réponds ! Réponds-moi ! Ne t'ai-je pas aidé à plusieurs reprises déjà ! » insiste donc Messire Salazar, sans ciller sous le regard pesant de colère de Voldemort.

« Oui, tu l'as déjà fait. C'est vrai ! » avoue-t-il, avec une réticence palpable et vivement agacé, ajoutant aussi sec avec défit : « Et puisque tu es si sûr de toi, fais-le, donne-moi réponse aux questions que je me pose ! »

« Non ! Non ! Non ! Pas maintenant ! Rabastan se dépêche, il va revenir bientôt ! Pas fini, nous n'aurons pas fini avant qu'il revienne ! » répond Messire Salazar, avec impatience cette fois.

« Nous avons encore un peu de temps, avant qu'il revienne ! Alors réponds-moi ! » ordonne Voldemort, avec sècheresse.

Et je comprends aussi sec, qu'il cherche à affirmer son autorité sur Messire Salazar.

« Trop de questions tu as ! Trop ! Trop ! Trop ! Beaucoup trop ! Et peu de temps nous avons avant le retour de Rabastan ! Or personne ne doit me voir ! Personne ne doit m'entendre ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! » s'obstine de son côté Messire Salazar, presque trépignant.

« Je veux des réponses maintenant ! Alors Rabastan attendra s'il le faut ! Et j'effacerai de toute façon sa mémoire et celle de mes Ephèbes ! Ainsi s'ils te voient ou t'entendent peu importe ! Je ne veux pas que tu disparaisses comme tu l'as fait tout l'heure déjà, avant que j'obtienne mes réponses ! » réplique Voldemort, avec colère.

« Partir ! Je vais partir ! Economiser mes forces et revenir quand Rabastan aura quitté la place ! Et nous aurons tout le temps nécessaire ! Tout le temps ! Tout le temps ! Tout le temps ! Pour parler longuement ! » s'exclame en réponse Messire Salazar, sursautant au claquement lointain d'une porte qui se ferme brusquement, avant d'ajouter, dans un vif chuchotement : « C'est lui, c'est Rabastan ! C'est lui ! C'est lui ! C'est lui ! Ecris à Lucius ! Je reviens quand il sera parti ! »

Et il disparait aussi sec, laissant Voldemort contrarié de son brusque départ.

Et de n'avoir pas pu le mater comme il le souhaitait sans doute.

Sa colère cependant, me semble un chouia retombée.

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« Parfait, Messire Salazar. Vous êtes intervenu juste à temps pour le sortir de ses pensées. Et bien qu'il ne soit pas heureux de n'avoir pu vous imposer sa volonté, son Aura est moins explosive. » commente Harry, confirmant par-là ce que je pensais, puis tournant son regard vers notre cher Fantôme, avant d'ajouter : « Désolé du ton employé tout à l'heure. Je n'ai pas été très délicat pour formuler ma demande. »

« Voyons, Harry, vous n'avez point à vous excuser. Nous sommes en guerre et vous êtes notre Chef à tous. Il est donc naturel que vous me donniez des ordres. » répond Messire Salazar, avec un sourire aimable, puis il soupire, avant de poursuivre, en désignant l'Ecran où Voldemort, après avoir pesté durant quelques secondes, vient de se décider à écrire à Lucius : « J'ai gagné du temps et évité les questions embarrassantes, mais je n'y couperai point, quand j'y retournerai. Que dois-je lui répondre, s'il me demande ce qu'il doit offrir à Lucius ? Un nouvel Ephèbe, comme il s'est posé la question lui-même tout à l'heure ? Si oui, que faut-il répondre, s'il me demande de lui suggérer un nom ? »

« Non, pas de nouvel Ephèbe, ça ne tient pas debout. Lucius en a assez avec Astérion. Répondez-lui plutôt qu'il n'aura qu'à lui offrir des responsabilités. Dans le choix des Chefs des Unités qu'il faudra composer, par exemple. Et de lui faire miroiter qu'il lui confiera les rênes de la Celtycie. Que cela devrait suffire à Lucius, pour avoir la certitude qu'il détient une place à part auprès de lui, la plus privilégiée de toute. Et que cela lui laissera à lui-même, largement le temps de lui trouver un remplaçant. » répond Harry, sourcils froncés sur la réflexion.

« Oui. De toute façon Lucius sera bientôt hors course d'une part et Voldemort le sera tout autant dans les heures qui suivront. Alors peu importe ce que vous suggérez comme cadeau, il n'aura jamais l'occasion de le lui offrir. » approuve-je, sur un haussement d'épaule.

Messire Salazar hoche positivement la tête, regard fixé sur les Ecrans, auxquels je jette également un coup d'œil dans un automatisme. Voldemort écrit. Le planton est revenu derrière la Porte et Rabastan a commencé le ménage dans le salon.

« Et s'il vient à parler de Draco ou de vous-même, Harry ? » questionne soudainement Messire Salazar.

« Comme cadeau pour Lucius ? » demande-je, en haussant un sourcil vers lui.

Et Messire Salazar acquiesce, d'un hochement de tête.

« Cela m'étonnerai que cela se produise. Mais si cela est, retournez lui la question, en hésitant et en lui demandant de s'exprimer d'abord à ce propos. Puis allez dans le sens du vent qui vous convient le mieux. Car certes, nous sommes en bonne position pour l'observer ici, mais vous le serez plus encore et verrez sans doute des détails qui peuvent nous échapper. » répond Harry, qui se retourne vers Messire Salazar pour ajouter : « Vous avez parfaitement saisi le personnage, Messire Salazar. Aussi bien Voldemort, que son Salazar. Et je vous fais entièrement confiance pour maitriser la situation. »

« Je dois vous avouer, Harry, que c'est maintenant seulement, que je mesure pleinement, à la fois la lourde responsabilité qui m'incombe désormais et l'immense confiance que vous m'accordez si volontiers. Et je n'ai qu'un désir : en être digne. Je n'ai qu'une seule crainte : échouer. » déclare alors Messire Salazar, avec gravité.

Harry sourit à Messire Salazar et plonge droit dans son regard.

« Je ne pourrais avoir aussi immensément confiance en vous, si je n'avais pas perçu déjà cette crainte que vous exprimez maintenant, Messire Salazar. C'est parce que vous l'éprouvez, que j'ai la certitude que vous resterez en alerte et sur vos gardes à chaque instant. Et c'est ce qui garantit que vous ne commettrez aucune imprudence, durant vos interventions auprès de Voldemort. » dit-il, d'un ton doux et parfaitement, réellement sincère.

Messire Salazar répond à son sourire. Très brièvement cependant. Son regard se teinte en revanche, d'une profonde gravité.

« Sans doute avez-vous raison, Harry. Mais je n'ai guère l'habitude de me sentir ainsi, comme un funambule qui va effectuer la périlleuse traversée d'un ravin, en marchant sur un fil tendu entre ses deux très hautes berges. Car voyez-vous, comme tout Serpentard qui se respecte, je me suis toujours engagé dans une entreprise, uniquement lorsque je détenais toutes les informations, toutes les données nécessaires, pour gagner à coup sûr. Or, c'est loin d'être le cas aujourd'hui et j'ai le sentiment désagréable, que le moindre souffle de vent pourrait nous coûter la réussite de notre entreprise et précipiter non seulement ma chute dans le ravin, mais également celle de beaucoup d'autres. Nous faire perdre la victoire finale. » soupire-t-il, avec préoccupation.

« Bienvenu dans le Monde des Gryffondors ! Maintenant vous savez exactement ce que pouvait ressentir Godric, quand il s'en allait à la Bataille ! » m'exclame-je alors, avec une vivacité souriante, avant d'ajouter, beaucoup plus sérieusement : « Mais ne vous inquiétez pas, Messire Salazar. Certes, il vous manque certaines données, que nul ne saurait détenir d'ailleurs, car elles sont enfouies dans la caboche de Voldemort et uniquement dedans. Cependant vous avez l'esprit vif et affûté, comme l'avait votre ami Godric. Vous saurez donc évaluer la situation au quart de tour et réagir exactement comme il le faut, lorsque les données manquantes tomberont. Et si elles ne tombent pas, vous saurez louvoyer entre les écueils. N'étiez-vous pas le meilleur des diplomates, en votre temps ? »

Messire Salazar hausse un sourcil à la fois intéressé et réflexif, durant mes paroles.

« Ainsi, selon ce que vous exprimez, je ferais l'expérience de ce fameux courage des Gryffondors, que je me suis souvent amusé à qualifier d'inconscience, pour faire enrager mon cher ami Godric. Et faire preuve de courage, c'est donc s'avancer ainsi sur un fil incertain et chancelant, la crainte au cœur, sachant que la moindre erreur pourrait nous être fatale et entrainer également la mort de nombreux autres, mais d'avancer tout de même, en gardant avec prudence l'esprit et tous les sens aux aguets, afin de détecter et franchir au mieux, les obstacles qui se dresseront sur le chemin. »

« C'est tout à fait cela, Messire Salazar. » acquiesce Harry, tandis que je hoche positivement la tête.

« En apparence une différence de taille, entre Gryffondors et Serpentards, mais qui se balaye aisément. Elle s'efface d'ailleurs de plus en plus, si l'on considère les hôtes actuels de ces deux Maisons. Et quoi qu'on en dise, Griffons et Serpents sont complémentaires. L'idéal est même d'allier les deux esprits et de les cultiver ensemble. Comme nous le faisons de plus en plus. Et comme vous allez le faire désormais. » enchéris-je, ajoutant sur un sourire et un clin d'œil : « Après cela, si on vous pose le Choixpeau sur la tête, il hésitera clairement et vous demandera si vous êtes sûr de ne pas vouloir être réparti chez les Gryffondors. »

« Merci, Ronald ! C'est exactement ce que j'avais besoin d'entendre ! » s'exclame Messire Salazar, éclatant d'un bref rire joyeux avant de poursuivre avec beaucoup plus de sérieux : « Je suis bien aise, de savoir exactement ce que peut ressentir un Gryffondor ! Cela me permet de comprendre pleinement maintenant, ce que c'est que le courage. Et jamais, je ne saurais assez tous vous remercier pour cela. »

« Pas de quoi, Messire Salazar. C'est un plaisir d'avoir pu apprendre quelque chose, à un Fantôme aussi érudit que vous l'êtes. » réponds-je, avant de reporter vivement mon regard sur l'Ecran, car j'ai saisi du coin de l'œil que Rabastan se dirige vers le bureau.

o-o-o

Il entre à l'ordre de son Maitre et se prend aussi sec un Sortilège qu'il n'a pas eu le temps de voir venir.

Voilà donc un trou de plus dans sa mémoire. Et un sacré en plus, car l'affreux lui a jeté un Oubliette du feu de Merlin, sur tous les évènements de l'après-midi et du début de soirée. Puis, en quelques questions, il s'assure que son Serviteur a bien oublié tout ce qu'il devait oublier, avant de lui instiller quelques faux souvenirs, concernant son emploi du temps durant les heures précédentes.

Ceci fait, il lui donne le pli urgent qu'il a rédigé pour Lucius, avec ordre de le remettre à Crabbe et Goyle, avec le Portoloin qu'il a fait à leur intention, précisant également qu'ils devront rester en Suède, pour servir de coursier à Lucius si cela s'avère nécessaire. Puis il ordonne à Rabastan de partir ensuite immédiatement remplir sa Mission, concernant le rapatriement des dernières recrues effectuées par ses partisans en Europe, mais également celui des Clans Vampires et des Harpies, dont il lui livre les adresses.

Etant donné le nombre de Vampires, Harpies et recrues qu'il espère ramener, Rabastan va avoir un sacré boulot à effectuer, pour Ensorceler tous les Portoloins Internationaux, qui seront nécessaires à leur Transport. Et il ne pourra même pas compter sur un coup de main pour réaliser cette tâche. Car Voldemort lui a certes remis l'adresse écrite du Manoir Malfoy, afin qu'il puisse Ensorceler correctement les Artefacts, mais seul Rabastan pourra la lire.

Et dès que son Serviteur le quitte, Voldemort se cale bien sur son fauteuil, avant de jeter un coup d'œil à la ronde, immédiatement visiblement très contrarié, de ne pas voir Messire Salazar surgir tout aussitôt.

« Y vais-je dès à présent ? » demande ce dernier, avec une pointe de tension dans la voix.

« Non. Faisons le mariner un petit instant. Il faut que nous nous mettions d'accord sur la manière dont vous tâcherez de mener l'entretien et je dois aller aux toilettes, avant que vous ne partiez. » répond Harry, en se levant déjà.

Ouais. Moi aussi j'ai besoin d'aller pisser. Et puis, mon estomac a eu le temps depuis tout à l'heure, de reprendre sa place initiale et normale. Alors je vais me laisser tenter par un peu de Marquise au Chocolat noir, pour tâcher d'achever de me remettre d'aplomb.

Ça me permettra aussi et surtout, d'avoir l'esprit plus serein et plus clair, pour étudier au plus précisément les réactions de l'affreux.

OoOoOoO

Harry

Je suis à peine sorti de la Base, que Lee surgit d'une des chambres proches.

« Nom d'une Gorgone, mais qu'est-ce qu'il s'est passé ! Il ne peut pas avoir seulement torturé la Veuve Williams pendant tout ce temps ! » s'exclame-t-il, tandis que Dudley sort aussi de la chambre et tend son visage anxieux vers moi, en attente de la réponse.

« Non. La Veuve Williams a été très vite tuée. Elle était déjà morte, lorsque tu m'as fait apporter la Marquise et la crème anglaise par Dobby. Mais ça a pris plus de quatre heures, pour que les souffrances des trois autres prennent fin. » réponds-je, en me dirigeant vers la salle de bains.

« Quels trois autres ? Bertram, Flamstead ? » questionne Lee et comme je hoche la tête positivement, il ajoute, sourcils froncés : « Ouais, eux deux bien sûr, je m'y attendais. Mais c'est qui la troisième personne ? »

« Hewrey Yaxley. » réponds-je, avant d'entrer dans la salle de bains.

« Hewrey Yaxley ? Mais ça n'a pas de sens ! » s'étonne Lee, un poil avant que je referme la porte.

Tant pis, il aura sa réponse après. Il faut vraiment que je pisse d'abord. Ça fait un bon bout de temps déjà que je me retiens et ma vessie est prête à éclater.

Ça me fait du bien de la vider. Et de me passer de l'eau froide sur le visage également. J'ai terriblement envie de prendre une douche aussi, tant je me sens moite et puant de sueur. Mais ce ne serait pas raisonnable, de faire trop longtemps attendre l'affreux. Sa colère est trop prégnante encore dans son Aura. Seul Messire Salazar pourra l'apaiser suffisamment, pour qu'il n'explose pas trop vite.

Il faut aussi et surtout, que nous empêchions son Salazar d'intervenir. Et ça aussi, seul Messire Salazar peut le faire.

« Hewrey Yaxley ? » re-demande Lee, lorsque je sors de la salle de bains.

« Ouais. Mais garde tes questions pour plus tard. Il faut agir très vite pour la suite. » réponds-je, avant d'inviter mon pote et Dudley à revenir dans la Base avec moi.

« Ok. Mais je vais chercher du thé. Et maintenant, Maman a certainement préparé le repas. Je le ramènerai aussi. Comme ça, vous jetterez un Sortilège pour qu'il reste chaud, sans pour autant brûler. » décide mon cousin, en se précipitant déjà vers l'escalier.

« Harry Potter ! Je sais que vous êtes là ! J'ai reconnu votre voix ! Alors je vous ordonne de venir me voir immédiatement, espèce de sale petit garnement ! J'ai à vous parler de toute urgence ! » s'écrie dans le même temps, la voix si peu mélodieuse de Phineas Black.

Elle me parvient depuis la cage d'escalier. Assez bas, vers le Hall.

« Désolé, mais pas le temps ! » réponds-je, avec une fermeté impérieuse.

Et je referme vite la porte de la Base, peu désireux d'entendre la litanie d'imprécations qui a explosée aussi sec.

« Riche idée, d'avoir mis le Portrait de Phineas si près du Hall. Je pensais plutôt l'accrocher entre le deuxième et le troisième étage. Là où tu l'as fait placer, je parie qu'il va vite devenir plus insupportable encore, que ne l'était Walburga. » souris-je, en direction de Ron, en prenant la part de Marquise qu'il a préparée à mon intention.

« Bah. Il s'agit juste de l'histoire de le faire enrager durant quelques jours. On le remisera dans un placard à balais ou une réserve quelconque, quand on en aura marre de l'entendre. » répond Ron, qui se lève pour partir faire un tour dans la salle de bains lui aussi.

J'acquiesce sur un hochement de tête, en savourant la bouchée de Marquise au chocolat noir que j'ai déjà enfournée dans ma bouche. Elle est exquise. Fondant avec délice sur ma langue et me faisant aussitôt un bien fou.

Et c'est seulement lorsque toute ma bouchée est fondue, que je fixe à nouveau l'Ecran, examinant attentivement l'Aura de l'affreux qui marche de long en large dans le bureau, maintenant. Et en attendant le retour de Ron, je commence à réfléchir sur ce qu'il y a lieu de faire maintenant.

« Nous disposons d'encore un peu de temps, avant que ce soit le moment d'intervenir. Alors appelle Poudlard, veux-tu, Ron ? Résume rapidement ce qu'il s'est passé et dis leur qu'ils auront plus amples explications, quand Messire Salazar en aura terminé, avec son troisième bras de fer contre Voldemort. » décrète-je, lorsque Ron est revenu, avant de prendre une seconde tranche de Marquise.

« Le troisième bras de fer ? » s'étonne Lee, en haussant un sourcil vers moi, tandis que Ron active déjà le Miroir de Communication.

« Oui. Je suis déjà intervenu à deux reprises. Et l'image employée par Harry est tout à fait appropriée, il s'agit bien d'un bras de fer. Car il me faut prendre l'ascendant sur lui, afin qu'il daigne m'écouter avec attention et fasse ce que je lui suggère. » lui répond Messire Salazar, tandis que Dudley entre dans la Base, les bras chargés d'un grand plateau.

Le temps qu'il le dépose sur la table et que je jette un Sortilège pour tenir le repas au chaud et le dessert au frais, Ron, qui a été très, très concis dans son résumé, met déjà fin à sa communication avec Poudlard.

« Albus a dit qu'il attendra le temps qu'il faut. Et qu'il ne lancera pas l'opération suivante, avant que nous donnions le feu vert. Quant à Nally, elle se demande s'il faut vraiment la réaliser cette Mission, étant donné que l'Affreux ne décolère pas. Elle craint qu'il explose trop vite. » dit-il, posant le Miroir à la place qui lui est réservée, avant d'ajouter : « J'ai la même interrogation qu'elle. »

« Itou. Mais nous évaluerons cela tout à l'heure. » réponds-je, examinant de nouveau l'Aura de Voldemort.

Je réfléchis de nouveau aux instructions que je dois donner maintenant à Messire Salazar. Il nous faut occuper l'Esprit de Voldemort. Et j'ai également le sentiment, qu'il est nécessaire qu'il ressente une urgence à mener ses projets et le besoin, quoi qu'il arrive, de se concentrer uniquement sur eux.

C'est ce qui l'empêchera d'exploser trop tôt.

« Messire Salazar, vous allez devoir entrer en scène dans un instant. Il y a gros à parier qu'il vous demande alors, pourquoi vous n'êtes pas venu tout de suite après le départ de Rabastan. Puis il demandera probablement pourquoi vous ne vous êtes pas matérialisé ainsi que vous le faites maintenant, lors de ses précédents coups de colère. Comme le soir où nous nous sommes battus à Godric's Hollow par exemple. A ces questions, répondez ce que nous avons convenu, pour les scenarii numéro 1 et 5. Eventuellement, si vous le pouvez, anticipez la deuxième question, en y répondant en même temps qu'à la première, cela permettra de gagner du temps. Ensuite, tâchez de lui faire exprimer ses doutes et apportez les réponses qui conviennent le mieux, en minimisant l'importance de ses préoccupations. Si vous vous sentez coincé, jouez la même carte que tout à l'heure : mettez-vous à clignoter et dites-lui que vous reviendrez plus tard. Ceci dit, quoi qu'il en soit, avant de rentrer à la Base, il faut absolument que vous aiguillez son attention sur le Volumen. Voldemort, jugera peut-être qu'il est plus urgent de courir en Chasse du Trésor, mais objectez fermement, en affirmant d'une part que la fin approche et qu'il aura alors toutes les fortunes qu'il souhaite, puisqu'il dominera le monde, puis d'autre part, en lui rappelant que Balegarian vient en rendez-vous demain et qu'il est donc urgent qu'il focalise son attention sur ses traductions, étant donné que ce sont elles, qui lui permettront de remporter la victoire. Et bien sûr, donnez-lui la Clef qui lui permettra de les mener à bien. » explique-je, à l'écoute attentive de Messire Salazar, Ron, Lee et Dudley.

« Suggérez lui également, si vous en avez l'opportunité, de s'entraîner avec votre soi-disant Baguette. Ça l'occupera. » enchérit Ron, avec un petit sourire en coin.

« Oui, bonne idée. Ça l'occupera et le contrariera également, de ne pas parvenir à la maitriser correctement. Et nous avons une explication à lui opposer, lorsqu'il vous posera plus tard question à ce propos. » approuve-je, avant d'ajouter : « Deux choses encore, Messire Salazar. Primo, il faut commencer à le mater d'entrer de jeu. Alors avant de répondre à ses questions, jouez de sa paranoïa et ordonnez-lui, de jeter des Sortilèges d'Impassibilité sur les portes et fenêtres, quand vous vous matérialisez pour lui parler. Secundo, comme nous l'avons maintes fois évoqué, il faut qu'il vous voie de plus en plus comme un égal, avec l'Esprit duquel il va très bientôt fusionner. Au plus vite cela arrivera, au mieux ce sera. Alors détachez-vous des scénarii que nous avons évoqués. La situation exige que notre copie soit revue de bout en bout de toute façon. Faites donc comme vous le jugez bon et je suis sûr que tout se passera bien. »

Messire Salazar acquiesce à tout ce que je dis et lorsque j'ai fini de lui donner mes instructions, il réfléchit posément, tout en observant Voldemort, pendant quelques secondes.

« Durant combien de temps puis-je rester, sans que cela éveille de soupçons de sa part, sur la réalité de ce que je suis en vérité ? » demande-t-il, alors que l'horloge de la base sonne la demie de dix-neuf heure.

De concert avec celle du bureau de Voldemort, qui lui jette aussitôt un coup d'œil haineux.

« Il a déployé suffisamment de colère cet après-midi, pour que vous restiez matériel à ses yeux durant au moins une heure à une heure-trente, je pense. Mais au plus court vous ferez, au mieux ce sera. En fait, il doit absolument sentir l'urgence de se mettre au travail, s'il veut mener ses projets à bien. » réponds-je, au hochement de tête de compréhension de Messire Salazar.

« Oui, je comprends parfaitement ce que vous désirez : je l'apaise d'un côté et le presse de l'autre, afin qu'il ne se questionne pas outre mesure. » dit-il, tandis que cette fois, c'est moi qui l'approuve du chef.

« C'est tout à fait cela. » appuie-je également en paroles, avant d'ajouter : « C'est bon, il est mûr à point. Allez-y maintenant, Messire Salazar. »

Et à peine ai-je donné l'ordre de départ, que Messire Salazar apparait soudainement dans le bureau où Voldemort continue à faire les cent pas.

o-o-o

Notre cher Fantôme a choisi d'arriver dans son dos et naturellement, l'affreux se fige dans un sursaut, lorsqu'il exécute son demi-tour.

« Te voilà enfin ! » réagit-il, son regard jetant des éclairs.

« Enfin ! Enfin ! Enfin ! Me voilà ! Oui ! Oui ! Oui ! » répond Messire Salazar, avec une vivacité assez joyeuse, qui fait pincer les lèvres de Voldemort de plus belle.

« Pourquoi as-tu tant tardé ! Tu devais revenir dès l'instant où Rabastan est parti ! » reproche-t-il, comme je le subodorai.

« Chut ! Ne crie pas si fort ! On pourrait t'entendre ! Discrets nous devons être ! Discrets ! Discrets ! Discrets ! Toujours nous devons l'être quand je me matérialise devant toi ! C'est notre secret ! Personne ne doit me voir ! Personne ne doit m'entendre ! Souviens-toi ! Souviens-toi ! Souviens-toi ! » s'exclame alors Messire Salazar, avec autant de reproche que l'affreux, en désignant portes et fenêtres tour à tour.

L'affreux jette aussitôt des Sorts d'Impassibilité sur les portes et fenêtres. Il ferme également les doubles rideaux d'un coup de Baguette énergique, avant d'allumer toutes les chandelles du lustre et des appliques.

« Maintenant réponds-moi ! Pourquoi n'es-tu pas revenu plus vite ! » explose-t-il ensuite, la colère crépitant au bout de sa Baguette et recommençant à faire les cents pas.

« Cesse de brûler ton énergie en t'agitant et en criant sur moi comme tu le fais ! Cela brûle la mienne ! La mienne ! La mienne également ! Ne le comprends-tu pas ? » s'écrie illico Messire Salazar, le regard noir.

Je ne puis m'empêcher de sourire avec satisfaction. Messire Salazar joue très bien son rôle, faisant peser son autorité sur l'affreux et prenant la maitrise de leur entrevue, pile comme il le faut. En le surprenant et en titillant sa curiosité.

« Comment ? Que veux-tu dire ? Que dois-je comprendre ? Explique-toi clairement ! » intime Voldemort, qui s'est cependant arrêté net, d'un ton très sec, dans lequel couve toujours la colère, mais tout de même nettement plus bas que précédemment.

« Besoin de ta colère j'ai, pour avoir des forces et l'esprit clair. Mais si tu la diriges contre moi, mes forces je perds, je perds, je perds toujours ! Et mon Esprit se délaye et s'égare ! Et je ne peux pas me rassembler, si je n'ai point assez de forces ! Je ne peux pas me montrer à toi ! A toi ! A toi ! A toi je ne peux me montrer ! » répond Messire Salazar, avec une certaine précipitation.

Voldemort plisse alors les yeux. Il réfléchit intensément.

« Je crois comprendre. Oui, je crois comprendre… » murmure-t-il au bout d'un temps, avant de faire revenir ses yeux sur Messire Salazar, pour ajouter : « Tu te nourris de l'énergie de ma colère et c'est grâce à cette énergie que tu as pu te matérialiser aujourd'hui. »

« Oui ! Oui ! Oui ! Ainsi cela se passe-t-il ! Grâce au Collier que tu portes toujours, de l'énergie de ta colère je me nourris ! Me nourris ! Me nourris ! Me nourris et prends de plus en plus de forces ! Mais quand tu me brides, quand tu refuses de me laisser assez de place et de me considérer comme un égal, je perds mes forces, à lutter contre toi ! Contre toi ! Contre toi ! Ce qui m'a empêché de venir jusqu'à toi avant ce jour ! » explique Messire Salazar, dont Voldemort ne rate pas une miette de ce qu'il dit.

Et je gage que tapi au fond de lui, son Salazar n'en rate pas une miette non plus et doit s'interroger bon train.

« Un égal… Mais c'est toujours ainsi que je t'ai considéré, Salazar. » fait froidement remarquer Voldemort.

« Ce n'est pas vrai ! Pas vrai ! Pas vrai ! Et le ton même que tu viens d'employer le confirme ! » réagit Messire Salazar, avec fébrilité et colère.

« Tu te fourvoies ! Je t'ai toujours infiniment respecté, Salazar ! » s'exclame aussi sec Voldemort.

« Ne mens pas ! Ainsi que tu l'as dit au traitre tout à l'heure, ne mens pas ! Ne mens pas ! Ne mens pas ! Il est inutile de nier ! Je l'ai vu ! Je l'ai vu ! Je l'ai vu dans les souvenirs de ton esprit ! Et je l'entends quand tu me parles ! Tu te penses beaucoup plus grand Sorcier que moi ! Plus intelligent ! » s'écrie Messire Salazar, son regard noir de colère fixé droit dans celui de Voldemort et il se redresse avec hauteur, avant d'ajouter, d'un ton adouci certes, mais avec un inflexible reproche autoritaire : « Toujours je dois lutter contre toi, pour que tu m'écoutes ! Toujours tu me réprimes ! Tu me considères avec mépris ! Mépris ! Mépris ! Mépris ! Et ainsi tu m'empêches d'avoir les forces dont nous avons besoin tous les deux, pour accomplir nos projets ! Et ce faisant, tu gâches également nos chances de réussites, quand moi je t'ai fait le grand honneur de te choisir, pour que nous ne fassions plus qu'un et un seul ! Quand moi je t'offre la possibilité de devenir Immortel et le plus puissant de tous, en unissant nos deux esprits et nos deux Magies pour l'Eternité ! Alors respecte-moi ! Et tiens-toi tranquille ! Tranquille ! Tranquille et écoute désormais mes conseils si tu veux que nous parvenions à réaliser très bientôt nos projets ! Urgents ! Urgents ! Urgents projets ! »

Je retiens mon souffle, à l'instar de Ron. Car nous sommes en train de vivre un moment terriblement délicat et crucial. En effet, ce n'est pas seulement à Voldemort, que s'adresse ce discours en réalité, mais également en bonne partie à son Salazar. Ce dernier va-t-il le comprendre ? Et va-t-il rester tranquille, aussi longtemps que nous avons besoin qu'il le reste ?

Ce n'est pas le moment qu'il se rebiffe. Pas le moment qu'il entraine l'Esprit de l'affreux dans le corps de Nagini, pour le mettre en garde.

Il lui est encore possible de le convaincre pour le moment. D'attiser sa méfiance envers lui-même, lui dire qu'il est confus, qu'il raconte n'importe quoi et que ce n'est pas normal. Qu'en réalité il ne peut venir ainsi dans le bureau. Que ces conversations ne sont que le fruit de son imagination ou peut-être même d'un Sortilège. Qu'elles sont de mon fait, que c'est moi qui m'introduit dans son Esprit pour le manipuler.

Bref, il pourrait inventer n'importe quoi, pour saboter notre plan. Messire Salazar doit donc faire preuve de prudence, couper l'herbe sous ses pieds, intervention après intervention, jusqu'à ce qu'il n'ait plus qu'un seul choix pour nous barrer la route : prendre définitivement le contrôle, dominer Voldemort pour le contraindre à faire ce qu'il veut. Ce qui ne doit pas arriver trop vite, naturellement. Alors il doit penser que son intérêt n'est pas non plus qu'il le fasse dès à présent. Que tout ce qu'il peut faire maintenant, c'est attendre pour se rebiffer et se tenir sur ses gardes avec méfiance.

Il semble à première vue, qu'il va rester tranquille, comme nous le souhaitons. Mais nous devrons rester vigilents à son propos. Guetter la plus infirme réaction de Voldemort avec soin, pour nous assurer que Salazar ne va pas nous mettre des bâtons dans les roues.

« Tu désires que je te respecte et te traites en égal, mais tu ne le fais pas toi-même, lorsque tu me parles ainsi ! Je ne suis pas un enfant ! Alors ne t'adresse pas à moi comme si j'en étais un ! » réplique Voldemort, regard flamboyant et défiant, narines dilatées et fumantes.

« Traite-moi en égal et je traiterai en égal, moi aussi ! Moi aussi ! Moi aussi ! Cesse de réagir comme un enfant capricieux, comme tu viens de le faire à l'instant ! A l'instant ! A l'instant ! Comme tu l'as fait même à plusieurs reprises aujourd'hui, m'amenant à brûler inutilement de l'Energie pour t'empêcher de commettre des erreurs, et je ne m'adresserai plus à toi comme tel ! Comme tel ! Comme tel un enfant ! Et écoute ce que je dis ! Ta réaction prouve que tu ne l'as pas fait attentivement encore ! Tu n'as pas retenu l'essentiel ! Non ! Non! Non! Pas retenu l'essentiel ! Juste ce qui te touche toi ! Toi ! Toi ! Toujours et seulement toi ! Quand ce devrait être nous ! » rétorque Messire Salazar, ne cillant absolument pas sous le regard lourd de fureur de Voldemort.

Messire Salazar regarde lui-même l'affreux, comme un père ou une mère en colère le ferait avec son enfant récalcitrant à obéir. Ou un professeur, avec un élève qui a fait une grosse bêtise.

En fait, à la manière dont il se tient, il ne lui manque que des lunettes, me fais-je soudainement la réflexion, pour parfaire son imitation d'un regard que j'ai vu Albus faire peser par-dessus ses lunettes en demi-lunes, sur les Ânes Bâtés.

o-o-o

« Il n'y va pas de main morte pour lui en foutre plein la gueule, Messire Salazar. » murmure Lee, avec une nette inquiétude, profitant que le silence se soit installé dans le bureau de Voldemort.

Un silence lourd, naturellement. Dans lequel deux regards coléreux et inflexibles se défient.

« Non. Mais il a raison de procéder ainsi. Il doit mater Voldemort dès aujourd'hui. L'amener à respecter son avis et à écouter ses idées, sans avoir à se battre constamment, pour se faire entendre. Bref, il doit le convaincre de le considérer sous un autre angle et penser qu'il a des choses à apprendre de lui, s'il veut réussir à atteindre son but. » réponds-je, yeux rivés sur Voldemort.

Son silence est chargé de réflexion aussi maintenant. Certes, il n'apprécie pas la manière dont Messire Salazar lui a parlé. Ni la façon dont il le regarde maintenant. Mais il sait aussi, même si cela lui est fort difficile de le reconnaitre, que celui-ci a raison.

Il a bien failli commettre des erreurs grossières, en agissant trop hâtivement aujourd'hui. En négligeant de réfléchir.

« Ouais. Et Messire Salazar utilise très bien les informations dont il dispose. Non seulement tout ce que nous lui avons dit sur l'affreux, ce qu'il a pu lire dans les comptes rendus et voir sur les Cassettes qu'il a regardées, mais aussi ce qu'il a appris lors de la lecture des conversations avec son Salazar et en sus, ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Et il ne rate aucune réaction de l'affreux, faisant feu de tout bois. Il est vraiment très intelligent. Très réactif. Excellentissime dans ses intuitions et la manière dont il manœuvre. » renchérit Ron, nettement admiratif.

« Je suis d'accord. Il fait effectivement un excellent Gryffondor. » souris-je, en jetant un rapide clin d'œil vers Ron, qui émet aussi sec un petit rire.

Mais je m'empresse de retourner à mon observation de ce qu'il se passe dans le bureau de la Gentilhommière, car Voldemort vient de sortir de son silence, sur un profond soupir.

o-o-o

« Tu as raison, cessons nos stériles disputes et conduisons-nous en parfaite civilité. D'ailleurs à ce propos, commençons donc par nous asseoir. » déclare-t-il, d'un ton qu'il tâche de rendre au plus neutre et se dirigeant à grands pas vers le fauteuil de son bureau.

« Plus que stériles sont ces disputes ! Elles m'affaiblissent, ne l'oublie pas ! Ne l'oublie jamais ! Jamais ! Jamais ! Et reconnais que tu ne me respectes pas encore comme un égal ! Preuve en est que tu t'installes sur ton fauteuil de bureau et que je dois prendre place comme l'un de tes Serviteurs, sur une simple chaise ! » réplique aussi sec Messire Salazar, le ton lourd d'avertissement, en prenant place debout à côté de la chauffeuse qui fait face à l'affreux, de l'autre côté de son bureau.

Un petit tic agacé agite le coin de la bouche de l'affreux. Puis d'un mouvement sec de sa Baguette, il transforme la chauffeuse en un fauteuil, en tout point semblable au sien.

« Ne peux-tu cesser de répéter à plusieurs reprises le même mot ? Tu viens de me reprocher d'avoir agi comme un enfant capricieux, mais c'est toi qui donne le sentiment d'en être un, lorsque tu fais cela. Et cela m'aiderait grandement à te considérer effectivement comme un égal respectable, si tu ne te faisais plus écho à toi-même. » rétorque-t-il ensuite, avec une nette pointe d'agacement, tandis que Messire Salazar fait mine de s'assoir sur le fauteuil.

« Un long voyage, j'ai effectué à travers les époques pour te rejoindre ! Sans bénéficier d'un corps pour abriter mon Esprit ! Mon Esprit ! Mon Esprit ! De grands sacrifices j'ai dû faire, pour y parvenir ! Oui! Oui! Oui ! De grands sacrifices ! Très grands ! Très grands ! Très grands sacrifices ! Et je suis séparé de ma Magie depuis tout autant de temps ! Avais-tu les idées claires, lorsque cela t'est arrivé seulement pendant quelques courtes années ? Non ! Non ! Non ! Elles ne l'étaient pas ! Ne l'étaient pas ! Ne l'étaient pas ! Ne l'étaient pas ! Beaucoup de temps il t'a fallu, avant de réfléchir correctement ! Et je t'ai aidé à le faire ! Aidé ! Aidé ! Aidé autant que je l'ai pu ! A toi de m'aider maintenant ! Je pourrai parler normalement, quand tu m'auras donné assez de forces ! Oui ! Oui! Oui! Assez de forces ! Au plus tu cesseras de te battre contre moi, au plus tu me considéreras comme un égal, au mieux je parlerai ! Parlerai ! Parlerai ! » riposte Messire Salazar, avec un esprit d'à-propos extraordinaire.

Nous n'avions pas envisagé que Voldemort aborde le sujet de l'écholalie compulsive de son Salazar. Mais encore une fois, Messire Salazar a usé des informations dont il dispose, pour improviser une explication parfaitement plausible.

« Oui. Un long voyage tu as fait pour me rejoindre, c'est vrai. Et je ne doute pas qu'il t'a fallu faire de grands sacrifices pour réaliser ce grand exploit. » convient Voldemort, l'air un peu rêveur durant quelques secondes, avant d'ajouter : « Comment as-tu fait ? As-tu procédé ainsi que je l'ai fait, pour ne jamais mourir vraiment ? »

« Il n'est pas temps de parler de cela. Pas temps ! Pas Temps ! Pas temps maintenant ! Je reviendrai à un autre moment pour répondre à cette question ! Souviens-toi, tu as des préoccupations, des questions cruciales dont nous devons parler ! » répond Messire Salazar, avec fermeté.

Et jetant un coup d'œil sur l'horloge, comme s'il voulait s'assurer qu'il disposera de suffisamment de temps encore, pour répondre à ces fameuses questions cruciales.

Cela fait effet sur l'affreux, qui jette également un rapide coup d'œil sur l'horloge.

« Oui, c'est vrai, il nous faut aborder ces questions rapidement. » admet-il avec vivacité, poussant un bref soupir, avant de poursuivre sans attendre : « Comme tu le sais, Salazar, de tous mes plus anciens et fidèles Serviteurs il n'en reste que trois sur lesquels je peux compter en toute confiance. Or, je sens que je pourrais perdre Lucius, le meilleur des trois, le plus vif, talentueux et intelligent aussi, mais qui est trop possessif et pour lequel j'éprouve de moins en moins de désir charnel. Je crains qu'il ne perçoive ce détachement et que par dépit, il mette moins de zèle à remplir ses devoirs envers moi. Et je ne sais que faire, pour éviter cela. Car tu avais raison tout à l'heure, j'ai besoin de lui, pour mener mes troupes. Et je veux qu'il me reste aussi fidèle et infaillible dans sa tâche, que le sont Rabastan et Bellatrix. »

« Un problème ne sera point Lucius, non ! Non ! Non ! Il sera aisé de le contenter ! Il doit seulement comprendre l'importance qu'il revêt à tes yeux ! Qu'il est et restera toujours le préféré de tes fidèles Serviteurs ! Le préféré ! Le préféré ! Oui ! Oui ! Oui ! » répond Messire Salazar, avec une énergique fermeté.

Voldemort soupire encore une fois.

« Oui, je sais cela. Mais comment faire pour qu'il accepte cette idée, sans avoir à le baiser ? » demande-t-il, un rien agacé.

Il pense visiblement, que Messire Salazar n'a pas plus que lui réponse à cette question. Et qu'ils perdent donc du temps à la considérer. Qu'ils feraient mieux d'aborder les autres questions que Messire Salazar l'a amené à se poser, en parlant de son voyage à travers les époques.

« Le sexe ! Le sexe ! Le sexe ! Là réside en partie la réponse ! » s'exclame cependant Messire Salazar, avec un certain triomphe.

Je fronce illico les sourcils. Et je sens nettement que Ron en fait autant à mon côté. Car nous avions convenu que la question d'un nouvel Ephèbe ne résoudrait rien. Où veut donc en venir Messire Salazar ?

« Suggères-tu par-là, que mon idée de lui offrir un Ephèbe conviendrait ? Explique-toi, veux-tu ? » questionne Voldemort, l'air quelque peu dubitatif.

Il est vrai qu'il paraissait assez peu convaincu également tout à l'heure, lorsqu'il avait émis cette idée.

« Non ! Non ! Non ! Il baise Astérion Thorpe déjà ! Tu le sais ! Tu le sais ! Tu le sais bien ! Tu as vu à quel point il lui plaisait au moment du thé ! Qu'il était séduit ! Tu as senti l'odeur d'Astérion sur lui à ton retour le même soir ! Et tu as vu son impatience à le rejoindre ! Le rejoindre ! Le rejoindre ! Le rejoindre tandis que tu réfléchissais au moyen d'obtenir le Volumen ! Tu as senti la forte odeur du sexe sur lui le lendemain matin ! Et tu as mesuré combien il désirait l'emmener avec lui en Suède ! N'est-ce pas ! N'est-ce pas ! N'est-ce pas ! N'est-ce pas ! » répond Messire Salazar, attendant l'approbation muette de l'affreux, avant de poursuivre : « Tu as vu aussi, comment Astérion le regardait ! Adorateur ! Adorateur ! Adorateur il était ! Il sera possessif avec Lucius ! Oui ! Oui ! Oui! Possessif il sera ! Il réclamera souvent, très souvent le sexe avec lui ! Et cela suffira à fatiguer Lucius, à le repaitre de sexe ! Alors, tout ce que tu dois faire, c'est encourager cela ! Oui ! Oui ! Oui ! Il te faut l'encourager ! Faire en sorte que Lucius s'attache davantage à Astérion qu'il l'est à toi-même ! Qu'il ait davantage envie de sexe avec lui, qu'il a envie d'en avoir avec toi ! Et bientôt il préfèrera baiser uniquement Astérion et d'autres Ephèbes comme lui ! »

Bel argument. Messire Salazar a joliment exploité cette idée, je le reconnais sans peine. De son côté, Voldemort plisse les yeux. Il a l'air séduit par cette proposition, bien sûr. Mais il réside un doute dans son esprit, c'est indubitable.

« Crois-tu vraiment que ce sera suffisant ? » demande-t-il, d'ailleurs, après un court silence de réflexion.

« Non ! Non! Non ! Ce n'est pas suffisant tu le sais bien. Mais je l'ai dit tout à l'heure, c'est en partie la réponse ! En partie ! En partie ! En partie seulement ! Il faudra aussi confier à Lucius des responsabilités nouvelles. Des responsabilités, qui flatteront son égo et lui permettront de comprendre à quel point tu le tiens en haute estime ! Haute estime ! Haute estime ! Oui ! Oui ! Oui ! Haute estime et même presque un égal ! Alors fidèle il te restera ! Fidèle ! Fidèle ! Fidèle il restera, même si tu cesses progressivement de le baiser ! » précise Messire Salazar, tandis que cette fois, Voldemort fronce les sourcils.

« Quelles nouvelles responsabilités ? Je lui en confie déjà beaucoup. Il est mon bras droit, ce qui est la plus haute des marques d'estime. Je ne vois donc pas quelle charge supplémentaire je pourrais lui offrir, afin qu'il se sente plus hautement estimé encore….» fait-il remarquer, avec un tic agacé une nouvelle fois.

« Les unités ! Souviens-toi, tu as dit tout à l'heure que tes troupes seront si nombreuses désormais, qu'il va falloir créer des unités et placer des chefs à leur tête ! Exploite cette idée ! Exploite-là ! Exploite-là ! Exploite-là et surtout, laisse le choix des chefs à Lucius ! Fais-lui entièrement confiance pour cela ! Il choisira très bien et tu le sais ! Tu le sais ! Tu le sais bien ! Et plus tard, si cela n'est pas suffisant… » propose Messire Salazar, qui marque une brève pause, comme s'il avait eu besoin de ce délai de réflexion encore, pour préciser sa pensée, avant d'ajouter : « Si ce n'est pas suffisant, quand viendra le moment de conquérir la Celtycie, tu pourras lui proposer d'en être le gouverneur ! Oui ! Oui ! Oui ! Le gouverneur ! Et pendant qu'il sera là-bas, tu pourras trouver et former son futur remplaçant ! »

Le regard de Voldemort s'allume d'une lueur de joie soudaine et il éclate de rire.

« Voilà une merveilleuse idée, Salazar ! Vraiment merveilleuse ! » dit-il, gratifiant Messire Salazar d'un sourire jusqu'aux oreilles, avant d'ajouter : « Cher Salazar ! Je savais bien, qu'il me fallait te consulter sur cette question ! Toi seul pouvais m'être d'un si précieux conseil ! »

Quelle mauvaise foi, me dis-je, tout en observant la réaction de Messire Salazar, qui est immédiate : son regard se fait très sévère et il se penche légèrement en avant.

« Ne m'insulte pas en cherchant à me manipuler en me flattant avec autant de bassesse et d'hypocrisie que tu le fais avec tes Serviteurs ! Non ! Non ! Non ! Ne m'insulte pas ! Et reconnais plutôt que j'ai eu raison d'insister ! Insister ! Insister, pour que tu écoutes mes sages conseils, toi qui n'es encore qu'un jeune prétentieux, trop sûr de lui et infatué de sa personne ! Infatué ! Infatué ! Infatué de sa personne ! Et si certain que nul ne peut égaler son intelligence et en connaitre autant que lui, plus peut-être même, dans le domaine de la Magie Noire ! Soit humble pour une fois ! Oui ! Oui ! Oui ! Soit humble et à l'avenir, ne sous-estime plus jamais mon intelligence ! Ne me mets plus en position de me battre, pour que tu me considères enfin comme un égal ! Un égal ! Un égal à part entière ! Car c'est à cette seule et unique condition, que nous pourrons mener à bien nos projets ! Il faut que tu l'entendes maintenant ! Et agisses enfin en conséquence et avec respect envers moi ! Respect ! Respect ! Respect envers moi ! » siffle-t-il, avec une brutale sécheresse, adoucissant cependant considérablement son ton et souriant à demi, avant d'ajouter : « N'aies crainte cependant. Non ! Non! Non, n'aies crainte ! Je ne te tiens pas rigueur de ton arrogante attitude envers moi. En vérité, je n'attendais pas d'autre réaction de ta part. Pas d'autre ! Pas d'autre ! Pas d'autre, non! Non! Non! J'eusse même été déçu, que tu fasses preuve de faiblesse et que tu ne te battes pas pour que ton Esprit domine le mien. Cela n'eut pas été digne d'un descendant en droite ligne de Serpentard. Pas digne ! Pas digne ! Pas digne ! Non ! Non ! Non ! Je n'attends pas plus de ta part, ni que tu tombes à genou devant moi, pour me présenter de plates excuses et implorer mon pardon. Il serait indigne de ma part, de t'imposer cela. Indigne ! Indigne ! Oui ! Oui! Oui, indigne de ma part ! Ma seule attente, ma seule exigence, c'est que maintenant que j'ai repris suffisamment de forces pour pouvoir de temps à autre me matérialiser afin de bavarder en face à face avec toi, tu me respectes et me reconnaisses enfin comme un égal. Il faut que tu prennes conscience ! Oui ! Oui ! Oui! Il faut que tu prennes conscience que cela est absolument nécessaire, car nous sommes chacun une partie d'un tout ! Une partie ! Une partie ! Une partie d'un tout nous sommes et nous avons besoin l'un de l'autre, car nous sommes indispensable l'un à l'autre à part égale ! Egale ! Egale ! Egale pour triompher des obstacles et acquérir notre définitive Immortalité. Prends-en bien conscience, très fier descendant de la lignée de Serpentard. Oui ! Oui ! Oui ! Prends-en bien conscience. Cela devient urgent ! Urgent ! Urgent ! Très urgent cela devient ! Et si tu viens à négliger cela, si tu ne me respectes pas suffisamment, si tu ne reconnais pas ma valeur enfin et que tu ne me laisses pas la place nécessaire à mon épanouissement, à égalité avec la tienne, nos Esprits ne sauraient rester liés bien longtemps encore et nous finirions par sombrer tous deux dans les Ténèbres du néant. Les Ténèbres ! Les Ténèbres ! les Ténèbres du néant, oui ! Oui ! Oui ! Or, ce n'est pas ce que nous voulons, n'est-ce pas ? N'est-ce pas? N'est-ce pas? »

Le discours de Messire Salazar, atteint l'affreux de plein fouet. Dans un premier temps, lorsqu'il se prend les vifs et insultants reproches en pleine figure, une bouffée de colère pure l'envahit. Et j'avoue alors craindre avec frayeur qu'il explose de fureur et ne veuille plus jamais écouter Messire Salazar. Ou que son Salazar prenne le dessus et évente d'une manière quelconque notre duperie.

Mais cette brusque et vive bouffée de colère, retombe tout aussi vite qu'elle est montée, lorsque Messire Salazar change de ton. Il est désarçonné alors durant quelques secondes. Et finalement, une lueur vivement effrayée traverse son regard, lorsque Messire Salazar évoque la possibilité que leur Esprit respectif, sombre à jamais dans les Ténèbres du néant.

« Non. Ce n'est pas ce que nous voulons. » accorde l'affreux, d'un ton qui me semble quelque peu incertain, bien qu'il tâche de le rendre très ferme.

« Non. Bien sûr que non. Et je constate avec satisfaction que tu m'as bien écouté cette fois. Oui ! Oui ! Oui, bien écouté ! » déclare alors Messire Salazar, son regard venant se poser sur le Volumen avant qu'il ajoute : « Ce que nous voulons, c'est l'Immortalité et la Puissance Suprême. Suprême ! Suprême ! Suprême Puissance ! Et comme je l'ai prévu autrefois, tu détiens aujourd'hui, le moyen pour nous de l'obtenir : ce Volumen, qui nous permettra de localiser enfin le Chemin des Âmes où nous trouverons le Bâton de Merlin, que j'ai antan si longuement cherché. Il est urgent de le traduire. Urgent, très urgent ! Car Balegarian va venir demain le réclamer et elle ne saurait attendre très longtemps encore, avant que tu le lui remettes. Or, il faut que tu en prennes connaissance avant elle. C'est impératif, si nous voulons parvenir à nous emparer avant elle, du Bâton de Merlin. Impératif ! Impératif ! Impératif cela est ! Et urgent ! »

La contrariété reprend aussitôt place dans le regard de Voldemort.

« Impératif et urgent. Oui, il est impératif et urgent de le traduire, tu as parfaitement raison, Salazar. Mais il m'est impossible de déchiffrer correctement ce Volumen. Car je ne parviens pas à percer le secret de l'écriture Elfique. La traduction que je possède est par trop incertaine, pour m'aider efficacement dans cette tâche. Or, je crains fort que si nous nous fions uniquement à cette traduction, cela nous mène à commettre des erreurs de parcours, qui nous seraient fatales. » répond l'affreux, lèvres pincées et regard flamboyant de lueurs de plus en plus coléreuses.

« Je suis d'accord avec toi. Tout à fait d'accord ! D'accord ! D'accord ! Oui ! Oui ! Oui ! J'ai cependant eu l'occasion de réfléchir à tout cela et je pense qu'il y a quelque part une clef, un indice qui permettrait de déchiffrer ce mystérieux code Elfique ! Mystérieux ! Mystérieux ! Si mystérieux code ! » répond aussi sec Messire Salazar, au haussement de sourcil immédiat de l'affreux.

Un sourcil intéressé. Et qui pour une fois me semble-t-il, ne contient aucune once de doute ou de moquerie méprisante.

« C'est ce que je pense également, Salazar. Mais comment savoir où se trouve cette précieuse Clef. Cent fois je me suis posé la question déjà. Et je redoute plus que tout, que celle-ci se trouvait également dans le coffret qui renfermait le Volumen. Hélas, ce coffret n'était pas dans le Bureau de De Paimpont. Ou tout au moins, cet imbécile de Latton ne l'y a pas trouvé, lorsqu'il a volé le Volumen pour moi. » déclare l'affreux, pinçant durement les lèvres, avant d'ajouter : « J'ai d'ailleurs bien failli ne pas obtenir le Volumen, à cause de son incapacité. Et je ne puis m'empêcher de me demander s'il a effectivement mis tout le zèle nécessaire pour accomplir sa mission à bien. Car il est si peu observateur, qu'il a très bien pu passer à côté du coffret sans le voir. Et à présent, je me demande si ne devrait pas aller vérifier cela dans son Esprit. Cela ne changerait certes rien à notre problème, mais au moins, ainsi je pourrais le punir. Et ma colère te nourrirait avantageusement. Qu'en penses-tu, Salazar ? »

Il a l'air très désireux de mettre son idée à exécution, bien sûr et guette la réaction de Messire Salazar, qui est immédiate : celui-ci fonce les sourcils et semble réfléchir intensément. Et Voldemort, habituellement si prompt à s'impatienter, fait pour une fois preuve, en attendant sa réponse qui tarde, d'une admirable sérénité. Et ce n'est pas du chiqué. Cela se vérifie aisément dans son Aura.

Putain ! Je n'en crois pas mes yeux. Et j'échange un sourire triomphant avec Ron.

Oh ! Bon sang de bonsoir ! L'affreux est maté ! Bel et bien maté !

Il faut croire que la perspective de voir son esprit se diluer à jamais dans les Ténèbres du néant, a eu un effet cent pour cent pur bœuf sur lui.

Bordel ! C'est incroyable ! Et pourvu que ça dure !

Même si j'avoue, que d'une certaine manière, de le voir aussi soumis tout à coup, ça me fait un peu flipper.

« Certes, je suis très tenté, je l'avoue, d'aller punir cet imbécile incapable. Car le sang, tout comme le sexe, a un effet très bénéfique sur la force de mon Esprit. Et la légitime colère qui se déclencherait en toi, si Latton a commis effectivement une erreur, me serait hautement profitable, c'est vrai. En revanche, s'il n'en a pas commis, alors tu auras perdu de l'Energie et ta colère ne sera pas suffisamment puissante, pour me nourrir efficacement. Cela pourrait même, m'être au contraire préjudiciable, car j'aurais moi aussi perdu de l'énergie en chemin.» répond finalement Messire Salazar, d'un ton égal, ajoutant sur un soupir faussement déçu de devoir renoncer à torturer Latton : « Je te propose donc de laisser cet idiot de Latton pour ce qu'il est : un pion insignifiant, qui ne mérite pas les efforts que tu aurais à fournir pour atteindre son Esprit. Et que nous vérifions plutôt, si la théorie qui m'est venue à propos de la clef pour déchiffrer le Volumen, est juste. Qu'en penses-tu ? »

Voldemort ne répond pas tout de suite. En réalité, il regarde Messire Salazar, avec un certain trouble dans les yeux.

« Pour la première fois, vous n'avez répété aucun de vos mots. » fait-il remarquer, en réponse.

« Non, effectivement. Tu m'as traité en égal, en sollicitant mon avis, tu as fait preuve d'un sincère respect en m'accordant un patient délai de réflexion et tu m'as vouvoyé à l'instant avec respect également. Je t'en remercie. Tu peux être plus familier à nouveau. J'en ai pris habitude et j'apprécie cette familiarité entre nous. Et je tiens à t'assurer que les évènements qui se sont produits aujourd'hui, m'ont pleinement conforté s'il était nécessaire encore, dans la certitude que j'ai effectué le meilleur des choix possibles, lorsque j'ai pris la décision que c'est avec toi, que j'accomplirai ma véritable destinée et obtiendrai enfin, la reconnaissance qui m'a pas été dérobée antan et par-delà les siècles. Car tout comme tu recevras très bientôt le juste fruit de tes efforts, grâce à ton précieux concours, la grandeur de mon nom sera bientôt rétablie et respectée à sa juste mesure. Nul ne méprisera, ni ne salira plus jamais le nom de Serpentard. Ma mémoire sera honorée et mon portrait ne sera plus relégué dans un misérable placard poussiéreux. Il retrouvera la place qui lui est due dans ma Maison à Poudlard. N'est-ce pas ? » réplique Messire Salazar, tandis que je me délecte du double sens de sa dernière remarque.

Un vrai petit bijou, très finement Serpentard.

« Oui, tu seras assurément honoré comme il se doit, Salazar. Ton nom brillera en lettres d'or dans tous les ouvrages d'histoire et on t'élèvera des Statues, on te glorifiera. Je t'en fais la promesse solennelle. » répond l'affreux, avec une certaine ferveur sincère.

Messire Salazar se contente d'incliner un peu la tête, comme pour le remercier de cette promesse et assurer qu'il fait confiance à l'affreux pour la tenir. Et comme il reste silencieux, Voldemort se décide à ouvrir de nouveau la bouche.

« Je te remercie également de la confiance que tu as placée en moi, pour accomplir tes desseins, Salazar. Et c'est en toute humilité, que je te prie maintenant de m'exposer cette théorie que je suis hâtif d'entendre. » déclare-t-il, en effectuant une légère inclinaison respectueuse et souriante, le regard chargé d'une lueur…

Eh bien, que je qualifierai je crois, de complice. Oui, complice, c'est bien le mot.

Quel changement d'attitude extraordinaire !

Messire Salazar laisse aussitôt briller la même lueur dans ses yeux, l'agrémentant d'un zeste de satisfaction et incline lui aussi brièvement la tête.

« Selon les souvenirs de Latton, le coffret qui contenait le Volumen, se fermait et s'ouvrait avec un mécanisme Moldu, n'est-ce pas ? » dit-il ensuite, haussant un sourcil vers l'affreux.

Celui-ci acquiesce d'un hochement de tête. Il n'effectue aucun commentaire, mais il laisse nettement transparaitre dans son expression, qu'il ne comprend pas cependant l'intérêt de cette question.

« Et si un mécanisme Moldu permettait d'ouvrir l'un des rouleaux dans lequel serait dissimulé la clef de l'écriture Elfique ? » questionne alors Messire Salazar.

Voldemort ne s'attendait pas à cela, bien évidemment et il est hautement surpris, il va sans dire. Il en écarquille brièvement les yeux, bouche légèrement entrouverte. Puis il fronce les sourcils et sa main s'avance vivement vers le Volumen, dont il examine attentivement les extrémités de chacun des rouleaux, poussant peu après, une petite exclamation de triomphe étouffée.

« Tu as raison, Salazar ! Il semble bien que l'une des extrémités puisse être ôtée ! Sans doute le rouleau contient-il quelque chose ! Et il se pourrait bien qu'il s'agisse là de la clef ! Oui il se pourrait bien ! » s'exclame-t-il ensuite, avant de relever vivement ses yeux animés d'une lueur joyeuse, vers Messire Salazar.

Et sa joie retombe aussi vite, lorsqu'il constate que le soi-disant Esprit matérialisé de son ancêtre, clignote avec vivacité.

« Tu es affaibli déjà et tu vas t'éteindre. » dit-il, sincèrement déçu, avant de demander rapidement : « Reviendras-tu me voir bientôt ? »

Messire Salazar semble produire de gros efforts, pour cesser de clignoter, le temps de répondre :

« Oui, je reviendrai. A chaque fois que je le jugerai nécessaire, à chaque fois que tu feras appel à moi, je viendrai si je le peux. » dit-il, clignotant rapidement à plusieurs reprises, avant de se figer à nouveau et de conseiller : « Ne perds pas de temps à regretter ma présence. Je serai là, en toi, à me nourrir de ton énergie ! Dépêche-toi de trouver la clef et de traduire le Volumen ! Et tâche également de… » nouveau clignotement rapide et Messire Salazar se fige encore, le temps d'ajouter vivement : « Tâche de maitriser ma Baguette également ! Cela m'aidera à me renforcer ! Essaye, dès que tu le… »

Et il disparait du bureau, sans revenir cette fois.

o-o-o

« Génial ! Messire Salazar ! Vous avez maté l'affreux, comme un chef ! » s'exclame alors Lee, applaudissant la performance de notre aimable Fantôme avec vivacité.

« Génial, c'est beaucoup dire ! J'ai commis une belle erreur ! Heureusement que ce monstre infâme ne l'a pas relevée ! Et encore, espérons qu'il ne le fasse pas dans les instants qui viennent ! » répond Messire Salazar, affichant une expression très mécontente de lui-même et soupirant à fendre l'âme, avant d'ajouter : « Ah ! Je m'en veux ! Je m'en veux ! C'est impensable ! Comment ai-je pu commettre une telle bêtise ! »

Une erreur ? Quelle erreur ? me demande-je, en échangeant illico un regard avec Ron, Lee et Dudley.

Mais aucun d'entre eux, ne semble l'avoir plus relevée que moi.

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