Bonjour à tous !

Voici la suite de l'histoire, alors que nous revenons du côté du porteur de l'Anneau.

J'espère que ce chapitre vous plaira. N'hésitez pas à mettre des commentaires où à faire des remarques.

Bonne lecture.


Chapitre 32 : Embuscades en Ithilien

Après avoir constaté l'impossibilité de franchir la Porte Noire, Frodon, Sam et Madoka avaient décidé de faire confiance à Sméagol pour qu'il les conduise en Mordor via un autre chemin.

Les quatre voyageurs s'étaient détournés de la vieille route passant entre les deux pays et s'étaient enfoncés dans les régions boisées qui couvraient l'Ithilien, cette province vallonnée qui se situait entre le Gondor et le Mordor.

Gollum les guidait au milieu des collines rocheuses, entrelacées de talus et de massifs d'herbes, de fleurs jaunes et d'arbustes en pleine floraison. Les quatre voyageurs avançaient entre les arbres, prenant soin de rester loin des sentiers et de la route principale.

Leur guide semblait connaître les routes les plus sûres, ainsi que les chemins les plus pratiques. Régulièrement, on le voyait plaquer une oreille contre le sol, essayant de capter le moindre son qui se propagerait dans le sol. Parfois, il montait à un arbre, utilisant ses mains et ses larges pieds pour grimper le long des troncs.

La créature décharnée appréciait beaucoup les forêts, puisqu'il n'exposait pas son dos couturé de vieilles cicatrices aux rayons ardents du soleil. Après des siècles à ramper dans les profondeurs des monts Brumeux, il détestait l'éclat de l'astre diurne.

Leur guide proposa un arrêt sur une crête rocheuse, idéalement située près d'une pointe rocheuse proéminente, tout en étant à proximité d'un cours d'eau. A l'abri d'un bloc de pierre rongé par des mousses et des fleurs blanches, les voyageurs s'installèrent, ravis de faire une pause après des heures de marche.

Sam avait commencé à faire cuire un ragoût de lapin, regrettant qu'il n'ait que du romarin et pas de pommes de terre pour accompagner le tout.

Il avait tenté de faire partager son plat à Gollum, mais ce dernier avait préféré dévorer un poisson cru, dédaignant le repas de Sam.

- Vous êtes vraiment désespérant, murmura le cuisinier qui tournait lentement les morceaux de viande. Si j'avais eu des patates en plus des carottes, je suis certain que vous n'y aurez pas résisté.

Gollum gromella, tandis que Madoka savourait le déjeuner. Depuis plusieurs mois, elle s'était habituée à un monde de saveurs nouvelles, goûtant à des plats plus gras et plus riches que ceux consommés au Japon, mais qui s'expliquaient par les efforts physiques régulièrement faits par les habitants de ce monde.

Le groupe se restaura pendant un moment, échangeant quelques anecdotes autour de leurs gamelles. Cependant, leurs efforts étaient loin d'être finis. Leur voyage ne tirait pas à sa fin et ils devaient repartir, ne pouvant se permettre d'abandonner.

Tandis que Sam éteignait le feu, des craquements retentirent dans la forêt. Des pas sourds et lancinants se firent entendre, devenant plus audibles. Dans la vallée en contrebas, plusieurs arbres s'effondrèrent, renversés par d'immenses créatures.

- Des oliphants ! chuchota Sam, excité de voir ces bêtes dont il n'avait entendu parler que dans quelques légendes.

Ces pachydermes étaient familiers aux yeux de Madoka. Ils étaient cependant deux fois plus gros que les spécimens africains qu'elle avait pu voir dans un zoo. Ces mastodontes étaient dotés de quatre défenses et leur imposante taille permettait à de nombreux archers de s'établir sur leurs dos.

A cet instant, des flèches filèrent entre les arbres, abattant les troupes à pied. Une grèle de traits assaillit le convoi ennemi. Les oliphants paniquèrent, piqués de toutes parts, tandis que les Haradrims tombèrent rapidement.

Leurs adversaires, tous vêtus de vert, étaient presques invisibles au milieu de la végétation dense. Ils se fondaient dans les buissons et dans les herbes, frappant rapidement avant de disparaître, infligeant de lourdes pertes au convoi.

- Nous ferions mieux de partir, murmura Frodon en tirant Sam pour l'arracher à la contemplation de l'attaque, tandis que Madoka refermait sa cape elfique et s'agenouillait pour plus de discrétion.

Les Hobbits regardèrent autour d'eux. Ils étaient seuls et leur guide avait disparu. Visiblement, Gollum s'était promptement esquivé, comme s'il avait senti le danger venir.

- Il reviendra, répondit Frodon, voyant le regard de Sam s'assombrir en songeant à une potentielle trahison. Maintenant, allons-y.

Madoka se releva et fit un faux-mouvement. Un groupe de pierres traîtresses se dérobèrent sous ses pieds et elle glissa en contrebas, dérapant le long d'une pente rocheuse, avant d'être arrêtée par un buisson. Fort heureusement, elle serra les dents, ne laissant pas échapper le moindre cri.

La jeune fille se redressa, serrant ses mains couvertes de sève et de terre. Elle se dépêcha de quitter ces branches craquantes et prit soin d'avancer le plus silencieusement possible, ne voulant pas rester trop longtemps au même endroit.

Pendant ce temps, les deux Hobbits poursuivirent leur route. Ils ne firent que quelques mètres, avant d'être entourés par de nombreux archers menaçants.

- Qui êtes-vous ? demanda durement leur chef, dont le visage était dissimulé par un foulard et un capuchon vert.

- Des voyageurs, répondit sèchement Sam.

- Balivernes, objecta le rôdeur. Personne n'emprunte plus cette route, à l'exception des serviteurs de l'ennemi. Vous allez venir avec nous.

Sam essaya de résister, de même que Frodon, mais ils furent bien vite ligotés, se retrouvant un sac de toile de jute sur la tête, avant d'être emmenés dans un lieu qu'ils ne connaissaient pas.

Après une marche interminable entre les mains de ces hommes des bois, ils approchèrent d'une cascade. Leur environnement devint plus frais et humide, comme s'ils pénétraient dans une grotte.

Lorsque les deux Hobbits furent enfin libérés, leur impression s'avéra juste. Ils étaient bel et bien dans un réseau de grottes situées derrière une cascade.

Frodon et Sam avaient été désarmés et le chef de ces maraudeurs décida de pousser plus en avant son interrogatoire.

- Que faisiez-vous dans ces terres ? demanda t-il. Etes-vous des espions ?

- Qu'est-ce qui me prouve que vous n'êtes pas des serviteurs du Mordor ? riposta Sam, toujours prompt à soupçonner les autres.

Le Gondorien sembla ébranlé par tant de méfiance, puis il reprit son interrogatoire.

- Je pense que vous n'avez pas compris, coupa t-il en dégainant son épée, leur montrant le tranchant effilé. C'est moi qui pose les questions ici. Si vous n'êtes pas des serviteurs de l'Ennemi, qui êtes-vous ?

- Je suis Frodon Soucolline, mentit le porteur de l'Anneau. Voici Sam Brandebouc, ajouta t-il en refusant de donner de véritable nom, se souvenant de l'imprudence de Pippin à l'auberge du Poney Fringant.

- Votre garde du corps ? répondit le rôdeur, légèrement goguenard.

- Son ami et jardinier à l'occasion, rétorqua Sam.

Le rôdeur les interrogea sur leur voyage, apprenant qu'ils se dirigeaient vers le sud, tout en restant évasifs sur leur destination et leur but. Cependant, ils ne comptaient pas se rendre en Gondor, c'était une certitude.

- Vous ressemblez à un homme que j'ai bien connu, ajouta alors Frodon, observant des traits familiers, surtout au niveau des joues et de la profondeur des yeux. Connaîtriez-vous Boromir du Gondor ?

Le rôdeur retira son capuchon, dévoilant totalement son visage. Maintenant qu'il était découvert, la ressemblance entre les deux hommes était encore plus flagrante.

- Je suis Faramir et Boromir était mon frère, répondit l'homme à la longue chevelure bouclée. S'il était un de vos amis, alors vous serez navrés d'apprendre qu'il est mort.

- Mort ? s'étrangla Frodon, ne pouvant croire qu'un homme aussi courageux que Boromir, malgré ses défauts, ait pu périr. Comment ?

Le frère du Gondorien avait la mine sombre, comme s'il se remémorait de mauvais souvenirs.

- Nous avons retrouvé son corps dans l'Anduin, il y a près d'une semaine, coupa Faramir, légèrement amer. En tant que ses compagnons, j'aurais espéré que vous me l'apprendriez.

- Nous avons été séparés, expliqua Sam avec un ton indiquant qu'il était plus bouleversé qu'il ne voulait le laisser croire. Nous avons été attaqués par les ourouk-haï de Saroumane et nous avons du fuir. Nos compagnons nous ont couverts, pour que nous puissions poursuivre notre voyage.

A cet instant, un garde approcha de Faramir, lui chuchotant quelque chose à l'oreille.

Le rôdeur s'éloigna et il revint moins d'une minute plus tard.

- J'aimerais savoir qui était avec vous, chuchota t-il.

- Il n'y avait personne d'autre, répondit Frodon avec une voix mal assurée.

Faramir sourit, ayant repéré le mensonge dès le début, leur faisant un petit signe les invitant à le suivre.

Il les mena dans la base, passant près d'un rôdeur qui taillait soigneusement des corps de flèches, près d'une caisse remplie de pointes métalliques qui n'attendaient plus que d'être enchâssées.

Autour d'eux, les hommes nettoyaient les armes et s'activaient, alors qu'un intendant vérifiait l'état des stocks de nourriture et faisait ses calculs, afin de chasser tout gaspillage.

Faramir les mena jusqu'à une corniche rocheuse, dont les rebords étaient rendus humides à cause de l'eau qui ruisselait sur les parois de la caverne.

- Attention à ne pas glisser, prévint-il avec un geste. J'aimerais que vous vous penchiez et que vous regardiez soigneusement.

Réitérant son conseil quant à la roche glissante, il fit un geste au Hobbit. Les deux amis se penchèrent et virent un lac en contrebas. Les eaux étaient claires, mais étaient occupées par une personne.

Une femme aux cheveux roses était déjà assise dans l'eau claire, frottant son corps avec une éponge. Elle sifflotait gaiement, détendue, avant de se diriger vers la serviette étendue près de son paquetage.

Lorsqu'elle émergea, s'exposant à la vue de tous, les deux Hobbits se hâtèrent de reculer pour ne pas observer le corps de leur camarade.

A ce moment, ils réalisèrent que plusieurs archers étaient présents aux abords du lac, placés en embuscade.

- Pénétrer dans le lac interdit est un acte puni de mort, déclara Faramir en levant deux doigts. Dois-je donner l'ordre ?

C'était peut-être du bluff, mais Frodon était beaucoup trop émotif et laissait parler facilement ses émotions. Son regard trahit facilement ses pensées et il confirma bien vite ce que Faramir avait deviné.

Lorsque Madoka eut fini de se rhabiller, elle saisit son sac et s'apprêta à repartir.

Cependant, avant qu'elle ne put quitter les lieux, une voix s'éleva, lui ordonnant de s'immobiliser.

Lorsque la jeune fille se retourna, elle sentit une flèche la frôler.

Avec un réflexe, elle dégaina son arc et une flèche magique se matérialisa entre ses doigts. Le projectile cristallin fut décoché dans la direction approximative du tir, tandis qu'un rôdeur se jeta dans le lac pour esquiver la flèche rose.

Son réflexe lui sauva la vie, puisque le projectile explosa en un orbe de flammes roses, soufflant les buissons qui lui avaient servi de couverture.

- Arrêtez ! s'exclama Frodon, avec une voix sifflante. Arrêtez-tous !

Madoka baissa légèrement son arc, reconnaissant cette voix appartenant à son compagnon de voyage.

Elle vit les autres archers sortir de leurs cachettes, leurs armes prêtes à l'emploi.

La situation sembla figée, personne n'osant faire un geste, de crainte d'envenimer la situation.

Sur le promontoire surplombant le lac, Faramir n'osa pas donner l'ordre de tirer. Le Hobbit venait d'avouer que cette femme était avec lui. Plus important encore, cette étrangère aux cheveux roses maîtrisait une étrange magie et il ne tenait pas à affronter un magicien. Gandalf lui avait laissé une forte impression et il ignorait ce que cette adversaire pouvait faire, bien que sa flèche d'énergie pure était une indication sur ses talents d'archère.

Frodon regarda le Gondorien et avoua que Madoka était une de ses amies. Ils avaient voyagé ensemble et étaient liés par un serment. Aucun ne révèlerait les secrets de l'autre et ils resteraient ensemble, veillant sur leur sécurité collective, jusqu'à ce qu'ils aient terminé leur voyage.

Faramir était suspicieux, mais resta impassible pour le moment. Le Hobbit en avait révélé un peu plus et s'il continuait à le questionner ainsi, le Gondorien pourrait sans doute découvrir le fin mot de l'histoire.

En un geste d'apparence bienfaisante, mais qui n'était qu'une ruse bien soignée, le rôdeur permit à Frodon de descendre pour rejoindre Madoka.

La jeune magicienne sembla soulagée, mais dès qu'elle dépassa les falaises rocheuses encadrant le lac dissimulé, deux guerriers se postèrent derrière elle et la plaquèrent au sol.

Frodon objecta, mais Faramir dégaina son épée, menaçant tout le monde et coupant court à toutes les plaintes.

Les rôdeurs ligotèrent la magicienne, les mains dans le dos, tandis que la lame du capitaine restait près de la gorge de Madoka.

La jeune fille fut jetée sans ménagement dans la caverne, avec les deux autres prisonniers. Un rôdeur restait en permanence à les surveiller, tandis que Faramir observa la jeune fille à l'étrange couleur de cheveux, dont la teinte pastel semblait iréelle, comme si elle n'était pas naturelle.

- Qui êtes-vous ? demanda t-il d'une voix dure.

- Je ... je suis Kaname Madoka, répondit la jeune fille. Est-ce que vous pourriez me détacher, s'il-vous-plait ? Vos liens me font mal.

- Hors de question, trancha Faramir. Vous allez me dire ce que vous faites dans ces bois, sorcière.

- J'accompagnais Frodon, expliqua t-elle en déglutissant et en ayant la voix tremblante, mais vous n'avez pas le droit de nous garder prisonniers ici. Nous n'avons rien fait de mal.

Faramir fronça les yeux, n'appréciant pas ce changement d'attitude. La jeune fille semblait trop polie et le tremblement mal maîtrisé dans ses bras donnait une impression de vulnérabilité.

C'était bien joué, songea t-il. Elle était vraiment une experte dans l'art de manipuler les gens.

- Artegond, appela t-il soudainement, s'adressant à l'un de ses hommes.

Un solide gaillard à la large barbe rousse et au torse couvert d'une armure de mailles brillantes s'avança vers son capitaine.

- Prends deux de tes hommes et amène la sorcière dans la salle d'interrogatoire. Fais-moi ton rapport une fois terminé. Ne la tues pas, mais tu as carte blanche, ajouta t-il, laissant l'insinuation glacer le sang de ses prisonniers.

- Vous ne pouvez pas ... commença Sam, avant d'être interrompu par l'épée de Faramir, qui menaça sa gorge.

Avant même que le capitaine ne puisse dire un mot de plus, une canne noire bloqua son arme.

L'arme dévia l'épée et Faramir observa la nouvelle venue, qui semblait surgir de nulle part.

Le rôdeur appela ses gardes, qui encerclèrent bien vite la nouvelle venue.

La jeune fille n'était pas humaine. Malgré ses cheveux roux dont quelques mèches dépassaient de son bonnet, ses jambes nues étaient faites de bois, de même que ses doigts aux jointures bien visibles.

- Je ne peux pas vous laisser faire ça, répondit la marionette en faisant claquer ses articulations de noyer. Madoka, Frodon, Sam, reprenez vos armes et poursuivez votre voyage.

L'un des gardes passa à l'attaque, tentant de plaquer la marionette au sol, mais la créature de bois le para aisément. Alors que le combattant se retournait, la rousse lui faucha les jambes et enfonça sa canne dans la gorge du rôdeur.

Immédiatement, la marionette fut criblée de flèches, mais cela ne l'arrêta pas. Elle sautilla gaiement, esquivant les flèches et encaissant les lames sans broncher.

Elle tua quelques rôdeurs sur son passage, agissant avec un arbitraire absolu, épargnant et tuant selon son bon plaisir.

Pendant que le pantin faisait diversion, les deux Hobbits détachèrent Madoka, avant de s'enfuir.

Les rôdeurs se scindèrent. Un groupe resta dans les grottes pour affronter la rousse aux yeux d'un bleu profond et dont la bouche souriante était garnie de crocs pointus et incurvés vers l'arrière, tandis que les autres poursuivirent les fuyards.

Les trois évadés s'enfoncèrent dans les bois, mais la voix forte de Faramir résonna bien vite dans leur dos. Le rôdeur à la tunique orné de l'arbre blanc s'avança, son épée en avant et il leur ordonna de s'arrêter, sous peine d'être abattus.

Une lance sombre fendit soudainement les airs, abattant un rôdeur embusqué dans un arbre, tandis qu'une autre silhouette blonde apparut entre Madoka et Faramir.

- Bonjour, sourit la jeune fille vêtue de noir et dont les doigts de bois jouaient avec une canne au pommeau rond. Je suis Ibari et je dois vous empêcher de porter la main sur la sauveuse. Maintenant, je vais devoir tous vous tuer. Je m'en voudrais de ne pas pouvoir vous éradiquer jusqu'au dernier, puisque j'aime le travail bien fait. Pour pimenter le jeu, je vais même faire en sorte de ne pas être touchée par vous !

Sur ces mots, la chose de bois esquiva une flèche et projeta sa canne dans le crâne de l'archer. Ses membres tendus sur ressorts lui permirent de bondir au-dessus des feuilles, retombant sur un autre poursuivant en lui plantant son arme acérée dans l'œil, perforant le cerveau.

La jeune fille aux cheveux courts et ébourrifés comme de la paille était souriante, massacrant les troupes de Faramir en esquivant toutes les flèches, puisque son arrogance ne lui permettait pas d'accepter de prendre une seule flèche, bien qu'elle pouvait encaisser les coups sans problème.

La blonde fit en sorte de laisser suffisamment de temps à Frodon, Sam et Madoka pour qu'ils puissent s'enfuir vers le sud, là ou se trouvait Gollum, qui restait terré sous des racines pour se dérober à la vigilance de tous ceux qui patrouillaient dans les bois.

Ibari s'amusa, songeant que si ces bois étaient désertés par les habitants du Gondor qui s'étaient repliés sur la rive ouest de l'Anduin depuis des siècles, ces forêts étaient intensément parcourues.

La jeune blonde désarma aisément Faramir, le plaquant à terre avant de placer l'extrémité de sa canne sur la gorge du Gondorien.

- Ce serait tellement tentant, sourit-elle, tandis que ses yeux prenaient une teinte cramoisie. Cependant, j'ai des ordres. Tu dois survivre ... pour le moment. Cependant, si Maîtresse Echec l'ordonne ...

Elle termina sa réplique en faisant glisser le métal sur la pomme d'adam, pour que le message passe bien.

Sur ces mots, Ibari lui sourit et rengaina son arme. Elle observa l'horizon, sentant que Madoka s'était éloignée.

- Bien entendu, je n'ai pas besoin de te préciser que si tu abandonnes tes responsabilités et que tu poursuis ces trois-là, nous nous chargerons de ton cas.

La blonde poussa un léger rire, faisant tournoyer sa canne entre ses doigts, avec une négligence insolente devant son ennemi désarmé, mais toujours d'attaque.

- De façon permanente, précisa t-elle avant de disparaître dans les bois, comme si sa menace n'était pas assez explicite.