Salut salut, mais que voilà, mais c'est bien sûr, c'est le 5ème chapitre (woah incroyable), mais légère précision, comme vous l'avez remarqué les chapitres alternent les points de vue, donc celui-ci ne démarre pas exactement là où le dernier s'est arrêté. Parce que.
Un gros merci aux reviewers, ça réchauffe mon petit cœur de vous lire ! Et spécialement pour IKNOX3, c'est exact que la dentelle, on oublie, et on passe à la toile de jute maculée de boue et sang. Dans la joie et la bonne humeur (ouuuh dark)
Alley, bonne lecture à tous, Oochoo
V
La porte claqua bruyamment contre le mur de chaux alors que Drago faisait irruption dans le bureau d'Astoria. Au mur, les personnages peints sursautèrent et allèrent se cacher derrière leurs cadres. Il s'arrêta au milieu de la pièce lumineuse.
-Depuis combien de temps ? gronda-t-il d'une voix sourde, se retenant de ne pas hurler.
Sa femme, assise à son bureau, ne parut pas tenir compte de son entrée et continua à écrire. Cette fois ci, il hurla.
-Réponds-moi !
Astoria posa sa plume, et se retourna comme à contrecœur. Elle fixa son mari, lui furibond, elle vaguement ennuyée. Elle soupira, et laissa planer un silence.
-Le début, répondit-elle simplement.
Drago la fixait de ses yeux bleus ayant tourné au gris orageux, et respirait bruyamment par le nez. Son visage d'ordinaire pâle, presque exsangue, s'était coloré. L'attitude détendue de sa femme contrastait avec la sienne, et amplifiait sa propre fureur.
-Le début de quoi, Astoria ?
-Avant la Chute… Depuis que nous sommes petites, Daphné et moi nous nous disions que nous resterions fortes, toutes les deux, ensemble. Alors quand elle a senti le vent tourner, elle a commencé à tisser des liens, à créer son propre réseau au sein du réseau souterrain.
Elle parlait posément, s'arrêtait pour replacer derrière son oreille une mèche de cheveux échappée. Son regard se promenait dans la pièce, sans se poser sur quelque chose en particulier. Hormis un léger tapotement du doigt sur son bureau, rien ne laissait transparaître sa nervosité.
-Elle a toujours eu une sorte de penchant pour Théo, j'imagine que c'est pour cela qu'elle est allée vers lui… Ensemble ils ont travaillé, je les aidais, j'ai recruté des sympathisants dans toute l'Europe, ça n'a pas été facile d'ailleurs…
Drago manqua de s'étouffer.
-Tu vas me dire que tu es partie avec eux, à tourner dans les montagnes ? fulmina-t-il. QUAND ?
Elle leva les yeux au ciel, presque amusée face à la rage de son mari.
-Je n'ai pas quitté la maison, Drago. On se doutait bien que tu te serais méfié, que tu ne m'aurais pas laissée partir. J'ai beaucoup écrit, et j'en ai rencontré par réseau de cheminées.
Des images défilèrent à toute vitesse dans l'esprit de Drago. Il se revoyait, il y a des années de ça, placer des sorts sur leur cheminée, bloquant les communications. Si ses souvenirs étaient exacts, il n'y était pas allé de main morte, et avait recouru à des techniques légèrement occultes pour empêcher tout contact avec d'inopportuns adeptes des Ténèbres. De toute évidence, l'adepte dont il aurait dû se méfier avait pénétré sa demeure depuis bien longtemps.
Il fixa sa femme, et n'arrivait plus à la reconnaître. Partout sur son visage fin, ses cheveux de blé d'or, s'étalait la marque de Nott, il pouvait presque sentir sa pestilence de Mangemort émaner d'Astoria. Il ferma ses poings pour empêcher ses mains de trembler de haine. Il déglutit, mais ne comprenant toujours pas tout, il demanda d'une voix cassante.
-Nott s'est fait arrêter il y a neuf ans, quand il était planqué en Finlande. Tu as continué à lui envoyer tes petits hiboux à Azkaban peut-être ?
Elle secoua la tête, un demi-sourire aux lèvres, comme repensant à la bêtise d'un enfant farceur.
-Il avait tout calculé. Il savait que le Ministère le recherchait, alors il s'est fait avoir par les Aurors.
A nouveau, Drago dû accuser le choc de la révélation. Qui se fait volontairement enchaîner à Azkaban… Il est vraiment devenu fou.
-Daphné me disait dans ses lettres qu'il était important que le Ministère le pense « hors d'état de nuire ». Deux mois après son arrivée à Azkaban, il était sorti.
Il avait de plus en plus de mal à réaliser ce que sa femme lui disait. Sa tête commençait à vrombir. Elle mentait, forcément… Comment a t'il put ? Jamais quelqu'un ne s'était échappé aussi rapidement, et encore moins sans que cela se sache…
-Daphné ne m'écrivait pas pendant parfois des mois, et soudain je recevais cinq ou six lettres d'un coup, expliquant qu'ils étaient cachés, qu'ils étaient loin, mais qu'ils avaient progressé. Elle m'annonçait les noms des quelques huiles ministérielles qui étaient tombées dans leurs filets.
Le souvenir de la jeune fille effacée qu'il avait connu au collège se confronta à une image de femme au regard langoureux, séduisant à tour de bras les employés du Ministère rougeauds et engoncés dans des robes démodées, le tout sous le regard approbateur de Nott. Une boule de haine incandescente prenait naissance dans son ventre, et consumait ses organes. Il la sentait grandir depuis son nombril, lui monter à la tête et s'infiltrant jusque dans ses orteils. Les ailes de son nez frémirent alors qu'il tentait de respirer amplement pour rester concentré et se contenir. Astoria quant à elle, commençait à montrer une certaine aisance.
-Et ensuite, demanda-t-il, brisant le silence qui venait de s'installer.
La question résonna dans la pièce. Son épouse eu un mince sourire.
-Et ensuite, ils attaqueront le Ministère.
Le coup final acheva de faire grandir sa haine. Elle explosa, atteignant la moindre parcelle de son corps, et Drago sentit ses doigts frémir autour du manche de sa baguette, son bras s'élever d'autorité, et un éclair de ressentiment acre parcourir son dos. Le sortilège partit sans qu'il n'ait songé à le formuler. Il allait frapper Astoria au visage, quand celle-ci bondit et d'un geste vif, le détourna d'un sort de protection.
-Et depuis le temps, tu ne m'as rien dit ? hurla-t-il, en avançant d'un pas, envoyant un nouveau sort en direction de sa femme.
Elle s'accroupit derrière son siège, qui vola en éclats sous la violence du sort, faisant pleuvoir des morceaux d'osier dans le bureau. Se relevant, elle tournoya, et riposta en envoyant ses propres éclairs en direction de Drago. Immanquablement déviés, ils s'éclataient contre les meubles de la pièce, les faisant s'enflammer, exploser, les ligotant ou les transformant en suie.
-Des années que tu complotes avec la bande de Poudlard, et tu ne l'as même pas ne serait-ce qu'effleuré avec moi ? Des années de manigance, pour quoi ? Pour une nouvelle guerre ? Ca ne t'a pas suffi ? Tu n'as pas eu assez d'isolation, d'humiliation, de complots ?
Il appuyait chaque phrase par un nouveau coup de baguette, et autour d'eux la pièce se transformait en véritable champ de bataille. Un mouvement du poignet, il métamorphosa les parchemins tombés au sol en poignards, et les envoya voler vers Astoria, qui se jeta sur le côté en un battement de cœur. Cependant, l'un des couteaux eu raison de son bras, et la peau de son biceps se fendit en une plaie rougeoyante. Elle lâcha sa baguette, roula au sol, et contempla avec horreur sa blessure. Drago quant à lui, était aveuglé par sa fureur, et continuait à avancer.
-Pourquoi m'avoir suivi ici, loin de tout ça, si c'était pour œuvrer dans mon dos, pour préparer un nouveau petit coup d'état, pour flatter l'égo de Nott ? scandait-il, ses yeux devenus ouragans.
-Drago... dit-elle alors, cherchant son souffle, levant les bras en signe d'abandon. Ne sois plus dupe. Tu as été dégoûté de la guerre, comme nous tous. Mais il est temps d'avancer maintenant. Je t'ai laissé du temps, nous l'avons tous fait. Mais aujourd'hui il faut bien avancer et se reconstruire. Ce n'est pas une vie de rester ici, à compter les brins d'herbe en attendant que la nuit tombe… Tu réalises bien ta place dans tout cela. Tout le monde se tournera vers toi.
Elle assise à même le plancher jonché de débris, adossée au mur blanc, lui debout, les jambes légèrement écartées, la baguette tendue devant lui, visant sa femme entre les deux yeux.
-Mais dans quel monde tu vis, Astoria ? demanda-t-il, la violence teintant chacun de ses mots. Pour qui tu me prends ? Je me suis reconstruit, avec toi, ici ! Elle est ici et nulle part ailleurs, ma place.
Astoria haletait légèrement, et resta silencieuse quelques instants, semblant chercher ses mots.
-Tu vaux mieux que ça. Nous tous, nous valons mieux que ça. On ne devrait pas avoir à se cacher, à mentir, à vivre reclus. Notre rang coule dans nos veines, depuis des générations. Vois comment l'Angleterre s'est dégradée depuis que ces incapables se sont auto-proclamés détenteurs du pouvoir… Tu appelles ça juste, la situation dans laquelle nous sommes ? Treize ans que nous subissons, il est temps de rétablir l'ordre des choses, et c'est notre devoir en tant qu'héritiers des grandes familles fondatrices.
Drago trouva soudain sa gorge sèche, et l'extrémité de ses doigts picotaient. Il fléchit son poing, relâcha, fléchit de nouveau, tentant de résister à l'urgence de commettre l'irréparable. Astoria de son côté avait remarqué le processus. Tout en maintenant le regard de son mari, elle tâta le plancha pour s'emparer à nouveau de sa propre baguette.
Le couple se regardait en chien de faïence, la tension enflait majestueusement dans la pièce claire.
-Drago, rejoins-nous, implora-t-elle enfin. Tu as tout à y gagner. Nous sommes organisés, voués à réussir, et demain, nous serons à nouveau au pouvoir.
Elle parlait désormais avec véhémence, les yeux grands de conviction. Une main refermée sur sa baguette, l'autre ouverte devant elle, enjoignant son mari à la rejoindre.
oOo
A grandes enjambées, il courait plus qu'il ne marchait. Les herbes hautes lui fouettaient les mollets, l'air marin lui giflait le visage, preuve d'un orage à venir, mais il était parfaitement indifférent au monde qui l'entourait. Il n'avait plus qu'une chose en tête, et cette obsession dévorait le reste.
-Drago ! criait une voix loin derrière lui, presque emportée par le vent.
Il continuait d'avancer, et ignorait sa femme qui tentait de le rejoindre. Il avait dû manquer de concentration en jetant son sort, elle semblait s'en être rapidement remise. Rien d'illogique, lorsque l'on agit sous l'emprise de la colère. Et Merlin, il l'était.
Arrivé à la lisière d'un bois où il était à l'abri du regard d'Astoria, il tourna sur lui-même, et transplana. Les couleurs du bois environnant se fondirent avec celles du ciel et du sol, le vent cessa de tourbillonner. Aspiré dans un tube s'étirant dans l'espace, ses pieds puis ses genoux rentrèrent durement en collision avec le sol. A quatre pattes les mains enfoncées dans l'herbe, il releva la tête, et devant lui s'étalait une silhouette plus que familière.
Sans prendre le temps de déplorer la piètre qualité de son transplanage, il se releva, et avança vers le portail en fer travaillé. Un mouvement de la baguette lui indiqua la présence d'un sortilège de protection, et sans surprise, lever son bras tatoué de la Marque lui permis d'entrer sans encombre. Treize ans qu'il n'avait pas effectué ce geste, et pourtant il lui revint comme un automatisme.
Les graviers constituant l'allée déjà mille fois parcourues crissaient sous ses chaussures. La mâchoire crispée, il leva sa baguette, et de son extrémité jaillit une forme mouvante argentée. Son Patronus s'élança en bondissant, annonçant son arrivée à quiconque tenait désormais le Manoir.
Il s'était décidé à sortir de son autarcie pour la première fois depuis une décennie, et avait dû admettre que cela ne serait pas sans conséquences. C'était la première fois depuis de nombreuses années qu'il s'engageait dans un combat magique, et la sensation était étrange. Il avait refoulé dans son esprit les souvenirs de sortilèges noirs enseigné dans sa jeunesse par les plus grands sadiques que ses parents fréquentaient. Torture, mutilation, démence… Les Mangemorts avaient démontré une inventivité incroyable quand il s'agissait de faire souffrir et d'abimer le corps et l'esprit humains. Sans qu'il s'en aperçoive, ses doigts s'agrippèrent plus fortement sur le manche de sa baguette, envoyant des légères étincelles lumineuses autour de lui.
-Drago, enfin. Nous t'attendions.
Illuminée par les lustres de cristal pendant des hauts plafonds du Hall, la silhouette qui se tenait dans l'entrée était à contre-jour. Toutefois, la méprise n'était pas possible.
-Daphné. Où est Nott ?
Sa voix était glaciale, son regard d'acier.
-Asto n'est pas avec toi, demanda la splendide jeune femme en robe longue, elle devait nous rejoindre ce soir… Nous pensions que vous viendrez ensemble.
D'un coup d'épaule, Drago fraya son chemin dans son ancienne demeure. Après la guerre, celle-ci avait souffert du manque d'entretien, et s'approchait dangereusement du délabrement. A présent, elle resplendissait. Elle avait bénéficié d'une rénovation totale, elle sentait encore le sortilège frais. Il s'élança dans la montée d'escalier, dont les marches de marbre réfléchissaient majestueusement la lumière du lustre central.
-Il n'est pas là, dit Daphné dans son dos. Il s'occupe des derniers préparatifs pour demain.
Son ton enjoué n'aurait pas dépareillé une veille de fête d'anniversaire. Si elle avait âgé, elle n'avait en revanche pas grandi. Drago se retourna pour étudier l'expression de son visage. Elle ressemblait terriblement à sa sœur, et cela ne l'aida pas à rester calme. Sa tempe recommença à pulser, et un odieux mal de crâne commençait à se faire sentir.
-Où est-il ? demanda-t-il alors, son visage n'étant plus qu'un masque.
Daphné lui répondit par un haussement d'épaules et une mine désolée, que l'on aurait presque pu croire sincère. Il s'assit sur les marches sculptées, et prit sa tête entre ses mains. Il y a quelques années de cela, il aurait volé auprès de Nott. Ou plutôt, Nott aurait accouru à ses côtés. De telles initiatives, c'est lui qui les aurait prises, et pas ses amis. Enfin, amis… Ou l'aurait-il vraiment fait ? Il était lâche. Il avait laissé les grands agir, toujours.
A présent, à trente ans passés, il ne pouvait pas laisser les frayeurs et les erreurs de sa jeunesse prendre le pas sur sa vie. Mais alors, que faire ? Prétendre de rien savoir, n'avoir rien vu ? Un frisson parcouru son dos. Non, il n'était plus comme ça, il n'allait pas s'en sortir aussi facilement. Aider le Ministère alors, les prévenir ? L'idée même d'aller toquer à la porte de Potter le dégoûtait. Sa boule de haine se réveillait à la simple idée de voir le Balafré et sa clique.
Ses mains se crispaient autour de ses cheveux, et il releva brusquement la tête, émergeant enfin de ses pensées envahissantes. Daphné se tenait désormais devant lui, et lui tendait une tasse de thé. Drago lui jeta un regard emplit de méfiance mêlé à du dégoût, et esquissa un léger mouvement de recul.
-Pour qui me prends-tu, Drago… soupira-t-elle, mimant la vexation.
Devant l'immobilité du blond, elle leva les yeux au ciel, but une gorgée de la tasse fumante, et lui tendit. Drago la prit alors, et but à son tour.
-Daphné, je ne reste pas, réussit-il à dire, disciplinant ses pensées. Je ne prendrai pas parti dans votre folie. J'ignore ce qui vous motive tous, mais il est hors de question de participer à vos rêves de grandeur immatures.
Il se releva, mais le sol sembla se lever avec lui, les murs se rapprochèrent, le plafond tomba à toute vitesse, et il dut se retenir à la montée d'escalier pour ne pas basculer en arrière. Il tourna brusquement la tête, et le monde tourna en même temps dans un tourbillon vertigineux. Sa vision périphérique se troubla, les couleurs se fondirent les unes dans les autres, et la dernière chose qu'il aperçut avant de sombrer fut Daphné qui recrachait sa gorgée de thé par terre.
oOo
Lorsqu'il reprit conscience, sa première sensation fut le goût terriblement âpre de sa propre langue, et il dû faire preuve de beaucoup de self-control pour ne pas se pencher sur le côté et vomir. Il tenta d'ouvrir les yeux, une fois, deux fois. A la troisième, il réussit, et il sentit son corps tourbillonner. Il referma prestement les paupières, et laissa échapper un grommellement sourd. Ils ont fait doser leur saloperie par des Gobelins, c'est pas possible… Encore totalement dans le flou, formuler une pensée cohérente s'avéra ardu pour Drago. Il avait halluciné pendant des heures, peut-être même une journée… En se concentrant, il essaya de se situer. Il était allongé, et sentait la transpiration coller sa chemise à sa peau. Elle m'en a beaucoup trop donné, la conne… J'aurais pu mourir avec ça.
Une immense fatigue habitait tous ses membres, et chaque mouvement lançait d'atroces vertiges dans l'ensemble de son corps. Toujours sans ouvrir les yeux, il essaya de se redresser sur un bras, mais ce simple déplacement fut de trop pour son organisme encore intoxiqué, et cette fois il ne manqua pas de rendre tout ce qu'il avait sur l'estomac.
A grand peine, il ouvrit les yeux d'un millimètre, pour ne pas laisser la lumière l'aveugler. Après adaptation, il réussit à reconnaître sa chambre. Spacieuse, remplie de meubles taillés dans un bois sombre et riche, elle n'avait pas bougé malgré les années. Soupirant avec difficulté, il se laissa retomber sur le lit, et fixa le plafond recouvert d'une tapisserie familiale vert et argent.
-Récurvite, prononça alors une voix masculine à quelques mètres de lui.
Drago tourna vivement la tête en direction de l'homme, faisant à nouveau pulser sa tête de manière insupportable. La bouche pâteuse, il tenta cependant d'articuler.
-Nott, bordel, qu'est-ce que tu… dit-il alors d'une voix qu'il espérait suffisamment intelligible mais qui s'éteignit avant même qu'il n'ait pu finir sa phrase.
Portant une main à sa gorge, il toussa tout en se relevant sur un bras tremblant, et il fixa le Mangemort en cape noire qui se tenait devant le lit.
-C'est fait. Le Ministère est tombé, mais je dois dire, Drago, que j'en attendais un peu plus de ta part. Je ne dis pas qu'on a eu du mal, bien au contraire, mais ta présence aurait été appréciable.
Nott soupira, se saisit d'une chaise et s'affala lourdement dessus, à califourchon. Sa cape était couverte de poussière, et il semblait éreinté.
-Je ne te comprends pas. Pourquoi est-ce que tu ne nous aides pas ? Qu'est-ce que tu veux ?
-La paix, Nott, dit-il difficilement.
Il avait du mal à maintenir le regard du Mangemort, surtout depuis sa position grotesque, à moitié relevé sur un coude tremblant, et sa migraine post-intoxication n'était pas d'une grande aide.
-Mais tu l'as la paix, enfin ! s'exclama Nott, ouvrant les bras. On vient de te l'amener sur un plateau d'argent ! Tout ce que tu as à faire maintenant, c'est la maintenir. Ca ne devrait pas être trop compliqué, de surveiller des Sang-de-Bourbe et des Cracmols, même pour toi.
Drago respirait bruyamment, ses cheveux plaqués par la sueur, et regardait son ancien ami d'un regard dur. Il déglutit, et avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche, Nott occupait déjà l'espace sonore.
-Apparemment, tu as besoin d'un peu de temps pour t'y faire. En attendant, ne quitte pas le Manoir. Et je garde ta baguette. J'ai pas envie de me faire Astoria-iser, si tu vois ce que je veux dire.
Il commença à s'éloigner, et avant de refermer la porte, il se retourna et regarda Drago dans sa position de faiblesse.
-Sérieusement, qui balance un sort sur sa femme ? T'es vraiment un connard parfois, Drago.
Le claquement de la porte résonna dans la tête du blond, faisant vibrer les os de son crâne.
Voilà voilà, j'espère que ce chapitre un peu plus long que la moyenne vous a plu ! N'hésitez pas à me faire part d'éventuelles remarques ou incohérences, je me ferait un plaisir de vous répondre !
Ah oui, comme mes chapitres ne sont pas d'une longueur qui fait rêver, que je suis en cours de publication et d'écriture, et que (ne nous mentons pas) je risque d'avoir des temps de latence, je vous propose une petite sélection de fics que j'ai adoré et qui vont vous tenir en haleine toute la nuit.
Précision, aucune des auteurs ne m'a demandé de leur faire de la pub, c'est vraiment un petit palmarès de fics m'ayant simplement vendu du rêve
1. Turncoat, par Elizaye (eng) (traduite en fr par Nivita), Dramione rated M, se déroule pendant la guerre, à grand coup d'agent double, extrêmement bien écrit.
2. La Chasse est Ouverte, ainsi que Tout le monde peut tomber amoureux Malefoy par MalefoyHeartless, rated T, pour ceux qui ne le connaîtra pas encore, est un monument du Dramione.
3. The Serpent, the Witch and the Broom Closet, par Tiadorable (eng) (traduite en fr par A-translator), Dramione rated M, style d'écriture absolument génial et situations des plus intelligentes
4. Les Morgoles par awax, rated M, une histoire délicieuse qui qui sait être innovante sans être tirée par les cheveux, avec des personnages très bien dosés
Alley, avec tout ça vous devriez passer de bonnes soirées !
La bise, Oochoo
