Bonjour à tous !
Voici la suite, avec l'introduction d'un personnage nouveau. J'espère qu'elle vous plaira et que vous l'apprécierez.
N'hésitez pas à me laisser des commentaires, c'est avec plaisir que j'y répondrais.
Bonne lecture.
Chapitre 19 : Clara
A l'instant où cette mystérieuse voix se fit entendre, tout le monde se leva et pointa ses armes sur la nouvelle venue.
Il s'agissait d'un petite adolescente vêtue d'une robe noire et bordée de dentelles, dont la taille était sublimée par un ruban de flanelle grise, qui s'appuyait négligemment sur une canne au pommeau rond.
- Qui êtes-vous ? questionna durement le gardien des bois en la pointant toujours avec une flèche à la pointe acérée. Comment avez-vous pu passer à travers nos défenses ?
La jeune fille rit, gloussant au point qu'elle manqua de faire tomber son chapeau rond au sol.
- Je m'appelle Clara, dit-elle. J'ai la capacité de pouvoir devenir invisible et me fondre dans mon environnement. Je suis vraiment désolée d'être entrée ici sans prévenir et sans autorisation, mais je n'avais pas le choix, s'excusa t-elle en changeant radicalement d'attitude. Je suis venue ici pour prévenir la Sauveuse du danger qui la menace et qui nous menace tous.
- Qui est cette sauveuse ? l'interrogea Aragorn. Est-ce une des Puella Magi ?
- Evidemment, répondit-elle avec dédain. Il ne s'agit de nulle autre que de la sainte déesse, celle capable de sauver le monde. Il s'agit de vous, Madoka-sama, ajouta t-elle en s'inclinant à la surprise générale, y compris de la principale intéressée. Nous avons besoin de vous, car vous seule détenez le pouvoir de libérer les Puella Magi de leur destin funeste. Seule vous est capable de trouver le moyen de nous sauver et si vous échouez, personne ne pourra plus rien pour nous.
Madoka recula, sous le choc de cette révélation. Elle était sceptique, ne sachant pas quoi dire.
Comment pouvait-elle être l'espoir des Puella Magi, si elle était incapable de protéger ses amies les plus proches ?
- De quoi voulez-vous me prévenir ? questionna Madoka en approchant de Clara. Je ne suis pas celle que vous croyez.
- Mes sœurs sont en danger, geignit-elle en reniflant. Elles ont été prises en otage par une puissante sorcière, désormais alliée à Sauron.
A cet instant, lorsque Madoka observa avec davantage de précision les yeux verts de Clara, elle vit que les iris de la plus jeune étaient entourés de rouge, signe qu'elle avait du beaucoup pleurer.
- Je vous en supplie, s'inclina t-elle en s'agenouillant dans l'herbe, vous devez les sauver et détruire l'Anneau. Sans Sauron, cette sorcière pourra enfin être détruite.
- Nous essayerons, promit Madoka, alors que Sayaka dégainait son épée.
- Tu en sais beaucoup, petite, coupa l'épéiste. Tu connais pas mal de secrets. Comment as-tu fait ?
Beaucoup de gens se posaient la même question et maintenant que la lame de Sayaka caressait la joue de Clara, tous attendaient qu'elle réponde.
- Ne le prenez pas mal, murmura Clara en se recroquevillant, terrifiée par la lame brillante, mais cela fait un petit moment que je vous suis ... tout comme Gollum.
A cet instant, Frodon sursauta en entendant ce nom honni et Haldir se redressa. Il s'excusa de devoir les laisser, mais avait quelques rapports à obtenir de la part de ses hommes.
- Vous l'avez vu ? questionna Aragorn, de plus en plus suspicieux. En êtes vous bien certaine ?
- Je l'ai reconnu, avoua t-elle. Il ressemblait à un animal squelettique et décharné, avec de grands yeux qui brillaient dans la pénombre. Il ne cessait de murmurer quelque chose, je n'ai entendu que les mots voleur et précieux.
- C'est lui, ajouta Frodon. Cette description lui ressemble en tout point.
Sayaka resta suspicieuse, bien qu'elle changea de posture, en adoptant une bien moins menaçante. Cependant, elle restait très méfiante envers cette petite fille.
- Depuis quand nous suis-tu ? interrogea t-elle. Comment as-tu fait pour arriver en Terre du Milieu ?
- Laisse-la un peu respirer, demanda Kyôko, tout en observant la petite rousse dont les cheveux étaient noués avec un ruban de tissu sombre, mais léger.
Madoka l'invita alors à venir à table, sous les regards vigilants de l'ensemble des autres convives.
- Je vous remercie, Madoka-sama, murmura t-elle en suscitant la gêne de la collégienne qui n'attendait pas à être traitée comme une déesse. Je vais répondre aux questions légitimes de votre camarade.
Clara se servit d'une tranche de pain, mangeant un morceau, avant de s'essuyer proprement la bouche.
- Je vous écoute, déclara t-elle platement.
- Commençons simplement, déclara Kyôko. Racontes-nous ton histoire.
- Je suis arrivée il y a plusieurs semaines, en pleine campagne. Je combattais aux côtés de mes sœurs, lorsque nous avons été englouties dans un torrent de lumière blanche. Nous nous sommes retrouvés dans une forêt sinistre et nous avons été attaqués. Nous nous sommes séparées et je me suis retrouvée dans un endroit perdu. J'ai senti des sources d'énergie puissantes sur ma route, mais celle qui m'attirait le plus, c'est celle de la Sauveuse. J'ai voyagé longtemps, jusqu'à retrouver votre groupe qui se dirigeait vers cette forêt.
Il y eut un silence gênant, alors que la jeune fille baissa les yeux, penaude.
- Je suis désolée d'avoir agi ainsi, mais je ne savais pas comment vous réagiriez si je me révélais durant votre voyage.
Son apparence triste affecta ceux qui assistèrent à la scène.
- Ne t'en fais pas, rassura Kyôko, nous allons t'aider à retrouver ta famille. Nous détruirons Sauron, puis cette sorcière. Cependant, si tu sais ou se trouve tes sœurs, ce sera plus facile de les aider.
Clara baissa les yeux, versant quelques larmes.
- Je les ai perdues, murmura t-elle avec un ton brisé. J'ai rien pu faire pour les aider, elles ont été prises par des hommes vêtus de noir.
A ces mots, les quatre Hobbits frémirent et Frodon passa sa main sur son épaule gauche, tâtant une vieille plaie.
- Il n'y a que ma grande sœur blessée qui a réussi à s'enfuir avec moi, ajouta t-elle en renâclant un filet de morve.
- Ou est-elle ? demanda Gimli, de sa voix bourrue, tout en portant sa main vers sa hache. Si nous pouvons aider une jeune fille, nous devons y aller, c'est ce que l'honneur nous commande de faire !
Clara sortit sa main droite de la poche de sa jupe noire. Lentement, alors que des larmes coulaient silencieusement sur ses joues, elle écarta ses doigts.
Au milieu de sa paume, se trouvait une petite grief seed à l'éclat d'acier meurtrier.
Un silence lourd comme le plomb tomba alors sur l'assemblée. Plus personne ne savait quoi dire pour consoler cette jeune fille, qui avait à peine dix ans et qui avait erré durant des semaines, sans nul doute hantée par le combat qu'elle avait du mener contre son aînée, qui s'était métamorphosée en sorcière.
Clara rangea la graine dans sa poche, tandis que Sayaka s'approchait calmement d'elle, posant une main compatissante sur l'épaule de la rousse.
- Tu as besoin de te reposer, chuchota t-elle d'une voix emplie de compassion. Je vais te mener dans la chambre que j'occupe.
La jeune fille aux cheveux bleus s'éloigna quelques minutes. Lorsqu'elle revint, arborant une expression lugubre, elle se rassit sans le moindre enthousiasme.
- La petite s'est endormie, confia Sayaka. Je la plains sincèrement, mais elle fait ce qu'il y avait de meilleur.
- Ce Kyubey est une véritable ordure, gromella Merry. Désolé du juron, reprit-il en voyant les regards se tourner vers lui.
La guerrière déprimée observa sa gemme et soupira.
- Au moins, elle a eu la bonté d'âme d'abréger les tourments de sa sœur, déprima Sayaka en observant sa gemme avec un regard ennuyé. C'est probablement ce qu'il y avait de plus miséricordieux à faire.
Le reste du repas se déroula dans une ambiance plutôt tendue, jusqu'à ce que Haldir ne revienne.
- Mauvaise nouvelle, annonça t-il. Nous avons trouvé des traces du fouineur à la périphérie, mais Gollum nous a échappé. Cela signifie que la jeune Clara a dit la vérité. D'ailleurs, je souhaiterais savoir où se trouve t-elle en ce moment ? La Dame Galadriel aimerait beaucoup la rencontrer.
- Clara se repose, expliqua Sayaka. Elle a besoin de se calmer et je crains que ce qu'elle ait vécu ne lui permette pas de devoir être confrontée immédiatement à votre reine.
Haldir l'observa avec un regard irrité, que la Puella Magi soutint de longues minutes, jusqu'à ce que le gardien ne brise cet échange.
- Fort bien, admit-il avec un ton plus conciliant. Sa Majesté souhaite que votre repos en ces lieux soit le plus agréable possible, pour vos corps, comme pour vos esprits.
