Percy devait rentrer. Son séjour en France prenait fin et il s'inquiétait de la quantité de travail qu'il aurait à faire en rentrant au Ministère, surtout avec le guerre en cours.
Elle était plus triste qu'elle ne l'aurait imaginé. L'arrivé du rouquin l'avait, au début, fortement dérangé, mais elle s'y était habituée. Ces derniers jours, ils s'étaient bien amusé ensemble, avaient plus ample connaissance. Mais l'heure des au-revoir avait sonné.
cette fois-ci, elle avait tout de même décidé de lui éviter la galère des transports en communs moldus en l'emmenant elle-même à l'aéroport en voiture. D'un certaine manière, ça lui permettait aussi d'avoir un excuse pour "échapper aux tâches ménagères" , bien que personne ne soit assez dupe pour ne pas comprendre ses véritables intentions.
Enfin, les dégâts ne furent que limités. L'embarquement est une dure épreuve au point de vue émotionnel. Les plus sensibles d'entre nous craquent, et c'est normal. Percy n'échappa pas à la règle et éclata en sanglots en pleins milieux de la salle d'attente.
Vous n'imaginez pas à quel point il peut être perturbant de se faire patiner par un agent de sécurité, tout ça parce que lorsque vous êtes passé sous leur machine toute droit sortie des enfers, vous avez fais cet horrible 'bip-bip'.
Evidemment une armée d'hôtesse en jupettes et chapeaux ridicules avait rappliqué dans la minute qui suivi.
Pourquoi?
Eh bien, selon le point de vue très objectif d'Audrey, le seul intérêt qu'elles auraient pour arriver aussi vite (n'obtenant pas d'augmentation salariales si elles consolent un passager), c'était qu'elle avaient tout simplement eu le coup de foudre pour Percy et avaient donc décidée de le lui piquer!
Pardon, excusez-moi,de le draguer sournoisement!
Heureusement, ça ne dura pas très longtemps et Audrey jubilait: il avait envoyé paître les hôtesses en moins de deux, avant de se précipité dans ses bras à elle! Et pan! Dans les dents!
Il monta dans l'avion, les yeux rouges et le peu de dignité qui lui restait accroché fermement à ses pieds.
Lorsqu'elle vit l'avion dans lequel il était censé être, elle prit une résolution. Sûrement la plus importante qu'elle n'est jamais prise un 1er janvier.
Quatre mois plus tard
Audrey lisait dossier sur dossier à un rythme effréné. Son nouveau poste lui plaisait beaucoup, elle avait enfin l'impression d'être utile à la société. On aurait pu dire qu'elle était heureuse, et pourtant, il y avait ce petit truc en moins qui lui enlevait la possibilité de dire qu'elle nageait en plein bonheur.
Certes, c'était entièrement de sa faute, mais si elle avait pu modifier le passé, elle l'aurait fais sans hésiter. peut-être qu'Il lui aurait donner de ses nouvelles si elle était retournée au Royaume-Unis en sa compagnie, du moins pour un temps. Mais en ce début d'avril aucun hiboux ne lui parvenait, et elle se mettait à imaginer le pire.
Peut-être avait-il dû fuir à cause de la guerre?
Il lui semblai qu'il lui avait parler de ses soupçons envers Ministre de la Magie Britannique et de l'enquête qu'il souhaitait mener à son retour, peut-être avait-il été exécuté pour haute trahison?
Ce scénario lui donnait des frissons, cela faisait quatre mois qu'il était rentré chez lui. Cela faisait quatre mois que son voeu le plus cher était de le revoir, sain et sauf. Cela faisait quatre mois qu'elle avait pris cette résolution de tout lui avouer.
Seulement voilà, révéler ses sentiments pour quelqu'un dans une lettre, franchement, ce n'est pas ce qu'il y a de plus classe!
Et Percy lui avait formellement interdis de retourner en Angleterre tant que la guerre ne serait pas terminée ou qu'il ne lui en ai pas donné l'autorisation.
Lui dire ce qu'elle ressentait n'était donc toujours pas à l'ordre du jours.
C'était lorsqu'elle se mettait à penser de cette façon que la troisième hypothèse venait faire son apparition: et s'il avait tout simplement rencontré quelqu'un d'autre, quelqu'un qui lui avait clairement avouer ses sentiments, et qu'il l'avait rejeter aux oubliettes.
C'était sans contexte cette option qui lui faisait le plus mal.
Cette option et le silence de son rouquin. Ces deux choses qui pourraient paraître insignifiantes mais qui la rongeaient de l'intérieur, l'empêchait de se réjouir de son nouvel emploi, ou encore du fais quelle ai retrouvé la seule amie qu'elle ai jamais eu à Beaubâton.
Quoique,pour ce dernier point, c'était compréhensible, si on prend en compte le fait que ladite amie ai volontairement insulté Percy devant Audrey lorsqu'elle lui avait expliqué la situation. Pas très malin, je vous l'accorde.
Tiens on pourrait rajouter ce point sur la liste des choses à savoirs sur les Audrey: ne jamais dire du mal de la personne dont elle sont amoureuses!
A vos risques et périls...
Fermeture de la parenthèse 'liste des Audrey' et retour aux événements.
Audrey aimait donc son poste, mais préférait largement l'Angleterre ou son prince tout juste charmant l'attendait.
(J'espère juste qu'Audrey ne divague pas sur ses émotions lorsqu'elle travail autant que mon étalage lorsque je décrit son ressentit, parce que sinon les dossiers qu'on lui à confier ne vont pas être réglés tout de suite...)
Alors qu'elle travaillait sur une histoire de dispute au départements des hiboux express, l'un d'eux fit irruption dans la pièce... Un hiboux! Pas un des membres du personnels!
Alors qu'elle pensait qu'il allait se diriger droit vers sa voisine de bureau, qui, contrairement à Audrey s'ennuyait du peu de travail qu'on lui avait confié, il changea brusquement de direction avant de s'écraser royalement sur son bureau à elle. Faisant ainsi, d'une certaine manière, le ménage parmi toute la paperasse qui s'y entassait.
Voilà pour ce chapitre!
Je tiens tout d'abord à exprimer mon soutient à toutes les familles touchées par les événements du 13 novembre dernier. Que personne n'oublie que la fraternité fais partie de nos valeurs françaises, personne ne pourra nous enlever cela!
Ensuite, comme à l'accoutumée, j'espère que l'histoire vous plait toujours autant, n'hésitez pas à me donner votre avis!
Eaonya, éternelle rêveuse
