Coucou les gens, la suite pour qui veut. En espérant, une bonne lecture ^^
Chapitre 6 : Le bébé de Félie
Félie était une gentille fille qui, mariée l'année dernière, allait avoir son premier bébé. Elle appréciait beaucoup Hunith pour son intelligence et son indépendance. Elle aurait voulu devenir comme elle et apprendre les plantes. Seulement elle était amoureuse depuis toujours de Gérald ; celui-ci rêvait d'avoir une ferme ; et ils construisirent ce rêve ensemble.
La première récolte de blé n'avait pas été bonne, et Gérald avait dû partir travailler au château de Camelot, pour les sortir du désastre de risquer de perdre leur ferme sur la première année d'exploitation ; alors qu'elle attendait déjà le bébé.
Félie, seule, accueillit l'aide de son amie Hunith et du jeune Merlin avec joie, malgré les mises en garde de Méléagan !
Elle ne savait pas pourquoi Méléagan avait tellement de haine pour Hunith ; elle était trop jeune pour avoir un souvenir précis de la naissance de Merlin. C'était un jeune garçon discret et serviable, elle avait du mal à croire qu'il puisse être maudit.
Méléagan était persuadé que les fréquenter allait lui faire perdre le bébé, et il lui disait que c'était à cause de lui que l'année avait été mauvaise ; et que son époux avait dû la quitter. Jusque-là, elle n'avait jamais prêté oreille aux dires haineux de l'homme.
Le bébé de Félie se décida à venir un soir, lors de la plus belle vague de froid que connut cet hiver pourtant déjà bien rude. Hunith était partie l'aider en laissant Merlin seul à la maison vaquer à ses occupations. Il faisait trop froid, pour aller dire bonjour à Loup et couper du bois. Merlin n'avait pas grand-chose à faire excepté tourner en rond en espérant qu'il n'arrivait rien à Félie qu'il aimait beaucoup.
Le bébé de Félie, comme tous les premiers bébés, prit tout son temps pour venir au monde… Hunith ne revint que le lendemain alors que l'après-midi était déjà bien avancé. Elle avait l'air fatiguée, mais était souriante.
« Bonjour Merlin » dit-elle alors qu'elle allait chercher l'eau pour se laver que celui-ci avait mise à chauffer en prévision.
Merlin n'y tenant plus alla se coller contre le paravent : « Alors qu'est-ce que c'est ?
Hunith de l'autre côté du paravent rit : Hé bien, il me semble que c'est un bébé. La mère et l'enfant se portent bien.
Merlin : Maman tu sais ce que je veux dire…
Hunith rit encore : Il semble que nous ayons une nouvelle villageoise à Ealdor.
Merlin rit : Une petite fille, j'ai bien fait de fabriquer une poupée. Comment est-elle ?
Hunith replia le paravent, elle était fraîche et s'était changée : Tu lui as fabriqué une poupée ? Félie va être contente.
Merlin : Maman à quoi elle ressemble, comment s'appelle-t-elle ?
Hunith rit : Mange avec moi mon fils, après tu viendras avec moi, et comme ça tu la verras de tes yeux et tu lui donneras ta poupée.
Les yeux de Merlin pétillaient de fierté.
Hunith : Seulement il ne faudra pas rester trop longtemps ; Félie est fatiguée. En plus elle est fort inquiète, cela arrive parfois pour les premiers bébés… Les nouvelles mamans ne savent pas comment faire. Il va leur falloir un peu de temps pour faire connaissance. »
Merlin et Hunith arrivèrent à la ferme de Félie, les villageois s'empressaient à la porte, où plusieurs femmes expliquaient qu'il fallait un peu de temps avant de voir le bébé. Hunith passa devant Méléagan qui la regarda haineusement. Il marmonna quelque chose lorsque Merlin passa devant la tête basse. Hunith se retourna vers lui fièrement : « Hé bien Méléagan, il me semble que si tu as quelques chose à dire, tu devrais le dire d'une voix haute et claire pour que tout le monde entende ?
Méléagan, choqué d'un tel aplomb venant d'une femme, ne se fit pas prier : Ce jeune garçon ne devrait pas s'approcher d'une maison où il y a un nouveau-né ; ni toi d'ailleurs : sorcière. »
Du groupe de villageois qui étaient là, certains approuvèrent, et d'autres non ! Merlin lui essayait de se faire le plus petit possible.
Hunith vint se camper devant Méléagan : « Qui traites-tu de sorcière ? La femme qui a aidé la venue au monde d'un nouveau-né en bonne santé ? La femme qui a refusé de t'épouser peut-être ?
Méléagan ne supportait pas cette femme qui semblait prendre un malin plaisir à l'humilier publiquement : «Une femme ne dois pas vivre seule !
Hunith : Je ne vis pas seule il me semble ? »
Les villageois désapprouvaient l'échange et y mirent fin !
« Méléagan, cela suffit les vieilles querelles ; elle a raison le bébé est en bonne santé !
-Oui tu vas trop loin, Hunith n'est pas une sorcière, c'est une guérisseuse !
-Sans elle je ne serai plus au champ à cause de mon mal de dos ! »
La vieille dame qui était à la porte de Félie mit de l'ordre : « Il suffit, cessez vos querelles, la mère et l'enfant ont besoin de tranquillité. Hunith peut rentrer !
Hunith : Merci Ada, est-ce que Merlin peut rentrer quelques minutes, il a confectionné une poupée ?
Ada réfléchit quelques instant : Normalement les hommes ne peuvent pas rentrer avant quelques jours, mais celui-ci est encore assez jeune… Oui il peut rentrer. »
Merlin et Hunith entrèrent chez Félie, dehors ils entendirent Méléagan vociférer :
« C'est une conspiration de femmes, ne voyez-vous pas ? Elles laissent rentrer l'enfant maudit, dieu sait ce qu'il va faire au nouveau-né ? Il suffira d'attendre de voir si celui-ci ne survit ou pas, pour voir qui avait raison ! »
Merlin frissonnait.
Félie, qui était toujours couchée dans son lit, avait tout entendu, elle avait les traits tirés et était très pâle… Merlin lui était fort gêné d'être dans cette congrégation de femmes après une telle entrée.
Hunith se lança la première : « Merlin a confectionné une poupée pour ta petite fille, Félie. »
Les vieilles dames se rapprochèrent de Merlin, toute émues par le geste d'attention du jeune garçon, et pour lui dire comme il avait bien fait ça… Hunith discutait aussi de son travail bien fait.
Mais Merlin ne regardait que Félie, elle le regardait comme si c'était agi d'un insecte… Elle tenait dans ses bras un beau bébé blond et tout joufflu ; elle le tenait comme si une bête sauvage tentait de s'en emparer… Merlin était paralysé, il ne reconnaissait pas la douce Félie… Il chuchota : « Félie, s'il te plaît, pas toi. Ne me regarde pas comme ça… Non pas toi !"
Hunith vit la détresse de Merlin, mais n'eut pas le temps de réagir…
Félie hystérique à Merlin : « Ne t'approche pas de mon bébé avec ta sale poupée envoûtée ! »
Merlin avait envie de vomir, les attaques de Méléagan il avait l'habitude, mais la douce Félie, ça le toucha profondément… Il partit en larmes, il se sauva vers les bois…
Hunith d'habitude si douce avec Félie la regarda sévèrement : « Félie, maintenant que tu sais ce que c'est de se tracasser pour un bébé, regarde ce que tu viens de faire au mien !
Celle-ci fondit en larmes : Ho ! Hunith, je m'excuse, je… Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, j'ai eu peur… Je m'excuse !
Hunith : Le mal est fait, la nuit tombe, il faut le retrouver !"
Merlin courait, il courait droit devant sans voir où il allait, il n'avait pas de veste, elle était chez Félie… Il fonçait droit devant sans prendre garde aux branches qui l'éraflaient au passage…
Il courut et pleura jusqu'à l'épuisement…
Il s'arrêta dans un endroit de la forêt qu'il ne reconnut pas ; il était épuisé par l'émotion, et il se rendit compte qu'il avait très froid… Il était perdu dans la forêt au plus haut de l'hiver sans veste ! Il s'agenouilla et pleura encore d'avoir été si stupide.
Hunith était très inquiète, plusieurs personnes avaient tenté de retrouver le jeune garçon, mais sans succès… La nuit était tombée. Les villageois se réunirent dans la grande salle pour organiser une battue le lendemain…
Le jeune prince William d'Ealdor était de retour, par cette froide nuit d'hiver, il n'osa pas arrêter son cheval pour bivouaquer… Il avait entendu des loups et n'aimait pas trop ça. Âgé d'à peine une quinzaine d'années, il était écrasé par le poids des responsabilités… Son père était mort lors d'une bataille contre Cendred, et l'avait laissé sans un sou. On venait de le chasser du pensionnat où il faisait ses études, parce que plus personne ne payait pour ça. Il avait été forcé de prendre la route pour rentrer chez lui, en se demandant ce qu'il allait y trouver. Il n'était plus très loin et il avait décidé de couper par la forêt pour aller plus vite. Mais la nuit c'était difficile, heureusement la lune était pleine.
Merlin grelottait, il avait peur.
Kilgharah : « Loups aidez l'être d'exception. »
