Une main caressait ma joue et des lèvres humides se posèrent sur les miennes. Une odeur de miel et de soleil envahirent mon odorat.
- A ce soir, chérie !
Je n'ouvris pas les yeux mais ma bouche s'éveillait quand même.
- Tu pars ?
- Rendez-vous familial mais je reviens ce soir, d'accord ?
Je ne répondis que par un "Mmh" avant que mon cerveau ne se remette en veille.
- Péni, mon bébé ? Réveilles toi...
Un doigt caressait ma clavicule et descendait vers ma poitrine.
- Bébé, le plus beau gosse de la planète veut récupérer tout ce qu'il lui a été interdit la veille… Tu m'entends ?
Et sa mission fut amplement remplie. Enfin, JE fus amplement remplie plutôt… Il n'y avait pas été de mains mortes ce beau jeune homme. En tout cas, ce ne fut que vers 16h que nous sortions, enfin, de la chambre à coucher... Oui, oui, quand je vous disais qu'il n'était pas en reste, ce n'était pas des paroles en l'air. Maintenant, je mourrais de faim et, ça, c'était bien à cause de lui. Surtout qu'au final, j'étais encore plus fatiguée que jamais. Fatiguée ET Affamée.
- Je suis une vraie loque par ta faute !
Il rigolait… Franchement.
- Jen ! J'ai la dalle, nous sommes dimanche, le restaurant est fermé, les épiceries du coin aussi, tout est fermé et, en plus, je meurs de fatigue alors que j'ai passé ma journée dans un pieu !
Il rigolait… Encore.
- Marres toi, c'est ça ! Tu me fatigues… encore plus !
Il rigolait… Toujours. Au moins, j'avais un bon gros café dosé devant moi que Joanna m'avait préparé avec amour. Heureusement qu'elle était là, ce n'allait pas être "Mr j'ai tiré mon coup comme jamais et je m'en fous de tout maintenant" qui allait me préparer quoi que ce soit. Oh! Merde, je n'avais pas ouvert une seule fois mon script pour la semaine prochaine et nous étions dimanche ! Vraiment, vraiment génial… Je n'avais pas le courage, pour le moment, de le travailler de toute façon et, ça encore, c'était de sa faute à "Mr je suis de bonne humeur".
- Ce n'est pas de ma faute, bébé, tu ne m'aurais pas puni autant hier, je n'aurais pas fait la moitié de ce que je t'ai fait aujourd'hui.
Oui, bon, je ne regrettais en rien ma journée d'aujourd'hui, hein!, ma libido était entièrement satisfaite. J'allais, sans doute même, devoir faire une pause, mon bas ventre étant douloureux. J'allais répliquer quand je vis ma belle Clairette et Jean entrer dans le bar, un air amoureux sur leur visage. Je balançais ma main dans leur direction et Claire sautilla vers nous.
- Alors alors ? Raconte !
- Bon, d'accord, je vais au comptoir, moi !
Il déposa un baiser sur mes lèvres avant de nous quitter pour rejoindre Jean et Joanna au bar alors que ma partenaire prenait sa place.
- Nous avons été dans un petit bar tout mignon en début de soirée, puis, il m'a emmené danser le tango et la salsa. C'est hyper sexy comme danse et incroyablement complexe, tu le savais ?
- Ça ne m'étonne pas !
Elle se pencha vers moi et un sourire éclatant se dessina sur ses lèvres.
- Et nous avons fini dans une chambre d'hôtel luxueuse avec piscine, jacuzzi, un lit immense… remplie de petits accessoires sexuels dans tous les coins de la pièce, ma belle ! Je te rassure, rien de hard, hein ?
J'écarquillais les yeux en pouffant. Claire aimait la découverte, ça, je le savais, mais tout de même… Qu'est-ce qu'elle entendait par hard, elle ? Parce qu'avec ce que j'entendais de ses histoires, elle avait déjà fait plus de truc hard que n'importe qui dans cette salle...
- Autant dire une nuit torride, c'est ça ?
- Pire, nous nous sommes finalement endormis que vers 10:00 du matin...
Éclat de rire.
- Il est vachement endurant ton Jean, dis moi !
Un soupir s'échappa de ses lèvres et elle confirma de la tête.
- J'ai même eu l'impression que, depuis tout ce temps, il se freinait…
- Alors ça, c'est du dossier !
Et bah, je n'étais pas la seule fatiguée dans la salle. Je charriais Jean quand il s'installa à notre table accompagné de Jen. Claire et moi discutions de Mike, étonnée de ne pas l'avoir encore vu de la journée et, surtout, impatiente d'avoir l'opinion de Maggie le concernant. Ils ne firent pas leur apparition avant le repas du soir, seulement vers 21:00, et ils semblaient aussi exténués que s'ils avaient fait un marathon de 50 bornes. Ils mangèrent rapidement, nous donnant très peu de détails avant de disparaître à nouveau, à notre grand désespoir.
- Bon, au moins, ils semblent encore plus amoureux que d'habitude.
- C'est la journée sexe, aujourd'hui, c'est pas possible !
Hochement de tête avant d'être prise d'un fou rire. La soirée se continua sur ce rythme, Misha n'apparut pas de la nuit et ce fut à deux que nous nous lovons sous les draps, s'agrippant à l'autre comme à une bouée de sauvetage.
Je me réveillais avant même l'aurore et me leva discrètement, Misha avait fini par nous rejoindre. Je me lavais, habillais, coiffais et maquillais avant 6:00, heure à laquelle mon beau brun ouvrit les yeux.
- Tu es une lève tôt, toi !
- Ouaip', l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !
Un grognement sortit de la gorge de Jen qui ne semblait pas apprécier mon argument et il tourna la tête emmenant son oreiller dessus. Misha se leva à son tour en baillant avant de rejoindre la salle d'eau et d'y ressortir plus frais un quart d'heures plus tard. Je lui tendis sa tasse alors que j'avais les yeux rivés sur mon scénario et sur mon emploi du temps. Aujourd'hui, nous ne faisons aucune scène, les scénaristes comptaient nous expliquer les démarches avant de faire quoi que ce soit à mon plus grand soulagement. Je reposais donc mon script pour aller m'allumer une cigarette.
- Au fait, ton rendez-vous familial ? C'était bien ?
Misha se trouva sur la chaise longue, son visage vers le ciel et il goûtait la fraîcheur matinale. Puis, il me regarda, un sourire sur les lèvres.
- Génial ! Je n'ai pas vu les heures défilées, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu autant de personnes de mon entourage.
- Raconte moi !
Je m'étais assise près de lui et je mourrais d'envie de connaître son histoire de sa bouche. Parce que, ouais, je connaissais sa vie mais à travers des articles. Il me raconta donc le plaisir qu'il a ressenti de revoir sa maman, son frère et sa nièce, de revoir ses amis. Il me raconta sa journée en détail en émettant de ses commentaires. J'étais heureuse de le voir s'ouvrir de cette façon, avec moi qui plus est. Puis, à la fin de son discours, il se frotta le visage et soupira.
- Je… Je n'ai pas parlé de toi, Péni… J'aurais voulu le faire mais...
Je le coupais, un sourire aux lèvres.
- Misha ! Que pourrais tu leur dire ? Nous nous sommes engagés pour un mois… Il n'y a rien à dire, tu sais.
Il se redressa lentement, en vidant sa tasse.
- Bien sûr qu'i dire, Péni ! Tu es une femme charmante, avec un grand coeur, ouverte d'esprit et intelligente et surtout, tu me rends heureux. Alors si, j'en avais des choses à dire.
- Ce que je veux dire, c'est que notre relation n'est qu'éphémère Misha, comment les gens pourraient comprendre quoi que ce soit ?
Il leva à nouveau les yeux vers le ciel et souffla.
- Parce que c'est ça que tu vois, Péni ? Tu ne crois pas qu'un demain serait possible entre nous ?
Je me levais et le dévisageais. Je me devais de le dire, parce que chacun d'entre nous savait ce que demain serait fait et il était temps d'y mettre des mots même si mon coeur me criait que rien n'était impossible…
- Misha… Ta vie et celle de Jen sont ici, à tourner des films et séries, tu as tout construit ici et je ne serais pas celle qui brisera tout ça ! Je ne me le permettrais jamais !
Je posais ma tasse sur la table pour m'allumer une nouvelle cigarette.
- Et ma vie, à moi, n'est pas non plus avec vous, elle est auprès de ma famille en France, auprès de mes amis… Comment veux tu qu'un demain soit envisageable ? Si c'est pour que nous nous voyions tous les six mois, cette relation ne m'intéresse pas.
Jen venait de s'accouder au chambranle de la baie, en caleçon, et il me dévisageait, les yeux lançant des éclairs.
- Alors, tu t'es dit "Tiens, je vais passer un mois avec mes idoles, les draguer, les baiser et hop, demain je serais de retour en France avec la satisfaction de les avoir eu dans mon lit" ?
Il l'avait dit avec un air hautain et méprisant, je ne fus pas vraiment choquée, seulement blessée.
- Vous le saviez, non ? Vous saviez que je n'étais là que pour un mois et c'est vous qui m'avez fait du rentre dedans, vous. C'est vous qui m'avez proposé ce genre de relations. Vous .
Étonnamment, je ne criais pas, j'énonçais juste les faits d'une voix neutre comme si tous mes sentiments avaient disparu. Pour la simple et bonne raison que je savais que la fin de mon séjour se finirait comme ça, dans la tristesse et le déchirement et je ne voulais pas y penser pour le moment, ni les ressentir. Un voile sombre passa sur les traits de mes deux mecs. Jen continua.
- D'accord, et si nous, nous ne voulons pas la terminer de cette façon, notre histoire ?
- Alors dis moi, tu espères quoi ? Vous espérez quoi ? Que je vous suive à la trace comme un clébard ? Que je dise adieu à ma famille et mes amis ? Que j'arrête tous mes projets d'avenirs ?
Misha s'était levé et se tenait contre la rambarde du balcon, le regard vide vers l'horizon. Le châtain, quant à lui, se tenait sur le haut de la chaise longue, les bras tendus.
- Bien sûr que non mais il y a forcément une solution !
- Oui, il en a une mais vous ne voulez pas y penser ! Vous croyez que ça m'enchante moi aussi avec ce qu'on vit ? Vous croyez que je suis pressée d'être dans deux semaines pour vous dire adieu ?
Ah! Là, ma voix commençait à se briser. Je n'aimais pas ressentir ce que je ressentais à l'instant : la peur du départ, l'abandon de cette rencontre...
- Mais c'est toi qui pense que tout doit se finir mais moi, je ne suis pas de cet avis !
- Elle a raison, Jen… Comment veux tu que notre relation se développe à des milliers de kilomètres entre nous ?
Misha l'avait dit tellement tristement que mon coeur rata un battement. Comment se faisait il que ces deux acteurs aussi convoités ressentent autant de sentiments pour moi ? Il était vrai que, pour ma part, je n'étais plus sur de pouvoir aimer autant après eux sauf que moi, je les aimais bien avant que cette rencontre n'est lieu, je les aimais déjà à travers l'écran de ma télé.
- Arrête Misha ! Je suis sur qu'on peut trouver une solution ! Il faut que nous y réfléchissons au moins !
Voir un de mes hommes aussi déterminé me rendait toute chose… Et pourtant, je savais qu'il n'y avait rien après, et faire des plans ou en parler aggraverait nos adieux et nous ferait encore plus de mal.
- Pourquoi veux tu y réfléchir ? Ça va seulement remuer le couteau dans la plaie !
- Mais parce que JE T'AIME, Pénélope ! Putain ! Tu ne peux pas apparaître dans ma vie, me faire ressentir ça et disparaître du jour au lendemain ! Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y penser !
Toute sa mâchoire était crispée, tous ses gestes aussi, j'en avais les larmes aux yeux de le voir dans cet état. Il m'aimait, quoi ! J'en étais ravie, vraiment, mais aussi complètement dévastée.
- Tu ne… peux pas nous abandonner...
Et sur ces mots, il s'éclipsa dans la chambre, nous laissant tous les deux. Misha venait de me prendre dans ses bras, je pleurais. Je ne m'en étais même pas rendue compte.
- Il… Nous… Je suis désolée, Péni… Je sais que c'est de notre faute si nous en sommes là, c'est nous qui t'avons amené à nous… Mais… Nous n'avions jamais pensé à faire des adieux à... tout ce qu'on vit… comme si cette relation était destinée à être éternelle...
Je me détachais de lui, j'avais besoin de prendre mes distances. Je souffrais. J'étais anéantie. Il fallait que je m'éloigne, je ne voulais pas me sentir faible. Je ne voulais pas penser à demain. Je voulais juste vivre au jour le jour dans leur bras mais la conversation avait tout fait chaviré. Je soufflais, Misha aussi, quand je m'éloignais vers la baie.
- Je… Je vais manger, d'accord ? A… A plus tard.
Je pris mon sac sans attendre de réponse, mon script et je quittais cette pièce. Cette pièce qui me faisait penser à mon départ, à tout ce que j'avais rencontré et vécu, à tout ce que je ressentais maintenant, qui me faisait penser à mes deux amants dont j'étais amoureuse, follement amoureuse. Il avait fallu deux petites semaines pour que notre attachement soit aussi fort et, malheureusement, je n'en étais pas ravie, pas à cet instant. J'avais dévalé les marches, rempli et posé mon plateau sur une table par automatisme, mon cerveau était déconnecté.
- Aphro !
Voix enjouée qui se brisa quand mon visage se trouva en face d'elle.
- Péni ? Pourquoi… Pourquoi pleures tu ?
J'entourais mes bras autour de son cou, cachais mon visage dans ses cheveux et là, mon corps sortit toute ma peine. Elle ne dit rien, me caressant seulement le dos, une main dans mes cheveux. Personne ne nous regardait, ou tout le monde nous regardait, je m'en fichais. J'étais bien dans ces bras, j'étais mieux. Je me calmais enfin et nous prîmes place dans un silence de mort. Quand mes hoquets cessèrent, je parlais. J'avais besoin de parler, avec elle.
- Nous avons eu une conversation, tous les trois sur… sur mon retour en France...
Elle posa sa cuillère et sa main me caressa la mienne, un peu tremblante. Elle n'émit aucun commentaire mais une petite pression sur ma main se fit sentir, me demandant de continuer. Elle m'écoutait.
- Pour moi, c'est clair, dans deux semaines, nous nous ferons des adieux… Comment veux tu que ça se passe autrement ? J'ai ma vie en France et, eux, c'est ici, en Amérique.
Je touillais mon verre de lait, sans vraiment me rendre compte de mon geste.
- Misha et Jen veulent… ne veulent pas que ça se passe comme ça, ils veulent… trouver une solution, mais dis moi, c'est quoi la solution ? Tout abandonner pour être ici, avec eux ? Non, je ne peux pas. Eux, qu'ils abandonnent tout ? C'est impossible aussi… Alors, elle est où, cette solution ?
Claire prit la parole quand elle fut sur que je n'avais plus rien à dire. Je n'avais plus rien à dire, tout était dit, tout était clair.
- Tu sais, Péni, je suis sur qu'en parler permet de faire le point. Ils connaissent ton point de vue, et je suis persuadée qu'ils savent que tu as raison mais il faut leur laisser du temps pour qu'ils l'envisagent. Personne ne pense à se dire adieu et… le fait d'en parler, ça amène forcément la souffrance et la tristesse. Ils n'étaient tout simplement pas prêt à envisager une séparation.
Elle me caressa la joue et le bout de mon nez avec son pouce.
- Laisse leur du temps, ils vont en avoir besoin, d'accord ?
J'hochais la tête et nous reprîmes notre repas. Avait elle parler avec Jean, elle aussi ? Elle venait d'Italie mais je savais que personne ne l'attendait là-bas, avait elle prévu de rester par ici ? Près de l'homme dont elle pensait ne jamais tombée amoureuse ?
- Et toi, Claire ? Tu as prévu quoi, après ?
- Jean m'en a parlé, enfin, il a voulu en parler mais je n'étais pas prête… C'est différent, pour ma part, j'ai des amis par chez moi, c'est vrai mais rien qui m'y attache vraiment. Pas de boulot, pas de maison, pas d'enfants ni d'animaux… Si je décidais de vivre ici, je n'aurais rien à regretter.
Elle me souriait tendrement et finit par secouer ses épaules. La conversation se continua, plus légèrement, Mike nous rejoint un peu après.
Une fois le repas terminé et un café au bar, nous étions de retour sur le plateau avec Arthur et les scénaristes pour un topo. Mr Joyeux était également présent avec les autres professeurs et lorsque Arthur stoppa son discours, tout le monde s'affairait à sa tâche. Pour nous quatre, nous devions réfléchir à notre scénario et Peter me rejoignit à la table que j'avais prise, loin des brouhahas, s'installant en face de moi.
- Bon, Pénélope, je serais ton "mentor" entre guillemets pour les deux semaines, tu es d'accord ?
- Évidemment !
Et je le pensais fortement. Il avait été désagréable au début mais depuis, c'était devenu quelqu'un de très attachant et un excellent professeur, sa franchise me plaisait beaucoup, au moins, il ne passait pas par quatre chemins. Il examina avec moi la scène de demain.
- Tu as travaillé ton script ce week-end ou pas ?
- Je… Non...
Il me fusilla du regard. Oui, d'accord, ce n'était pas sérieux du tout et je m'en voulais. Disons que j'avais eu un week-end chargé dans les bras de mes amants…
- Je suis au courant pour… tes frasques, si on peut appeler ça comme ça mais le travail, c'est le travail, d'accord ? Je ne te juge pas, ta vie privée ne me regarde pas mais je veux que tu te donnes à fond ! Je ne veux pas que les scénaristes regrettent leur choix, ok ?
Je passais du rouge pivoine au vert cramoisi. Bien sur que j'allais me donner à fond, je l'avais tellement voulu et j'allais bosser comme une dingue, parole de scout !
- Oui, oui, pardon Peter !
- Bon, alors, reprenons ! Lisons en gros le sujet de l'épisode.
Je lus à voix basse l'épilogue de mon script avant d'en faire un petit résumé.
- Si je comprends bien, ma soeur et moi allons se battre contre un nid de vampire et nous allons rencontrer le big boss des suceurs de sang. Ma soeur va se faire mordre et avaler du sang ce qui va la transformer. Dean, Sam, Cas, Bobby et Samuel vont apparaître pendant mon combat et Sam va sauver ma soeur alors que Campbell va s'éclipser avec le roi.
Il hochait la tête tout en lisant le texte.
- Va alors s'en suivre, tous les cinq, la recherche de Samuel qui va mener à un entrepôt pour comprendre pourquoi il n'a pas tué le big boss et celui-ci va s'enfuir en capturant ma soeur. Une bataille entre démons, humains et anges va faire rage avec Crowley, Mike et Shurley, Crowley étant le parrain de l'affaire kidnapping. Ma soeur va être retrouvée dans le palais du roi et sera sauvée. Les garçons vont, donc, devoir connaître les raisons de ces agissements. Fin !
Et bien, c'était un épisode assez complexe et horriblement intéressant. J'avais encore plus hâte de découvrir la saison 6, moi !
- Tu sais pour quelle raison tu suis, avec ta soeur, les deux Winchesters à la recherche de Samuel ?
- Pour vouloir me venger, je suppose, c'est à cause du roi des vampires si j'ai failli perdre ma soeur.
Il hochait la tête lentement en donnant lui même ses commentaires. Nous continuâmes toute la matinée à déchiffrer le contexte. Cet après-midi, Peter voulait m'entraîner à cogner et me déplacer comme une pro de karaté en me disant "Tu es chasseresse et donc, tu dois avoir des connaissances dans les mouvements pour que ça paraisse réel" auquel j'avais répondis par un simple hochement de tête. Bon, j'étais souple et j'apprenais vite, d'accord, mais quand même, en une après-midi ?
- Tu as l'avantage d'être musclé, en plus, sans doute aussi, la raison pour laquelle tu as ce rôle mais nous ne devons rien oublier, les détails étant les plus importants.
Une femme venait de prendre mes mensurations avant que je m'échappe pour aller déjeuner. Bref, les conversations entre nous tournaient autour de l'épisode, l'excitation avait intégré tous nos pores. La repas fut rapide et nous nous étions tous retrouvés, une heure plus tard, sur le plateau pour continuer notre apprentissage. Je faisais un cours de boxe avec Peter, amusant.
- Pénélope ! Concentre toi ! Reprends les mêmes gestes que la semaine dernière ! Voilà ! Tu descends, oui, plus bas ! Parfait ! Tu vois, quand tu veux !
J'étais essoufflée, mon souffle me brûlait la gorge et je transpirais à grosses gouttes. Heureusement que nous avions travaillé ses gestes la semaine dernière autrement je serais entrain de mourir sur le sol. Je bus une grande rasade d'eau avant de reporter mon attention sur Peter.
- Pourquoi Cassie, Shurley ou Mike ne s'entraînent pas à ces mouvements ?
- Leurs rôles n'en n'ont pas besoin. Cassie est ta petite soeur et elle aura des armes pour se protéger, elle n'aura pas à se servir de ses poings de tout l'épisode.
Ouais, c'était moi qui allait tout me prendre dans la tronche, quoi!
- Shurley est un ange, donc, une main levée va lui suffire et Mike aura juste à faire quelques cascades, il doit être entrain de s'entraîner avec les meilleurs cascadeurs, un tas de muscles, lui aussi.
Hé! Je n'étais pas un tas de muscles. Je le fusilla du regard et il me cria de reprendre l'entraînement. J'allais mourir ! La journée prit fin et Peter me fit une accolade avant de me laisser partir en me félicitant pour mon travail. Je m'étais changée rapidement, la production m'ayant fournie des fringues, et m'étais fait une toilette avant de rejoindre le car. Claire s'était assise près de moi, un sourire majestueux sur le visage.
- Nous avons fini les tenues te concernant avec Cassie, tu vas être pas mal pour une chasseuse, les jeans sont classes.
Nous continuâmes cette conversation jusqu'au bar avec Mike aussi fatigué que moi. Le repas du soir fut rapide aussi et je me retrouvais dans ma chambre à 21:00. Je n'avais pas recroisé les garçons, la discussion de ce matin me traversait toujours l'esprit et je n'étais pas sur de pouvoir faire semblant de rien avec eux. J'étais triste en y pensant et je ne voulais pas remettre le sujet sur la table. Ils semblaient que, eux non plus, ne voulaient pas en reparler ni même me voir car ce fut seule - depuis l'événement Jared - que je m'endormis dans les draps, les yeux humides.
Aaaaah, j'suis sadique sur la fin mais bon... Pardonnez moi !
