Disclaimer : ch chapitre 1
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Dernière Ligne Droite 1 / 4
Nuit du Vendredi 21 Mars 1997 au Samedi 22 Mars 1997
Acte 1 : La Chute De Lucius
Draco
Douche prise, tenue de Combat enfilée et la première personne que je vois en revenant dans le QG, c'est Théo. Il me sourit et lève devant lui un parchemin roulé.
« On lira ça ensemble, quand tu seras revenu. » dit-il, avant de baisser le bras et de glisser le rouleau de parchemin dans sa poche.
Ça, ce sont les pensées de Cooper, que Théo est allé dupliquer dans sa cachette secrète.
« Est-ce que ça vaut vraiment la peine d'être lu ? Nous savons déjà que Voldemort lui a donné les exactes instructions du plan à suivre, mis au point par nous-même. Alors franchement, qu'est-ce qu'il peut y avoir d'autre à lire, que sa jubilation à l'idée que son paternel le veut à ses côtés pour assister à son triomphe, qu'il s'en réjouit, se régalant d'avance en imaginant toutes les horreurs qui vont être commises et patin couffin ? » demande-je, sur un haussement d'épaule.
« On ne sait jamais. Cooper est du genre à prendre des initiatives et outrepasser les ordres de son paternel. Alors il peut avoir très bien ajouté un ou deux détail(s) au plan, histoire de satisfaire son gout du sang et qu'il y ait au moins un mort ou deux parmi nous demain matin. » déclare Théo, avec un infini sérieux.
« Parmi nous ? Non Théo, ne remets pas ça sur le tapis, s'il te plait ! » réponds-je, un peu contrarié par l'obstination de mon frangin.
« Je sais ce que tu crains et je t'ai dit mille fois déjà, que tu te fais du mouron pour rien. Mes capacités physiques sont quasi revenues à la normale, depuis Tyll Celwie o Agar Myrn. Je suis donc bien plus résistant que je ne l'étais avant notre Mission là-bas, Draco. Alors je tiendrai le choc quand nous devrons crapahuter dans le Passage à la Liseuse. » réplique-t-il, avec un calme olympien.
Et son air buté des grands jours. Je vais devoir céder. Parce que de toute façon il a pris sa décision et s'arrangera d'une manière ou d'une autre, pour être là au moment fatidique.
« Je suppose que tu en as aussi parlé avec Harry, Ron, Nally et le professeur Dumbledore et que tu as obtenu leur accord.» soupire-je donc, vaincu. Et comme Théo acquiesce d'un hochement de tête, j'ajoute : « Ok, mais dans ce cas, pas question que Ginny en soit aussi, cette fois. Parce que là, on est assuré que Cooper voudra se débarrasser de son rival honni, dès qu'il verra que tu fais partie de mon escorte. Et il s'arrangera donc pour que tu sois tué. »
« Ginny le sait et elle ne prendrait pas ce risque. Et puis, de toute façon, il y a de grandes chances pour qu'elle soit encore occupée à mettre en place les défenses du Lac Noir, au moment où l'action se déroulera. » répond Théo, en esquissant un sourire rassurant.
Qui ne me rassure pas, bien sûr. Je dois cependant me faire une raison. Théo est un guerrier et un frère protecteur, tout comme moi-même. Et la décision quant à sa participation ou non aux différentes missions que nous menons actuellement, ne m'appartient pas. C'est la sienne et celle des Chefs de l'Etat-Major.
« Bien. Dans ce cas, il n'y a plus à parler de cela pour l'heure. » conclus-je, en jetant un coup d'œil sur l'horloge.
Il reste une demi-heure, avant le départ. Je ferais mieux de me rendre dès à présent dans le Bureau du professeur Dumbledore.
« J'aurais bien voulu t'accompagner aussi, ce soir. » déclare Théo, en se levant de concert avec moi.
« Tu sais bien que je n'aurais moi-même pas été désigné pour cette Mission, si on n'avait pas expressément besoin de mon concours. Et que ma part faite, j'ai ordre de rester à l'écart. » réponds-je, d'un air dégagé.
« Ouais, mais ta part faite, je sais très bien que tu ne resteras pas à l'écart. Et quoi que tu en penses, personne n'est dupe de ça. » réplique Théo, avec un sourire en coin.
Je lui rends son sourire, l'appuyant d'un clin d'œil complice, puis nous franchissons l'entrée des Passages Internes, que nous remontons d'un même pas et en silence. Je dois avouer que cela me fait bizarre, de partir sans Théo. Depuis Halloween, que ce soit au Manoir où il était l'un des Anges Gardiens de nos arrières durant notre Attaque, dans le Poudlard Express, à Pré Au Lard, Tyll Celwie ou la Bergerie, certes nous étions séparés sur le champ de Bataille, mais nous vivions le même Combat, la même tourmente.
« Qu'est-ce que tu fais-là ? Je croyais tu devais passer la nuit au Labo ? » demande-je, lorsque nous arrivons en vue du croisement, où le Baron Sanglant attend pour m'emmener jusqu'au Bureau du professeur Dumbledore.
« Après le retour. Parce que je t'accompagne, en fait. » répond Blaise, dont je distingue maintenant mieux la silhouette.
Il a enfilé sa tenue de Combat, lui aussi.
« C'est nouveau. » commente-je, surpris.
« Je remplace Charly. Il ne pourra pas venir. Les Dragons sont très nerveux. D'après lui, comme toutes les autres Créatures et les Animaux, ils savent que l'avenir du Monde Magique va très bientôt être scellé et trois de ses potes ont déjà failli être blessés sérieusement. Tous les Dresseurs sont donc réquisitionnés pour tâcher de les apaiser. Charly plus que tout autre, tu penses bien. » explique Blaise, qui se met en train derrière le Baron Sanglant, quand nous arrivons à leur hauteur.
Je comprends que Charly soit plus que tout autre réquisitionné. Il était déjà bien doué avant avec ses bêtes, mais depuis qu'il parle Elfique, les Dragons lui mangent carrément dans la main.
« Je sais que tu dois considérer que tu avais priorité pour effectuer le remplacement de Charly, mais ne m'en veut pas d'avoir profité d'être présent quand il a été rappelé à la réserve. Tu devines bien pourquoi ça me tient à cœur d'y aller, n'est-ce pas ? » ajoute Blaise après un bref silence, en se retournant vers Théo.
« Astérion Thorpe, ouais, je sais. C'est normal que tu veuilles être là, pour capturer ce salaud. Ce qui m'étonne, c'est que Nally ait accepté alors qu'elle ne voulait pas sur cette Mission, d'autre Membre du Phénix encore scolarisé. » répond mon frère, d'un ton qui demande explication.
« J'ai usé d'arguments convaincants. » sourit Blaise, qui marche à reculons pour offrir un grand sourire à Théo.
« Mais encore ? » demande mon frangin, sourcil haussé sur sa question.
« De un, je suis un Animagus, ce qui me permettra de me rapprocher du chalet sans déclencher l'Alarme et de neutraliser les sentinelles en douceur, avant même que les Protections ne soient mises à bas. » déclare Blaise, en levant un premier doigt sur son argument.
« Il y en a déjà deux des Animagus pour faire ça. » oppose Théo, l'air de dire que cet argument est un peu faible.
« Ouais. Mais un de plus, c'est toujours bon à prendre. C'est un côté de plus du chalet couvert au plus près. » réplique Blaise, levant un second doigt pour ajouter tout aussi vite : « De deux, j'ai trop la dent contre Thorpe pour le laisser s'échapper. Et Nally sait que je le veux en vie, afin qu'il soit jugé pour le meurtre d'Ursula et emprisonné, à ressasser sa misère et sa solitude, pour le reste de ses jours. Et que je tiens à ce que ça se fasse comme ça, pour la tranquillité d'esprit des parents d'Ursula. »
« C'est un peu mieux, mais quand même pas suffisant encore, à mon sens. Personne ne veut plus Thorpe dans la nature. Alors quel a été l'argument choc ? » commente Théo, sourcil haussé sur sa question.
« De trois, l'argument choc : je suis un compagnon à la vie, à la mort de Draco, Remus et Sirius. Là où ils vont combattre, j'y vais aussi. J'ai déjà été sur la touche la nuit dernière à la Bergerie, fait que j'ai bien accepté parce que c'était une affaire considérée comme strictement familiale, à laquelle n'ont participé que des descendants Malfoy et Lane. Et puis soyons franc, tout le monde savait que ce serait du gâteau la nuit dernière. En revanche, cette nuit ce n'est pas la même chanson. Il va y avoir du lourd à combattre et ça concerne tout le Monde. En conséquence, pas question que je reste ici à l'abri, alors que mes compagnons sont sur le terrain. Et contrairement à toi, je suis majeur. Libre donc de quitter l'Ecole, s'il fallait ça pour qu'on accepte ma candidature. Libre aussi, de m'imposer sur le champ de Bataille, si on la refusait. » révèle Blaise, tout sourire envolé cette fois, pour laisser place à la gravité dans son regard.
Théo hoche la tête, son expression signifiant clairement qu'il comprend maintenant, que Nally, Harry, Ron et le professeur Dumbledore aient accepté sa candidature. Blaise n'est pas du genre à faire des promesses en l'air. Capable donc, si l'on avait refusé qu'il soit de la mission, de claquer la porte de l'Ecole derrière lui et même de se débrouiller pour se rendre seul en Suède et de trouver le moyen de s'immiscer dans le Combat.
Le reste du chemin s'effectue en silence.
« Bon, eh bien on est arrivé. C'est ici que je vous laisse. » déclare soudainement Théo, lorsque nous sommes en vue du Miroir sans tain masquant l'accès au Bureau du professeur Dumbledore.
« Il reste 10 minutes avant le départ. Tu ne restes pas avec nous ? » demande-je, surpris que mon frangin ne vienne pas saluer Maman et les autres.
« Je voudrais, mais c'est l'heure d'y aller pour moi aussi. » répond-il, sur un sourire plutôt faible.
C'est vrai, j'avais oublié. Il doit aller en repérage des rives du Lac, au plus loin qu'il est possible de le faire, sans déclencher les Alarmes de l'affreux.
« En vie et entier, n'est-ce pas ? » ajoute-t-il ensuite, en nous regardant alternativement, Blaise et moi-même, avec une profonde acuité.
« En vie et entier. » promettons-nous aussitôt d'une même voix.
Théo nous embrasse alors tous les deux dans une profonde accolade et il nous quitte, sur un dernier regard grave, avec le Baron Sanglant qui va le guider sur le chemin de retour et l'accompagner dans sa Mission également.
Il ne nous a rien dit, le Baron Sanglant, mais ses yeux parlaient pour lui. Il compte bien nous voir revenir en vie et entier, lui aussi. Et chose rare chez lui, il y avait également de la confiance et de la fierté dans son regard.
Blaise et moi-même entrons dans le Bureau. Les autres sont déjà là et Maman lâche la main de Richard, pour venir au-devant de moi. Elle arbore un air déterminé et je me dis que Lucius ne sera pas à la fête si elle se retrouve face à lui. Or, j'ai la conviction qu'elle cherchera à l'être. Et je me promets de ne pas la quitter des yeux.
« Quoi qu'il arrive, tu restes auprès de moi, Draco ! » dit-elle, lorsqu'elle parvient à ma hauteur, son regard profondément ancré dans le mien.
« Je suis censé me tenir à l'écart. » réponds-je, l'air de dire que je ne comprends pas pourquoi elle me donne cet ordre impératif.
« Censé, oui. C'est le mot qui convient parfaitement. Mais je te connais assez, pour savoir que tu ne le feras pas. Par ailleurs, il y a une raison pour laquelle tu ne pourrais de toute façon fort probablement pas rester à l'écart, même si tu le voulais sincèrement : c'est que Lucius aura tôt fait de comprendre la raison pour laquelle ses Protections de Sang et les autres, ont pu tomber aussi aisément qu'elles vont le faire. Il te cherchera donc inévitablement et je veux être là quand il te trouvera. Non pas que je doute que tu puisses le battre. Bien au contraire, je sais que tu en es largement capable. Mais je veux pouvoir faire ce que je n'ai pas pu faire jusqu'à présent : l'empêcher de lever sa Baguette pour s'en servir contre toi ! » déclare Maman, avec une fermeté résolue, qui m'émeut profondément.
Non seulement le mettre hors d'état de nuire à autrui, mais également nous protéger l'un l'autre de Lucius et de ses comparses, voilà ce que nous souhaitons tous deux.
« Ok, Maman. » réponds-je, dans un souffle, avant de la serrer sur mon cœur.
En fait, je serais bien en peine de dire qui a pris l'autre dans ses bras. Peu importe. Ce qui compte, c'est le résultat. Je suis ému jusqu'aux tréfonds de mes tripes. Et Maman est dans le même état émotionnel.
L'horloge du Bureau sonne le départ et nous nous engouffrons tous dans la Cheminée les uns après les autres, direction le salon de Gjord et Orian Berggren, où Harry et Ron se trouvent déjà, ainsi que quelques-uns des Membres de l'Ordre Suédois. Madame Ljungström est là aussi, avec Sören et Majlis. Ma petite sœur dort, protégée d'une Bulle de Silence et confortablement emmitouflée, dans le petit lit qui a été installé pour elle dans un coin du salon.
Nous avons décidé de lever le Maléfice qui pèse sur elle, dès que notre mission sera achevée. Ainsi, bien que ce soit très peu probable que cela arrive, si Lucius parvient à s'échapper, que ce soit aujourd'hui ou un autre jour, il ne pourra plus jamais la localiser, ni lui faire de mal.
En revanche, c'est face à moi qu'il se retrouvera. Grosse surprise en perspective pour lui, si jamais cela se produit.
Ceci dit, j'avais raison de penser, qu'il avait sûrement laissé des instructions écrites, afin qu'Eugenia soit tuée, s'il n'avait pu se charger de le faire lui-même, avant son propre décès. Un document a en effet été retrouvé par les Aurors, lorsqu'ils ont perquisitionné les propriétés, cachettes secrètes et coffres de Bulstrode, désigné comme son exécuteur testamentaire. C'est une fonction que ce dernier ne pourra jamais tenir, puisqu'il sera emprisonné à vie, pour Haute Trahison envers le Ministère entre autres chefs d'accusations de vols, escroqueries, extorsions de fonds, corruption, chantage et complicité de meurtre. La volonté de Lucius ne sera donc jamais accomplie et j'en suis heureux. En revanche, un chef d'accusation supplémentaire pèse contre mon géniteur désormais.
Comme s'il n'y en avait pas eu assez déjà comme ça.
Harry, qui ne viendra pas avec nous ce soir car il réserve toute son énergie pour demain, nous demande de nous mettre en place. Lorsque c'est fait, il prend le rouleau de corde ensorcelé pour nous servir de Portoloin et passe devant chacun d'entre nous, la déroulant à mesure de son avancée, afin que nous nous en saisissions. Il ne dit rien, mais il accorde un salut de la tête à chacun, le regard grave.
« Des aurores boréales sévissent en Laponie Suédoises. Nous ne pourrons donc pas communiquer par l'intermédiaire des Micros et Ecouteurs. Mais avons étudié ce cas de figure et chacun connait son rôle par cœur, n'est-ce pas ? » déclare Nally, lorsque nous avons tous saisi la corde et comme nous acquiesçons, elle nous accorde un sourire grave et ajoute : « Soyez prudents et que la chance soit avec vous tous. »
Et la corde nous emmène aussi sec en Laponie Suédoise, sur les rives d'un lac gelé. La nuit, éclairée par une Lune quasi pleine, est très claire et les aurores boréales qui s'étirent langoureusement dans des teintes alliant différentes nuances de jaune, vert, orange et rouge feu, sont absolument splendides à observer dans le ciel.
Se mêlant de l'autre côté du lac, à la fumée qui s'échappe depuis la cheminée du chalet de Lucius.
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Severus
Je n'aurais pas voulu être ailleurs qu'ici cette nuit. Prendre part et assister à la chute de Lucius, j'en rêvais depuis des années.
C'est fait maintenant.
Nous avons commencé notre Attaque dans le plus grand silence. Ron, Sirius et Blaise ont passé la première barrière sur notre route, celle de l'Alarme, afin de vérifier s'il y avait des sentinelles postées aux alentours du Chalet et le cas échéant : les neutraliser dans le plus parfait silence.
Il y en avait deux : Crabbe et Goyle, bien entendu. Ils ont été assommés, puis bâillonnés et ligotés à un arbre dans le petit bois derrière le chalet. Tout cela à la Moldue et dans la plus complète discrétion.
Lorsque cela a été fait, nous avons déployé un Sortilège de Transplanage, puis un autre Anti Portoloin, afin d'empêcher la fuite immédiate de Lucius, Astérion Thorpe et les complices avec lesquels ils tenaient réunion. Nos Sortilèges ont été jetés loin, très loin au-dessus des limites extérieures des Protections du chalet, afin qu'ils résistent au choc, quand celles-ci tomberaient. Et ensuite, Draco s'est rendu au point d'ancrage de la Protection de Sang et l'a faite sauter à grand bruit.
Un moment de flottement a suivi du côté du Chalet que nous avons rapidement cerné, puis portes et les fenêtres se sont ouvertes, pour laisser passer Lucius et ses complices, certains munis de Balais.
Nous avons alors fait face, dans les airs et au sol, à une bonne cinquantaine de Mangemorts. Tous les Chefs des réseaux Européens de Lucius, Rabastan et Bellatrix, ainsi que leurs seconds et troisièmes couteaux. De purs et durs partisans de Voldemort, largement favorables à l'usage de la Magie Noire et n'hésitant donc pas à jeter Avada Kedavra, Doloris et autres Maléfices douloureux et / ou potentiellement mortels.
Je sais qu'il y a eu plusieurs blessés dans nos rangs et deux victimes qui ne se relèveront pas. Anika et un Auror, traitreusement tués d'un Avada dans le dos.
Il y a cependant davantage de morts dans le camp adverse. Car nous n'avons pas hésité cette fois, à retourner les Avada et Maléfices contre ceux qui les jetaient. Ce qui les a hautement surpris et déstabilisés, dans la mesure où ce n'était pas dans nos habitudes jusqu'à présent.
C'est fini, maintenant. Les quelques Mangemorts qui se battaient encore il y a quelques instants, ont jeté leur Baguette au sol, aussitôt Arthur a-t-il vaincu Lucius, auquel il a tenu la dragée haute pendant quasi toute la durée de notre Bataille.
Lucius est à terre. À demi couché de côté dans la neige, à bout de souffle et de force, du sang s'écoulant sur son visage depuis une entaille sur son front. Et surtout, il est privé de sa Baguette, qui se trouve maintenant dans la main gauche d'Arthur, son plus ancien adversaire, qu'il méprisait et considérait comme un Sorcier sans aucun talent ni aucune envergure et qu'il fixe à présent d'un regard haineux, tueur et défiant encore.
Bien que reconnaissant qu'il était logique qu'Arthur soit celui auquel l'honneur de mettre fin aux agissements de Lucius revienne de droit, étant donné que leurs lignées respectives sont en conflit depuis près d'un millier d'années, je l'envie, d'avoir croisé son chemin avant moi aujourd'hui. Car j'aurais voulu mettre Lucius dans cette position de vaincu moi-même.
Arthur le surplombe, pointant toujours sa Baguette sur lui. Il soutient sans ciller le regard tueur de son vieil ennemi, sans nul triomphalisme. En fait, son propre regard est à son image : d'une force tranquille assurée du devoir accompli.
J'effectue les quelques pas qui nous séparent pour le rejoindre, désireux de le féliciter pour son magnifique Combat. Puis, tandis qu'Arthur casse la Baguette de Lucius dans un craquement sec et net, je récupère la Bague qui a soi-disant appartenu à Salazar Serpentard, la faisant glisser de son doigt d'un Sortilège d'Attraction qui l'amène jusqu'à ma main. Je m'assure également que Lucius n'a pas une seconde Baguette cachée sur lui, lorsque Narcissa arrive à son tour, d'un pas décidé, suivie de près par Draco. Elle s'arrête auprès d'Arthur, fixant Lucius d'un regard assassin.
« Je vous félicite de cette magnifique victoire, Arthur ! Permettez cependant que j'achève le travail ! » s'exclame-t-elle, alors que Draco s'arrête auprès d'elle.
Et avant que nous ayons eu le temps de réagir, elle effectue un geste vif de sa Baguette, pour jeter un Sortilège muet en direction de Lucius. Il se recroqueville aussitôt sur lui-même, souffle d'abord coupé et visage grimaçant horriblement de souffrance, puis exhale un long gémissement douloureux et enfin pousse un cri de rage, autant que de douleur, son regard promettant mille morts à Narcissa.
« Que lui as-tu fait, Maman ? » demande Draco, regardant sa mère avec surprise et anxiété mêlées.
Il craint de toute évidence qu'elle ait usé de Magie Noire.
« Je l'ai castré ! » répond sèchement Narcissa, soutenant sans ciller le regard assassin de Lucius.
Je sens un fou rire me monter à la gorge et je le retiens à grand peine, évitant de regarder Arthur, que je sens dans le même état d'esprit que moi à mon côté.
« Castré ? » réagit quant à lui Draco dans un souffle, semblant osciller entre l'effarement et la pure adoration pour sa mère.
« Oui, castré ! Avec un Sortilège légal, dont usent les Vétomages ! Richard s'est fait un plaisir de me l'apprendre, lorsqu'il a su ce que je comptais faire ! Et nous avons convenu que j'omettrai de le précéder d'un Sortilège Anesthésiant ! Ainsi ce salopard souffre au niveau de ce avec quoi il a fait souffrir ! Et lorsqu'il sera en cellule, il ne pourra pas s'adonner à des plaisirs solitaires, en alimentant ses fantasmes pervers, avec les souvenirs de ce qu'il vous a fait, à toi, Ievguenia et toutes ses autres jeunes victimes ! » s'exclame Narcissa, menton pointé en avant, visiblement très satisfaite d'avoir accompli vengeance, lorsqu'elle ajoute : « Le peu qui lui reste entre les jambes, restera désormais flasque et mou, à l'image de la misérable larve qu'il est ! »
« Je t'adore, Maman ! » déclare alors Draco, un sourire élargi sur son visage.
Narcissa détourne aussitôt son regard de Lucius, pour le diriger vers Draco. La lueur de ses yeux s'adoucissant considérablement.
« Moi aussi, je t'adore, mon fils ! » sourit-elle, tendant les bras vers Draco, pour le saisir et le serrer très fort contre elle.
Puis tous deux s'en vont, bras dessus-bras dessous, sans plus accorder un seul regard à Lucius, qui tient toujours son entrejambe douloureux entre ses mains, pâle comme la mort, visage crispé et ruisselant de sueur.
Sa souffrance physique est bien réelle, je n'en doute pas un instant. Elle se dispute cependant la place avec ses désirs de vengeance assassine dans ses yeux. Je ne compatis pas une seule seconde à sa douleur. Au contraire, intérieurement je me réjouis que Narcissa et Richard aient secrètement œuvré dans le dessein d'infliger cette punition que Lucius mérite amplement.
Elle a déjà bien plus d'impact sur lui, que n'importe quelle autre condamnation n'en aura jamais, lorsqu'il sera passé en jugement.
« Laissez-lui quelques minutes de récupération, avant de l'emmener. Il ne faudrait pas qu'il ait une hémorragie à cause d'un Transplanage trop précoce. Les Médicomages de garde à l'hôpital ont suffisamment de travail comme ça. » déclare à présent Arthur, au jeune Auror venu enchainer Lucius.
Celui-ci acquiesce et nous partons à la suite de Draco et Narcissa, qui se sont arrêtés à une trentaine de pas, auprès de Blaise, qui affiche une expression mi- satisfaite, mi- contrariée, tandis qu'il fixe le corps du jeune Thorpe, au regard à jamais figé sur la terreur.
Je ne lui vois aucune blessure, qui explique son décès. Il ne présente en apparence, que trois griffes peu profondes, laissées par un coup de griffe du Tigre de Blaise, sur sa main droite.
« Je sais que ce n'est pas toi qui l'a tué, puisque tu le voulais en vie. Alors comment est-il mort ? » demande Draco, davantage pour faire sortir Blaise de son mutisme, j'en suis certain, que par réel intérêt du sort d'Astérion Thorpe.
« Il ne m'a pas vu venir, lorsque j'ai bondi vers lui sous ma forme Animagus pour le désarmer. Il a d'abord sursauté sous le coup de la surprise et quand son regard est tombé sur un Tigre, tu penses bien qu'il a eu la trouille de sa vie. Il était complètement figé. Et je m'apprêtais à reprendre forme humaine pour lui flanquer mon poing sur le nez, quand il s'est brusquement carapaté, se mettant tout seul dans la trajectoire d'un Avada perdu, qui l'a frappé dans le dos. » explique Blaise, d'un ton assez neutre, avant de regarder Draco et ajouter : « Il ne serait pas mort, s'il avait eu deux sous de jugeote. Ce con devait quand même bien savoir, qu'il n'y a pas de Tigre en Suède, non ? En conséquence, s'il avait réfléchi deux secondes, il aurait compris qu'il avait affaire à un Animagus et n'avait pas grand-chose à craindre, s'il se tenait à carreau. »
« Tu sais, à part la Magie Noire et le sexe, il ne devait pas s'intéresser à grand-chose et certainement pas à la faune suédoise. » commente Draco, sur un haussement d'épaule.
« Ouais, sans doute as-tu raison. Et on peut dire dans ce cas, que c'est son ignorance qui l'a tué en fin de compte. » soupire Blaise, quand brusquement la voix de Lucius retentit dans notre dos.
« Avada Kedavra ! » s'écrie-t-il, à notre sursaut collégial.
Je me retourne vivement, pour voir le Maléfice de Mort se diriger droit sur Narcissa. Draco se décale pour s'interposer entre elle et l'Avada, cherchant à prendre sa Baguette qu'il a remisée dans son fourreau. J'en fais autant, en me plaçant devant lui à mon tour, bien qu'ayant compris qu'il est trop tard, que je n'aurais pas le temps de me servir de ma Baguette, car le Maléfice est presque déjà sur moi.
Mais la mort ne me fauche pas. Car par une incroyable chance, Arthur avait encore sa Baguette en main et dans un réflexe bondissant, il se jette devant moi, ripostant juste à temps avec un Sortilège Redire Mittente Maxima, jeté à toute sa puissance. Le maléfice de Mort repart donc à vitesse foudroyante vers Lucius, qui a tout juste le temps d'écarquiller les yeux sur sa peur, avant de le recevoir en pleine poitrine et de s'effondrer en arrière.
Lucius est mort.
Je n'en crois pas mes yeux.
Et pourtant, c'est bien vrai.
Lucius est mort comme il a vécu. Sans gloire, ni panache. Frappé par le lâche Maléfice de Mort qu'il destinait à l'origine au dos de Narcissa.
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Acte 2 : Des Conséquences Inattendus
Arthur
Ma main tremble rétrospectivement.
Je ne voulais pas tuer Lucius Malfoy. Mais dans l'urgence, je n'ai pas eu la possibilité d'ajuster ma riposte comme je l'aurais voulu et je n'avais pas le droit de risquer de tuer quelqu'un d'autre, en rejetant l'Avada au hasard.
Non, je ne voulais pas tuer Lucius.
Je voulais bien au contraire, qu'il sache que sa chute faisait partie de notre plan pour précipiter celle de son Maitre. Je voulais aussi qu'il sache que nous avions connaissance de son propre projet de l'évincer et de lui voler les rênes de son règne de terreur. Et que jamais ce projet ne se réalisera. Pas plus que tous les autres, qu'il pouvait avoir également en tête.
Je voulais aussi et surtout, justice pour toutes ses malheureuses victimes et leurs familles éplorées.
C'est bien pour cela que notre Combat a été aussi long, que je n'ai retourné aucun de ses dangereux Maléfices contre lui, préférant le battre à la loyale en profitant de la seule ouverture qu'il m'a laissée, lorsque la fatigue a eu raison de lui.
« Vous avez fait preuve d'une admirable présence d'esprit, Arthur ! Et je ne saurai jamais assez vous en remercier ! Je m'en serais tellement voulu si… » s'exclame Narcissa, accrochée à Draco et tremblant de la tête aux pieds, ne parvenant pas à achever sa pensée.
Son regard s'est dirigé vers Severus cependant. Et je comprends donc parfaitement ce qu'elle veut signifier. Elle aurait lourdement porté le poids de son sacrifice sur sa conscience et dans son cœur.
« Moi non plus, je ne saurai jamais assez vous remercier, Arthur. Vous avez vraiment eu un très, très joli réflexe ! » renchérit Severus, me pressant chaleureusement l'épaule, avant de faire revenir son regard vers Lucius et d'ajouter : « J'avais pourtant vérifié, il n'en avait pas d'autre sur lui. Alors comment s'est-il procuré cette Baguette ? »
« Il a dû prendre celle du jeune Auror. Jamais nous n'aurions dû laisser ce jeune homme seul avec lui. Il s'est sûrement laissé surprendre par une manigance sournoise de Lucius. » réponds-je, me dirigeant aussitôt en courant, vers le corps du jeune Auror affalé dans la neige, non loin de celui de Lucius.
J'espère de toutes mes forces que ce jeune homme n'est pas mort. Car si c'est le cas, c'est moi qui aurai à lourdement porter le poids de sa mort, sur ma conscience et dans mon cœur.
Severus, qui s'est précipité à ma suite avec Draco, Narcissa et Blaise, me devance rapidement et s'agenouille bientôt auprès du jeune Auror, cherchant immédiatement sa carotide.
« Il est simplement assommé. » dit-il dans ma direction, à mon grand soulagement, avant d'ajouter en désignant sa main : « Et regardez, il a toujours sa Baguette. Il n'a simplement pas eu le temps de s'en servir. »
Puis il jette un Enervate, pour faire revenir le jeune Auror à lui.
« Malfoy ! Une Baguette était enfouie dans la neige, sous un pan de sa cape ! Il l'a prise au moment où je me penchais vers lui pour l'aider à se relever ! Je n'ai pas eu le temps de réagir qu'il me donnait un coup au visage ! Et ensuite c'est le trou noir pour moi ! Est-il parvenu à se sauver ? » s'exclame-t-il, le regard vivement anxieux, à peine a-t-il eu le temps de reprendre ses esprits.
« Non. Ne vous inquiétez pas, tout va bien. » le tranquillise Severus, d'un ton apaisant.
« C'est de ma faute ! J'ai commis une erreur ! J'aurais dû… » commence le jeune Auror, avant que je ne l'interrompe.
« Vous n'avez commis aucune erreur. C'est nous qui n'aurions pas dû vous laisser seul avec lui. Même si Severus avait vérifié qu'il n'avait pas de seconde Baguette sur lui, nous aurions dû penser que Lucius Malfoy a toujours plus d'un tour vicieux dans son sac. » dis-je, avec fermeté, avant de rectifier, en laissant mon regard glisser vers la dépouille de Lucius : « Qu'il avait toujours plus d'un tour, devrais-je plutôt dire. »
« Avait ? Il est donc mort ? » réagit le jeune Auror, en tournant vivement son regard dans la même direction que le mien.
« Oui. Touché par son propre Avada. Et finalement, reconnaissons que ce n'est pas plus mal qu'il soit mort. » répond Severus, d'un ton neutre, en aidant le jeune Auror à se relever.
« Oui, désormais c'est certain, il ne pourra plus jamais nuire à qui que ce soit et c'est tout ce qui compte. » l'approuve Draco, qui fixe le corps de Lucius, avec une totale neutralité.
La mort de Lucius n'éveille bien sûr en lui aucune sympathie, ni compassion. Ce que je comprends parfaitement étant donné ce qu'il lui a fait vivre.
« Je vous approuve entièrement, tous les deux. Certes, je n'ai pas pu savourer longuement la punition que je lui ai infligée, mais cela me suffit. Je me réjouis bien assez maintenant, à l'idée que la petite Eugenia n'a réellement plus rien à craindre à présent. Et que Draco n'aura donc pas à subir le transfert puis le Contre Sort, du Maléfice qu'il avait posé sur elle à l'origine. » déclare Narcissa, avec fermeté et satisfaction à la fois.
Je ne peux que me ranger à son argument. Oui, finalement ce n'est pas plus mal que Lucius soit mort. Et si l'on veut être honnête jusqu'au bout, reconnaissons également que cela évitera un long et coûteux procès, suivi d'un très long emprisonnement. Cela aura donc pour conséquence, une épargne subséquente de l'argent des contribuables de notre Communauté.
Et cette économie permettra d'indemniser ses quelques victimes encore en vie, qui ont tout perdu à cause de lui. Ce qui est une dépense bien plus appréciable à mon sens. Et à mon goût.
« Le Maléfice, bien sûr ! Je ne réalisais pas qu'il était désormais rompu ! » réagit quant à lui, Draco, qui se frappe le front, l'air de se demander comment il a pu ne pas penser à cela immédiatement.
« Et il n'y a pas que le Maléfice posé sur la petite Eugenia qui est tombé maintenant. Il y en a d'autres qui doivent être tombés ou pour le moins affaiblis considérablement. » déclare alors Severus, sourcils froncés sur la réflexion.
« Tu penses aux Protections du Manoir Malfoy et à celle de la Gentilhommière, auxquelles il a participé ? Tu crois que cela peut avoir eu une influence sur elles ? » demande Draco, dont le front se plisse d'une inquiétude que je comprends.
Voldemort peut-il avoir senti le fléchissement de ses Protections, aussi infime soit-il à la Gentilhommière ?
« C'est une possibilité, oui. Du moins au Manoir. La Protection de Sang qui était déjà très affaiblie est fort probablement tombée maintenant. Mais qui s'en rendra compte ? Par ailleurs, à la Gentilhommière, la différence ne sera guère flagrante et Voldemort a certainement l'esprit trop occupé, pour se rendre compte de quoi que ce soit. Alors c'est surtout à autre chose que je pense. » répond Severus, qui tourne son regard en tous sens.
« Les Bracelets d'Esclavage ! » murmure aussitôt Draco, son visage s'éclairant de compréhension, tandis que Severus acquiesce d'un hochement de tête, avant de demander en direction de Blaise : « Où avez-vous laissés Crabbe et Goyle ? »
Blaise sursaute alors.
« Putain ! Je ne pensais plus du tout à eux ! Alors heureusement que tu en parles, parce que sinon ils auraient pu rester où ils sont jusqu'à la St Glinglin ! » commente-t-il, pointant une direction avant de préciser : « Quelque part là-bas. A cent mètres environ de l'orée de la forêt. »
Et comme il se met aussitôt en route au petit trot, nous le suivons à même allure, nous enfonçant bientôt dans la forêt. Une centaine de pas et nous apercevons Ron et Sirius entre les arbres. Ils sont accompagnés de deux Aurors et nous devinons qu'ils venus libérer Crabbe et Goyle des liens qui les ligotent, pour les emmener en prison.
Les deux prisonniers sont toujours assommés et totalement inconscients donc, qu'ils sont libérés d'un terrible Maléfice.
« Stop ! Ne les réveillez pas ! Je voudrais que Richard les examine, avant qu'on le fasse ! » s'exclame Severus en direction de Ron et Sirius qui s'apprêtaient à jeter un Enervate vers Crabbe et Goyle.
Ron et Sirius haussent aussitôt un sourcil perplexe.
« Lucius est mort. Ils ne sont donc plus sous l'emprise de ses Bracelets d'Esclavage. » explique brièvement Severus, quand nous les rejoignons.
« Ah ! Oui, bien sûr. La réaction pourrait être violente au réveil. » commente aussitôt Ron, sur une petite grimace, sans relever la mention au décès de Lucius.
« Sûr. On a effectivement bien besoin de Richard là. Car mieux vaut avant qu'ils soient en prison, avoir une idée un peu plus précise des conséquences de la levée de ces saloperies et des séquelles qu'ils subissent à présent. » acquiesce Sirius, qui ajoute en direction des Aurors : « Je pense que vous en conviendrez, n'est-ce pas ? »
Les deux Aurors cependant, n'ont jamais entendu parler des Bracelets d'Esclavage. Ils demandent donc des précisions à ce propos, avant de convenir qu'un examen médical est nécessaire.
« Très bien. Dans ce cas, nous les emmenons chez Orian et Gjord Berggren, où se trouve actuellement le meilleur NeuroMédicomage au Monde, ainsi votre patron. Nous verrons avec lui ce qu'il y a lieu de faire quand ils auront été examinés. Alors merci les gars. Je pense que vous pouvez rejoindre votre base. De toute façon, ici presque tout est terminé et nous reviendrons plus tard pour fouiller nous même le chalet de Lucius, comme convenu avec Madame Ljungström. » déclare-je, en direction des Aurors, qui acquiescent puis partent aussitôt, tandis que Ron et Sirius se chargent de délivrer nos prisonniers de leurs liens.
Puis notre petit groupe composé de Narcissa, Draco, Blaise, Sirius, Ron, nos prisonniers et moi-même, se dirige vers la plus proche sortie de la zone Anti Transplanage. Aussitôt fait, nous Transplanons directement dans le hall chez Orian et Gjord, puis nous menons nos prisonniers dans une chambre à l'étage, tandis que Severus se charge d'aller chercher Richard, Nally et Harry, dans le Grenier où se trouve l'hôpital de secours.
Draco quant à lui, se précipite pour annoncer la nouvelle de la mort de Lucius à Majlis, Sören et Mme Ljungström. Il nous rejoint cependant très vite et alors que Richard en finit tout juste avec son rapide examen de Crabbe et Goyle.
« Ils étaient pleinement adultes, lorsque le Bracelet leur a été posé. Leur cerveau a donc subi des dégâts nettement moins considérables que celui de Gregory, Millicent et Vincent et je pense pouvoir affirmer sans me tromper, qu'il ne leur faudra pas plus de quelques minutes, pour réaliser qu'ils ont, durant de très longues années, été de simples marionnettes entre les mains de Lucius Malfoy. » déclare Richard, de son ton professionnel.
« Combien d'années ? Peux-tu l'estimer avec précision ? » demande Nally, haussant un sourcil intéressé.
Richard jette un nouveau Sortilège en direction de Crabbe, examinant de très près son résultat, avant d'en faire tout autant avec Goyle.
« Environ vingt-deux à vingt-cinq ans. Je ne peux être plus précis. » répond-il ensuite vers Nally, qui le remercie d'un hochement de tête.
« Tu as dis qu'ils réaliseront en quelques minutes avoir été de simples marionnettes. Cela signifie-t-il également, que leurs souvenirs des années écoulées depuis plus de vingt ans seront moins flous, que cela était le cas pour Milli, Greg ou Vincent ? » demande alors Draco, sourcils froncés.
« Très nettement moins flous, Draco. Ils devraient même être exactement précis en seulement quelques minutes. » répond Richard, qui effectue une brève pause avant d'ajouter : « Il y aura du flottement pour eux durant ces quelques minutes, mais attendez-vous certainement à une très vive réaction, lorsque ce flottement prendra fin. Je ne saurais donc trop recommander qu'ils soient solidement attachés au lit à ce moment là. »
« Je me charge de ça. » décrète aussitôt Nally, jetant sans Baguette, un Sortilège en direction du lit sur lequel nos prisonniers sont allongés.
« C'est ça, que tu appelles attacher solidement ? » demande aussitôt Blaise, en constatant qu'aucune corde, ni chaine, n'entrave nos prisonniers, lorsque la lueur du Sortilège s'éteint.
« Je les ai placés dans une petite Bulle, dont ils ne pourront pas sortir. Comme celle qui a été posée tout autour de Poudlard, pour retenir Voldemort. Ils pourront cependant nous entendre clairement si nous leur parlons et nous les entendrons également. » répond Nally, sur un sourire.
« Bravo. Mais comment fait-on pour les réveiller maintenant ? » demande alors Draco, en haussant un sourcil vers Nally.
« Ils sont entravés, mais pas nous. Et même sans entrer dans la Bulle, nous pouvons toujours les atteindre. La Bulle va laisser passer l'Enervate et tout autre Sortilège que nous jugerons nécessaire de jeter vers eux. » révèle-t-elle, son sourire plus élargi encore que précédemment.
« Ok. Alors dans ce cas, allons-y. Finissons-en avec ça ! » réagit Severus, procédant immédiatement au réveil des deux assommés.
Ils papillonnent tous deux des yeux un bref instant. Puis leurs regards se figent, totalement inexpressifs durant un temps qui me semble infini. De rapides coups d'œil sur ma montre m'assurent pourtant, qu'il ne faut guère plus de sept minutes, avant que nous puissions observer une première réaction chez Goyle.
Ses poings se serrent brusquement. Et dans la seconde suivante, il se redresse sur le lit l'air furieux et dans l'intention évidente de se lever, avant de réaliser qu'il ne peut sortir et qu'il n'est pas seul dans la chambre.
« Où il est ? Où est ce salaud de Lucius Malfoy ! Laissez-moi passer que j'aille lui régler son compte ! » crie-t-il, en tapant du poing sur les parois invisibles qui le retiennent au lit, tandis que Crabbe revient tout à fait à lui à son tour.
Réagissant exactement comme Goyle, ou peu s'en faut. Les mots diffèrent, mais ils expriment la même volonté. Severus n'attend pas cependant qu'ils s'énervent davantage. Il leur jette un Silencio. Et cela a pour effet également qu'ils se calment relativement, bien que leurs regards soient assassins.
« Lucius Malfoy est mort. Inutile donc de vous énerver ainsi ! » déclare Severus, d'une voix ferme, avant d'ajouter, lorsqu'il a toute leur attention : « Hochez la tête pour indiquer que vous allez vous tenir tranquilles et je libère votre parole. »
Crabbe et Goyle hochent aussitôt la tête de concert et Severus tient promesse, annulant son Silencio sur chacun d'entre eux, d'un petit coup de Baguette très sec.
« Alors comme ça, c'est parce qu'il est mort, que cette saloperie de Bracelet s'est détaché, hein ! » s'exclame aussitôt Crabbe, en arrachant de son poignet le Bracelet d'Esclavage désormais inutile, qui a glissé depuis son biceps.
Il le jette avec force loin de lui, sans viser qui que ce soit. Mais la Bulle de Nally lui fait revenir son projectile presque en pleine figure. Il a juste le temps d'écarter la tête, pour l'éviter.
« Vous étiez les meilleurs amis du monde à Poudlard. Or, on ne fait pas ce genre de chose à ses meilleurs amis. Alors pourquoi donc vous a-t-il posé ces Bracelets ? » demande Severus, en englobant Crabbe et Goyle d'un même regard.
« Ça doit être parce qu'on n'était plus d'accord ! » répond laconiquement Crabbe, d'un ton brusque et mécontentant, tandis que son vieux compère hoche la tête pour approuver.
« Plus d'accord pourquoi ? » demande Sev, avec patience.
« Avec les manières de faire de l'autre ! Ça commençait à aller trop loin cette affaire là ! Menacer, bousculer un peu, d'accord, mais faut pas pousser quand même. Et vouloir qu'on l'appelle Maitre et nous marquer comme du bétail, pour nous faire rappliquer dans l'instant quand il avait besoin de nous, et puis quoi encore ! On n'était pas à sa botte quand même ! Ça ne se fait pas de traiter des Sang-Purs comme ça qu'on a dit à Lucius ! Alors il a promis de dissuader l'autre de le faire et de trouver une autre solution pour signaler les rassemblements. Et quand on l'a vu la fois d'après, Lucius a dit que c'était ça la solution, les Bracelets. Qu'on avait qu'à les porter sur notre bras et qu'il fallait juste que lui-même applique un petit Sortilège dessus, pour qu'on soit prévenu du prochain rassemblement. On l'a cru. Parce qu'il n'y avait pas de raison pour qu'on ne le croit pas ! Mais il nous a grugés ce salaud ! Et en fin de compte, ce n'est pas à la botte du Maitre qu'on a été, mais à la sienne ! Et il en a profité pour nous faire faire tout son sale boulot ce salaud ! Que ce soit à son profit ou celui du Seigneur des Ténèbres ! » explique Crabbe, l'air de l'avoir très, très, très mauvaise.
Ce que je peux comprendre tout à fait. Et je me dis que tout compte fait, il n'était pas tout à fait aussi bête qu'il en avait l'air, pour remettre en question certaines des volontés de Voldemort.
« Ouais. C'était il y vingt-quatre ans cette affaire ! Je m'en souviens bien, parce que je venais d'avoir vingt ans la veille. Et maintenant, avec tout ce qu'on a fait à cause de lui, c'est en prison qu'on va finir notre vie, hein ? » renchérit Goyle, en nous regardant alternativement.
« Toute votre vie, peut-être pas. Vous serez interrogés par les Aurors, puis le Magenmagot statuera sur vos responsabilités. Et je pense que la lourdeur de votre peine, sera surtout fonction de votre implication dans les actions qui ont précédé le jour où le Bracelet d'Esclavage vous a été imposé. » réponds-je, à l'approbation générale.
Crabbe et Goyle semblent un peu rassérénés à cette nouvelle.
« Ça ne devrait pas être trop long alors ! On a juste menacé et bousculé quelques personnes. C'est après, que ça s'est bien empiré, qu'on nous a fait commettre des atrocités et des meurtres. » déclare Crabbe, qui soupire, puis me regarde d'un air un rien suppliant pour demander : « Je pourrais pas voir mon fils, avant d'être emmené ? Je voudrais m'expliquer avec lui, lui dire pourquoi je ne suis pas venu vers lui, quand il m'a appelé à Pré Au Lard. Et que c'est Lucius qui m'a ordonné de le renier après ça. Moi je l'aime, mon gamin. Et je voudrais pouvoir lui dire. »
« Ouais, moi aussi je voudrais bien voir mon gamin et lui expliquer tout, lui dire que je l'aime aussi. C'est possible ? » renchérit Goyle, de l'espoir dans les yeux.
J'échange aussi vite un très rapide regard avec les autres, me sentant mal tout à coup. Ainsi, il ne sait pas. Il n'a pas lu la Gazette et personne ne lui a dit que son fils est mort. Que dois-je répondre ? Simplement refuser en disant juste que ce n'est pas possible ? Mais lui cacher la vérité me semble impossible à faire. J'ai perdu un fils et je n'aurais pas voulu qu'on me le cache, même pour quelques jours, quelques heures, pas même une minute seulement.
« Je suis désolé… » commence-je donc à répondre, déglutissant avec peine avant d'achever : « Je suis sincèrement désolé d'avoir à vous apprendre que Grégory est décédé. »
« Quoi ! Mais non, ce n'est pas possible ! Il est à l'abri à Poudlard ! » se récrie Goyle, son regard refusant la réalité.
« Grégory est mort, Monsieur Goyle, en sauvant la vie de plusieurs personnes, dont la mienne. » souffle Draco, en se portant à mon côté.
Il était resté en retrait jusqu'à présent et en le voyant, Goyle se rue en avant.
« T'es un menteur ! Comme ton père, t'es un menteur ! » dit-il, avant de se heurter à la Bulle.
Il frappe dessus à plusieurs reprises, avant que Crabbe ne pose une main ferme sur son épaule.
« Il ne ment pas. Je n'ai pas pu te le dire, parce que Lucius me l'a interdit. Mais j'ai vu une Gazette dans le chalet qui en parlait. C'est Pettigrew qui l'a tué, quand il a voulu enlever le fils Malfoy et Potter pour les amener à l'autre. Gregory s'est interposé pour l'empêcher de tuer le fils Nott. » explique-t-il à son vieil ami, l'air malheureux pour lui.
Les épaules de Goyle s'affaissent. Ses yeux restent secs, mais je sens la douleur qu'il éprouve et brûle dans son regard, comme si je l'éprouvais moi-même.
Parce que je l'éprouve moi-même, devrais-je plutôt dire. Ma douleur d'avoir perdu Percy est bien vivace et je la ressens dans tout mon être à cet instant. Je ne peux donc que compatir à celle de cet homme, qui n'a certes rien de bien brave, mais n'en reste pas néanmoins pour autant humain.
« Je veux le venger ! » souffle-t-il soudainement, relevant les yeux vers moi, avant de les faire courir à la ronde et d'ajouter avec détermination : « Laissez-moi venger la mort de mon fils ! »
« La mort de ton fils est déjà vengée. Pettigrew est mort aussi. » lâche cependant Crabbe, en lui pressant l'épaule encore une fois.
Mais Goyle se dégage de sa prise, d'un petit mouvement sec.
« Je m'en fous, que Pettigrew est mort ! C'est pour l'autre qu'il travaillait ! Alors c'est l'autre qui doit payer pour ça ! Pour toutes les années perdues avec mon gamin dont je n'ai pas pu bien m'occuper comme j'aurais voulu, à cause du Bracelet ! » dit-il en direction de Crabbe, avant de laisser son regard revenir de nouveau vers nous et de poursuivre : « La guerre n'est pas finie. Je peux vous aider à la gagner ! Laissez-moi vous aider à le faire et après, je vous promets que je me rendrai de moi-même aux Aurors, pour payer mon lot ! »
Crabbe sursaute dans un premier temps, puis il se redresse, mains placées sur la Bulle.
« Ouais, ça aurait pu être mon gamin qui meurt et puis je suis sûr que l'idée du Bracelet d'Esclave c'est lui ! Alors moi aussi je veux vous aider ! On sait où sont ses Inferi et on a nos entrées au Manoir et chez lui aussi ! On peut facilement dire qu'on a réussi à se sauver et vous aider à saboter ses prochains plans ! D'ailleurs il en a un pour demain matin de bonne heure ! On le sait ! Lucius nous avait prévenus qu'on devait rentrer avec lui, parce que le Maitre a un travail pour nous ! Quand il aura donné ses ordres, on viendra vous le dire et on vous aidera à saboter son affaire ! » dit-il, dans un débit rapide, l'air déterminé.
Nouvel échange de coups d'œil avec les autres. Nous nous attendions à tout, comme conséquence de la levée du Maléfice du Bracelet d'Esclavage, sauf à cela.
« Ils ont l'air sincères. Alors, même si c'est par pur esprit de vengeance qu'ils proposent de nous aider, deux Baguettes de plus et pas des moindres, c'est toujours bon à prendre, vous ne croyez pas ? » souffle soudainement Ron, nous regardant à la ronde, sous celui tendu de Crabbe et Goyle.
« Je suis d'accord avec ça. Même si leurs motivations sont discutables, avec ce qui nous attend, nous n'avons pas le droit de faire la fine bouche et de refuser des volontaires. Alors il doit bien y avoir un moyen d'arranger cela, non ? » l'appuie Severus, dans un même murmure, sous le hochement de tête positif de Draco, Blaise, Harry et Narcissa.
Richard est un peu plus hésitant. Mais il hoche finalement la tête également.
« Maman ? » demande alors Harry, en haussant un sourcil vers Nally, qui n'a pas manifesté son opinion.
Celle-ci se retourne vers Crabbe et Goyle et elle les sonde tour à tour.
« Ils sont effectivement sincères dans leur désir de vengeance et leur intention de nous aider dans notre Combat contre Voldemort. » affirme-t-elle, en direction de Harry.
« Désolé, j'aurais pu te le dire ça. Leur Aura est très facile à décrypter et en fait, je voulais simplement ton avis. » explique Harry, sur un sourire.
« Oh ! Eh bien oui, s'il y a un moyen légal. » répond Nally, en regardant vers moi-même cette fois.
Tous les autres regards me consultent également avec intérêt.
« Eh, bien… En tant que Ministre par Intérim, je pense pouvoir leur accorder une mise en liberté sous condition, en attente de leur procès. Je dois cependant vérifier cette possibilité auprès d'Amélia. » réponds-je, après une brève réflexion, souriant avant d'ajouter : « C'est une couche tôt et elle ne va pas être satisfaite que je la tire du lit à cette heure. Mais elle reconnaitra l'urgence de la situation et ne m'en tiendra pas rigueur. »
« Ok. Alors dans ce cas, allons-y sans attendre. Au plus vite ce sera fait, au plus vite également nous pourrons leur expliquer la réalité de la situation. » murmure Harry, avec gravité.
Nous allons donc expliquer la situation à Madame Ljungström et Jesper, le Chef des Aurors Suédois, puis nous revenons dans le Bureau d'Albus, avec nos deux prisonniers, qui ne le sont plus autant que cela.
Et je file aussitôt, pour réveiller Amélia Bones et lui demander la faveur de régulariser la situation au plus vite.
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Acte 3 : Bilan
Harry
Il n'est nul besoin qu'Albus dise quoi que ce soit, pour que nous comprenions que l'heure est grave. Il a reçu les nouvelles que Ralph devait lui faire parvenir au retour de Rabastan et je fais signe à Ron d'isoler Crabbe et Goyle dans un coin, en attendant le retour d'Arthur.
« Quelle est donc l'ampleur de la situation ? » demande Maman, tendue et crispée.
« Voldemort est très satisfait, car Rabastan a été très zélé. Il est revenu deux heures avant l'échéance limite avec six cent soixante-dix-huit recrues. Ce chiffre ne concernant que les Sorciers. » répond Albus, avec une gravité extrême.
« Putain ! Il a donc fait revenir tous les partisans d'Europe ! » murmure Draco, soupirant tandis qu'il passe une main nerveuse dans ses cheveux.
« Ils viennent effectivement aussi bien des quatre coins de l'Europe que du centre. Voldemort est depuis une heure déjà, en train de les marquer au Manoir. Et nos anciens jeunes élèves se sont glissés dans les rangs. Les majeurs, comme les mineurs. Il a ri en le constatant et les a tous marqués, puisque tel était leur désir. » répond Albus, soupirant l'air infiniment las.
Et je gage quant à moi, que les mineurs, trouveront le moyen de se mêler à la Bataille, en cherchant quelqu'un qui veut bien les faire Transplaner, au moment où Voldemort appellera ses troupes au Combat.
« Quid des Vampires ? » demande Maman, très soucieuse.
« Les Clans Vampires sont venus au grand complet. » soupire Albus, saisissant la tasse de thé que Narcissa lui propose, avant d'ajouter : « De plus, les Harpies se sont jointes en plus grand nombre que prévu. Elles sont désormais 374 selon le chiffre annoncé par Rabastan lui-même. »
« Cela fait donc 1119 Mangemorts, 632 Vampires, 374 Harpies, près d'un millier d'Inferi et au moins mille à mille cinq cent Détraqueurs. Sans compter ce que l'affreux nous a peut-être caché d'autre. » résume Blaise sur une grimace, avant d'ajouter : « Sacré bilan. Il peut être satisfait l'affreux. Car nous serons à peine 750 de notre côté pour leur faire face, y compris les Elfes de Maison, Gobelins, Centaures, Nymphes de la Forêt Interdites, Tritons et Sirènes. »
« Ouais. Ça fait peu comparé à eux. Mais tu as oublié les Fées, Farfadets et Gnomes qui nous offriront probablement l'aide qu'ils peuvent. Ça peut paraitre minime au premier abord, mais ça compte quand même. Par ailleurs, les Acromentulas ne viendront pas dans le parc car elles y seraient trop vulnérables, Aragog a été clair sur ce point, mais elles choperont ceux qui s'aventureront sur leur territoire et elles ont tendu de nombreuses toiles dans tout le périmètre de la Forêt Interdite. Or ces toiles, nous sommes seuls à les voir grâce au Sortilège que Nally et les Elfes de maison ont jeté sur elles. Ça fera de nombreux prisonniers ça. Et puis Graup viendra également. Sans compter que face aux Dragons de Feu, le nombre de Détraqueurs devrait vite diminuer. De plus, les habitants de Pré Au Lard viendront tout de suite. Et il y aura l'appel à renfort qui sera lancé immédiatement sur la radio Sorcière. Alors on aura très chaud aux fesses durant les premières minutes, c'est très sûr, mais ce n'est pas aussi dramatique je pense, que cela en a l'air au premier abord. En nombre, nous serons vite à égalité avec nos ennemis. Et nous aurons un net avantage, grâce à nos pièges et nos Gadgets Défensifs. » déclare Ron, d'un ton convaincu et confiant.
« Je suis d'accord. Les Vampires devraient se rendre assez vite. Parce qu'ils n'apprécieront pas les Dragons et Ceintures de Feu. Quant aux Harpies, quand quelques-unes auront été décapitées ou prises dans les Ceintures également, elles capituleront. Et nous pouvons espérer que les Mangemorts en fassent très vite autant également, quand ils verront qu'ils sont encerclés et n'ont aucune chance d'échapper à l'emprisonnement ou à la mort. » renchérit Draco, avec autant d'optimisme que Ron.
« Oui, au sol et dans les airs, la situation n'est pas aussi désespérée qu'elle en a l'air de prime abord. Notre plus gros problème reste donc les Inferi. » conclut Maman, qui jette se retourne vers Théo qui vient d'entrer, pour demander : « Où en est-on de la préparation de la Défense du Lac Noir et de tout le reste ? »
« Tous les jeunes Tritons et Sirènes sont évacués maintenant et les deux tiers des travaux sont effectués dans le Lac Noir. Pour le reste, c'est beaucoup plus avancé que nous l'espérions également. Dans la Forêt Interdite, tout est prêt. Du côté de la Cabane Hurlante et de chez toi aussi. L'hôpital de campagne est d'ores et déjà opérationnel également. Il ne reste à couvrir que le Parc et le Château. Mais ça, on ne pourra le faire qu'à la dernière minute de toute façon. » répond Théo sur un débit rapide, avant d'ajouter plus posément : « Le Baron, Marian, Elinor, Lee et moi-même venons de terminer le repérage des berges du Lac. Selon le Baron, au-delà des limites de Poudlard, que ce soit au Nord ou au Sud, il n'y a aucun obstacle majeur à notre champ de vision. Et dans nos limites, il y a largement de la place à certains endroits, pour placer des pièges. Lee est allé le dire aux Jumeaux. Ils viendront demain matin s'occuper de ça. »
« Et la fabrication des Lanceurs et Mini Bombincinerus qui fonctionnent sous l'eau ? Tu en sais quelque chose ? » lui demande alors Draco, avec une pointe d'inquiétude.
« Oui. Et c'est Mitraillettes Magiques, qu'il faut dire maintenant. » répond Théo, acceptant de bon cœur la tasse de thé que Narcissa lui présente également, avant de préciser : « Il y a un max de monde là-dessus et les trois quarts sont fabriquées déjà. Ce sera fini dans trois heures au maximum. Les jumeaux ont également conçu une nouvelle gamme de Grenades Incinerus, mais de celles-là, il n'y en aura pas beaucoup et leur usage sera strictement réservé aux Inferi qui parviendront à sortir du Lac. »
« Ok. Alors il n'y a plus qu'à préparer la suite dare-dare. Parce que mine de rien, avec tout ça, nous voilà rendus dans la dernière ligne droite. » déclare Ron, le regard rivé sur l'horloge du Bureau.
Il a à peine terminé sa phrase, que celle-ci sonne minuit.
Le Jour J est donc arrivé.
Demain à cette même heure, le Monde sera à jamais libéré de Voldemort ou plongé dans les Ténèbres.
Je me refuse catégoriquement d'envisager la seconde alternative, comme l'option gagnante.
Demain donc à cette même heure, Voldemort ne sera plus.
J'en fais la promesse solennelle.
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