Disclaimer : cf chapitre 1

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Gros bisous à ma beta, la merveilleuse Mistycal !

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Réponses sur mon forum, aux commentaires de : - whatfeelsright -

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Ultimes Sacrifices 4 / 11

Acte 5 : Hécatombe

Harry

J'en ai plus qu'assez, de devoir sans cesse partir en chasse de ce lâche !

La Cabane Hurlante. C'est tout ce qu'il a trouvé pour se réfugier, cette fois.

Je me demande s'il y serait venu, s'il avait su qu'elle a été construite afin que Remus y passe les nuits de pleine Lune, quand il était scolarisé.

Et j'espère juste qu'il n'a pas déjà trouvé le Passage Secret. Cela ne m'arrangerait pas du tout, qu'il soit en train de progresser vers Poudlard, alors que c'est justement ici que j'ai l'intention de le Combattre, me dis-je, quand je me souviens soudainement que ce Passage a été condamné par Dean, il y a trois jours.

Tout au moins pour nos ennemis. Les nôtres pourront toujours passer par-là, s'il est besoin.

« Faisons lui une petite peur, pour l'obliger à sortir de là. » murmure-je en Elfique pour Norbert.

Il comprend au quart de tour et file vers la Cabane Hurlante, crachant juste assez de flammes, pour qu'une partie du toit et deux murs prennent feu.

Quelques secondes plus tard, Salazar fait sauter le toit, s'envolant aussitôt sans Balai. Mais il n'a pas pu se protéger d'un Sortilège de Désillusion cette fois, car j'ai pris les devants et jeté un Revelio sur toute la zone. Et maintenant, je peux lui barrer passage.

« Je te l'ai dit ! Où que tu sois, je te retrouverai ! Il n'y aura absolument pas d'échappatoire possible pour toi, nulle part dans le monde ! Alors descends et viens te battre, une bonne fois pour toute ! » lui intime-je, le fixant droit dans les yeux.

Il fulmine de rage, son regard jetant des éclairs foudroyants.

Cependant il capitule enfin, descendant avec lenteur vers le sol tout en s'appliquant un Sonorus pour appeler des renforts à lui.

Ils peuvent toujours venir. La place sera âprement défendue.

Et aucun d'entre eux ne pourra m'atteindre en traitre.

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Dennis Crivey

Si Colin savait que je suis encore ici, il me tuerait !

Mais comment j'aurais pu partir, en laissant des copains en si mauvaise posture ?

Et puis, même si je n'ai pas encore atteint ma Maturité Magique, avec tout le temps passé chez Tatie Nally, ma Magie est bien plus développée qu'elle le devrait. Presque autant que si j'étais en sixième année.

Je sais bien que presque, ce n'est pas ça. Mais Colin non plus, n'est pas majeur. Et je sais bien qu'il n'a pas l'intention de partir. Et puis je suis sûr qu'en matière de Défense, j'en connais un bon rayon de plus que certains sixièmes. Même Harry, Ron et Hermione n'en savaient pas autant que moi quand ils avaient mon âge, j'en suis sûr. Et ça ne les empêchaient pas de se battre, hein !

Bon d'accord, je n'ai pas la puissance de Harry, c'est sûr. Et à mon âge, il avait déjà une bonne force de frappe. Bien plus que moi, c'est certain. Mais la dernière fois que je me suis entraîné avec Ron, il m'a dit que je pourrais donner des ruses à certains Ânes Bâtés de deux ou même trois ans plus âgés que moi. Et Ron, il ne m'aurait pas dit de connerie, c'est une certitude.

« Haut les cœurs les gars ! Faut absolument tenir la place ! Sinon ces salauds vont de nouveau descendre par la Tour et cette fois Serpentard pourrait bien être fichu ! » nous encourage Harold Dingle, qui est arrivé il y a une minute ou deux.

« On n'a qu'à demander à un Elfe de venir murer les portes et basta ! » oppose Blaine Summerby, avec un peu d'énervement, tout en jetant un Stupefix vers cette salope d'Olivia Flamstead.

Elle ne doit pas savoir que sa frangine a été longuement torturée et tuée mercredi par l'affreux, ni que son cadavre méconnaissable a été ensorcelé, pour devenir l'un des Inferi qui sont en train de se faire réduire en poussières au bord du Lac. Mais je suis sûr qu'il est inutile qu'on lui dise ça maintenant. Elle refuserait de le croire cette idiote !

« Ouais ! Il mure d'abord en bas et quand ils sont entrés on les coince en murant le haut ! » renchérit Arnold Latton, le copain de Blaine.

Il n'est pas bien entrainé, mais il met un point d'honneur à se battre avec nous quand même, Arnold Latton. Il tient à prouver qu'il n'est pas comme son grand-père, c'est sûr. Il n'y a pourtant pas besoin qu'il se batte, pour qu'on le sache ! C'est un mec joyeux et gentil, comme bibi !

« Ouais c'est ça ! Et ton mur, ils le font exploser à coup de Bombarda Maxima et on n'est pas plus avancé ! » répond Harold, en renvoyant son Maléfice à l'un des Mangemorts, auxquels d'après Mickaël Corner, se sont joints les Ânes Bâtés ayant attaqué le groupe qui se rendait au Club d'Echec tout à l'heure.

Moi, j'étais au Club de Bavboules. Ce n'est pas que j'ai une passion pour ça, mais Lilas voulait y aller et j'ai promis à Colin d'avoir un œil sur elle. Et je me suis débrouillé pour qu'elle soit la première à partir, quand on a eu le feu vert. Après, je suis resté parce que les grands n'étaient pas assez nombreux pour faire face aux Ânes Bâtés qui frappaient dur.

Alors il y a eu plusieurs blessés. Je ne sais pas si parmi eux, Stewart Kinnel, un septième de ma maison, va s'en sortir. Parce qu'il a été effleuré par un Eclate-Tête jeté par cette salope de traitresse de Jessica Fuller et qu'un bout d'os de son crâne a sauté. Alors on voyait sa cervelle.

Je ne vous dis pas ce que ça a fichu comme coup à ceux qui ont vu ça !

Fuller en a pris plein la tête à son tour et les Ânes Bâtés pour leur compte aussi. Et quand on a enfin fait prisonniers tous ces salauds, j'ai entendu Adrian Adams dire que ça chauffait dur chez les Serpentards et qu'il fallait à tout prix empêcher encore une fois les Mangemorts de descendre par la Tour Sud.

Depuis que les Mangemorts sont entrés dans le Château avec des Détraqueurs et Vampires, ces abrutis merdeux d'Ânes Bâtés affichent des badges avec la Marque des Ténèbres dessus et bien sûr, ils se mêlent à nos ennemis pour guider leur avancée dans les différentes ailes. Une idée de Benson sûrement, a dit Mickaël Corner, quand on a vu ça. Ce mec est décidément un sacré retors pour avoir eu une idée pareille ! A moins que ce soit son Maître qui la lui a soufflée ?

Un Maléfice vient vers moi. Et comme Harold, il y a une seconde, je décide de le renvoyer d'où il vient. Il pèse lourd ce Maléfice et ça me fait un gros choc dans le poignet, mais je résiste bien et comme Harry nous a recommandé de le faire en cas de coup dur, j'y mets tout mon cœur et tout mon jus sur une bonne poussée. Ça marche ! Le Maléfice repart en arrière et le Mangemort qui me l'avait jeté s'écroule en poussant un hurlement de douleur qui me fait mal au bide pour lui.

Mais comme Colin dirait, tel est pris qui croyait prendre ! Ce sale connard croyait m'avoir facilement avec son Vide-Entrailles parce que je ne suis qu'un gosse, mais c'est lui qui est marron maintenant, avec ses intestins à l'air et son sang qui pisse de ses chairs déchirées.

Ses complices ne se retournent même pas sur ses cris. Ils ne vont pas l'aider, je le sais bien ! Ils ne s'entraident jamais quand ils sont blessés. J'ai remarqué ça déjà plusieurs fois. C'est même pour ça qu'Angela Runcorn est morte tout à l'heure, après avoir été gravement brûlée par son propre Maléfice que Ritchie lui a renvoyé en pleine poitrine.

Elle avait été touchée trop près du cœur, qu'il a dit Ritchie. Mais comme lui, je suis sûr qu'elle aurait pu être sauvée, si quelqu'un de son camp avait contré le Maléfice et lui avait prodigué après les soins nécessaires.

Je détourne encore une saloperie de Sort de Magie Noire qui déchire la toile d'un tableau cette fois

« J'ai encore des Galettes et des Pétards ! » murmure-je, une idée germant soudain dans ma tête.

« Bonjour pour les jeter d'ici, tes Galettes et tes Pétards ! Ils pourraient nous les renvoyer à la tronche et on aurait bel air à être pris dans nos propres pièges ! » répond Arnold, un peu brusquement.

Peut-être aussi un peu vexé que son idée n'ait pas été retenue.

« Il y a un moyen d'y arriver ! J'ai un Balai aussi. Je me Désillusionne et je vole au-dessus d'eux pour les lâcher mes pièges ! » réplique-je, tout en ripostant sévèrement vers ce sale traitre de David Gold, qui pique aussitôt du nez sur le sol, Stupefixé.

Colin sera content d'apprendre que j'ai eu cette enflure qu'il n'a jamais pu saquer ! Il partageait son dortoir avec lui et Colin a toujours été certain que c'est lui qui lui a piqué une Carte de Chocogrenouille très rare, qu'il avait eu la chance de trouver dans un paquet acheté lors de son premier voyage vers Poudlard.

« Trop risqué ! » répond Harold, en baissant la tête pour éviter l'Avada qui venait vers lui, alors qu'il Stupefixait un autre Mangemort.

L'Avada fait exploser une Statue, dont un morceau explose à son tour une vitre. Au rythme où ça se produit ce genre de chose, il n'y aura plus une seule Statue debout ni une seule vitre aux fenêtres dans tout Poudlard, avant une demi-heure.

« Ces salauds sont beaucoup trop nombreux pour qu'on tienne le coup encore longtemps ! Il vise bien Dennis ! Et ce serait moins risqué si je pilote son Balai, alors que lui lâche les munitions. Alors je suis pour qu'on tente la manœuvre ! » propose alors Gary Nichols, d'un ton plutôt ferme.

« Ok ! Dans ce cas, faites un premier passage avec les Galettes et lâchez les Pétards au retour ! Et surtout ne lésine pas sur la quantité de Pétards Dennis ! » répond Harold, en renvoyant encore un Avada dans la tronche d'un Mangemort, juste avant de jeter une nouvelle Bulle de Protection autour de nous.

Gary et moi, on ne se le fait pas dire deux fois. Je prépare mes Galettes et Pétards et dès que nous sommes Désillusionnés nous grimpons sur mon Balai.

Notre premier passage est très fructueux. Un quart de nos ennemis se retrouve prisonniers des Galettes que j'ai jetées dans une volée bien organisée, grâce à un petit Sortilège que Ron m'a appris. Il a été inventé par Godric Gryffondor lui-même, qu'il m'a dit Ron.

Ceci dit, ce que je viens de faire, ça ne fait pas pour autant fuir les autres. Au contraire, ils sont aussi furax que ceux qui sont enfermés dans les Mines même s'ils en profitent aussi pour se réfugier derrière eux, tout en canardant le plafond sur une bonne distance. Heureusement que Gary est le roi de l'esquive et qu'une bonne étoile nous protège. Sinon, je crois qu'on aurait pu être tués au moins vingt fois, avant de trouver refuge dans une Alcôve !

« Laissons-les reprendre un peu confiance avant d'y retourner. » souffle Gary, en gardant certainement un œil sur l'ennemi.

Moi, je ne peux pas m'empêcher de jeter mon regard tout entier par la fenêtre, me demandant où peut bien être Colin.

Ce qu'il se passe dehors est incroyablement terrible ! Je n'ai jamais vu autant de Sorts fuser ! Ça se bat aussi bien dans les airs que sur terre et quand mes yeux s'accrochent au bout du Lac qu'on peut voir d'ici, je suis carrément horrifié !

« Regarde ça, Gary ! » souffle-je, alors que des Membres de l'Ordre chevauchant des Balais cernent les Inferi montés sur une Plateforme Végétale.

Des Ceintures de Feu implosent dans un nuage de cendres. Mais il y a aussitôt d'autres Inferi qui montent sur la Plateforme et cette fois, les Membres de l'Ordre qui viennent pour les cerner, se font attaquer par des grosses bestioles qui crachent du Feu.

J'ai entendu Harold dire que des Chimères étaient arrivées avec les Mangemorts. Ça doit être ça.

Je détourne un peu les yeux, accrochant bientôt ce qu'il se passe devant les Grilles. Graup écrase un Troll en sautant dessus à pieds joints. Je frissonne. C'est vraiment horriblement dégueulasse ! Et je me demande ce que Papa et Maman penseraient de nous savoir au milieu de tout ça, Colin et moi !

Peut-être qu'ils le savent, qu'on est restés tous les deux en pleine Bataille. Sûrement même ! Parce qu'ils nous connaissent bien ! Alors sûr aussi, qu'ils doivent se faire bien du mouron pour nous, là-bas, dans le Village des Elfes !

« On y retourne Dennis ! » souffle Gary, d'un ton étranglé.

Il ne peut pas me voir, mais j'acquiesce d'un hochement de tête quand même et je lâche mes Pétards à la volée quand nous passons au-dessus de nos ennemis. Ils explosent aussitôt en transformant la plupart des Mangemorts et Ânes Bâtés en volailles caquetantes et ça décide ceux qui ont échappé à mes munitions, à foutre le camp par les fenêtres béantes.

Ça fait du bien cette petite victoire !

Mais je parie que ça ne va pas durer longtemps la tranquillité par ici. Parce que sûr, ces salauds vont aussi vite revenir avec des renforts !

« Bravo ! J'avais tort de douter ! » s'exclame Arnold Latton, en se levant d'un bond pour applaudir, tandis que les autres neutralisent les volailles.

Mais il a eu bien tort de sortir de la Bulle de Protection en se redressant de toute sa taille, le malheureux. Car il se prend aussi sec un Maléfice qui vient du dehors, valsant assez loin en arrière. Alors Gary fonce vers lui à toutes blindes. Arnold s'est pris un méchant Maléfice de Brûlure en pleine poitrine et il gémit de douleur, le visage tout crispé.

Il n'est pas touché trop près du cœur, heureusement ! S'il a des séquelles après ça, ce sera seulement aux poumons. Ce sera chiant pour lui bien sûr, mais c'est tout de même moins grave que si le cœur était touché !

« T'inquiète, ça va aller ! Un Contre Sort et je t'envoie à l'Hôpital où tu seras vite soigné ! » déclare Gary, en levant sa Baguette pour jeter le Contre Maléfice, tandis que j'arrache le Portoloin que je porte autour du cou.

« Comment tu peux… m'envoyer à l'Hôpital ? » geint Arnold, juste avant de hurler de douleur sous l'action du Contre Maléfice jeté par Gary.

J'en ai mal pour lui le pauvre !

« C'est un Portoloin ! Ne le lâche surtout pas avant d'être arrivé ! Et ne t'inquiète pas pour l'atterrissage, le choc sera amorti, tu n'auras donc pas mal ! Alors, laisse-toi simplement emporter et quelqu'un s'occupera de toi à l'arrivée ! » explique-je, quand il cesse de crier, en lui fourrant mon Portoloin dans la main.

Et quand il a acquiescé, j'actionne le mot de passe.

« Des renforts vont arriver ! Alors Dennis et les cinquième année, vous partez ! C'est plus que temps pour vous ! Emmenez les volailles avec vous ! Kyle Harrison ou un autre se chargera de les balancer dans le Labyrinthe ! » déclare tout de suite après Harold Dingle, avec fermeté, avant d'ajouter en me regardant droit dans les yeux : « Bon travail Dennis. Pour un troisième année, tu t'es sacrément bien défendu ! »

Je hoche la tête, puis j'avance le doigt pour le poser sur le Portoloin qu'il nous tend. Mais du coin de l'œil je saisis quelque chose qui ne me parait pas normal du tout. Un pan de toile du tableau qui a été éventré tout à l'heure a bougé sans raison. Alors je fais volteface et je m'élance pour bondir et balancer deux vifs coups de pied en ciseau, qui rencontrent tous deux un obstacle alors que rien n'était supposé se trouver là.

Un gémissement de douleur, puis un Sortilège de Désillusion qui tombe et un salopard de Mangemort apparait ! Il est tombé à genoux, jambes écartées, son visage est rouge bleu, il a une bonne suée et il se tient les couilles à deux mains.

Merde ! Cette fois, je ne l'ai vraiment pas fait exprès ! J'ai juste tapé au hasard !

Sortilège de Diagnostic, jeté par Gary qui grimace aussi sec.

« Exactement la même chose que pour Brandburgy ! Ce salaud a une couille complètement explosée et l'autre n'est pas en bon état du tout, du tout, non plus. » dit-il, en me regardant de biais, avant d'ajouter : « Tu mérites vraiment ton surnom de pied d'acier tueur de couilles d'abrutis merdeux, toi ! »

« Tu peux faire quelque chose ? » demande-je, abominablement serré à la gorge.

Putain. Merde ! Merde ! Merde ! Exactement la même chose qu'à Brandburgy que je lui ai fait à ce connard de Mangemort. Ce n'est pas de chance tout de même ! Moi qui avais promis à Tonton Sev que ça ne se reproduirait pas ce genre de chose ! Que plus jamais je ne viserai les couilles et là, pan ! En plein dans le mille encore une fois !

« Rien ! C'est une affaire de Médicomage ça ! Et on ne va certainement pas l'envoyer à Richard ! Il a sûrement bien assez des nôtres à soigner ! Alors je ne vois vraiment pas ce qu'on peut faire pour ce salaud, avant de l'envoyer se perdre dans le Labyrinthe ! » répond Gary, alors que des Membres de l'Ordre arrivent au trot, Tarendra en tête de file.

« Que se passe-t-il ? » demande t-il, en arrivant auprès de nous.

J'explique l'affaire en quelques mots et aussi sec j'ai terminé, un type se porte auprès du Mangemort, puis lui jette trois Sortilèges coup sur coup. Le premier pour l'endormir, mais les deux autres, j'ignore ce que c'est.

« Prrroblème rrrésolu ! » dit-il quand il a terminé, avec un fort accent qui me rappelle celui de Viktor Krum.

« On peut savoir ? » demande Tarendra, en haussant un sourcil.

« Je suis Vetomage, pas Médicomage. J'ai donc fait ce que j'aurrrais fait avec un animal, afin que son état ne s'agrrrave pas et qu'il guérrrisse tout de suite : je l'ai totalement castrrré. Il ne rrrisque donc plus rrrien maintenant. Vous pouvez l'emmener dans votre prrrrison locale. » répond le type, alors que je sens une méga bouffée de chaleur envahir mon visage.

Putain ! Quand Colin va apprendre ça, il va bien se foutre de ma poire !

Gary ne se prive pas de rigoler dès maintenant. Et quelques-uns des autres avec lui.

Merde ! Quand Tonton Sev va savoir ça !

« Ne va surtout pas culpabiliser pour ça, Dennis ! Tu as eu un joli réflexe quand tu as vu ce morceau de toile bouger. Ce sale type s'était rapproché de vous pour vous espionner. Et qui sait ce qu'il aurait découvert en vous écoutant parler. Les Passages Internes peut-être. Ou même il aurait pu découvrir que nous portons tous un Portoloin autour du cou pour le transport à l'Hôpital de Secours, s'accrocher ensuite à un blessé et se faire passer là-bas pour un Membre de l'Ordre étranger. Tu imagines l'hécatombe qu'il aurait pu faire après chez Nally ? » intervient alors Tarendra, en me fixant droit dans les yeux.

J'acquiesce de la tête. Oui, il a raison. Je n'ai pas à culpabiliser pour avoir fichu ce sale type à terre. Surtout que je n'ai pas fait exprès de lui taper dans les roubignolles ! Ce n'est pas de ma faute, s'il est très grand. Je ne pouvais pas le savoir. Ni deviner qu'il se tenait comme ça, jambes écartées et que mes pieds allaient taper pile poil entre les deux.

« Ouais ! On ne va certainement pas se mettre à pleurer parce que ce salaud n'a plus de couilles maintenant ! Et en plus, j'en connais une à qui ça va faire très plaisir ça ! Parce que je crois bien que ce sale Mangemerde, c'est Martin Cochrane, le sale escroc australien qui a achevé de convaincre la sœur et les parents de Martha, de grossir les rangs de Voldemort ! » renchérit Mickaël Corner, avec le plus grand sérieux.

« Ah ! Dans ce cas, fais lui encore plus plaisir à Martha, Dennis et livre lui cette merde, pour qu'elle le foute elle-même dans le Labyrinthe d'Artemus ! Je la préviens tout de suite que tu arrives ! » déclare Harold, qui tend de nouveau le Portoloin sous mon nez.

Je soupire et je me penche vers le Mangemort pour l'attraper solidement par le bras droit, tandis que Blaine s'accroche au gauche. Et Harold m'adresse un clin d'œil rieur, avant d'activer le Portoloin qui m'emmène avec ma charge dans la Salle Commune de Serpentard.

Harold avait raison. Quand j'arrive à proximité de la Salle au Trésor, Martha a déjà été prévenue de ce que j'ai fait à mon prisonnier et elle vient me rejoindre en courant. Elle est ravie de confirmer que c'est bien Martin Cochrane et elle me remercie chaudement pour avoir explosé les couilles de ce salopard.

Puis elle se fait un plaisir de l'envoyer se perdre dans le Labyrinthe.

« Je n'ai vraiment pas fait exprès de lui exploser les couilles tu sais ! » dis-je à Martha, quand le mur s'est refermé sur Cochrane.

« Je m'en fiche ! C'est le résultat qui compte ! Et crois-moi, ce n'est pas plus mal qu'il ne puisse plus se reproduire ce sale connard ! » répond Martha, en me raccompagnant jusqu'à la Salle Commune.

C'est le résultat qui compte, c'est vrai. Et je décide de retenir de tout ça, uniquement le fait qu'il y a un sale type de moins pour attaquer mes amis qui vont rester ici à se battre.

Un de moins, pour mettre la vie de Colin en danger…

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Seamus

Aussitôt les petits Ânes Bâtés déposés dans la Salle Commune, Dean et moi sommes venus aux abords de la Forêt, comme cela était convenu. Ginny et Colin quant à eux, sont allés avec Hermione et Nev, du côté des serres, donner un coup de main à Madame Chourave qui réclamait des renforts.

Je ne quitte pas des yeux la Carte étalée sur le lit de Hagrid. Les groupes qui viennent vers nous le font en rangs si serrés, que leurs étiquettes se chevauchent et nous n'aurions aucune idée du nombre d'ennemis que nous allons devoir affronter, s'il n'était Blaise, Justin et Vincent, qui nous ont transmis les chiffres les plus exacts possibles, par l'intermédiaire des Lutins d'Ecosse.

« Cette fois c'est sûr, nous devons abandonner notre bureau de renseignement improvisé ! Les deux derniers groupes de Mangemorts passant par la Forêt, sont en train de se rejoindre et ceux qui nous échapperont vont probablement sortir par le sentier qui aboutit directement devant la porte arrière de la Cabane ! Or au train où ils arrivent, ils seront sur nous dans moins de trois minutes, maintenant ! » déclare-je, repliant vite la Carte, avant de la donner à un Elfe, qui va la rapporter dans notre QG.

Inutile de laisser traîner un Artefact aussi précieux dans les parages. La Cabane de Hagrid ne pourrait bientôt plus être qu'un souvenir. C'est déjà un miracle même, qu'elle soit encore debout.

« Très bien ! Alors vous savez ce que nous avons à faire les enfants ! Prudence surtout ! » répond le professeur Flitwick, en se dirigeant vers la porte.

Nous hochons la tête.

« Allez, cette fois, il faut te tirer d'ici et te mettre à l'abri, toi ! » invite-je le Lutin d'Ecosse qui est resté ici jusqu'à présent, pour nous transmettre les informations de mes potes.

Le Lutin ne se carapate pas cependant. Il saute directement sur ma cuisse et va se réfugier dans ma poche de jambe, tandis que Dean et moi, les derniers encore ici, sortons derrière le professeur Flitwick. A peine un pied dehors, nous sommes tout aussitôt happés par la Bataille qui fait rage, de crasseux Trolls des Cavernes nous barrant passage vers l'orée de la Forêt. Trois Baguettes en action à deux reprises, trois Baguettes qui font mouche à deux reprises. Les Trolls sont désarmés et assommés avec leur propre massue.

Merci Ron, pour ce truc infaillible !

Car des Trolls, nous en avons déjà affrontés pas mal, depuis les quelques pauvres minutes que nous sommes ici. Des Mangemorts et des cochonneries de Harpies aussi. Et croyez-moi, ça n'a pas été du luxe, de prendre trente secondes de pause pour boire un coup à l'abri dans la Cabane de Hagrid.

Nous rejoignons les copains et Elfes de maison qui ont pris position dans les arbres, comme nous allons le faire aussi, nous Désillusionnant dans l'attente de l'arrivée des enfoirés qui arrivent dare-dare. Dès qu'ils seront en vue, nous les prendrons en tenailles en leur sautant sur le poil, avec les Centaures et Membres de l'Ordre chevauchant des Hippogriffes ou Sombrals, qui les poussent vers nous.

Ça me fait chier de procéder comme ça, en traître. Mais nous n'avons plus le choix de faire autrement. Nous avons utilisé toutes les Mines Caméléon, tous les Filets, les Pétards Métamorphosants et le reste de ce que nous avions d'inoffensif. Nous n'avons plus que les armes blanches, la Magie et des Mitraillettes à Inferi et Vampires, pour sauver notre peau.

Et puis, même désarmés les Mangemorts, Harpies, Vampires et Trolls tentent encore de nous tuer, dans des combats au corps à corps. Alors non on n'a pas d'autre choix que de nous asseoir sur nos scrupules. Il ne peut y avoir aucun Duel à la loyale, dans tout ce foutoir de putain de Bataille.

Je perçois déjà le bruit du galop des Centaures, Sombrals et Hippogriffes, par-dessus les bruits infernaux de la Bataille. Il se répercute dans le bois vivant du hêtre qu'il fait vibrer via la terre et c'est comme si l'arbre tremblait autant que moi.

Et c'est la cavalcade subite aussi chez les Mangemerdes, dès l'instant où ils entendent la menace venir derrière eux. Ils accourent vers nous en faisant craquer des branches de bois mort sous leurs pas, jetant des Maléfices au hasard par-dessus leur épaule, faisant parfois mouche au hasard aussi, ça ne fait pas de doute. Alors je me dis que je vis peut-être mes derniers instants. Et ça me fait bien chier de penser que je risque de mourir dans ce boucan d'Enfer, cette affreuse odeur de sang et de chair brûlée, avant même d'avoir connu le véritable amour avec une belle et brave nana.

Putain, quelle chiotte tout de même ! Moi qui rêvais de m'éteindre doucement, largement centenaire, satisfait d'avoir accompli tous mes rêves et fais quelque chose de bien de ma vie !

Ça y est. Les sales bâtards de merde arrivent sur nous, cachant la trouille et la haine dont ils suintent derrière leurs masques. Ils sont débraillés dans leurs robes noires abîmées par de multiples accrocs, essoufflés de leur course contre la montre, les flèches meurtrières des Centaures et les Sortilèges des Membres de l'Ordre.

« Bas les armes et rendez-vous, vous êtes cernés ! » s'exclame la voie aigrelette du professeur Flitwick, qui est amplifiée par un Sonorus et semble sortir de partout et nulle part à la fois.

Et dans un rituel bien rôdé à présent, pour leur prouver qu'il ne raconte pas de salade nous nous dévoilons en jetant tous des Stupefix en direction des Mangemorts. Quelques-uns volent dans les décors et il y a un bref, très bref flottement d'une seconde ou deux pas plus.

« Va te faire foutre Flitwick ! » répond ensuite brusquement une voix féminine hargneuse, que j'ai déjà entendue quelque part, criant tout aussitôt avec haine et rage : « A mort les saletés d'hybrides, les Sangs de Bourbes et les traîtres à leur sang ! »

Ça soulève aussi sec une clameur tout aussi haineuse chez les siens et une volée d'Avada et autres foutus dangereux Maléfices est jetée vers nous.

« Ok ! Eh bien puisque c'est comme ça ! Va te faire foutre toi-même pouffiasse de merde ! » maugrèe-je entre mes dents, tout en ripostant.

Mais je suis gêné par une branche et ne parviens pas à faire retour à l'envoyeur. Alors je saute de mon arbre, non seulement pour échapper à la saloperie de Maléfices qui vient tout droit sur moi, mais aussi et surtout pour avoir davantage mes aises. La Bagarre qui s'engage est salement vacharde. On n'a pas affaire à des amateurs en Magie Noire mais à des experts et je vous assure que ça ne rigole pas en face de nous.

Alors au rythme où ça va, on n'a pas le temps de faire dans la délicatesse, nous non plus.

L'énergie du désespoir. J'ai l'impression que c'est ce qui pousse ces fumiers à poursuivre le Combat, alors même qu'ils sont faits comme des rats. Pourquoi ne partent-ils pas ou ne se rendent-ils pas ces pourris connards ? La fierté, l'orgueil ? La trouille de ce que leur fera leur dégénéré de Maître, s'il apprend qu'ils ont abandonné la partie sans qu'il en ait donné l'ordre ?

Ça s'éclaircit beaucoup plus dans les rangs des Mangemorts que dans les nôtres. Entre les flèches et les Sortilèges, il n'y a pas d'échappatoire pour eux et où qu'ils se tournent, ils se prennent leurs coups méchants en retour.

Quelle foutue sacrée bande de niquedouilles de mes deux ! Ils n'ont donc pas cru Harry, quand il leur a dit que leur Maître a été piégé dans ce merdier où il les a entraînés et qu'il ne pourra pas en sortir au contraire d'eux ? Et que tout ce qu'ils vont gagner à s'acharner comme ça, c'est de crever la gueule ouverte dans cette Forêt, parce que nous sommes devenus des experts pour renvoyer les tartes de merde sur la tronche de ceux qui nous les ont envoyées ?

Si c'est ça, qu'ils n'ont toujours rien compris, alors putain, faut vraiment qu'ils soient aussi dégénérés du bulbe que leur esclavagiste en chef !

Ah ! Merde ! C'est l'hécatombe de leur côté, mais ça tombe pas mal du nôtre aussi. Et ça me crève le cœur, de penser que tout le monde ne se relèvera pas à la fin, comme quand on est gosse et qu'on joue à la guerre.

On devrait empêcher les gosses de faire ça et leur expliquer que la guerre ce n'est pas un jeu. Mais une putain de boucherie qui fauche la vie de courageux gars et filles, qui ne demandaient rien d'autre que d'être heureux dans la vie. Et que celles et ceux qui s'en sortent, sont bons pour avoir leurs nuits gâchées par d'affreux cauchemars pendant tout le reste de leur vie.

« C'est du suicide pour vous, de continuer, ainsi ! Partez ! Ou rendez les armes ! » s'exclame encore le professeur Flitwick.

« Jamais ! On est là pour vous massacrer ! Alors rendez-les vous-même les armes ! Et nous abrégerons peut-être vos souffrances ! » répond la même voix féminine teigneuse que tout à l'heure.

Que je reconnais parfaitement bien, maintenant qu'elle n'est plus étouffée par un masque et qu'elle me fait face. C'est cette salope d'Asterope Thorpe, qui vient de tuer un Elfe de maison et me balance maintenant un Avada de plutôt belle puissance, pour une quatrième année. Pas assez puissant cependant, pour avoir effectué assez de parcours, avant que je puisse le lui retourner sans qu'elle ait le temps de faire quoi que ce soit pour l'éviter.

Alors elle s'effondre en arrière, sa tronche tordue de haine comme je lui ai toujours connue, sur laquelle je ne m'attarde pas, car c'est maintenant à Alban Ridgewood que je fais face et que lui, c'est un client autrement plus sérieux encore, que cette punaise de Thorpe.

Dame ! Thorpe était en quatrième alors que Ridgewood était en Septième, quand ils ont quitté Poudlard entre deux Aurors il y a quelques semaines.

Il vient de tuer Eloïse Midgen et d'envoyer mon pote Nicholas Ryan à l'hôpital avec le ventre ouvert. Alors j'avoue que j'ai très chaud aux fesses. La sueur me dégouline le long de la colonne vertébrale. Parce qu'Eloïse, c'était une très bonne Sorcière. Meilleure que moi. Elle me battait toujours en Duel singulier, alors même qu'elle jouait franc jeu et à la loyale. Et Nicholas aussi, c'est une pointure !

Ridgewood, lui, il s'amuse dans un autre registre. Celui des lâches machiavéliques, à coups tordus et vicieux, qu'il combine sans cesse dans des variantes savantes et bien cruelles. Et sa force de frappe est nettement supérieure à la mienne.

Cependant je l'ai finalement à l'usure, tout simplement parce que je suis plus agile et rapide pour esquiver ses sales coups et il tombe à son tour, fauché aux jambes par son propre Maléfice de boucher, qui l'ampute net juste au-dessus des genoux.

Et là, eh ben ne me croyez pas si vous le voulez, je ne vous en tiendrai pas rigueur, parce qu'à moi aussi ça me semble impensable qu'il puisse faire ça, alors que je le vois pourtant de mes propres yeux. Mais je vous jure que c'est vrai, qu'il est salement acharné, enragé jusqu'à l'os ! Bougrement revanchard ce type et désireux jusqu'à la toute dernière fin de tuer ! Car malgré son amputation et son douloureux cri, au lieu d'essayer de stopper son hémorragie, il tente encore de me jeter un Maléfice, avant que je ne lui pique sa Baguette et ne le laisse se vider de son sang, pour me tourner vers un autre Mangemort vers lequel je renvoie son Avada.

Un de plus.

C'est plus de la Bataille ça !, me dis-je, vaguement écœuré. C'est vraiment de la boucherie pure et simple !

Mais que pouvons-nous faire d'autre, putain de bordel ! Quand ils sont encore si nombreux à nous jeter des Avada ou Maléfices aussi potentiellement mortels et que nous n'avons plus de pièges inoffensifs à leur opposer.

Rien ! Non ! On ne peut rien faire d'autre pour sauver notre peau, que de leur renvoyer leurs saloperies de merde à la gueule ! Et les laisser ensuite agonir dans leur coin, pour continuer à combattre leurs comparses et tous les monstres qu'ils ont amenés avec eux !

Alors je me débarrasse encore méchamment d'un Troll cette fois, tandis que Dean qui a été salement touché par un Maléfice de Lacération de la part de Fédora Jones, saisit vivement son Portoloin pour se rendre à l'Hôpital de Secours, attrapant dans un réflexe la main du professeur Firenze, gravement blessé aussi.

Pourvu que mon pote et le prof s'en sortent à bon compte, merde !

Et moi aussi, prie-je en silence, n'attendant pas que sa Baguette Maléfique qui me menace à mon tour crache sa méchanceté haineuse, pour expulser cette sale pute de Jones vers un Hippogriffe, qui entreprend aussi sec d'en faire de la charpie, à coups de ses puissantes serres.

Saloperie de boucherie !

OoOoOoO

Jodie

Je savais que ce serait dur. Ça l'est infiniment plus encore que je l'avais imaginé.

Tous ces morceaux de chairs et d'entrailles sur les murs, les Armures, les Tableaux et les Statues ! Ce sang qui a giclé partout aussi ! Et cette horrible odeur de viande brûlée ! C'est une véritable boucherie ! Une hécatombe abominablement écœurante ! J'ai terriblement envie de vomir et je suis sûre que je vais en faire des cauchemars jusqu'à la fin de ma vie !

Mais je ne me défilerai pas ! Car je veux aider mes Pères adoptifs et ma nouvelle famille !

Ils ont tous été tellement gentils avec moi, m'accueillant comme si j'avais toujours fait partie de leur vie. Et en quelques semaines, ils m'ont donné plus d'amour que je n'en ai jamais reçu depuis que je suis née. Plus assurément aussi, que j'en aurais reçu toute ma vie durant par ma vraie famille, dans laquelle il n'y avait que Maman pour nous aimer mais ne pouvait pas nous le montrer souvent et pas autant qu'elle l'aurait voulu.

Et puis, je sais que j'ai quelque chose de très important à accomplir ici. Et que je dois rester jusqu'à ce que ce soit fait ou beaucoup de personnes mourront.

« Allez, viens ma grande, on dégage d'ici. Il faut se trouver un endroit tranquille pour prendre une minute de repos et s'occuper de nos morts. » me dit doucement Georges, en posant sa main sur ma joue.

Ça me fait du bien de sentir la chaleur de sa main. Tout le reste de mon corps est glacé et je ne peux pas retenir une larme, en voyant passer cinq brancards à côté de nous. Sur l'un d'entre eux il y a Ernie Macmillan, qui a été super chouette avec moi quand j'ai pris quartier chez les Poufsouffles. Il venait à peine d'arriver en renfort lorsqu'il a été tué. La pauvre Lisa Turpin est également morte, fauchée par un Avada, alors qu'elle en détournait déjà un autre, jeté par Alienor Forbanks qui n'avait pas pris la peine de mettre un masque.

Elle est morte aussi, maintenant. A demi explosée par une Mini Bombincinerus, comme beaucoup d'autres Mangemorts.

Les autres morts de notre camp, je ne les connaissais pas. Ce sont un Elfe de maison et deux Membres de l'Ordre que Georges appréciait beaucoup. Cela s'est vu, quand il s'est penché vers leurs dépouilles, qu'il a pressé leur main et embrassé leur front, avant de récupérer leurs armes et sacs à munitions.

Il a aussi embrassé le front d'Ernie, de Lisa et de l'Elfe de maison. Alors je l'ai fait aussi. J'ai trouvé que c'était la moindre des choses, que de leur manifester ce respect et cette affection.

Nous avons combattu ensemble. Ça nous liait. Je comprends bien ça maintenant, le lien que cela crée de se battre au coude à coude contre l'ennemi. C'est très fort.

Nous n'allons pas bien loin. Georges nous fait arrêter dans les premières toilettes venues, afin que nous puissions nous rafraîchir le visage et boire un peu d'eau. Il m'ordonne de prendre une Potion Revitalisante Renforcée également. Et s'assure que je n'ai aucune égratignure sur les parties découvertes de mon corps.

C'est-à-dire seulement mes mains, mon cou et ma tête.

« Je vais faire venir des Elfes de maison pour emmener les corps chez Nally. Tu peux partir avec eux, tu sais. Je reconnais sans peine que ton aide a été la bienvenue, mais tu en as fait bien assez comme ça. Et maintenant que des renforts nous ont rejoints, nous allons pouvoir faire face sans toi. » me dit-il ensuite, avec discrétion et douceur, en essuyant du pouce la larme que je n'ai pas pu retenir, quand il a commencé à me parler.

« Je fais aussi partie du Comité ! Et c'est juste un coup de mou. Je vais me reprendre, j'ai déjà retrouvé mon Energie avec la Potion. Et puis, j'ai toujours plein de munitions et ils sont encore très nombreux dehors et dedans. Alors je ne lâcherai pas, Georges ! Et je te jure que si tu me forces à partir, je reviendrai par n'importe quel moyen ! Ma place est ici. Luna le savait. C'est elle qui a rempli le sac et me l'a donné. Et tu la connais, Georges ! Si elle a fait ça, c'est parce que je dois rester. Il y a une bonne raison à ça ! Elle a vu que je devais rester. Elle ne m'a pas dit pourquoi, mais elle l'a vu ! Même si je crois bien qu'elle ne savait pas exactement pourquoi elle-même. Elle savait que je devais rester ! Alors je reste ! C'est tout ! » réponds-je, mettant le plus de fermeté que je peux dans ma voix.

Georges me fixe droit dans les yeux. Son Œil Magique m'impressionne un peu, mais je ne baisse pas les paupières.

« Ok ! Mais promets-moi que lorsque tu n'en pourras plus de ce cauchemar éveillé et de ces affreux carnages, tu ne t'obstineras pas et que tu prendras le fichu Portoloin que tu as autour du cou ! » dit-il après quelques secondes et il me prend dans ses bras, me serrant fort contre lui, avant de me glisser à l'oreille : « Tu n'as rien à nous prouver, Jodie. Tout le monde dans la famille t'aime très fort et est déjà très fier de toi. Alors pas de blague, hein ? »

« Promis ! Et je t'aime très fort aussi. Alors pas de blague non plus, toi ! » réponds-je, en le serrant très fort également.

Georges me sourit, puis il se retourne pour appeler des Elfes de maison. Et quand ils sont partis avec les brancards, Georges contacte le QG pour demander où il y a besoin de renfort maintenant. La Salle Commune de Serpentard nous dit-on, nous indiquant ensuite où arriver sans encombre. Il fabrique donc un Portoloin et me prend par la taille, pour être sûr que je ne me perde pas en route dit-il.

Mais je comprends bien qu'il veut me garder à l'œil. Et je me promets de rester à côté de lui, quoi qu'il arrive. Car je ne veux pas qu'il se fasse du souci pour moi et que ça le déconcentre. Je m'en voudrais trop, s'il lui arrivait quelque chose à cause de son inquiétude pour moi.

Nous arrivons dans la petite Salle de répétition de Musique de Chambre. Elle n'a plus de porte, mais le coin semble assez tranquille. La bagarre a lieu plus bas, vers les Quartiers de Serpentard. Georges inspecte les environs immédiats avec son Œil Magique puis, lorsqu'il est certain de ne rien risquer, il sort rapidement la tête pour s'assurer plus loin de chaque côté, que nous pouvons sortir sans être tout de suite repérés.

« Eh ! Peeves ! Salut mon vieux ! Viens par ici ! » s'exclame-t-il avec discrétion, alors que l'esprit frappeur passe au plafond à toute vitesse, suivi par une bande de Fantômes.

Peeves nous rejoint aussi vite, avec sa troupe. Il est armé d'un bouclier et d'une casserole en cuivre, qu'il porte comme si c'était un marteau ou une massue.

« Ah, te voilà, toi ! Eh bien il était temps ! Parce qu'il y a du monde à bouter hors de mon Ecole, figure-toi ! Tu accepteras bien de me donner un petit coup de main, non ? » déclare Peeves, le plus sérieusement du monde.

« Nous sommes là pour ça, mon vieux Peeves ! Mais qu'est-ce que tu comptes faire avec une simple casserole ? » répond Georges, se mettant en route dans le couloir, louchant de son Œil Magique sur la casserole et de l'autre sur Peeves.

« Qu'est-ce que tu as contre ma casserole ? Elle est très bien ! J'ai fait fuir l'horrible Jedusor avec ma casserole ! Demande à ton petit pote Potter, si tu ne me crois pas ! » répond-il, en total discrétion, comme Georges avant lui.

Mon cœur effectue un saut de carpe dans ma poitrine.

« Tu as vu P… Harry ! » m'exclame-je dans un murmure, me reprenant à temps pour ne pas dire Papa.

Les Sortilèges du Sceau du Secret de Mamie Nally ont dû sauter en même temps que les Protections.

A moins qu'elle les ait lâchés, pour économiser son Energie.

« Ouais ! Il a fière allure sur son Dragon et son inséparable Belette aussi ! Mais j'ai eu Jedusor avant eux ! Avec ma casserole ! » répond Peeves, en faisant mine de taper sur sa tête, son ventre et ses genoux.

« Formidable ! Et je ne doute pas de l'efficacité de ta casserole contre ce salopard ! Mais moi, je te propose quand même ça, à la place. C'est bien plus efficace encore, crois-moi ! » déclare Georges, en montrant un paquet de Mines Caméléon qu'il a sortie de sa besace.

Peeves fait aussitôt la moue.

« Et que veux-tu que je fasse avec ces Galettes toutes molles ? » demande-t-il, nettement dubitatif.

« Des prisonniers ! Tu en jettes une sur la tête d'un Mangemerde et clic-clac il est fait comme un rat ! » répond Georges, qui sort ensuite un gros paquet de Pétards Métamorphosants de sa poche, avant d'ajouter : « Et après, s'il en reste encore debout, tu auras droit à ça et je te promets que tu vas bien rigoler. »

« A employer uniquement sur l'ennemi ? » demande Peeves, l'air gourmand.

« Exactement ! » acquiesce Georges, avec un grand sourire.

« Et si ce sont des Vampires qu'il y a là-bas, ça marche aussi ? » demande alors Peeves, sourcils froncés.

« Non. Alors si ce sont des Vampires, c'est moi qui m'en occuperai, avec ça. » répond Georges, en montrant sa Mitraillette Magique, avant d'ajouter : « Mais ne t'inquiète pas ! Des ennemis, il y en aura toujours pour toi un peu plus loin ! »

« Alors ok d'acc' ! A tes ordres, mon général ! Allez, ma troupe de Fantômes on y va ! » déclare aussitôt Peeves, sur un salut militaire.

Puis il effectue une cabriole avant de fuser vers l'ennemi, armé d'un beau paquet de Galettes, le bouclier accroché à son bras et le manche de sa casserole passé sous sa ceinture, emmenant sa troupe de Fantômes sur un tonitruant Taïaut ! Sus à l'ennemi !

C'est complètement hallucinant !

OoOoOoO

King

Corne de bouc ! Je croyais avoir vu tout ce qu'il y a de pire déjà, mais je me trompais lourdement !

Rien ne m'avait préparé à ce qu'il se passe ici. Pas même les Batailles précédentes.

Ça pue pire que dans la bouche du diable en personne et ça tombe salement par ici, des deux côtés. Une hécatombe pure et simple. Comme partout ailleurs j'imagine.

Sacrebleu ! Ça me fait bien du mal de penser que mon vieil ami Ellijah est mort. Son poulain, Jamie Brown aussi. Ils se sont fait avoir par des Chimères qui les ont à demi grillés avant de les saisir dans leur gueule et les jeter dans le Lac parmi les Inferi.

Tudieu ! Pourvu qu'on retrouve leur corps et qu'on puisse leur rendre les hommages qu'ils méritent !

Et je ne sais combien d'autres sont morts aussi déjà, dans les différents groupes qui se battent par ici.

Humains, Sirènes et Tritons, Gobelins, Elfes de maison, Centaures et autres Créatures, aucun peuple ou famille animale Magique ne sera épargné c'est sûr. Mais nom d'une gargouille ! Je jure que je ne resterai pas sur le carreau, quant à moi ! Parce que je ne veux pas que ce soit la dernière fois que j'ai embrassé Celia et Yasmine ce matin, ni la dernière que j'ai fait l'amour à ma bibiche la nuit dernière !

Je leur ai promis de revenir avant de partir au boulot et ventrebleu !, je jure sur mes joyaux que je tiendrai cette promesse-là ! Alors venez les Chimères, que je vous troue la panse avec mes flèches !

« Balance lui plutôt ça dans la gueule, King ! Ça marche super à tous les coups ! » s'exclame Fred, qui me jette un sac à son passage en rase motte au-dessus de ma tête.

Je l'attrape au vol et je l'ouvre prestement. Des Grenades Incinerus à explosion directe au contact d'un obstacle. La dernière trouvaille des jumeaux, qui n'ont pas pu en fabriquer beaucoup et les réservaient pour combattre les Inferi au sol.

D'accord, je veux bien croire que ça marche super à tous les coups sur les Chimères. Mais comment je fais pour leur balancer ça dans la gueule ? Parce que je connais Fred. S'il a dit DANS la gueule, c'est là que ça doit aller et pas ailleurs.

« File moi une de ces Grenades ! Fred m'a dit comment faire ! » me lance vivement Adam Shore, qui se pose en catastrophe à trois pas de moi, la queue de son Balai en feu.

Il balance son Balai désormais inutile plus loin et attrape la Grenade que je lui lance, pointe sa Baguette vers la gueule de la Chimère qui vient vers lui, puis sur sa Grenade, la dégoupille vite fait et hop, il éjecte celle-ci d'un petit coup sec en direction du Monstre. Et la Grenade part direct dans la gueule de la Chimère, n'explosant même pas dans les flammes qu'elle crache, mais un peu plus tard, quand elle est bel et bien dans le fond de sa gorge.

Le Monstre désormais sans tête tombe aussitôt comme une lourde pierre.

« Parfait, mais c'est quoi ce Sortilège ? » demande-je, en jetant un Sort vers un forban qui s'approche un peu trop à mon goût de ma pomme.

Ça le propulse vers un Crabe de Feu qui se venge sévèrement d'avoir été bousculé et renversé sur le dos, en lui éjectant un jet de flamme à la figure. Le Mangemort pousse un cri de douleur atroce, mains sur ses yeux qui ont dû cuire instantanément.

Voilà au moins un boucanier de moins pour nous assassiner.

« Remote Controllata en pensant à l'objectif, c'est-à-dire la gueule ouverte de la Chimère. Et après, il n'y a plus qu'à jeter. Peu importe la direction dans laquelle tu jettes d'ailleurs, ça suit sa cible à tout coup. » répond Adam, pointant sa Baguette vers le ciel au premier mot puis sa paume de main au second, avant de subitement jeter un Expulsio sévère sur le flibustier masqué qui vient de commander un nouvel assaut de Chimères.

Droit devant la gueule d'une de ces sales bestioles, qui referme ses mâchoires sur son bras dans un automatisme. Celui qui tient sa Baguette. Sûr que ça fait encore un corsaire en moins pour nous canarder.

Tant mieux ! On en a assez comme ça sur les reins !

Je prends une Grenade en main, après en avoir jeté quelques autres à Adam et je m'y colle. Et c'est vrai que ça marche super, comme dit Fred. A nous deux, Adam et moi, nous venons à bout d'une vingtaine de ses foutrebleu de saloperies, en trois minutes au plus.

Ça fait du bien au moral des troupes par ici. En revanche, dans le camp adverse ce n'est pas la même chanson. Et à défaut de pouvoir jeter une autre troupe de Chimères à l'assaut, ça canarde sec dans notre direction.

« Ça progresse du côté de la Berge, King ! » s'exclame soudainement Fol Œil, qui fait régulièrement le guet de ce côté et jette de nouveau un coup d'œil à travers la masse des gros rochers derrière lesquels il a pris place, avant d'ajouter : « Va falloir reculer bientôt, sinon on va être encer… »

Le reste de sa phrase se perd dans le cri de surprise muet qu'il adresse brièvement au ciel, avant de s'effondrer nez en avant, tandis que dans un réflexe je jette un Expulsio sur le traître assassin qui, depuis les airs, a poussé sa félonie jusqu'à lui tirer un Avada dans le dos.

Cyriac Bishop, que nous n'avons pas pu mettre à l'écart puisqu'il est en vacances depuis quelques jours.

Et comme depuis le ciel Fred en fait autant que moi dans son dos, le corps de ce lâche parjure ne sait quelle direction prendre et se disloque complètement, avant de s'effondrer à son tour sur les rochers, mou comme une poupée de chiffon.

Un de moins encore. Et un de la pire engeance, puisque c'est un Auror traître à son serment de porter aide et assistance à la population et de combattre les Mages Noirs de tout poil.

Un surtout, qui nous a à jamais privé d'une fine et légendaire Baguette qui va sacrément nous manquer à tous. Et pas que dans la Bataille, tudieu ! Non, pas que dans la Bataille ! Parce qu'il était comme il était Maugrey, avec son sale foutu caractère et ses emportements. Mais c'était avant tout un très brave homme. Et un très courageux Sorcier, qui n'a jamais cessé de se battre pour rendre le monde meilleur.

Il avait donc de très nombreux amis qui regretteront sa générosité, sa bienveillance bourrue et un peu maladroite, mais si sincère.

« Je l'emmène chez Nally et je vous retrouve au niveau cinq. » informe-je, en direction d'Adam et Amos Diggory, avant de courir en direction de mon ancien Mentor.

Je ne laisserai pas son corps dans ce cimetière à ciel ouvert. Parce que lorsque nous aurons quitté la place, il y aura assurément parmi tous ces vendus au diable qui vont passer par ici, quelques pourritures qui seraient bien trop heureux de profaner la dépouille du célèbre Auror Alastor Maugrey dit Fol Œil. Et ça, je ne le veux pas. Foutredieu ! Non je ne le veux pas !

J'encercle son vieux corps mort de mes bras amicaux, le cœur lourd de ma peine et j'attrape mon Portoloin, direction l'Hôpital de Secours où je laisse à Augusta le soin de l'emmener dans la Chapelle Ardente.

Et je retourne au Combat. Pour tâcher d'empêcher tous ces meurtriers d'assassiner mes amis les uns après les autres.

OoOoOoO

Olivier

Ce n'est pas du tout une partie fair-play, qui se joue actuellement dans le ciel du Terrain de Quidditch.

Il est trop envahi de mauvaises graines pour que ça puisse être le cas.

Putain de nom d'Artemus ! Je suis aux prises de ce nodocéphale d'Arcturus Brandburgy ! Et cette sale pute a enseigné sa technique d'attaque au petit putois qui a remplacé son frangin dans le lit de l'affreux et le sien par la même occasion.

Faut que je me tire de ce guêpier ! Je suis le seul désormais à pouvoir enseigner les valeurs de notre défunte famille à Jordan ! Or ce sont de bonnes valeurs et je ne veux pas qu'elles soient à jamais perdues ! Pas plus que l'histoire de notre famille ! Et c'est ce qu'il se passera, si je meurs ici ! Jordan ne pourra pas savoir d'où il vient, quelles sont ses racines ! Et puis qui ouvrira le musée à la mémoire de Mamie Emma, si je ne suis plus là pour le faire ?

Alors, s'il te plait, aide moi sur ce coup là, Mamie Emma ! Demande à ton bon Dieu que tu aimais bien, d'arranger un peu la sauce en ma faveur. Il peut bien me donner un petit coup de pouce, après le coup de vache qu'il a laissé faire il y a quelques mois et qui m'a coûté ta vie, celle de Papa, Maman, Fran et toute la famille ! Alors je compte sur toi et sur lui surtout, pour que je réussisse la même feinte que Bill à Dublin !

Sinon, à tout de suite, Mamie ! Parce que là, c'est le moment de la tenter cette fameuse feinte et si je me rate, eh bien tu pourras venir m'accueillir à la porte du Paradis dans moins de dix secondes !

Je vire de bord, fonçant vers le blondinet qui me fait face, puis je compte comme l'avait fait Bill et je plonge d'un seul coup sans prévenir. Il était vraiment moins une ! Un Maléfice me rase la tignasse et l'incroyable se produit. Arcturus Brandburgy reste figé sous le coup de la surprise horrifiée, comme son frère à Dublin. Et comme Acrux, il meurt décapité.

Etrange destin, que celui de ces jumeaux maléfiques. Merde, c'est à faire frémir !

Je ne frémis pourtant pas.

D'abord parce qu'ils l'ont bien cherché, ensuite parce que je n'ai vraiment pas le temps de m'attarder sur leur destinée de décapité en vol par son alter ego, tout simplement car derrière moi, l'autre petite pute pousse un cri de rage et sur l'accélérateur de son Balai. Alors je fonce comme il le fait, avant de me risquer dans une nouvelle manœuvre osée qui lui fait manger le poteau de buts.

Et vu ce que son crâne a laissé dessus avant qu'il ne tombe comme une pierre, ça m'étonnerait franchement qu'il se relève ce petit fumier.

Merci Mamie Emma ! Et merci à ton bon Dieu ! Qu'il continue à me protéger si c'est possible ! Et mes amis avec ! Parce qu'on en a bien besoin ! Vraiment bien besoin !

Ça commence à être sérieusement l'hécatombe aussi de notre côté.

Déjà trop d'amis sont morts : Simon, Evan, Fanny…

Et combien d'autres que je n'ai pas vu tomber de mes propres yeux ?

Putain ! Qu'est-ce qu'ils foutent les renforts ? Qu'est-ce qu'ils attendent donc les Sorciers Britanniques, pour se soulever en masse et venir empêcher qu'on assassine leurs gosses dans leur Ecole ?

OoOoOoO

Colin

Nom d'un Scroutt à Pétard ! Ce n'est pas de la tarte dans le coin !

Y en a marre de ces saloperies de Détraqueurs ! Et aussi des Mangemorts qui nous attaquent de temps en temps depuis le ciel, dès qu'ils ont la possibilité de le faire. Et v'là des Harpies qui s'en mêlent en plus !

Mais quand est-ce que les renforts extérieurs vont enfin se décider à venir ? Ça devrait déjà être arrivé de Pré Au Lard et des environs, non ?

Quoique ! C'est peut-être déjà arrivé et que je ne l'ai pas vu.

« Fusée à droite, Colin ! » ordonne Tonton Sev, posté un peu plus loin, alors que ça commence à déborder sérieusement sur la droite.

Comment veut-il que je me m'y prenne, pour lâcher une fusée dans ce tas de merdes grevées de pustules, quand je dois dégager la tête d'une Harpie de ses épaules à main gauche et tenir un Patronus à main droite ?

« M'dame Chourave ! La Fusée dans ma poche de jambe ! Tirez le fil et jetez-là à votre droite ! » m'exclame-je, baissant rapidement la tête, car une deuxième saloperie de Harpie m'assaille.

Merde ! Faut pas charrier, je n'ai pas quatre bras !

« Gaffe à votre tête, M'dame Chourave ! » m'écrie-je donc de nouveau, effectuant un moulinet peu académique mais très efficace, avec mon épée.

Je les ai eu ces teignes ! Et Madame Chourave a jeté la Fusée, pile poil où il fallait !

« Très efficace notre duo, n'est-ce pas Monsieur Crivey ? » s'exclame-t-elle, avec un petit gloussement de rire.

Je savais que c'était une nature optimiste, Madame Chourave, mais quand même ! Je ne sais pas ce qu'elle a pris pour être joyeuse comme ça, alors qu'on est dans la merde jusqu'au cou !

Ceci dit, si elle a vraiment pris quelque chose, en tout cas ça marche drôlement, car elle produit des Patronus sublimes, sans faiblir un seul instant depuis… Eh ben ma foi, je serais bien incapable de dire depuis combien de temps ça a commencé, cette fichue Bataille. J'ai l'impression que ça fait déjà des heures. Et pourtant, je suis sûr qu'on n'est pas rendu seulement à une demie.

C'est que ça va vraiment très vite et très fort. Bien plus que j'ai pensé que ça pouvait le faire.

« Sûr, M'dame Chourave ! Mais faites gaffe par-là, ça déborde un peu et si ça continue comme ça, on va se retrouver acculés et piégés entre deux serres ! Or, vu l'état dans lequel elles sont, ce n'est le moment rêvé d'aller se frotter trop près d'elles, ni de chercher à s'y réfugier surtout ! » réponds-je, flanquant un coup de pied dans la gueule d'une Harpie qui menaçait sérieusement ma jambe, en maugréant : « Va jouer un peu plus loin, toi, tu reviendras quand j'aurai fini de m'occuper de tes grognasses de copines ! »

Tout ça en dégommant trois Harpies coup sur coup et en produisant un nouveau Patronus. Et je me dis que vu les positions que j'adopte pour faire tout ça en même temps, j'aurais sûrement du succès dans un cirque et que je ferais peut-être bien de me faire homologuer acrobate, au cas où j'aurais besoin de me reconvertir un jour ou l'autre dans le monde Moldu.

Bon, j'ai sûrement l'air de blablater comme un con inconscient, mais ce n'est pas ça. En fait, ça me fait tenir, de penser à tout et n'importe quoi comme bêtise. Ça m'aide à rester vigilant de laisser filer mes idées sans queue ni tête, surtout à ne pas penser à la gravité de ce qu'il se passe ici, que c'est l'hécatombe autour de moi, que des copains et Membres de l'Ordre meurent, que je pourrais mourir aussi.

« Sacrebleu de sale bête ! » m'exclame-je, employant automatiquement une expression de mon grand-père, lorsqu'une Harpie me griffe le dos de ses serres acérées.

Et je me venge aussitôt, lâchant mon Patronus pour lui filer un Expulsio qui l'envoie tout droit voler dans la dernière vitre encore intacte de la serre d'à côté.

Putain ! On est vraiment en train de se faire acculer par les Détraqueurs, là ! Faut qu'on se dégage d'ici !

« M'dame Chourave, faut vraiment qu'on trouve un moyen de les faire reculer ! Je n'ai plus de Fusée déjà et ça urge, là ! » déclare-je, le cœur battant un peu trop fort.

« Dans ce cas, que diriez-vous de leur offrir les Filets du Diable géants de la Serre n°4 ? » répond Madame Chourave, en jetant un petit coup de Baguette derrière son épaule.

« Excellente idée ! » réponds-je, pas trop convaincu toutefois.

Les Détraqueurs vont les faire geler instantanément ces pauvres plantes !

Tout est gelé autour d'eux. Et je serais gelé avec, si je ne m'étais pas jetés quelques bons Sortilèges de Réchauffement. Sans compter la Pimentine extra forte que j'ai avalé aussitôt leur arrivée, pour être sûr de ne pas m'enrhumer et rater mes Sortilèges à cause d'un éternuement intempestif et malvenu.

Un Sortilège d'Allégresse ! Je crois que c'est ça le secret de Madame Chourave, pour être si joyeuse, malgré notre situation précaire ! pense-je tout à coup.

Les Filets du Diable filent droit sur les merdes pustuleuses qui nous font face. Elles reculent de surprise, mais comme je le pensais ça ne résout pas notre problème, car les plantes gèlent bien quasi instantanément. Et en plus, une nouvelle bande de cinq Harpies nous pique droit dessus. Alors je crois bien cette fois que nous sommes cuits !

Mais je me battrai jusqu'au bout, quoi qu'il arrive ! Je jure que je vais chèrement défendre ma peau ! Et je me tiens prêt à les accueillir comme il se doit, bien campé sur mes jambes, remisant ma Baguette dans mon fourreau, pour saisir ma seconde épée, tout en demandant à Madame Chourave de redoubler d'efforts pour s'occuper toute seule des Détraqueurs et d'avoir un œil du côté du ciel aussi, pendant que je nous débarrasse de ces vilaines Créatures ailées.

Et dès qu'elles arrivent sur nous, je me mets en mouvement dans une danse effrénée, virevoltant avec vivacité, jouant aussi bien des pieds que des bras et putain !, j'en abats quatre en cinq secondes pas plus !

« Attention, Colin ! » s'exclame cependant Madame Chourave, alors que je tranche la tête de la dernière des Harpies et juste avant qu'un poids assez lourd me bouscule en avant.

Dans le même temps une ombre voile la lumière au-dessus de ma tête et je rétablis je ne sais comment mon équilibre dans un réflexe, dégommant le Mangemort qui vient de filer par-dessus bibi, en tranchant d'un coup d'épée la queue de son Balai qui se met en vrille et fonce droit dans le mur du Château. Puis je fais volteface pour voir ce qui m'a bousculé ainsi.

« M'dame Chourave ! Merde, non ! » m'exclame-je, me jetant sur elle et arrachant sa Baguette de sa main morte, pour produire le Patronus le plus minable de la création, vers les Détraqueurs qui sont quasi sur nous.

Ça me donne juste assez de temps pour attraper mon Portoloin et filer d'ici, avec le corps sans vie de mon professeur de Botanique.

OoOoOoO

Jérémy

J'ai été le premier à arriver dans la Salle Commune des Serpentards. Katie m'a envoyé ici, aussitôt que les Protections sont tombées et que l'Alarme a sonné dans tout Poudlard.

Je me suis fait tout petit depuis, pour qu'on m'oublie. J'attends Jodie. On était supposés partir ensemble. Mais elle était dans la Grande Salle quand tout a commencé et Astoria m'a dit quand elle m'a trouvé derrière le canapé, que ma sœur est partie chercher un petit au deuxième étage.

Le petit est revenu ici lui aussi, depuis pas mal de temps. C'est Cody Jorkins. Il était en pleurs en arrivant. Il a raconté que des Détraqueurs, des Mangemorts et des Vampires sont au deuxième, qu'oncle Georges est en train de se battre contre eux et que Jodie est restée avec lui pour combattre aussi.

Est-ce qu'ils sont encore là-bas ?

Mais qu'est-ce qui lui a pris à Jodie ? Ce n'était pas assez que je me fasse mille soucis pour Harry, Ron et tous les membres de ma nouvelle famille qui se battent ?

Je sens le regard des Ânes Bâtés que Ginny, Dean, Seamus et Colin sont allés chercher dans leurs quartiers, fixer le canapé derrière lequel je suis caché. Ils ont fait une sacrée tête quand ils m'ont vu, alors que je risquais un œil pour voir si Jodie arrivait enfin. Ils me croyaient mort bien sûr. Et j'ai intérêt à me méfier d'eux. Des jumelles Thorpe et de Ramos Ramirez surtout. Elles, elles sont en troisième année et étant donné la réputation de leur famille, je suis sûr qu'elles doivent déjà connaitre pas mal de Maléfices qui font mal. Carlos, lui, ce n'est qu'un première année c'est vrai, mais il est mauvais comme une teigne et c'est lui qui a fait la loi des Ânes Bâtés de sa promotion, dès le premier jour de son arrivée à Poudlard. Et je suis sûr que son grand-frère lui a déjà enseigné quelques trucs tordus aussi.

Ils n'ont pas voulu partir avec Annabel Kinge, quand elle a emmené un groupe d'enfants juste après leur arrivée.

Et moi, j'ai fait signe à Astoria et Alioth de venir se cacher avec moi derrière le divan, pour attendre Jodie.

J'espère de toutes mes forces qu'elle ne sera pas tuée, ni blessée. Je sais bien qu'elle a sa cotte de maille elle aussi, mais quand même, elle n'est pas à l'abri. Elle peut toujours être touchée sur ses mains, son cou et sa tête.

Et je sais qu'il y a des plus âgés et plus entraînés qu'elle qui ont été blessés gravement et d'autres aussi qui sont morts.

Je ne veux pas que Jodie meure.

« Jérémy, Alioth et Astoria, vous comptez rester cachés derrière ce canapé durant combien de temps encore ? » vient demander Kyle Harrison, en nous regardant d'un air sévère par-dessus le dossier du divan.

Zut ! Je croyais qu'il ne m'avait pas vu !

« J'attends Jodie ! » réponds-je, prenant mon air le plus buté pour qu'il comprenne que je suis décidé à rester là, aussi longtemps que ma sœur ne sera pas arrivée.

« Jodie est en sécurité avec Georges et tu entends bien ce qu'il se passe dans le couloir, non ? L'endroit n'est plus sûr et Harry ne voudrait pas que tu y restes ! Alors que tu le veuilles ou non, tu es du prochain départ, Jérémy ! » répond Kyle encore plus sévère.

J'échange un coup d'œil avec Alioth et Astoria. On n'aura pas la loi avec Kyle, c'est clair. Nous n'avons pas d'autre choix cette fois que de lui obéir, parce que de toute façon il nous forcera à partir d'une manière ou d'une autre.

Alors on acquiesce et nous sortons de derrière notre canapé, tandis que Kyle tourne la tête du côté des Ânes Bâtés.

« Et vous aussi vous partez cette fois ! On n'a pas de temps à perdre avec des chiards et vous ferez ce qu'on vous dit ou je vous flanque dans le Labyrinthe d'Artemus. Et croyez-moi, quand je vous dis que vous n'avez pas envie de rejoindre quelques-uns de vos aînés là-dedans ! C'est un cauchemar garanti C.C.S.A.B.P.M. cet endroit ! » assène-t-il, avec encore plus de sévérité et de menaces dans le ton de sa voix.

Et il s'en va aussitôt auprès de l'ouverture du Passage Secret, pour prendre le relai de Li Nata, qui s'en va tout aussitôt rejoindre le couloir d'où on entend venir des bruits d'explosions, des exclamations et des cris de rage ou de douleur étouffés. D'au-dessus de nos têtes aussi, proviennent des sons étouffés, transmis par la roche jusque dans les murs. Et je ne peux pas m'empêcher de frissonner à chaque fois que je me souviens que ce sont des Inferi que l'on mitraille dans le Lac.

« N'ayez crainte si vous entendez de forts bruits au-dessus de vos têtes quand vous serez à mi-parcours du tunnel. Il ne risque pas de s'effondrer. Le mieux, c'est de bien éclairer et de courir jusqu'au bout. Et je vous préviens, n'essayez pas de revenir c'est inutile. On ne peut qu'avancer. Alors suivez votre Cheffe de groupe sans faire d'histoire et tout se passera bien. » déclare Kyle à un groupe, avant de l'engager à avancer derrière Fiona MacAllan.

Près de la moitié de ce groupe est composée des Ânes Bâtés de première, deuxième et troisième année que Ginny est allée chercher tantôt et je me dis que j'ai intérêt à laisser du large entre eux et moi.

Alors je m'arrange pour laisser passer deux autres groupes encore, avant de me présenter devant Kyle. Et aussitôt qu'il me voit, il appelle Dennis qui vient d'arriver. Il s'est battu lui aussi, ça se voit bien. Il y a une déchirure sur son treillis tâché de sang, ses cheveux sont trempés sur son front et il une trace blanche sur son visage, comme s'il s'était essuyé du plâtre mouillé avec sa manche.

« Tu seras responsable de ces trois-là ! Ne les lâche pas d'une semelle, compris ? » lui dit Kyle, avec une sacrée autorité.

« Tu peux compter sur moi. » répond Dennis, l'air le plus sérieux que je lui ai vu depuis longtemps.

Je crois que la dernière fois que je l'ai vu comme ça, c'est quand il est sorti de la Tourelle où il a été tenu en punition, après avoir fait éclater les bijoux de famille de Brandburgy.

Mais bon, j'ai entendu dire il y a un instant, qu'il a fait éclater les couilles d'un Mangemort, tout à l'heure. Ça doit être pour ça qu'il fait cette tête-là.

On s'en va, courant le plus vite possible. Les bruits de Bataille venant du couloir s'effacent vite de nos oreilles. En revanche, celui qui vient d'au-dessus s'intensifie petit à petit, avant de s'éloigner à son tour et arrive un moment où on n'entend plus rien d'autre que nos respirations et le son sourd de nos pas courant sur la roche. Je trouve ça plus angoissant encore finalement.

Mais petit à petit d'autres bruits se font entendre. Des coups très sourds et lourds.

« On arrive en dessous de la Cabane Hurlante je crois. » murmure Alioth, en regardant vers le plafond.

Et mon cœur se pince horriblement. Harry, qui est à la fois mon grand frère protecteur et mon Papa adoptif, est sûrement en train de se battre avec Voldemort, là, au-dessus de ma tête. Je sais que c'est là, qu'il a prévu de le faire s'il le peut.

« Tu te trompes, Alioth. On vient seulement de rejoindre le vrai Passage Secret du Jardin à la Liseuse. Nous sommes donc dans le secteur des Grilles de l'Ecole et ce sont les pas de Graup qu'on entend. » répond Dennis, avant de jeter un coup d'œil vers moi et d'ajouter : « Haut les cœurs, Jérémy. Harry est le plus fort et il va vaincre l'affreux ! C'est une certitude pour moi ! »

« Oui ! Moi aussi, j'en suis certaine ! Et avec un peu de chance, on verra ça quand on sera chez Tatie ! » affirme à son tour Katie Pygott, qui fait également partie de notre groupe.

Et ce qu'elle dit me donne des ailes. Parce qu'elle a raison. Depuis chez Mamie Nally, il est possible de voir ce qu'il se passe du côté de la Cabane Hurlante. Il suffit de monter dans les étages.

Alors, bien que je commence à me sentir pas mal essoufflé, je force l'allure. Produisant mon effort jusqu'à ce que nous arrivions en vue de la sortie. Je me laisse alors aller dans le vide sans hésiter, puis je suis le chemin indiqué par Parvati, en direction de la porte où nous sommes accueillis par Millicent, qui nous oriente vers la salle de bal où nous devons aller.

Mais je m'en fiche, de là où elle veut que j'aille. Je connais le Château par cœur et je sais quel chemin prendre pour me rendre dans la plus haute Tour. De là, j'aurai une vue imprenable sur tous les alentours et avec les Multiplettes que Tonton Bill m'a offertes pour mon baptême, je verrai Harry combattre Voldemort, comme si j'étais aux première loges.

Naturellement, Alioth, Astoria, Dennis et Katie me suivent.

Et heureusement. Parce qu'au moment où nous contournons l'arbre géant qui se dresse dans le hall à ciel ouvert, Rakzïl se met à trembler. Coup d'œil vers son regard.

« Il y a du danger de l'autre côté de l'arbre. Derrière le banc. » murmure-je ensuite, tout en continuant de courir.

« Alors on leur fonce dedans ! » décide Dennis, qui baisse la tête et court plus vite encore en avant, tout en effectuant un signe pour Astoria.

Et à peine avons-nous fini de contourner l'arbre gigantesque, Ramos Ramirez, John Carthrow, Raül Levy et leurs inséparables comparses Gary Down, Charlaine Grant et Liv Taylor, se redressent, pointant leur Baguette vers nous.

« Menton ! » s'écrie aussitôt Dennis, sans leur laisser le temps de dire quoi que ce soit.

Et profitant de notre élan, nous sautons tous en l'air par-dessus le banc, évitant ainsi leurs Maléfices et décochant un coup de pied sur le menton de John Carthrow, Raül Levy et Charlaine Grant, tandis qu'Astoria, qui n'a bien sûr pas entendu la consigne, a frappé dans le ventre de Liv Taylor maintenant courbée en deux. Et elle achève de l'assommer d'une bonne manchette sur la carotide, pendant que Dennis s'occupe de Gary Down et moi-même de Ramos Ramirez qui croyait pouvoir s'échapper, mais s'étale à mes pieds comme la petite merde qu'il est.

« Filez faire ce que vous aviez l'intention de faire ! Je m'occupe de ces petits voyous ! » déclare presque aussitôt après une voix dans notre dos.

C'est Monsieur Rusard et nous nous retournons vers lui d'un bloc, alors que nous nous apprêtions à ramasser les Baguettes de nos ennemis, tombées au sol. Miss Teigne est avec lui, ainsi que Milli, qui hoche positivement la tête, malgré son regard sévère.

Elle a deviné sûrement où je vais. Alors je les remercie et j'entraîne mes amis à ma suite, pour grimper l'escalier de la haute Tour, le cœur battant plus encore à tout rompre s'il est possible, lorsque j'entends pleinement le combat qui se déroule sur la plaine de la Cabane Hurlante.

OoOoOoO

Hermione

C'est une monstrueuse pagaille, dans une monstrueuse Bataille, devant le Château. Et malgré tous nos efforts, le nombre important des Dragons de Feu et Fusées à FeuxFous dont avons usé déjà, il reste encore au moins un quart des Détraqueurs.

Soit environ six cents.

C'est beaucoup trop ! Nous nous affaiblissons trop vite et nos Patronus ont de plus en plus de difficultés à les tenir loin de nous. Nombreux sont aussi parvenus à s'engouffrer dans plusieurs brèches, créées à la suite des Attaques des Harpies et des Mangemorts volants, malgré notre solide Défense Aérienne. Bientôt, ils forceront le passage et pénétreront tous dans le Château.

Or, il y en a déjà bien assez dedans.

« Chefretaine Hermione ! Notre desfoys cède peu à peu face à cette envaisement furieuse et l'haineux gagne du terrain en ces lieux. En grand péril nous sommes d'être prochainement à l'alabaï. Une astucie serait fort bienvenue ! (1)» m'interpelle Magnus, d'un ton très soucieux.

« Je suis en parfaite armoisie avec mon contubernalis. Grand temps serait d'emberlucoquer dans le dessein de bouter le navreur en trapelle ! (2) » renchérit Cameron, que se tient à ses côtés.

« Je suis bien d'accord et toute idée est bienvenue ! Alors à toi de voir, Cameron ! Après tout, c'est toi le meilleur stratège parmi nous ! » réponds-je, en repoussant vers le Saule Cogneur, un Mangemort venu exciter les Détraqueurs contre nous.

Le Saule Cogneur est furieux de voir son espace vital envahi par tous ces indésirables présences qui dégagent tant de noirceur. Ses branches sont sans cesse en action, attrapant tout ce qui passe à sa portée pour lui infliger une sévère punition. Et il est bien heureux de collaborer avec moi quand j'expulse des ennemis vers lui.

« Une feintise me vient en esprit pour empiéger l'hostis, Chefretaine Hermione. Il s'agit de semer embûche dans le faux Secret Passage des Jardins de Dame Liseuse où un troppelet, l'affriolera. (3) » déclare Cameron, après quelques courtes secondes de réflexion.

« Bonne idée ! Encore faut-il d'abord bloquer le système du banc afin qu'il laisse passer tous les Détraqueurs ! Et ensuite, que les appâts parviennent à sortir eux-mêmes du guêpier, car il faudra les attirer très loin dans le Passage et je te rappelle que les Elfes de maison ont plus que très, très solidement bouché la sortie ce matin ! » réponds-je, réfléchissant au moyen de mener cette idée au bout.

Car elle est excellente et elle pourrait nous permettre de débarrasser notre champ de Bataille d'un très bon nombre de Détraqueurs si nous menons bien notre affaire et pourquoi pas en plus quelques-unes de ces cochonneries de Chimères, qui lorgnent un peu trop par ici à mon goût.

Nous sommes parvenus à les tenir à distance, uniquement parce qu'elles n'aiment pas trop les Détraqueurs, qui les refroidissent et les empêchent donc de produire des flammes.

« Portoloin, Chefretaine Hermione ! Portoloin ! » répond aussi sec Magnus.

« Ah oui, c'est vrai ! Alors très bien, dans ce cas ne tardons pas ! Je m'occupe de bloquer le système du banc et toi Cameron, tu peaufines ta stratégie, afin qu'un maximum de ces saloperies soient enfermées et détruites dans ce foutu passage ! Tâche aussi de faire en sorte d'y attirer, des Chimères si tu le peux ! » ordonne-je, demandant qu'on me remplace ici, afin que je puisse me dégager et aller trafiquer le banc.

J'ai déjà ma petite idée et dès que je l'ai mise en pratique, je prends contact avec Cameron, via nos Bracelets de Communication. Puis, quand notre plan est parfaitement au point, j'appelle Kaya Oseki, que je charge de se trouver un abri sûr à proximité et de fermer le passage quand tous nos poursuivants seront entrés dedans. Enfin, j'annule le Sortilège qui masquait le bosquet et je rejoins Cameron et Magnus.

Le mot est passé parmi tous les combattants qui font face ici. Nous préparons notre matériel et dès que Cameron donne le signal de départ de notre action, nous faisons mine que notre défense cède et de chercher à nous replier plus loin. Et ça fonctionne. Un groupe très compact de Détraqueurs nous suit et après deux minutes d'une course folle, nous nous engageons dans le Passage Secret, enfourchant nos Balais et nous éloignant à vitesse moyenne, tout en semant des Fusées que nous avons programmées, afin qu'elles n'explosent qu'après notre départ et la fermeture du Passage.

Coup d'œil par-dessus mon épaule. C'est absolument effrayant de voir cette masse de Détraqueurs s'élancer vers nous en rangs serrés. Il fait un froid glacial et la fatigue provoque un fléchissement dans mes pensées heureuses.

« Dégagement ! » s'exclame Cameron, qui a largement éclairé devant lui, afin de pouvoir évaluer avec précision à quelle hauteur nous nous trouvons.

J'enclenche le mot de passe de mon Portoloin et il m'emporte de l'autre côté du très épais mur de sortie, ainsi que tous mes amis. Et quasiment aussitôt, une série d'explosions étouffées fait trembler le mur et la pierre située autour du Passage Secret.

Pourvu qu'il ne se soit pas effondré ! Et que nous puissions encore user de cette ruse !, espère-je de toutes mes forces. Car je suis sûre que nous avons dû prendre au moins une petite centaine de Détraqueurs au piège, dedans. Quelques Mangemorts cachés parmi eux aussi. Car un peu avant que je saisisse mon Portoloin, un Maléfice m'a frôlé l'épaule.

Les FeuxFous ne feront pas la différence entre eux et les Détraqueurs. Ils vont brûler vif. C'est horrible. Mais d'un autre côté, ils ont eu assez leur chance d'échapper à la mort. Alors tant pis pour eux.

Mon Bracelet chauffe et je jette rapidement un coup d'œil dessus. C'est le QG qui m'informe comme je l'ai demandé, du nombre approximatif de Détraqueurs que nous avons attirés dans le Passage Secret. Au moins cent soixante.

« Un peu plus d'un quart de ce qu'il restait ! Nous en avons piégés un quart ! Et le Passage Secret a apparemment tenu le choc ! » m'exclame-je, positivement impressionnée.

C'est beaucoup mieux encore que je l'espérais. Une véritable hécatombe parmi les Détraqueurs qui étaient encore en lice.

Tant mieux !

« Alors repartons sans attendre et piégeons de nouveau quelques dizaines de ces saloperies, dès que le QG nous donnera le feu vert ! » déclare Matthew Verney, en enfourchant son Balai

Nous regagnons nos positions, galvanisés par cette belle petite victoire sur nos ennemis. Et lorsque je reçois l'information qu'il n'y a plus Âme qui vive dans le Passage Secret, je vais actionner le Banc. Une horrible puanteur m'assaille aussitôt les narines et c'est le cœur au bord des lèvres, que j'aspire la fumée si nauséabonde, puis invite à sortir quelques FeuxFous et un Dragon de Feu encore actifs.

Et nous menons pour la seconde fois notre opération. Sans parvenir toutefois à entraîner derrière nous de Chimères, comme nous l'aurions pourtant souhaité. Un peu moins de Détraqueurs aussi je pense. Mais il y a toujours des Mangemorts parmi eux et nous devons esquiver leurs Maléfices en prenant le grand risque de nous télescoper.

« Corne Bouc ! Le Ribleyeur m'a touché ! » s'exclame soudain douloureusement Magnus.

Son Balai pique dangereusement du nez, mais dans un superbe réflexe Cameron attrape son ami par le bras, disparaissant aussitôt. Nous les rejoignons trois secondes plus tard derrière le mur.

Oh ! Merlin ! Non ! Ce n'est pas vrai !, me dis-je, tout mon sang se retirant de mon visage et en me précipitant vers mes amis.

Cameron tient Magnus dans ses bras, sa tête enfouie dans son cou, le serrant fort contre lui et ses épaules tressautant. Un poignard est fiché jusqu'à la garde dans le dos de Magnus. Je jette vivement un Sortilège de Diagnostic, avec l'espoir que Cameron se trompe et qu'il n'est pas trop tard pour notre ami.

Mais il n'y a plus rien à faire. Magnus est mort.

Comme Elisabeth Rosewood au tout début de la Bataille au sol.

Comme Gudrun et Gustavo il y a quelques minutes.

Et tant d'autres sûrement déjà, que je n'ai pas vus tomber.

Des larmes brûlantes montent dans mes yeux. Mais je les refoule, gorge profondément nouée. C'est terrible, mais nous ne pouvons pas nous attarder sur nos morts. Nous devons continuer notre lutte. C'est le meilleur moyen d'honorer leur mémoire en cet instant. Ils ont donné leur vie pour sauver leur famille, leurs amis. Pour sauver l'Ecole et le Monde Sorcier. Et je le dis d'un regard aux autres. Alors ils viennent presser l'épaule de Cameron avec amitié, embrasser le front de Magnus avec chagrin et ils repartent se battre, tandis que Cameron me retient par le bras.

« Je l'aimais, Hermione ! Je n'ai jamais osé lui dire parce que lui, il aimait les filles. Mais je l'aimais comme un fou depuis toujours. C'est pour être avec lui à tout instant que j'ai partagé ses passions, appris à parler l'anglois… Je ne pourrai jamais plus le parler, maintenant. Jamais plus ! Ça n'appartenait qu'à nous. A nous, tu comprends ! » me dit Cameron, levant son visage baigné de larmes vers moi.

Je comprends, oui.

Oh Oui ! J'ai éprouvé ce sentiment lorsque Viktor est mort.

Et je me sens terriblement malheureuse pour Cameron, de ressentir à son tour cette affreuse douleur. Mais je ne sais rien faire d'autre que hocher la tête et les prendre dans mes bras Magnus et lui, pour les serrer très fort et les embrasser sur la joue, avec toute l'amitié que je ressens pour eux dans mon cœur si peiné.

Plus rien ne sera comme avant pour aucun d'entre nous, quand la Bataille sera terminée.

Non, plus rien.

Elle nous marque tous en ce moment même de son empreinte indélébile, plus profondément encore que la Marque des Ténèbres imprimée par Voldemort sur le bras de ses Serviteurs.

OoOoOoO

Elinor Lobban

Tout va à un rythme effréné et la dernière Barrière Végétale va être franchie déjà.

Terry et son équipe viennent d'emmener les Sirènes et Tritons, ainsi que le Calmar Géant et les Strangulots, dans un autre Lac. Il en manquait parmi eux. Mes amis et le Peuple de l'eau ont payé un lourd tribut. Et bien que je n'y croie pas trop, je tâche d'espérer que les absences ne sont justifiées que par des blessures mineures.

Illusion, bien sûr. Ce serait trop beau qu'il en soit ainsi, hélas !

« Allez, Elinor ! En piste, ma belle ! » me souffle Lee, m'attrapant par la main pour aller vers notre nouvelle position.

Nous longeons ce qu'il reste de rive à parcourir, le long du Lac Noir devenu un vaste cimetière pour les cendres de ces hommes, femmes et enfants, qui ont été tués pour la seconde fois aujourd'hui.

J'ignore si les Sirènes et Tritons reviendront un jour ici. Connaissant leur philosophie, valeurs et croyances, j'en doute. Et cela me rend triste pour eux, qui ont abandonné leur foyer aujourd'hui, mais aussi pour les futures générations d'élèves, qui n'auront jamais l'occasion de nager avec les Sirènes et Tritons aux beaux jours du printemps.

Nous sommes en place maintenant. J'ôte la Cape d'Invisibilité que Maugrey Fol Œil m'a prêtée et la fourre rapidement dans une poche de mon sac à malice, dont je sors deux ceintures lourdement blindées de chargeurs neufs, les passant vivement sur mon épaule, avant de m'armer de ma Mitraillette Magique.

Malgré tous ceux qui ont déjà été réduits en cendres, je pense qu'il reste deux tiers des Inferi encore et il ne faut plus trop compter sur les Grenades. Fred en a fait une arme contre les Chimères et il a dû en utiliser un maximum déjà contre elles. Mais entre les Ceintures de Feu, les Dragons et la nouvelle équipe qui vient de se mettre en place, nous pourrons peut-être les empêcher de quitter les abords du Lac, si les autres parviennent à tenir les Mangemorts, Chimères et autres Trolls ou Crabes de Feu assez loin de nous.

Mais ça, ce n'est pas gagné, loin de là ! Même la présence des Dragons de Charly et Nadya, qui sont arrivés à notre rescousse il y a quelques minutes, n'a pas dissuadé ces connards de Mangemorts de revenir encore et toujours à l'assaut !

Ça me fait la sale impression qu'ils se sont engagés dans un suicide collectif. Comme si la vie ne pouvait plus avoir aucun sens pour eux s'ils n'obtenaient pas victoire à tout prix aujourd'hui et qu'il valait donc mieux pour eux mourir, que de survivre à une défaite.

Comment peut-on en arriver là, au nom d'un idéal aussi crétin que la pureté du sang ? Comment n'ont-ils pas compris qu'à force de se marier uniquement entre eux, les Sorciers couraient à la perte de leur race et de leur Monde ? Et qu'il valait cent fois mieux être un né Moldu comme Hermione ou un demi-sang comme Lee, que d'être un Sang-Pur au cerveau dégénéré par la consanguinité ?

Peut-être parce que leur cerveau est trop dégénéré déjà ?

Les voilà, ils sortent de l'eau. Mon ventre se tord, tandis que je lâche mon Sortilège de Désillusion. Je suis certaine qu'il y a parmi ces Inferi, des personnes que j'ai connues de leur vivant et je prie le ciel pour qu'aucune ne vienne vers moi. Ça me déchirerait le cœur d'avoir à les atomiser.

Mais je le ferai, sans me poser de question. Parce qu'il n'y a pas d'autre choix possible.

Charly et Nadya effectuent un passage, réduisant en cendres une bonne partie du groupe compact qui se précipite vers nous. Nous tirons à leur suite, faisant exploser les rescapés et les Inferi qui sortent à leur tour de l'eau, en minuscules étoiles qui s'envolent dans le vent.

Merci Merlin, il est contraire et les emporte vers le Lac. Les Sylphes et Sylphides n'y sont certainement pas étrangers, car je crois bien que Draco leur a demandé de faire en sorte que nous ne soyons pas aveuglés par les cendres.

Fred et Angelina entrent maintenant en action à leur tour, avec les Ceintures de Feu. De nouvelles colonnes de cendres s'envolent, mais cette fois il y a aussi des morceaux de chairs accrochés à des bouts d'os plus ou moins gros. Ça me flanque la nausée, mais j'imagine qu'il s'agit de morceaux de bois ou des pierres et je ravale mon estomac qui me montait à la gorge.

Et de concert avec Lee, je tire, je tire et je tire, encore et encore. Remplaçant d'un geste vif, chargeur vide contre chargeur plein, dès que nécessaire. Guettant aussi du coin de l'œil l'avancée des Mangemorts et de leurs Créatures Maléfiques, qui repoussent peu à peu vers nous, les Gobelins, les Elfes de maison, les Membres de l'Ordre, du Comité et du Groupement de Défense qui les combattent. Mais bien qu'ils dégorgent toujours en masse, à chacune de leur avancée l'effectif de nos ennemis s'amenuise plus que le nôtre, j'en suis certaine. Non seulement car il y a de nombreux morts parmi eux, mais aussi car il y a toujours des pièges pour accueillir les Mangemorts sur les places cédées par les nôtres.

Il arrivera un moment cependant où inévitablement il n'y en aura plus, des pièges. Et là, ce sera plus dur encore pour nous de faire face, assurément.

Mais comment peuvent-ils être encore aussi nombreux ces dégénérés du bulbe ? Comment ?

« Angie ! » hurle soudainement Fred, par-dessus le fracas des Mitrailleuses Magiques et des explosions de FeuxFous.

Cela vient de non loin quelque part devant moi, vers la droite. Mon regard s'égare vivement et automatiquement de ce côté. Fred se précipite pour rattraper Angelina qui tombe comme une pierre, sans chercher à se débattre contre la gravité, ni pousser un seul cri. Et aussitôt Fred a-t-il saisit son bras, il disparait à notre vue.

Alors je tire et je tire encore et encore, sur le groupe compact des Inferi qui vient vers Lee et moi-même. Essuyant les larmes qui brouillent ma vue d'un coup de manche, quand vient à nouveau le moment de remplacer mon chargeur vide par un chargeur plein, dans le va et vient des Dragons qui subissent sans cesse les assauts des Chimères.

Il n'y a aucun doute dans mon esprit. Le hurlement de Fred était trop étranglé, trop désespéré. Je conclus donc que je viens de perdre une amie. Une de plus.

Car combien d'autres en ai-je déjà perdues dans le Château, le Parc ou la Forêt ?

Combien vais-je encore en perdre ?

Mes frères ainés sont-ils encore en vie ?

Serai-je moi-même en vie, d'ici la fin ?

Et bon sang ! J'espère que Stuart a obéi aux ordres et qu'il a quitté le Château avec ses amis de cinquième année !

OoOoOoO

Harry

Norbert pose pied au sol, en même temps que Salazar. Je saute de son dos, ne manquant pas le regard furtif jeté par mon adversaire, sur le Dragon qui s'éloigne pour rejoindre Charly. Et je devine sans peine sa pensée.

« Inutile d'essayer ! Il n'obéit qu'à moi, comme ton Basilic n'obéissait qu'à toi il fut un autre temps ! » déclare-je, un peu moqueur, attisant une fois de plus sa fureur.

Il répond en jetant un Avada haineux vers moi. Je le laisse venir et me décale simplement d'un pas, pour l'éviter.

« Ordonne à tes troupes de rompre le Combat, Jedusor ! Ça se passe uniquement entre toi et moi et elles courent au massacre pour rien, tu le sais bien ! » tente-je, bien que connaissant la réponse d'avance.

Peu importe que ses troupes meurent.

S'il doit lui-même courir à sa perte, alors tout comme Voldemort, Salazar aimerait faire table rase du Monde s'il le pouvait, afin que personne ne survive après lui. Et sa réponse est encore un Avada, rageusement jeté à pleine puissance.

Cette fois je le cueille, supportant son poids durant quelques secondes, avant de le dévier vers le ciel et de riposter puissamment, déterminé à en finir au plus vite.

Il y a bien trop longtemps déjà que mes amis se battent, sans qu'aucun renfort encore ne soit arrivé.

Cela m'inquiète. Et je me dis depuis tout à l'heure, que c'est peut-être là l'entourloupe qu'il nous a réservée. Qu'il a anticipé au moins l'une de nos réactions possibles et a empêché les renforts de venir jusqu'à nous.

Comment il a pu s'y prendre, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est qu'Antonin Flint n'était pas revenu, lorsque Salazar a activé la Marque d'un Mangemort, pour appeler ses troupes.

Flint l'a-t-il rejoint à ce moment-là ? Ou avait-il une autre Mission ?

OoOoOoO

Chefretaine : Capitaine - Defoys : défense - Envaisement : invasion Haineux : ennemi - Alabaï : aux abois – astucie : ruse –

armoisie : accord, harmonie – contubernalis : camarade de tente (ici dortoir) -Emberlucoquer/ monter un traquenard -Navreur : affronteur - Trapelle : souriciere

Feintise : feinte, ruse – hostis : ennemi - Troppelet : petite troupe

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