Bonjour à tous !
Voici la suite, du point de vue de Sayaka et Kyôko.
N'hésitez pas à me faire part de vos reviews.
Bonne lecture !
Chapitre 42 : Un plan risqué
Sayaka repoussa doucement le drap blanc qui couvrait son corps, vêtu d'une simple chemise de lin blanc. Elle s'y reprit à trois fois, utilisant sa main gauche avec laquelle elle n'avait jamais été habile.
La jeune fille regarda sa main droite encore partiellement bandée, couverte de cataplasmes odorants.
La jeune fille essaya de faire un mouvement, mais ses doigts glacés ne bougèrent pas. Malgré toute sa volonté, elle avait l'impression de porter un morceau de chair morte.
C'était ironique, songea t-elle. Lorsqu'elle avait découvert la vérité sur sa gemme, elle s'était considérée comme un zombie, comme rien de plus que de la viande froide manipulée à distance. Maintenant, son bras tait réellement mort.
Elle soupira, frictionnant son membre frigorifié, tentant d'y ramener la vie. Elle tordit ses doigts, faisant bouger les tendons, mais il y avait toujours une certaine raideur dans ses extrémités.
- Tu te sens mieux ? s'inquiéta Kyôko, veillant sur son amie depuis la veille.
- Je récupère encore lentement, répondit Sayaka. Mais je crois que je sens la vie couler de nouveau dedans. C'est moins glacé, plus ... diffus.
La rousse, soupira, soulagée.
Elle se rassit, passant une main sur son visage au teint cireux et légèrement cerné.
La magie noire du roi sorcier avait été tenue en échec par la puissance de Gandalf et de l'anneau de guérison que Sayaka portait constamment.
La veille, Aragorn avait passé près d'une heure à murmurer des formules en un langage oublié de beaucoup, aidant Sayaka à chasser les influences maléfiques qui étaient restées dans son corps.
Sayaka grimaça, sentant une pulsation regagner son bras. Elle observa sa paume, toujours d'un blanc crayeux, faisant glisser un doigt sur la petite cicatrice courrait le long de sa peau, encore creusée dans sa chair.
Elle tenta de faire un mouvement, mais son bras resta toujours inerte.
- Je me sens mieux, mentit-elle en se redressant, observant sa tenue qui attendait sur un petit meuble.
La jeune fille se leva, quittant le lit dans lequel elle reposait. Elle sentit ses jambes lourdes menacer de la faire tomber, mais elle se redressa.
- Je vais me changer, déclara alors la justicière convalescente, alors qu'une infirmière se dirigeait vers la Puella Magi.
La dame en blanc tenta d'inciter la jeune fille à rester couchée, mais Sayaka se contenta de rouler des yeux.
- Je vais bien, répéta t-elle en réitérant son mensonge.
Kyôko plissa ses yeux de rubis, mais ne dit rien. Elle savait que son amie était plus qu'obstinée et elle n'avait pas envie de commencer un combat contre elle.
Sayaka saisit sa tenue et commença à retirer sa chemise de nuit, avant de se raviser.
Sayaka regarda autour d'elle, voulant s'assurer que personne ne l'observe, puisque les paravents ne cachaient que les côtés du lit.
La jeune fille déglutit, esquivant le regard inquisiteur de son amie.
- Kyôko-chan, supplia t-elle avec un ton extrêmement gêné. Est-ce que tu peux te retourner ?
- Pourquoi ? questionna la rousse avec une moue curieuse et innocente, qui n'avait rien d'innocente. J'ai déjà tout vu.
La guerrière courageuse, celle qui n'hésitait pas à protéger ses amis, qui avait affronté un Nazgûl, devint totalement écarlate à l'idée de se dévêtir devant son amante.
- D'ailleurs, murmura Kyôko avec une voix suggestive, tu ne peux pas utiliser ton bras. Alors, je vais devoir t'aider.
Sayaka soupira, exaspérée par la perversité de son amie. En même temps, voir Kyôko agir avec douceur, tout en étant protectrice, avait quelque chose d'agréable. C'était assez rare pour être noté, alors elle allait profiter de ces moments avec son amie.
La rousse se montra étonnamment douce, aidant la justicière à se vêtir.
Bien sur, elle ne put s'empêcher de faire glisser sa main sur les jambes musclées et les fesses fermes de son amie, mais elle ne la taquina pas trop.
Après quelques minutes, Sayaka était rhabillée, bien qu'une rougeur persistait à s'attarder sur ses joues. La jeune fille ne peut s'empêcher d'adresser un sourire coquin à son amie.
- Je me sens encore faible, murmura t-elle en simulant. Lorsque tu m'as revêtue, je me suis sentie nouée. J'espère que ce soir, tu pourras me donner un petit massage.
Kyôko eut un petit sourire, dévoilant une canine saillante.
Elle avait hâte d'être à ce soir, du moins si les choses se passaient bien. Il y avait toujours des imprévus qui avaient le don de gâcher des projets bien huilés, alors elle allait ne pas trop s'exciter.
Sayaka vérifia d'une main distraite que sa ceinture était bien serrée, afin d'éviter de faire tomber sa jupe.
Les deux amies reprirent leur marche, passant devant les nombreux lits. Malgré les paravents, on pouvait entendre les blessés gémir par moments. Parmi ces gens là, se trouvaient les malheureux survivants de la bataille, ceux qui resteraient infirmes, marqués dans leur chair et dans leur âme par cette féroce guerre.
Les deux amies baissèrent les yeux, ne serait-ce que par pure pudeur, mais aussi un peu par honte.
Elles avaient survécu, tandis que tant d'autres n'avaient pas eu cette chance.
Les deux amies se turent, passant devant le lit où reposait Faramir. Le capitaine du Gondor n'était pas au meilleur de sa forme. L'archer d'exception avait été blessé lors de la défense de la ville, lorsqu'il avait fallu repousser une vague d'orques tentant de s'infiltrer au troisième niveau.
Faramir avait été touché par une flèche empoisonnée et si le poison avait été chassé de son corps, il n'en était pas de même pour celui enserrant son esprit. Il avait été informé du retour du roi du Gondor, tout comme de la mort de son père durant le siège.
Les rumeurs avaient vite couru et Sayaka avait été informée par son amie. L'intendant Denethor avait énergiquement conduit les troupes, organisant la défense en appelant renforts et alliés, mais cet homme âgé avait surestimé ses capacités. L'homme ne dormait guère, veillant à tout avec la minutie qui avait toujours caractérisé son règne.
Cependant, alors que la bataille battait son plein, la fatigue accumulée et la tension constante avaient eu raison de lui. Son cœur n'avait pas tenu le choc.
L'intendant du Gondor était en train de donner des ordres aux différents messagers qui faisaient régulièrement le lien entre la citadelle et les différents fronts, lorsqu'il avait prononcé un discours endiablé. Après quelques mots, il s'était tu, la bouche ouverte. Il avait écarquillé les yeux, posant une main sur sa poitrine, avant de s'écrouler, toujours vêtu de son armure.
Denethor avait péri, faisant une crise cardiaque. Sa mort avait d'ailleurs eu lieu au même moment où la porte de la ville avait cédé.
Bien évidemment, tout le monde avait fait le lien et beaucoup y voyaient un symbole, un lien entre sa mission de défendre la cité blanche et son rôle d'intendant.
Sans qu'elles ne s'en rendent compte, les deux amies avaient quitté les maisons de guérison et s'étaient retrouvées dans les jardins suspendus reliant la citadelle à la montagne servant d'appui à la capitale du Gondor.
La justicière aux cheveux azurés observa quelques fleurs rouges qui grimpaient au milieu de lierre grimpant, dont la couleur des pétales était une nuance plus claire que les cheveux de son amie.
Cependant, les deux jeunes filles n'étaient pas des écervelées. Elles ne voulaient pas rester tenues dans l'ignorance et voulurent rester au courant de ce qui se tramait dans les halls de marbre.
Le duo emprunta les escaliers, montant jusqu'au au septième niveau.
Elles passèrent devant deux gardes, vêtus d'armures brillantes décorées des armoiries du Gondor, dont les casques étaient ornés de plumes de goéland. Les deux gardes restèrent immobiles, leurs lances dirigées vers le ciel. Totalement stoïques, les soldats restèrent figés, comme deux statues qui veillaient sur le promontoire.
Les deux filles continuèrent leur marche, jusqu'à atteindre les portes de la citadelle.
Les battants de bois verni, ornés de sculptures et d'armoiries s'ouvrirent à leur approche, comme s'il s'agissait d'une invitation à entrer.
Les deux amies pénétrèrent à l'intérieur, observant l'intérieur de la salle du trône du royaume, une chose qu'elle n'avaient jamais vu. C'était excitant de découvrir le cœur du pouvoir d'un autre royaume et de pouvoir y pénétrer.
L'immense salle de marbre blanc était déjà occupée, mais elle était si vaste que les piliers et les statues colossales semblaient écraser les visiteurs. Chaque colonne limitait une alcôve occupée par une statue éclairée par le soleil, les fenêtres auréolant ces anciens rois d'une lumière sacrée.
La salle était lumineuse, comme si les marbres avaient une lueur propre. Tout baignait dans une aura de pouvoir, qui semblait cependant être éclipsée par l'ombre portée du trône vide.
A l'intérieur de cette salle, les deux amies retrouvèrent leurs compagnons, ainsi que nombres de nobles issus de tout le royaume.
Aragorn semblait présider cerre réunion. Leur compagnon de coyage était vêtu d'une tenue bien plus élégante que celle portée jadis par le baroudeur crasseux que Sayaka avait rencontré à Bree. Son gilet de velours, ainsi que ses bottes neuves et son pantalon immaculé indiquaient qu'il avait été bien équipé. Il semblait clair que le rôdeur avait accepté son destin.
- Vous êtes déjà debout ? s'étonna Gimli. Je pensais que vous mettriez un peu plus de temps pour récupérer de votre combat. Vous êtes décidément pleine de surprises.
Derrière lui, Gandalf leur adressa un sourire énigmatique, comme il savait si bien les faire. Le magicien l'avait aidée, mais c'était avant tout la volonté propre de l'adolescente, qui l'avait sauvée.
- C'est une bonne chose que de vous revoir saine et sauve, salua à son tour Aragorn.
La justicière le salua, le remerciant de sa sollicitude, avant de regarder autour d'elle. Eomer n'était pas présent, ce qui était curieux en raison de son important statut, mais elle en tira bien vite la conclusion qui s'imposait. Le Maréchal du Rohan devait avoir péri lors de l'attaque.
La justicière s'approcha de Théodred, qui avait grise mine. Elle ne l'avait guère vu, puisque ce prince n'avait pas été très bavard en leur compagnie.
- Sire, salua t-elle poliment, car elle ignorait si ce souverain serait aussi bienveillant que son père. Je vous offre mes condoléances.
Le blond la remercia légèrement, acceptant cet hommage, avant de se concentrer sur la carte étendue sur la table.
- Je suis vraiment navrée, s'excusa t-elle avec un ton coupable. Je n'ai pas pu intercepter le Roi Sorcier avant l'attaque fatale.
- C'est donc vous qui avez vaincu le Seigneur des Neuf ? s'enquit un bel homme à l'armure ornée d'un cygne blanc.
La jeune fille lui adressa un signe de la tête, assez bref au point d'être presque insultant.
Plusieurs autres personnes se tournèrent vers elle, curieux et surpris. Cette jeune fille était vraiment jeune et penser qu'elle avait vaincu celui qui inspira horreur et folie durant des millénaires, était réellement effrayant. Il ne fallait pas s'attarder sur ce charmant visage, puisque derrière, il dissimulait une combattante redoutable.
- Mais permettez-moi de me présenter, reprit l'aristocrate avec une attitude condescendante. Je suis Imrahil, fils d'Adrahil, vingt-deuxième prince de Dol Amroth. Quel est le nom d'une aussi ravissante et courageuse Demoiselle ?
- Je suis Sayaka de la famille Miki, répondit la justicière. Enchantée de vous rencontrer.
Les différents vassaux du royaume observèrent cette adolescente, dont la jeunesse et la vêture leur semblait indécente. Sa jupe courte laissait voir sa peau et ses longs bas ne laissaient guère de place à l'imagination. Surtout, ce qui était choquant, c'était qu'elle dévoilait son nombril, percé par une bague ornée d'un bijou céruléen.
Totalement ignorante de son indécence, où totalement indifférente à ce que les autres pensaient d'elle, la jeune fille resta avec les hommes. Cependant, elle ne se mêla guère aux nobles, restant près de ses compagnons de voyage.
- Vous semblez mal à l'aise, nota Gimli en apercevant cette manie qu'elle avait de croiser les doigts. Qu'est-ce qui vous trouble ?
Sayaka soupira, alors que son regard se porta vers l'horizon visible à travers les portes de ouvertes. Au loin, elle voyait ces montagnes, dominées par d'épais nuages d'orage et de cendres.
- J'ai peur pour Madoka, avoua t-elle. Lors de mon combat contre le Roi-Sorcier, il m'a dit qu'elle avait été capturée. Je ne peux m'empêcher de croire que ce n'est que mensonges et manipulations pour me saper le moral, mais je suis inquiète à son sujet. J'ai besoin d'avoir des certitudes. Je veux savoir comment se porte ma meilleure amie.
- Sayaka, rassura Kyôko, je te promets que nous la trouverons. Aie confiance en elle, ce jour est de bonne augure pour toi.
- Pourquoi donc ? s'étonna la jeune fille.
Kyôko la regarda avec une expression surprise.
- Ignores-tu la date ? demanda t-elle, avant que Sayaka n'acquiesce de la tête. Nous sommes le 16 mars. C'est ton anniversaire, aujourd'hui.
La jeune fille sembla surprise, étonnée que sa camarade se soit souvenue de la date et qu'elle y pense en de telles circonstances.
- J'avais totalement oublié, avoua Sayaka. Cependant, ce n'est pas vraiment ma priorité en ce moment. Ce qui m'intéresse est de savoir ce qui nous attend.
La Puella Magi observa les nobles assemblés et sourit. Elle les observa, écoutant leur délibérations avant de s'incruster dans la conversation.
Les défenseurs de Minas Tirith avaient vaincu une part de l'armée de Sauron, mais il devait sans doute lui rester des forces derrière les murs du Mordor.
- J'ai bien compris que cette réunion est un conseil de guerre devant mettre au point une stratégie, commença Sayaka.
- Vous devinez bien, répondit Aragorn.
La jeune fille grinça des dents, mais ne dit rien. Le fait que ce soit Aragorn qui prenne la parole indiquait bien qu'il était celui menant les choses. Il semblait avoir réussi à obtenir l'obéissance des vassaux et bien qu'il ne soit pas encore couronné, il était déjà roi dans les faits.
Les deux amies s'invitèrent dans la conversation, se contentant d'écouter.
Elles n'avaient guère de choses à dire, puisque ce n'était pas elles qui avaient la vie de centaines de soldats entre leurs mains. De plus, elles n'étaient pas des stratèges. Réagir au combat était une chose, puisqu'elles se débrouillaient bien lors de leurs affrontements contre les sorcières, mais la mise en place d'un plan d'attaque était autrement plus ardu. La logistique était une inconnue pour elles.
- Si je comprends bien, questionna Kyôko, votre plan se base sur une diversion ? Vous souhaitez provoquer Sauron pour dégager une voie à Frodon ? Qu'est-ce qui vous fait penser qu'il réagira et mordra à l'hameçon ?
- Je l'ai humilié, révéla Aragorn. Plus tôt dans la journée, j'ai utilisé le Palantir que Akemi nous a laissés. Je suis entré en contact avec lui et je lui ai montré Anduril. Ses doigts n'ont pas oublié l'épée d'Elendil. Il était vraiment furieux.
- Si une épée me coupait les doigts et me condamnait à trois millénaires d'errance, moi aussi je serais furieuse, concéda la rousse. Ma vengeance se focaliserait sur cette arme et son porteur.
C'était le but recherché. L'armée allait se réunir devant la Porte Noire, afin d'appâter les troupes de Sauron et de vider les plaines de Gorgoroth. Dans le même temps, une part du corps d'armée irait reprendre l'île de Cair Andros, afin de couper la route aux orques qui viendraient du Nord.
- C'est une tenaille, comprit Sayaka en observant les rares ponts présents sur le fleuve. L'armée va occuper deux points stratégiques qui bloqueront les sorties par le nord du Mordor. Comme la forteresse de Minas Morgul s'est vidée, Sauron devra forcer ce blocus, sous peine de devoir assister à un renforcement qui le bloquera dans ses terres.
- De plus, ajouta un des puissants barons, lorsque nous passerons devant le val de Morgul, nous ferons détruire le pont. Cela ne les empêchera pas de passer, mais cela ralentira considérablement la traversée par une armée.
La jeune fille hocha de la tête, impressionnée par ce plan.
- Présenté comme cela, admit-elle, ça à l'air tellement simple que j'ai l'impression que c'est réalisable avec facilité.
- Rien n'est facile, contra Aragorn. Vous le savez très bien et la bataille s'annonce plus dure que celles que nous avons vécu jusqu'à présent.
- Je le sais bien, rétorqua Sayaka. Mais c'est si bien ficelé sur le papier, si bien planifié, que ça me rend espoir. J'aurais presque hâte d'y être, pour qu'on puisse enfin aider nos amis.
Elle espérait vraiment que Madoka allait bien.
Alors qu'elle se mordait la lèvre,de nombreuses têtes se tournèrent vers elle, tandis qu'un noble l'observa avec incrédulité.
- Vous comptez venir ? demanda t-il, comme si ce fait était si incongru, qu'il lui semblait absolument irréel.
- Ma meilleure amie est en Mordor, répondit sèchement Sayaka. Je vais combattre pour l'aider. Si vous souhaitez m'en empêcher, je vous souhaite bien du courage.
Kyôko mit une main sur son épaule, l'aidant à conserver sa retenue.
Sayaka se retourna, souriant à sa camarade vêtue de sa robe cramoisie. Décidément, c'était souvent Kyôko qui la calmait en ce moment, contrairement à leurs débuts où Sayaka était moins excitée que la rousse.
L'orpheline remarqua que Sayaka ne perdait son calme que lorsqu'elle était inquiète où que ses amies était en péril. La justicière était un peu plus solide mentalement, mais dès que ses amies où ses valeurs étaient mises en péril, elle recommençait à angoisser et à sombrer.
Kyôko ne voulait plus jamais revoir ce visage pâle, dont les yeux vides étaient entourés d'immenses cernes pourpres. Elle ne voulait plus voir son amante plongée dans un état de folie, qui la faisait osciller entre des périodes d'hystérie et des moments de dépression.
Personne ne trouva rien à redire à l'affirmation de Sayaka. La jeune fille était déterminée et même si Aragorn lui donnait l'ordre de rester, elle n'obéirait pas.
Après quelques nouvelles discussions, ainsi que de longues négociations, les capitaines de l'ouest tombèrent enfin d'accord. Ils décidèrent de partir le surlendemain. Ce faisant, ils laisseraient aux hommes une journée de repos, avant de mettre en branle leur stratégie pour triompher définitivement du Mordor.
