Bonjour les Andals,

Merci à tous les lecteurs et reviewers passés en mon absence vacances !

De retour avant septembre et le boulot.. :( Je serai plus occupée, par conséquent, j'espace les publications : une toutes les deux semaines. Les collégiens / lycéens / étudiants compatiront. ;)

Sur ce, bonne lecture, et bonne rentrée !

Original : Does The Bird Still Sing? de asiajade

Genre/[rating] : Drame-Angoisse [K+]

Perso : Sandor Clegane

Résumé : « Dites-moi, douce Sansa… L'oiseau chante-t-il encore une fois en cage ? »


« Petit oiseau…»

La voix du Limier s'échappa des ombres, écho rauque visant à l'amadouer.

Sansa ferma les yeux, soudainement nerveuse. Elle était souvent mal à l'aise en sa présence, et souhaitait ardemment qu'il s'en aille, bien qu'elle ne sache pas pourquoi. Le Limier l'intimidait, c'était vrai, mais la façon dont il la regardait l'effrayait bien plus – comme si elle était le joyau le plus précieux et le plus fragile au monde. Personne ne l'avait regardée ainsi auparavant, pas même Joffrey lorsqu'elle se pâmait aveuglément d'amour pour lui.

Que ce sentiment s'est vite éteint, songea-t-elle avec amertume.

Tap, tap, tap, glissèrent les pas du Limier sur le sol, comme un chien rampant humblement vers sa maîtresse. Si seulement il était venu à elle la queue entre les jambes.

« Dites-moi, douce Sansa… L'oiseau chante-t-il encore une fois en cage ? »

La mâchoire de Sansa se crispa, ses dents bloquées dans une vaine tentative pour rester silencieuse.

Malgré elle, elle se tourna vers le Limier, et ce qu'elle vit augmenta sa colère, ainsi qu'il l'avait prédit. Un sourire moqueur s'étalait sur ses lèvres, et sous la pénombre, ses yeux brillaient avec malveillance. Les mots qu'elle avait rêvés de lui cracher au visage bouillaient en elle. Incapable de se contrôler, elle laissa exploser sa fureur.

« Très bien. Je vais vous chanter quelque chose, puisque vous le désirez. J'ai en tête un chant bien particulier » siffla-t-elle, le poison de sa colère autrefois si bien cachée suintant à travers ses mots.

« C'est le chant d'un royaume qui court à sa perte. Là-bas, on grime les garçons en chevaliers, et le lieu est empli de méchants qui se prétendent rois. Le sang y a autant de valeur que l'or ou la mort meurtres et batailles-carnages y sont érigés en gloire. Là-bas, point d'honneur, balaya-t-elle d'un geste. Seulement la corruption. »

Sansa s'arrêta un instant et se pencha vers l'homme en face d'elle. Il la regardait de ses grands yeux, ses lèvres légèrement ouvertes, comme s'il allait parler. Sa poitrine se contractait, et elle sentait les souffles chauds et irréguliers sur sa peau. Alors elle sut, avec une certaine satisfaction, qu'il était suspendu à ses lèvres, à ce qu'elle allait dire.

Dans un minuscule geste de gentillesse, Sansa tendit le bras et autorisa ses doigts à s'attarder sur le visage tordu et buriné. Abaissant sa voix à un murmure feutré et secret, elle s'adressa à lui avec douceur. Mais sous sa voix régnait une menace :

« Et, dans ce jeu de Trônes, nous périrons tous brûlés. »