Bonjour tout le monde!

J'étais inspirée cet aprèm' du coup j'ai pu rapidement boucler ce premier chapitre. J'espère que vous l'apprécierez, et n'hésitez pas à me donner votre avis :D

Je remercie au passage ceux qui ont mis ma fic en favorites/alerts, ça me fait vraiment plaisir!

Disclaimer: ça n'a pas changé depuis le prologue. Vive Rowling!

Une remarque concernant ce qui va suivre. Je pense que tout le monde le remarquera, mais je préfère préciser au cas où: l'action se passe plusieurs jours après le prologue. Voilà, je crois que c'est tout. Bonne lecture!


- Bonjour papa, bonjour maman.

Harry déposa quelques fleurs sur la tombe qui se tenait devant lui et s'assit, un grand sourire affiché sur son visage. Sur le même ton enjoué, il poursuivit son monologue:

- Vous vous rendez compte, ça fait exactement un mois que la guerre est finie ! Qu'est-ce-que le temps passe vite…

On aurait pu croire qu'une fois la guerre terminée, Harry aurait mille et une occupations bien plus joyeuses qu'une ballade dans un cimetière. Il l'avait cru aussi.

Naïvement, Harry avait espéré qu'après la chute de Voldemort, il pourrait mener une existence paisible en compagnie de ceux qu'il aimait. Hélas, la plupart de ceux qu'il aimait étaient morts. Ses parents, Sirius, Remus, Tonks, Maugrey, Fred et beaucoup d'autres encore… tous étaient désormais enterrés plusieurs mètres sous terre.

Il restait bien Ron et Hermione, ses amis de toujours, mais les deux tourtereaux semblaient englués depuis la fin du conflit, s'embrassant chaque fois qu'ils ne roucoulaient pas des mots d'amour. Si la situation avait d'abord amusé Harry, il s'était rapidement lassé de ne pas pouvoir parler à l'un sans que ce soit l'autre qui lui réponde. Et puis, comment ne pas se sentir de trop dans leurs conversations amoureuses qui ne le concernaient pas le moins du monde?

Le nom de Ginny Weasley brilla d'une faible lueur dans l'esprit de Harry. Oui, c'est vrai qu'il avait été follement amoureux de la rousse, et qu'il avait même espéré il y a quelques mois bâtir son avenir avec elle. Mais quelque chose que le brun n'arrivait pas à définir s'était cassé entre-temps, et il avait été incapable de se remettre avec la jeune fille une fois la guerre achevée.

Le sorcier passait donc la plupart de son temps en solitaire. Quand l'ennui devenait trop fort, ce qui était souvent le cas, il partait se recueillir sur les tombes de personnes qu'il avait connues. Il y restait alors de longues heures, parlant de tout et de rien à ces simples sépultures, qui pourtant paraissaient le comprendre mieux qu'aucun autre vivant.

- J'ai pensé à vous cette nuit.

Comme toutes les nuits d'ailleurs. Chaque soir, les âmes tourmentées de ceux qui étaient morts pour lui, à cause de lui, revenaient le hanter. Les cris de terreur se mêlaient au rire aigu de Voldemort, ce dernier n'ayant jamais vraiment déserté l'âme d'Harry.

Ce dernier en avait perdu le sommeil. S'il s'était attendu à ça, tandis qu'il luttait avec acharnement pour la paix… Comment avait-il pu être aussi stupide, et croire qu'en deux ou trois sortilèges le monde entier changerait ? Cela avait été puéril et utopique. Lui le Survivant, ne savait que survivre. Vivre semblait être quelque chose d'impossible pour le brun.

Chaque matin, il se levait dans cette atmosphère de paix qui lui paraissait tellement artificielle. Et chaque matin, la peur lui serrait le ventre à l'idée que ce semblant de calme vole en éclats, pour laisser à nouveau place au sang et à la haine. Harry ne voulait plus se battre.

Il souffrait déjà bien assez comme ça.

- Si vous saviez à quel point vous me manquez, murmura le sorcier à l'adresse de ses parents.

Le silence lourd et oppressant lui fit office de réponse. Harry se leva, s'efforçant de retrouver son sourire faux mais joyeux qu'il avait perdu au cours de sa conversation solitaire.

- Je vais y aller maintenant. Il commence à être tard et Molly va s'inquiéter si je ne rentre pas. Mais ne vous en faites pas, je reviendrai vous voir bientôt.

Il jeta un dernier coup d'œil à la sépulture puis transplana dans la nuit.


Le jeune sorcier atterrit comme prévu sur le perron de la maison des Weasley, où il habitait depuis un mois déjà. Arthur et Molly avaient toujours dit à Harry de considérer leur maison comme la sienne. Et cette fois-ci n'avait pas fait exception.

Malgré la fin de la guerre, malgré la perte de Fred, ils avaient à nouveau ouvert leur porte à Harry, qui n'avait aucune famille attendant son retour. En plus du jeune Potter, les parents de Ron avaient aussi accueilli Hermione avec enthousiasme, et ce sans la moindre hésitation.

Harry eut un sourire amusé, tandis qu'il tournait la poignée de la porte. Les Weasley avaient peut-être des défauts, mais nul ne pouvait leur reprocher de ne pas être accueillants.

- Harry, bon sang, mais où étais-tu passé ?

Aussitôt qu'il eut franchi la porte d'entrée, un éclair roux que le brun identifia comme son ami Ron lui sauta dessus.

- Et bien, je…, commença Harry éberlué.

- Passionnant, coupa l'autre sans écouter en l'entraînant vers l'étage. Mais tu me raconteras tout ça plus tard d'accord ? Il va bientôt arriver !

- Qui ça il ?

Ron se tourna vers le brun et le regarda d'un air horrifié, comme si ce dernier venait de lui annoncer qu'il avait adopté une araignée géante.

- Harry, tu n'es pas sérieux, s'indigna le roux. Ne me dis pas que tu as oublié ?

- On dirait bien que si, répondit l'autre qui, malgré sa mémoire sollicitée, ne se rappelait de rien. Alors peux-tu me dire ce qui…

- Children's House, ça te dit quelque chose ? Et bien la personne qu'on est sensés accueillir arrive ce soir ! Tu te souviens maintenant ?

Harry poussa une exclamation de surprise tandis que ses souvenirs lui revenaient. Comment donc avait-il pu oublier ? Molly passait ses journées à en parler ! Mais malgré l'enthousiasme de Mrs Weasley, personne dans la maison, excepté les parents de Ron, ne connaissait l'identité du nouvel arrivant.

Bien évidemment, les jeunes sorciers avaient tout mis en œuvre pour savoir qui était ce mystérieux invité, et Molly avait fini par avouer qu'il s'agissait d'un garçon de l'âge de Ron. Voyant que ce dernier pâlissait dangereusement, elle s'était empressée de préciser que non, il ne s'agissait pas de Drago Malfoy.

À partir de ce moment, plus personne n'avait insisté sur l'identité du mystérieux garçon. Ginny avait bien fait quelques autres tentatives, mais toutes avaient rapidement tourné à l'échec face au silence catégorique de Mrs Weasley.

Ron tira soudain Harry de ses pensées :

- Au fait, murmura-t-il sur le ton de la confidentialité, tu n'es pas encore au courant des dernières nouvelles ?

- Non pourquoi ?

- Maman a lâché une autre information sur le nouveau. Enfin, disons plutôt qu'elle a été obligée de nous prévenir…

- Prévenir de quoi ?

Le roux se pencha un peu plus vers Harry, lequel se demanda pourquoi son ami prenait tant de précautions si toute la maison était déjà au courant. Ron articula lentement :

- On va accueillir… un loup-garou.

- C'est vrai ?, s'étonna Harry.

- Puisque je te le dis !, lui sourit le roux. Percy a même accepté de partager sa chambre avec. Étonnant non ?

- Je confirme. Et quand arrive-t-il ?

- D'un instant à l'autre ! Et maman veut que tout soit propre et en ordre pour son arrivée. Alors vient m'aider !

Et avant même que le brun ait pu protester, l'autre Gryffondor le tira par le bras et l'entraîna dans leur chambre.

- Tu te rends compte, pesta le roux une fois qu'ils eurent pénétré dans la pièce armés de serpillères, maman m'oblige à ranger la chambre alors que l'autre n'y dormira même pas !

Harry ne put s'empêcher d'approuver silencieusement Mrs Weasley. Le jeune sorcier n'avait jamais supporté le besoin d'ordre maladif de sa tante Pétunia, mais il devait reconnaître que cette fois-ci, ils avaient fait un peu fort.

L'endroit n'avait plus rien d'une chambre, ni de quoique ce soit d'autre d'ailleurs. Ce qui s'étendait sous leurs yeux n'était qu'un monstrueux amoncellement de choses plus ou moins douteuses, à tel point qu'on ne percevait plus la couleur originelle du sol.

Ce fut donc sans trop de peine qu'Harry accepta de participer aux corvées ménagères, d'autant plus qu'il était en grande partie responsable du désordre régnant dans la maison. Les deux garçons se mirent au travail, dans un silence que seuls les bougonnements de Ron venaient troubler de temps à autre.

Mais alors que le roux maudissait pour la trentième fois l'inventeur de la serpillère, Harry lui demanda :

- Au fait, tu n'es pas avec Hermione ?

Le brun s'interrogeait depuis plusieurs minutes sur l'absence de son amie, mais il vit tout de suite à l'expression de Ron qu'il aurait mieux fait de se taire. Ce dernier poussa un grognement mécontent :

- Non. Maman a déclaré que nous n'étions pas assez efficaces ensemble, et que nous aurions tout le temps de nous embrasser une fois que la maison serait propre.

Le jeune Weasley pesta de plus belle, tout en frottant rageusement une tache récalcitrante à ses pieds.

- Sauf que cette vieille bicoque tombe en ruine, et qu'elle ne sera jamais assez propre pour maman. Raaah, les mères sont toutes les mêmes…

Le roux s'aperçut qu'il avait fait une gaffe en voyant l'expression attristée d'Harry.

- Oh mince, je suis désolé, ce n'est pas ce que je…

- Ne t'en fais pas, je vais bien, le rassura l'autre. D'autant plus que tu as certainement raison.

Le brun adressa un sourire à son ami qui laissa échapper un soupir de soulagement. Mais l'atmosphère s'était faite plus gênée entre-temps, et Harry qui n'aimait pas cette atmosphère tenta de relancer la conversation sur un autre sujet :

- À ton avis, c'est qui ?

- Qui quoi ?, demanda Ron en relevant la tête.

- Et bien, qui c'est qui va venir ici ?

- J'en ai pas la moindre idée. Les autres non plus d'ailleurs. Même Percy qui travaille pourtant dans la paperasse du ministère m'a dit qu'il n'avait rien trouvé. Bon après, c'est vrai qu'il y énormément de dossiers là-bas et…

La sonnette de la porte d'entrée coupa court à son explication. Ron lâcha un vieux morceau de pizza moisi qu'il venait de trouver sous une commode, oubliant instantanément les ordres de Mrs Weasley.

- C'est lui, enfin !

Les deux amis considérèrent en silence l'avancement de leurs travaux de nettoyage. La pièce était certes moins encombrée qu'auparavant, mais la ressemblance avec une décharge publique restait encore assez frappante.

Après une hésitation, Ron et Harry se regardèrent puis, d'un commun accord, ils lâchèrent brutalement leurs chiffons et serpillères pour se précipiter dans le hall d'entrée.

De toute façon, un peu de désordre n'avait jamais tué personne.


Lorsque les deux Gryffondors furent arrivés devant la porte d'entrée, ils s'étonnèrent de ne trouver qu'Hermione et le père de Ron. La brune, après avoir échangé un long baiser en compagnie du jeune rouquin, leur expliqua que Molly avait retenu en otage le reste de la famille Weasley, les forçant à récurer chaque tache jusqu'au dernier instant.

Ron leva les yeux au ciel, tandis qu'un nouveau coup de sonnette retentissait dans la demeure. Arthur leur adressa un sourire qu'Harry trouva un peu forcé, et ouvrit finalement la porte. Deux personnes encapuchonnées se tenaient sur le perron, dégoulinantes de pluie tant l'une que l'autre. Parmi le binôme, les trois jeunes sorciers reconnurent avec joie le professeur Mc Gonagall, et lui adressèrent un signe amical de la main.

À leur grande surprise, ils ne reçurent pour réponse qu'un regard désapprobateur de la part de la vieille femme, comme si elle aurait souhaité les voir ailleurs qu'ici. Puis, voyant que le père de Ron l'invitait à entrer, elle secoua la tête :

- Non merci, Arthur. Je ne fais que vous le déposer : je suis assez pressée. Vous pouvez entrer jeune homme, ajouta la sorcière à l'attention de celui qui l'accompagnait.

La seconde personne resta immobile quelques instants, avant de passer finalement le pas de la porte. L'inconnu garda néanmoins la capuche de sa cape, qui ne laissait entrapercevoir qu'un regard méfiant.

Harry sentit un frisson le traverser. Était-ce de peur ou simplement du froid que lui inspiraient les iris bleu glacé de l'autre ? L'homme en face de lui dégageait une aura de prédateur qui le mettait mal à l'aise. Il ne faisait que quelques centimètres de plus qu'Harry, mais ce dernier avait la sensation de n'être qu'une minuscule créature face à lui. Une simple proie.

Mais une soudaine chaleur vint soudain lui porter secours. Cherchant sa source, le brun s'aperçut qu'Hermione s'était saisie de sa main et de celle de Ron. Elle tremblait et son ami roux avait des sueurs froides. Le brun songea que la collaboration s'avérait moins agréable que prévu.

Harry fut cependant impressionné de voir Hermione les lâcher lui et Ron, afin de s'avancer plus près de l'inconnu. Ce dernier considéra la jeune fille de son même regard inquiétant. Elle ne se découragea pas néanmoins et tendit une main en direction du nouveau venu.

- Je m'appelle Hermione Granger, annonça-t-elle chaleureusement. Enchantée.

Faute de lui répondre, l'interpellé ne prit même pas la peine de saisir la paume tendue, se contentant de grimacer d'un air menaçant dans sa direction. Harry sentit les efforts d'accueil de son amie fondre comme la glace au soleil. Mr Weasley, décidé à combler le silence pesant, et voyant que l'inconnu semblait peu enclin à dévoiler son identité, finit par déclarer d'une voix mal assurée :

- Et bien voilà les enfants. Je… Je vous présente Hati Greyback.

La seule pensée qui traversa l'esprit d'Harry à cet instant fut que Percy n'allait finalement peut-être pas accepter de partager sa chambre avec leur invité.


Alors, surpris? Personne n'a donné de réponse à ma question du prologue, mais peut-être que certains d'entre vous se doutaient de l'identité de Hati? Des prognostiques pour ce qui va se passer au prochain chapitre (il devrait arriver d'en une semaine ou deux)?

Je vous mets cette fois-ci au défi de trouver, sans notre ami google bien entendu, la raison pour laquelle mon OC a écopé de ce prénom (c'est vrai quoi, il aurait pu s'appeler Charles-Antoine-François après tout...). Good luck!

Au fait, j'espère qu'Harry ne vous a pas paru trop dépressif. Si c'est le cas... une petite review pour lui remonter le moral? xD

Sur ce, bisous chocolat/vanille à tous!