Je suis désolée de mon énorme retard, mais j'ai beaucoup de travail c'est temps-ci, mais je continue tout de même à écrire dans mes temps libre. Je n'ai plus de nouvelle de ma beta-correctrice, je vais essayer de la contacter. En attendant, le chapitre n'est pas corriger, je m'en excuse...
Chapitre 6
Sasuke s'attendait à rentrer dans une maison remplie de chat ou de chien encombré de chose cassée ou inutile. À y sentir l'odeur infecte des excréments et de l'urine non nettoyer. Une maison où la vielle qui s'occupait de Naruto habitait.
Mais non. Lorsque Sasuke rentra à la suite de Naruto dans la maison un peu à l'écart du reste du village, tout était en ordre. On y sentait une odeur de propreté déconcertante. Même chez lui, son logement n'était pas aussi rangé. Contre toute attente, la vieille que l'on appelait la cinglée prenait soin de son chez soi.
Il n'y avait pas d'autres animaux qu'eux, du moins de ce qu'il voyait de l'entrée. Naruto passa devant lui et prit le temps d'essuyer ses pattes sur le tapis avant de filer dans une pièce à gauche. Sasuke regarda la vieille ôter difficilement ses souliers.
- Allez mon minou, si tu veux rester ici, il faut que tu sois propre.
Hésitant, Sasuke essuya ses pattes sur le tapis. Il regarda de nouveau la vieille.
- Très bien ! Tu peux aller rejoindre ton ami. Ne mets pas le bazar, dit-elle, contente du chat.
La vieille partit dans une autre pièce tandis que Sasuke alla voir où Naruto s'était réfugié. Lorsqu'il entra, il le vit couché dans un panier, ses bourrelets dépassaient de chaque côté de celui-ci. Sasuke soupira. Une deuxième fois, il se demanda comment Naruto avait bien pu grossir aussi vite en seulement une semaine.
Il regarda au fond de la pièce et y vit une sorte d'autel funéraire. Il s'approcha tranquillement, ses coussinets sous ses pattes ne faisaient aucun bruit sur le plancher impeccablement ciré. Sur le petit autel, une photo était posée avec le plus grand respect. Des fleurs fraîchement cueillies l'encadraient et de magnifiques rubans y étaient déposés de façon fort jolie. Doucement, Sasuke s'approcha un peu de la photo, mais une voix l'en empêcha.
- Ne t'approche pas trop mon minou. Soit un peu plus respectueux des morts ! lui dit la vieille femme qui était rentrée peu après lui.
Elle déposa un panier de fleurs au sol puis se mit à genoux et commença à prier devant l'autel. Lorsqu'elle eut fini, elle tourna son regard vers Sasuke. Dans un geste doux, elle tapa trois fois sur le dessus de la tête du chat. Celui-ci replia ses oreilles en arrière, n'appréciant guère ses traitements.
L'aînée sourit devant ce comportement. Elle reporta son attention sur la photo devant elle.
- Tu ne dois jamais oublier ceux qui t'ont aimé, mon petit, lui dit-elle avec un sourire triste. Et ceux qui t'aiment, ajouta-t-elle pensive.
- Cette femme est folle, elle me parle comme si j'étais un être humain, pensa fortement Sasuke.
Il s'assit et enroula sa queue autour de lui. Il le regarda un instant et reporta son regard sur la photo du défunt. Un homme d'âge mûr y figurait. Sasuke se demanda quel lien il avait eu avec la vieille. Il ne comprenait pas ce que disait la femme. Il pensa à ses parents et son clan. Un horrible souvenir qu'il voulait effacer de sa mémoire. Se souvenir de sa mère qui l'aimait lui causait d'horribles blessures qui ne pouvaient guérir.
Quant à ceux qu'il l'aimait, il ne courait pas les rues. Son frère, son idiot de coéquipier Naruto, Sakura, c'était à peu près tous.
- Rappelle-toi, parce que lorsqu'ils seront morts, une partie de toi mourra avec eux.
Décidément, la vieille parlait plus pour elle que pour lui. Ces mots étaient doux et dits avec beaucoup de mélancolie.
Ils entendirent soudain un cri de panique. Tous deux se retournèrent en même temps pour apercevoir le renard sur le dos, les quatre pattes s'agitant frénétiquement. Le panier dans lequel il était couché n'avait pu supporter son excédant de poids et s'était renversé sur le côté. Son propriétaire s'était vu injecter et avait fini les fesses à l'air. Gigotant dans tous les sens, il essaya tant bien que mal de se remettre sur ses pattes. Au bout de quelques secondes de tentative infructueuse, il s'arrêta complètement de bouger. Une petite plainte de détresse vint briser le silence qui s'était installé. La vieille éclata de son rire aigu.
- Je pense que j'ai un peu trop nourri ton ami, mon petit, tu m'en excuseras, lui dit-elle en se relevant tranquillement.
Ses articulations craquèrent et elle déplia douloureusement son corps marqué par l'âge. Elle prit ensuite un balai dans une armoire et avec le bout, poussa la pauvre bête sur le côté. Celle-ci put enfin retrouver un semblant de dignité. Contrarié, Sasuke s'avança vers Naruto.
- Naruto ! Que fais-tu ? demanda-t-il dégouté.
Gêné, le renard regarda timidement Sasuke.
- J'suis gros, finit-il par dire dans une petite voix plaintive.
- Évidemment que tu es gros ! cria Sasuke. Tu t'es regardé ? T'es vraiment un idiot pour t'être laissé aller comme ça. Tu crois peut-être que tu vas pouvoir rentrer au village avec toute cette graisse qui pendouille ? T'es même pas capable de faire un pas sans que tu fasses une crise d'asthme ! continua-t-il de hurler.
Fâché, Naruto détourna le regard. Sasuke crut voir au coin de son œil quelque chose briller. Le renard ne répondit pas à ses insultes et s'éloigna de lui. Le chat remarqua l'attelle encore présente sur la patte arrière et un sentiment désagréable le submergea sans pouvoir en dire la cause. Il le perdit de vue lorsque Naruto tourna au coin du couloir.
La vieille encore présente regarda le chat, perplexe.
- Tu n'as pas été très gentil mon minou ? Je vais te dire quelque chose.
Elle pointa ensuite la direction d'où était parti Naruto.
- Lorsque je l'ai trouvé, il était si mal en point que j'ai cru qu'il était mort. Mais il respirait encore donc je l'ai pris avec moi. Cela a pris deux jours avant qu'il reprenne connaissance et lorsqu'il était conscient, il dardait des regards de droite à gauche comme s'il cherchait quelque chose. Puis je l'ai nourri pour qu'il reprenne des forces et malgré sa blessure à la patte arrière, il s'obstinait à aller chercher quelque chose à l'extérieur. Il était très faible et je craignais qu'il perde connaissance dehors alors je lui donnais des suppléments alimentaires pour les hommes puisque je n'en avais pas pour les animaux.
Elle gloussa en cachant son sourire avec sa main.
- Je crois que je lui en ai donné un peu trop parce qu'il a gonflé comme un ballon. Mais cela a marché et son énergie a augmenté. Après ça, il a bien récupéré. Il recherchait toujours quelque chose et je ne savais pas ce que c'était. Chaque jour, il allait aussi loin que sa patte blessée le lui permettait et il passait des heures à japper. Un villageois a même voulu l'abattre une fois ! s'écria-t-elle, fâchée.
Elle balaya la main d'un geste rageur.
- Je suis arrivé aussi vite que possible pour le faire fuir, ce jeunot ignorant ! Un jour, je l'ai amené au parc, et même si je ne savais pas ce qu'il cherchait, j'ai cherché avec lui. Alors que l'on prenait une pause bien méritée et que je lui donnais quelque friandise, il a relevé la tête. Puis son regard s'est posé sur toi et j'ai cru qu'il allait t'attaquer, tu vois ? Comme l'aurait fait un animal sauvage qui chasse, mais non. Il a jappé joyeusement et il s'est dirigé vers toi comme s'il avait retrouvé ce qu'il cherchait si désespérément. Depuis que tu es avec lui, il est beaucoup plus calme. Je pense que c'est toi qu'il cherchait. Tu devrais aller t'excuser mon minou. C'est un ami spectaculaire que tu as là.
La vieille finit de parler et entendit la réaction du chat. Cependant, trop orgueilleux pour aller s'excuser, celui-ci replia ses pattes sous lui et se coucha. Il tourna la tête sur le côté et ne fit plus un geste. L'aînée le regarda perplexe avant de soupirer. Elle quitta ensuite la pièce et le laissa seul. Sasuke regarda tristement l'autel funéraire et médita un peu sur les mots de la vieille. Peut-être qu'il devrait être plus patient à l'avenir avec Naruto…
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- Avez-vous vu un chat noir ou un renard blond, demanda un certain brun à une madame âgée.
Même réponse. Ils n'ont rien vu. Même regard. Réprobateurs. Itachi devait se l'avouer, un homme de vingt-deux cherchant son chat et son renard perdu était comment dire ? Mmmm... Un peu ambiguë ? Peut-être que son air désespéré et ses yeux rouges y étaient pour quelque chose ? Tant pis ; il se retourna et posa la même question à la première personne qui passa par là.
- Vous m'avez déjà posé cette question, NON ! Je ne les ai pas vus, s'écria une femme au décolleté plongeant. Elle partit aussitôt sur ses talons hauts.
- Salope, murmura Itachi en lui jetant un regard meurtrier.
Bien que chuchotée, la femme entendit ses mots. Outré, elle se retourna, rouge de colère.
- Je ne vous permets pas ! Et…
- Et nous sommes désolés de son comportement, s'interposa Kakashi.
Sans plus attendre, il amena Itachi à l'égard.
- C'est une salope, une salope, j'te dis, la pointa-t-il du doigt.
- Itachi, ça suffit ! As-tu dormi au moins ? s'inquiéta Kakashi.
- Pas beaucoup.
- Écoute, essaye d'être un peu moins agressif, d'accord ? Cela va peut-être être un peu plus rentable.
Itachi grogna, mécontent. Depuis deux heures qu'ils recherchaient des indices sur la disparition de son frère et de Naruto dans le petit village à côté de la rivière. Ils n'avaient encore rien trouvé. Kakashi, Sakura, Sai et lui cherchait maintenant désespérément une piste qu'il pourrait suivre. Il sentit tout à coup tirer son bas de pantalon.
- Monsieur ? Avez-vous perdu aussi votre chat ? demanda une petite fille à ses côtés.
L'espoir d'avoir des nouvelles de ses protégés retomba immédiatement à la vue d'une jeune fille tenant des affiches dans ses mains. Galant, Itachi s'accroupit auprès de la jeune fille afin d'être à sa hauteur. En équilibre sur ses pieds, il acquiesça ensuite de la tête.
- Hum, hum, j'ai aussi perdu mes animaux de compagnie, lui dit-il. Je les ai perdus depuis une semaine et demie maintenant. Et toi ?
Les yeux de la jeune fille se remplir d'eau et elle baissa la tête, misérable.
- Cela fait trois jours que Neko s'est échappé, lui dit-elle en essuyant ses larmes avec sa manche. J'ai fait des affiches avec ma mère.
- Oh ? Montre-moi cela jeune fille, en tant que compagnon d'infortune, je me dois de t'aidée, lui sourit-il en tendant une main.
La jeune fille en question sourit en rigolant, heureuse qu'on lui prête enfin de l'attention. Elle prit ensuite une affiche et le donna à Itachi. Celui-ci le regarda une minute et eut un sourire forcé. Les affiches étaient faites à la main et le dessin provenait probablement de la fillette. L'image était coloriée à l'aide de crayon de couleur et Itachi ne pouvait dire s'il s'agissait bien d'un chat ou d'un monstre du folklore japonais. La petite fille avait peut-être perdu son Kappa ?
Cependant, la description du félin en question parlait plus que l'image. «Un chat noir de taille assez grande» lisait-on.
- Mon chat est aussi noir, lui annonça-t-il en pliant l'affiche.
Il le rangea ensuite dans son manteau. Il sentit une grande lassitude l'envahir. Il rectifia sa position, déplaçant son poids de manière à être plus confortable. Son frère était quelque part dans ce village. Il le savait. Il reporta gentiment son regard sur la fillette et lui sourit doucement. Celle-ci rougit un peu et serra les affiches contre elle.
- Vous savez, j'ai Neko avec moi depuis une semaine et je l'ai déjà perdu, pleurnicha-t-elle. C'est de ma faute, lorsque j'ai ouvert la porte il s'est faufilé et je l'ai perdu…
- Seulement depuis une semaine, interrogea Itachi en relevant un sourcil. Ses doigts picotèrent. Il bougea nerveusement en regardant la jeune fille devant lui.
Celle-ci regarda le sol tristement. Elle croisa ses bras comme si elle avait froid. Elle acquiesça de la tête.
- J'ai trouvé Neko sur le bord de la rivière il y a une semaine. Il était en très mauvais états. J'ai cru qu'il était mort noyé, mais il respirait encore. Alors je l'ai emmené chez nous et ma mère m'a permis de le garder. Je l'ai soigné pendant une semaine jusqu'à ce qu'il s'échappe. J'ai mis beaucoup d'effort pour qu'il se rétablisse et je l'aimais de plus en plus. Mais il s'est échappé, éclata-t-elle en sanglot.
Les yeux d'Itachi pétillèrent froidement. Cette fille avait vu son frère. Elle l'avait soigné et abrité, il en était certain. Si la fillette n'avait pas été aussi triste, il en aurait souri. Savoir que son frère avait été un animal de compagnie pour cette enfant l'amusait. Trois jours… Cela posait problème par contre. En trois jours, son frère avait probablement parcouru une certaine distance non négligeable.
Il s'aperçut ensuite que quelque chose manquait. En fronçant les sourcils, il s'en souvint. Naruto ! La petite fille ne l'avait pas mentionné dans son histoire. Se pouvait-il qu'ils aient été séparés ? D'un geste doux, il posa un doigt sur la joue de l'enfant et y recueilli une larme. Il lui fit ensuite un grand sourire se voulant réconfortant. La jeune fille fut un peu étonnée de ce geste, mais finit par sourire elle aussi.
- Le chat est tombé dans la rivière ? Pauvre bête ! Comment a-t-il fait pour en arriver là ?
- Je ne sais pas. Mais il semble que beaucoup d'animaux se fassent prendre par le courant, lui raconta-t-elle en reniflant.
- Ah oui ? Et pourquoi dis-tu cela ?
- C'est parce que j'ai aussi recueilli un renard avec moi. Mais ma mère ne voulait pas s'en occuper en plus du chat, donc elle la donner à papy pour qu'il le reconduise dans un autre endroit.
- Quel endroit ? demanda Itachi en fronçant les sourcils.
- Je ne sais pas. Elle n'a pas voulu me le dire, termina-t-elle.
- Ayame !
Sursautant, la jeune fille se retourna rapidement en direction de la voix. Itachi releva les yeux pour voir apparaître une femme au côté de l'enfant. Il se releva lentement et entendit que la mère finisse de gronder sa fille.
- Je t'ai déjà dit de ne pas parler aux étrangers ! rugit-elle inquiète.
Elle se tourna ensuite vers Itachi. Elle fronça les sourcils avec une moue boudeuse. Décidément, elle n'aimait pas l'allure d'Itachi.
- Veuillez nous excuser Monsieur, nous y allons maintenant.
L'Uchiwa lui fit un bref signe de la tête. Il dit au revoir à la jeune fille et s'éloigna à côté de Kakashi qui était resté près de lui. Ayame agita son bras en signe d'au revoir, un sourire marquant son visage. Puis elle partit, trainer par sa mère.
- Vous avez entendu Kakashi ?
- Oui et je crois comme toi que nous parlons de Sasuke, répondit celui-ci.
- Et Naruto ?
- C'est inquiétant en effet. Ce pourrait-il que la mère s'en soit débarrassée à l'insu de sa fille ?
- Sûrement, c'est une salope aussi. Apparenté avec la traînée au décolleté plongeant de la sixième avenue, grogna Itachi de mauvaise humeur.
- Espèce de salopard ! Je ne vous permets pas ! s'écria tout à coup la voix de la femme qu'Itachi avait insultée un peu plus tôt.
Les deux jeunes hommes tournèrent la tête en même temps pour voir arrivée la femme sur ses hauts talons suivis par un colosse ; petit ami, en déduisirent-ils. Rouge de colère, elle les pointa du doigt en regardant son compagnon avec une moue hargneuse. Celui-ci grogna et fit un pas menaçant vers eux. Itachi eut un tic au niveau de la commissure des lèvres. Il remonta ses manches et fit lui aussi un pas vers cet imbécile qui ne savait pas qui il était.
Il sentit cependant deux mains l'agripper par-derrière et le tirer.
- Nous partirons à la recherche de ton frère APRÈS que tu te sois reposé. En attendant, nous allons louer une chambre d'hôtel, Itachi. Et pas la peine de répliquer, c'est catégorique. Tu es bien trop à fleur de peau présentement, termina Kakashi exaspéré.
Il fit ensuite un petit salut au couple et disparut silencieusement avec Itachi. Ils entendirent la femme hurler après son copain et contre eux, mais bientôt ils furent assez loin pour que les bruits s'éclipsent complètement. Kakashi regarda les grands cernes sous les yeux d'Itachi et malgré la situation, il en fut amusé. Amusé de voir comment la personnalité si froide d'Itachi changeait lorsqu'il était question de Sasuke…
Pour l'instant, il devait se reposer sinon, Kakashi le savait, tout le village serait sur leurs dos en moins de temps qu'il le faut pour le dire. Souriant sous son masque Kakashi se dirigea vers une auberge pas très loin de là.
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Dans la cuisine, près d'un ancien évier rouillé, un petit renard ; pas si petit que ça, étais rouler en boule sur le sol. Un horrible sentiment de trahison le rongeait de l'intérieur et lui coupait l'appétit qu'il avait pourtant d'habitude très développé. Cela faisait deux jours qu'il évitait Sasuke.
Naruto était un peu fatigué du comportement de Sasuke. Il se demandait si les sentiments du brun envers lui n'étaient pas ce qu'il affirmait toujours lorsqu'ils étaient ensemble. C'est-à-dire de l'indifférence pure et simple. Depuis qu'il l'avait retrouvé, Sasuke n'avait pas montré de signe de joie ou de soulagement à l'idée qu'il était en vie.
Est-ce qu'il s'en moquait vraiment ? Tout retourné du comportement froid de son ami, Naruto se sentit plus que jamais blessé au niveau de ses sentiments. Devait-il abandonner à force d'usure ? Ou persévérer en sachant qu'il serait le seul à être blessé dans l'histoire ?
Il grogna. Belle perspective en somme. Il regarda de mauvaise humeur sa blessure à la patte arrière. Elle était loin d'être guérie et avec son embonpoint excessif, il n'avait aucune chance de rejoindre le village dans cet état. Il s'étonnait même que Sasuke ne soit pas parti sans lui.
Un bruit le détourna de ses pensées moroses. C'était la vieille qui s'occupait de lui. Elle préparait le diner sur la cuisinière. Douce et gentille petite vieille… Il avait eu de la chance de la rencontrer ; ce n'était pas Sasuke qui l'aurait sauvé, se fâcha-t-il, la fourrure hérissée.
Ne voulant voir personne, le renard se tassa dans sa cachette pour ne pas qu'elle le remarque. Peine perdue :
- Tu sais, je sais très bien que tu es là, mon petit. Je vois le bout de ta queue dépasser, le taquina-t-elle en souriant.
Boudant, Naruto fit comme s'il n'avait pas entendu. Fronçant le museau et agitant ses oreilles, il s'appliqua à tout faire disparaître de la vue de la vieille dame. En fait, elle avait été aimable avec lui, car beaucoup plus que sa queue dépassait du vénérable évier qui le cachait.
Soupirant devant les couinements et l'agitation qui se déroulait devant elle, l'aînée reprit ses préparatifs du diner. Elle s'étonnait de la relation du petit renard avec le chat qu'il avait ramené chez elle. Ils ne s'entendaient pas du tout. Pourtant, quelque chose les reliait, mais elle ne pouvait pas dire ce que c'était. Terminant son diner elle se dirigea vers la salle à manger sentant que le renard ne voulait pas de compagnie pour aujourd'hui.
Naruto, qui avait les pattes ramenées vers lui, coinçant sa queue entre celles-ci, ne la vit pas sortir de la pièce. Trop occupé à contenir son ventre afin qu'il ne ressorte pas de sa cachette, il n'entendit pas non plus Sasuke rentrer furtivement. Lorsque celui-ci se positionna devant lui, la queue enroulée autour de son corps, Naruto arrêta ses mouvements désordonnés. Il affecta une expression à la fois surprise et perplexe. Ouvrant de grands yeux et relevant ses oreilles au maximum, il regarda Sasuke sans un mot.
Celui-ci soupira devant ce spectacle affligeant, mais garda le silence ; il avait assez blessé son ami sans qu'il en rajoute.
- Naruto, il faut que l'on parte d'ici. N'oublie pas que l'on nous cherche partout en ce moment, lui dit-il doucement.
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Le renard laissa retomber ses pattes et son ventre sorti ainsi que sa queue. Puis il se remit avec difficulté sur ses pattes. Il le regarda un instant avant de répondre. Sasuke bougea, mal à l'aise, sous ce regard qu'il n'avait pas l'habitude de voir chez Naruto. Était-ce de la rancune qu'il voyait dans ses yeux ?
- Je veux bien, mais je ne pourrai pas aller aussi vite que tu le voudras avec ma patte cassée, répondit Naruto en la lui montrant.
Était-ce lui ou le ton qu'employait Naruto était plus sec que d'habitude ?
- Je le sais bien, mais nous pourrons nous reposer en chemin. De toute façon, nous ne devons pas nous faire remarquer. Il va falloir rester discret, nous sommes toujours poursuivis.
- Tu es sure que tu veux m'emmener avec toi dans ce cas ?
Était-ce lui ou la phrase de Naruto débordait de sarcasme et de ressentiment ?
- Mais oui, allez, il faut que l'on s'enfuie d'ici, dit Sasuke, hérissé du comportement de son ami.
Bon, Sasuke n'était pas un expert en relation humaine, mais quelque chose lui disait que Naruto lui en voulait. Pourtant, le blondinet n'était pas quelqu'un de rancunier. Il espérait cependant que cela n'empêcherait pas leur retour à Konoha…
- Naruto, répéta-t-il, il faut sortir d'ici. As-tu une idée de comment nous pourrions nous évader ?
Il espérait que son ton amical calmerait la colère de Naruto.
- Pourquoi parles-tu comme un attardé ? Tu sais, même si je ne suis pas aussi intelligent que toi, je peux encore suivre une conversation normale, lui répondit-il en se grattant une oreille avec sa patte avant.
- Oui bon, toussa Sasuke, gêné. Et pour s'évader ?
- Pas besoin. La vieille me laisse toujours sortir quand je veux. J'ai juste à demander la porte.
- Ah bon… Allons-y de ce cas, non ? demanda Sasuke, se dandinant d'une patte à l'autre.
La conversation qu'il avait avec Naruto lui paraissait des plus étranges. Lui, essayant de faire le dialogue et son ami lui répondant sèchement ou par mépris. Son comportement lui rappelait quelqu'un, mais il ne saurait dire qui était la personne en question.
- Pas aujourd'hui, je suis trop fatigué de ma journée et ma patte me fait mal. Cependant, si tu veux y aller sans moi, tu peux partir. Rien ne te retient, toi, lui dit-il en lui coulant un regard en coin.
- Je vais rester, dit simplement Sasuke sur le bout des lèvres.
Le comportement de Naruto lui tombait sur les nerfs. Vraiment, il ne savait pas comment faire pour le supporter s'il continuait à lui faire la tête… Encore une fois, il ne savait pas à qui il lui faisait penser.
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Le lendemain alors que Naruto dormait dans son panier et Sasuke regarda la photo sur l'autel de la vieille. Il se remémorait ce que la dame lui avait dit sur Naruto. Un petit pincement au cœur le fit sursauter. Il secoua la tête, chassant ce sentiment désagréable.
Le soleil étant bien haut dans le ciel déjà, Sasuke décida de réveiller Naruto. Il fallait partir le plus vite possible et il était déjà tard. Tranquillement, Sasuke se positionna à côté du panier d'où débordaient de chaque côté les bourrelets de Naruto couché sur le dos.
- Naruto, réveille-toi, il faut partir maintenant. Il est presque midi… lui dit-il.
Naruto broncha un peu, avala un peu de salive, se gratta une oreille avec une patte avant, puis ne bougea plus ; il s'était rendormi décidément.
- Naruto ! insista Sasuke
- …
- Toi alors ! grogna-t-il, mécontent.
Doucement, Sasuke fit le tour du panier et se positionna en avant de sa tête. Il pencha ensuite son museau vers l'oreille de Naruto et lui fit le plus beau miaulement de sa courte carrière de chat.
- MIAOUUUU !
Le pauvre renard tomba de son piédestal et atterrit sur le côté, paniqué. Il se releva avec rapidité pour quelqu'un de sa masse et jeta des regards apeurés de chaque côté, cherchant le coupable.
- Toi ! s'écria-t-il finalement en hérissant sa fourrure.
Sasuke se mit en position de combat, l'attitude de Naruto présageant des représailles.
- Il va falloir que j'évite de me faire écraser, sinon je ne suis pas certain de survivre à cette expérience…pensa-t-il fortement.
- Tu viens de penser que je suis gros ! lui dit Naruto en montrant les crocs.
- Mais je n'ai rien dit ! répliqua Sasuke, surpris.
- Tu l'as pensé !
- Mais non !
- Si
- Écoute…
Sasuke n'eut pas le temps de finir sa phrase que Naruto fonçait déjà sur lui. Esquivant la masse, il donna un coup de tête sur le flanc du renard pour le faire basculer. Tactique qui fonctionna qu'à moitié puisque le renard tomba sur le coté, mais ne roula pas sur le dos. Il put donc se relever non sans mal à cause de sa patte blessée. Naruto était tombé du bon bord, Sasuke ne voulant pas le blesser plus que nécessaire.
Debout sur ses pattes arrière, Naruto essaya ensuite d'écraser Sasuke sous lui. Le chat esquiva de justesse et en profita pour mordre une oreille du renard. Il tira férocement sur elle, ignorant les plaintes de Naruto.
- Aïe !
Sasuke allait lâcher lorsqu'il reçut un coup qui l'assomma à moitié. Titubant, il regarda, incertain, la vieille dame tenant son balai dans ses mains. Elle avait un visage empourpré par la colère et sa respiration était sifflante. S'écrasant littéralement sur le sol, les quatre pattes écartées, Sasuke ne bougea plus ; la vieille n'y était pas allée de main morte…
- Mais que faites-vous ? s'écria-t-elle d'une voix haut perchée. Je vous interdis de vous battre ici ! Impertinent ! Vous êtes devant un autel commémoratif, un peu de respect !
Elle délaissa son balai, qui manqua de tomber sur le pauvre Sasuke étalé sur le sol comme une carpette, et se dirigea vers l'autel en question. De là, elle se courba en deux en joignant les mains et s'excusa abondamment. Elle jeta ensuite un coup d'œil à Naruto, qui se pétrifia lorsqu'il croisa son regard.
- Vous aussi ! Venez vous excuser à mon ami ! Vite ! leur dit-elle agacé.
Hésitant, Naruto s'avança finalement près de l'autel. Se mettant en équilibre précaire sur ses pattes arrière, il joignit ses pattes avant et se courba tant bien que mal. Baissant les oreilles, il jappa faiblement en regardant la photo. Il regarda ensuite la vieille qui hocha la tête, manifestement contente.
Elle tourna ensuite la tête vers Sasuke, qui encore chancelant, marcha comme un ivre mort jusqu'à l'autel. Tant bien que mal (plus mal qu'autre chose ), il fit exactement les mouvements de Naruto à l'exception du jappement remplacer par un miaulement.
La dame soupira, contente, et toute la colère disparut de son visage.
- Voilà qui est mieux, les jeunes, dit-elle. Regarder où vous vous battez tout de même. En plus, vous ne devriez pas vous disputer comme deux chat et chien. C'est ridicule et ça ne mène à rien. Vous serez punie ! Pas de diner pour vous ! conclut-elle en hochant rapidement la tête.
- Naruto, dit Sasuke, oublions cette chicane et partons. Je t'en supplie ! Mon frère me cherche, tout le monde nous cherche, j'en suis sûr !
Naruto lui coula un regard scrutateur.
- Je croyais que tout le monde s'en foutait de nous ? Qu'il n'y avait que sur toi que tu pouvais compté ?
Sasuke gonfla ses joues, manifestement boudeur. Il savait ce que Naruto voulait qu'il lui dise, mais en pure perte de temps. Jamais il n'avouerait qu'il avait besoin des autres, un point c'est tout. Il revoyait le visage inquiet de son frère la dernière fois qu'il l'avait vu et il détestait ça. Pourquoi personne ne le laissait-il tranquille ?
Il jeta un regard de défi à Naruto et resta muet. Celui-ci soupira, exaspéré, mais hocha la tête lentement.
- D'accords Sasuke, nous allons partir d'ici, lui dit-il.
Il hésita.
- Après avoir mangé ? demanda-t-il plein d'espoir.
- Imbécile ! sourit Sasuke. On part tout de suite. En plus, on est privé de diner, tu te rappelles ?
- Parfaitement, pouffa Naruto. Mais avant, nous devons dire merci à la vieille. Elle a été très gentille, tu sais ?
Sasuke ne répliqua rien, il était content que la bonne humeur de Naruto soit revenue. Il regarda le renard se déplacer de telle manière à attirer l'attention de la vieille et jappa faiblement. L'aînée la regarda intriguer et sourit par la suite.
- Mon petit, tu t'es enfin réconcilié avec ton ami ? demanda-t-elle heureuse.
Pfff… Sasuke tourna la tête sur le côté. Non mais…
Naruto jappa encore une fois et leva une patte avant en l'air. Il pointa ensuite la fenêtre et se pointa lui et Sasuke. Il répéta ensuite son manège jusqu'à ce que la vieille comprenne.
- Tu veux partir, mon petit ? dit-elle en plissant les yeux. Ta patte est-elle guérie ?
Naruto hocha la tête, puis s'inclina devant elle, la remerciant de tous les bons soins qu'elle lui avait donnés. Le renard tourna ensuite la tête vers Sasuke.
- Toi aussi, lui dit-il, boudant.
Soupirant, Sasuke s'exécuta en faisant une légère courbette.
- Plus bas ! s'écria Naruto.
- Dit donc !
- Tout va bien mes chers enfants, dit la vieille en voyant les deux animaux recommencer à se chamailler. Aller rejoindre vos familles et vos amis. Et reprenez votre forme humaine le plus vite possible, conclut-elle en souriant.
Sasuke et Naruto la regardèrent comme si une deuxième tête lui était poussée. Comment pouvait-elle savoir ? Celle-ci, remarquant leur étonnement, roula des yeux, exaspérée.
- Allons donc ! J'ai été aussi ninja, vous savez ? Je ne suis pas née de la dernière pluie ! Il va vous en falloir des années pour penser à me berner, jeunes sots. Et puis, tout dans votre manière d'être trahit votre origine humaine. Les chats ne marchent pas sur deux pattes, tu sais, dit-elle en l'intention de Sasuke.
Le chat regarda en biais, se remémorant un vague souvenir de sa soirée d'hier.
Flash-back
Sasuke aimait boire du thé, cela le calmait. C'est pour ça que lorsqu'il vit la tasse de thé dégageant un délicat arome sur la table basse sans surveillance, il décida qu'elle était à lui. Grimpant sur le meuble, il s'approcha, humant le merveilleux parfum du thé, décidément cette tasse était à lui. Cependant, la boire ici était trop risqué. Si la vieille s'en apercevait, elle la lui ôterait pour de bon.
Descendant de la table, il approcha la tasse vers lui, mais il ne pouvait pas l'emporter dans sa gueule. Il la prit donc entre ses deux pattes, l'équilibrant pour ne pas qu'elle se renverse et se campât sur ses deux pattes arrières. Se servant de sa queue comme un contre poids, il se dirigea vers la sortie avec son butin entre ses pattes avant. Tout content de son méfait, il alla ensuite déguster son thé dans la cuisine où personne n'y était plus.
Il ne vit jamais la vieille dame dans le salon en train de tricoter un peu à l'écart. Elle secoua la tête en s'apercevant que le chat, qu'elle avait recueilli, était en train de lui voler son thé…
Fin Flash-back
- Il était bon ce thé en fait ? demanda la vieille.
Elle reçut un faible miaulement tandis que Naruto riait sous cape.
- Bon, on peut y aller, maintenant ? demanda un Sasuke vexé.
- Mais certainement, mon cher voleur de thé, lui répondit Naruto toujours souriant.
Ils se dirigèrent comme un seul homme ( ou plutôt comme une seule bête) vers la porte d'entrée. L'aînée les suivit et rendu à destination, elle actionna le verrou et glissa la porte. Un vent frais s'engouffra dans la maison et ébouriffa la fourrure des deux jeunes ninjas.
- Eh bien, bon courage, mes petits, vous en aurez bien besoin.
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Sur ses derniers mots de la vieille, Sasuke et Naruto foncèrent droit devant eux sans se retourner une seule fois. La vieille referma doucement la porte de sa maison et alla dans le petit salon où l'autel de son mari et ami y était.
- La future génération est bien intéressante mon cher. Je suis certaine que tu aurais aimé la connaître. Toi qui voulais tant voir les choses bouger, je suis certaine qu'ils deviendront de grand héros, je le sens.
Elle ne sut jamais que c'était déjà le cas. Et elle ne sut jamais pourquoi sa maison se retrouva en proie aux flammes. Elle ne distingua pas non plus les hommes qui lançaient des boules de feu dans chacune de ses fenêtres. Et surtout, elle ne sut jamais pourquoi un kunai la transperçait de part et d'autre de son corps pour aller se figer dans le plancher et ensuite exploser. Elle disparut sans un cri avec sa maison tout entière dans les flammes qui consumait chaque partie dans une gourmandise sans fin...
Un peu plus loin…
- Chef, était-il nécessaire de tout flamber ? demanda un malfrat en tordant son chapeau dans ses mains.
Celui-ci le regarda comme s'il était un insecte. L'autre baissa la tête en avalant sa salive ; son chef n'était pas réputé pour sa générosité ni pour sa clémence.
- Ferme là imbécile ! Cette vieille folle les a aidés à s'échapper ! Elle le mérite amplement ! dit-il en désignant le grand feu devant lui.
- Oui chef, répondit humblement l'homme en chiffonnant son chapeau.
- Tout ça, c'est la faute à cet imbécile d'Uzekiel. Ce perdant des bas fonds des égouts n'a rien trouvé de mieux que de les laisser s'échapper ! Ah, mon adorable petit Akiro, si jamais tu fais la même erreur que ce bâtard tu sais ce qui t'attend, non ?, continua le chef menaçant.
Il riva sur subalterne ses yeux d'un vert pâle ou la méchanceté y séjournait en permanence.
- Oui chef, dit doucement l'autre en se recroquevillant.
Oh oui, il le savait. Les exemples qu'avait faits son chef des hommes qui étaient rentrés bredouilles après avoir cru avoir accompli leur mission restaient marqués dans son esprit. Les dépouilles qui « décoraient» maintenant l'entrée de leur base étaient assez révélateur sur le sors qui l'entendait s'il échouait.
Voulant absolument la preuve véridique du décès de ses deux jeunes ninjas que le grand chef détestait tant, celui-ci avait envoyé son bras droit récupérer leur corps ou du moins une preuve de leur mort. Entendait cela, ledit bras droit rentra dans une colère noire à l'idée que ses stupides hommes n'aient pas pensé à ramener une preuve de leurs devoirs accomplie. Estimant qu'une telle lacune devait être punie, il fit preuve d'une belle créativité en redécorant l'entrée de la base des bandits.
En plus d'être déjà dans une colère noire pour cette mission des plus indignes selon lui, on découvrit que les deux jeunes ninjas avaient très certainement survécu dans leurs chutes dans les rapides. Son chef explosa littéralement, emportant une bonne partie de la forêt avoisinante dans une déflagration des plus assourdissantes.
Non content de ramasser derrière ces imbéciles qui avaient fait à moitié leur travail, il devait maintenant faire TOUT le travail. Rassemblant ses hommes, il partit avec la moitié de sa troupe de départ (l'autre moitié ayant péri dans la déflagration) en direction du village le plus proche. Ayant des ninjas dépisteurs encore en vie, son chef ordonna que l'on trouve le plus rapidement possible les deux ninjas. Maintenu par une discipline de fer ( et une peur absolument fondée) les hommes les avaient retrouvés après seulement deux jours de recherche, mais un peu trop tard. D'où l'excès de colère de la part de son chef vis-à-vis la vieille dame.
- Akiro ! On s'en va, trouve-moi ses deux jeunots ou tes yeux me serviront de perles. Ils ne sont plus très loin maintenant.
- Oui chef !
Franchement, il n'avait rien contre les deux ninjas, mais son chef était à lui seul un puissant persuasif lorsqu'il s'agissait d'obéir. Il s'en fut rapidement faisant taire sa fatigue et sa faim. Un travail restait un travail après tout…
