Bonjour à tous.
Voici le chapitre suivant, avec une rencontre avec la pire des saletés existant en Terre du Milieu.
J'ai une sainte horreur de ces créatures, alors je dois avouer que la voir sur grand écran m'a donné des sueurs froides.
Bonne lecture.
Chapitre 41 : L'antre d'Arachné
Au frontières du Mordor, Gollum continuait toujours de guider Frodon et Madoka. Le bon Sméagol avait fait le serment de les conduire jusqu'en Mordor, alors il le ferait. Le petit être était le seul pouvant les aider à trouver leur chemin, ce qu'il continuait de faire en respectant son serment.
Les marches innombrables semblaient danser devant les deux héros. A force d'escalader et de gravir ces étroites échancrures, ces milliers de rainures semblaient tournoyer, alors qu'ils avançaient par automatisme, hébétés par leurs mouvements répétitifs.
Finalement, après plusieurs autres séries d'escaliers, Frodon et Madoka arrivèrent enfin au sommet. Les marches laissèrent place à un sentier plat, qui menait vers l'entrée d'un souterrain.
La région était sombre, en raison des nuages de cendres et de la magie maléfique qui régnaient sur ces terres, mais l'intérieur de ce trou semblait plus sombre que tout.
Madoka frissonna, comme si son instinct lui hurlait de prendre ses jambes à son cou.
Elle se rapprocha du Hobbit, qui n'était guère plus rassuré, tandis que son regard scrutait les hautes cimes déchiquetées des pitons rocheux qui formaient le rempart naturel du Mordor.
Ce fut peine perdue. Partout où elle regardait, il n'y avait que des colonnes d'obsidiennes qui montaient vertigineusement en direction des noirs nuages, tandis qu'elle ne voulait pas regarder en contrebas de la falaise bordant le sentier sur lequel ils soufflaient.
Les deux se regardèrent, cherchant un peu de réconfort et de courage en l'autre, comme s'ils espéraient que l'autre suggère de faire demi-tour en premier, afin de fuir sans pour autant être un lâche.
Ni Frodon, ni Madoka, n'osèrent dire un mot. Ils s'observèrent, avant de se focaliser sur le tunnel que leur guide avait trouvé.
Sméagol était déjà entré, s'étant enfoncé d'un mètre à l'intérieur. Silui ne craignait pas d'entrer, pourquoi n'oseraient-ils pas le faire ?
Frodon et Madoka s'avancèrent, prêts à s'enfoncer dans les profondeurs de ce puits qui semblait boire toute lumière, bien que l'on pouvait distinguer d'étranges reflets à l'intérieur.
Lorsque les deux amis approchèrent, ils furent assaillis par une horrible odeur. Cela rappela à Madoka le parfum d'ordures laissées deux semaines en plein soleil, mais en encore plus nauséabond.
- Quelle est cette puanteur ? s'offusqua Frodon en relevant un pan de sa cape devant son nez, se protégeant de l'abjecte exhalation fétide.
- La crasse des orques, répondit Gollum en grimaçant de dégoût. Ils passent parfois par ici, afin de relier Cirith Ungol à Minas Morgul. Souvent, ils jettent leurs ordures dans les tunnels, les laissant pourrir sur place.
Frodon observa le puits et fut envahi par un frémissement, comme un sombre pressentiment qui lui rappela la fois où il avait observé le Seigneur des Nazgûls, durant leur confrontation au Mont Venteux.
- Maintenant que je suis ici, bégaya t-il en frémissant, je ne suis pas sûr d'avoir envie de passer par ici.
- Mais que faire d'autre ? s'étonna Gollum. C'est le seul chemin !
Devant l'hésitation du porteur de l'Anneau, le guide avança vers son maître.
- Entrez, insista Gollum en baissant le volume de sa voix, ou repartez.
Frodon souffla doucement. Il avait une quête à finir et ne pouvait pas se permettre de l'abandonner.
- Cela, rétorqua t-il en se forçant à avancer, je ne peux pas.
Alors, le Hobbit décida de s'enfoncer dans le tunnel.
Gollum sauta en avant, reprenant la tête du groupe.
Madoka hésita. Ce tunnel la terrifiait, mais elle n'était pas non plus enthousiaste à l'idée de rester seule à l'extérieur. Surtout, elle ne voulait pas abandonner Frodon. Elle se sentirait indigne si elle le faisait, elle n'avait pas envie de trahir son ami.
Elle ne pouvait pas faire grand-chose en ce monde, mais si elle pouvait faire le bien et ramener l'espoir et la lumière, elle le ferait sans hésiter. Si quelqu'un lui disait que c'était stupide d'espérer, elle lui prouverait qu'il avait tort. Elle agirait selon ses convictions, pas parce qu'elle le devait, mais parce qu'elle le voulait.
La grotte était sombre, mais on pouvait apercevoir quelques éclats lumineux. Il y avait de rares source de lumière, produites par une étrange mousse luminescente qui poussait sur les parois de roche froide.
La luminosité déclina rapidement, alors que les mousses disparaissaient sous une étrange substance gluante.
Madoka toucha la matière et sentit cette matière froide et collante couvrir ses doigts. Elle recula, mais les filaments visqueux restèrent collés, jusqu'à ce qu'elle s'essuie sur sa robe rose.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda t-elle avec une voix étranglée, regardant autour d'elle.
Frodon s'était avancé et Madoka paniqua, le voyant progresser. Elle poussa un cri étranglé, courant pour le rattraper.
A l'inverse, le Hobbit s'était avancé dans cette grotte, mais il avait perdu de vue les deux autres. Il se retourna, mais ne vit rien bouger dans cette obscurité presque totale.
- Sméagol ? Madoka ? appela le Hobbit, dont la voix trahissait la panique.
La jeune fille se fit entendre, lui tirant un soupir de soulagement.
La Puella Magi avança, utilisant le faible éclat mauve dégagé par sa gemme, produisant une faible lueur qui éclairait le chemin sur à peine deux mètres.
La collégienne avança, avant que sa semelle ne glisse sur une roche humide. Elle sentit sa cheville se tordre, avant qu'elle ne trébuche au milieu d'un amas visqueux. Cela ressemblait à de longs fils et Frodon lui tendit sa main, l'aidant à se relever.
Les deux se regardèrent, inquiets, observant l'environnement obscur dont le sol était jonché d'ossements et de corps.
On pouvait distinguer les cadavres de plusieurs orques, complètement desséchés et vidés de vie, émergeant partiellement de masses gluantes rappelant un cocon.
Un corbeau et des mouches englués pendaient au plafond. En voyant ceci, cela rappela à Frodon les petits arachnides qui se cachaient dans les combles du trou de son oncle, terrés dans un coin en attendant qu'un moucheron ne se colle dedans.
Les deux amis comprirent rapidement où ils étaient, mais au vu des proies conservées, de la masse de soie et de la taille des fils, ils n'eurent aucune envie de retrouver la bête ayant tissé ces toiles.
Un bruit léger se fit entendre, avant de disparaître soudainement. Madoka et Frodon regardèrent dans l'obscurité qui les enveloppait, tentant de discerner quelque chose.
La Puella Magi prit son arc et encocha une flèche. Une lueur rose entoura sa flèche, projetant un faible reflet améthyste sur les murs.
Le Hobbit se souvint alors de son présent, cette étrange bouteille de cristal offerte par la reine de Lorien.
Il retira son sac et l'ouvrit, prenant la fiole de verre contenant un liquide incolore, aussi pur que de l'eau.
Frodon murmura quelques mots en elfique et le liquide émit une intense lueur blanche. La lumière était forte, sans être éblouissante. Elle était agréable à regarder et redonnait un peu d'espoir, dans cet espace où les ténèbres régnaient sans partage.
Frodon remarqua que quelque chose bougea dans l'un des passages. Lorsqu'il pointa la fiole vers le trou, une monstrueuse silhouette se révéla alors à leur vue.
Une tête poilue, ornée de mandibules et de huit yeux les observait depuis les tréfonds de son antre, avançant silencieusement.
Madoka poussa un cri d'horreur, décochant une flèche sur le monstre.
Le projectile éclata en projetant de belles flammes roses. La bête recula, mais les flammes révélèrent le reste son corps venu, orné de huit pattes.
Madoka n'aimait pas les araignées. Elle avait toujours détesté la façon dont ces bestioles évoluaient silencieusement, restant immobile de longs moments et lorsqu'on les trouvait, elles s'enfuyaient en avançant rapidement avec cette démarche désarticulée et grouillante.
Elle n'en voyait que rarement, étant donné que son père faisait régulièrement le ménage et que dès qu'elle en voyait une, elle criait pour que son père s'empresse de venir l'écraser.
La taille de celle-ci la fit hurler d'horreur et Madoka s'enfuit dans la direction opposée. Elle emprunta un couloir au hasard, utilisant sa gemme pour s'éclairer, tout en espérant que ce chemin la mènerait vers l'extérieur et pas dans une impasse.
Frodon suivit Madoka. Lorsqu'il jeta un coup d'œil derrière lui, pour voir s'il était toujours traqué, il aperçut le corps boursouflé de l'araignée géante se mouvoir dans la pénombre.
Le Hobbit rejoignit son amie et attrapa la main gantée de Madoka. Ils coururent dans les couloirs sombres, évitant un passage barré par une toile gluante, suivant une voie qui semblait libre.
Soudainement, l'araignée géante cessa de les traquer, disparaissant en restant en retrait.
Cet abandon était trop suspect pour les rassurer. La bête était rusée et au vu des nombreux tunnels, elle devait connaître de nombreux passages.
Le Hobbit continua de courir à l'instinct, tenant fermement son amie, refusant de la lâcher.
Après une cinquantaine de mètres, ils atteignirent un croisement. Le regard bleu de Frodon trahissait sa peur, alors qu'il ne savait pas quel chemin prendre.
Avant qu'ils ne puissent choisir, une patte griffue surgit du plafond. Le corps massif de l'arachnide s'écrasa sur eux.
Par réflexe, Frodon lâcha Madoka et la poussa sur le côté, lui évitant d'être écrasée par le corps massif.
Les deux amis furent séparés par l'araignée géante, qui ne sut qui attaquer en premier.
Arachné fit un mouvement grotesque, poussant Madoka à fuir le plus vite possible.
La jeune fille s'engagea dans un couloir plus étroit, ne se retournant pas une seule seconde.
La jeune fille courut si vite, que lorsqu'elle passa dans l'étroite fissure, elle sentit les extrémités de son arc se bloquer sur les roches irrégulières.
Madoka paniqua et força son chemin. Elle fit une violente embardée en avant, brisant l'arc qui la retenait.
Sous la violence du coup, la jeune fille perdit l'équilibre et elle s'écrasa dans une masse de soie collante et de cadavres.
Sa gemme se décrocha et roula sur la roche, glissant dans un petit recoin sombre.
Perdue dans les ténèbres, Madoka aperçut le fin éclat et elle se débattit pour rejoindre sa pierre magique.
Elle se releva, pataugeant dans une masse blanche et collante, tandis qu'un animal mort lui tomba dessus.
Elle serra les dents, refusant de dévoiler sa position en criant, mais un gémissement de terreur franchit le barrage de ses lèvres.
Madoka glissa sur les toiles, plongeant sa main dans une fissure. Ses doigts glissèrent sur l'orbite vide d'un crâne, alors que ses ongles caressèrent l'écrin doré de sa gemme.
Elle tendit ses muscles, saisissant l'une des perles de sa gemme, réussissant à la saisir avec l'extrémité de ses ongles.
Couverte de sueurs froides, elle récupéra sa gemme et la rangea précipitamment dans une poche.
Madoka regarda autour d'elle, cherchant une trace de l'abominable créature qui les traquait.
Elle ne vit rien. Cette caverne semblait silencieuse, aussi sinistre qu'un tombeau et elle avait l'impression que l'espoir l'avait abandonnée.
Madoka se ressaisit, refusant d'abandonner. Lorsqu'elle releva la tête, elle aperçut un petit filet de lumière percer à travers un boyau.
Le couloir en question débouchait sur une petite caverne. L'une des parois était percée d'un orifice suffisamment large pour être emprunté.
A cette vue, Madoka sentit la joie et l'espoir regagner son cœur.
La Puella Magi à la robe poisseuse se rua à travers les corps et les ossements, atteignant la fissure en quelques secondes.
Arrivée devant la passe, Madoka sentit l'air frais lui parvenir, alors que la lumière de la liberté la tentait.
La jeune fille sourit, s'engouffrant précipitamment à travers la fissure.
Après quelques contorsions, elle retrouva finalement l'extérieur. Elle se retrouva dans un col étroit, fait de pierres grises et sinistres, comme si la mort avait déposé son linceul sur ces terres. Le ciel était obscurci, mais elle put tout de même distinguer la pâle lueur de l'astre diurne.
Tout était sombre en ce lieu maudit, mais au moins, elle était à l'extérieur. Un sourire ravi gagna son visage, tandis que son cœur battait plus légèrement, tant l'allégresse était grande.
Madoka essuya son visage, rejetant le fil de soie qui s'était collé à ses couettes, se débarbouillant du mieux qu'elle pouvait.
Maintenant qu'elle était hors de l'antre du monstre, elle se reprit, avant d'observer prudemment ses environs. Les lieux n'étaient pas sûrs pour autant, même si elle était enfin hors de portée de cette monstruosité aux yeux multiples.
La jeune fille s'avança, essayant de trouver une position plus élevée, pour essayer de se repérer et de trouver une trace de son ami.
Avec prudence, elle regarda autour d'elle, essayant de voir si quelque chose tentait de se dérober à sa vigilance.
Partout où elle regardait, elle ne vit que pierres éboulées et poussière. Le silence était omniprésent et chaque sifflement du vent la fit paniquer. Elle craignait de voir débarquer des orques, ou l'éventuelle progéniture de cette bête.
Madoka déglutit, alors que son regard d'un rose dragée trahissait sa panique. Elle était sans nouvelles de son camarade. Frodon était peut-être toujours là-dedans. Il était encore traqué par cette créature, voire pire.
La jeune fille voulut éviter de penser à cette idée. Elle devait faire quelque chose et elle saisit sa petite dague, observant l'entrée du tunnel.
La détermination de Madoka faiblit. Elle voulait aider Frodon, mais elle était terrifiée à l'idée de retourner là-dedans. Elle ne voulait pas revoir cette monstruosité.
Cependant, Madoka n'était pas à l'abri. Elle pensait être à l'abri, protégée par la faible lumière du jour, mais elle sous-estimait gravement l'appétit et la malignité de l'araignée qu'elle avait humiliée.
L'énorme bête n'avait pas dit son dernier mot. Elle avait quitté son antre, refusant de laisser une proie tendre s'échapper.
Le monstre obèse connaissait tous les recoins de son antre, ainsi que toutes les sorties menant au col. Elle était ici depuis des millénaires, étant bien plus ancienne que Sauron et avait vu la première chute du Seigneur des Anneaux.
L'araignée rampa silencieusement sur les rochers, se positionnant au-dessus de sa proie.
Brusquement, Madoka entendit des sons derrière elle. Cela ressemblait à des sons de lutte, tandis qu'elle reconnut le glapissement suraigu de Gollum.
Elle sentit la colère la gagner, avant d'être submergée par la déception. Elle avait fait confiance à cette créature, mais Gollum avait feint l'obéissance, jusqu'à les mener dans un piège qui aurait pu leur être fatal. Gollum les avait finalement trahis, révélant son véritable dessein, qui était de récupérer son précieux.
Madoka s'avança vers la falaise, qui surplombait un gouffre et une petite route qui serpentait de l'autre côté.
La jeune fille tenta de discerner quelque chose, ne serait-ce qu'un indice pour retrouver son ami.
- Frodon ? appela t-elle, tentant de trouver son compagnon. Je suis ici !
Elle ne put dire un mot de plus, puisque l'énorme araignée se jeta sur elle. Madoka hurla, avant d'être plaquée par l'énorme créature au corps couvert de chitine.
Madoka se débattit hystériquement, tentant de frapper une patte à l'aide de sa dague. Le métal ripa contre la couche noire, tandis que l'araignée plaqua Madoka au sol, la maintenant bloquée à l'aide de ses pédipalpes. Madoka se débattit, hurlant et pleurant, terrifiée par ces huit yeux noirs.
Arachné passa à l'attaque, ne voulant pas perdre sa proie. Un aiguillon luisant de poison émergea de l'extrémité de l'abdomen, se plantant dans la poitrine de la Puella Magi, juste au niveau du cœur.
Madoka ne poussa pas un cri. Elle regarda avec incrédulité la pointe noire se retirer de sa poitrine.
- Mais, murmura t-elle en laissant un filet de salive couler sur son menton. Les araignées n'ont pas de dard.
La jeune adolescente s'effondra en arrière. Ses yeux se révulsèrent, alors que l'immonde arachnide recula. Son énorme corps poilu se prépara, ses pattes se posèrent autour de la jeune fille, qui sombra sous l'effet de la toxine.
Arachné se jeta sur sa proie, la manipulant à l'aide de ses mandibules, commençant à l'envelopper d'un cocon de soie protectrice.
Alors que l'immonde arthropode couvrait la jeune fille de mucus et de soie, une lueur éclaira son corps massif.
- Laisse-là ! ordonna Frodon avec détermination.
Le Hobbit s'avança, l'épée à la main, tout en s'abritant avec la fiole lumineuse.
La créature poussa un sifflement pouvant s'apparenter à du mépris. Gênée dans la conservation de son repas, elle lâcha Madoka et se jeta vers Frodon pour éliminer ce gêneur qui rejoindrait bientôt ses toiles infinies.
Le Hobbit porta un violent coup d'épée pour sectionner la première patte à portée, mais son coup ne fit qu'entailler la chitine.
Arachné recula et écarta ses membres, profitant de sa taille pour pouvoir mettre ses pattes le plus loin possible du Hobbit. Elle repassa à l'attaque et lorsque le Porteur de l'Anneau frappa de nouveau avec sa dague, elle saisit le métal entre ses deux crochets.
Frodon tira pour dégager son arme, mais l'araignée fut plus agile. D'un mouvement de son corps, elle arracha l'arme des doigts moites de Frodon et la rejeta au loin.
Le porteur de l'Anneau courut vers son arme, mais la bête rusée posa une patte sur le plat de l'arme, la rejetant derrière elle.
L'araignée se rua alors vers le Hobbit désarmé, mais celui-ci agita sa fiole lumineuse devant les yeux multiples.
Arachné se couvrit la tête avec une patte, mais elle se contorsionna, se jetant sur le Hobbit désarmé pour l'écraser de son corps massif.
Elle bondit, écrasant son abdomen recouvert de fourrure sur le sol. La bête frappa à l'aveuglette, dégainant son dard luisant d'une puissante toxine.
Arachné frappa le sol, tentant d'empaler le Hobbit. Frodon rampa, esquivant le dard de la bête qui eut du mal à se retourner rapidement. Il profita de ce répit pour récupérer son arme et repartit affronter le monstre avide.
D'un coup net, il trancha l'une des pattes massives. Arachné poussa un glapissement rauque, tandis qu'elle recula de façon anarchique, tentant de stabiliser son corps massif.
L'araignée frappa de ses mandibules, mais Frodon esquiva et frappa la tête, parvenant à percer l'un des yeux noirs.
Arachné glapit de douleur et de fureur, frappant à l'aveuglette tout en se mouvant de façon anarchique.
A cet instant, alors que l'abomination était sonnée par le coup qui venait de lui être infligé, une autre silhouette lui sauta dessus. La petite forme frappa la tête, fendant deux yeux d'un coup sec.
L'araignée glapit, se contorsionnant brusquement en éjectant son assaillant.
Frodon profita de l'occasion et porta un autre coup de sa lame dans l'abdomen massif.
Arachné poussa une plainte, reculant légèrement. Elle essaya de passer à l'offensive, mais Frodon l'aveugla.
- Recule, immonde bête ! ordonna t-il en avançant avec la fiole de Galadriel.
L'araignée essaya une ultime offensive, mais la lumière eut raison de son courage.
Elle savait quand se battre et quand se rendre. L'immense bête concéda la défaite et se replia. Elle recula et rampa dans un trou, regagnant les profondeur de son antre.
Frodon se retourna et vit alors que celui qui avait attaqué l'araignée n'était personne d'autre que son fidèle Sam.
Il se jeta dans les bras de son ami, les larmes aux yeux, regrettant tous les mots durs et cruels qu'il aurait pu dire.
Sam lui adressa un sourire, signe qu'il lui pardonnait. Les deux amis n'avaient besoin d'aucun mot pour échanger leurs sentiments.
Ils se séparèrent bien vite, se dirigeant vers leur amie qui n'avait pas eu autant de chance qu'eux.
Ils s'agenouillèrent devant le cocon de soie, qui recouvrait totalement le corps immobile de Madoka.
Sam arracha la masse de fils, dévoilant le visage de la Puella Magi aux cheveux roses. Elle était livide, comme si son sang avait été égoutté. Ses paupières entrouvertes laissaient voir ses yeux ternes et dépourvus de vie, comme deux billes sales.
Elle ne bougeait plus, aucun mouvement de respiration n'était visible et tout son corps était froid.
- Non, ce n'est pas possible, murmura Frodon en regardant la jeune fille immobile. Madoka ...
- Vous ne dormez pas, comprit Sam en pleurant. Vous ... vous êtes morte. N'allez-pas là où nous ne pouvons pas vous suivre.
Les deux amis étaient totalement abattus par ce constat, alors qu'ils réalisaient ce qui venait de se passer. Leur camarade, celle qui souriait toujours, qui était sans cesse optimiste, était morte. Madoka venait de mourir et à part eux, il n'y avait personne pour lui rendre hommage. Madoka était morte, seule, loin de ses amies et de sa famille.
Les conséquences de la trahison de Gollum s'affichèrent devant eux. L'amertume et la douleur les gagnèrent, alors qu'il voyaient toute l'étendue dramatique consécutive aux machinations de leur guide. A cause de cet être ...
Frodon serra les poings, tellement en colère qu'il n'arrivait même plus à suivre le fil de ses pensées. Sam remarqua alors un détail sur la dague elfique de son ami.
La lame luisait d'un bleu prononcé, qui s'amplifiait de plus en plus.
Les deux amis entendirent les pas des orques, qui n'avaient rien de discrets. Les orques étaient patauds et bruyants, agissant sans crainte et sans discrétion, puisqu'ils étaient dans leur domaine. La troupe parlait fort et laissa largement le temps aux deux amis de se dissimuler dans un recoin, utilisant leurs capes pour se dérober aux regards indiscrets.
Alors que les orques approchèrent du sentier, ils remarquèrent un cocon blanc en plein milieu du chemin.
- Regardez ! s'exclama un des monstres au visage fin, dont la ceinture de cuir était dotée d'un fouet. On dirait que notre vieille Arachné s'est amusée un peu.
- C'est comme ça qu'elle aime manger, renchérit un autre. Elle l'a piquée avec son aiguillon et son corps est devenu aussi flasque qu'un poisson sans arêtes. Elle sera réveillée dans quelques heures.
Ces mots suscitèrent l'incrédulité des deux espions, ainsi qu'un espoir sans bornes. Leur amie était vivante.
- Sauf si Arachné revient, coupa un troisième. Elle va vouloir récupérer son repas pour jouer avec dans son antre. Je ne tiens pas à être ici lorsqu'elle reviendra.
Un tas de grommellements ressemblant à des approbations émana de la mêlée.
- Ramenons-là à la tour, ordonna le capitaine. On pourra l'interroger dans peu de temps.
- Elle se demandera ce qui lui est arrivé, grogna un orque.
- Et ce qui va lui arriver ! surenchérit un autre en riant. Elle souhaitera ne jamais être née.
Plusieurs orques rirent, comme s'ils étaient impatients de pouvoir interroger leur captive.
Le capitaine de l'escouade ordonna à deux de ses hommes de prendre la jeune fille avec eux.
Frodon et Sam regardèrent les orques partir avec la jeune fille aux cheveux roses, totalement impuissants à aider leur camarade.
Madoka était vivante, mais aux mains de l'ennemi.
