Slash Hp/DM

Les persos sont à JKR , seule l'Histoire m'appartient .

Un peu triste sur les bords , ma petite

Chapitre trois .

vingt ans plus tôt...

Ce jour là , je m'éveillai seul dans le petit lit absurde de la chambre d'amis où j'avais fui la veille le mari menteur qui m'avait trahi . J'ouvris les yeux sur un papier peint rayé que je ne reconnus pas . Je jetais au bat du lit les draps bleu marine trop neufs, trop raides , que j'imposais aux invités . Je considérai , sans comprendre , les vêtements dans lesquels je m'étais endormi. Submergé par une nausée brutale , je me souvins Que j'avais rejoint en une soirée le cortège des époux bafoués.

C'était un dîner d'amoureux que j'avais soigné pour lui plaire et que nous avions déraisonnablement arrosé . Il m'avait pris sur ses genoux et, en lui mordillant l'oreille _ je me sentais si passionément chéri _ , j'avais décidé que notre amour était suffisemment fort pour que nous nous soumettions tous les deux au je de la vérité.

Sûrs de nous , taquins , nous avions évoqués ces fausses notes du quotidien que les couples taisent soigneusement: le spectacle navrant de ses poils de barbes dans le lavabo, les pyjamas ridicules que je portais le soir depuis ma premiere grossesse, ses tics de language quand nous étions en compagnie , mes coquetteries déplacées avec Sirius , son parrain ...

Chacun écoutant loyalement le reproche de l'autre et promettant de s'ammender. Puis, insensiblement, le débat s'était durci. Nous avons oublié que les amants , aussi soucieux soient-ils de se regarder sans mentir dans les yeux de l'autre , sont susceptibles . Je l'avais agacé à me plaindre de ses infirmières qui le voyait plus souvent que Moi . Piqué au vif , il m'avait reproché mon oisiveté. Je m'étais empressé de ricaner sur ses opportunités de médicomages célebre . Il avait blâmé mon incapacité à prendre la mesure de ses responsabilités ,de l'exigence d'une profession où l'on tient la vie des autres entre ses mains . Provocant , je l'avais invité à chercher ailleurs une compréhension dont il me jugeait visiblement incapable.

En me regardant droit dans les yeux , il m'avait murmuré qu'il n'avait pas attendu mon autorisation pour le faire. Avant même que la douleur se soit frayé un chemin dans ma poitrine je lui avais fait dérouler dans les moindres détails comme bon Malfoy que je suis , chaque épisode de l'aventure qu'il avait eu l'année dernière avec Blaise , mon ex meilleur ami . Lorsque tout a été dit , lorsqu'il avait été trop tard pour revenir en arriere , je l'avais planté là sans un mot , et m'étais enfui dans la chambre d'amis en claquant sur moi la porte . Je n'avais eu qu'un désir , être seul et pleurer . Mais je m'étais effondré ,ivre d'alcool ,de fatigue et d' incompréhension , puis je m'étais endormi . La trêve a été courte,le réveil fut insoutenable . Je me levai comme une furie , m'élançai pieds nus dans l'appartement et en fouillant chaque piece pour trouver Harry . J'avais l'impression de hurler son prénom et de claquer les portes , impatient de l'agonir , stupéfié par l'impitoyable déballage, la veille de son infidelité. Mais, peut être ,comme d'habitude , ai je tout retenu: mes cris , mes gestes ,et peut être avec la maîtrise précise et glaciale qui aurait été celle de ma mère dans pareille situation ,n'ai je pas été troublé , ce matin là ,de ne trouver que le silence de l'appartement où il avait refait notre lit et lavé son bol avant de s'enfuir . Je regardai l'horloge : déja 10 heures . Il était parti à son cabinet sans me réveiller ,ni me laisser un mot . Il n'en était déjà plus à une lâcheté de près . Je me précipitai aux toilettes, vomis et m'aspergeai le visage à l'eau glacée. Ausitôt, je l'appelai: _il faut que je te parle... Je ne tolérerai pas une minute de plus vivre avec un homme qui m'a menti ! Je veux tout régler aujourd'hui ... je t'attends à treize heures,à notre restaurant , le "HolyCoffee" ... À chacune de mes instructions , il murmurait« d'accord.» d 'une voix defaite . Lorsque je raccrochai , un grand calme s'était fait dans mon esprit . «Ne pas subir répétait ma mère. Jamais ! C est la seule solution.»...

a suivre ...