Bonjour à tous !

Voici la suite, avec un chapitre où il y a un peu moins d'action, mais tout de même important.

J'espère qu'il vous plaira. N'hésitez pas à commenter !

Bonne lecture à tous !


Chapitre 38 : Les escaliers de Minas Morgul

L'est du fleuve Anduin était une province désertée depuis des siècles.

Depuis la grande peste ayant frappé le Gondor, beaucoup avaient craint l'influence du Mordor, considéré comme le centre de tout ce qui arrivait de mal au royaume. La peur du Mordor et les éruptions de la Montagne du Destin avaient eu raison du courage des habitants, qui s'étaient réfugié sur la rive occidentale.

Depuis, les vallons et les friches avaient fait place aux forêts, tandis que les routes abandonnées n'étaient plus parcourues que par les alliés du Seigneur des Ténèbres.

Pourtant, malgré le danger, une petite troupe se faufilait dans ces terres jugées maudites. Sur les contreforts des Monts de l'Ombre, quatre personnes marchaient, profitant le plus possible du couvert offert par les éboulis chaotiques, se servant des rares arbustes comme abri pour échapper à la vigilance de toute surveillance. Leurs capes elfiques tissées avec soin par la dame de Lorien formaient un écran mouvant, brisant leurs silhouettes en les soustrayant aux regards des forces de Sauron.

Le vieux Sméagol les conduisait, restant éloigné de la vieille route pour ne pas prendre le risque d'être repéré. Il connaissait nombre de sentiers et de pistes dans le pays sauvage, lui permettant de progresser discrètement.

Leur guide au corps maigre et décharné leur fit signe de s'arrêter, scrutant les environs de ses larges yeux globuleux. Il s'approcha de l'antique voie pavée, rampant en observant les alentours, repérant d'éventuelles traces.

Son observation se révéla négative. Il n'y avait rien d'autre que des dalles lisses, tandis qu'il repérait des ornements brisés.

Les quatre voyageurs poursuivirent leur route. Lorsque le chemin s'étendit vers une terre arborée, ils obliquèrent en empruntant la direction d'une vallée dissimulée derrière les contreforts de la chaîne de montagnes servant de rempart naturel au Mordor.

Lorsqu'ils approchèrent du val de Morgul, les membres de la Communauté de l'Anneau aperçurent des ruines de part et d'autre de la vallée.

Plusieurs colonnes gisaient à terre, souvent brisées. Elles n'avaient aucune harmonie et il semblait impossible de savoir à quoi ressemblaient les bâtiments avant leur destruction.

Sur la droite de la route, ils notèrent la présence d'une statue, dont la haute stature dominait la voie et Madoka se demanda par quel miracle ces orques iconoclastes avaient épargné cette œuvre d'art.

Les quatre frissonnèrent en franchissant les restes d'un porche dont la voûte s'était écroulée.

Madoka observa la statue de plus près, curieuse.

De nombreux plis et une main avaient été détruits et l'on voyait des impacts de pioches et de couteaux dans le marbre. L'être de pierre avait également été décapité, sans doute par les mêmes ayant attaqué le piédestal.

La tête couronnée gisait dans les rochers, fendue en deux et sauvagement mutilée, avant d'être remplacée. L'ancien roi était désormais coiffé d'une grosse pierre ronde, sur laquelle un œil rouge avait été dessiné avec ce qui était probablement du sang.

Frodon frémit, comprenant qu'il entrait désormais dans le domaine de l'ennemi. La statue d'Isildur servait désormais de borne matérialisant la frontière.

Gollum les guida, rampant le plus possible, avant d'atteindre une citadelle servant de poste frontière. C'était sans nul doute la ville la plus laide que les trois autres n'aient jamais vue.

C'était une forteresse bâtie au fond du val, de l'autre coté de la rivière. La ville médiévale était bâtie à l'instar des autres centres urbains de ce monde, composée de maisons ruinées entourées par un haut mur de pierres sombres.

Au centre, une butte dominait les habitations. Cette excroissance de terre dammée supportait un donjon en forme de haute tour octogonale, dont les pierres grises semblaient boire toute lumière.

Le matériau brillant aurait pu être éclatant de pureté, surtout avec les rayons de la pleine lune qui envahissaient le val, mais les pierres semblaient corrompues, ne dégageant qu'une faible lueur d'un vert cadavérique, n'éclairant absolument rien.

Les épaisses murailles crénelées et garnies de tours étaient toujours fortes et imposantes, parfaitement aptes à supporter un siège. Le seul accès à la ville était un large pont encadré de deux horribles gargouilles grimaçantes. enjambant une rivière d'eau noire, menant au portes. Les masses métalliques se dressaient, hautes et menaçantes. Même fermées, on avait l'impression d'entendre le gémissement des gonds tourmenté, émanant de la ville sinistrement silencieuse.

- Quel est ce lieu ? demanda Frodon, avec une voix emplie de dégoût devant tant de corruption.

- Minas Morgul, siffla le guide aux côtes saillantes, avec une voix si tressautante, qu'il semblait craindre de s'attirer une malédiction. C'est la cité morte, le repaire des Nazgûl. Continuons et ne traînons pas ici !

Gollum obliqua vers un petit sentier empli d'ornières et de gravillons, serpentant entre des ronces et d'imposants rochers.

- Par ici ! appela discrètement leur guide en posant un pied sur un bloc de pierre noire comme du silex. Les escaliers sont tout près !

- C'est un passage sûr ? questionna Madoka en craignant de sortir hors du fossé dans lequel Sam et Frodon étaient églament terrés afin de ne pas trahir leur présence.

- Aucun lieu n'est sûr en cette terre, répondit Gollum. Mais il faut passer.

Les deux Hobbits et l'humaine quittèrent leur cachette, montant sur la voie.

- Vite, héla Gollum entre ses dents, tout en se dirigeant vers le sentier. Il faut partir maintenant !

Légèrement paniqué, il se retourna vers les trois autres, les enjoignant à se presser. Il s'interrompit et se tendit en voyant que Frodon était sur le sentier.

Le Hobbit fit un pas en avant. Malgré son envie de lutter, il sentait l'Anneau devenir lourd et être attiré vers les portes de la citadelle.

Frodon essaya de reculer, mais il était tracté par une mystérieuse force. Il poussa un halètement, comme un appel à l'aide.

- Pas par là ! appela Gollum en évitant de trop hausser la voix, tout en tendant le bras, comme s'il espérait attraper le Hobbit.

Sam et Madoka coururent vers Frodon. Les deux compagnons de voyage aggripèrent fermement le Hobbit, qui semblait inconsciemment leur résister.

- Gollum dit qu'il ne faut pas aller là-bas, répéta Sam à l'adresse de son ami. Je dois dire que pour une fois, je suis bien d'accord avec lui !

Mus par leur volonté, les deux parvinrent à dépasser l'attraction provoquée par l'Anneau de Pouvoir, avant de tirer Frodon en arrière.

Frodon fut ramené à l'abri, plaqué au sol et calé contre un large rocher par ses compagnons.

Le Hobbit au teint blafard resta hagard, les yeux dans le vide, jusqu'à ce qu'un coup de tonnerre ne le ramène à la réalité.

Frodon se recroquevilla, donnant de petits coups d'œil nerveux autour de lui, comme s'il s'attendait à être attaqué à tout instant.

Un grondement résonna dans la vallée, comme si la terre noire et desséchée gémissait, alors que les cieux couverts de sombres nuages et de cendres volcaniques, vurent nappés d'un voile d'un sombre rouge bourgogne, dessiné par une nouvelle éruption de la Montagne du Destin.

Un éclair vert jaillit de la tour de la citadelle, fendant les cieux, comme une réponse à l'appel du Mordor.

De nombreuses torches s'allumèrent à l'intérieur de la forteresse aux murs poussiéreux, projetant de petits éclats orangés semblables à des étoiles corrompues, faiblement visibles à travers les meurtrières de la citadelle.

Un grondement métallique résonna dans la vallée, comme un cri bestial. Le responsable de ce hurlement fit son apparition, sous la forme d'une silhouette ailée surgissant brusquement hors des murs. L'immense créature semblable à un dragon se posa sur le corps de garde, raclant les pierres avec ses griffes, tandis que sa tête perchée au bout d'un long cou scruta les alentours avec une expression affamée.

La bête était montée par une silhouette vêtue d'une longue cape noire, dont le visage était dissimulé dans la pénombre de son capuchon surmonté d'une couronne de fer.

Le dragon rugit, mais ce cri n'était rien face au grincement produit par son maître. Ce son strident vrilla les tympans de ceux qui l'entendirent, comme s'il gelait leurs cœurs et sapait leur détermination.

Gollum se recroquevilla, poussant un glapissement torturé, passant la main sur ses cicatrices. A quelques mètres de lui, Frodon devint blême, mettant la main sur sa poitrine. Le souvenir de la lame du seigneur des Nazgûl lui revint en mémoire, lors de cette nuit fatidique où il avait été poignardé.

Madoka observa les portes de pierre s'ouvrir, tandis que le pont levis fut abaissé dans un vacarme mêlant cliquetis de chaînes et martèlement martial. Une colonne d'orques émergea de la ville, marchant au pas cadencé en empruntant l'ancienne route vers le Gondor.

- C'est donc ça, murmura t-elle en voyant la horde avancer. Sauron mobilise ses troupes. Il doit se sentir prêt.

- La guerre à commencé, expliqua Gollum. Il ne fait pas bon s'attarder ici, nous devrions déjà être partis !

Sméagol glissa dans les ombres, rampant au milieu des roches et de la bruyère desséchée, avant d'atteindre le pied des falaises sombres.

- Regardez ! appela t-il, satisfait de lui, désignant des marches taillées presque à la verticale dans l'obsidienne. Nous l'avons trouvé !

L'escalier montait, vertigineux. Des milliers d'entailles, parfois taillées à la verticale, formaient un long corridor de marches et d'échelles, lui donnant l'impression qu'elle allait monter le long du rachis d'un titan. Le sommet de l'escalier était si haut, que la jeune fille eut le tournis rien qu'à le regarder.

Gollum passa devant, utilisant ses grands pieds et ses longs doigts pour s'accrocher aux marches millénaires. La créature, frêle et agile, monta sans problème, tout en avertissant les autres des dangers et de la présence de morceaux friables, ainsi que de marches glissantes.

Après quelques minutes d'escalade, Madoka se demanda combien d'ouvriers avaient péri sur ce chantier.

Lorsqu'elle regarda ses pieds, pour s'assurer de sa prise, elle aperçut le pied des montagnes, ainsi que l'immense colonne d'orques qui continuait de quitter Minas Morgul pour se déverser dans les plaines du Gondor, telle une marée implacable.

La hauteur était impressionnante et la jeune fille se cramponna en gémissant. Elle serra les dents, ses doigts se crispèrent, tandis qu'elle se força à respirer calmement.

Madoka serra sa prise, avant de recommencer à grimper, remerciant d'ailleurs Gollum pour sa main tendue.

La compagnie poursuivit son escalade. Après des heures, ils commençèrent à avoir des ampoules aux doigts, tandis que les muscles de leurs jambes commençaient à s'ankyloser, mais ils n'avaient pas le luxe de s'arrêter. S'ils lachaient, ils auraient droit à une chute violente, se concluant par un encastrement dans la roche.

Après deux autres heures, les quatre atteignirent finalement une sorte de palier. L'endroit n'était pas très grand, mais il formait un lieu idéal pour se reposer.

Le petit palier était étroit, alors que la falaise était percée de plusieurs niches peu profondes, les abritant à peine du vent.

- Restons sous les capes, suggéra Frodon en se blotissant dans un creux, s'emmitouflant dans le manteau elfique en se calant dans un recoin rocheux.

Sam souffla, transpirant lourdement en se laissant tomber le long de la falaise.

Le Hobbit à la carrure épaisse but une longue rasade de sa gourde. Il sortit un peu de lembas de sa besace, ce pain elfique très nourrissant et consistant, soigneusement emballé dans des feuilles conservant sa fraîcheur.

Le Hobbit découpa un biscuit en deux, observant son meilleur amie.

- Prenez au moins une petite bouchée, supplia t-il en tandant le biscuit au Hobbit pâle.

Frodon hésita. Cependant, en voyant l'expression inquiète de son ami, Frodon se força à agir pour calmer les inquiétudes de son camarade. Le Hobbit aux yeux bleus saisit le coin du biscuit et l'arracha, avant de le manger sans le moindre enthousiasme.

Le Hobbit faisait peur à voir. Lui qui aimait bien la bonne nourriture, comme tous les Hobbits, ne mangeait presque plus. Depuis presque un mois, il fallait presque le forcer et encore, il ne consommait que des miettes.

Frodon était d'une pâleur inhabituelle. Tout ce qui l'importait, c'était l'Anneau qu'il portait et qu'il caressait dès que les autres ne le regardaient pas.

Madoka mangea une moitié de son biscuit, avant de le remettre dans son étui de chlorophylle. Elle n'avait pas spécialement faim en ce moment et elle rationnait ses vivres.

La jeune fille vit ses mains rougies et cloquées, sentant sa magie guérir ses plaies, ne laissant que quelques croutes sur ses paumes.

Leur guide grimpa sur un autre rocher, se blotissant dans une fissure pour s'abriter hors de la vue de tous. Il se recroquevilla dans un coin, murmurant des propos incohérents entrecoupés de légers gémissements.

La nuit se passa sans le moindre problème. Tout le monde avait dormi, avec plus ou moins de facilité, bien que certains avait veillé et craint d'être attaqués en pleine nuit.

La nuit avait été calme. Aucun orque, aucune menace n'avait été notée. Cependant, dès le lendemain, Sam fit une découverte étrange.

Le gros Hobbit chercha de quoi se nourrir pour obtenir l'énergie nécessaire à la poursuite de l'ascension. En fouillant dans son sac, il remarqua que le lembas avait presque disparu. Il ne restait que un demi biscuit, enveloppé dans les feuilles de mallorne.

Frodon paniqua, puisque c'était là que l'essentiel de leurs provisions était gardé.

Madoka fouilla discrètement son sac et découvrit alors avec soulagement que ses propres rations étaient toujours là, cachées sous des sous-vêtements.

La jeune fille ne dit rien. Elle n'aurait pas hésité à partager avec ses amis, en raison de sa bienveillance naturelle. Cependant, elle préféra ne rien dire pour le moment. Elle voulait comprendre, avant de livrer ces rares ressources. Il serait trop risqué de se retrouver sans nourriture pour finir ce voyage.

Alors que Frodon essayait de comprendre, Sam saisit brusquement le poignet de Gollum et le tira violemment, le faisant s'écraser au sol.

Le guide se réveilla en sursaut. Ses grands yeux ronds trahirent sa surprise et son incompréhension. Il ne devait certainement pas s'attendre à ce que Sam Gamegie ne l'attaque ainsi.

Certes, l'animosité du jardinier envers Gollum était connue, tout comme son attitude protectrice envers Frodon, mais une telle attaque était inattendue. C'était lâche d'attaquer quelqu'un d'endormi et le comportement de Sam sembla étrange, presque suspicieux.

- Qu'avez-vous fait de la nourriture ? s'écria le Hobbit, oubliant où il se trouvait et que la discrétion était leur meilleur atout.

Gollum se débattit, tirant son poignet maigre et glissant en échappant à la prise de Sam.

Le guide bondit en l'air, s'accrochant à une excroissance rocheuse, hors de portée du jardinier.

- Redescendez ! ordonna Sam en tentant de l'agripper, tandis que Frodon essaya de calmer son ami. Dites-nous ce que vous avez fait de la nourriture !

- Qu'est-ce que le stupide Hobbit joufflu veut que j'en fasse ? provoqua Gollum en se reculant davantage.

Frodon décida de s'interposer franchement, s'opposant à Sam en tentant de protéger Gollum.

Madoka ne dit rien. Elle assista à ce navrant spectacle, impuissante, ne sachant pas pour qui prendre parti.

Elle vit bien l'éclat de terreur dans les yeux de Gollum, qui tenta d'utiliser ses rares cheveux comme un écran de protection.

Frodon continua de couper la route de son compagnon aux cheveux bouclés, pour l'empêcher de blesser leur guide, avant de noter un petit détail suspect.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? questionna subitement Frodon, s'attardant sur la cape de Sam.

Le porteur de l'anneau essuya le manteau vert, faisant glisser plusieurs miettes et des cheveux morts.

Sam se tut, alors que le porteur de l'Anneau se figea, scandalisé.

- Des miettes ? s'étouffa t-il. Tu t'empiffres la nuit, quand nous avons le dos tourné ?

Sam devint livide. Il s'immobilisa, le teint gris comme la cendre, mais personne ne sut si c'était parce que sa vilainie avait été mise à jour, où parce qu'il se sentait affreusement trahi.

Madoka ne sut pas quoi dire. Elle ne voulut pas prendre parti, parce que même si elle avait confiance en Sam, la preuve était assez flagrante.

Elle resta silencieuse, n'osant pas intervenir dans la dispute, se contentant d'espérer que ces deux-là se calmeraient.

Elle avait déjà assisté à des disputes entre amis et dans ces cas là, même si un peu de médiation était salvatrice, il ne fallait jamais intervenir à chaud, lorsque la discussion était trop tendue.

Gollum ne dit rien d'autre. Il resta assis sur son rocher, ébahi, comme s'il ne s'attendait pas à cette scène. Il n'intervint pas non plus et regarda les deux amis régler leur querelle ensemble.

- Je suis sûr que c'est Gollum ! accusa Sam, essayant de trouver une réponse logique à cette accusation.

Malheureusement, sa volonté de se défendre devint suspecte aux yeux de Frodon, qui l'interpréta comme un moyen de se disculper facilement.

- Je n'aime pas votre pain répugnant ! riposta le guide au visage décharné, tout aussi hâtif à réfuter ces accusations. Gardez-le !

Frodon serra les dents et alors que Sam allait se jeter sur le rocher où se trouvait Gollum, le vieil être se cacha derrière la Puella Magi.

- Assez, Sam, appela froidement le Porteur de l'Anneau, avec un ton si calme, que l'ambiance se refroidit bien vite.

La colère du fidèle ami retomba, tandis qu'il se reprenait. Sa courte ire venait d'être éteinte par cette froideur.

- Tu dois partir, ajouta Frodon, sans colère ni dégoût, mais avec juste une peine immense. Rentre chez-toi, tu en as assez fait.

Gollum déglutit et une ombre de tristesse sembla passer dans ses yeux, comme s'il revoyait un très vieux souvenir qu'il aurait préféré oublier.

- Monsieur Frodon, bégaya le jardinier, vous ne pensez pas ce que vous dites ...

Les joues de Sam se teintèrent de larmes. Il se sentit affreusement trahi et il ne vit pas que Madoka avait la lèvre tremblante.

Elle ne savait pas comment réagir envers son ami, envers ce compagnon fidèle. Cependant, elle savait que leur mission était d'une importance capitale.

- Je suis désolée, s'excusa t-elle d'une voix tremblante.

Puis, Madoka tourna le dos à Sam et retourna aux côtés de Frodon, laissant le jardinier seul, au milieu des escaliers de Minas Morgul.

Sam se sentit heurté par cette trahison. Il pouvait comprendre l'attitude de Madoka, puisque cela ne faisait que deux mois qu'ils se connaissaient, mais se faire traiter ainsi par son meilleur ami, était absolument insupportable. Comment Frodon pourrait-il remettre en cause sa droiture, après toutes ces années ensemble ?

Les larmes amères glissèrent sur son visage.

Sam détourna le regard et redescendit les marches, tandis que Gollum montrait le chemin aux deux derniers aventuriers qui poursuivaient le voyage vers le Mordor.