Yoo !

Me revoilà pour la suite (enfin une !) de cette fic qui, je préviens tout de suite, ne sera probablement pas très longue x'). Les chapitres seront en revanche de plus en plus longs, d'après ce que j'ai imaginé…

Merci à Ren-chan56 pour sa review qui m'a motivée, et aussi à vous, petits anonymes qui lisez mais ne laissez pas de traces, je vous en veux pas va uwu !

Bon, cessons de bavarder, passons au chapitre ! Bonne lecture !

Disclaimer : Kuroko no Basket et ses personnages appartiennent à Fujimaki-sama.


Chapitre Deux.

The Mister at the Graveyard.


Hanamiya avait une vie de merde. Il se le disait tous les jours, en se réveillant le matin, en allant au lycée, en assistant aux cours, en mangeant, en s'entrainant au basket, en rentrant chez lui et en s'allongeant dans son lit pour se rendormir.

Il ne trouvait aucun attrait à sa vie quotidienne, si ce n'était les matchs de basket où il pouvait s'éclater à tabasser l'adversaire et voir la façon dont son espoir et ses convictions le quittait peu à peu, mis à part cela, c'était le vide total.

Il ne prenait pas la peine de parler à ses parents qui de toute façon étaient à dix mille lieux de savoir ce qui se tramait dans sa tête et qui de toute façon avaient bien l'air de s'en foutre, et son petit frère était d'une stupidité alarmante, à croire qu'il avait pompé tous les neurones de leur héritage. Aussi, il jugeait inutile de chercher à se socialiser, surtout avec eux. Le meilleur qu'il puisse faire, c'était bien de se plonger dans un livre écrit par quelqu'un qui avait quelque chose dans la tête, des écouteurs enfoncés dans les oreilles pour ne pas être perturbé par les parasites du monde extérieur, tout en savourant une bonne tablette de chocolat noir 100%. Oui, il pouvait dire que c'était ça, vivre. Du moins pour lui, mais il n'avait pas besoin des notions des autres car ils n'étaient pas lui.

« Tu ne t'amuses pas en jouant au basket ? »

Ah, ce débile de Kiyoshi. Certainement le mec le plus crétin qu'il n'ait jamais rencontré et qu'il ne puisse jamais connaitre de tous temps. Il l'insupportait au plus haut point, et plus il était loin de lui, mieux il se portait. Il était déjà soulagé qu'ils ne soient pas dans le même lycée, sinon il aurait pété un câble, l'aurait assassiné ou aurait quitté Kirisaki au plus vite. D'ailleurs, rien que penser à lui le mettait en rogne, donc il évitait le plus possible que le visage du numéro sept ne lui passe par la tête.

Des projets d'avenir ? Il n'en avait pas et il s'en fichait. Quoique, il en avait peut-être un : avocat. Avocat du Diable, non, Diable d'Avocat serait plus juste. Après tout, user de son don de comédien pour faire s'en sortir des ordures qui iront faire du mal aux gens innocents, n'était-ce pas l'idéal pour lui ? Certainement, même si le fait de sauver des non-coupables risquerait de l'agacer, il pourrait toujours choisir sa clientèle. Et puis, ce n'était pas comme s'il n'avait pas le niveau requis pour y arriver.

Il se souvenait de la tête qu'avait faite son grand-oncle, lorsqu'il était allé le voir pour lui demander ce que ça faisait de faire ce boulot. Son grand-oncle ressemblait beaucoup à Kiyoshi, avec ce même sourire débile et cette gentillesse débordante qui lui donnait envie de vomir, mais pour une sombre raison il l'appréciait. Peut-être parce qu'il avait été le seul, dans sa jeunesse, à venir le voir pour lui demander ce qu'il avait à tirer une tronche de dix mètres de long au repas de famille, alors que personne ne daignait faire attention à lui ? Probablement. Et puis, c'était lui qui lui avait donné goût à la lecture, en lui prêtant Le Petit Prince qu'il avait trouvé horriblement dégoulinant de niaiserie et de rêverie, mais il avait tout de même accroché, il avait trouvé quelque chose à critiquer, sur laquelle se défouler, c'était pas mal après tout.

D'ailleurs, quand il avait appris à un dîner quelconque qu'il était hospitalisé pour problèmes articulaires graves, il avait éprouvé une once d'intérêt au sujet, même si c'était peu, c'était déjà mieux que lorsqu'il avait appris la mort de ses grands-parents qu'il n'avait jamais trouvé intéressants.

Il était allé le voir une fois, comme ça, mais il avait fini par y revenir, et avait découvert quelque chose d'étonnant : il était le seul à lui rendre visite. Sérieusement ? Alors qu'il avait pourtant le profil type de l'homme bon sous tous rapports ? Voilà qui était étrange, mais au fond pas si étonnant; les hommes sont dégueulasses, ils ne cherchent que l'intérêt, et même un homme dit si bon et si généreux ne valait pas la peine qu'ils se déplacent et achètent un bouquet de fleurs bon marché. C'en était… Désolant.

Aussi, il avait prit l'habitude de s'y rendre, comme ça, feignant n'accorder aucune attention à ce que lui racontait le vieil homme, mais il avait tout de même appri certaines choses, sur sa famille notamment, mais qui n'allaient pas non plus l'en rapprocher. Après tout, des histoires de tromperies, d'adultères et d'enfants secrets, ça n'avait rien de glorieux. D'ailleurs il se demandait pourquoi son grand-oncle lui racontait de telles choses, ne voulait-il pas qu'il s'intègre et devienne quelqu'un de bien ? Il devait être complètement crétin pour croire que ça allait marcher avec de telles histoires.

La dernière fois qu'il était allé le voir, il lui avait parlé d'un gars qui avait fait un stage dans l'hôpital et qui continuait à lui rendre visite. Ainsi ils étaient deux maintenant, au moins il ne mourrait pas sans avoir vu une nouvelle tête sympathique, il supposa que ce devait être suffisant à son bonheur. Mais il ne supposa pas qu'il décède vraiment quelques jours plus tard. C'était un peu tôt, mais les médecins affirmaient qu'il s'agissait d'une mort naturelle. Il aurait bien envisagé un complot autour de sa mort s'il n'avait pas senti un certain vide, ou plutôt, le vide se remplir. Autant dire que ça le faisait chier.

Il n'aurait pas cru qu'il s'attacherait à ce vieux trop souriant, pourtant il devait se rendre à l'évidence, il n'était pas idiot. Il avait apprécié ces moments passés dans cette chambre d'hôpital, même s'il ne l'avouerait jamais. Ça lui avait donné l'impression de ne pas être seul, de temps en temps, ça faisait… Du bien. Il manqua de rendre son déjeuner lorsqu'il avait pensé ça.

Il avait fini par se décider à aller sur sa tombe, juste pour lui cracher son dégout à la gueule et le rendre coupable de ce semblant de douleur qu'il connaissait à sa perte. C'était complètement con, il devait l'avouer, mais il avait bien le droit d'être con une fois de temps en temps, non ?

Visiblement non, vu qui il avait croisé en se retournant, prêt à partir après n'avoir pu lâcher qu'un "merde" sur la fameuse tombe qu'il s'était imaginé mettre sans dessus dessous tout le long du trajet jusqu'au cimetière. Mais le visage étonné au possible qui lui fit face le convainquit.

Il éviterait de faire quoi que ce soit de con à l'avenir. Plus jamais.


Et un second chapitre de bouclé ! Je me mets de suite au troisième, histoire de pouvoir tenir ce rythme. Mais avec la rentrée qui approche ça risque d'être un peu plus dur pour moi xwx" je ferais quand même de mon mieux, promis !

Merci d'avoir lu, et je vous serais encore plus reconnaissantes si vous laissiez des reviews pour me donner votre avis et m'aider à m'améliorer !

Nataku Makuraka, Hérissonne RedBullisée de Service.