Bonjour à tous !

Voici la suite de l'histoire, toujours à Fondcombe, avant que le Conseil d'Elrond ne débute.

Si vous avez des commentaires, des suggestions et des conseils, n'hésitez pas à m'en faire part, je les lirais avec attention.

Bonne lecture !


Chapitre 9 : Négociations musclées

Les roux rayons du soleil automnal éclairaient la cité d'Imladris, couvrant les toits d'une aura dorée aux teintes crépusculaire scintillante, se reflétant paisiblement sur les torrents qui grondaient.

Comme chaque matin, les terrains d'entraînement de Fondcombe étaient animés. Le pépiement des oiseaux était couvert par le sifflement des flèches et par le crissement de l'acier des épées qui s'entrechoquaient.

Tous les gardes elfes qui n'étaient pas en patrouille affinaient leurs talents et leurs réflexes, restant toujours à leur meilleur niveau. Chaque erreur pouvait être fatale, alors ils affutaient leurs prouesses martiales.

La présence de la jeune fille rousse sur l'un des terrains ne les choqua pas spécialement. Lors de sa première venue, ils avaient été davantage intrigués, que scandalisés. Les elfes n'étaient pas tellement choqués par la présence d'une femme sur un terrain d'entraînement, puisqu'ils savaient que certaines femmes étaient plus douées pour se battre que pour materner.

L'humaine rousse les avait choqués, puisqu'il est très rare pour une femelle humaine de s'avancer sur les champs de bataille. Les hommes des royaumes du Rohan et du Gondor avaient une conception assez plus machiste des choses, alors voir une femme humaine lutter avait quelque chose de rare, rendant ce spectacle exotique.

Surtout, ce qui les avait choqués, c'était son habileté à la lance. Les mouvements grâcieux et vifs avaient surpris ceux qui assistaient aux entraînements de Kyôko, puisqu'une telle arme nécessitait une grande force physique et une endurance conséquente.

Kyôko était rapide et ses mouvements létaux, mais aujourd'hui, elle n'était pas seule.

Son étrange camarade aux cheveux bleus était avec elle et visiblement, elle était prête à combattre.

Les deux amies se firent face, revêtant leurs atours colorés, qui révélaient leur statut de Puella Magi.

Les elfes qui combattaient s'arrêtèrent tous, se mettant en ligne pour observer le combat qui s'annonçait. Ils semblaient tous prêts à y assister, curieux de voir les techniques qu'elles allaient déployer. Il était toujours intéressant de voir ce dont les autres étaient capables, ne serait-ce que pour s'en inspirer.

- Bien, sourit la rousse en dévoilant ses dents. Je vois que nous avons un public attentif aujourd'hui. S'ils veulent un beau spectacle, je vais sortir le grand jeu ! Essaye de ne pas te rendre trop ridicule ! s'exclama Kyôko.

- Tu vas voir ce que je vais te mettre ! s'exclama l'escrimeuse, dont la cape s'agitait sous l'effet du souffle matinal.

Immédiatement, Sayaka chargea à une vitesse incroyable, fusant dans les airs en déployant sa lame, avant de frapper son amie. La rousse contra l'épée avec le manche de sa lance, mais la justicière resta dans les airs, tentant de briser la lance.

Kyôko résista, avant de tourbillonner avec vigueur sur elle-même, produisant une onde de choc, repoussant Sayaka.

La justicière se réceptionna au sol, faisant un splendide salto en arrière pour faire face à Kyôko. Sayaka esquiva rapidement plusieurs frappes perçantes, portées par cette longue lance qui fendait les airs. La lame triangulaire fendit les airs, déchirant le tissu de la robe de la justicière, entaillant son bras gauche jusqu'à l'os.

La sabreuse chargea de nouveau, esquivant la lance qui se divisa en segments articulés par des chaînes. Sayaka ne se laissa pas impressionner par le barrage de coups portés avec une grande violence. Sans se démonter, elle se jeta à corps perdu, encaissant les coups qui l'amputèrent d'un bras.

La justicière chargea, continuant dans son mouvement. Elle atteignit Kyôko en moins d'une seconde, la frappa violemment au ventre, la projetant contre un mur avec une puissance telle, que le corps de la rousse s'encastra dans la pierre.

Un craquement écœurant résonna, alors qu'un silence de mort s'ensuivit. Le corps glissa hors de l'empreinte creusée, tandis que des fluides s'écoulaient en laissant une traînée brune. La rousse s'effondra, visage contre terre.

A la grande stupeur des elfes, la rousse gémit et se redressa, avant de sourire. Un fil de sang séché barrait son front, ruisselant sur ses lèvres gercées.

Kyôko chargea, battant les airs de sa lance, obligeant son adversaire à reculer. Sayaka contra les attaques avec sa lame luisante d'une aura argentée, mais les mouvements erratiques de la lance articulée étaient très difficiles à contrer.

La jeune fille aux cheveux bleus recula, mais fit émerger une seconde épée dans sa main gauche. Elle n'avait pas l'intention de laisser l'avantage à son adversaire, avant de charger une fois de plus.

Sayaka dégagea la première attaque de sa lame gauche, utilisant ses armes comme bouclier, perçant aisément la défense de la rousse en faisant une belle cabriole. Kyôko fut forcée de reculer et sauta au-dessus de Sayaka, formant un bond incroyable de plusieurs mètres au-dessus de son amie.

Sayaka fut surprise, mais n'eut pas le temps de se retourner entièrement. Son geste fut interrompu, lorsque Kyôko planta sa lance dans le flanc de la justicière. La lame perça un rein, tranchant également la colonne vertébrale. Ce coup suscita un rictus de dégoût de la part des elfes observant le combat.

Un tel entraînement était d'une violence cruelle, les deux n'avaient pas la moindre pitié et ne retenaient pas leur coups. Tous les coups étaient faits pour blesser sérieusement, cherchant à mutiler et même à tuer.

Les plaies de Sayaka se refermèrent, émettant une petite note claire, alors que la justicière se redressa, comme si son dos n'avait pas été brisé.

Elle bondit dans les airs, frappant la lance de Kyôko pour l'écarter, privant l'orpheline de sa défense. Le mouvement de Sayaka continua, alors qu'elle plongeait vers son ennemie. Son geste cinglant fendit le crâne de la rousse, entaillant la cervelle et détruisant l'oeil droit.

La rousse resta incrédule, tombant à genoux en laissant choir sa lance.

Un mélange de cervelle grise et d'humeur vitrée se répandit au sol, mais la combattante aux cheveux céruléens n'en avait pas terminé.

Lorsqu'elle retomba, Sayaka posa les pieds sur la gorge de la rousse. Elle prit appui sur le cou de son amie et bondit en arrière, tout en broyant le cartilage protégeant la trachée de Kyôko.

Sayaka atterrit sur ses deux jambes, esquissant un léger pas de danse, qui semblait parfaitement bien coordonné et exécuté avec grâce.

A la surprise générale, Kyôko se redressa quelques secondes plus tard. La rousse au visage maculé de sang grimaça, avant de noter que plusieurs larges mèches de ses longs cheveux tombaient au sol.

- Tu vas me le payer ! hurla t-elle en faisant tournoyer sa lance, avant de la lancer à toute vitesse sur Sayaka.

Le pieu orné d'acier lourd fendit les quelques mètres le séparant de la justicière, empalant Sayaka au niveau du cœur. Le choc souleva la jeune fille, qui fut happée par le mouvement et entraînée par la lance. Le projectile ne s'arrêta qu'en se fichant dans une paroi, clouant Sayaka contre un mur.

La justicière glapit, avant d'expirer et d'être agitée par d'ultimes soubresauts nerveux, comme un papillon collectionné. Ses doigts mous laissèrent tomber son épée, qui tomba au sol en s'enfonçant dans la boue, sans un bruit.

La rousse sourit, satisfaite. Elle s'avança vers son adversaire, savourant pleinement sa victoire. Elle approcha du cadavre, passant une main dans les cheveux de la jeune fille aux cheveux bleus, lui chuchotant quelques mots.

Brusquement, le bras droit de Sayaka se redressa, plantant une lame magique dans le cœur de la voleuse.

Kyôko fit un pas en arrière, incrédule, alors que la justicière releva la tête. Les yeux fous de Sayaka se posèrent sur elle et la rousse frémit devant ces prunelles, agitées par un intense sentiment de victoire.

- Egalité, murmura la justicière, gardant sa main serrée sur le pommeau de son épée.

Kyôko frémit intérieurement en voyant ce regard malsain et ignoble, qui reflétait la plus sombre part de son amie, celle qu'elle voulait voir le moins possible. Bien qu'elle détestait perdre, elle considéra qu'il valait mieux calmer le jeu.

La rousse aimait gagner, mais elle tenait à protéger son amie. Plus elles combattaient, plus Sayaka voyait son âme se troubler. Kyôko voulait éviter que la santé mentale chancelante de Sayaka ne vacille davantage, alors elle préférait mettre un terme à ce combat au plus vite, quitte à renoncer à la victoire.

- D'accord, concéda la jeune rousse, retirant sa lame du corps brisé de Sayaka.

Les deux jeunes filles retirèrent leurs armes, haletantes. Les deux amies restèrent immobiles quelques instants, baignant dans leur sang et leur urine, avant que Kyôko ne se relève.

La rousse sourit et tendit son bras à son amie, l'aidant à se redresser. La justicière trembla encore quelques secondes. Ensuite, elle prit la main de sa camarade, se redressant lentement, quoi que souriante.

- Cela me fait du bien d'affronter une adversaire digne de moi, avoua la rousse. Je commençais à rouiller. Tu es bien au-dessus du niveau global des elfes que j'ai pu voir.

Sayaka ricana, avant de rengainer ses armes. Cet affrontement avait été agréable, puisqu'elle pouvait déchaîner les pulsions de mort qui gangrénaient son esprit. Après avoir du ronger son frein, elle pouvait se déchaîner contre Kyôko, certaine qu'elle ne pourrait pas la blesser grièvement.

Les deux jeunes filles rirent de concert, avant de retourner vers la chambre la plus proche. Elles passèrent devant les groupes d'elfes médusés, plaisantant devant ces immortels qui ne pouvaient pas survivre à de telles blessures. Tous observèrent avec un silence glaçant ces deux guerrières suicidaires, qui n'avaient aucune limite dans leur violence mortifère, allant jusqu'à nier la valeur de leur propre vie dans ce combat qu'elles menaient.

Les deux amies se lavèrent et se firent propres, revêtant des vêtements propres et parfumés, avant de se retrouver. Les deux jeunes magiciennes se réunirent à proximité de leurs chambres, observant leurs gemmes respectives, qui s'assombrissaient légèrement.

- Je vais te présenter ma grief seed personelle, ricana la rousse en glissant la perle de rubis dans sa poche.

La jeune fille guida Sayaka, passant devant une bibliothèque éclairée par de larges baies vitrées laissant circuler la lumière. Plus loin, dans un bâtiment latéral, quelques chants s'élevèrent d'une pièce sombre, dans laquelle une poignée d'elfes récitaient des poèmes, tout en jouant un peu de musique.

Les deux amies dédaignèrent les artistes et se dirigèrent vers le bureau du maître de la cité de Fondcombe. Une fois devant la large porte, les adolescentent captèrent quelques murmures étouffés, dont elles ne parvinrent pas à comprendre le sens.

Kyôko était connue pour ses traits de caractère, mais la patience n'en faisait guère partie. Elle frappa à la porte de bois, espérant qu'on l'inviterait bientôt à entrer.

Ses attentes furent comblées, puisque la réponse fusa après quelques secondes. Le seigneur elfe les accueillit dans sa salle d'étude, en compagnie de Gandalf. L'elfe semblait comme accablé, les traits las et tirés, tandis qu'il gardit les mains crispées sur son bureau, observant ses documents en fronçant les sourcils. Le mage gris restait dans un coin de la pièce, observant les choses se dérouler, sans rien dire.

- Seigneur Elrond, salua poliment et respectueusement Kyôko, nous venons pour que vous purifiez nos gemmes.

L'elfe se retourna vers les deux jeunes filles et leva une main, ornée d'un anneau d'argent scintillant. Il tendit sa bague vers Kyôko, heurtant le bijou de rubis, qui fut nettoyé de toute la coruption l'ayant gangréné. Il fit de même avec la sphère de saphir, soulageant Sayaka des angoisses ravagent sa psyché.

Immédiatement, Elrond s'assit sur un large fauteuil, soupirant de lassitude.

Son teint semblait pâle, alors que ses traits creusés, burinés par des millénaires d'épreuves, furent couverts d'une ombre, qui fit tressaillir Sayaka.

Elrond se reprit en quelques secondes, retrouvant son attitude altière.

- Mesdemoiselles, les appela alors Gandalf, désireux de laisser quelques instants de répit à son vieil ami, nous devons discuter de certaines choses.

Le ton grave de sa voix était impressionnant et les deux jeunes filles furent si stupéfaites de la puissance dégagée par ce vieux bonhomme, qu'elles s'assirent sans broncher.

- Je vais aller droit au but, déclara t-il avec calme, les épiant de son profond regard surmonté d'épais sourcils broussailleux, mais la nature exacte de vous gemmes nous préoccupent au plus haut point. Je vais devoir vous demander des explications détaillées et sincères.

- J'avoue que la véritable nature de vos Anneaux me fait également frémir, rétorqua Sayaka. Je vous propose un marché. Vous nous dévoilez honnêtement la réalité et nous faisons de même.

Gandalf et Elrond se regardèrent quelques instants, comme s'ils pouvaient communiquer par la pensée, avant que le Seigneur Elfe ne les fixe dans les yeux.

- Je suppose que vous n'êtes pas familières avec l'histoire du Second Age d'Arda, ainsi que la création des Grands Anneaux de Pouvoir ? questionna t-il.

A sa grande surprise, les deux jeunes filles étaient au courant des grandes lignes du récit. Bien qu'elles ignoraient les détails, cela serait une sacrée économie de salive.

- Les trois Anneaux des elfes ont été conçu pour guérir et apaiser les blessures, tant physiques que psychiques, les éclaira t-il en montrant sa bague et celle de rubis entourant l'un des doigts noueux de Gandalf. C'est pour cela que nos Anneaux parviennent à drainer la corruption infectant les sources de vos pouvoirs. Cependant, la lassitude et le chagrin que nous parvenons à supprimer nous affectent partiellement. Ainsi, je vous prie de bien vouloir pardonner mon accès de faiblesse, il y a peu.

L'elfe resta calme, tandis que les deux jeunes filles soupirèrent de soulagement. Ces bijoux n'étaient en rien comme les grief seed, il s'agissait juste d'artefacts particulièrement puissants.

- Maintenant, reprit Gandalf, pourriez-vous tenir votre engagement ? Ces gemmes nous inquiètent particulièrement, elles ressemblent à un artifice de l'Ennemi.

- Très bien, déclara Sayaka en faisant émerger la pierre d'océan, sublimée par un écrin d'or. Nous appelons ces pierres des soul-gem, un terme qui signifie littéralement gemme d'âme et ce n'est pas par hasard. Je pense que vous avez compris leur véritable nature, murmura t-elle en voyant le vieux magicien blêmir, au point que son visage était devenu gris cendre. Lorsque vous absorbez les sentiments négatifs qui les corrompent, vous purifiez nos âmes de la mélancolie et du chagrin qui les accablent.

Elrond resta assis, intérieurement choqué par ce qu'il venait d'apprendre. Il avait déjà ressenti une puissance émaner de ces pierres, au point qu'elles résonnaient avec la force vitale irriguant dans ces corps, mais il n'avait jamais imaginé une telle perversion.

- Comment avez-vous pu séparer vos âmes de vos corps ? s'étrangla t-il. Une telle chose est contre-nature et nécessite une puissance phénoménale. Seules les divinités peuvent le faire.

- Vous ne pensez tout de même pas que j'aurais accepté ce pacte si j'avais su de quoi il en retournait ? rétorqua Sayaka, acide. Je ne suis rien de plus qu'un putain de cadavre, une saloperie de zombie ! Vous pensez vraiment que la puissance que j'ai obtenue valait vraiment un tel prix ?

La jeune fille serra les dents et siffla. Elle était amèrement dégoûtée de s'être laissée entraîner cur une telle route par Mami et d'avoir sottement avalé les paroles de Kyûbey.

- Voilà, vous savez la vérité, maintenant, poursuivit-elle avec des sarcasmes qui masquaient le dégoût d'elle-même, qui lui donnait envie d'arracher la chair couvrant cette coquille vide qu'elle habitait. Ces gemmes contiennent nos âmes et si elles sont totalement corrompues, nous mourrons. Nous sommes constamment obligées de combattre des sorcières pour obtenir des grief seed, des artefacts qui nous permettent d'évacuer nos émotions négatives. Nous pensons être immortelles, mais nous ne faisons que survivre à crédit, prolongeant toujours plus notre existence, retardant l'inévitable moment de notre mort.

Gandalf fronça les sourcils. Ces gemmes semblaient fonctionner sur le même principe que l'Anneau Unique, bien que le bijou forgé par Sauron était davantage un moyen de décupler sa puissance, qu'un simple catalyseur d'émotions. Certes, les deux objets permettaient d'assurer la survie de l'âme de leur créateur, mais l'Unique n'avait pas besoin d'être entretenu et purgé de ses émotions sombres. Il avait été créé par la malveillance, la cruauté et le désir de dominer toute vie. Il n'avait pas tous les points faibles des gemmes de ces deux jeunes filles.

Ses réflexions furent coupées par plusieurs coups portés à la porte.

D'un ton fort, Elrond ordonna au visiteur d'entrer. La porte pivota sur ses gonds, révélant une belle elfe à la peau pâle, qui s'inclina.

- Mithrandir, Monseigneur, salua t-elle en s'inclinant devant le noble aux longs cheveux, surmontés d'une tiare de mithril. Pardonnez mon intervention, mais Frodon Sacquet donne des signes de réveil.

Sur ces mots, l'elfe se retira et quitta les lieux, tandis que Gandalf se ruait dans les escaliers, se déplaçant à une vitesse telle, qu'elle jurait avec ses traits âgés.

Elrond se dirigea vers la porte, avant de se retourner vers les deux jeunes filles, leur adressant un regard perçant.

- D'ici quelques jours, nous tiendrons une réunion d'importance, à laquelle ont été conviées tous les représentants des peuples libres de la Terre du Milieu. Etant donné que votre arrivée ici ne semble pas anodine, je vous y convie également. Nous aurons beaucoup de thèmes à aborder et je doute que vous vouliez devoir répéter votre histoire à de multiples reprises. Il me semble préférable que vous nous contiez toutes vos péripéties en une seule fois. De plus, cela vous laissera le temps de nous donner tous les détails, y compris à propos de cet étrange être que vous appelez Kyubey.

Il avait prononcé ces derniers mots sans reproches, mais elles comprirent bien que la version édulcorée ne serait pas appréciée. Elles devraient aller au bout des choses, y compris révéler l'ignoble vérité dans ses détails les plus cruels.