Le Poudlard express n'est pas connu pour être le moyen de transport le plus rapide du monde magique. En temps normal, ça n'aurait rien de dérangeant, surtout si le fait qu'il soit essentiellement emprunté par des adolescents retournant à l'école. Sauf que nous n'étions pas en temps normal, et Audrey se trouvait à son bord.
Attendre. Attendre et espérer que ce tas de ferraille daigne accélérer, voilà tout ce qu'elle pouvait faire!
Quoique, elle venait de trouver une alternative: écouter les conversation des autres passagers pour comprendre ce mouvement de foule et compléter son enquête.
Et elle ne fut pas déçu!
La bataille finale avait eu lieu. La victoire pour la liberté venait d'être proclamée. Ce qui ne pouvait signifier qu'une chose: elle avait été très inspiré en montant dans ce train! Tout indiquant que Percy avait 90% de chance de se trouver dans cette école!
Le chaos. Le seul mot qui lui venait à l'esprit une fois arrivée sur les lieux d'études de la plupart des sorciers Britanniques. D'autres souvenirs lui vinrent aussitôt en tête. Lottie. Il devait en avoir des dizaines, peut-être même des centaines, qui, comme son amie, étaient passé de l'autre côté du miroir.
Pourvu que Percy ne fasse pas parti d'entre eux, c'était tout ce qu'elle souhaitait. Pénélope Deauclaire, elle n'en avait strictement rien à cirer, c'était son Percy, un point c'est tout!
Elle courut en direction du château, ou du moins ce qu'il en restait. Elle ne l'avait jamais vu auparavant, mais doutait que l'école avait d'ordinaire l'apparence d'un tas de ruines fumantes.
Elle poussa la grande porte, sûrement l'entrée principale du château. Elle savait qu'il ne fallait pas s'attendre au monde des bisounours à l'intérieur, mais n'aurait jamais pensé que la douleur des proches des victimes serait aussi palpable. Elle marcha à travers les différentes allées, regardants les corps étendues, adressant un sourire de compassion aux nombreux blessés, jusqu'au fond de la grande salle.
Un choc. La famille du maris de Fleur. Celle de Percy. Facilement reconnaissable à sa chevelure flamboyante.
Cette famille entourant un corps.
Elle se précipita à leur rencontre, Fleur était parmi eux, soutenant sûrement son maris.
Ce n'est qu'une fois arrivée à deux mètres d'eux, qu'elle le reconnu. Son Percy. Ce n'était pas lui, le corps, mais un des jumeaux si drôle dans leur prononciation approximative du français lors du mariage de Fleur. Un des deux jumeaux dont Percy lui avait tant parlé, enfin, il lui avait parlé de toute sa fratrie, mais ses nombreuses anecdotes étaient essentiellement à propos ce que les deux propriétaires du plus célèbres magasins de farces et attrapes sorcier lui faisait subir.
Audrey hésitait. Devait-elle aller à la rencontre de Percy, qui était effondré, ou le laisser en famille pour que ce soit ces derniers qui le soutiennent. Pour qu'ils se soutiennent tous mutuellement.
Elle n'eu pas le temps de poussé plus loin sa réflexion. Fleur venait de la remarquer et lui faisait des signes pour qu'elle les rejoignent. Percy venait de se jeter au cou de son père et pleurait sur son épaule pendant que sa mère et le frère jumeau du défunt étaient allongées sur le ce dernier, comme s'il était la chose la,plus importante au monde en cet instant. Audrey ne se souvenait pas de la perte d'un proche, dans ce genre de situation, personne ne peut prédire comment nous allons réagir, mais il est évident que la tristesse prend le dessus sur tout ce qui pouvait nous accaparer à ce moment.
Voir les gens auxquels on tient dans un tel état de douleurs sans pouvoir agir est tout aussi déchirant. On voudrait se précipiter à leur rencontre, tout en ayant peur d'essuyer un rejet de leur part. On voudrait les consoler avec des mots gentils, porteurs d'espoirs, mais dire quelque chose de travers bloque toutes ces phrases dans notre gorge.
Alors on reste là, à attendre.
A attendre que cette souffrances cesse, que quelqu'un de plus courageux fasse le premier pas pour aider ceux qui en ont besoin, parce qu'on en est incapable,tout en espérant être cet être permettant aux autres de succomber à leur tristesse.
Elle s'excusa auprès de Fleur et repartie s'asseoir à l'autre bout de la salle ne pouvant rien faire de plus, mais assurant que s'ils nécessitaient quoi que ce soit, elle était là. Que dire de plus, à part 'toutes mes condoléances', cette pauvre phrase rendant la chose si réelle et causant bien souvent encore plus de mal.
Assise à attendre pendant plusieurs heures, elle avait finit par s'endormir. C'est Percy qui était venue la réveiller, les yeux encore rougis par les pleurs. il voulait la remercier de s'être déplacé, malgré leur différents. Il voulait s'excuser pour avoir mal interpréter cette lettre qui avait déclenché cet élan de jalousie si stupide lorsqu'on y voulait savoir si elle avait un endroit où loger durant son séjour au Royaume-Unis, car, si ce n'était pas le cas, les dortoirs de l'école étaient tous vides. Il voulait lui dire au revoir, il rentrait à Londres la demi-heure suivante, lui promettant de lui donner de ses nouvelles.
Cette dernière phrase laissa au passage un goût amer de déjà vu qu'Audrey espérait ne pas revoir. Elle se dirigea vers ce que Percy lui avait indiqué comme étant les dortoirs des Gryffondor, bien que pour une raison obscure, il n'avait pas pu franchir les escaliers. La fatigue l'emporta aussitôt.
C'est une dame entièrement vêtue de vert qui vint la tirer du sommeil cette fois-ci. Se présentant comme étant le Professeur McGonnagall, nouvelle directrice de Poudlard, elle venait demander à notre chère française de prendre part à la reconstruction de l'école, afin qu'elle puisse rouvrir le plus vite possible et permettre aux élèves de finir leur année, sans redoublement.
Voulant se rendre utile n'ayant rien de mieux à faire, Audrey s'empressa d'accepter.
Ce n'est qu'en se rendant dans la grande salle pour prendre un 'petit déjeuner équilibré' comme McGonnagall le lui avait conseillé, qu'elle su que rester dans ce château était la bonne chose à faire.
Percy aussi était de la partie.
Voilà
Il fallait que je fasse super attention pour la dernière partie, aller trop vite aurait signifiée la fin de ce récit.
Sauf que je ne veux pas qu'il finisse, ou pas tout de suite!
Donnez-votre avis! Ce que vous voudriez voir la prochaine fois.
Eaonya, éternelle rêveuse.
