Coucou les loulous (pardon), il est vrai que j'ai un peu tardé quant à la publication de ce chapitre, mais poster tous les trois jours c'est un peu tendu sur le long terme, m'voyez... En tout cas, merci aux reviewers fidèles au poste, c'est toujours un plaisir de vous lire, vous êtes au top !
Alley, bonne lecture à tous,
Oochoo


VI

A la lumière de la torche de fortune de la cellule, Hermione s'affairait sur la jambe du jeune employé qui partageait sa cellule. Après plusieurs heures de fébrilité, le dénommé Ernest avait commencé à parler seul, sous l'emprise de la fièvre. Puis la douleur avait pris le dessus, cela faisait vingt bonnes minutes qu'il était désormais inconscient. Le jeune homme avait le tibia brisé, et une extrémité de l'os avait percé la barrière de sa peau. Il avait été tabassé par les Mangemorts, qui avaient visiblement envie de voir de leurs yeux la couleur de son sang de Né-Moldu, et il avait dû être porté par d'autres employés de son service durant des heures, avant d'être jeté sans précaution dans le cachot commun.

Sans équipement, sans magie, dans les conditions d'hygiène inexistantes de la cellule poisseuse, Hermione réalisait bien que ses efforts étaient quasiment vains, mais la vue révoltante de la souffrance d'Ernest la poussait à agir. Armée de ses maigres connaissances en médecine moldue et du linge le moins sale qu'elle avait pu trouver, elle avait nettoyé la plaie couverte de sang séché, et la vue dégagée de la blessure lui remuait profondément l'estomac.

Tentant à grand peine de rester concentrer sur sa mission, elle essuya la sueur de son front, et sa gorge se noua. Elle savait que le plus dur était à venir. Elle prit une grande inspiration, souffla par la bouche, lentement. Puis elle plaça sa main droite sur le genou d'Ernest, la gauche sur l'extrémité visible de son tibia. D'un coup sec, et dans un bruit absolument écœurant, elle remit l'os en place. Elle ne put que remercier les cieux qu'Ernest fut endormi, autrement il aurait très certainement poussé un hurlement à réveiller tout le Manoir.

Prestement, elle se saisit des morceaux de bois qu'elle avait trouvés dans un coin de la cellule, les attacha fermement à la jambe enflée du jeune homme à l'aide d'une vieille chemise, et s'éloigna pour s'asseoir aussi loin que ses chaînes métalliques lui permettaient. Machinalement, elle caressa son ventre d'une main.

Elle estimait à quelques jours le temps passé dans la cellule. L'humidité permanente laissait imaginer qu'ils étaient enfermés à des dizaines de mètres sous la terre, et ils ne disposaient d'aucun moyen de mesurer le temps qui passait. Leur cachot était vaste, et ils étaient une vingtaine à y être ferrés. Par miracle, les chaînes étaient suffisamment longues pour leur permettre de se mouvoir un minimum. Du moins, ils pouvaient s'asseoir et s'allonger.

Leur cellule avait été taillée à même à la roche, et les cris et les pleurs résonnant dans le long couloir laissaient supposer la présence de nombreuses autres geôles. A leur arrivée il y a quelques jours, ils étaient longuement restés dans le noir. Puis, timidement, ils commencèrent à parler entre eux, à vois très basse tout d'abord, de crainte que des Mangemorts ne montent la garde. L'obscurité les rendant tous nerveux, ils s'étaient concertés, et en concentrant leurs volontés et leurs pouvoirs magiques, ils avaient réussi à allumer à distance la torche éteinte depuis des années qui trônait en haut d'un mur brut de la cellule.

Ils purent alors enfin se voir. Le spectacle était tel que plusieurs d'entre eux eurent les larmes aux yeux. A sa droite, Hermione avait découvert Ernest, qui était encore relativement en forme, et qui dissimulait sa jambe meurtrie sous son pantalon, assurant que ça devait être une simple foulure. A sa gauche, une vieille dame qu'elle reconnaissait vaguement pour l'avoir vue au Service de Régulation des Créatures Magiques était mutique, et avait une impressionnante coupure le long de la mâchoire.

Le long des murs, une diversité de sorcières et de sorciers étaient adossés, dans une large palette de détresse physique et mentale. Des jeunes, des moins jeunes. Certains pleuraient, criaient, marmonnaient, ou contemplaient la pierre nue. Certains semblaient parfaitement alertes, certains paraissaient avoir rencontré des Détraqueurs. Les chemises déchirées, tâchées, les pieds souvent nus, ensemble ils formaient une foule désolée.

Hermione sentait les coups sous la peau de son ventre. Elle posa l'arrière de sa tête contre la roche, et ferma les yeux. S'être occupée de la jambe d'Ernest avait drainé toute l'énergie de sa journée, et elle avait du mal à réfléchir. Elle sentait la faim tordre son estomac, et par-dessus tout, l'angoisse. L'image des yeux vides d'Harry ne semblaient plus vouloir quitter son esprit. Les deux prunelles vertes de son meilleur ami la tenaient éveillée jour et nuit, et elle n'arrivait plus à réfléchir. L'horreur avait élu résidence dans sa poitrine, elle sentait son cœur se serrer à chaque souvenir qui remontait.

Elle sentait son cerveau s'assécher, et le monde rapetissait autour d'elle jusqu'à ce qu'il n'existe plus que sa cellule, et la vingtaine d'êtres humains qui la partageaient. Rien d'autre n'existait au-delà, et les allées et venues des Mangemorts étaient des apparitions surnaturelles. Des capuches noires interchangeables apportaient des gamelles, des cruches, des pots. Ils repartaient, et le monde se refermait encore un peu plus.

oOo

Des pas résonnèrent le long du couloir de roche. Les occupants du cachot se redressèrent, alarmés. Leur dernière visite datait d'i peine une heure, pourquoi revenaient-ils ? En une communion devenue routinière, ils se concentrèrent et éteignirent la torche clandestine. A nouveau dans le noir, Hermione écoutait silencieusement, le cœur battant, une main protectrice placée sur son ventre.

Les pas étaient accompagnés de cris, d'insultes, et du bruit sourd de quelqu'un qui se débat. Le cœur d'Hermione manqua un battement, et ses poumons se vidèrent alors que son ventre entrait en ébullition. Elle connaissait parfaitement la voix qui se répercutait contre les murs du couloir. Elle se pencha en avant, se rapprochant du mieux qu'elle pouvait des barreaux.

Les bruits de pas se stoppèrent un instant.

-Très bien, on t'avait prévenu pourtant.

Un coup sourd se fit entendre, suivit d'une expiration douloureuse, et la voix se tut jusqu'au moment où la procession atteint la cellule. Deux Mangemorts encagoulés dont l'un tenait une torche flamboyante encadraient un homme en robe poussiéreuse, ou plutôt le maintenaient par les bras pour l'empêcher de tomber.

-On vous amène un petit copain, il s'était planqué quelques jours, mais on a bien fini par le tirer de son trou à rat, dit un des Mangemorts d'un air satisfait.

Il agrippa l'homme par sa tignasse rousse, et le força à relever la tête. Le cri d'Hermione resta coincé dans sa gorge. Le visage de Ron n'était qu'un magma de contusions et d'hématomes, ses yeux envahis par la peau meurtrie et enflée de ses joues. Sa bouche entrouverte laissait voir des creux sombres là où des dents auraient du être.

-Dis bonjour à tes nouveaux amis… Mais bon, j'imagine que vous devez déjà tous vous connaître, entre vermines.

Le Mangemort à la voix nasillarde relâcha la tête de Ron, qui retomba contre sa poitrine. Avec son acolyte trapu, ils le déposèrent sur un emplacement libre, enserrèrent les anneaux métalliques autour de ses chevilles et poignets, et refermèrent le cachot, et s'en allèrent, replongeant la cellule dans l'obscurité.

Dès que les bruits de pas se furent évanouis dans les tréfonds des souterrains, la lumière revint dans la geôle, et Hermione s'avança à quatre pattes vers son mari échoué.

-Ron, Ron, RON ! se mit-elle alors à implorer, la panique déformant sa voix.

Celui-ci releva alors la tête de quelques millimètres, reconnaissant la voix tremblante d'émotion d'Hermione. Il ouvrit légèrement la bouche, et elle vit le rouge sombre briller derrière ses lèvres. Tournant sa tête sur le côté, il cracha le sang qui avait envahi sa gorge, sans réussir à se débarrasser le moins du monde du goût métallique qui saturait son palais. Il regarda alors Hermione de ses yeux au beurre noir.

-Où est Rose… tenta-t-elle, la gorge serrée.

-En sécurité.

Sa voix était gutturale. Hermione quant à elle ne put empêcher une larme unique couler le long de sa joue. Au milieu de cet ouragan de catastrophe, au moins un phare brillait. Bien sûr, la lumière de ce phare était lointaine et chancelante, mais elle avait le mérite d'exister. Elle n'avait jusque-là pas même osé imaginer le sort de sa fille si jamais les Mangemorts l'avaient attrapée. Son visage d'enfant rieur ne pouvait simplement pas coïncider avec la barbarie qui avait englouti Hermione.

En respirant, les poumons de Ron laissaient échapper un léger râle, une sorte de sifflement discret mais présent. Sa manière de se tenir laissait deviner que tout son corps le lançait après sa rencontre avec les Mangemorts.

oOo

Il n'était pas au Ministère le jour de l'attaque, mais la nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre. Surtout quand, alors qu'il rassemblait en toute hâte des affaires, il entendit la porte d'entrée de son appartement être enfoncée d'un violent sortilège. Devant lui se tinrent alors cinq silhouettes toutes de noir vêtues, baguettes sorties. Son sang ne fit qu'un tour, il courut jusqu'à la chambre de sa fille qui s'était mise à pleurer, la sortit de son lit à barreaux, la serra contre son cœur et transplana alors qu'un éclair lumineux fit exploser le mur devant lequel il se tenait quelques millisecondes auparavant.

Dès lors, une traque atroce s'engagea. Les cagoulés bénéficiaient des registres du Sang vieux de presque quinze ans, établis sous le court Régime de Voldemort, mais cela était suffisant pour qu'avec quelques sortilèges occultes, ils puissent le suivre à la trace.

Il ne savait plus dire combien de fois il avait transplané pendant ces quelques jours. Dans les quelques moments de répit qu'il avait obtenus, il établissait les barrières magiques les plus puissantes qu'il connaissait, brouillant sa trace, mais seul, il ne pouvait dormir tant il était aux aguets. Il se fatiguait, craignait pour sa fille, craignait pour tous ceux dont il ignorait le sort. Les nuits il restait éveillé, assis contre un arbre, dans un pub moldu, dans une cabine en bord de mer, n'importe où, et berçait sa fille qui sentait bien l'angoisse de son père.

Ses barrières tombaient les unes après les autres, et un soir alors qu'ils s'étaient réfugiés dans une caverne, il se rendit à l'évidence. Sur un parchemin improvisé, il jeta hâtivement de brèves explications, et ensorcela la peluche que sa fille ne quittait jamais. Le chien de tissu s'illumina d'un halo bleuté, et le cœur de Ron se déchira quand chien, parchemin, enfant et lumière bleue disparurent.

Le sang de Rose n'était pas connu des Mangemorts, et de toute manière ce n'était pas après elle qu'ils en avaient, mais bien après lui, l'Auror, l'ancien membre de l'Ordre du Phoenix, l'époux de la Ministre, l'ami d'Harry Potter, le Traître à son sang. Alors qu'il sentait ses barrières s'effriter sous les assauts maléfiques des encapuchés, il songeait, la baguette droit devant lui, à quel point la situation lui semblait familière. En cet instant, toutes les craintes d'Hermione lui revinrent en tête, et put s'empêcher d'admirer sa prévoyance.

Il envoyait à présent des sorts à tour de bras, virevoltant pour ne jamais avoir d'ennemis derrière lui. Ceux-ci formaient un cercle autour de lui, et paraient inlassablement les éclairs qui fendaient l'air. Il envoya trois Mangemorts au tapis, mais les autres se rapprochaient, encore, encore, jusqu'à ce que l'un d'entre eux lui écrase sa baguette dans le cou, brûlant sa peau, et qu'un autre lui arrache son arme des mains, le forçant à capituler.

Les compères avaient alors célébré la capture à leur manière, et octroyèrent à Ron quelques fractures pour l'occasion. En toute courtoisie, ils le mirent au courant des dernières nouvelles, et lui décrivirent avec force de détails scabreux la mort de son meilleur ami, tout en dessinant des injures sur la peau de son dos à la pointe incandescente de leurs baguettes.

A présent, pieds et mains liés dans ce cachot infect avec sa femme dont les mains étaient tâchés de sang séché et au visage tuméfié, il sentait son courage revenir, très lentement, comme au compte-goutte. Apprendre la mort d'Harry lui avait assené un coup de hache dans le cœur, et la douleur ne semblait pas vouloir s'effacer. Mais désormais, la rage enflait en lui. La même rage qui les guidait à dix-sept ans, qui les faisait courir derrière les Ténèbres pour les disperser, qui les faisait dégainer devant des mages au combien plus puissants qu'eux, qui les faisait rire au nez de Voldemort lui-même.

Le visage vaincu de son meilleur ami, qu'un Mangemort avait trouvé amusant de lui enfoncer dans le crâne grâce à d'obscurs talents de legilimens, était désormais comme une toile de fond dans ses pensées. Tout convergeait vers la mort de son compagnon de toujours. Et bien qu'il soit attaché, enfermé, contrôlé, blessé dans son âme et dans sa chair, avec Hermione à ses côtés, jamais il ne s'était senti aussi jeune.

oOo

-Tu es sûre que ça ne te gêne pas ?

-Ne t'inquiète pas.

Ernest était revenu à lui depuis quelques jours, après une longue inconscience qui commençait à inquiéter Hermione. Celle-ci, à genoux, une main sur le bas de son ventre rebondi, ôtait ses bandages avec la plus grande délicatesse. Le jeune homme semblait terriblement pâle, même en faisant abstraction de l'éclairage de fortune qui donnait un teint cadavérique à tous les prisonniers. Une pellicule de sueur couvrait son front, et ses yeux brillaient de fièvre, mais fidèle à lui-même, il tentait de se construire une façade décontractée alors qu'il ne parvenait même plus à se redresser.

Hermione décollait les pans de chemises qui avaient adhéré à la plaie, tandis qu'Ernest se retenait de crier de douleur en crispant sa mâchoire. Arrivée à la dernière épaisseur, avant même de découvrir la peau, une odeur de putréfaction s'insinua jusqu'à ses narines. Entre le dégoût et ses nausées de grossesse, elle plaqua sa main contre sa bouche et détourna le visage pour respirer l'air moite de la cellule, qui avait le mérite de ne pas sentir la chair infectée. Contenant un hoquet, elle prit une ample inspiration et se retourna vers Ernest, et composa un sourire hésitant.

-Ca a l'air d'aller… Je pense que c'est en bonne voie, dit-elle alors, d'un ton qu'elle aurait voulu rassurant.

Elle appuya son mensonge éhonté d'un sourire, et Ernest le lui retourna, sans rien dire.

Alors qu'elle tamponnait la plaie d'un pan de chemise humidifiée, le désespoir et la rage se mêlaient en elle. Ils nous ont laissé au Moyen-Âge, c'est pas possible… Avec une baguette magique, ou même du désinfectant moldu, il aurait pu garder sa jambe. L'impuissance montait en elle et laissait un goût de haine dans sa bouche. Ernest lui, avait laissé couler une larme, silencieusement.

Des toux raisonnaient contre la pierre. Laissés sans soin, en sous-nutrition, privés de leurs baguettes et de leur aura magique, la majorité des sorciers étaient tombés malade, et les blessures n'arrangeaient rien. Là où les hématomes mettaient bien plus de temps que nécessaire pour disparaître, les fêlures, les fractures et les plaies ne guérissaient tout simplement pas, et comme pour Ernest, s'aggravaient.

Hermione elle-même ne pouvait plus prendre appui sur sa cheville depuis que les Mangemorts l'avaient frappée au Ministère, et le manque de nourriture lui faisait tourner la tête dès qu'elle tentait de se déplacer. Une de ses mains soutenait en permanence son ventre, énorme par rapport à sa silhouette pas bien épaisse d'origine, et qui s'amincissait encore jour après jour.

Dans les premiers jours de leur incarcération, certains membres de la cellule lui cédaient une partie de leurs rations par compassion pour son état, mais plus le temps passait, plus la faim grandissait, et elle devait se contenter de sa propre maigre ration pour tenir.

Maintenant qu'il l'avait rejointe, Ron lui donnait la moitié de sa portion, mais Hermione refusait, le voyant plus mal en point qu'elle.

Les jours passaient, et la santé de tous se dégradait. Un matin, ou peut-être un soir, il était impossible pour Hermione de savoir, Ernest ne parlait plus du tout et n'essayait plus de se relever. Hermione se pencha au-dessus de son visage, et le spectacle lui noua la gorge. Jusque-là cadavérique, le jeune homme avait franchi une étape de plus, ou du moins s'était enfoncé jusqu'au stade fantomatique. Ses joues creusées, ses lèvres blêmes et gercées, ses cernes violacés, sa peau tirée sur ses os dessinant son crâne, seul quelques frissons de fièvre indiquaient qu'il était encore en vie.

La mâchoire d'Hermione se crispa. La veille, elle avait découvert la vieille dame endormie si profondément que rien ne la réveilla. Les Mangemorts apportant leurs écuelles l'avaient alors embarquée avec eux, dans un silence assourdissant. Cette fois cependant, quelque chose profondément enfouie en elle s'enclencha. D'un bond, elle se releva, et à cloche-pied, elle rejoint les barreaux de leur cellule. Elle frappa alors le métal froid avec ses menottes, et se mit à hurler.

-BANDE DE RACLURES ! s'égosilla-t-elle alors qu'au coin de ses yeux, des larmes de rage bouillonnaient. DE QUEL DROIT VOUS NOUS LAISSEZ CREVER LÀ COMME DES RATS ?

-Hermione ! s'écria Ron, qui réussissait désormais à ouvrir complétement les paupières. Tu vas les rameuter !

-Et qu'est-ce que tu crois que j'essaie de faire ? lui cria-t-elle en retour, le regard exalté par sa haine.

Elle se retourna vers ses barreaux, et frappa du poing, faisant résonner les heurts métalliques de ses chaînes et de ses menottes. La gorge en feu, elle remarqua à peine que Ron s'était levé à son tour.

-VOUS VOUS PLANQUEZ MAINTENANT ? hurla-t-elle au couloir. VOUS N'ÊTES QUE DES SOUS-ÊTRES, DES POURRITURES, VOUS NE MERITEZ PAS DE PORTER UNE BAGUETTE ! CA VOUS FAIT MARRER DE NOUS RABAISSER, DE NOUS FRAPPER, MAIS LES PLUS A PLAINDRE JE CROIS QUE C'EST VOUS !

Ron se plaça derrière elle, et la bâillonna du mieux qu'il put. Hermione porta immédiatement ses mains au bras de Ron pour s'en dégager.

-Laisse-moi ! J'en ai plus rien à foutre, laisse-moi crier, qu'ils viennent ! Je reculerai pas !

-Herm', ferme-là, grogna-t-il, ferme-là maintenant. Réfléchis cinq secondes, bordel ! Ils vont juste te torturer et ça ne changera rien !

-Au moins il se passera quelque chose, rétorqua-t-elle sèchement. Comment peux-t encore supporter cet endroit ?

-Bien sûr que non ! Mais ne sois pas stupide, ça servira juste à nous faire remarquer ! Il faut rester discret, se faire oublier !

Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent, et Ron ôta son bras de son visage. Il saisit son épaule, et l'enjoint à se rasseoir. Cependant elle ne bougea pas, fixant son époux, alors que déjà le vertige se s'être levée embrumait son cerveau.

-Tu veux t'enfuir ? lâcha-t-elle doucement, un élan d'adrénaline éclatant dans son ventre.

Et elle fut heureuse de pouvoir enfin voir les yeux de Ron, qui s'éclairèrent d'une lueur d'espoir.


Voilàà, another day, another chapter..

Au plaisir de vous lire les cocos !
Oochoo