Elle n'osait pas lui demander. Après tout ils ne se connaissait depuis pas si longtemps que ça, et s'il avait jugé bon de ne pas lui en parler elle ne voyait pas pourquoi elle l'y forcerait. Tous le monde a le droit d'avoir des secrets, non?

Mais, malgré tout, Audrey avait toujours été d'une nature curieuse. Ce qui, aujourd'hui la tiraillai fortement. Devait-elle en parler avec Percy et risquer de le vexer, ou devait-elle tout ignorer et risquer de ne jamais avoir de réponse à ses questions? Elle décida de demander à Lottie de l'aider, et, fidèle à elle même, la jeune écossaise, voulant prendre les devants, était directement allé voir le rouquin pour qu'il lui explique.

Elle lui avait raconté qu'elle s'était rendue dans la boutique de farces et attrappe des frères Weasley et qu'elle se demandai s'ils avaient un lien de parenté. Percy avait eu l'air surpris et l'avait questionné à propos de ses frères, retournant ainsi l'interrogatoire sur la jeune femme, qui, bien sûr, n'avait pas été en état de répondre aux questions que le rouquin lui posait. Elle fit la seule chose qui lui paraissait logique: appeler Audrey à l'aide avec toute la discrétion dont elle était capable, c'est-à-dire aucune. Audrey était donc désormais contrainte de faire face à Percy, elle lança à lottie en la rejoignant un regard lourd de reproche. Elle dû tout avouer au Weasley, et près avoir au préalable lancé un sortilège de mutisme à l'écossais lui expliqua qu'elle ne savait absolument rien sur ses frères en dehors du fait que l'un d'eux était marié à sa pire ennemie et que les jumeaux tenaient cette boutique de farces et attrapes.

Il avait eu l'air déçu. puis Lottie était retourner en cuisine, étant donné qu'elle ne pouvait pas en placer une à cause du Silencio encore actif, elle ne voyait pas l'intéret qu'elle aurait à les écouter si elle ne pouvait pas donner son avis. Percy finit de déjeuner en silence, ce qui ne lui ressemblait pas, d'ordinaire il étai comme Lottie, toujours un trucs à dire. Audrey se sentait coupable, elle avait l'impression que le silence de l'Anglais était dû à sa curiosité. Elle savait qu'encore une fois elle aurait mieux fais de se taire.


Autant vous dire qu'elle n'avait pas vraiment le morale en rentrant chez elle. Le fait que Percy lui en veuille l'avait perturbée pendant le reste de la journée. Elle avait cassée plusieurs verres, s'était trompé de commande en servant les clients, avait fais bouillir le café de l'un d'eux en voulant simplement le refroidir. Enfin bref, elle était plutôt heureuse que ça se soit terminé! Elle n'en pouvait plus! Avec la lettre de sa mère, sa visite chez Farces pour Sorciers Facétieux et une énième perquisition des mangemorts, qui, cette fois si, n'avaient pas cru à son charabia de pauvre cracmol attaqué par des nés-moldus, elle était plutôt fatigué depuis plusieurs jours et n'avait qu'une envie: que les bras de Morphée viennent la cueillir pour qu'elle puisse enfin dormir (sans cauchemard!). A peine endormis, ces derniers resurgirent...


Elle était là, dans une cave, sombre, sans issues. Elle était coupée du monde, sans aucuns moyens de communication. Elle était attachée au mur par de lourde chaîne d'acier. Quelqu'un, ou quelque chose, couina. Elle tenta de voir d'où provenait cet étrange bruit, et découvrit Lottie, couvertes de bleues et de griffures, comme si elle avait été torturée à plusieurs reprises. Elle ne distinguai pas très bien le reste de la pièce, plongée dans la pénombre, mais elle entendit le bruit d'une clé qu'on enfonce dans une serrure, puis quelqu'un empoigna ses chaînes et l'entraîna, ou plutôt la traîna hors de la cave.

Après avoir traversé plusieurs couloirs, plus sales les uns que les autres, elle arriva dans une salle d'un blanc immaculé, contrastant considérablement avec le reste du bâtiment. Deux être se tenaient dans cette pièce, ils étaient masqués et portaient un manteau aussi blanc que tout les reste. Celui qui la traînai l'amena devant un homme, qu'elle reconnue être Percy, suspendue par les poignets au plafond. Elle vit qu'il était connecté à une sorte de machine moldus qu'elle avait vu un jour dans un hôpital avec sa mère: un cardiogramme. UN des masqué actionna un levier. Des éclair parcoururent le corps de Percy. Le cardiogramme n'affichait plus rien d'autre qu'une ligne continue. Le coeur de Percy avait cesser de battre.


Encore une fois elle se réveilla en pleurs. Pourquoi, dès qu'elle fermait les yeux, il fallait qu'elle voit ses proches mourir, quand ce n'était pas sa propre mort qu'elle distinguait? Elle en avait marre! Cela faisait plusieurs nuits, depuis sa première persécution en fait, qu'elle rêvait de salle de torture, moldus et magique, de course poursuite avec de diverse créatures tel que des loup-garous, des vampires et même des troll! Elle en avait même peur de s'endormir le soir, c'est vous dire!

Le pire c'est qu'elle n'osait pas en parler, de peur d'être rejeté. De peur du regard des autres. De Lottie. De Percy. De ses parents et même de son petit frère!

elle prit une tasse de thé à la camomille (il parait que ça aide à dormir) et se mit à lire un roman moldu: Docteur Jekyll et Mister Hyde de Robert Louis Stevenson


Voilà!

En espérant que cela vous ai plus!

Pour ceux qui ne connaisse pas ce roman de Stevenson, je tiens à préciser que c'est de la science-fiction, pour le moins effrayante (dixit celle qui pleure en regardant la petite sirène version Disney)

A bientôt!

Eaonya, éternelle rêveuse