Disclaimer : cf chapitre 1
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Gros bisous à la super merveilleuse beta!
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Hello !
Me revoilà enfin !
Désolée de ce monstrueux retard ! Rassurez-vous je suis en bonne santé ! Mon absence est en lien avec des problèmes techniques qui ont trouvé leur résolution alors que j'étais partie en vacances. Je suis revenue hier et me voilà fin prête à reprendre les bonnes habitudes du mardi.
Un merci particulier à Mounette, Elodie22, 5, Crountie pour leurs messages inquiets. Je vous fais de gros bisous !
Bonne lecture sur ce chapitre que vous attendez depuis longtemps !
Bisous
Me-Violine
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Pas de réponse à vos commentaires sur le dernier, car pas je n'ai pas eu le temps de le faire, (ni de les lire d'ailleurs), mais je le ferai pour les prochains, c'est promis !
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Ultimes Sacrifices 8 / 11
Acte 9 : Course Contre La Mort
Nally
J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas comment y arriver. Nous avons les geôles suffisantes pour tenir tous les Mangemorts emprisonnés jusqu'à la fin de Voldemort et Salazar, mais pas la solution pour les faire entrer dedans.
Comment les priver de leur Baguette, sans avoir à mener au préalable de farouches Combats ?
Or, chaque vie compte. De notre côté naturellement, mais également du leur. Et le temps joue contre nous, bien évidemment.
Car même si j'espère de toutes mes forces que Salazar se fourvoie, qu'il délire autant que l'esprit rongé par la folie de Voldemort et qu'il ne pourra pas absorber les Enfants souillés de Magie Mère sans qu'ils se rebellent et se retournent contre lui, je ne peux rejeter l'idée qu'il est parvenu à trouver le moyen de le faire.
Mon esprit, mon cœur, mon Âme, me le crient : ce fieffé salopard est capable d'avoir élaboré un plan infaillible pour s'assurer la victoire. Et ce cri provoque en moi une crainte, une peur diffuse de plus en plus prégnante, qui gêne terriblement ma concentration.
La mort d'Albus n'est pas étrangère à cela non plus. J'aimais cet homme, comme on aime un oncle préféré, presque un père. Et de savoir que sa dépouille repose là-haut dans sa chambre, avec son Phénix pour seule compagnie, me désole davantage encore.
Aucun n'y a fait allusion, mais tous ici ont bien sûr compris qu'Albus est mort. Son absence à notre réunion d'Etat-Major est bien trop remarquable pour qu'il en soit autrement et qu'ils ne l'aient pas rapidement conclu.
Je sens le poids de leur peine qui s'ajoute à la mienne. Celle de nombreux autres ayant perdu des amis ou des proches également émane de tout Poudlard. C'est une vague contre laquelle je dois lutter constamment.
Comme il me faut aussi lutter de plus en plus contre le découragement qui gagne peu à peu les cœurs, l'incompréhension face à l'acharnement et les incessants assauts de nos ennemis, le dégoût du massacre qu'il faut perpétrer pour avoir une chance de survivre.
Lutter contre la haine, la noirceur épouvantable de nos ennemis.
Allons, Nally ! Secoue-toi ! L'heure est grave ! Toutes celles et ceux qui combattent ici comptent sur toi pour trouver la solution à notre épineux problème !, m'admoneste-je intérieurement, tâchant de rassembler mes pensées vers l'unique objet du problème que nous devons résoudre.
« Les nouvelles ne sont pas fameuses. » déclare d'emblée Sev, à peine revenu dans le Bureau avec Goyle, Ginny, Neville, Colin et Seamus
Goyle sort aussitôt du Bureau, déclarant qu'il va rejoindre Crabe. Ginny, Colin et Seamus le suivent, tandis que Sev effectue un bref rapport qui me fait frémir.
Comment est-il possible de réduire tant de monde en esclavage ? Comment peut-on se laisser assujettir ainsi ? Les adultes se sont-ils laissé séduire par ses idées parce que leurs Âmes sont aussi noires que la sienne ? Le seul charisme de Voldemort peut-il expliquer qu'ils se soient ralliés à lui ? Ou alors est-ce la peur qu'il a inspirée qui les a réduits à supporter de vivre terrés dans ces sombres Cavernes ?
« Nom de Zeus ! Faut vite qu'on trouve une solution pour neutraliser au plus vite tout ce qui vient encore, sinon c'est la fin ! On ne s'en sortira pas ! » s'exclame Sirius, en tapant violemment du poing sur le bureau.
Cela a le mérite de me tirer des pensées dans lesquelles je m'égarais à nouveau.
« La seule bonne nouvelle, c'est que nous pouvons emprisonner les Chimères, Crabes de Feu, Harpies et Trolls dans les cavernes où se trouvaient les Inferi. Il suffit de faire s'effondrer le passage, après les avoir emmenés au plus loin à l'intérieur, où ils auront assez d'air pour survivre durant plusieurs jours. Ce qui nous donne largement le temps de les libérer. Et pas de danger qu'ils passent par le Lac. Sinon, les premiers s'éteindraient et les seconds se noieraient, puisqu'ils sont incapables de nager. » explique encore Sev.
« Ouais. Mais il y a un hic ! Ils pourraient se suicider justement ! Ou s'entretuer ! On ne sait jamais. Il pourrait leur avoir donné l'ordre de le faire ce tordu ! » s'exclame Neville, sur une grimace.
« Nally a vérifié : dans le Labyrinthe d'Artemus les prisonniers ne se suicident pas. Ils ne s'entretuent pas non plus. Alors pourquoi les Créatures le feraient-elles ? » réplique Sev, sourcil haussé.
« Un point ! » concède Neville, tandis que Remus demande si Sev a maintenant une idée qui permettrait d'emmener les Créatures jusqu'aux Cavernes.
Sev pince les lèvres et hoche négativement la tête. Moment choisi par le Miroir de Communication pour appeler mon attention. Je le porte devant mes yeux et j'ai la surprise et l'inquiétude à la fois, de voir le visage de Jérémy.
« Mamie, j'ai une nouvelle qui peut être drôlement intéressante pour vous ! Le mot de passe des Ânes Bâtés pour les faux Gallions, c'est Victoire aux Ténèbres ! Faut juste que tu poses ta Baguette sur le faux Gallion et que tu précises aussi à qui tu veux faire parvenir ton message avant de l'envoyer. Et même chose pour déchiffrer le message de retour ! Mot de passe avec Baguette posée sur le faux Gallion, c'est tout ! Maintenant je te laisse, parce qu'il faut que je m'occupe des Ânes Bâtés d'ici, avec Monsieur Rusard et les copains, avant que ces pignoufs essayent encore une fois de faire rentrer des Mangemorts, des Vampires et des Trolls chez toi ! Mais ne t'inquiète pas surtout ! Tout va bien ! Nous maitrisons parfaitement la situation ! Les nôtres viennent de revenir sains et saufs après avoir éjecté la corde hors de la zone du Fidelitas et capturé les deux Ânes Bâtés qui allaient faire rentrer une troupe d'ennemis ici ! Ils ont aussi jeté un bon Sortilège de Confusion pour dérouter l'ennemi et qu'il reparte à Poudlard ! » explique-t-il, sur un débit rapide, avant de couper net la communication.
Merlin ! Comme si nous n'avions pas déjà assez de soucis ! Voilà maintenant qu'il y a des problèmes chez moi aussi ! Mais qui donc a bien pu tenter de faire entrer des Mangemorts, Vampires et Trolls dans le Château ? J'espère qu'il n'arrivera rien de fâcheux à Jérémy ! Ni à personne là-bas !
Je suis fortement tentée de m'y rendre, mais je me raisonne. Jérémy était sérieux, pas affolé. Et si la situation avait été hors contrôle, Molly aurait demandé que je vienne de toute urgence. Et je dois également faire confiance à Argus, il ne laissera pas les enfants faire de bêtise. Le problème majeur se trouve donc ici. Or, Jérémy a raison, connaitre le mot de passe peut être drôlement intéressant.
Enfin, drôlement, façon de parler. Car rien du tout n'est drôle dans notre situation.
« Nally ? Que se passe-t-il encore ? » demande Sev, avec inquiétude, alors que Draco et Arthur arrivent enfin dans le Bureau.
« Une seconde ! » réponds-je, avant de contacter le QG pour demander que l'on me fasse la liste des Ânes Bâtés encore en liberté dans le Château ou le Parc, ainsi que des précisions quant à leur position actuelle.
Et je veux savoir également quels Ânes Bâtés sont morts ou prisonniers, quelle était leur position lorsqu'ils sont décédés ou ont été capturés, qui était avec eux parmi leurs congénères, à ce moment. Bref, je veux un rapport détaillé point par point à leur propos.
Toutes ces informations me sont nécessaires, afin de ne commettre aucun impair qui pourrait mettre la Ciseburine à l'oreille de nos ennemis, lorsque nous activeront les plans qui se dessinent enfin progressivement dans mon esprit.
OoOoOoO
Andy
Je crois que je n'ai jamais ressenti pour quiconque, autant de respect que j'en éprouve pour ces vieux Sorciers, qui ont l'intention de mettre fin aux agissements des très dangereux voyous que je peux observer par l'intermédiaire de l'écran de télévision, sur lequel mes yeux sont actuellement fixés.
Cependant, je m'inquiète beaucoup pour eux. Je crains fort que ce ne soit pas raisonnable de leur part, de se lancer dans une telle entreprise. Certes, ces jeunes ont bu beaucoup d'alcool, selon ce que Dudley a dit et après leur petite séance de sexe collectif, leur esprit semble plutôt embrumé, c'est vrai. Mais des truands imbibés d'alcool et / ou saturés de drogue, j'en ai côtoyés assez dans ma petite carrière de flic, pour savoir qu'il ne faut surtout pas sous-estimer leurs capacités à réagir avec une extrême violence et donc à faire des victimes, avant d'être neutralisés.
Or, je n'aime pas du tout le regard de ceux-là. Je n'ai pas le sentiment qu'ils se sont contentés de boire de l'alcool. Ils ont pris autre chose aussi, j'en suis sûr. Une lueur, une expression dans leur regard, me dit qu'ils sont sur le qui-vive, qu'il ne faudrait pas grand-chose pour déclencher leur fureur et qu'ils se déchainent dans une débauche de violence inouïe.
Finch-Fletchley aussi s'en est rendu compte, il n'y a pas de doute, à la manière dont il tique en examinant ces jeunes vauriens.
« Monsieur Diggle, j'ai beaucoup de respect pour vous et le courage dont vous faite preuve, mais êtes-vous sûr que vous devez vous porter au-devant de ces jeunes gens ? Ils me semblent éminemment dangereux. » dit-il d'ailleurs, lorsque Dedalus demande si tout le monde est prêt à entrer en action.
« Monsieur Finch-Fletchley, je sais que notre grand âge vous parait sans doute être un désavantage certain, mais nous avons encore de la ressource, croyez-moi sur parole ! Et à nous dix, nous en viendrons à bout de ces petits voyous ! » répond Dedalus, avec fermeté.
« Je ne doute pas un instant que vous ayez encore de bonnes ressources, Monsieur Diggle. Mais croyez-en mon expérience de policier aguerri : ces jeunes gens n'ont pas seulement bu de l'alcool. Je pense sincèrement qu'ils sont également sous l'influence d'une substance qui les rend beaucoup plus dangereux encore, qu'ils doivent déjà l'être en temps normal. Et je peux vous assurer que s'ils étaient Moldus et que j'avais la responsabilité de les neutraliser, je ferais appel à un escadron des forces d'intervention les mieux entrainées, équipées et armés du Royaume Unis. » renchérit Finch-Fletchley, du ton le plus persuasif qu'il le peut.
« Je pense exactement la même chose, Dedalus ! Moi non plus, je n'aime pas du tout leur regard ! On dirait de très dangereux animaux sauvages prêts à se jeter à la gorge de tout ce qui bouge, à la moindre contrariété ! » appuie-je, tandis que la jeune Pénélope semble très apeurée maintenant, si j'en juge la manière dont sa main s'agrippe sur son accoudoir.
« Ce sale petit sagouin de fils de Voldemort a tué notre vieil ami Albus ! Il a possédé quelqu'un à Poudlard pour faire ça ! Et qui sait s'il ne va pas recommencer ! Et s'il se mettait maintenant en tête de posséder un ami proche de Harry et de se rapprocher en douce de lui pour le tuer en traitre, lui aussi ?! » répond Dedalus, avec un fond de désespoir dans la voix.
Oh mon Dieu ! Serait-ce d'Albus Dumbledore dont il parle ? Ce grand homme serait mort, tué par une personne dont le fils de Voldemort a possédé le corps, pour commettre son meurtre ?
Seigneur, je n'arrive pas à y croire !
« Je comprends vos sentiments, vos craintes également, ainsi que votre désir d'éviter que ce garçon tue encore quelqu'un, Monsieur Diggle. Mais comprenez que je ne peux assister sans protester, à une entreprise qui mettra votre vie en grand danger. Alors voilà ce que je vous propose : restez où vous êtes, pendant que nous essayons de contacter des renforts pour vous aider. Je vous promets que nous vous laisserons agir, si nous percevons que ce garçon essaye de commettre un nouveau meurtre. Car nous pourrons le savoir, n'est-ce pas ? Il y a un moyen pour nous de le détecter. » insiste Finch-Fletchley, en croisant les doigts.
« Oui… Oui vous pourrez le savoir. Dudley saura le reconnaitre si le fils de Voldemort recommence à posséder quelqu'un, c'est vrai. » admet Dedalus, qui semble hésiter maintenant sur la marche à suivre, d'après ce que je peux juger au ton de sa voix.
« Vous devez écouter le conseil de Monsieur Finch-Fletchley, Dedalus ! J'essaye tout de suite de contacter Nally ! Elle nous enverra très vite quelqu'un, vous pouvez compter là-dessus ! » s'exclame aussitôt Penelope, tout en saisissant un Miroir placé sur ses genoux.
« Je ne suis pas un lâche et j'ai autant envie que toi de ficher une bonne déculottée à ce misérable assassin, Dedalus ! Mais force est de reconnaitre que c'est la voix de la sagesse qui parle. Monsieur Finch-Fletchley et le jeune Andy ont de l'expérience des voyous et des meurtriers dans le Monde Moldu et ce sont nos Anges Gardiens. Nous devons les écouter et attendre nos renforts. » intervient la voix ferme d'un homme que je ne connais pas.
« Je suis d'accord avec Al. Qui sait s'ils ne sont pas aussi sous l'influence de cette Baie dont a parlé Molly tout à l'heure. Si c'est le cas, alors ils seront enragés dès qu'ils nous apercevront. Et on pourrait perdre le contrôle de la situation, même en surnombre. » appuie une autre voix d'homme
Plusieurs autres voix acquiescent, plus ou moins étouffées.
« Bon ! D'accord ! Vous avez raison, mieux vaut attendre. Mais on reste ici à l'affût. Et au moindre doute, on intervient ! Alors vous tous dans la Base, surveillez bien Franck et Dudley, tu nous préviens tout de suite, s'il recommence son sale petit manège de possession ! » accorde Dedalus, d'un ton un peu hésitant.
« C'est entendu, Dedalus ! » acquiesce Dudley, l'air soulagé, tandis que les épaules de Finch-Fletchley se détendent.
Pénélope est visiblement soulagée également. Sa main se décrispe un peu sur le Miroir, grâce auquel elle tente de joindre Madame De Paimpont.
Je suis bien aise moi aussi, que Dedalus se soit laissé convaincre.
« Mais où donc est passé James ? » entends-je cependant demander une voix féminine un peu haut perchée, après quelques instants de silence.
Dudley sursaute aussitôt et ses yeux parcourent les écrans de télévision à grande vitesse.
« Non, Monsieur Cooper ! N'y allez pas ! Revenez ! Vous avez entendu, c'est trop dangereux ! Il faut attendre les renforts ! » s'exclame-t-il soudainement, avec affolement.
« Je sais bien que c'est dangereux ! Mais imagine qu'ils se sauvent tous dès qu'ils nous voient arriver par une fenêtre et qu'ils s'en aillent attaquer n'importe qui dans notre Monde ou chez les Moldus ? Je ne peux pas prendre ce risque ! Surtout pas avec Franck ! Parce que lui, sûr alors il recommencera à posséder quelqu'un pour se venger ou pour aider son père ! Il faut l'en empêcher à tout prix ! Alors comme c'est mon gamin, j'y vais ! Il va me torturer, je le sais ! Et ça va les distraire lui et ses complices, les empêcher de voir Dedalus et nos renforts arriver sur eux ! Mon gamin surtout. Je ne veux pas qu'il tue encore un ami ! Ou Harry Potter ! Il est capable de le faire ! C'est un démon ! Un démon, tu m'entends ! Et je dois l'arrêter à tout prix ! » répond rapidement Cooper, tandis que Penelope parle vivement et d'un ton désespéré dans le Miroir.
« Non ! Reviens, James ! On va les avoir quand les renforts seront là ! Ne va pas là-bas tout seul ! » s'exclame Dedalus, avec supplique.
Mais James Cooper qui s'était arrêté dans le ciel pour répondre à Dudley, arrache ses écouteurs et les jette dans un fourré, puis il s'élance à vive allure vers la maison.
« Dedalus ! Il a enlevé ses écouteurs ! Et il est presque arrivé ! Il fonce vers la fenêtre du salon ! » s'exclame Dudley, les mains crispées sur ses accoudoirs.
« On ne va pas le laisser se faire massacrer sans réagir tout de même ! Alors il n'y a plus à tergiverser, on y va ! » s'exclame Dedalus, avec une vivacité très inquiète.
Il est aussitôt approuvé par ses amis et je devine sans peine qu'ils s'élancent tous vers la maison.
« Grand Papa ! Dedalus ! Attendez, ne faites pas de bêtises ! J'ai Nally en ligne ! Elle nous envoie des renforts ! Ils seront là dans une minute ou deux ! » s'exclame alors Pénélope, le ton étranglé, tandis que sur l'écran qui fait face à Dudley, je vois avec effarement James Cooper, qui doit avoir à peu près l'âge de mon grand-père adoptif, jeter un Sortilège en direction d'une fenêtre qui explose.
Et les jeunes voyous qui recommençaient à s'agiter et exprimer leur ennui, sursautent et appellent leur Baguette en main, pour la lever vivement vers ce qu'il reste de la fenêtre.
Seigneur Dieu ! C'est du suicide !, me dis-je en regardant James Cooper foncer droit vers eux.
Il est aussitôt cueilli par un Maléfice qui le désarçonne de son balai et l'envoie durement contre un mur.
« Qu'ils se dépêchent alors ! Parce que nous on s'occupe déjà de ces sales petites frappes ! Je t'aime ma Penny et n'ait pas de chagrin si je dois mourir, parce que je serai mort heureux d'avoir fait mon devoir ! Je t'embrasse ma grande ! Embrasse toute la famille pour moi ! Dis leur que je les aime ! » répond durant ce temps le Grand Père de Pénélope, d'une voix ferme, que je n'ai aucun mal à entendre
Sur l'écran de télévision, les jeunes gens se sont levés maintenant et entourent James Cooper, la Baguette menaçante.
« Mais quel est votre plan, maintenant ! » demande Dudley, qui est pâle, mais dont la voix a retrouvé un peu de calme
Sur l'écran du salon, le fils de Voldemort reconnait en James Cooper celui qui l'a élevé et se réjouit de le tenir entre ses mains.
« Le même que tout à l'heure, mais en moins sournois ! Parce que nous allons foncer dans le tas ! Chad, avec moi ! » s'exclame Dedalus, alors que les amis du fils de Voldemort ricanent et décident de s'installer confortablement sur fauteuils et canapés, afin de, selon leurs propres mots, pouvoir jouir du spectacle tout à leur aise.
Dudley éteint les boutons du son de la télévision centrale, au moment où retentit un cri de douleur terrible. Je comprends sa réaction. Il veut que nous puissions nous concentrer sur les personnes dont nous sommes les Anges Gardiens.
Pénélope, qui a mis fin à sa communication avec le miroir, répète que des renforts vont arriver incessamment, puis elle manipule les boutons du clavier situé devant les écrans, afin de régler les canaux qui nous mettront en relation exclusive avec les personnes dont nous serons Ange Gardien.
Et mon regard part à la recherche des Sorciers sur lesquels je dois veiller. Je les repère très vite, mais je m'aperçois que je ne sais pas qui est qui, des deux messieurs.
« Ici Andy. J'ai besoin de savoir qui est qui parmi vous, messieurs. » demande-je donc, avec tout le calme dont je suis capable.
« Cheveux bruns c'est moi, Rupert. Cheveux blanc c'est Fergus. Andy, comment sont-ils placés dans la salle des domestiques, par rapport à la porte fenêtre ? » répond une voix bourrue, tandis que je cherche vivement leur objectif des yeux.
« Il y a un jeune homme qui sera à votre droite et la femme lui fait face, tournant donc dos à la porte intérieure. Ils mangent tout en lisant un journal, mais ils ont leur Baguette à portée de main et les yeux du garçon sont aussi égarés et fous que celui des autres jeunes ! » réponds-je, intérieurement très tendu, mais maitrisant plutôt bien ma voix, compte tenu des circonstances.
Je ne suis pas fait pour être Ange Gardien. Je suis toujours bien plus calme et maitrisé dans l'action.
« Muriel la porte-fenêtre ! Fergus la fenêtre à l'angle droit ! Vous prenez la femme Carrow ! Je m'occupe de Bletchley ! » ordonne Rupert, avec autorité.
« A vos ordres commandant ! » s'exclame la voix de la vieille Muriel, en levant sa Baguette de concert avec Fergus.
Deux Sortilèges fusent. La porte-fenêtre de la pièce de repos s'ouvre à grand fracas de verre et bois brisés, en même temps que la fenêtre situé sur le mur d'angle de l'aile. Je subodore la femme beaucoup moins dangereuse, alors je me concentre davantage sur le jeune homme appelé Bletchley. Il a vivement saisit sa Baguette et elle crache aussitôt un Sort de mort en direction de la porte fenêtre béante par laquelle il peut voir Rupert, que je tiens aussi vite informé.
La femme, quant à elle s'échappe très rapidement dans le couloir, Baguette en main également. Ce dont j'informe Fergus et Muriel, tandis que Rupert évite le Maléfice qui venait vers lui et jette lui-même un Sortilège, qui envoie un gros pot de fleur vers Bletchley. Celui-ci saute de côté pour l'éviter et fonce vers la porte fenêtre, tout en jetant encore un Avada Kedavra qu'il crie avec rage. Rupert riposte et cueille le Maléfice de Mort, qui repart d'où il est venu et frappe Bletchley en plein front, tandis que Muriel, qui n'a pas hésité à entrer par la fenêtre avec Fergus pour suivre la femme, jette un Sortilège dans le dos de celle-ci et que lui en fait autant dans la poitrine d'un Mangemort qui arrivait à la rescousse dans le couloir.
Le jeune Bletchley vole en arrière et tombe bras en croix sur la table, la femme plonge en avant sur le sol et le dernier Mangemort percute la rampe d'un escalier de service. Puis Muriel et Fergus ramènent leurs prisonniers dans la salle à manger des domestiques, où ils sont prestement et solidement ligotés et bâillonnés.
Et croyez-moi, saucissonnés serrés comme ils sont, ils doivent à peine pouvoir respirer.
« Il n'y a personne d'autre dans la zone. Vos amis ont neutralisé celui qui était en garde de la porte d'entrée et un autre Mangemort aussi. Ils sont ligotés à la rampe de l'escalier principal. Mais je ne vois plus vos amis. Il n'y a plus qu'un planton auprès de la porte du salon. » informe-je Fergus, Rupert et Muriel, en jetant un coup d'œil sur les différents écrans de télévision.
Et je frisonne d'horreur, lorsque j'accroche celui du salon des quartiers de Voldemort.
OoOoOoO
Nally
Je n'ai pas le temps de transmettre aux autres la précieuse information que Jérémy vient de me donner, car une fois de plus le Miroir vibre. Et mon angoisse monte à nouveau en flèche, lorsque je vois le visage très alarmé de Pénélope. Et ce que j'entends me hérisse les cheveux sur la tête.
« Besoin urgent de renforts pour venir en aide à Dedalus et ses amis à la Gentilhommière ! » répercute-je très rapidement pour les autres.
« J'y vais ! » réagissent Arthur et Draco dans un même chœur, le premier précisant à voix forte à l'intention de Pénélope qui il va emmener avec eux.
Il a à peine fini de les énumérer, que Pénélope coupe net la communication.
Oh, misère ! Comment Dedalus a t'il pu prendre décision de se lancer dans une entreprise aussi risquée ?, me demande-je, en posant le Miroir sur le Bureau, tout en regardant Draco et Arthur sortir déjà.
Lorsqu'ils sont arrivés il y a une minute, j'ai deviné au premier coup d'œil, à celui qu'ils ont échangé après avoir brièvement regardé vers la Mezzanine, que Draco et Arthur étaient présents lorsqu'Albus est mort et que ce sont eux, qui ont ramené sa dépouille dans sa chambre. L'appel de Pénélope me permet maintenant de deviner les circonstances du décès d'Albus : Franck Cooper est son assassin par procuration et Dedalus a décidé de mettre fin à ses entreprises meurtrières.
Et ce non seulement parce qu'Albus était son très vieil ami d'Ecole, mais aussi parce qu'il craint certainement et sans doute avec raison, que Franck Cooper réitère ce genre de très mauvais coup, aussitôt l'euphorie de sa lâche victoire sur Albus évaporée.
Ce qui arrivera vite. Le goût du sang est exigeant. Il n'est jamais repu. Jamais satisfait vraiment.
Les autres n'effectuent aucun commentaire, ne demandent aucune explication après le départ d'Arthur et Draco.
Non pas qu'ils ne soient pas intrigués que Dedalus se soit rendu à la Gentilhommière. Ils ont deviné ce qu'il se passe, bien sûr.
Je prends la tasse de thé que Remus me présente et la porte à mes lèvres, repoussant au plus loin la souffrance, le désespoir qui m'envahissent de plus en plus. Me concentrer, rassembler mes idées sur ce qu'il se passe ici. C'est primordial.
Et en attendant la réponse du QG, je transmets enfin aux autres l'information que Jérémy m'a donnée il y a deux minutes à peine.
« Alors-là, c'est une bonne chose ! On peut se servir de ça pour attirer les Mangemorts dans nos traquenards ! » réagit Remus, avant d'ajouter sur un froncement de sourcil : « Reste toujours la question d'enlever les Baguettes aux Mangemorts, en grand nombre et en même temps. Parce qu'on ne peut pas procéder au compte-goutte, sinon ce truc serait vite éventé. Et puis le temps presse surtout ! »
« Effectivement. Et pour résoudre ce point, ce qu'il nous faudrait c'est… » commence-je, me tournant vivement vers la porte du Bureau qui vient de s'ouvrir sur Vincent suivi de…
Anda Atar ! Merzhin !
Je suis ébahie ! Je ne m'attendais pas du tout à cela !
Et comme je suis soulagée de les voir !
« Ce qu'il vous faudrait, c'est un puissant Sortilège d'Endormissement instantané, que seuls les Hauts Elfes peuvent produire sur une vingtaine de personnes en même temps. A la condition toutefois que la vingtaine de personnes se trouve dans un lieu clos. » déclare Anda Atar, en m'adressant un sourire chaleureux.
Ce n'est pas ce que j'allais préconiser, mais c'est bien mieux !
« Exactement ! Or les lieux clos nous les avons ! » souris-je, avant de demander : « Combien êtes-vous ? »
« Cinquante Dragons chevauchés par deux Guerriers chacun. » répond Anda Atar, en indiquant la fenêtre.
Rapide coup d'œil dans la même direction. Oui, j'en vois quelques-uns d'ici et ça fait chaud au cœur. Une centaine de Hauts Elfes, voilà qui arrange grandement nos affaires !
« Y aurait-il des Crêtes d'Or, parmi les Dragons ? » demande vivement Severus, haussant un sourcil dont je comprends sans peine le très haut intérêt.
Les Crêtes d'Or sont des Dragons qui ont la capacité d'exercer un extraordinaire pouvoir hypnotique sur de nombreuses Créatures et Animaux Magiques, dont les Harpies et Chimères font justement partie.
« Aldaron, Elros et Orodreth, en chevauchent un avec leur équipier respectif. » répond Merzhin, sur un hochement de tête positif.
« Alors cette fois nous tenons le moyen d'entrainer les Chimères et les Harpies vers les Cavernes ! » sourit Sev, avec soulagement, prenant immédiatement son Balai en main avant d'ajouter : « Peu importe qu'elles aient absorbés des Baies de Djengouliak moulues, elles se tiendront tranquilles aussi longtemps qu'elles seront sous leur charme ! Et cela nous laissera ensuite le temps nécessaire de rassembler et emmener les Crabes et Feu et Trolls là-bas aussi. Bill, Charly, Nadya, Vincent, Graup et Hagrid seront très efficaces pour faire cela un peu plus tard, quand il y aura nettement moins de Mangemorts dans le Parc et du côté Lac. »
« Ok, occupe-toi donc de cela, nous nous chargeons du reste ! » s'exclame Remus, juste avant que Sev parte par la fenêtre.
Au moment même où un Elfe de maison vient m'apporter la liste des Ânes Bâtés encore en liberté et que la porte du Bureau s'ouvre pour laisser passage à Blaise et Hermione.
« Nous avons fini de préparer le piège à cons dans le Quartier des Ânes Bâtés et le Jardin à la Liseuse. Et Dean fait dire que les Elfes de maison et lui-même en ont terminé de dégager et sécuriser la galerie menant vers la chambre des Secrets, depuis les toilettes de Mini. Nous pouvons donc passer à la suite dès à présent, si vous avez trouvé… » déclare Blaise, avant d'apercevoir Anda Atar et Merzhin et de s'interrompre, sur un air de surprise heureuse et soulagée que je ne lui laisse pas de temps d'exprimer.
« Nous avons trouvé ! Les Hauts Elfes endormiront tout notre petit monde en douceur ! Il suffit donc maintenant de tendre nos filets. Et je détiens là, le moyen d'attirer beaucoup de Mangemorts en même temps, au même endroit ! » déclare-je, en montrant le Faux Gallions et la liste que l'on vient de me faire parvenir depuis le QG, par l'intermédiaire de l'Elfe de maison
« L'ordre peut donc être donné d'éviter au maximum de tuer Mangemorts et Créatures ? » demande Sirius, arquant un sourcil.
« Oui. Cela ne prendra plus beaucoup de temps d'établir notre organisation et de placer nos effectifs. » réponds-je, tout en envoyant l'ordre général d'éviter désormais au maximum de tuer l'ennemi.
« Il reste cependant le problème des Vampires et Inferi ! » intervient Neville, sourcils froncés.
« Les Inferi ont été créés par Magie Noire, mais il n'en sont pas l'hôte. Et ils n'obéiront qu'aux ordres reçus par Voldemort. Ils ne s'effondreront donc pas aussi longtemps qu'il est en vie, aucun d'entre nous ne saurait les dévier de leur Mission et nul ne pourra les endormir. » fait aussitôt remarquer Hermione avec douceur, le regard désolé.
« Effectivement, nous ne pouvons pas nous dispenser de réduire les Inferi en cendres. En revanche, nous pouvons quelque chose pour les Vampires. Impossible de les endormir avec un Sortilège aussi puissant soit-il certes, mais ils peuvent être enchainés très solidement. » déclare-je, m'affairant déjà vers la Maquette, afin de déterminer au plus vite les stratégies à mettre en place pour attirer l'ennemi dans nos différents pièges.
Et, pour la première fois depuis que cette Bataille abominablement meurtrière a débuté, je sens son terrible poids se décharger un peu de mes épaules.
Certes, il réside des inquiétudes dans mon cœur. Mais l'espoir que Harry et Ron puissent vaincre Salazar, m'est à nouveau permis.
Quels que soient les plans de Salazar, nous parviendrons à les contrer !
Il le faut ! Absolument !
Irrémédiablement !
OoOoOoO
Padma
La porte du Lac, c'est là-bas que j'étais lorsque Parvati et Milli sont arrivées pour nous donner un coup de main, avec un groupe d'amis du Comité et du Groupement de Défense, quelques minutes avant qu'une petite escouade de Vengeurs nous rejoigne également.
Je suis heureuse d'avoir retrouvé ma sœur jumelle. Sa présence à côté de moi me manquait.
D'autres renforts sont également venus nous appuyer un peu plus tard, depuis l'extérieur. Mais les Mangemorts, Créatures et Inferi revenaient sans cesse à la charge, de plus en plus nombreux, haineux et hargneux. Alors finalement, nous avons fait sauter le passage pour leur interdire accès de ce côté.
Cela nous fait un lieu stratégique en moins à défendre. Ce qui n'est pas du luxe. Car le Château est ouvert à tous les vents dans les quatre ailes et à tous les étages depuis belle lurette.
Le Château est trop immense. Il y a trop de salles, d'étages, d'escaliers, de couloirs, de cours intérieures, pour qu'il soit entièrement couvert, malgré les renforts civils venus des quatre coins du Royaume Uni.
« Oh ! Génial ! Regardez là dehors ! Les Hauts Elfes sont arrivés à la rescousse ! » s'exclame soudainement ma sœur, alors que Gabe vient de nous quitter pour répondre à une demande urgente de Monsieur Weasley, Milli s'empressant de l'accompagner pour rejoindre Vincent, qu'elle a enfin su dans le grand Hall.
Parvati désigne le ciel par la fenêtre largement éventrée du couloir du troisième étage que nous remontons au pas de course, rasant prudemment le mur opposé, pour aller jusque chez le professeur Vector, d'où nous emprunterons les Passages Internes. Nous prendrons les ennemis à revers, en sortant par la porte la plus proche des Quartiers de Serpentards, qui demande une fois de plus des renforts.
« Des Hauts Elfes ? Va tout de suite à l'hôpital, Parvati ! Tu as dû te prendre une saloperie de Maléfice et tu divagues ! » réagit précipitamment MacLaggen, se retournant sur ma sœur avec inquiétude.
« Mais non, Cormac, je ne délire pas ! Regarde le ciel ! Sur les petits Dragons ! Ce sont des Hauts Elfes ! » riposte ma sœur, avec fermeté.
Elle sourit largement. Tout comme moi. Ça fait sacrément chaud au cœur, de savoir que les Hauts Elfes ont décidé de révéler leur existence au monde, en venant nous apporter leur aide.
Bien qu'hautement dubitatif, Cormac MacLaggen se décide enfin à regarder en direction du ciel. Et il écarquille aussitôt des yeux ronds de surprise.
« Oh ! C'est incroyable ! Je n'en crois pas mes yeux, mais ce sont bien des Hauts Elfes ! Ils existent donc bien ! » murmure-t-il, regard émerveillé fixé sur le ciel dans lequel évoluent des Dragons colorés, montés chacun par deux Hauts Elfes en armure dorée.
Et soudainement, il se dirige vers la fenêtre, comme hypnotisé.
« Non, Cormac ! Ne t'approche pas de la fenêtre ! » s'écrie Parvati, tendant le bras au plus loin pour attraper son bras et le tirer en arrière.
Mais c'est trop tard. Le malheureux se prend déjà un Maléfice qui l'envoie bouler contre le mur, dans un cri de surprise douloureuse.
Oh ! Punaise ! Quelle horreur ! Son épaule gauche est à moitié arrachée et son bras ne tient plus que par un mince lambeau de chair ! Ce n'est vraiment pas beau à voir ! Je me précipite vers lui, avec Parvati et Kevin Entwhistel. Parvati stoppe son hémorragie tandis que Kevin ramène son bras quasi amputé vers sa poitrine.
La douleur de McLaggen est sans aucun doute terrible. Mais il crie à peine, serrant les dents et fermant avec force ses paupières sur les larmes qui montent malgré lui dans ses yeux.
Aussitôt l'hémorragie stoppée, je maintiens l'épaule et le bras en place avec un linge propre puis nous enveloppons McLaggen dans une coque, laissant seulement sa main droite libre, dans laquelle je lui fourre le Portoloin que j'ai vivement retiré de mon cou.
« Serre ta main sur ce Portoloin Cormac et ne le lâche surtout pas. Je vais prononcer le mot de passe et tu seras à l'Hôpital dans deux secondes. Un Elfe de maison te conduira au meilleur des Médicomages. » lui dis-je rapidement, attendant qu'il ait bien serré le poing, pour activer le Portoloin.
J'ai de la peine pour lui et j'espère qu'on pourra sauver son épaule et son bras. Car c'est un idiot, c'est vrai. Mais un idiot courageux, qui s'est battu comme un lion depuis le début de la Bataille. Et il m'a tirée d'affaire tout à l'heure, risquant sa vie pour sauver la mienne, quand nous étions aux prises des Vampires qui nous sont tombés dessus par surprise, surgissant de la Salle de Répétition de la Chorale, comme des diables à ressort le font de leur boite. Et ça n'a pas été une sinécure de combattre ces saloperies. Geoffrey Digby a d'ailleurs bien failli y laisser la peau et maintenant qu'il est à l'Hôpital, il doit sûrement s'estimer heureux, d'avoir eu simplement le bassin et le col du fémur fracturés.
Mon Bracelet chauffe soudainement. C'est un message général codé.
« IMPERATIF : passez l'ordre à tout le monde. Hormis les Inferi, évitez autant que possible de tuer l'ennemi. Cela sert les intérêts de Voldemort. Signé Nally. » lit tout haut Kevin, afin que les élèves du Groupement et les Vengeurs qui nous ont rejoint aient connaissance de ce message.
« Quèque ça voué dire ? En quoué qu'ça peut ben servir les intérêts d'Vous-savouètes-qui, qu'on tute ses Manj'morts en leur renvoèyant leurs Avada dans la pouère ? Ça va nous envouyer nous-mêmes à la mort ça, à toutes les coups ! Et comment êt' sûr qu'ça vient bien de ç'te Nally et non d'un Manj'mort qui a pigé comment qu'vous communiquez et piqué l' Braç'let d'l'un des vôt' pour nous tend' un piège ? Et d'abord, qui qu'c'est ç'te Nally ? » réagit un Vengeur d'une trentaine d'année, une lueur méfiante autant qu'inquiète traversant son regard.
« Nally est notre Cheffe Stratège. Par ailleurs, le message est codé alors ça vient bien d'elle. Et si elle dit que ça sert les intérêts de Voldemort que l'on tue ses troupes, c'est qu'elle a de très sérieuses raisons de l'affirmer. » répond Kevin, que j'approuve d'un hochement de tête, tout comme Padma et les autres Membres du Comité ou du Groupement de Défense.
« Ouais. Kev a raison, sûr que ce message c'est de Nally ! Alors on prend bien note et on fait tout ce qu'on peut pour obéir à cet ordre ! Ceci dit, ne lambinons pas plus ici. On a besoin de nous à Serpentard, je vous le rappelle ! » déclare alors Keith Petrie qui a pris tête de notre groupe au départ de Gabe.
Le Vengeur et les siens acquiescent. Un peu à contre cœur, c'est visible. Mais je suis certaine qu'ils obéiront à l'ordre de Nally.
Puis nous repartons au pas de course, rasant le mur opposé aux fenêtres, afin d'éviter de subir le même sort que McLaggen, arrivant cette fois sans encombre chez le professeur Vector. Dès lors nous courrons dans les Passages Internes, guidés par le professeur Binns, qui ne nous lâche pas d'une semelle, depuis le début des Combats à la Porte du Lac.
Après s'être assuré que la voix est libre, il nous invite à sortir dans un petit couloir très étroit, au premier étage. Mais lorsque nous arrivons à hauteur de l'escalier dérobé que nous devons maintenant emprunter pour descendre au rez-de-chaussée, Keith s'arrête net.
« Putain ! Regardez ce qui vient par-là ! » s'exclame-t-il, la voix étranglée, le doigt pointé en direction du pan de mur qui s'est effondré à l'angle Nord-Ouest du premier étage.
Nous nous massons tous derrière lui, effarés.
Une colonne d'au moins cinq cent ennemis déboule vers le Château, courant à toute vitesse en hurlant à mort !, avec sauvagerie. De toute évidence ils ont franchi les remparts de Poudlard il y a peu, car Mangemorts, Vampires et Créatures qui composent la troupe, ont l'air frais comme des gardons.
« Et on doué éviter d'les tuer ? C'est pouère el coup qu'on est toutes morts ! » s'exclame le même vengeur que tout à l'heure, cherchant l'approbation de Keith
Seuls les hochements de tête des siens lui répondent.
« Ouais, peut-être bien que nous sommes fichus. Mais pas question qu'on se dérobe ! Nous allons leur vendre chèrement notre peau à ces salopards ! » déclare cependant fermement Keith après quelques lourdes secondes de silence, avant de nous donner ordre de nous déployer derrière les fenêtres qui n'ont plus de vitres depuis longtemps, puis de demander : « Appelle à renfort général par ici, Parma ! Surtout, précise bien ce à quoi on a affaire, sinon personne ne viendra et nous sommes morts ! »
« Pas si morts que ça, puisque nous sommes là aussi ! » s'exclame aussi sec une voix dans notre dos.
Je me retourne vivement, bien soulagée de voir Fred, accompagné par un important groupe de copains, Vengeurs, civils et Membres de l'Ordre.
OoOoOoO
Inspecteur Finch-Fletchley
Mon petit groupe de vieux Sorciers intrépides a rapidement saucissonné le Mangemort qui gardait les grilles de la Gentilhommière, avant de voler vivement vers elle et d'y pénétrer, par une fenêtre de l'étage. Puis ils sont descendus par un escalier de service, se posant sur les marches, avant d'être arrivés en bas.
Là, ils se sont jeté un Sortilège sur eux-mêmes et plouf, ils ont disparu.
« Où êtes-vous, je ne vous vois plus. » demande-je donc avec ce calme inflexible que j'ai appris à conserver en toutes circonstances depuis des années et des années, bien que mes mains et mon dos soient moites d'une transpiration poisseuse.
« Pardon, j'aurais dû vous prévenir ! Nous nous sommes Désillusionnés afin de surprendre le planton devant le salon. Nous allons tâcher de faire ça en silence et après nous resterons en faction, pour couper la retraite des petits voyous ! » m'informe très rapidement le chuchotement de la femme nommée Hestia.
Que le planton se tienne à son poste comme s'il ne se passait rien d'extraordinaire dans la pièce devant laquelle il est en faction, je peux le concevoir. Qu'un homme se fasse torturer et pousse de terribles cris de douleur, il doit probablement en avoir l'habitude, étant donné ce que je sais du propriétaire des lieux, dont on ne m'a rien caché lorsque j'ai accepté de travailler avec Andy Tracktieth et Kingsley Shackelbolt.
Je m'étonne en revanche, qu'il n'ait pas bougé d'une oreille lorsque la fenêtre du salon a explosé.
Mais bon. Ça aussi il en a peut-être l'habitude. A moins que le salon soit particulièrement bien insonorisé. C'est sûrement possible avec la Magie, ça.
Nouveau bruit de verre brisé étouffé par-dessus les cris du malheureux homme martyrisé dans le salon et le planton s'effondre. Mes petits vieux sont passés à l'attaque. J'ai vu brièvement l'un d'entre eux avant qu'il disparaisse de nouveau.
« Nous sommes là, dans le couloir ! Nous restons en faction derrière les statues au cas où l'un d'entre eux sort ! » dit-on dans mes écouteurs.
« Puisque nous sommes en bon nombre ici maintenant, moi je vais rejoindre les autres dehors. Ils ne sont pas assez dans le jardin. Rupert, si tu es aussi dans ce coin, vient avec moi ! » déclare une autre voix, un peu plus éloignée.
« Je viens également ! » annonce la voix impérative d'une dame, un peu plus proche, en même temps que le dénommé Rupert répond favorablement à l'appel de son ami.
« Ok Muriel ! Enfourche ton balai ! On passe par la porte d'entrée ! » acquiesce l'homme à la voix éloignée
Je ne vois aucune des personnes que je suis censé protéger et ça m'ennuie. Comment puis-je être leur Ange Gardien, si je ne les vois pas ?
En les prévenant si les jeunes tentent de fuir par le couloir, ou que quelqu'un vient depuis l'entrée, me vient aussi vite en tête la réponse.
Dans le salon, le fils de Voldemort s'acharne sur Cooper, tandis que ses jeunes comparses auxquels il a donné l'ordre de défendre la place, jettent de nombreux sorts vers le jardin où se trouvent Dedalus et trois de ses amis.
Je frissonne intérieurement en constatant l'acharnement de ce garçon, qui torture son grand-père maternel avec un évident plaisir. Mon ventre se tord d'assister à ça et de ne pouvoir rien faire d'autre qu'observer. Et je pense bien sûr à Justin, aux prises de salopards du même acabit là-bas, dans son Ecole.
Seigneur Dieu, je ne suis pas un fidèle assidu à votre église, mais je vous en prie protégez mon fils ! Je ne lui ai pas interdit de se battre parce que j'ai bien compris pourquoi il le fait. Mais bon Dieu ! S'il lui arrive quelque chose, je m'en voudrais durant toute ma vie !
Et je ne sais pas comment je pourrais annoncer ça à ma femme. Ni comment nous pourrions survivre à la mort de notre fils.
Merde ! Je dois arrêter de penser à ça ! Et faire confiance à Justin pour se tirer d'affaire ! Il est fort mon fils ! Et intelligent ! Il va s'en sortir ! Ce n'est pas en étant négatif comme ça que je lui serai d'un quelconque secours !
Et j'ai des petits vieux à aider, ici ! Je dois veiller sur leur vie !
« Voilà Arthur, Draco, Georges, Gabe, Ben, Hugh, Eddy et quelques autres ! Je crois que Luna est avec eux ! Et le professeur McGonagall ! » s'exclame Pénélope, après avoir rétabli brièvement la ligne générale.
Je ne sais pas qui sont les Sorciers de renfort, mais si la grande Cheffe les a envoyés ici, alors je suppose que ce sont des bons et même de très bons, Et j'en veux pour preuve le ton de Pénélope. Car il a l'air bien soulagé.
Coup d'œil vif sur l'écran du parc. Ils ont une sacrée allure ces Sorciers de renfort, portant un genre d'armure sur des treillis ne semble-t-il. Ça doit être les forces spéciales du Monde Sorcier, me dis-je, en regardant avec quelle assurance ils foncent, se jetant au-devant des fenêtres du salon, Baguette crachant de rapides Sortilèges et sans se préoccuper des Maléfices qui fusent vers eux.
Alors ce qui devait arriver se produit : l'un d'entre eux est touché à la poitrine. Mais j'ai la fameuse surprise de voir le Maléfice rebondir sur le plastron pour repartir frapper celui qui l'a jeté. Puis un autre lance une sorte de Bombe Lacrymogène par la porte fenêtre du bureau et quand elle explose, les graines d'assassins se mettent à pleurer et crier de rage.
Ça ne les empêche pas de jeter à l'aveuglette des Maléfices qui se retournent toujours contre eux lorsqu'ils touchent les armures.
Mes yeux reviennent sur Cooper. En voilà un qui a compris que sa petite fête est bel et bien terminée et qu'il a intérêt à prendre la poudre d'escampette. Il se précipite dans le bureau d'à côté, droit vers une console qu'il regarde fixement durant deux secondes, puis avisant par la porte-fenêtre que l'un des Membres de l'Ordre en armure arrive droit vers lui, il fait demi-tour et fonce vers la porte.
« Attention, le fils de Voldemort va sortir par la porte du bureau. » préviens-je mes petits vieux Sorciers, sans quitter des yeux le jeune tortionnaire de James Cooper, tandis qu'Andy dit exactement la même chose à l'intention des personnes sur lesquelles il veille.
Le fils de Voldemort ouvre la porte à la volée, jetant des Maléfices dans le couloir en riposte aux Sortilèges nourris que jettent déjà les petits vieux. Il comprend bien sûr que le couloir n'est pas une option valable pour s'échapper du bureau, mais ne se désarçonne pas pour autant. Il fait exploser le mur d'en face et, après avoir jeté un Maléfice dans le couloir, il plonge vers l'ouverture qu'il a pratiquée.
« Il va filer par une fenêtre de la Bibliothèque. » informe-je, mes petits vieux, alors qu'Andy et Dudley crient sensiblement la même chose dans leur micro.
« T'inquiète, Dud ! J'ai un sacré compte à régler avec ce putain de salopard et crois-moi, il va payer son dû ! » entends-je aussitôt répondre une voix qui appartient manifestement à un jeune homme.
Je devine alors que la ligne générale vient d'être rétablie. Et je cherche des yeux ce jeune homme qui m'est apparu très déterminé.
OoOoOoO
Draco
Arthur et moi dégringolons l'escalier, avant d'enfourcher nos Balais et de nous précipiter vers le Hall, afin de récupérer Eddy, Gabe, Ben, Hugh, McGo, Luna, Trelawney et Georges.
Tandis que j'équipe Gabe d'une Armure, Arthur explique l'affaire en deux mots et nous prenons un Portoloin qui nous emporte chez Nally où nous récupérons des équipements de communication, entreposés là au cas où il aurait fallu défendre Pré Au Lard, qui n'aura en fin de compte pas à déplorer un seul dégât matériel. Ce qui est très bien. Car il y en a largement assez à Poudlard.
Aussitôt munis de nos Casques à Ecouteurs et Micro intégrés, nous Transplanons direction la Gentilhommière, selon les coordonnées qu'Arthur nous fournit, puis nous enfourchons des Balais que nous avons pris pour la plupart d'entre nous à la porte d'entrée du Château de Nally.
« Je vais leur balancer ma dernière Bombe Larmoyante, alors passez bien dans mon sillage si vous voulez de l'Antidote. Nous aurons besoin de ça quand nous entrerons dans le salon. » annonce Georges, en se balançant lui-même un jet dans la figure, avant de le diriger par-dessus son épaule.
Nous resserrons aussi sec les rangs derrière lui, afin d'être certains d'avoir les yeux protégés, sans cesser de foncer à toute allure.
« A toi Cooper, Draco ! Il vous a fait assez courir comme ça à Poudlard ! Je couvrirai tes arrières ! » déclare Arthur, alors que nous atteignons presque notre cible, avant de demander à Pénélope de nous mettre sur la ligne générale, dès que la place sera à peu près nette.
Les Maléfices fusent vers nous, mais nous n'en avons cure puisque nous sommes équipés de nos Armures, dont nous avons largement renforcé les Sortilèges Réflecteurs, avant de partir.
Le premier à tomber est ce petit cancrelat de Zaccharia Smith, qui se retrouve illico avec le bras droit en moins. Le second c'est Jack Lange, fauché par son propre Avada que Georges lui a renvoyé.
Après, j'avoue que je ne sais pas trop bien. Mais à mon avis, nous n'aurons pas beaucoup de prisonniers à ramener avec nous.
« Il fout le camp ! Le fils de Voldemort s'en va ! Il vient d'entrer dans la Bibliothèque et il va sûrement sortir par une fenêtre donnant sur le parc arrière et le petit bois ! » prévient Dudley, avec une très nette inquiétude.
« T'inquiète, Dud ! J'ai un sacré compte à régler avec ce putain de salopard et crois-moi, il va payer son dû ! » m'exclame-je, effectuant aussi sec une montée en chandelle, afin de passer au-dessus de la Gentilhommière et surprendre Cooper à sa sortie dans le parc.
Je le vois qui saute effectivement par une fenêtre, Baguette au poing. Ce foutu branleur est complètement à poil et il bande encore à demi. Ça lui procurait donc du plaisir sexuel, de torturer le pauvre James. Quelle lamentable pourriture !
« Tu joues les filles de l'air à poil, en abandonnant tes petits amis et ta maitresse à leur sort, Cooper ? Voilà qui est très courageux de ta part, je te félicite ! » m'exclame-je, en lui barrant passage.
Cooper est sacrément surpris de me voir, mais il a aussi le réflexe de se mettre en garde.
« Parce que tu es plus courageux peut-être Malfoy, de te présenter devant moi avec cette Armure infernale ? » répond-il en tentant de s'éloigner pas à pas, tandis que je descends de mon Balai.
« Infernale ? Mon Armure ? Non, elle n'a rien à voir avec l'Enfer. Au contraire, c'est un moyen de défense efficace contre les démons dans ton genre ! Car ce qui est infernal ici, Cooper, c'est bien toi. Et t'inquiète, je vais l'enlever mon Armure. Ce sera toi et moi, dans un Duel tout ce qu'il y a de plus classique. Et je te prie de croire que tu vas payer la mort de toutes les pauvres victimes que tu as lâchement assassinées. A commencer par les gosses que tu as violés, avant de les tuer, en digne fils de Voldemort que tu es ! » réplique-je, ajoutant après le sursaut surpris de Cooper : « Eh oui, je sais exactement qui tu es, Cooper ! Nous avons trouvé et lu ton journal planqué dans ta cachette de la Tourelle Nord ! Et cela nous a été pas mal utile de connaitre tes pensées et projets ! Nous nous en sommes bien servis, pour vous piéger aujourd'hui, toi et ton fou furieux de paternel ! »
Tout en parlant, je me défais prudemment de mes pièces d'Armure, sans quitter Cooper des yeux. Et heureusement car celui-ci me jette un Maléfice alors que j'ôte mon Plastron. Je le détourne cependant assez facilement. Ce qui me surprend, car j'ai quand même plus de trois quart d'heures de farouches Combats dans les pattes. Et la Potion Revitalisante Renforcée ne m'a pas totalement régénéré, loin de là.
Aurait-il un peu trop abusé de sexe ? J'en doute. Il a besoin de baiser beaucoup et de faire de l'exercice physique à gogo en sus, pour maitriser sa Magie. A moins que ce soit d'avoir pris possession de Felice Petham, qui lui ait mangé beaucoup d'Energie.
Ou alors il cherche à endormir ma méfiance, pour mieux me surprendre ? Si c'est ça, qu'il ne compte pas là-dessus, ce salopard d'assassin ! Je suis bien plus Serpentard que lui, tout descendant d'Artemus qu'il est !
« Ça y est Draco, il ne reste plus que lui à neutraliser ! » souffle Dudley, tandis que Cooper me jette une fois de plus un Maléfice, que j'évite en me décalant d'un pas avant de riposter.
Le Duel est bel et bien engagé cette fois. Cooper a mis un peu plus de jus dans son Maléfice. Je parie donc maintenant, qu'il va chercher à m'impressionner en montant crescendo dans ses Attaques.
Ouais. Ben qu'il essaye ! Moi je vais y aller crescendo dans mes provocs, jusqu'à ce qu'il craque et m'offre une belle ouverture.
« Ah ! Au fait ! Je dois te dire. Tu sais le message de Benson qui annonçait la mort de Jérémy Costner, sur le faux Gallion de ton paternel et le tien ? Eh ben c'était du pipeau ! Jérémy se porte comme un charme ! Mais grâce à cette fausse info que Benson lui a balancée à son corps défendant, ton paternel est tombé tout cru dans le piège que nous lui avons tendu Ceci dit, ne compte plus recevoir de nouvelles de Poudlard par ce moyen de communication ! Benson est mort et les quelques Ânes Bâtés survivants de sa minables petites troupes sont en déroute totale ! Quant à ton paternel, il est en train de se prendre une raclée maison par Harry ! C'est l'Enfer assuré pour lui dans peu de temps ! » m'exclame-je, avec un calme en parfait contraste avec la rage qui anime de plus en plus le regard de Cooper.
« Mon père est immortel ! Et quoi qu'il arrive ce soir, il tuera Potter un jour ! » crache Cooper, le ton aussi enragé que ses yeux et toute l'expression de son visage.
« Ah, oui, c'est vrai ! Tu t'attends à tout moment à ce que son Âme, son Esprit et sa Magie viennent à toi ! Ainsi que le soi-disant Collier de Salazar Serpentard ! Mais le Collier est un faux que nous lui avons filé nous-mêmes il y a quelques temps pour alimenter ses délires ! Et cette histoire de Rituel auquel vous avez procédé tous les deux ce matin et qui est supposé lui permettre de trouver refuge dans ton corps, c'est aussi du pipeau ! Nous avons inventé ça de toute pièce, en nous basant sur les conversations que ton paternel entretenait avec le soi-disant Esprit de Salazar Serpentard ! Ce serait trop long de t'apprendre tout ce que l'on sait à ce propos et comment nous nous y sommes pris pour lui faire avaler ces fadaises, mais en bref, le fait est que ton paternel a tellement peur de mourir, qu'il est prêt à gober n'importe quoi, du moment qu'on lui promet Immortalité et Puissance suprême ! Mais cette fois, rien ni personne ne pourra le ressusciter ! Il va clamser définitivement ! Car Harry possède bel et bien le pouvoir nécessaire pour l'envoyer en Enfer à coup sûr ! » réplique-je, à la fureur grandissante de Cooper, qui jette maintenant des Maléfices à pleine puissance.
La couleur est bien annoncée cette fois et je subis les effets de la vrille qu'il imprime malgré lui à ses Sorts.
« Pourquoi le provoque-t-il comme ça ? Ça l'enrage encore plus ! » entends-je Dudley souffler dans mes Ecouteurs, tandis que le Duel augmente encore son rythme.
« Pour le pousser à la faute et avoir une ouverture, car pour l'instant il n'en a pas. » souffle en retour Pénélope, avec calme et confiance.
« Mais ça enrage l'autre et lui décuple sa puissance meurtrière ! » oppose Dudley, qui semble quant à lui à cran.
« Oui, mais Draco utilise ça son avantage ! Il est très malin ! Cooper sera d'autant plus surpris quand Draco contre attaquera ! » répond Pénélope, d'un ton très convaincu et convaincant.
« Ah, oui ! Comme Harry l'a fait avec Voldemort à Godric's Hollow ! Il va retourner sa vitesse et sa force de frappe contre lui ! » comprend alors Dudley, d'un ton entendu, avant d'ajouter avec assurance : « Alors Cooper est foutu ! Draco va l'avoir à tous les coups, c'est sûr ! »
Je souris. D'avoir entendu cette conversation m'a fait du bien. La confiance de Pénélope et Dudley m'apportent un regain d'Energie, qui m'aide à supporter le poids des Maléfices de Cooper.
Il est vraiment très puissant ce sale connard ! Moins que Harry, Nally ou Pa, cependant. Moins également que l'était le professeur Dumbledore. Mais il l'est tout de même plus que moi, même quand je suis frais. Et comme l'a compris Dudley, sa rage décuple sa force de frappe. En revanche, j'ai l'avantage Techniquement parlant. Et cela me permet de lui rendre coup pour coup, d'accrocher ses Maléfices de mes Sortilèges et de contrecarrer sa vrille, pour les expulser vers le ciel. Je prends garde cependant de ne pas les cueillir trop tôt, afin de lui laisser croire qu'il a une chance de m'avoir, s'il va plus vite et insiste davantage encore sur sa puissance de décochage.
Ainsi, je pourrai mieux le surprendre, quand viendra le bon moment. Car j'ai ma botte secrète, n'est-ce pas ? La Magie sans Baguette que je suis capable d'user à main gauche comme à main droite.
Je vais l'avoir, comme Harry va sans doute aucun avoir son paternel de cette façon.
Une petite provocation encore et je suis sûr qu'il sera mûr à point pour commettre une erreur.
« Ah ! C'est vrai, j'oubliais ! J'ai encore un scoop de première main pour toi, Cooper ! Bon, tu ne vas pas vouloir me croire, mais je peux t'en apporter la preuve, en te fournissant les souvenirs garantis authentiques de plusieurs témoins d'irréprochable réputation. Ce scoop, le voici : ton paternel te tient pour un parfait imbécile et il n'éprouve rien que du mépris pour toi. Et son projet, ça n'a jamais été de partager ton corps en attendant d'en avoir un neuf, mais d'expulser ton Âme et ton Esprit en Enfer, pour prendre carrément ton corps à son compte ! » provoque-je donc Cooper, sûr de faire mouche avec ça et d'achever de le mettre en rage.
« Tu mens ! Sale petit rat ! Tu mens ! Père tiens à moi ! Il est très fier de moi ! Heureux d'avoir un héritier digne de lui ! » se défend aussi sec Cooper, visage tordu de haine furieuse.
Et comme je l'espérais, il commet une erreur, crachant son Avada à pleine puissance, dans une gestuelle large, qui m'offre sur un plateau l'ouverture que j'attendais patiemment. Et finalement, je n'ai pas besoin d'user de ma botte secrète, car je cueille son Maléfice d'un Sortilège dans lequel je jette également toute ma puissance de frappe, effectuant le petit geste très Technique, qui permet à la fois de neutraliser sa vrille et de lui renvoyer son Maléfice de Mort.
L'Avada repart en sens inverse à vitesse fulgurante. Cooper réalise qu'il est foutu mais n'a ni le temps d'esquiver, ni celui de riposter avant d'être touché en pleine face. Son corps sans vie valse en arrière sur cinquante mètres au moins, finissant sa course dans un buisson de buis.
Soupir de soulagement général dans mes Ecouteurs.
J'avoue que je suis soulagé moi aussi. Et je suis heureux de voir Arthur et les copains se précipiter pour me soutenir, avant que je flanche et tombe à genou par terre, tant mes guibolles tremblent maintenant que l'adrénaline retombe d'un seul coup.
J'ai vraiment jeté toutes mes dernières réserves d'Energie dans ce dernier Sortilège. Et j'ai bien besoin de prendre encore une Potion Revitalisante. De manger quelque chose aussi.
« Cooper n'assassinera plus personne. Albus peut reposer en paix. » me glisse discrètement Arthur, après avoir coupé nos Micros un bref instant.
Je hoche simplement la tête. Oui, Albus peut reposer en paix. Felice Petham aussi. Et toutes ses autres victimes.
En revanche, l'heure n'est pas encore au repos pour nous. La Bataille fait encore rage à Poudlard. Nous devons donc y retourner au plus vite. Cependant, avant de le faire, nous allons prendre des nouvelles de James Cooper, Dedalus et ses amis.
Lorsque nous arrivons dans le salon, Rupert soigne une longue et profonde plaie sur la poitrine de Dedalus, la tante Muriel dont le visage est zébré d'une épaisse cicatrice rouge et boursoufflée, bande la cheville de l'Arrière-grand-père de Pénélope qui s'est fait une entorse, Hestia pose une attelle sur le bras de la vieille Bathilda Tourdesac, Fergus soigne une vilaine brûlure dans le dos de Chad et Algie Londubat ferme les yeux de James Cooper.
« Son cœur n'a pas tenu. Il a subi trop de terriblement douloureuses tortures en peu de temps. » dit-il, sur un soupir attristé, alors que mon regard part à la recherche des complices de Cooper.
Aucun n'a survécu. Leurs cadavres sont alignés sous les fenêtres béantes du salon, un plaid couvrant leur nudité.
Je détourne aussi sec mes yeux, les ramenant vivement vers la dépouille de James Cooper, qui mérite bien plus mon attention.
« Mille Gorgones, James ! Mais qu'est-ce qui t'a pris, de partir comme ça tout seul ? » réagit Hestia, la mine très affectée et son regard chagriné posé sur la dépouille abominablement torturée de James Cooper.
« Oui, qu'est-ce qui lui a pris ? Et la question vaut pour vous également ! Quelle folie vous a donc amenés à venir ici ? Dites-le nous, Dedalus ! » presse McGo, son regard fixant le vieil homme avec une autorité sans appel.
« Nous sommes venus ici parce que nous devions le faire. Quant à James, il a décidé de se précipiter ici pour couvrir notre arrivée. Il a dit que c'était son gamin, qu'il voulait l'empêcher de se sauver s'il nous voyait arriver en force. Il voulait surtout l'empêcher de tuer quelqu'un encore. Il voulait le distraire et ses amis avec lui, pour qu'on puisse le piéger sans qu'ils nous voient venir. » répond Dedalus, son regard triste également posé sur la dépouille de James Cooper.
Vif échange de coup d'œil avec Arthur. Nous avions bien deviné. Bien sûr Cooper s'est vanté de ce qu'il a fait auprès de ses sous-fifres. Ce qui explique que Dedalus et ses amis soient venus ici. Ils sont au courant de la mort d'Albus Dumbledore.
« Quelle misère ! Tu ne méritais pas de finir comme ça, James. Tu n'étais pas responsable ! On te l'a dit et répété des milliers de fois, que tu n'étais pour rien dans la manière dont a tourné Franck ! » réagit l'arrière-grand-père de Pénélope, secouant la tête négativement alors qu'il fixe la dépouille de James Cooper.
« Rien ni personne n'aurait pu persuader James qu'il n'avait pas sa part de responsabilité, Charlus. Et c'est bien triste à dire, mais je pense sincèrement qu'il est plus heureux, maintenant qu'il a rejoint sa femme et leur pauvre petite Lisbeth. » répond Arthur avec douceur, en pressant l'épaule de l'arrière-grand-père de Pénélope.
Le vieil homme hoche la tête positivement. Ses vieux amis aussi, cependant que Georges fixe Dedalus de son œil valide plissé.
« N'éludez pas la question de Minerva Dedalus. Pourquoi êtes-vous venus ici, tous autant que vous êtes ? Qu'a donc fait Franck Cooper ? Qui a t'il tué ? Quand ? » demande-t-il abruptement, son Œil Magique observant vivement les amis de Dedalus à la ronde.
« Peu importe, Georges ! Ce qui compte c'est que cela ne se reproduira pas ! Et je crois qu'il est temps pour vous de repartir à Poudlard ! Car ce n'est pas fini là-bas, n'est-ce pas ? Alors allez-y ! Nous allons rester ici ! Et dès qu'Ambrosius Pygott sera venu chercher nos prisonniers, nous emmèneront ce pauvre James au Village des Elfes pour le veiller. » répond vivement la tante Muriel, en adoptant une mine sévère, qui ne dissimule pas sa nervosité soudaine.
Et moins encore les larmes qui perlent brusquement dans ses yeux qu'elle détourne vivement sur James Cooper.
« Ne recommence pas à faire ton flamant rose, tante Muriel ! Je n'y crois plus à tes faux airs sévères et guindés de vieille fille grincheuse et aigrie ! Alors ne noie pas le poisson et dis-moi tout de suite qui ce putain d'assassin a tué, pour que cela décide une bande de vieux croûtons décrépis à venir ici pour lui flanquer une rouste ! » réplique Georges, sur un ton qui n'accepte aucune dérobade à sa demande.
« Georges, Tante Muriel cherche seulement à nous protéger, comme elle l'a toujours fait. » intervient Arthur, d'un ton doux, soupirant avant d'ajouter : « Cooper a pris possession d'une jeune fille de Poufsouffle et il a tué Albus par son intermédiaire. »
« Quoi ? » réagit Georges, interloqué, horrifié, à l'instar de mes amis et des professeurs McGonagall et Trelawney.
McGo en tombe assise sur un fauteuil, pâle comme une morte, tandis que Trelawney éclate en sanglots et se raccroche à Luna, dont le regard s'échappe par la fenêtre béante.
« Putain ! Quel sale coup ! » murmure Gabe, en passant une main sur son visage, comme pour en ôter les vestiges effilochés d'un terrible cauchemar.
« Vous ne l'avez donc pas su Luna ? Vous n'avez pas eu de Vision à ce propos ? » demande Trelawney, entre deux sanglots.
« Non, Professeur. Je n'ai pas eu d'autres Visions que celles dont je vous ai fait part. Je suis désolée. Terriblement désolée. » répond Luna, d'un ton navrée et quelque peu coupable.
« Hélas, trop de vies étaient et sont encore en jeu et vous ne pouvez sauver tout le monde, Luna ! Personne n'ira jamais vous reprocher de n'avoir pu le faire grâce à vos Visions ! Ce n'est pas comme si vous en aviez sur demande, n'est-ce pas ? Alors je vous en prie, n'allez pas endosser une responsabilité qui n'est pas vôtre en vous sentant coupable ! Vous avez déjà plus que largement fait votre part ce soir pour limiter le nombre de victimes ! » déclare McGo, qui tremble comme une feuille.
Luna hoche la tête, tandis que Hugh lui serre l'épaule avec amitié.
McGo soupire profondément avant d'ajouter : « Albus mort, je ne parviens pas y croire. Quelle terrible perte ! Et je ne dis pas cela seulement pour lui. Mais pour toutes celles et ceux dont la précieuse et lumineuse vie a été arrachée depuis le début des Combats ! »
« Vous avez parfaitement raison, Minerva. Ceci dit, que le décès d'Albus reste entre nous pour l'instant. Car à part nous-mêmes ici et celles et ceux en réunion actuellement dans son Bureau, personne à Poudlard ne sait qu'Albus est mort. » déclare Arthur, en regardant Georges et mes amis, jusqu'à ce que chacun ait hoché positivement la tête.
McGo et Trelawney acquiescent également. McGo laisse échapper des larmes silencieuses qu'elle essuie rapidement d'un revers de manche, avant d'inspirer profondément et de redresser le buste, l'air de s'admonester et de s'encourager à tenir bon, malgré le chagrin. Puis, Trelawney ayant redoublé de sanglots, McGo se lève du fauteuil sur lequel elle était tombée assise et vient l'entourer de son bras, lui murmurant des paroles réconfortantes à l'oreille.
« Quand cela est-il arrivé ? » demande Eddy, qui en a visiblement gros sur la patate, tout comme Gabe, Hugh et Ben.
« En début de Bataille. Quand nous sommes partis du toit. Il ne restait plus que Draco et moi, lorsque cela s'est produit et nous avons pris la décision de taire son décès. Sa dépouille repose donc dans sa chambre, veillée par Fumseck. » explique sobrement Arthur.
« Ok et bravo, Draco ! Je suis d'autant plus satisfait que tu lui aies renvoyé son Avada à la gueule, à ce putain de salopard ! Car franchement, ça m'aurait fait chier qu'il soit emprisonné aux frais du contribuable que je suis, durant une longue et inutile existence haineuse ! » déclare Georges, sursautant soudainement et prenant une bouteille de vodka au trois quart vide qui traine sur un divan, la levant devant ses yeux, puis s'exclamant : « Bordel de salopard ! Pas étonnant que même blessés à mort, Mangemorts, Vampires et Créatures cherchent à nous tuer encore ! Ce n'est pas du poivre qu'il y avait dans l'alcool et le repas qui leur a été servi ! C'est de la Baie de Djengouliak moulue ! Ça explique leur comportement ! Et il n'y a pas d'Antidote ! Alors ils accompliront sa volonté jusqu'à la mort ! Aucun ne se rendra, ni ne rompra le combat, aussi longtemps qu'il n'est pas clamsé ! Et putain que je suis con ! J'aurais dû y penser ! »
« Comment connais-tu la Baie de Djengouliak, toi ? C'est une plante hybride interdite, crée par Magie hautement Noire ! » m'exclame-je, surpris.
Je pensais qu'à part Nally et Pa, personne au Royaume Uni ne connaissait l'existence de cette saloperie de plante !
Hormis Voldemort bien sûr.
« Qu'est-ce que tu crois ? Fred et moi, nous avons fait nos classes avec le meilleur des Maitres de Potions de ce Monde ! Et dans notre partie, nous avons intérêt à tout savoir de ce qui est dangereux, à quel degré et ce qui est autorisé ou non ! Nous n'avons pas envie d'avoir des ennuis pour avoir concocté des produits dangereux à base d'ingrédients interdits car créés par Magie Noire ! Alors Tonton Sev nous a appris tout ce qu'il sait ! Il voulait être certain que nous ne nous ferions pas avoir par des marchands peu scrupuleux, notamment quand nous effectuons des achats d'ingrédients rares à l'étranger ! » rétorque Georges, avant d'ajouter en haussant un sourcil : « Mais toi, comment tu connais cette cochonnerie ? »
« Parce que c'est justement l'objet de la petite réunion au sommet qui se déroule dans le Bureau d'Albus. Et j'espère qu'ils ont à présent trouvé comment mettre fin à cette infernale Bataille, en bouclant rapidement tous les Mangemorts et les Créatures qui en ont ingéré. » soupire Arthur, en jetant un coup d'œil sur l'horloge.
Je suis son regard dans un automatisme. Une heure et quatre minutes maintenant, que la Bataille a commencé. C'est dingue ! J'ai l'impression que ça fait trois heures pour le moins !
« Et vous n'avez pas fait appel aux Génies de service ? » demande quant à lui Georges, avec un petit air de reproche destiné à son père.
« Les Génies étaient trop utiles sur le terrain à sauver la vie des nôtres, grâces à leurs inventions et stratégies géniales ! » réplique Arthur, l'air de défier Georges de le contredire.
« Pas faux. » admet Georges, avant de proposer : « Bon, ben demandez à Tonks. Narcissa m'a dit juste avant que tu m'invites à venir ici, que Bellatrix est morte en début de Bataille et que Tonks s'était fait passer pour sa tante avec beaucoup de succès, à deux reprises. Ou trois /quatre peut-être. Je ne sais plus trop, ça bataillait sec dans notre coin et je n'ai pas pu être totalement attentif à ce qu'elle disait. Bref, elle a pu attirer plusieurs fois des Vampires et des Mangemorts dans un traquenard grâce à ce stratagème. »
Arthur acquiesce, tout en fabriquant un Portoloin avec une plume que lui a aimablement donnée Muriel. L'une de celles de son chapeau, qu'elle a vivement arrachée en voyant Arthur chercher des yeux ce qu'il pourrait utiliser.
« Très bien. Allons-y. » décide Arthur, après avoir jeté un Portus sur la plume.
Mais avant de tendre la plume dans notre direction, il suggère à Dedalus de se rendre chez Nally, plutôt qu'au village des Elfes, pour veiller le corps de James. Car après tout, il fait partie des combattants au même titre que nous.
Puis le crochet nous emporte.
« Ah, tu tombes bien, toi ! Nous t'attendions avec impatience ! » déclare Hermione, lorsque nous revenons dans le Bureau Directorial
Et je n'ai pas le temps de dire ouf, qu'elle m'arrache quelques cheveux de la tête.
« Désolée Draco. C'est pour le Polynectar. » s'excuse-t-elle ensuite, en répartissant déjà mes cheveux dans les verres de Potion préparés sur le Bureau.
OoOoOoO
Severus
Aussitôt sorti du Bureau, je cherche Aldaron et ses amis du regard, louvoyant parmi les Mangemorts qui attaquent toujours en force, dans le ciel comme au sol. La présence des Dragons et des Haut Elfes ne perturbe, ni ne dissuade nos ennemis. Ils foncent sans hésiter vers eux, bien qu'ils se fassent systématiquement cueillir par leurs Sortilèges, bien avant de les avoir atteints.
« Aldaron ! J'ai besoin des Crêtes d'or ! » m'écrie-je, dès que j'aperçois mon beau-frère.
Bien qu'il soit assez loin, il entend ma voix par-dessus l'infernal boucan des explosions des Sortilèges et Maléfices qui s'entrechoquent à vitesse folle et, dès que les trois duos chevauchant des Crêtes d'or me rejoignent, je les guide en direction du Lac qui dégorge encore d'Inferi, qu'Elinor, Lee et quelques autres se chargent toujours de réduire en cendres.
Nous nous posons en bordure des terres autrefois cachées de Voldemort. Puis, sur un ordre d'Aldaron, les Dragons se redressent, ailes déployées et leur Crête s'allonge jusqu'à atteindre trois fois leur taille normale, émettant un rayonnement lumineux formant un halo doré tout autour d'eux. Les Dragons ouvrent ensuite leur gueule et ils émettent un chant très doux, très pur et apaisant. Le son s'élève à peine plus qu'un souffle qui s'exhale, mais je sais qu'il est suffisamment fort pour être entendu des Chimères et Harpies, malgré le fracas de la Bataille.
« Chimères et Harpies viennent pas ici. Elles ne sont pas seules cependant. » déclare quasi aussitôt Amdir, qui fait le guet sur tous les alentours.
Je tourne mon regard vers la direction indiquée par sa main. Merde ! Des Mangemorts viennent aussi vers nous ! Ils sont nombreux et ils appellent Chimères et Harpies à revenir donner assaut au Château.
« Il faut désormais éviter de les tuer. Alors usez de Magie pour les assommer. » déclare-je, à l'intention de mes compagnons, qui bandaient déjà leur arc.
« D'accord. Mais tu as au moins ta cotte de maille, j'espère. » me demande Aldaron, avec un regard sévère, en remisant arc et flèche.
« Non. » réponds-je, tandis que les premières Chimères et Harpies viennent se poser devant nous et les Dragons.
« Qu'attends-tu donc, Galdor Aranwë ? » demande encore Aldaron, haussant un sourcil vers moi.
Il a raison, me dis-je. Maintenant que les Haut Elfes se sont joints à notre Combat, il est temps que je revendique mes origines semi-Elfiques et que j'endosse ma tenue de Roherdiron.
Je plaque donc ma main sur ma poitrine, à hauteur du Médaillon qu'aucun Roherdiron ne doit jamais ôter. Et ainsi je troque mon treillis et mon équipement Moldu, pour l'uniforme et les armes du corps de Guerriers auquel j'appartiens.
Et je prends le commandement des Elfes qui m'accompagnent, telle le veut la tradition.
« Horta ! » ordonne-je, lorsque les Mangemorts arrivent à portée de tir.
Et tout comme je le fais, Aldaron, Olórin, Elros, Amdir, Orodreth et Gondolin lèvent leurs mains, paumes à demie tournées vers le ciel, en direction des Mangemorts. Nos Sorts fusent, véloces et puissants, touchant de plein fouet les têtes de troupes qui nous donnent assaut.
Une trentaine de Mangemorts valsent en arrière, entrainant quelques-uns de leurs comparses dans leur chute. Mais cela ne décourage pas pour autant les autres, qui se jettent en avant, sautant par-dessus les corps étendus au sol et tirant des Maléfices.
Plusieurs s'écrasent sur nos plastrons, qui les rejettent aussitôt vers le ciel, ce qui a le mérite de stopper net les trente à quarante Mangemorts qui courraient encore vivement vers nous. Ils nous regardent avec incrédulité. Mais bien qu'ils se rendent compte à présent que nous ne sommes pas Humains et qu'ils courent certainement à leur perte, leur hésitation est très brève.
« A mort ! » s'exclame l'un d'entre eux, le visage tordu de haine, s'élançant de nouveau vers nous dans un bond qui entraîne les autres à le suivre dans un grand cri guerrier haineux et une multitude de Maléfices.
« Horta. », ordonne-je derechef.
Maintenant qu'ils sont plus proches, notre riposte fauche brutalement la horde dans son ensemble. Et bien que nous n'en ayons pas eu l'intention, cinq de nos assaillants meurent. Soit en s'écrasant violemment tête la première contre des rochers, soit foudroyé par le maléfice détourné d'un des leurs.
Et je sursaute, en prenant conscience que j'ai immédiatement su qu'il y a cinq morts parmi eux, car j'ai vu leur Magie se détacher d'eux.
Je peux voir les Enfants de Magie Mère à présent, parce que j'ai pleinement accepté et endossé ma condition de Roherdiron, me dis-je, sans les quitter des yeux. Ils sont de couleur gris perle au noir le plus profond et, tandis qu'ils s'élancent vers le Temple des Elfes de Maison, ils délaissent leur forme humaine, pour prendre l'aspect d'une grosse flamme inversés, dont la partie la plus renflée garde les traits du visage de leur ancien hôte.
Certains d'entre eux n'avaient pas le cœur totalement noir, puisque leur Magie de ne l'était pas, réalise-je à présent, maudissant d'autant plus Voldemort et Salazar, qui ont poussé leurs hôtes au massacre.
« Galdor, je pense que toutes les Chimères et les Harpies sont là. » déclare Aldaron, posant sa main sur mon épaule afin d'attirer mon attention.
Je hoche la tête et laisse mon regard revenir sur le champ de Bataille. Combien de morts auraient pu être évités ? Combien auraient quitté le Combat ? Combien auraient refusé de venir massacrer des enfants ?
Ces questions me déchirent le cœur. Car je suis sûr au fond de moi, que cette Bataille aurait été beaucoup, beaucoup moins meurtrière dans les deux camps, si Salazar n'avait pas fait ingurgiter de la Baie de Djengouliak à ses troupes.
Mais il n'est pas temps de songer à cela. Car il s'agit maintenant de nous activer pour préserver le maximum de vies dès à présent.
Un ordre en Elfique et les Dragons se dirigent vers les Cavernes. Les Chimères et Harpies si hargneuses à peine deux minutes plus tôt, les suivant en toute tranquillité.
OoOoOoO
Marian
Nous en avons assez vite fini sur notre petite portion des berges du Lac, après que Gabe et les copains aient condamné la porte par laquelle tous les Elèves du Royaume Uni pénètrent dans Poudlard pour la première fois.
Il faut dire que ne pouvant plus entrer par-là, ça n'avait plus d'intérêt pour l'ennemi de venir par ici.
Alors l'ordre étant de rentrer dès que possible dans le Château, nous avons décidé de rappliquer nos fesses au premier étage, où il faudrait des renforts incessamment, dixit le Lutin d'Ecosse que Théo emmène partout avec nous, depuis qu'il a croisé notre chemin sur la rive du Lac.
Nous sommes donc rentrés par Portoloin derrière la montagne de gravas bouchant l'entrée du Lac, puisque nous savions au moins ce coin net désormais. Et nous avons vite crapahuté pour venir jusque dans ce couloir, empruntant le même chemin que nos amis, grâce à un Fantôme mis à notre disposition par le QG.
Je ne pensais cependant pas que nous rattraperions aussi vite les potes qui avaient quitté la place quelques minutes plus tôt. Je devine en conséquence, que ce sont eux qui ont eu maille à partir avec les Vampires dont nous avons foulé les cendres fraîches dans la cour intérieure de l'aile Sud.
Putain de bordel ! me dis-je, lorsque je vois ce qui arrive vers nous là-bas dehors, par-dessus les têtes de Padma et Parvati.
« Content de vous voir ! » réagit quant à lui Keith, qui s'est vivement retourné sur nous, en reconnaissant la voix de Fred.
Comme tous ceux qui sont avec lui, il a l'air grandement soulagé de nous voir.
« Je m'en doute ! Mais ne te réjouis tout même pas trop vite, parce que nous n'avons plus aucun Gadget Défensif. Pas même une malheureuse Bombe Larmoyante. Alors il va falloir faire dans le classique. » répond Fred, fixant l'œil vif la colonne de margoulins encagoulés qui arrive dare-dare vers le Château.
Il évalue notre situation, je parie. Mais pas besoin d'être un grand stratège pour reconnaitre qu'elle est plus que périlleuse. Quand ce qui arrive va nous tomber sur le râble, toute bonne soixantaine que nous soyons, nous n'avons aucune chance de nous en tirer vivant.
Or nous savons grâce au Lutin que Théo trimballe partout avec lui, que d'autres troupes fraîches d'ennemis débarquent aussi à nouveau par le potager et la Ferme. Et que beaucoup d'autres encore sont en train de descendre des Montagnes de Pré Au Lard et vont débouler par l'Entrée principale dans moins de cinq minutes.
Alors ça m'étonnerait qu'on puisse venir nous aider par ici.
« Je propose que nous ne les laissions pas arriver trop près du Château, avant de foutre la pagaille dans leurs rangs. Il ne faut pas non plus qu'ils bifurquent vers le Lac, car n'oublions pas qu'il y a encore des nôtres qui dégomment des Inferi par-là. » intervient William Hope, le frère de Martha.
« Ouais. C'est bien ce que je pensais aussi. Je vais donc contacter Bill et Charly afin que l'un d'entre eux au moins vienne à la rescousse avec son Dragon. Ça les décidera peut-être à s'égailler comme des poules effrayées par le renard qui s'est introduit dans le poulailler. Et si cela est, après Bill ou Charly manœuvrera pour les rabattre vers nous au compte-goutte. » déclare Fred, en composant déjà un message sur son Bracelet.
Il ne semble pas très optimiste cependant. Et je ne le suis pas plus que lui. Car après tout, nous avons affaire à des kamikazes que la perspective de la mort ne saurait effrayer, n'est-ce pas ?
Mais bon, qui ne tente rien n'a rien. Et au début de la Bataille, nos ennemis filaient parfois, lorsqu'ils se sentaient un peu trop pris au piège. Alors ceux-ci arrivant seulement, réagiront peut-être comme ça aussi, avant de se jeter au-devant de la mort sans hésiter.
« D'accord. Mais il va falloir établir une couverture aérienne, parce que les Mangemorts vont tirer celui qui viendra comme un lapin. Sans compter que les Chimères et Harpies pourraient aussi se jeter sur lui pour l'éjecter de son Dragon. » fait remarquer mon frangin, l'air soucieux.
« Ouais. Encore une fois, c'est bien ce que je pensais aussi. Alors celles et ceux qui ont encore un Balai, en selle ! Par paire, c'est plus sûr. Et n'oubliez pas qu'on doit si possible éviter de tuer ces salopards.» répond Fred, qui s'adresse surtout aux Vengeurs, lorsqu'il rappelle l'ordre que nous avons reçu il y a deux ou trois minutes.
Puis il consulte la réponse qu'il reçoit déjà et ajoute : « Ce sera Nadya. Charly va s'occuper des troupes qui arrivent par l'entrée principale du Parc et Bill va rester du côté de la Ferme, où ça débarque encore aussi. »
Il y a beau jeu que Fred et moi n'avons plus de Balai. Alors je saute derrière mon frangin et Fred s'impose derrière un crasseux Vengeur, qui n'a pas l'air heureux de ça, mais ne moufte pas.
Et aussitôt que Nadya débarque, nous nous lançons à l'assaut de l'ennemi. Avec la surprise de voir soudainement les Harpies et Chimères se figer soudainement et se diriger toutes dans la même direction. Aussi sec, au moins soixante à soixante-dix Mangemorts leur courent après, leur gueulant de revenir avec eux donner assaut au Château.
« Bordel ! Ils vont vers le Lac ! S'ils remontent vers la berge Nord les copains sont foutus ! » m'écrie-je, songeant aux amis qui se coltinent encore des Inferi là-bas, s'évertuant à les empêcher autant que faire se peut d'envahir le Parc et le Château.
Aussi sec Terry vire vers le Lac.
« Putain ! J'n'en crois pas mes yeux ! » s'exclame-t-il soudainement pointant le doigt loin devant.
Je lève les yeux pour regarder ce qu'il me montre et…
Oh putain !
« Ça ! Pour une surprise, c'est une méga bonne surprise ! » m'exclame-je à mon tour, une bouffée de joie et de soulagement me montant à la gorge.
Putain ! Les Hauts Elfes sont venus à la rescousse !
Et nom de Morgane, ça remonte le moral à bloc !
On n'est pas si fichus que ça tout compte fait ! Et cette fois, je suis sûr qu'on va bientôt voir la fin de cette foutue saloperie de boucherie !
« Ouais ! Et ils ont plutôt l'air de bien se débrouiller des Mangemorts, qu'est-ce que tu en penses ? » s'exclame Terry, en jetant un bref coup d'œil vers moi, après que la moitié des Mangemorts se soit fait assommée d'un seul coup.
« Ouais ! Retournons couvrir Nadya ! » approuve-je, rassuré pour les potes qui détruisent les derniers Inferi qui sortent du Lac.
Avec des Hauts Elfes pour couvrir leurs arrières, ils ne risquent rien, c'est sûr !
Terry effectue un vif demi-tour. C'est la pagaille aussi dans les rangs des Mangemorts, Crabes de Feu et Trolls qui donnent assaut au Château.
Non seulement à cause de Nadya et son Corne-Longue, mais également car deux Elfes chevauchant Dragons sont arrivés à la rescousse par ici, chacun de leurs Sortilèges assommant net nos ennemis par groupes de dix à vingt individus. Y compris les Trolls.
Ça fait du bien, mais ce n'est pas suffisant. La Bataille aérienne est très âpre. Les Maléfices fusent à toute blinde. Et franchement j'ignore comment nous échappons à la mort.
C'est un miracle. Et quelque part au fond de moi, je me plais à penser que Papa et Maman ont dû recevoir la permission de nous aider depuis là-haut. Comment expliquer autrement, que Terry et moi-même nous en soyons sortis jusqu'à présent sans la moindre égratignure, alors que tant de copains et copines y ont laissé la peau ? Et que tout le monde ou presque a été blessé au moins une fois ?
Soudainement mon Bracelet chauffe avec urgence. Et je jette un coup d'œil vite fait dessus.
« Théo nous donne RDV dans les toilettes de Mimi dans cinq minutes, pour piéger un grand groupe de Mangemorts ! » annonce-je à mon frère, tout en expulsant un Avada vers le ciel.
« Ok. On couvre Nadya encore trois minutes alors ! » répond Terry, en virant vivement à droite pour éviter un autre Maléfice.
Trois minutes. C'est si long et si court à la fois, trois minutes !
Surtout quand on se bat contre une horde de sacs à merde enragés qui en veulent à notre peau et que l'on doit pourtant éviter de les tuer.
OoOoOoO
Sirius
« De quoi s'agit-il ? » demande Draco, fronçant les sourcils en se frottant un peu la tête, là où Hermione lui a brusquement arraché quelques cheveux et regardant les quatre verres de Polynectar qu'elle achève de préparer.
« Polynectar, Draco, je viens de le dire. Il s'agit d'attirer les Mangemorts vers toi, dans les quatre lieux où ils seront proprement endormis. » répond Hermione, en mélangeant bien la mixture de chaque verre.
« Oui, j'ai bien compris. Mais pourquoi quatre verres ? Trois c'est suffisant, puisque je suis là en chair et en os. » insiste Draco, levant cette fois un sourcil vers Nally.
« Toi, tu en as déjà bien assez fait, Draco ! Pénélope m'a informée de ton court mais rude Combat contre Cooper à la Gentilhommière. Alors tu vas venir avec moi. J'ai besoin de toi pour coordonner notre action. » déclare Nally, en l'empoignant par le bras pour l'emmener illico presto dans le QG des jeunes.
Elle revient une seconde plus tard, avec Théo, des vêtements et les lunettes de Draco, qu'elle duplique en quatre paires, avant de repartir tout aussi vite, tandis qu'Hermione nous distribue ses verres de Potion.
Remus, Blaise, Théo et moi-même buvons cul sec.
Draco n'a pas mauvais goût et ça n'a rien de douloureux de prendre sa forme. En revanche, la vision de son œil gauche est vraiment exécrable. Je suis donc bien content de chausser la paire de lunettes qu'Hermione nous fourre vite fait dans les mains.
« Allez, dépêchez-vous vite d'enfiler les tenues de rechange de Draco ! Vous flottez tous horriblement dans les vôtres ! » déclare ensuite Hermione, qui nous tourne à présent le dos.
« Heureusement qu'il a autant de paires de godasses que de tenues, on aurait été bien embêtés sinon. Misère qu'il a des petits pieds, pour un mec ! » fait remarquer Blaise, qui lui-même doit chausser du 46 pour le moins.
« Ouais ! Une chance pour Annabelle qu'il n'est pas équipé à l'avenant de ses panards ! » réponds-je, sur un clin d'œil aux gars qui se marrent.
« Ah ! Ces mecs ! Quand comprendront-ils enfin, que ce n'est pas la taille qui compte le plus ! » s'exclame aussi sec Hermione.
« Tu peux parler ! Tu as un bel étalon dans ton lit, toi ! Tu ne chanterais pas la même chanson, si tu avais à faire avec un mec qui en a une toute petite riquiqui ! » rétorque-je, en enfilant mon pantalon.
Enfin, celui de Draco.
Hermione hausse les épaules et ne répond rien. Je devine néanmoins qu'elle lève les yeux au ciel, alors je jette un nouveau clin d'œil vers Blaise… Qui est devenu Draco, tout comme moi. Ce qui fait que tout à l'heure j'ai reconnu sa voix, mais là, je ne suis plus certain qu'il s'agit bien de lui.
Bref. Je sais bien que les femmes n'accordent pas autant d'importance à la taille de l'engin et qu'un homme attentionné et délicat, dans le genre de bibi par exemple, saura toujours donner du plaisir à une femme. Mais chez les hommes ce n'est pas la même chose du tout. Ça doit être notre instinct grégaire qui nous pousse à penser que comme autrefois à l'époque des hommes des cavernes, une femme choisira toujours le mec le plus viril à l'œil, persuadée qu'il saura mieux la protéger.
Ce qui n'est pas forcément le cas. On peut à la fois en avoir une grosse dans le pantalon et des gros muscles, sans pour autant valoir tripette ni au pieu, ni dans une Bataille. Et des minus nerveux petitement équipés entre les jambes, peuvent très bien satisfaire et protéger leur femme mieux que des gros balaises.
Bref, bref, bref…
Voilà quatre Draco tous neufs, prêts à entrer en piste.
« Vous avez bien pris vos Potions Revitalisantes ? » demande Hermione, en nous regardant tous de la tête aux pieds, afin de vérifier que rien ne cloche.
« Ouais. » répond Blaise, que je reconnais de nouveau à sa voix.
Hermione ébouriffe ses cheveux désormais lisses et blonds, salit sa figure pâle et lui arrange ses vêtements d'un coup de Baguette, pour leur donner l'aspect d'une tenue qui a souffert de la Bataille.
Elle a raison, me dis-je en avalant ma Potion Revitalisante Renforcée. On ne doit pas avoir l'air trop propres sur nous, ni trop frais. Ce qui n'est plus le cas quelques coups de Baguette plus tard.
« Bien. Cette fois c'est bon. Je préviens Nally que nous sommes tous prêts. » décide alors Hermione, en jetant un Sortilège sur son Bracelet de Communication.
Je pars aussi sec rejoindre l'équipe que j'ai réquisitionnée et qui est déjà positionnée du côté de la Salle sur Demande lorsque j'y arrive à mon tour.
« Je vous explique en deux mots la stratégie : on attend qu'un max de Mangemorts rappliquent par les escaliers, on donne le change trois ou quatre secondes et on s'arrache, en prenant bien soin qu'ils nous suivent dans la Salle sur Demande. Tout ça en évitant au max les morts de chaque côté. Compris ? » déclare-je à la ronde.
Tout le monde hoche la tête pour acquiescer.
Il y a quelques jeunes dans mon équipe comme dans les autres, parce que nous avons réparti au mieux nos effectifs, afin d'équilibrer nos forces. Et Nom de Zeus ! Comme le regard de ces jeunes a changé depuis que je les ai vus la dernière fois, certains juste avant le déclenchement de la Bataille.
Ça me fait mal au bide pour cette jeunesse, qui va certainement faire de sacrés cauchemars durant les années et des années. Comme j'en aurai ma part aussi bien sûr. Parce que j'ai beau en avoir vu de dures lors de la première guerre, en Celtycie et Tyll Celwie en particulier, jamais je n'ai vécu un massacre comme aujourd'hui.
Voldemort est vraiment le plus terrible Mage Noir de tous les temps. Le plus grand et cruel salopard que la terre ait porté aussi, je pense.
Coup d'œil sur mon Bracelet qui chauffe.
« Imako Tanaka arrive par ici depuis le premier, en drainant des troupes qui lui arrivent pour la plupart du dehors. Elle va monter par l'escalier comme prévu. » lit Hugh, à l'intention des autres.
« Je connais bien cette sale pute ! Avada assuré avec elle ! Alors gaffe à vos fesses tous ! » déclare illico presto Cameron Ross, dont je suis étonné qu'il parle aussi clairement, alors qu'il me faut habituellement trois ou quatre secondes, avant de saisir tout ce qu'il a dit.
Coup d'œil vif vers lui. Son regard est sacrément sombre, déterminé aussi. Il en a vu de très dures comme tout le monde et je devine aussi sans peine, qu'il a perdu plus qu'un ou plusieurs amis. Son cœur pleure une personne qui revêtait beaucoup d'importance à ses yeux. Et sans que je le lui commande, mon regard part à la recherche de son inséparable copain Magnus.
Il n'est pas là, naturellement. Mort à coup sûr.
Merde ! Foutue Bataille ! Un gars si intelligent et toujours si joyeux ! Quelle misère, nom de Zeus, quelle misère !
« V'la Tanaka ! Elle est en tête de troupe ! On la reconnait bien cette demi-folle, malgré sa cagoule. » déclare soudainement Hugh, qui répercute encore une fois les renseignements venant du QG, comme cela a été convenu avec lui lorsqu'il est revenu avec Draco et Arthur, dans le Bureau d'Albus.
Grande perte aussi, Albus, nom de Zeus ! Grande perte ! Personne n'a dit qu'il est mort, mais ce n'était pas besoin. Il aurait été là pour réfléchir avec nous, s'il avait été en vie.
Coup d'œil vite fait par-dessus la rampe de l'escalier. Oh ! Putain de Nom de Zeus ! On va s'en prendre plein le cul ! Une centaine qu'ils sont ! Nom de Zeus ! Une centaine !
Mais à la guerre comme à la guerre et quand faut y aller, faut y aller. Alors je me redresse juste assez pour qu'on me voie et je jette un Stupefix en direction des Mangemorts, visant dans le tas.
« C'est bien lui ! Carter avait raison ! C'est Malfoy ! Massacrez les autres ! Mais pas lui ! N'oubliez pas qu'il faut l'amener vivant au Maitre ! » réagit illico la tête de gondole des Mangemorts, d'une voix qui me hérisse le poil.
On jurerait celle de cette charogne de Bellatrix. Et si je ne l'avais pas tuée tout à l'heure, je penserai que c'est ma cousine qui arrive, avec sa troupe qui pousse son cri de guerre et son effort, pour grimper au plus vite les escaliers.
Nous donnons le change, le temps de jeter quelques Sortilèges contre des Maléfices. Cameron avait raison, Tanaka ne décoche que des Avada. Les trois premiers sont détournés, mais le quatrième lui revient en pleine poitrine. Elle s'effondre en arrière, mais son corps est vite rebasculé en avant sous la poussée de ses suivants et son corps vite noyé par la masse est piétiné sans état d'Âme par nos assaillants.
« On s'arrache ! » ordonne-je, quand les premiers Mangemorts mettent pied sur le palier du sixième, sans prendre la peine d'essayer d'imiter les intonations de mon petit cousin.
Il y a tant de bruits secs d'explosions qui résonnent dans la cage d'escalier, que les Ânes Bâtés et Mangemorts ne m'entendrons pas de toute façon.
Je pousse un sprint, restant bon dernier derrière mon équipe. Je ne suis pas la cible privilégiée et même si je prends un Maléfice entre les omoplates, il sera plus destiné à m'arrêter qu'à me faire mal. Alors autant protéger les autres en faisant au plus possible rempart de mon corps protégé par une Armure Ensorcelée. Si je viens à m'écrouler, les miens ne me laisseront pas en carafe, de toute façon.
Tout le monde tire au petit bonheur la chance par-dessus son épaule. C'est certain que ça s'effondre derrière nous. C'est sûr aussi que les murs s'en prennent beaucoup. Et franchement, il n'y a pas cent mètres à faire, mais je suis plus que content lorsque nous nous engouffrons dans la Salle sur Demande, qui a des allures de Musée Egyptien avec des Sarcophages tout autour.
Illusion. Les Sarcophages ce sont des Elfes. Mon équipe et moi-même nous plaquons sur les murs de chaque côté de la porte et nous Désillusionnons dès notre arrivée. Une Illusion est aussi jetée sur le mur opposé, afin de faire croire que nous avons couru jusqu'au bout de la Salle et que nous sommes coincés derrière une barricade de fortune.
Quelques secondes et les Mangemorts s'engouffrent à leur tour, fonçant droit vers la fausse barricade en jetant tout ce qu'ils peuvent en Maléfices. Et lorsqu'ils sont tous entrés, la porte et les volets intérieurs se ferment d'un seul coup d'un seul, nous plongeant dans le noir. Mais des éclairs fusent aussitôt des faux Sarcophages et lorsque la lumière se fait à nouveau dans la Salle, il n'y a plus un seul Mangemort debout.
Ils pioncent comme des bienheureux. Et je les envie soudainement. Parce que nous, on va devoir remettre le couvert je ne sais combien de fois, avant d'en voir le bout.
« Allez, dépêchons-nous de les flanquer sur le côté ! » encourage-je mon équipe, heureux de constater que nous avons eu la chance que nos Bulles de Protection aient bien tenu le choc et qu'aucun n'a été touché.
Pourvu que ça dure, nom de Zeus !
Parce que des morts, on va en pleurer bien assez déjà comme ça.
OoOoOoO
Astoria Greengrass
Monsieur Rusard ferme la porte du dernier cachot.
C'est terminé, il n'y a plus d'Âne Bâté pour essayer de faire entrer l'ennemi ici et j'en suis bien satisfaite.
J'aime beaucoup le Château de Tatie Nally. Il est très joli. On dirait plus un village qu'un Château et j'aimerai bien vivre dans un endroit comme celui-ci. Je m'y sens en sécurité, malgré les horribles odeurs, les éclairs de lumière et les vibrations de l'air, qui indiquent bien qu'il y a une grosse Bataille dehors.
C'est moins fort quand même que tout à l'heure. Il y a beaucoup moins de courants d'air électriques aussi. Alors je pense que c'est bientôt terminé.
Tant mieux. Parce que je m'inquiète beaucoup pour Daphnée, Roger et Papa qui se battent là-bas à Poudlard. Je n'y pensais plus trop pendant qu'on s'occupait de neutraliser les Ânes Bâtés, mais maintenant que c'est fini, mon inquiétude revient encore plus fortement qu'avant.
J'espère de toutes mes forces qu'ils ne sont pas morts, ni gravement blessés. Je les aime tellement fort !
Une tape sur mon épaule. C'est Dennis qui me dit qu'on retourne là-haut sur la Tour, pour aller voir comment ça se passe pour Harry. Je frissonne, parce que ça m'impressionne beaucoup de voir ce Duel avec Voldemort et que j'ai très peur aussi de voir Harry se faire blesser, même si j'ai confiance en lui pour gagner. Mais je dis oui quand même et Dennis prends ma main pour courir vers l'escalier de la Tour.
Ça me fait toujours chaud, quand Dennis prend ma main dans la sienne. Ça me rassure aussi.
Je l'aime beaucoup, Dennis. Je l'ai toujours bien aimé, même avant Halloween, quand je faisais semblant de le snober comme tous les autres. Il a toujours été gentil avec moi, il me souriait même si j'étais une Serpentard et lui un Gryffondor et j'avais très envie qu'on devienne amis. Mais il fallait que je fasse très attention à cette époque, que personne n'apprenne que je suis sourde et muette de naissance, sinon, je serais devenue le souffre-douleur des Serpentards. Alors je le snobais comme je le faisais avec les autres.
Cela a bien changé maintenant. Ma vie est devenue complètement différente depuis Halloween et je suis très heureuse d'avoir des amis, de pouvoir communiquer avec eux grâce au langage des signes que Dennis m'a appris. Ma vie a vraiment un sens maintenant. Parce que mes parents, Roger et Daphnée sont très gentils avec moi et je sais qu'ils m'aiment très fort aussi, mais je n'avais personne d'autre qu'eux pour communiquer, m'amuser et apprendre.
Nous arrivons en haut de l'escalier. Les odeurs sont les mêmes qu'en bas, mais les vibrations sont plus fortes. Oh, Merlin ! Il n'y a plus beaucoup de Combat dans les airs et ça se bat beaucoup moins aux étages aussi me semble-t-il, mais l'Ecole a subi encore beaucoup de dégâts depuis tout à l'heure !
Dennis l'a vu aussi et il serre un peu plus fort sa main sur la mienne, tandis que nous courrons maintenant vers la rambarde de la Tour. Et comme les autres, nous regardons tout de suite vers la plaine qui s'étale à nos pieds.
En direction de la Cabane Hurlante où Harry et Voldemort combattent dans des éclairs aveuglants.
Mon cœur cogne trop vite et très fort dans ma poitrine !
C'est tellement impressionnant !
OoOoOoO
Pétunia
Une heure déjà que Harry se bat là-bas à Poudlard et que je me ronge les sangs pour lui.
Vernon s'est assis auprès de moi, depuis que je suis redescendue dans la cuisine tout à l'heure, quand Monsieur Dedalus est partie avec ses amis pour se battre contre le fils dévoyé de Voldemort, assassin d'Albus Dumbledore.
Mon époux ne dit rien. Mais je sais qu'il s'inquiète lui aussi. Pas pour Harry, car il ne l'a jamais aimé. Par ma faute, j'en ai bien conscience. Si j'avais aimé Harry comme j'aurais dû le faire, il l'aurait aimé lui aussi, j'en suis certaine. J'espère qu'il n'est pas tout à fait trop tard, pour qu'il accepte un jour de réviser son jugement, comme je l'ai fait, ainsi que Dudley également.
Mais pour l'heure, Vernon ne s'inquiète pas pour Harry, non. Il s'inquiète pour moi et pour Dudley. Du terrible chagrin que nous aurons tous deux s'il doit arriver malheur à Harry. Je l'aime comme un fils aujourd'hui et Dudley l'aime comme un frère. Sa perte nous laisserait un trou à jamais béant dans le cœur et cela Vernon le sait.
Il sait aussi que cela me tue à petit feu, de n'avoir aucune nouvelle de Harry. Je suis tellement angoissée que j'arrive à peine à respirer. Et si je n'étais si crispée, je tremblerais de tous mes membres.
L'horloge de la cuisine sonne le quart de vingt heures et je sursaute. Une heure onze minutes maintenant que la Bataille a commencé.
« Ce gamin l'a toujours battu ! Alors, il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement aujourd'hui, Pétunia ! Même si c'est bien difficile et que ça lui prend du temps pour le faire ! » déclare brusquement Vernon, en posant sa main sur la mienne et quand je le regarde, il renchérit, avec une conviction sincère, en serrant ma main : « Harry, c'est un vrai de vrai dur à cuir. Il peut plier un peu c'est vrai, mais rien ne peut l'abattre ce gamin ! Si ça n'était pas le cas, il n'aurait pas enduré tout ce qu'il a enduré quand il a été capturé en janvier. Et puis, il a une volonté de fer aussi ! Même tout petit c'était déjà comme ça ! Il n'y a jamais eu moyen de lui faire faire quelque chose qu'il ne voulait pas, ou de l'empêcher de faire quelque chose qu'il voulait vraiment. Alors, s'il a décidé une bonne fois pour toute que ce serait la fin de l'autre aujourd'hui, tu peux lui faire confiance pour que ça se fasse comme il l'a décidé et pas autrement ! »
Mes larmes coulent maintenant et je tremble. Alors Vernon me prend dans ses bras, il me serre doucement contre lui et me caresse le dos, m'embrasse les cheveux.
« Il va s'en sortir, Pétunia. Il s'en sort toujours, même quand ça semble impossible. Alors fais lui confiance. C'est tout ce dont il a besoin, que les gens qu'il aime lui fassent confiance. Comme notre Dudley. Oui, comme notre Dudley, c'est ce dont il a besoin. » murmure-t-il maintenant, en me serrant un peu plus fort contre lui.
Confiance. Oui, j'ai confiance en Harry pour venir à bout de Voldemort.
Mais quel prix devra-t-il payer, pour accomplir sa volonté ?
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