Disclaimer : cf chapitre 1
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Mille mercis à Misty, ma merveilleuse beta !
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Ultimes Sacrifices 7 / 11
Acte 8 : De Mal En Pis
Miho
C'est très joli, la Cité des Sources, très tranquille et les Elfes sont super gentils avec moi.
Mais je suis quand même trop, trop triste d'être ici !
Et puis j'ai surtout trop peur pour Papa, mon Parrain Grognon et tout le monde !
Je sais bien que c'était trop dangereux, mais je préfèrerais quand même être là-bas, chez Tatie Nally, avec Alioth, Astoria, Dennis et Jérémy ! Au moins je saurais ce qu'il se passe ! Et peut-être que je pourrais aider un petit peu, même si ce n'est pas beaucoup ! Faire des lits à l'hôpital ! Donner à boire aux blessés ! Et comme ça, ils pourraient me donner des nouvelles !
Pourquoi les grands Elfes ne vont pas les aider ? Je sais bien qu'ils vont eux aussi avoir une grande Bataille fort bientôt, mais quand même. Parce que moi, je suis sûre que Papa et tous ceux qui connaissent la Celtycie, viendront les aider ici, même si eux ne sont pas venus le faire à Poudlard. Ce n'est pas juste !
Non, ce n'est vraiment pas juste ! Et je vais aller le dire à Cuthalion, c'est décidé !
Alors je me lève de mon lit qui a une jolie forme de cygne, sans oublier mon Plumki que je serre fort sur mon cœur et je vais vers la porte. Je ne sais pas où se trouve Cuthalion en ce moment, mais ça ne fait rien, je le trouverai bien. Même s'il faut aller à l'autre bout de la Celtycie je le trouverai ! Je suis assez têtue pour ça !
Quand je sors de ma chambre, la copine d'Aldaron, est un peu plus haut dans le couloir et elle se dépêche de venir vers moi, tout en disant : « Où vas-tu, petite Miho ? Tu devrais dormir à cette heure. »
Elle est très belle, Lindorië et je suis sûr qu'Aldaron va se marier avec elle. Elle penche la tête pour me regarder et je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre qu'elle venait me voir parce qu'elle savait que je ne dormais pas.
Moi, je lui réponds quand j'arrive juste à sa hauteur, mais sans m'arrêter de marcher : « Je vais voir Cuthalion ! Parce que j'ai quelque chose de trop important à lui dire ! »
Alors Lindorië, elle fait demi-tour et elle marche à côté de moi, puis elle me dit : « Le Roi Cuthalion est en réunion du Conseil et ne peut être dérangé. Mais tu pourras le voir demain matin. »
Elle est fort gentille et sa voix est très douce. Mais je ne veux pas l'écouter. Et je m'en fiche que Cuthalion est en réunion du Conseil ! Moi, je veux lui parler tout de suite !
Alors je ne réponds pas à Lindorië et je continue de marcher. Je sais où se trouve la salle de réunion du Conseil. Aldaron me l'a montrée quand il m'a fait visiter le Château. Je trouverai bien mon chemin pour y aller maintenant.
Lindorië, elle pose une main sur mon épaule. Je suis sûre qu'elle espère que ça va me faire arrêter de marcher, mais non, je continue. Et comme je ne dis toujours rien, Lindorië me dit encore : « Je sais que tu es très inquiète pour ta famille, Miho. Nous pouvons parler de cela toutes les deux. »
Sa main est un peu plus lourde sur mon épaule. Cette fois, elle va m'arrêter c'est sûr et vouloir me ramener dans ma chambre. Mais moi, je ne veux pas, alors je donne un petit coup sec avec mon épaule pour dégager sa main et je lui réponds : « Tu es bien gentille Lindorië, mais ce n'est pas avec toi que je veux en parler ! C'est avec Cuthalion et personne d'autre ! Alors fiche moi la paix ! », et puis je me mets tout de suite à courir pour échapper à sa main qui cherche encore à se poser sur mon épaule, faisant sans vraiment savoir comment j'y arrive un grand bond en avant pour prendre beaucoup d'avance sur elle.
Je suis entêtée et désagréable, je le sais bien. Et Papa ne serait certainement pas content de savoir que je parle comme ça à Lindorië. Mais je m'en fiche complètement ! Je payerai une grosse amende quand tout sera fini s'il le faut, mais je vais voir Cuthalion. Je dérangerai le Conseil et je lui parlerai. Un point c'est tout ! Tant pis si ça met tout le monde en colère ! C'est trop important pour moi !
Je suis bien contente de reconnaitre une Statue quand j'arrive au carrefour de deux couloirs. C'est là que je dois tourner et après je dois longer jusqu'au bout un mur peint d'une jolie fresque qui raconte la création de la Celtycie, puis je dois tourner à gauche.
Seulement, Lindorië est encore derrière moi et elle me rattrapera bientôt, car elle court décidément trop, trop vite pour moi. Alors je fonce plus vite encore, en faisant un nouveau grand bond en avant, sans savoir comment je fais ça, comme d'habitude.
Et Lindorië, elle me crie : « Miho ! Tu ne peux pas aller dans la salle du Conseil ! »
Je ne réponds pas pour économiser mon souffle. Je tourne à gauche et je fonce encore plus vite en espérant arriver au bout avant que Lindorië m'attrape, parce que cette fois, je vois Cuthalion, là-bas, par l'ouverture ronde de la Salle du Conseil. Alors ce serait vraiment trop bête de me faire rattraper si près du but !
Lindorië m'appelle encore. Cuthalion l'entend aussi et tourne sa tête vers moi, puis il se lève. Et mince ! Je sens dans mon dos que Lindorië m'a rattrapée déjà et qu'elle tend sa main pour m'arrêter ! Alors je fais encore un grand bond en avant et tout à coup je ne sais pas comment j'ai pu aller si loin, mais j'arrive tout droit dans les bras de Cuthalion. Mais j'allais trop, trop vite et il bascule en arrière à cause du choc. Et pour finir, il tombe sur le dos.
Ah ! Nom de Zeus ! Je vais me faire gronder trop fort là ! Et sûr, Cuthalion ne voudra pas m'écouter ! Il faut que je profite qu'il a le souffle coupé et que tout le monde est trop sous la surprise pour parler !
Alors je recule très vite du ventre de Cuthalion, mais je reste sur ses jambes et je le regarde en plein dans ses yeux, avec les miens où je fais venir des grosses larmes et je crie, avant qu'il me gronde : « Tu dois aller à Poudlard pour aider mon Papa et tous les autres, Cuthalion ! Il faut y aller ! Ils en ont trop besoin ! C'est une trop grosse Bataille, je le sais ! Alors il y a plein de gens que j'aime qui sont en train de se faire tuer ! Ce n'est pas juste de ne pas aller les aider ! Toi, tu sais très bien qu'ils viendront se battre avec vous ! Alors tu n'as pas le droit de rester sans rien faire et de les laisser se battre tout seul à Poudlard ! Ce ne serait pas juste ! Pas juste du tout ! Et je te détesterai toute ma vie si tu ne les aides pas ! Toute ma vie ! »
J'ai tellement mal dans mon cœur et trop peur que mon Papa et tous ceux que j'aime meurent, que maintenant je pleure pour de vrai et très fort.
Cuthalion ne me gronde pas. Il se redresse et me regarde avec un sourire que je trouve triste, puis il me dit avec une voix douce : « Tu as raison, petite Miho. Ce ne serait pas juste et c'est ce que j'expliquais au Conseil. Aldaron rassemble une troupe en ce moment même. Nous allons partir dans un instant et je te promets de veiller sur celles et ceux que tu aimes. »
Alors je me jette dans ses bras pour le remercier. Et Cuthalion, il me serre gentiment contre lui et me caresse le dos. Je serre très fort son cou aussi et je pleure encore plus fort. Parce que j'ai encore trop peur pour Papa et tous les autres, mais je suis aussi contente de savoir que Cuthalion va aller aider à Poudlard.
Mais tout à coup, ma joie s'en va et je suis inquiète pour lui et Aldaron en plus. Alors quand j'arrive à parler, je lui dis : « Tu feras très attention à toi, n'est-ce pas ? »
Et Cuthalion répond, en me serrant un peu plus fort : « Oui. Je ferai très attention, Miho, je te le promets. »
Après, il m'éloigne un peu de lui et il me donne un gros baiser sur la joue. Alors je l'embrasse aussi très fort, parce que je l'aime beaucoup Cuthalion. Déjà avant, je l'aimais beaucoup. Mais maintenant, je l'aime encore plus fort. Et je ne veux pas qu'il lui arrive malheur à lui non plus.
« Va maintenant avec Lindorië, Miho. » me demande gentiment Cuthalion.
Je dis oui de la tête et je l'embrasse encore une fois sur la joue, avant de me lever de ses jambes. Lindorië vient me prendre par la main et pour sortir de la salle du conseil avec elle, je marche à reculons pour pouvoir faire signe au revoir à Cuthalion.
Mince ! Je n'aime vraiment pas savoir qu'il va partir à la guerre lui aussi ! Et j'espère de tout mon cœur qu'il ne sera pas tué ! Alors je ferme les yeux très fort et je demande à Maman et Papa qui sont au ciel de veiller sur lui aussi, comme j'ai demandé déjà qu'ils le fassent sur mon Papa Sirius, Parrain Grognon, Harry et tous les autres.
Mais mon cœur me fait de nouveau très mal. Je suis trop inquiète ! Et je voudrais pouvoir rentrer vite chez Tatie et être avec les autres, pour avoir des nouvelles et savoir très vite quand ce sera fini. Alors je sais bien que ce n'est pas possible de rentrer maintenant, parce que la Magie de cet horrible Voldemort pourrait trouver refuge dans mon Réceptacle quand Harry va le tuer, mais quand même ! Je voudrais être tout près de la Porte et qu'on vienne me chercher tout de suite quand ce sera fini et qu'on sera sûr que l'autre affreux méchant ne pourra plus rien faire pour échapper à la mort.
Et de toute façon, je n'ai pas envie d'aller me coucher ! Je sais bien que je ne pourrai pas dormir à cause de toute mon inquiétude. Alors, quand nous arrivons presque devant ma chambre, avec Lindorië, j'arrête de marcher et je lui demande : « On ne pourrait pas accompagner Cuthalion et Aldaron jusqu'au Village des Elfes de maison ? »
Lindorië serre un peu plus fort ma main et moi je comprends tout à coup, qu'elle s'inquiète aussi, à cause de la guerre. Parce que Aldaron qu'elle aime trop fort pourrait se faire tuer. Elle me regarde avec un air triste et elle me répond doucement : « Tu dois rester en Celtycie, Miho, tu le sais bien. »
« Oui, je sais bien. Je voulais dire qu'on resterait derrière la Porte toutes les deux, pour avoir plus vite les nouvelles. Et je te promets de tout mon cœur de ne pas faire de bêtise ! Je veux juste savoir tout de suite quand la Bataille sera terminée. » je lui dis à mon tour, en la regardant avec mon regard le plus malheureux possible.
Ça marche presque toujours quand je le fais avec Parrain Grognon et beaucoup d'autres personnes aussi. Il y a juste Papa qui ne se laisse vraiment pas prendre lorsque j'ai fait une bêtise et que j'essaye de l'amadouer comme ça. Ça le fait même rire et après il me punit quand même comme il l'aurait fait avec n'importe qui d'autre.
Lindorië, elle, elle me répond : « Et comment pourras-tu savoir que la Bataille est terminée, si nous restons derrière la Porte ? »
Ça, ça veut dire qu'on doit obéir aux ordres et rester ici. Mais je vois bien qu'elle flanche quand même et qu'il ne faudrait pas grand-chose pour qu'elle s'arrange, afin qu'on aille attendre juste derrière la Porte toutes les deux.
Alors je fais mes yeux encore plus tout suppliant et je dis encore : « On demandera à Cuthalion ou Aldaron qu'il envoie quelqu'un pour nous prévenir. »
Lindorië sourit et elle fait oui de la tête. Je savais bien qu'en parlant d'Aldaron je gagnerai !
On se met à courir très vite toutes les deux pour tâcher d'arriver à temps pour monter dans une calèche des Roherdirons. Lindorië prend tous les raccourcis qu'elle connait. Et finalement, on a de la chance. Parce que Cuthalion et Aldaron ne sont pas encore partis quand on arrive. Mais c'était juste à temps ! Parce qu'ils allaient le faire dans une seconde !
Cuthalion sourit en nous voyant arriver. Il me regarde avec de l'indulgence dans ses yeux, exactement comme Parrain Grognon le fait souvent et il dit : « Entêtée petite Sorcière ! Je me doutais bien, que tu n'en resterais pas là si facilement ! »
Mais il me fait aussi un signe avec sa tête, pour me dire de grimper à côté de lui. Alors je grimpe vite et je lui fais un câlin, jusqu'à ce qu'on arrive auprès de la Porte.
Il y a au moins une centaine d'Elfes qui sont là, deux par deux assis sur des Dragons de différentes races. Ils sont tous très beaux les Elfes, habillés en vert, avec un casque et un plastron doré qui reflète la lumière des Lunes. Ça me fait mal au cœur de savoir qu'ils pourraient mourir quand je les regarde passer la Porte derrière Cuthalion. Et je serre très fort la main de Lindorië. Elle aussi, elle me serre fort la main quand Aldaron la regarde et lui sourit, avant de passer la Porte en dernier.
Elle a peur, comme moi. Et on reste toutes les deux à regarder la Porte pendant un petit temps et puis on s'assoit dans l'herbe, serrée l'une contre l'autre, à attendre qu'on vienne nous chercher.
J'espère qu'il ne faudra pas le faire trop longtemps ! Parce que je sais bien que plus on attendra longtemps et plus il y aura des gens que j'aime qui seront morts.
Et ça, je ne le veux pas.
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Dudley
Dedalus vient de m'appeler, pour dire que maintenant ses amis et lui vont quitter le siège de Radio Sorcière, pour se rendre à la Gentilhommière. Et qu'Hestia va le rejoindre, car elle a totalement passé la main à Ambrosius Pygott pour coordonner l'arrivée des renforts et leur répartition.
Je suis content que tout se soit bien passé pour eux et qu'ils ont pu passer le message à la Radio, qu'il fallait que tous les Sorciers en capacité de se battre aillent à Poudlard. Et je suis content aussi, de savoir que des renforts sont déjà partis là-bas et à l'hôpital de secours. Parce que ça doit vraiment craindre un max à Poudlard.
« Ici Andy ! Répondez, Base de Londres ! » qu'on appelle à la Radio de la Base.
Je me dépêche de changer de casque d'écoute, gardant quand même une oreille sur le premier, car Dedalus peut m'appeler d'une seconde à l'autre.
« Ici Dudley. Salut Andy. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » que je réponds, en prenant la tasse de thé que Pénélope vient de me servir.
« Je me demandais si tu avais des nouvelles de Poudlard ! Nous nous rongeons les sangs ici, avec le commissaire Finch-Fletchley ! » qu'il répond Andy, avec une voix qui dit toute son inquiétude.
« Non ! On n'en a pas ! Et je ne peux pas te parler plus, parce que Dedalus et ses amis vont bientôt être à la Gentilhommière, pour tâcher de capturer le fils de Voldemort et ses sbires ! Alors on va avoir beaucoup de travail Pénélope et moi, parce qu'on est que deux pour être leurs Anges Gardiens, quand ils sont dix ! Comprends que ça va être chaud ! » que je lui réponds avec beaucoup d'inquiétudes et de nervosité aussi.
Ça ne va pas être coton cette affaire ! Il va falloir avoir l'œil partout à la fois !
« Quoi ! Non ! Dis leur d'attendre ! Finch-Fletchley et moi on arrive vous donner un coup de main ! On met la sirène et on sera là dans dix minutes pas plus ! » qu'il dit Andy, coupant tout de suite la communication.
J'avoue que je suis soulagé qu'il vienne donner la main avec le père de Justin. Parce qu'à deux seulement, on aurait vraiment eu du mal avec Pénélope. Alors j'étais très inquiet de rater quelque chose sur les écrans de télé et que Dedalus, Madame Hestia ou l'un de leurs amis soit tué à cause de ça.
Bien qu'avec ce qui est en train de se tramer à la Gentilhommière, ils auront peut-être moins de difficultés. C'est qu'ils ont bien picolé en peu de temps le fils Voldemort et ses acolytes ! Certains ont commencé à se bécoter et se peloter sérieusement, alors à mon avis, il n'y a pas des kilomètres avant qu'on a droit à une partouze.
« Bon, tu ne peux certainement pas nous voir encore sur les écrans, Dudley, mais nous sommes sur place, à cinq cent mètres de la Gentilhommière. Alors dis-nous où ils sont tous, que nous puissions tirer nos plans. » que j'entends tout à coup Dedalus dire dans mes écouteurs, d'un ton très ferme et décidé.
« Faut attendre avant d'y aller, Dedalus ! On va avoir deux Anges Gardiens de plus dans moins de dix minutes ! » que je lui réponds en parlant très vite.
« Deux Anges de plus ? Qui ça ? Tu es sûr qu'ils feront l'affaire ? » qu'il me demande Dedalus, dont le ton est très surpris.
« Ouais je suis sûr qu'ils feront bien le boulot ! C'est Andy et le père de Justin Finch-Fletchley ! C'est des flics alors ils garderont leur calme ! Ils ont l'habitude des situations difficiles, vous pensez bien, c'est courant dans leur job ! Ils arrivent de Scotland Yard ! Avec la sirène, il n'en auront pas pour longtemps ! » que je réponds, d'un ton pour lui faire comprendre que je pense qu'il ne faut pas se précipiter comme ça, que c'est plus prudent d'attendre.
« Les oiseaux ne risquent pas beaucoup de s'envoler du nid de toute façon, n'est-ce pas ? » que quelqu'un d'autre fait remarquer.
Je crois que c'est l'oncle de Neville. Je ne suis pas sûr, parce que je ne connais vraiment pas bien sa voix. Et puis, je ne sais pas si c'est vraiment à moi ou si c'est à Dedalus qu'il dit ça, mais je réagis quand même pour enfoncer le clou :
« Pour sûr ! Le fils de Voldemort et ses amis, ils sont dans le salon, à moitié saouls pour la plupart d'entre eux ! Ils sont tous bien émoustillés aussi ! Et si ça continue à s'échauffer comme ça, ça va dégénérer et c'est la partouze assurée dans moins de deux minutes ! »
« Ben qu'ils s'échauffent bien surtout ! Comme ça, ils ne nous entendrons pas arriver ! » s'exclame alors Dedalus, avant de dire plus calmement : « Bon, tu as raison, c'est quand même plus prudent d'attendre que les deux Anges Gardiens supplémentaires soient arrivés. Mais dis-nous quand même où ils sont tous, là-bas à la Gentilhommière ! Cela nous permettra de commencer à établir nos plans ! »
« Ok ! Alors il y a un planton dehors comme d'habitude et le Père Carrow est à son poste auprès de la porte principale aussi ! » que je commence à expliquer, avant d'être coupé.
« Oh ! Carrow, on ne peut pas dire qu'il nous posera grand problème ! Cela n'a jamais été une lumière, ni un fameux Sorcier ! » qu'elle dit l'une des vieilles dames.
Je crois que c'est la tante de Ron.
Ouais, c'est bien ça ! Parce que Dedalus vient de lui donner raison et il l'a appelée Muriel. Il me dit de continuer mes explications ensuite.
« Alors la femme Carrow, elle, elle est dans la cuisine. On l'a voit qui prépare le plateau de canapés, que le fils de Voldemort a réclamé pour lui et sa bande. Bletchley est avec elle ! Il s'occupe des bouteilles d'alcool ! Avec ça, il reste le planton qui est devant la porte du bureau. Et les deux remplaçants sont dans leur chambre pour l'instant. » que j'explique, en vérifiant bien que j'ai oublié personne, sur la petite liste que je me suis écrite.
C'est tout bon. J'ai rien loupé. Les deux autres Carrow ont été capturés ce matin. Les trois gus qui font le ménage ou le jardinage du parc et les deux qui couchent avec Voldemort sont partis tout à l'heure quand il a appelé à la Bataille.
« D'accord, Dudley ! Préviens-nous dès qu'Andy et Finch-Fletchley sont là ! Nous, pendant ce temps, nous formons nos plans et nos équipes ! » qu'il répond Dedalus, avant de couper le contact.
Je suis vraiment bien soulagé qu'il a accepté d'attendre !
Ah merde ! Voilà Bletchley qui va livrer le plateau d'alcool et de canapés !
Oh. Bah ça va pas lui prendre trop de temps je pense. Il sera revenu dans la cuisine quand nos renforts en Anges Gardiens arriveront. Et puis si jamais il y avait du changement dans les positions des uns ou des autres, il sera toujours temps de le dire à Dedalus, avant qu'il passe à l'attaque.
Bletchley est accueilli comme le bon Dieu, avec son plateau. Les autres se jettent dessus comme des alcoolos et des galafres de première classe.
« Vodka au poivre semble-t-il, qui en veut ? » demande Cooper, en prenant l'une des bouteilles de vodka que Bellatrix a apportée avec des sandwichs au thon tout à l'heure, au moment du thé.
Il la secoue pour faire remonter le poivre qui se trouve au fond, avant de verser la vodka dans des verres à whisky maxi modèle.
De sacrées rasades, moi je vous le dis ! Et naturellement tout le monde accepte d'en prendre. Même Bletchley qui n'a pas le droit d'en boire d'habitude de l'alcool, il a un verre proposé par Cooper, pour fêter l'assassinat qu'il a commis à Poudlard. Bletchley le félicite, puis il boit cul sec son verre, avalant vite fait un mini sandwich puis un second verre de Vodka, avant de repartir vers la cuisine, avec le menu du repas commandé pour dans une heure.
Les canapés sont avalés en moins de deux minutes. Ils les enfournent les uns après les autres, sans prendre le temps de goûter vraiment ce qu'ils mangent, comme je le faisais avant. Et je me rends encore plus compte à quel point ça dégoûte le monde de voir ça.
Ça rigole fort aussi. Et dès les canapés avalés, ça recommence à se bécoter, se peloter à tout va entre deux verres avalés cul sec. Et en cinq minutes, ce que j'avais prévu arrive bel et bien : ça se désape et ça baise.
Il y a seulement un mec qui reste dans son coin, à picoler. Il regarde l'air jaloux les gars et filles qui s'ébattent sur le tapis, tous emmêlés les uns avec les autres, devant le canapé depuis lequel Cooper observe son monde, en se faisant sucer par sa nana.
« Fais pas la gueule, Zac ! Les gars et filles sont bien occupés à se mignoter, mais la queue de Jack est tout de même disponible pour autre chose que sa propre main. Or tu vois bien, que sa bite ne demande qu'à se faire sucer ou à combler un trou. Alors vas-y ! Fille ou garçon, pour Jack c'est toujours tout bon ! » qu'il incite Cooper, avec un mini sourire en coin.
L'autre ne dit rien. Son œil reste fixé sur les autres. Cooper l'observe durant trois ou quatre secondes, donnant deux ou trois bons coups de rein, pour faire comprendre à sa nana d'accélérer la cadence de sa pipe.
« Allons, ne sois pas timide, Zac ! Tu t'y es refusé jusqu'à présent, mais l'expérience te tente avoue-le enfin ! Ça te fait bander n'est-ce pas, l'idée de sucer une bite, pendant qu'une langue bien habile te titille le cul et de t'asseoir ensuite sur une belle grosse queue, comme celle de Jack. Alors vas-y. Fais-le. Suce-lui la queue et la langue de Jack délaissera la chatte d'Elsa, pour la fourrer entre tes fesses. Allez Zac ! Pense au bonheur que tu auras à sucer sa queue, à tous ces longs et agréables frissons de plaisir que tu vas éprouver quand la langue de Jack te lèchera la rondelle. Pense aussi combien ce sera bon après ça, de sentir sa belle grosse bite bien mouillée par ta salive, s'enfoncer lentement dans ton cul, pour te labourer ensuite avec vigueur. Et combien ce sera meilleur encore, de te faire enculer profond pendant qu'une bouche pulpeuse te suce la queue ou que tu défonces une chatte. Et même pourquoi pas un cul, toi aussi ! » qu'il insiste maintenant d'une voix de velours, l'œil lubrique et moqueur en même temps.
C'est un défi, ça ! J'en mettrais ma main au feu ! Le Zac il n'a pas du tout envie d'avoir une relation homosexuelle. Mais il y a un enjeu derrière ça. Une belle récompense à la clef s'il accepte de se plier au défi de Cooper.
Le Zac fixe le fils de Voldemort d'un œil plutôt noir. Puis soudain il avale cul sec sa quatrième ou cinquième vodka et se fout à poil d'un coup de Baguette, avant d'aller vers les autres, l'air décidé à relever ce défi qui doit être dans l'air depuis un bout de temps à mon avis. Et tout de go, il arrache le Jack à la chatte de la fille nommée Elsa.
« Tu as entendu Copper, Jack ? Lèche-moi le cul, pendant que je te suce. Et surtout, prépare moi bien à être enculé profond par ta bite !» ordonne Zac, en renversant le Jack sur le dos, puis se fichant à quatre pattes tête bêche avec lui.
L'autre ne se le fait pas dire deux fois. Il écarte les fesses du Zac à pleines mains et fourre vite la langue entre les deux, tandis que le Zac prend la bite de son complice en main et se mets à la sucer avec vigueur, malgré son air dégouté.
Alors Cooper éclate de rire, une lueur triomphante dans le regard. Puis il glisse à l'oreille de sa nana qu'elle devra être très gentille avec Zac et lui faire tout ce qu'il lui demandera, quand il aura la bite de Jack dans le cul. Elle fait aussi sec la gueule. Et je comprends que cet enfoiré de salopard a mis sa nana en jeu avec le Zac, sans lui en avoir parlé d'abord. Elle n'est pas d'accord du tout et fait non de la tête, avec un regard coléreux, disant qu'elle n'appartient qu'à lui.
Mais il la ramène sur ses genoux, lui fait boire son verre de Vodka, puis lui flatte le minou de la main et lui suce les tétons entre deux promesses de monts et merveilles si elle est bien coopérante. Et finalement, elle accepte tout ce qu'il veut, du moment qu'il lui donne son plaisir à elle avant.
Quel salopard ! Il est vraiment comme son paternel, usant des autres pour satisfaire son bon plaisir, aussi tordu et cinglé que lui aussi !
Et ça me dégoûte complètement.
Pénélope aussi est dégoûtée, ça se voit bien. Elle prend soin de surveiller de près les télés du de la cuisine, du couloir et du parc, en évitant soigneusement de regarder ce qu'il se passe dans le salon. Je la comprends. Ça ne doit vraiment pas être facile pour elle. Pas seulement parce que c'est une fille, ni parce qu'elle est enceinte. Mais parce que c'est sûrement un tordu comme ceux-là, qui a tué Percy.
« Je suis vraiment désolé, tu sais ! » que je lui dis tout à coup à Pénélope.
« Pourquoi ? » qu'elle me demande, en me regardant l'air étonnée que je dise ça tout à coup.
« C'est à cause de moi, si Percy est mort. Si j'avais… » que je commence, avant qu'elle me coupe la parole.
« Non, arrête ! Tu n'es pas responsable ! » qu'elle me dit, des larmes venant dans ses yeux.
« Si, je le suis ! Ce soir là, Blaise a bien dit que… » que je commence encore.
Mais elle me coupe la chique encore elle aussi.
« Peu importe ce qu'a pu dire Blaise ce soir là ! Il doit l'avoir fait sous le coup de l'émotion et si tu en reparles avec lui, je suis certaine qu'il a révisé son jugement depuis. » qu'elle dit, essuyant ses larmes avec son mouchoir, avant de dire encore : « Ecoute Dudley. Je sais comment les choses se sont passées et que tu as hésité à sortir du garage. Mais j'aurais sûrement hésité aussi à ta place. Des Mangemorts en voulaient à ta vie et tu n'avais aucun moyen de te défendre d'eux. Ton hésitation a donc été normale. Voldemort et Parkinson, celui a tué Percy, sont les seuls coupables et responsables. Et personne d'autre ! Alors cesse de culpabiliser. Ne pense plus à ça. Songe plutôt que ce soir, tu vas aider à mettre fin aux agissements de ces… ces… dégénérés pervers ! »
Elle montre la télé du salon, mais ne la regarde pas. C'est moi qu'elle regarde et tout à coup, elle me sourit gentiment. Et puis, elle se penche même pour me faire une bise sur la joue.
Et tout de suite, j'ai un gros poids en moins sur mon cœur.
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Arthur
Je suis heureux de voir Georges arriver. Car ainsi je sais au moins que l'un de mes fils est en vie. Je m'inquiète beaucoup pour eux, pour Ginny. Ceux qu'ils aiment également bien sûr et tous mes amis.
Que le Ciel préserve mes enfants à défaut de me préserver, si la vie d'un Weasley doit être prise ce soir !, prie-je depuis le début des Combats.
« Qui a eu cette idée génialissime ? » demande Georges, en désignant nos Armures bardées de Sortilèges Réflecteurs, ainsi que les Fléaux, Epées et Masses dont nous sommes armés.
« C'est moi, Monsieur Weasley, ne vous en déplaise ! » s'exclame Minerva, en remontant son menton d'un petit air fiérot.
« M'en déplaire ? Ah ! Mais jamais ! Bien au contraire ! Cela prouve une fois de plus que les Gryffondors sont bien les plus astucieux ! » s'exclame Georges, avec un grand sourire moqueur et un clin d'œil qu'il adresse à ceux qui n'appartiennent pas à la Maison Gryffondor.
Ceux-ci lèvent les yeux aux cieux. Draco le premier.
« Ouais, ben ce n'est pas le moment pour les vantardises ! Nous avons du pain sur la planche et j'espère que vous arrivez avec des munitions, parce que nous sommes gravement à court ! Le temps que vous arriviez nous avons même déjà fini le sac que Luna nous a apporté, pour repousser une nouvelle Attaque venant de la Salle des profs et du Hall en même temps. En revanche, équipez-vous en Armure. Nous les avons préparées pour vous. » répond-il, en réparant un Buste en marbre, dont il a rassemblé tant bien que mal les mille morceaux, avant de commencer à le peindre.
« Ouais, des munitions nous en avons encore un peu. Mais je peux savoir ce que tu fiches, avec ce Buste ? Parce que si ce n'est pas le moment pour les vantardises, ça ne l'est pas non plus pour s'adonner à des activités artistiques, mon très cher ami ! » réplique Georges, en levant un sourcil interrogatif et tout en s'équipant des pièces d'Armure que je lui présente.
« C'est pour piéger Benson ! Cette fois, sûr il va arriver. Mercy Hodge a été très coopérative, contre une promesse d'allègement de sa future peine de prison et avant qu'on ne l'envoie se perdre dans le Labyrinthe, elle a envoyé un message à Benson, pour lui dire que j'ai failli me faire avoir par un autre Mangemort. C'est seulement dommage qu'elle sache activer un mot de passe muettement, cette garce ! Bref, cette fois Benson va bel et bien venir en personne. Alors on récupère tous les morceaux de Statues que nous pouvons trouver dans ce bout de couloir et on va les peindre pour faire croire que nous sommes d'un côté, quand nous serons de l'autre. Et au moment où Benson et ses sbires tireront sur les Statues, nous neutraliseront ces immondes pourritures ! » explique Draco, qui a teint la chevelure du Buste en blond et va la poser sur le sol derrière une barricade, avant de jeter un Sortilège d'Illusion qui apporte un semblant de vie au visage statufié.
« Pas mal du tout ! Tu te débrouilles bien ! Mais malheureusement, on ne va pas avoir le temps de mener ton projet au bout. » déclare Georges, pointant son pouce vers l'arrière, qu'il surveille de son Œil Magique, pour ajouter : « Cette fois, je pense que la Grand Porte va céder et qu'ils seront ici dans trente secondes. Or ils sont nombreux. Très nombreux. »
« Combien ? » demande-je, tandis que Georges nous jette quelques paquets de Pétards.
Et soucieux car nos effectifs ne sont guère très élevés.
« Au moins cinq par tête de pipe, sans compter la bonne trentaine de Trolls et deux douzaines de Harpies. » répond Georges, plongeant encore sa main dans son sac, pour sortir cette fois des Galettes qu'il demande à Peeves de s'empresser d'aller les répandre dans le Hall.
Au moins cinq contre un. Et une trentaine de Trolls alors que nous sommes seulement une trentaine nous-même. Merlin ! Ça va être très dur encore une fois !
Peeves revient juste au moment où la Grand Porte cède dans un craquement sinistre et une clameur triomphale.
« Vaporisez-vous les yeux, sinon ça va piquer ! » recommande mon fils en préparant des Bombes Larmoyantes Extra Fortes.
Il attend cinq secondes, puis il jette trois Bombes dans le couloir. La clameur triomphante laisse aussitôt place à une clameur rageuse. D'autant qu'un bon nombre de Mines se sont refermées sur un clic clac sonore déjà. Georges recule maintenant rapidement, semant sur le passage que nous avons laissé libre pour lui, des Pétards Métamorphosants qui exploseront dès qu'un pied les touchera. Et mon fils a tout juste le temps de se jeter derrière notre Barricade, lorsque les premiers de nos ennemis entrent, accueillis à coups de casseroles par Peeves.
Les Trolls enragés par la Potion Poivrée qui brûle leurs yeux et les coups de casseroles de Peeves, foncent droit vers nous, massue levée bien haut. Je grimace. Les Pétards vont être gâchés.
Cependant, j'ai l'énorme surprise de constater que non. Les Trolls sont transformés en Pélicans et autres Hérons de mer, Goélands ou Cormorans, qui se font écraser par leurs massues quand elles leur tombent dessus. Quelques-uns sont morts, assurément. D'autres gravement blessés pour le moins, agonisants dans des tremblements convulsifs pour le pire.
« Nouvelle gamme ! Expérimentale ! Je suis surpris que ça marche sur les Trolls, moi aussi ! Si j'avais su, j'en aurais fabriqués et ramenés davantage, pour en filer à tous les copains ! » déclare Georges, en jetant un Sortilège sur un nouveau chapelet de Pétards, qui fuse vers nos ennemis, s'éparpillant en chemin, pour en toucher le maximum, tandis que Peeves en sème lui aussi dans son rapide sillage.
Volailles caquetantes cette fois. Que le premier rang d'entre nous attache rapidement aux torchères, tandis que le second nous défend des ennemis encore en lice.
Volée de Harpies, dont les têtes tombent sous les coups d'Epées que nous avons ensorcelées.
Six autres Trolls avancent lourdement vers nous à présent, faisant rempart de leur corps massif aux Mangemorts et Vampires, en poussant des grognements rageurs. Draco, Georges, Minerva, Eddy, Ben et moi-même assommons chacun un Troll en leur jetant des Fléaux à la tête. Aussitôt Mangemorts et Vampires se réfugient derrière les corps qui s'affalent lourdement au sol, nous assaillant de Maléfices destinés à tuer ou blesser à mort.
Ils sont totalement indifférents aux coups de casserole que Peeves assène à nouveau avec force sur leur tête et à la bonne trentaine de Fantômes qui vient d'arriver et les traversent de part en part, Mimi Geignarde n'étant pas la moins acharnée.
Nouvel assaut de Trolls. Masses et Fléaux fusent, bombardant de violents coups sur les Trolls ainsi que les Mangemorts qui se cachent derrière eux. C'est l'hécatombe parmi eux, mais bien sûr cela ne décourage pas ceux qui entrent à leur suite.
« Tiens, Benson ! Te voilà de retour par ici ! J'aurais pensé que tu serais allé au secours de ton Maitre qui doit en voir de drôles avec Harry, du côté de la Cabane Hurlante ! » s'exclame soudainement Eddy, d'un ton défiant, en jetant un Sortilège en direction de l'Âne Bâté en chef.
Il a l'air bien frais. Sa mise est impeccable encore. Ce petit salaud n'a donc pas combattu jusqu'ici.
« Je te défie de sortir de ton trou, Carmichael ! Pour un petit Duel à mort ! Rien que nous deux ! » réplique Benson, d'un ton mauvais, en esquivant vivement le Sortilège d'Eddy, puis ripostant tout aussitôt.
Eddy lui renvoie aussitôt son Maléfice. Mais encore une fois Benson esquive et c'est un autre Mangemort qui en fait les frais.
Or, c'était un Eclate-tête, comme par hasard…
Décidément ce Maléfice est très prisé des Ânes Bâtés ! Tout au moins ceux capables de développer la puissance nécessaire à sa production.
« Ben tiens ! Comme si tu étais prêt à jouer à la loyale au milieu de tout ce merdier ! On verra ça quand tous tes acolytes seront tombés, Benson ! Et là, je te promets une déculottée dont tu te souviendras pour le reste de ta minable vie ! Et j'engage le pari que trois secondes et un seul Sort, me suffiront pour te faire voir trente-six chandelles ! » répond Eddy, d'un ton qu'il parvient à rendre joyeusement narquois.
« Va te faire faire foutre, Carmichael ! Tu seras massacré bien avant que nous en ayons fini avec vous tous ! » s'exclame Benson, qui ordonne ensuite un assaut au premier rang de sa troupe.
Les Mangemorts et Vampires qui s'étaient réfugiés derrière les corps s'amoncelant devant eux, se lèvent aussitôt comme un seul homme, sautant par-dessus les cadavres et blessés en hurlant A mort !, et jetant des Maléfices furieux. Nous nous levons tous aussitôt et le rang de Mangemorts et Vampires s'effondre, quand les pièces d'Armures dont nous sommes équipés leur renvoient leur Maléfices. Seuls les Avada ont été contrés, retournant également vers l'envoyeur.
Puis nous restons debout, protégés par nos Boucliers Réflecteurs, jetant Sortilèges sur Sortilèges, jouant de la Masse ou du Fléau contre les derniers Trolls et des Epées ensorcelées contre les Vampires et Harpies, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que Benson que nous laissons tous tacitement à Eddy.
« Bande de pourritures ! Tous plus vicieux et pervers les uns que les autres ! C'est ça, que vous appelez vous battre à la loyale ! En vous cachant derrière des Armures ensorcelées ! » s'exclame Benson, enragé par cette déconfiture et prenant bien garde à rester à l'abri derrière son rempart de corps.
« Ah ! Ah ! Ah ! Tu me fais marrer Benson ! Quand vous étiez vous-même à plus de cinq contre un ! Avoue plutôt que tu aurais aimé avoir cette idée là toi-même ! Mais trop tard connard ! Il n'y a plus une seule pièce d'Armure disponible dans tout Poudlard ! On a tout raflé ! » réplique Eddy, en jetant un Sortilège en direction d'un saladier en inox qui trônait sur un petit tas de débris, pour l'expulser vers Benson, avant d'ajouter : « Mais tiens je suis bon prince ! Tu peux toujours essayer te faire un casque avec ça ! Prends le temps nécessaire, j'attendrai que tu aies fini, avant de passer à l'attaque ! J'enlèverai même mon Armure, pour notre petit Duel à la loyal, si tu te décides à sortir de derrière les Trolls ! Je ne laisserai que mon Heaume ! »
Benson riposte en Expulsant le saladier vers Eddy avant qu'il le touche. Eddy le laisse venir, se décalant d'un pas sur la gauche au tout dernier moment, pour l'éviter.
« Raté, stupide connard ! Et tu as eu sacrément tort de ne pas profiter de mon cadeau ! Tu en aurais eu bien besoin pour te protéger la tronche ! Parce que moi, je ne vais pas te louper. Tu vas tout de suite te prendre un bon coup de massue ! Preuve à l'appui au-dessus de ta tête ! » s'exclame Eddy, qui attend que dans un automatisme Benson lève les yeux vers le plafond, pour lâcher le Sortilège qui maintenait en l'air la massue d'un Troll.
Celle-ci s'effondre aussitôt lourdement vers le visage de Benson, qui ne peut se reculer assez vite. Son nez, un peu plus que frôlé par la massue, éclate sous l'impact. Bref cri de douleur et de rage et Benson s'effondre, le nez pissant le sang.
« Pauvre con ! J'ai gagné mon pari ! Il ne s'est même pas rendu compte que je jouais de ma main gauche et non de ma Baguette sur ce coup là. » déclare Eddy, en se dirigeant vers l'Âne Bâté qui semble proprement assommé, Baguette néanmoins prudemment pointée en avant.
Il a eu raison de se méfier. Car lorsqu'il arrive à moins de dix pas de lui, Benson s'est déjà remis du choc et il se redresse vivement sur son céans, jetant un Avada Kedavra rageur, qui lui revient aussitôt dans la figure.
« C'est donc l'Enfer, que tu as choisi ! Pauvre cloche ! Tu avais tellement de potentiel ! Quel gâchis, de t'être mis au service de ce malade et de te sacrifier ainsi à sa cause perdue d'avance. Mais bordel ! Comment un mec aussi intelligent que toi, n'a pas compris que ses idéaux ne pouvaient que conduire le Monde Sorcier à sa perte ? Comment, hein ?! C'est insensé. Insensé ! » déclare Eddy, qui soupire avec fatalisme, avant de se détourner du cadavre de Benson.
Son regard court à la ronde. Et le mien en fait autant. A part les six Trolls assommés et quelques prisonniers suspendus aux torchères, il n'y a plus Âme qui vive parmi nos assaillants, quand nous n'avons subi aucune perte.
Aucun d'entre nous ne s'en félicite pour autant. Car Eddy a raison. C'est insensé.
Une horreur sans nom.
OoOoOoO
Rusard
Je n'aurai pas été bien utile, dans cette Bataille.
Poudlard est ma maison depuis tant d'années ! Alors bien sûr que j'aurais voulu faire plus, que de jeter quelques sales gamins dans un cachot. Et un salopard de Partisan de l'autre Volmachinchose, quand il a cru pouvoir passer la sécurité pour faire ses sales coups en douce.
Ça s'est passé quand les renforts sont arrivés de Ste Mangouste. Un Potionniste. Karades qu'il s'appelle.
Depuis, je suis là à me tourner les pouces, dans ces drôles de petits courants d'air qui m'électrisent sans cesse les poils et les cheveux. Je ne sais pas ce qui fait l'air électrique comme ça. Peut-être toute cette Magie déployée à Poudlard et que le vent nous amène ?
Bref. J'suis là, dans les courants d'air électriques avec ma Miss Teigne dans les bras et Pattenrond sur les genoux, à regarder le peu que je peux voir de ce qu'il se passe là-bas au Château. Et ça me fend le cœur ! Ouais, ça me fend le cœur !
Il y a déjà beaucoup de morts, je le sais bien, puisque j'ai un peu trainé mes guêtres du côté de l'Hôpital. De nombreux blessés graves aussi, qui garderont des séquelles longtemps, si ce n'est toute leur vie.
Et je sais bien aussi qu'il y beaucoup de dégâts à l'Ecole. Des tourelles et des pans de murs sont effondrés, ça se voit d'ici.
Et vu de près, ça doit être bien pire !
Faut plus que je regarde par-là ! Sinon, je vais finir par ne plus y tenir et y aller ! Or, qu'est-ce que je pourrais faire, contre tous ces Sorciers et ces Créatures enragés, que je ne peux malheureusement pas chasser à coups de balais.
Et tiens, je m'demande tout à coup, comment réagit ce sacripant de Peeves, à voir toute cette pagaille. Je suis sûr qu'il n'est pas joyeux du tout et même qu'il est très en colère. Parce que dans le fond, il l'aime l'Ecole et comme moi, il s'ennuie quand il n'y a pas d'enfants à taquiner aux Grandes Vacances.
Mais au moins, lui, il peut donner un coup de main là-bas. ! Et il doit s'en donner à cœur joie pour le faire. Même les Fantômes doivent faire ce qu'ils peuvent ! Et les Portraits aussi ! Bref, il n'y a que moi, pour être un grand inutile !
Je soupire. Et je me décide à me détourner du Château, pour observer maintenant ce qu'il se passe du côté de la Cabane Hurlante. Ça bataille dur aussi de ce côté. Et v'là des renforts Gobelins qui sortent de ce qu'il reste des ruines de la Cabane.
Le petit Potter se débrouille sacrément bien. Il gagne du terrain sur l'autre. Il va gagner, je le sens !
Et ce grand gaillard de Ron Weasley couvre sacrément bien ses arrières ! Je n'aurais jamais cru qu'il deviendrait si fortiche, quand il est arrivé en première année. Mais aujourd'hui, pas de doute ! Il fait partie des grands et pas seulement par la taille.
Ah ! Voilà encore un peu de renforts ! Ils en auront mis le temps, pour arriver ! Au moins une demi-heure avant que Pré Au Lard débarque enfin et encore cinq bonnes minutes, avant que le reste du Royaume commence à se mobiliser à son tour !
Et ce n'est pas pour dire, mais le Voldemort il a tramé quelque chose de vraiment pas clair. Parce que ça fait presque trois-quarts d'heure que ça se bat maintenant et y a encore des Mangemorts qui dégorgent depuis les terres au pied de la montagne là-bas. Avec des Trolls et des Créatures aussi. Ouais, c'est bizarre, qu'ils ne soient pas tous arrivés en même temps, qu'ils débarquent comme ça par vagues sur Poudlard.
Un peu plus d'un millier de Mangemorts, que le Directeur Dumbledore m'a dit qu'on attendait. Ben moi, je dirais qu'il y en a au moins deux à trois milles qui ont débarqués, sur ce que j'ai pu voir. Et autant de Créatures et Animaux Magiques ou presque…
J'n'aurais jamais cru en voir autant de toute ma vie !
Ce n'est pas net ! Pas net du tout ! Et je me demande quelle idée il a derrière la tête, pour avoir mis au point une stratégie pareille ! C'est à croire qu'il n'avait pas vraiment envie de gagner. Parce que si toutes ses troupes avaient déferlé en même temps, les nôtres auraient vite été dépassés. Et les combats seraient terminés depuis longtemps. En sa faveur à lui.
Ouais, il aurait gagné, à cette heure.
Alors qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire, cette stratégie bancale ? Qu'est-ce que ça peut bien cacher de sa part ? Parce que je ne suis pas dupe, hein. Il n'a pas fait ça au hasard, ni parce que c'est un imbécile ! Loin de là ! Ça cache quelque chose !
Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Pourquoi ils tremblent tout à coup les Pytimouss de Ronald Weasley ? Et qui a fait ce petit bruit que j'viens d'entendre, là en bas ? Ouais ma belle, j'vais y aller voir. Mais chut hein, ne miaule pas et toi non plus Pattenrond, que je dis à ma Miss Teigne et au chat d'Hermione avec mes yeux, tout en caressant d'une main apaisante les petits Lutins que Ronald Weasley a laissés à ma bonne garde.
Je descends doucement l'escalier extérieur, qui permet d'accéder à des terrasses sur plusieurs niveaux. A pas de loup, comme je sais très bien faire. Dame ! J'ai des années de pratique ! Et je suis bien caché par l'ombre de ce si grand arbre du hall à ciel ouvert. Un bruit feutré encore. Un bruit de pas, j'en suis sûr. Plusieurs personnes arrivent par ici. Des élèves curieux de voir les Combats ?
Non, je ne crois pas. Ils ne seraient pas aussi discrets. Il y a quelque chose de pas net là-dessous, je suis sûr.
Alors je m'arrête et je reste complètement immobile. Trois secondes d'attente et une ombre s'engouffre sur l'une des terrasses. Elle est suivie d'une autre tout de suite après et encore plusieurs lui succèdent. Et quand je suis certain qu'ils sont tous arrivés, je descends doucettement trois ou quatre marches puis je m'arrête, tendant bien l'oreille vers la terrasse.
« Ici, personne ne pourra nous entendre ! Alors allez-y maintenant, dites-nous si c'est bon ! » s'exclame une voix pas assez basse pour que je ne l'entende pas distinctement.
Une voix que je reconnais bien. C'est celle d'un de ces petits Ânes Bâtés de troisième année qui avaient voulu regagner le Quartier qui leur a été dédié il y a quelques semaines. Il s'appelle Paul Fritz, ce petit imbécile ignorant.
« Oui ! Arthus avait bien raison de penser qu'ils ne nous emmèneraient pas loin ! Nous sommes tout près de Pré Au Lard ! Et si on suit une corde attachée à la poignée de porte sans la lâcher, on peut aller et venir comme on veut ! Alors on va pouvoir faire entrer les nôtres et massacrer l'ennemi ! » répond un autre murmure de voix que je connais bien aussi.
L'une des jumelles Thorpe. Et elle est bien heureuse la sale petite engeance !
« Formidable ! Dépêchons-nous vite de prévenir Gladys Grasslow et Bridget Palmer qui attendent notre signal pour mettre le plan d'Arthus en action ! Et le Maître sera très satisfait de nous ! » déclare une autre voix.
Celle de Morys Ramsey cette fois. Lui, il a fait semblant de se retirer des Ânes Bâtés. Mais je comprends maintenant que ça faisait partie d'un plan pour savoir comment seraient évacués les gosses. Je me demande seulement quel était le rôle des jeunes qu'il a laissés dans le quartier des Ânes Bâtés. Un plan de secours pour savoir s'il y avait un deuxième chemin ? Ou une deuxième cachette pour les enfants ? Ou simplement il a pensé qu'ils étaient trop jeunes pour lui être utile ? Ou qu'ils pourraient renforcer sa troupe de mini espions à Poudlard ?
Je n'en sais rien. Et dans le fond ça n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est que je vais faire tout ce que je peux, pour que son plan capote.
J'écoute donc les sales gamins fomenter leur sale coup. Puis je les laisse sortir. Ils sont huit à passer la porte que je compte, les laissant prendre un peu d'avance, avant de descendre à mon tour et me précipiter en direction opposée, à la recherche de quelqu'un qui va pouvoir m'aider à faire foirer leur plan vicieux.
Et me disant que tout compte fait, je vais être très utile, dans cette Bataille !
OoOoOoO
Nadya
C'est effrayant ! Absolument effrayant !
Il y a des centaines de Mangemorts et de Créatures décédés ! Et aussi des centaines de prisonniers dans les Mines Caméléon ! Et pourtant, j'ai le sentiment que ça va de mal en pis ! Que nous avons toujours autant ou presque d'ennemis à combattre !
C'est effroyable !
Mangemorts, Inferi, Créatures sont venus bien plus nombreux que nous le pensions ! Et c'est incroyable mais il en arrive encore ! Ils devraient pourtant être tous arrivés depuis longtemps !
Et nos Gadgets défensifs qui sont presque totalement épuisées ! Heureusement que les Renforts sont enfin arrivés ! Car je crois bien que c'était la mort assurée pour nous tous, sinon !
« Nadya ! Je vais du côté de la porte latérale ! Fred a besoin d'un coup de main là-bas ! » s'exclame Charly en passant auprès de moi sur son Magyar à Pointes.
Je n'ai pas le temps de lui répondre qu'il a déjà filé trop loin.
J'espère qu'il ne lui arrivera rien ! Nous subissons tous tellement d'assauts par les Mangemorts, Vampires, Harpies et Chimères dans les airs !
Je refais un passage avec mon Cornelongue Roumain, afin de réduire des Inferi en cendres, gardant un œil du côté où est parti Charly.
Merlin ! Les Inferi sortent encore de l'eau en très grand nombre ! C'est comme si tous ceux que nous avons déjà réduits en cendres reviennent de nouveau à la charge ! Cela m'inquiète beaucoup ! Car maintenant qu'ils peuvent sortir dans toutes les directions, nous perdons le contrôle de leur flux, nous sommes débordés de partout !
Comment Voldemort a t'il pu en rassembler autant ? Comment peut-il avoir eu autant de Mangemorts et Créatures à disposition sans que nous le sachions ? C'est complètement surréaliste ! Impensable !
Oh ! Merlin ! Charly a été expulsé de son Dragon ! Le voilà au beau milieu des Trolls ! Il va se faire tuer ! Vite ! Il faut que j'aille à son secours ! Il ne pourra pas s'en sortir sinon ! Ils sont bien trop nombreux à s'attaquer à lui ! Il faut que j'en grille autant que je peux ! Tant pis si ce n'est pas loyal ! Je ne veux pas qu'ils tuent mon Charly !
Oh non ! Ils sont encore beaucoup trop ! Et je ne peux plus dégager Charly avec mon Dragon sans le mettre lui-même en danger !
Oh non, mon Charly ! Il est blessé ! Il va se faire tuer si je ne fais rien ! Alors tant pis ! Je vais le rejoindre !
Mais comment je vais faire, je n'ai plus mon épée ! Elle m'a été arrachée par une Harpie ! Et ma Baguette ce ne sera pas suffisant ! Jamais je n'aurai le temps de tous les désarmer ou de les assommer !
Le poignard de Brian Boru que Charly m'a confié ! Oui, c'est ça ! Allez Nadya, prends ce poignard et courage, saute !
Et sans plus réfléchir, je saute sur le dos du Troll qui s'apprête à assommer mon Charly de sa massue. Je frappe de toutes mes forces dans sa gorge avec le poignard de Brian Boru. La Magie du poignard entre en action et la lame pénètre sans problème la peau épaisse pour aller trancher l'artère. Le sang gicle, le Troll recule vivement de plusieurs pas en titubant, lâchant sa massue pour porter ses mains à sa gorge dans un grognement enragé et je saute au sol.
« Charrrrly ! » m'écrie-je, en me précipitant vers mon aimé, mon sang glacé dans mes veines.
Charly est à genou sur la roche. Son bras droit pend le long de son corps. Il est fracturé j'en suis sûr ! Tout comme son épaule !
« T'occupe pas de moi ! Ça va aller ! Tue les autres ! » s'écrie mon courageux Charly en transperçant le ventre d'un Troll avec son épée tenue en main gauche.
Alors je me bats, au côté de mon Charly, tuant impitoyablement les derniers Trolls qui nous cernent encore, tandis que nos Dragons nous protègent en repoussant les nouveaux ennemis qui viennent à la charge à leur tour.
« Je vais me faire réparer l'épaule et je reviens ! Ça ira vite ! Elle est juste démise ! » me dit Charly lorsque tous les Trolls sont tombés.
Et il Transplane sur le dos de son Magyar à Pointes, s'élevant aussitôt dans les airs.
Il ira bien. Mon Charly ira bien, oui ! Et il va revenir se battre !
Alors il faut que j'y aille moi aussi !
En attendant le retour de mon Charly, je dois protéger le Château !
Réduire en cendres les Inferi qui cherchent à pénétrer dedans !
OoOoOoO
Tonks
Je me demande ce que fait Remus !
Ça fait au moins cinq ou six minutes maintenant qu'il est parti d'ici avec Sirius.
J'espère qu'ils ne font pas une folie encore ! Ils en ont bien assez fait comme ça !
Rhaaa ! Nom de nom de bon sang d'bonsoir ! Comme si je n'en avais pas déjà assez à repousser encore et encore des assauts de Mangemorts enragés et Créatures de tout poil ! Il faut en plus que je m'inquiète pour lui !
« Oh non ! Tonks ! Regarde ce qui vient par la droite ! » m'interpelle tante Narcissa, le ton vivement alarmé.
Coup d'œil rapide du côté indiqué par sa main et mes cheveux se hérissent aussitôt sur ma tête.
Bouse de Dragon ! Des Vampires ! Au moins cinquante !
Et moi qui n'aie plus de chargeurs pour ma Mitraillette Magique !
Ils bougent vite ces enfoirés ! Ils sont difficiles à atteindre avec des Sortilèges ou des flèches ! Et franchement je n'ai pas envie d'avoir à me coltiner du corps à corps avec eux, en plus de tout le reste ! D'autant que ces saloperies ont une force herculéenne. Si on se fait choper par derrière, on est foutu !
« Quelqu'un a encore au moins un chargeur j'espère ! Parce que moi, je n'ai plus rien ! » m'exclame-je, espérant à peine une réponse positive.
Et bien sûr, comme je le subodorais, je ne récolte que des non.
« Alors quelqu'un a une idée génialissime j'espère ! » m'exclame-je à nouveau, en tâchant de bien renvoyer le Vide-Entrailles qui vient dans ma direction, vers le salopard qui me l'a jeté.
Grand silence en réponse.
Rhaaaaaaaa ! Crotte de Troll ! Si seulement Remus et Sirius étaient là ! Eux au moins, je suis sûr qu'ils auraient une bonne idée pour nous sortir de ce foutu guêpier !
Sortilèges en pagaille vers les Mangemorts. Coup d'œil vers les Vampires. Ils mettent maintenant pied sur ce qui était un champ de salades, avant de devenir un cimetière à ciel ouvert. Et je songe soudainement, que le cadavre de Bellatrix se trouve quelque part au milieu de tous ces corps mille fois piétinés par nos ennemis déjà.
Et qu'il est certainement écrabouillé par les Trolls à présent, totalement méconnaissable.
Oh ! Merlin ! Je crois que je tiens une idée !
« Tante Narcissa ! Envoie le mot à tout le monde qu'il ne faut absolument pas tirer sur Bellatrix Lestrange ! » m'exclame-je, tout en métamorphosant mon treillis en robe noire.
« Comment ? Mais Bellatrix est morte, tu le sais bien ! » s'étonne Tante Narcissa, tandis que je rassemble mes cheveux maintenant noirs et longs, en un chignon dont dépasse de nombreuses mèches folles.
Il faut maintenant que j'y pique une fleur rouge sang. Bellatrix en a toujours une dans ses cheveux lors des attaques ! Mais où en avoir une ? Avec quoi en fabriquer ?
« Plus maintenant ! Je suis en train de prendre son apparence, pour emmener ces salopards de Vampires devant les Centaures ! Alors fais-les prévenir aussi par un Lutin ! » réponds-je, d'un ton décidé, en saisissant une fiole de Potion vide, pour en faire une rose rouge que je pique au hasard dans mon chignon.
Tant pis si elle est de travers ! De toute façon, personne ne prêtera attention à ce détail. Et puis, avec les combats qui font rage, si Bellatrix était encore en vie, elle ne serait plus aussi apprêtée que ça, n'est-ce pas ?
« C'est de la folie ! Si les Vampires savent que Bellatrix est morte, ils sauront tout de suite que c'est une ruse et ils te tueront dès que tu seras à leur portée ! Idem pour les Mangemorts ! » réplique Tante Narcissa, vivement alarmée.
« Peut-être ! Mais je n'ai pas d'autre idée ! Alors fait vite passer le mot, parce que j'y vais ! » réponds-je, plus décidée que jamais.
Et comprenant soudainement bien mieux Remus et Sirius.
Oui, c'est de la folie ! Mais à situation désespérée, solution désespérée ! Et nous devons exploiter tous les dons et moyens que nous avons à disposition, pour nous sortir de là ! Or, je suis Métamorphomage ! Je peux prendre n'importe quelle apparence Humaine et je dois en profiter !
Coup d'œil vite fait par la fenêtre, afin de déterminer d'où je pourrais bien arriver sans me faire repérer, pendant que Narcissa envoie le message à tout le monde par Lutin interposé. C'est bon. Il n'y a personne du côté de l'étable que nous avons abandonnée tout à l'heure, parce qu'elle menaçait dangereusement de s'écrouler, déjà même avant que les Chimères y mettent le feu.
Je ramasse un bout de bois et en fait un Portoloin qui m'emmène aussitôt à destination.
Allez Tonks ! Quand faut y aller, faut y aller ! m'encourage-je intérieurement en enfourchant mon Balai. Une prière muette au Ciel, une bonne inspiration et je m'élance vers les Vampires, m'arrêtant net quand j'arrive à leur hauteur. Et je les toise avec autorité.
« J'ai repéré Draco Malfoy ! Venez m'aider à le capturer pour le Maître ! » ordonne-je impérativement, imitant au mieux les accents de ma défunte tante Bellatrix.
Bingo !, comme dirait Papa, ça marche !
Les Vampires poussent un cri triomphal et s'élancent à ma suite vers la Forêt Interdite. Pas qu'eux d'ailleurs. Un bon nombre de Mangemorts se mêlent à eux. Ils sont tous même si enthousiastes et empressés, que j'ai tout juste le temps de m'engouffrer sous les arbres avant qu'ils soient à portée de tir.
Les Centaures sont nombreux et c'est une volée de flèches très nourrie qui fuse vers nos ennemis. Un tiers des Vampires vole en cendre. Ça n'arrête pas pour autant les autres, ni les Mangemorts, qui foncent droit vers la nouvelle volée de flèches rapidement décochée par les centaures.
Je n'en crois pas mes yeux ! Mon idée folle marche ! Et je me dis maintenant qu'elle a de fortes chances de le faire encore, avant la fin de la Bataille. Je vais seulement attendre un peu avant de l'exploiter à nouveau. Les Mangemorts restés du côté de la Ferme ne se laisseront certainement pas prendre tout de suite.
Mais quand on en aura fini avec eux, d'autres viendront prendre la relève, n'est-ce pas. Ça s'est passé comme ça depuis le début des hostilités. On n'a eu aucun répit.
Alors oui, sûr que mon idée pourra encore être exploitée !
OoOoOoO
Neville
Nous sommes surpris, en arrivant dans le Bureau du professeur Dumbledore, de trouver Remus, Sirius, Sev, Nally, Blaise et Hermione, en plein remue-méninges. Ron cependant n'est plus là. Et quelque chose d'autre encore me chiffonne, mais je ne sais pas mettre le doigt dessus.
Pas le temps d'y réfléchir cependant, nous avons du pain sur la planche.
Nally nous explique en quelques mots ce qu'il se passe. Ça nous coupe bien sûr les jambes. Mais des plans sont déjà en train de se dessiner et Ginny fait part sans attendre de nos soupçons.
Nally observe aussitôt la Maquette sur un coup d'œil circulaire, qui ne concerne que les limites de Poudlard.
« Vous avez raison. Et qu'ils arrivent ainsi au compte-goutte confirme notre théorie du massacre organisé de ses troupes. Il apparait maintenant nettement qu'ils arrivent de là, là et là encore. Cela signifie donc que les terres de Voldemort s'étendent de là à là au moins. Elles bordent ainsi les limites de Poudlard sur la moitié du parcours et s'étendent derrière Pré Au Lard où il y a de nombreuses grottes. Il faut tout visiter soigneusement et voir s'il y a moyen de piéger les ennemis en chemin. » déclare-t-elle, l'air très préoccupée.
Il y a de quoi l'être, assurément. Car certes, nous avons maintenant beaucoup de renforts arrivés des quatre coins du Royaume, mais il clair que nous avons aussi un nombre incroyable encore d'ennemis à combattre. Et comme il faut au plus tôt éviter à tout prix de les tuer, ça va être impossible bientôt de faire face, sans y laisser nos plumes.
« Je vais venir avec vous quatre. Ça me permettra de visiter les cavernes et ainsi j'aurai peut-être une idée sur la manière de nous y prendre pour y attirer le maximum de Créatures là-bas. » décide Sev, en prenant son Balai.
« Emmène aussi Goyle. Il peut situer avec exactitude l'entrée des Cavernes où se trouvaient les Inferi et le chemin emprunté par Flint cet après-midi. Le Baron Sanglant et un groupe de Fantômes pourraient également vous être utiles. On ne sait jamais. Il y a peut-être encore des escadrons de Mangemorts, Vampires et autres dans ces cavernes. Je me charge de leur demander de vous rejoindre. » décrète Nally, tandis que Sev sort Poolyocop Dreeselpyne de sa poche et fixe ses yeux droit dans les siens.
Puis, après avoir jeté un coup d'œil sur la Maquette, il confectionne un Portoloin, qui nous emmène au plus près de notre destination.
La zone est dégagée des Combats. Nous n'avons donc à faire qu'à des Mangemorts, prisonniers des Mines Caméléon, qui nous dardent d'un regard meurtrier. Le père de Greg, nous rejoint très vite. Puis le Baron Sanglant, Sir Nicholas, la Dame Grise et le Moine Gras, accompagnés d'une vingtaine de Fantômes, arrivent à leur tour.
Goyle nous guide rapidement vers la Caverne devant laquelle il devait déposer les morts et Sev jette plusieurs Sortilèges à l'intérieur, satisfait de constater qu'il n'y a pas de Maléfice pour empêcher notre avancée. Nous éclairons largement les lieux, jetant notre lumière au plus loin et les Fantômes nous précèdent dans notre exploration. Nous filons au plus vite sur nos Balais et nous nous rendons compte bientôt, qu'il y a de nombreux couloirs et même des escaliers dérobés, derrière des amas de rochers, tous menant dans des grottes plus ou moins grandes et sans aucune lumière pour les éclairer même un peu seulement.
« Mes Confrères, Consœurs et moi-même, avons à présenter toutes nos excuses au professeur Dumbledore, ainsi qu'à Harry Potter et votre épouse, professeur Snape. Car nous n'avons pas effectué notre travail correctement. Nombreuses grottes ont échappé à notre précédente exploration des lieux. Il y avait donc possiblement au moins deux fois et demi plus d'Inferi que nous l'avions estimé. Ce qui explique qu'il faille toujours les combattre et qu'ils soient parvenus à déborder notre pourtant solide Défense au Lac. » déclare le Baron Sanglant, l'air morose et infiniment contrarié, lorsque nous revenons dans l'entrée de ce labyrinthe caverneux.
Mon estomac se noue. Je viens de prendre conscience de ce qui me chiffonnait dans le Bureau du professeur Dumbledore et je lève un regard interrogateur vers Sev.
« Oui, Théo et Lee nous ont déjà signifié tout à l'heure, que le nombre d'Inferi avait été largement sous-estimé. » répond distraitement Sev et dans la foulée, les autres nous rejoignant en hochant négativement la tête, signifiant ainsi qu'ils n'ont plus trouvé d'Inferi, il ajoute en direction du Baron : « Vous n'avez pas à vous excuser, Monsieur le Baron. Vous ne pouviez éclairer les lieux et les Cavernes étant pour la plus grande part très retirées dans le noir le plus complet, il est normal que vous soyez passés à côté. L'essentiel est qu'il n'y a effectivement plus aucun Inferi dans ces Cavernes à présent. L'équipe du Lac va donc enfin bientôt pouvoir relever un peu la tête et souffler. »
Puis il demande aussi vite au père de Greg de nous indiquer où se trouve le chemin emprunté par Flint cet après-midi.
Avant de suivre les autres, je retiens Sev par le bras et lui adresse une demande dont je prononce muettement les paroles. Il ne répond pas. Ni avec des mots, ni avec des gestes, pas même un battement de cils. Mais son regard lourd de sens me confirme ce que je pensais et me prie de taire ce que j'ai compris, avant de m'encourager à suivre Goyle.
Bon sang ! Le professeur Dumbledore est mort !
Car voilà bien ce qui m'a tout de suite chiffonné lorsque je suis arrivé dans le Bureau Directorial. Le professeur Dumbledore n'était pas là, alors qu'il s'agissait de traiter d'un problème hautement important. Alors certes, Arthur et Draco aussi étaient absents et j'espère bien de toutes mes forces, que c'est simplement parce qu'ils étaient seulement indisponibles. Et de fait, en réalité ce n'est pas l'absence du professeur Dumbledore qui m'a mis la Ciseburine à l'esprit, c'est que Ron ne l'a pas mis sur la liste des personnes qui devaient les rejoindre, Nally et lui-même.
Ron ne l'a pas convoqué, parce qu'il savait le professeur Dumbledore décédé. Quand, comment est-ce arrivé ? Et comment est-il possible que cela n'ait pas filtré, que la nouvelle de son décès ne se soit pas répandue comme une trainée de poudre ?
Il n'y a guère eu beaucoup de témoins et ils ont décidé de taire ce fait, me souffle mon cœur, tandis que mon estomac se noue plus que jamais.
Merlin ! La perte du professeur Dumbledore me fiche un sacré coup au moral. Et Sev a raison, Il faut taire ça. Ne rien montrer aux autres de ma peine, ne pas susciter de question de la part de Seam, Colin et Ginny.
Il ne faut surtout pas miner le moral des nôtres, alors que nous sommes en si mauvaise posture et que nous avons encore un nombre effrayant d'ennemis à combattre. Et qu'il faut désormais tâcher de tenir à distance sans les tuer.
Quel putain de merdier !
« Si Flint n'était pas entré dans ce fourré, je n'aurais jamais su qu'il y avait probablement une autre Caverne derrière. » déclare Goyle dans un chuchotement, quand nous parvenons devant l'entrée sous la montagne, située à quelques centaines de mètres de la première et dissimulée aux regards par un bosquet d'arbres.
Là encore, Sev prend la précaution de vérifier que nous pouvons entrer sans déclencher une Alarme ou des Maléfices de Magie Noire. En revanche, cette fois nous n'éclairons pas les lieux, car des flambeaux illuminent déjà la nuit.
« Les Inferi n'ont pas besoin de lumière. En revanche, les Humains et la plupart des Créatures, si. Alors prudence tout le monde soyez sur vos gardes, on ne sait jamais. » déclare discrètement Sev, avant de demander aux Fantômes de bien vouloir partir en éclaireur.
Ils filent aussitôt et nous les suivons silencieusement à distance respectable, Baguette au poing, nous rendant compte très vite, que si la grotte d'entrée était naturelle, il n'en est rien du réseau de couloir et de pièces plus ou moins vastes, voire même immenses, qui se succèdent.
Elles sont toutes vides et ça nous soulage partiellement. Car cela signifie que le plus gros des troupes est bien sur le terrain maintenant. Et qu'il n'y a donc plus de mauvaises surprises en perspective.
Du moins, croisons les doigts pour qu'il n'y en ait plus…
« Putain ! C'est carrément une ville sous la montagne, ici ! » murmure soudainement Seamus, alors que nous avons parcouru au moins trois cent mètres dans le tunnel.
J'acquiesce. Toutes les pièces dans lesquelles j'ai consciencieusement jeté un coup d'œil, sont aménagées comme une maison à l'ameublement sommaire, pouvant abriter une vingtaine de personnes pour le moins.
Et il y a des dizaines de ces pièces, dans ce long et large tunnel et sûrement autant dans les couloirs adjacents.
« Professeur Snape ! J'ai trouvé les enclos où ont été élevés les Chimères et Crabes de Feu. Il y a encore des jeunes nés de quelques jours dedans. Et ils sont tous très hargneux. Cependant ils ne pourront en sortir, car de fortes grilles les retiennent. » déclare le Baron Sanglant, alors qu'il revient justement d'avoir effectué une reconnaissance dans l'un des couloirs adjacents.
« Et moi j'ai trouvé les quartiers des Trolls. Là-bas aussi il ne reste que des jeunes soigneusement tenus enfermés. » nous apprend Sir Nicholas, revenu à peine une seconde après le Baron Sanglant.
« Nous nous occuperons d'eux plus tard. Et ne nous attardons pas plus ici. J'ai vu ce que je voulais voir. Il est très net que des Sorciers, Vampires et Harpies, ont vécu dans ces maisons sous la montagne. Et allez savoir depuis combien de temps ils étaient là. Des mois, voire même des années. Certains étaient peut-être déjà là lors de la première guerre. » murmure Sev, ses lèvres se pinçant durement.
« Ouais et vus le nombre d'habitations aménagées pour plusieurs familles, ils étaient des centaines et des centaines. Ce n'est pas étonnant qu'on ne s'en sorte pas ! » renchérit Colin, sur une grimace.
Sev acquiesce et il nous engage à revenir sur nos pas, confiant aux Fantômes le soin de soigneusement visiter chaque recoin avant de venir rendre compte dans le Bureau du professeur Dumbledore, lorsque le Moine Gras surgit soudainement, l'air bouleversé.
« Seigneur Dieu ! Seigneur Dieu, c'est affreux ! Venez vite professeur Snape ! Il faut absolument que vous voyiez cela ! » s'exclame-t-il, tournant aussitôt les talons dans un geste à le suivre de toute urgence.
Il file à grande vitesse et nous le suivons dans un couloir sombre et étroit. Puis nous empruntons un escalier qui s'enfonce loin sous terre et enfin un autre long couloir.
« Je vous en prie ! Dites-moi qu'ils ne sont pas morts ! Je ne sais pas dire s'ils respirent réellement ou si c'est moi qui refuse la réalité et veux les voir respirer ! » s'exclame le Moine Gras, lorsque nous débouchons enfin dans une immense caverne.
Oh Merlin ! Des dizaines et des dizaines d'enfants sont allongés à même le sol. Il y a des bébés et des femmes enceintes parmi eux, des personnes très âgées aussi. A vu de nez, je dirais qu'ils sont un millier environ. Tous horriblement pâles et yeux fermés.
Comme les autres je me précipite vers eux, infiniment soulagé de constater qu'ils ne sont pas morts, mais profondément endormis.
« Sale pourriture ! Il ne faisait pas seulement de l'élevage de Créatures ! Il faisait aussi de l'élevage de Mangemorts ! » souffle Ginny, la voix nouée, son regard bouleversé et terriblement en colère tour à tour, fixé sur un petit bout qui suce son pouce.
« A coup sûr, ouais ! Et regardez bien ! Il n'y a pas d'ados ! Les plus âgés ont douze ou treize ans au plus ! Alors je parie que ce sale putain d'enfoiré de mes deux a envoyé les ados au massacre ! » renchérit Seam, en serrant les poings sur sa colère.
« A moins qu'ils soient ailleurs. Ou qu'il n'y ait eu aucun adolescent de plus de douze ou treize ans. Ce que j'ose espérer, même si je suis assez pessimiste sur ce point. Car il est effectivement bien capable de les avoir envoyés au combat, Seamus. Ne l'a t'il pas fait déjà, avec les ex élèves de cinquième année. » soupire Severus, avant de demander au Moine Gras de rester ici, avec quelques-uns de ses collègues Fantômes, afin de veiller sur le sommeil des enfants, femmes enceintes et vieilles personnes.
Puis nous remontons vers la surface, le cœur gros et lourd, de laisser ces enfants, ces bébés ici, dans une caverne si sombre.
« La Dame Grise a trouvé un couloir menant vers une possible sortie située à l'Est de Poudlard. Des Humains et des Créatures remontaient ce chemin. Elle va donc tâcher d'évaluer au plus juste les forces encore mouvement. » nous apprend le Baron Sanglant, à notre retour en surface.
« Merci Monsieur le Baron. Nous allons maintenant rapidement survoler le reste des terres et tâcher de repérer les chemins empruntés par les effectifs de Voldemort, qui ne sont pas encore parvenus sur le champ de Bataille. Ainsi nous pourrons mieux organiser notre défense et nos plans pour les emprisonner. En espérant avoir suffisamment d'espaces pour le faire.» répond Sev, qui n'attend aucune réponse du Baron, pour filer vers la sortie.
Aussitôt à découvert, nous nous déployons en éventail et parcourons les terres autrefois cachées de Voldemort, volant en rase motte des arbres touffus de la montagne. Et après seulement quelques secondes de recherches, nous apercevons les colonnes qui se dirigent encore vers Poudlard.
Mes poils se dressent sur tout mon corps.
Putain ! Ça va de mal en pis !
Car ils sont bien un millier encore de Mangemorts, Vampires, Harpies, Trolls, Chimères et Crabes de Feu, à avoir dégorgé d'une sortie effectivement située à l'Est, cheminant par trois chemins différents pour envahir Poudlard.
Et combien en reste-t-il encore dans le passage sous la Montagne ? Qui sait s'il n'y a pas encore une sortie ailleurs, que nous n'avons pas repérée ?
« Allons rendre compte ! » décrète Sev dans un souffle, nous invitant à mettre pied à terre un peu plus loin.
Verrons-nous la fin de cette Bataille, me demande-je, tandis que Sev sort une plume de sa poche pour en faire un Portoloin.
Car il faut se rendre à l'évidence. Ceux d'entre nous qui ont combattu depuis le début de la Bataille sont fatigués et bien que de nombreux renforts nous ont maintenant rejoint, nous sommes toujours bel et bien en sous nombre, comparé à l'ennemi.
OoOoOoO
Pénélope
Je ne cesse de songer à Percy depuis ce matin. Je pense à lui à chaque Bataille. Au sacrifice qu'il a fait, pour sauver la vie de cette fillette à Privet Drive. Et de me trouver ici, au côté du cousin de Harry, m'a replongé tout droit dans ce moment si horrible où j'ai appris la mort de mon aimé.
C'est pour les protéger lui et ses parents, que Percy est allé là-bas à Privet Drive.
Dudley n'était pas à l'aise non plus, depuis que je suis arrivée. Je le voyais et le sentais bien. Il évitait mon regard, me jetait de furtifs coups d'œil. Je suis contente que nous ayons pu en parler tous les deux. Même si cela n'a pas duré très longtemps et que nous l'avons fait parce qu'il a voulu exprimer sa culpabilité.
Oh ! J'en ai beaucoup voulu à Dudley, quand j'ai eu connaissance de la manière dont les choses se sont déroulées. Comme j'en ai terriblement voulu à Percy de me laisser seule, pour mettre notre enfant à la vie. A vrai dire, j'en ai voulu au monde entier, d'être veuve et future mère, avant même d'être mariée.
J'en ai même voulu à Hermione qui a été si terriblement blessée et a failli mourir elle aussi.
C'est fini. Je n'en tiens plus rigueur à qui que ce soit. C'était la fatalité. Le destin tout simplement. Comme je viens de le dire à Dudley, les seuls responsables et coupables, sont Voldemort et Edmond Parkinson. Nul autre qu'eux.
Parkinson a payé. Il est mort. Tué par son propre Maitre. Et j'espère du fond du cœur, que le destin de Voldemort sera scellé dès ce soir.
J'espère surtout de toutes mes forces, que je n'aurai pas à pleurer la perte d'une ou plusieurs autres personnes chères à mon cœur. Grand-Papa Charlus par exemple. Se lancer dans une entreprise aussi dangereuse à son âge, c'est tellement insensé ! Si encore il ne s'agissait que d'aller secouer les Ciseburines de quelques petits voyous sans envergure ! Mais bon sang, là il s'agit du fils de Voldemort et de ses proches comparses !
J'aurais tellement voulu pouvoir l'empêcher d'aller à la Gentilhommière !
Mais j'ai bien vu dans son regard, qu'il me suppliait de le laisser apporter sa contribution dans ce Combat contre la folie meurtrière de Voldemort. Et qu'à défaut d'être là-bas à Poudlard pour lui faire barrage à lui et à ses troupes, il voulait au moins être parmi ceux qui mettraient fin aux agissements de son misérable fils. Le lâche assassin de l'un de ses plus vieux amis.
Le temps s'égrène. Je m'efforce de rester concentrée sur les Ecrans, bien que je répugne de plus en plus à le faire. Dudley avait raison. La situation a dégénéré. Lui-même n'a pas l'air de s'en émouvoir, mais franchement, moi cela me gêne beaucoup. Il ne faut vraiment pas avoir de pudeur, ni d'amour propre, pour s'ébattre ainsi avec n'importe qui !
Mais il est évident qu'il ne s'agit pas là d'amour. Uniquement de sexualité bestiale, où chacun ne recherche que son propre plaisir en se fichant de celui de l'autre.
Coup d'œil sur les Ecrans.
Tout le monde est la même place que tout à l'heure. Hormis Bletchley et la femme Carrow.
Ils ont quitté la cuisine et se trouvent maintenant dans une petite pièce du quartier des domestiques. D'après ce que je peux voir, celle-ci fait office de salon de repos et de salle à manger.
Bletchley et la femme Carrow écoutent attentivement la Radio, dans laquelle l'annonce de l'attaque sur Poudlard et l'appel à renfort là-bas tourne en boucle. Ils se demandent s'ils doivent ou non prévenir Franck Cooper.
Et finalement ils décident que cela ne vaut pas la peine. Que Cooper ne pourrait rien faire contre ça et que de toute façon si le maître avait voulu qu'il se mêle de la Bataille, il l'aurait emmené avec lui, ainsi que ses amis. Puis sur un coup d'œil sur l'horloge, ils décident de prendre leur repas, pendant que celui de Cooper et sa bande est en train de cuire sur le fourneau de la cuisine.
« Nous voilà ! J'espère que ce n'est pas trop tard ! » s'exclame soudainement une voix dans mon dos.
Je me retourne vivement. Deux hommes viennent d'entrer. L'un d'une trentaine et l'autre d'une quarantaine d'années. Ils sont vêtus de vêtements Moldus et tirés à quatre épingles.
« Non, Dedalus a bien voulu attendre. » répond Dudley, en se levant pour serrer la main des deux hommes.
Il se présente à eux, car de toute évidence, s'il a déjà eu l'occasion de parler au plus jeune d'entre eux, ils ne s'étaient jamais rencontrés. Puis je me présente également. Et je leur propose un thé, avant d'expliquer sommairement comment fonctionne l'équipement que je leur remets et le clavier de boutons situé devant les Ecrans. Ils n'auront à s'occuper que d'un seul d'entre eux, Merlin merci ! Car je serais bien incapable de dire à quoi servent la plupart des autres.
Lorsque les explications sont terminées, les deux nouveaux Anges Gardiens tournent leur attention sur les Ecrans et naturellement celui du salon attire vivement leurs yeux.
« Eh bien ! Ils ne s'embêtent pas ces petits saligauds ! » commente aussitôt le plus jeune des deux hommes, qui s'est simplement présenté sous le prénom d'Andy.
Il demande ensuite que l'on identifie chacun de ceux que nous voyons sur les Ecrans. Dudley répond à cette question, puis il prévient Dedalus que nous sommes prêts dans la Base et que tout le monde à la Gentilhommière est à la même place que tout à l'heure, à part Bletchley et la femme Carrow.
Dedalus nous annonce alors son plan et désigne l'Ange Gardien de chaque équipe.
Dudley et Andy, seront sans doute de bons Anges Gardiens, je n'en doute pas, mais dans le fond je suis rassurée que ce soit Monsieur Finch-Fletchley celui de Grand-Papa. Il a en effet l'air très calme et flegmatique. Or, c'est ce dont Grand Papa a besoin. Car son ouïe n'est plus très fine et si on lui parle trop vite, il ne comprend pas toujours bien.
Monsieur Finch-Fletchley sera également l'Ange Gardien d'Hestia et Chad, qui feront équipe avec Grand-Papa. Dudley sera celui de Dedalus et James Cooper. Andy, celui de Muriel, Rupert et Fergus. Quant à moi, je veillerai sur Algie et Bathilda.
« Bien ! Maintenant que tout ça est entendu, comment ça s'annoncent dans le salon ? » demande Hestia, avec une petite pointe d'inquiétude.
« Ils sont imbibés d'alcool et en plein flottement post-coïtal ! » répond Dudley, qui me semble aussi tendu que moi.
« Tant mieux ! Leurs réflexes seront bien émoussés alors ! C'est tout bon pour nous ! » réagit Dedalus, la voix ferme et décidée.
« Oui, mais soyez prudents quand même ! » m'exclame-je, avec vivacité.
« Ne t'inquiète pas, ma petite Penny ! On le sera ! » répond Grand Papa, du ton de la promesse.
Et une fois de plus, je prie Merlin d'épargner sa vie et celle de ses vieux amis.
De m'épargner un nouvel immense chagrin.
OoOoOoO
Alioth Vila
À chaque fois qu'un Sortilège de Harry et un Maléfice de Voldemort s'entrechoquent, ça fait un coup de tonnerre formidable qui fait bondir mon cœur tellement fort dans ma poitrine, que j'ai l'impression qu'il va se décrocher.
J'ai déjà vu Harry se battre en Duel avec Tatie Nally, Tonton Sev et le professeur Dumbledore et c'était déjà impressionnant, mais là ! Milliard d'une pipe ! Ça dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer, tellement c'est incroyable !
Et je croise sacrément les doigts pour que Harry gagne. Tellement, que j'en ai mal.
Je les croise aussi pour les nôtres qui se battent autour de lui. Parce qu'ils ne sont pas à la fête du tout non plus. Et c'est horrible de voir qu'il y en a qui tombent et ne se relèvent pas.
Astoria, qui est la seule à ne pas sursauter à chaque coup de tonnerre puisqu'elle ne les entend pas, me donne un léger coup de poing sur l'épaule. Sans doute qu'elle a quelque chose à dire. Alors je tourne mes yeux sur ses mains, que Dennis regarde aussi.
Elle nous dit que l'ennemi arrive sur nous et nous indique une direction.
Dennis et moi, nous nous tournons très vite et nous penchons comme elle le fait.
Ah, mince alors ! Elle a raison ! Il y a des encapuchonnés qui arrivent par-là ! Et ils courent vite !
Nouvelle tape sur l'épaule par Astoria, qui montre une ensuite une autre direction.
Merde ! Paul Fritz leur fait signe de venir vers lui ! Il est sorti de la zone du Fidelitas, mais il tient une corde l'enfoiré ! Je suis sûr qu'elle est attaché du côté de l'entrée latérale et qu'il va faire entrer l'ennemi grâce à cette fichue corde !
« Katie, Jérémy ! Regardez ! L'ennemi se dirige vers le Château ! Et Paul Fritz a trouvé le moyen de les faire entrer ! Faut qu'on aille prévenir les adultes ! Guide-nous, Jérémy ! Toi tu connais le chemin pour les trouver ! » chuchote Dennis qui a bien sûr pensé comme moi.
Jérémy qui a sursauté et regardé vite fait la direction indiquée par Dennis, bondit vers l'escalier. Dennis, Katie, Astoria et moi, on court bien sûr à sa suite, dégringolant les marches à toute vitesse. Puis dès que nous sommes en bas, nous fonçons vers l'Hôpital de Secours, mais on n'a pas fait dix pas dans le hall à ciel ouvert, qu'on se bute dans les jambes de Monsieur Rusard.
« Qu'est-ce que vous faites là, vous ! Laissez-moi passer, il y a urgence ! » qu'il s'exclame, en écartant Dennis de son passage.
« Oui, ben pour nous aussi, il y a urgence ! On a vu un grand groupe de Mangemorts qui arrivent, avec des Trolls et peut-être bien des Vampires aussi ! Ils se dirigent vers Paul fritz qui va sûrement les faire entrer par la petite porte latérale par laquelle nous sommes passés tout à l'heure ! » s'exclame aussi sec Dennis en courant à côté de Monsieur Rusard qui s'arrête d'un seul coup, en écartant les bras devant nous pour qu'on en fasse autant.
« Quoi ! Déjà ? Ah merde ! Ils ont fait vite les petites ordures ! » dit-il l'air de réfléchir très vite, puis il nous regarde à la ronde et demande : « Les Jumelles Thorpe, Morys Ramsey, Allister Forbanks et trois autres que je n'ai pas reconnus, vous sauriez les arrêter ou tout au moins les ralentir ? Et vous sauriez trouver le moyen d'empêcher les autres d'entrer le temps que j'arrive avec des renforts ? »
« Oui ! » répondons-nous, Katie, Dennis, Jérémy et moi, tandis qu'Astoria qui a su lire sur les lèvres de Monsieur Rusard, hoche la tête à toute vitesse.
« Alors allez-y et tâchez de les empêcher de faire entrer ces sacs à merde ! Moi, je vais rameuter les blessés en état de se battre ! » ordonne très vite Monsieur Rusard.
On fonce comme un seul homme… Euh… Katie s'en fiche, mais Astoria ne serait pas contente si elle savait que j'ai dit ça comme ça. Parce que même si ce n'est pas une de ces coquettes sans cervelles qui ne pensent qu'à se pomponner, elle tient à sa féminité ! Alors disons plutôt qu'on fonce tous ensemble le plus vite possible. Pattenrond et Miss Teigne sur les talons.
Bien sûr, quand on arrive, la porte a été bloquée avec un banc en marbre pour rester ouverte et une corde est attachée à sa poignée. Ce ne serait pas trop grave, on n'aurait qu'à couper la corde au ras de la limite du Fidelitas, s'il n'y avait que ça. Mais les jumelles Thorpe, Morys Ramsey, Allister Forbanks, Marcy Ridgewood et Isadora Vaneck font le guet.
Mais on va les avoir ces cornichons venimeux ! Parce qu'on a la chance qu'ils regardent ce qu'il se passe dehors et non par ici. Alors on va leur sauter sur le poil avant qu'ils ont eu le temps de dire ouf !
Ah merde ! Triple zut ! Cette punaise d'Isadora Vaneck se retourne ! Alors bien sûr elle prévient les autres et on ne peut plus les avoir par surprise !
Ça tire sec vers nous. Alors Dennis, Astoria, Katie et moi on se planque vite fait derrière un arbre chacun et on jette des Stupefix. Mais Jérémy fonce droit devant vers Isadora Vaneck et il se fait choper par un Maléfice, alors qu'il arrive sur elle, valsant en arrière.
« J'ai eu Costner ! » qu'elle crie Vaneck, toute contente d'elle.
Mais Jérémy qui a heureusement sa cotte de maille en Ithilmar, se relève aussi vite et il profite que la salope a baissé sa garde, pour lui sauter dessus et lui balancer une manchette au cou qui l'assomme net cette punaise ! Puis dans la foulée, il saute sur Allister Forbanks que Dennis a empêché de tirer sur lui. Il le neutralise d'un coup de pied au ventre puis sur le nez. Et il l'achève d'une manchette sur la carotide.
Deux de moins c'est très bien pour nous. Et Jérémy nous couvre maintenant en jetant tous les Sortilèges qu'il peut, pour empêcher les autres de nous voir venir. Alors Katie, Dennis, Astoria et moi, on se déploie autour d'eux et après trente ou peut-être quarante secondes de Bataille, on vient à bout d'eux en les assommant les uns après les autres.
Merci pour ça à Pattenrond et Miss Teigne aussi, car ils leur ont sauté dessus toutes griffes dehors, pour les empêcher de trop bien tirer sur nous.
« Formidable les mioches ! Et vous aussi les chats ! Vous avez été parfaits ! Mais maintenant laissez-nous faire ! » s'exclame Kyle Harrison, qui arrive vers nous à toutes pompes, malgré son bras gauche en écharpe.
Ils sont une bonne douzaine derrière lui et ça me rassure de les voir arriver, car la corde attachée à la poignée de porte s'est tout à coup tendue comme un arc. Et ça, pour moi c'est signe que l'ennemi arrive sur nous.
« Ouais ! Coupez la corde et refermez la porte après notre passage ! » renchérit Oliver Moon, qui a un bandeau sur l'œil gauche.
On les regarde passer et on leur obéit. J'ai le cœur lourd de savoir qu'ils vont sans doute se battre là derrière et de ne rien pouvoir faire pour les aider. Mais si on a pu avoir les jumelles Thorpe, Morys Ramsey, Allister Forbanks, Marcy Ridgewood et Isadora Vaneck, ce qui arrive maintenant est beaucoup trop fort pour nous, c'est sûr !
« Allez, enchainez ceux-là puis réveillez-les, qu'on les emmène au cachot ! » dit Monsieur Rusard, quand il a terminé de fouiller les poches des Ânes Bâtés, sans doute pour s'assurer qu'ils n'ont pas une deuxième Baguette.
Dennis pose le banc qu'il a fait Léviter pour pouvoir refermer la porte, après avoir coupé la corde. Jérémy soupire, se penchant pour ramasser les Baguettes de nos prisonniers avec Astoria et Katie, tandis que Dennis et moi, nous nous occupons de les enchainer. Puis Dennis jette un coup d'Enervate pour réveiller les Ânes Bâtés et Monsieur Rusard les remets sur leur pieds, avant de leur ordonner de se mettre en marche.
« Mon frère t'a enfoncé un couteau dans le ventre tout le monde le sait ! Et moi, je t'ai eu en pleine poitrine avec un Vide-Entrailles à bout portant ! Alors comment tu peux être debout encore ? » ose demander Isadora Vaneck, en regardant Jérémy d'un air drôlement furieux, quand on est arrivé dans la cave.
« Je suis immortel et indestructible ! » répond Jérémy, avec le plus grand sérieux, en la poussant dans le cachot où elle restera prisonnière.
« Ouais. Jérémy il est comme Harry ! Personne ne peut le tuer ! Ni même le blesser sérieusement ! » renchérit Katie, tout aussi sérieusement, en bouclant les jumelles Thorpe dans le cachot d'à côté.
« En revanche, votre Maitre est en train de prendre la pâtée du siècle. Et bientôt, ce qui restera de lui se fera manger par les asticots ! » conclus-je, avant de claquer la porte d'un cachot, au nez d'Allister Forbanks.
Monsieur Rusard donne deux bons tours de clef dans chaque serrure et Jérémy pousse encore une fois un gros soupir, prenant Pattenrond dans ses bras, puis tournant les talons pour partir.
« Pourquoi tu soupires comme ça, gamin ? » demande Monsieur Rusard, en caressant sa chatte, du dos de sa main fermée.
« Je me sens trop inutile. » répond Jérémy, qui marche maintenant en trainant les pieds.
« Tu viens d'apporter ta petite pierre à l'édifice, alors inutile, tu ne l'es certainement pas ! Et puis utiles, nous allons pouvoir l'être encore davantage, nous tous, en faisant usage de ces trucs que j'ai pris dans les poches de ces petits vauriens ! » déclare Monsieur Rusard, en ouvrant sa main sous notre nez.
Des faux Gallions.
« Oui, ce serait utile et même drôlement, si on avait le mot de passe pour les actionner ! » répond Jérémy sur une grimace que Katie, Dennis, Astoria et moi nous partageons.
« Victoire aux Ténèbres ! » dit alors Monsieur Rusard, qui sourit en voyant notre air surpris, avant d'ajouter : « C'est le mot de passe ! J'ai entendu ce vaurien de Ramsey le prononcer, avant qu'il envoie son message et quand il a reçu l'autre en retour aussi. Et j'ai bien vu le Sortilège qu'il a fait. C'est très simple. Il suffit de poser sa Baguette sur le faux Gallion quand on prononce le mot de passe et le nom du destinataire après, pour que ça fonctionne. »
« Génial ! On va pouvoir attirer les Ânes Bâtés encore en lice dans un piège ! » m'exclame-je, me sentant bien heureux.
« Tout à fait, mon p'tit gars ! A commencer par ceux qui pourraient encore être ici.» répond Monsieur Rusard, avec un sourire satisfait qui nous englobe tous, avant d'ajouter encore pour Jérémy: « Mais on va aussi s'arranger pour prévenir Poudlard. Et ça, tu as sûrement moyen de le faire, non ?
Jérémy hoche la tête, tout sourire et il se dépêche de sortir son Miroir de sa poche, pendant que Monsieur Rusard, Astoria, Katie, Dennis et moi, nous commençons tout de suite à tirer nos plans.
OoOoOoO
Tarendra Deli
C'est effroyable ! Les dégâts sont considérables dans l'Ecole ! Et le Parc est un vaste cimetière à ciel ouvert.
Et il faut se rendre à l'évidence. Malgré l'arrivée des nombreux renforts, notre position est de plus en plus précaire.
Tout à l'heure, nous avons dû nous résoudre à jeter bat l'escalier de la Tour Sud, seul accès possible depuis les étages, au couloir menant aux Quartiers de Serpentard. Cela m'a fendu le cœur de faire ça. Car une partie de la Tour s'est également effondrée. Mais cette place était devenue impossible à défendre et il eut été déraisonnable de sacrifier davantage de vies pour le faire.
Je sais que l'entrée latérale par le Jardin à la Liseuse a également été condamnée. La Galerie extérieure, une bonne partie du plafond et des murs à l'intérieur ont été sacrifiés pour la boucher. Et la même décision sera bientôt prise à la porte du Lac, si les renforts partis là-bas il y a quelques instants ne parviennent pas à repousser l'assaut qu'elle subit pour la énième fois, par les Mangemorts, Trolls, Vampires et Inferi qui envahissent désormais également peu à peu le Parc.
La Ferme Pédagogique va devoir être abandonnée également, ses bâtiments menaçant trop de s'effondrer sur les nôtres.
Partout ordre est peu à peu donné de se replier dans le Château, aux places les plus stratégiques. A savoir le Grand Escalier, les premiers et second étages et tout le rez-de-chaussée.
A part au bord du Lac, quasi seules les troupes aériennes se battent encore à l'extérieur à présent. Et même des Centaures nous ont rejoints ici, se postant aux fenêtres parmi les Sorciers, Gobelins et Elfes de maison qui repoussent les assauts incessants de la horde de nos assaillants.
Quant à moi, j'ai pris position dans le Grand Hall à présent, sur le pas de l'entrée principale, derrière la barricade dressée avec les restes de porte à double battant qui n'en défendait plus l'accès. J'ai rejoint Ramaya et Patrick, ainsi que quelques autres de nos amis, tout comme moi miraculeusement encore en vie.
Si je dois mourir, je veux que ce soit auprès d'eux.
Car oui, mon espoir de voir le bout de cette terrible Bataille s'amenuise. Mon espoir que la victoire appartienne à notre camp aussi.
Trop des nôtres sont morts ou trop gravement blessés pour revenir à nos côtés. Et nos renforts civils, bien que vaillants et âpres au combats, n'opposent pas suffisamment de résistance à l'ennemi, par manque d'entraînement et de Technique.
« Par le ciel tout puissant ! Qu'est-ce qui arrive donc par là ? » s'exclame soudainement une voix sur ma droite.
Je tourne vivement la tête vers elle. Un civil pointe son doigt vers le ciel sur ma gauche et je suis sa direction.
Oh ! Par les couilles de Godric ! Je n'en crois pas mes yeux !
« Merzhin ! C'est Merzhin ! » s'exclame Vincent, d'un ton qui n'en revient pas plus que moi.
Et pourtant !
Pourtant oui, il n'y a pas de doute possible ! Ce sont bien les Hauts Elfes qui viennent à notre secours.
Oh ! Putain que c'est bon de les voir !
Une cinquantaine de Dragons de petite taille chevauchés par des duos d'archers portant plastron et casque d'or étincelant s'engagent dans la Bataille aérienne, tandis qu'un Cheval ailé couleur de Lune et un Dragon à longue queue rouge feu monté par un seul cavalier vient vers nous.
Deux puissants Sortilèges fusent, assommant net nombres de nos assaillants et semant la zizanie parmi les autres. Puis le Cheval et le Dragon s'engouffrent dans le Hall, en rasant nos têtes, stoppant net dans notre dos.
Cuthalion et Merzhin, en grande armure et casqués d'or, descendent de leur monture, sous les regards qui les ont suivi.
« Lainathiel et Daeron, je vous confie mon Queue de Feu. Il ne crache pas de flamme, mais il est rapide et le bouclier que déploie sa queue empêchera l'ennemi de vous surprendre traitreusement par derrière. » déclare Cuthalion, en direction de Ramaya et Patrick, qui ne se le font pas dire deux fois et bondissent vers lui.
Puis le regard de Cuthalion accroche Vincent situé un peu plus loin à ma droite.
« Peux-tu nous guider vers Nyween, Nestadrine Nithron ? » demande-t-il, tandis que ma sœur et mon beau-frère s'envole déjà sur son Dragon.
« Et comment ! Suivez-moi ! » répond Vincent sautant déjà sur ses pieds pour filer vers le Grand Escalier.
« Mais c'est qui, ces types ? » demande le civil de tantôt, tout en jetant un Stupefix vers les nouveaux assaillants qui nous font face, aussitôt Cuthalion et Merzhin engagés dans l'escalier à la suite de Vincent.
« De très puissants alliés. » réponds-je, sourire aux lèvres, me jetant de nouveau dans la Bataille moi aussi.
« D'accord, mais d'où ils viennent ? » demande encore le civil, avec insistance.
« Je ne saurais en dire davantage à leur propos. Si ce n'est qu'ils apportent une nouvelle bouffée d'espoir dans mon cœur. » élude-je, en continuant à repousser nos ennemis, encore et encore.
Le cœur beaucoup plus léger et confiant qu'il y a quelques instants.
Nous verrons bientôt la fin de la Bataille. Oui, très bientôt ! Et nous serons victorieux !
J'en suis convaincu !
OoOoOoO
Harry
Salazar fatigue un peu.
Ses Maléfices perdent en vélocité et en puissance. Le rythme de ses vrilles s'amenuise.
Il parvient de moins en moins à repousser mes propres Attaques. Il recule à chaque impact que je lui impose entre nos deux Sorts. Sa Technique est moins sobre également. Il a besoin de plus en plus d'amplitude dans sa gestuelle pour produire ses efforts.
Je dois continuer ainsi encore un moment, puis revenir à un rythme moins soutenu, pour économiser ma propre Energie et mieux le surprendre à nouveau.
Et c'est avec ma main gauche que je l'aurai. C'est avec elle que je trouverai l'ouverture, c'est de plus en plus évident.
Vague de chaleur et d'amour.
J'ai la sensation puissante qu'elle me vient de Jonas, d'entendre mon petit bonhomme chanter, avec tout son cœur, pour appeler les anges à veiller sur moi et me protéger.
Et je souris. Car cela me donne une Energie folle.
Et une force à soulever toutes les montagnes de la création, pour avoir le plaisir de serrer mon petit bonhomme dans mes bras et de recevoir encore ses baisers sur mes joues.
OoOoOoO
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