Hello, hello
Fort fort lointain est une fic à quatre mains, que je fais avec chocobi6 (elle est dans mes favoris). Je m'occupe des chapitres impairs, elle s'occupe des chapitres pairs.
Alors alors... l'idée de base est un gros n'importe quoi donc, forcément, le reste est aussi un gros n'importe quoi (tant qu'à faire, hein)
Evidemment, Teen Wolf n'est pas à nous. L'univers et les personnages ne nous appartiennent pas, tralalatsouintsouin. J'ajouterais aussi que Shrek ne nous appartient pas non plus, bien sûr, et qu'on ne fait que s'inspirer de tout ça pour en faire un gros ça :D
Chapitre 11 (par Skayt)
Franchement, si on demandait à Peter son avis, ce serait là le sujet du bac philo des douze années à venir.
Ouais ! Tous les ans le même sujet ! Les gens capteraient que dalle, à la fin. Bah ouais. Qui irait s'imaginer que pendant douze ans (DOUZE. ANS.) le même sujet retomberait encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore et... bon il en manque mais tant pis.
- C'est pas ce que tu crois...
- Comment ça pourrait ne pas être ce que je crois ? Demanda Peter. Puisque je crois précisément ce que je viens d'entendre.
La voix de l'âne était lente, menaçante.
Avez-vous déjà vu un âne parler d'une voix lente et menaçante ?
(prière de ne pas répliquer « avez-vous déjà vu un âne parler tout court » merci, bande de petits malins).
Non parce qu'un âne qui parle d'une voix lente et menaçante bah... au fond... c'était pas si menaçant que ça, en vrai. Ça donnait plutôt envie d'éclater de rire.
Envie qui disparaissait aussi sec lorsqu'on se souvenait QUI était l'âne (Peter, donc, merci de suivre et de ne pas ralentir le groupe) en question.
- De. Ton. Père.
- Connard de père.
Peter lui lança un regard noir de chez noir plus noir que noir.
Un regard noir type « noir fédéral » (oui, Peter avait quelques références en matière de séries, merci pour lui) qui fit tressaillir le dragon.
Et un dragon qui flippe face à un petit âne riquiqui (qu'il s'agisse ou non de Peter 'Je fais chier tout l'enfer, le paradis et le purgatoire' Hale) c'est juste un peu... comment on dit déjà... ah ouais... riddikulus.
- Oh. Excuse-moi. La nuance est subtile.
- C'est pour ça que je tiens à le rappeler. Je sais comme on peut vite faire l'impasse sur ça et zapper ce détail pourtant primordial.
- C'est qu'il se fout de moi, en plus, l'enfoi-... ah bah ouais. J'aurais dû deviner le lien de parenté, hein. Non mais quel âne je suis !
La conversation tourna court lorsqu'une flèche enflammée atterrit pile au milieu du front de Chris.
De l'avis de Peter et Stiles (et peut-être Derek mais nul ne sait exactement ce qui se passe dans la tête du loup-loup tout mignon gentil comme un mouton), avis qu'ils garderont pour eux (une fois n'est pas coutume) c'était totalement crétin de balancer une flèche en feu sur un gros lézard qui... je vous le donne en mille... crache du feu.
M'enfin... chacun son délire.
- Aïeuh.
- Non mais vous êtes pas bien ! Hurla un Peter, à la limite de l'hystérie, à l'attention des tireurs pas très futés. Vous pouvez pas attendre qu'on ait fini de s'engueuler pour lui tirer dessus ? Chacun son tour, non mais oh ! Bande de mal élevés.
Il se tourna vers le reste du groupe.
- Non mais j'vous jure... plus aucune patience, les jeunes, de nos jours.
Derek roula des yeux.
Il ricana même un petit peu devant la mine effarée de Stiles.
Si Peter était en mesure d'effarer Stiles (STILES !) fallait pas se demander à quel point il était doué en « effarage ».
LA. VACHE.
- Excuse, sourit un des tireurs.
- Mais t'excuse pas auprès d'un âne pour avoir tiré sur un dragon, bougre d'âne.
- Il fait flipper, cet âne, chuchota, penaud, le premier. Tu l'as vu, un peu, dit ?
- Yép. Et c'est parce que je l'ai vu que je peux te dire que C'EST UN ÂNE, SINISTRE CRÉTIN !
Et pendant que la petite bande écoutait, l'air très intéressée, les deux tireurs se chamailler pour des gamineries (si si ! Tirer des flèches enflammées sur des dragons peut s'apparenter à des gamineries, et vlan, dans les dents), Derek pourrait jurer avoir entendu un petit « j'ai faim, moi » de la part de son oncle.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Demanda Gentil-Méchant.
- Entrer.
Peter... bien sûr.
Qui d'autre ?
- Pourquoi ?
- Pour pas rester dehors, marmonna Peter.
- Pour tuer tout le monde, sinistre crétin, ronchonna quant à lui Derek, les bras croisés. On a un paquet pour Gégé.
- HEY ! Tu sais ce qu'il te dit, le paquet ? S'indigna Stiles en donnant un coup de coude dans les côtes du loup-garou. Vilain. Sinistre gredin. Sombre laquais. Patate d'eau douce. Cucurbitacée albinos. Camembert au choco-
- T'es toujours en train de l'insulter, là ? Questionna Peter. Parce que tu me donnes encore plus faim.
- Et toi... flûte.
L'âne haussa les sourcils et recula d'un petit pas.
- Pfouuuh. Je suis terrorisé.
Sa remarque aurait pu être ironique à souhait (précisément ce qu'elle aurait dû être) MAIS ça ne fut pas le cas.
Trop facile sinon.
Pas trop, sinon.
Maintenant, je me doute que vous allez demander « pourquoi c'est pas le caaaas »
Eh bien... Chris avait justement choisi ce moment-là pour éternuer.
Un éternuement de dragon, ça fait un boucan à vous en faire sursauter un ressuscité.
Et réveiller un mort, aussi, en l'occurrence.
Mais surtout sursauter le macchabée dé-macchabée.
- Mets ta patte quand tu éternues.
- Désolé. J'éternue toujours quand j'ai de la fumée dans les yeux. Ils sont sensibles.
L'oncle et le neveu se regardèrent.
Les sourcils froncés (un jour ils allaient rester coincés comme ça, à toujours vouloir froncer leurs satanés sourcils) ils se regardèrent et, en même temps, murmurèrent un petit « quoi ».
- Bon... revenons en à nos moutons.
- J'aime pas le mouton.
- Chris... grinça Peter. Là n'est pas la question. Concentre-toi un peu, nom de non.
- C'est l'alcoolique qui se fout du bourré, là, grommela Stiles à l'oreille de Derek qui... décida de la fermer et de ne pas réagir devant pareille expression.
o o o
- Dites, les mecs, vous êtes sûrs de vouloir me donner à Gégé ? Non parce que, quand même, c'est pas le père de l'année et je suis pas persuadé-persuadé qu'il soit mieux en tant que mari. Alors ouais, OK, il va se marier avec ma sœur, tout ça, mais j'ai pas envie de devoir me le taper à chaque repas de famille, vous voyez ?
- Si ça arrivait, tu aurais un DRAGON dans ta famille, argua Peter.
Stiles ricana.
Chris roula des yeux.
Derek craignit le pire.
- J'épouse Derek, tu épouses Chris, tout le monde est content ; et je l'ai, mon dragon.
- Et Gégé sera quand même affilié à ta famille.
- Ahein. Ça sera le père du mari de l'oncle de mon mari... j'peux carrément ne pas l'inviter aux repas de famille, hein. À part, bien sûr, si on empoisonne discrétos son vin. OH ! FAUT TROP QU'ON FASSE ÇA ! Ça serait trop cool.
Hum... y en avait un qui devrait sérieusement revoir sa définition de « nom de dieu de mazette de schtroumpf au caramel, ça serait sensationnel ».
On dit ça... on dit rien.
- Pourquoi j'épouserais Chris ?
- Bah... tu l'aimes.
- Non.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non.
- Ah bah si.
- Non.
- Pour lever la malédiction, alors, soupira Stiles, pas franchement convaincu par les « non » auxquels il avait droit.
- Quelle malédiction ? Demanda cette fois l'âne.
- Celle qui le malédictionne, pardi.
Qu'il était bête, ce petit.
- Gérard est mon père, expliqua Chris.
- Ouais. Merci. J'avais capté.
- Et je suis un dragon.
- Nààààn ! Jure ! J'te prenais pour un septopode.
Stiles se tourna vers Derek et l'interrogea silencieusement.
Le loup-garou haussa les épaules.
- Et lui un humain.
Peter fit la moue, peu convaincu.
- On va dire qu'il ressemble à un humain. Je doute encore plus de son humanité que de celle de Derek, qui est un loup-garou.
- Tu étais un loup-garou, ça compte pas, bougonna Stiles.
- J'étais. Je suis un âne maintenant. Là n'est pas la question. Cesse de me déconcentrer, Stiles. Je vois juste pas ce que vient foutre une malédiction dans tout ce boxon.
- Tu te demandes pas comment un humain peut être le père d'un dragon ?
Silence dans l'assemblée.
Derek connaissait la réponse. Peter non.
L'assemblée n'était donc pas vraiment... impressionnante.
Peu importait. Non mais oh !
- J'avoue que je m'étais jamais penché sur la vie sexuelle de Gégé. Mais je trouve pas ça si choquant.
Une fois n'était pas coutume, bien que ça commençait à VRAIMENT le devenir, vu la bande de sacrés guignols que se coltinaient Derek et Chris... Derek et Chris se regardèrent, pantois.
Y avait pas un guignol pour rattraper l'autre.
Aaaah mais saperlotte... what a surprise !
o o o
Le nez en l'air, Stiles regardait toutes les enseignes devant lesquelles ils passaient.
Derek et Peter étaient en train de se chamailler quant à ce qu'ils allaient faire du « prince qu'ils avaient dans les pattes ».
Chris, lui, survolait les bâtisses et faisait de l'ombre à tout le monde.
Quelques têtes de villageois, ci et là, sortaient afin de voir pourquoi, tout à coup, il faisait vachement plus sombre.
Allez comprendre pourquoi... mais tous se mettaient à hurler avant de fermer volets et fenêtres et se réfugier chez eux.
- Chris ! J'voudrais pas te vexer mais... qu'est-ce qu'il est moche, le royaume de ton père.
- Pas d'offense. Je suis du même avis.
À mesure qu'ils avançaient, ils ralentissaient l'allure.
- Derek ?
- Quoi... soupira le loup qui craignait un changement de sujet radical.
- J'pense que tu devrais prendre Stiles dans tes bras et faire demi-tour à toute vitesse.
- Et toi tu nous suis ?
- Hum... plus ou moins. Chris sera venu me chercher et je serais sur son dos.
Évidemment.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que j'peux pas m'empêcher de voir venir le gros complot politique hyper prévisible, soupira l'âne. Il envoie un tas de conneries dans le marais qui pue de l'asocial du coin ; l'asocial vient gueuler un coup ; il l'envoie chercher un prince paumé au fin fond d'un volcan ; l'asocial revient avec le prince. Gégé épouse la sœur du prince. Tue le roi. Tue le prince. La princesse, sa femme, accède au trône. Il la tue aussi, tant qu'on y est. Jamais deux sans trois hein. Et PAF il est roi du monde.
Stiles, qui les devançait de quelques pas, s'arrêta pour se tourner vers eux.
- Quand même pas. On est pas les rois du monde.
- C'est étonnamment... plausible, ce que tu viens de dire, constata Derek à voix basse.
- Et y a encore le culot de paraître étonné quand j'dis un truc intelligent, ronchonnait Peter. J'dis toujours des trucs intelligents.
Comme si on avait deviné leurs prochaines actions, un groupe de soldats armés vint à leur rencontre.
- Lord Gérard vous attend.
- Et ? Se contenta Stiles.
Les hommes se regardèrent.
C'était pas la réponse attendue, ça.
Ouais. Ils étaient vite perturbés.
Pas leur faute.
Le commun des mortels faisait dans son froc à la seule idée que Gégé s'impatiente.
Le vieil homme n'avait pas la patience suffisante pour patienter sans s'impatienter.
- Vous savez ce qui est au-dessus de Lord Gérard ? Demanda Stiles, d'une voix aussi traînante que celle d'un Malefoy (mais personne ici ne pouvait comprendre à quel point c'était impressionnant. Bande de moldus sans cervelle).
- Son fils ? Proposa Peter en pointant Chris du museau.
- Tout le monde ? Préféra, quant à lui, suggérer Derek (il eut droit à un sifflement de Peter, fier de son neveu).
Stiles se tourna vers les deux Hale.
Il leur offrit le célèbre (pas célèbre) regard « vous aidez pas, les gars. Taisez-vous ».
- Moi.
- Moi ? Répéta Peter. J'suis au-dessus de Gé. Roh ! Pas la peine de taper, Derek ! J'avais capté hein.
- Vous ? S'étonnèrent plusieurs soldats.
- C'est pas vrai, s'agaçait Derek. Moi, lui, vous, vous allez rien m'épargner des gags vus et revus, hein ?
Prince prisonnier, loup-garou transformé en âne, dragon avec un petit (tout petit) béguin pour un âne-loup-garou-chieur, et les soldats se tournèrent vers le loup-garou-tout-court.
Et s'en détournèrent tout aussi vite.
- Peu importe, souffla Stiles. Je suis le Prince. Je suis le Fils du Roi. Alors ME FAITES PAS CHIER SINON J'DEMANDE A MA TANTE DE VOUS COUPER LA TÊTE ! Et c'est la reine de Cœur, ma tante, si vous étiez pas au courant de ça dans ce patelin pourri. Alors...
- T'as vu Derek ? C'est comme ça que tu vas finir si tu restes tout seul dans ton marais. Tu sauras plus te tenir en société et au diable l'étiquette.
Toujours dans le ciel, en train de faire des ronds pour ne pas avoir à mettre patte à terre, Chris fronçait ses sourcils de dragon.
- Stiles, appela-t-il. Tu es totalement OOC là. Calme-toi un peu s'il-te-plaît.
- Y commence à me schtroumpfer, le dragon, marmonna Stiles (qui se calma). Bon... on va voir le vieux. Mais c'est bien parce que j'suis gentil hein. Allez. En route mauvaise troupe.
Il recommença à avancer.
Peter et Derek n'étaient pas convaincus que ce soit une bonne idée.
Et pour que les deux soient sur la même longueur d'onde... elle devait sérieusement craindre du boudin, cette idée-là.
- Quoi ? S'impatienta Stiles. C'est votre royaume, enfin pas royaume car c'est beaucoup trop petit pour pouvoir être un royaume. Et Gégé n'est pas roi. C'est votre lordaume et faut en plus que je vous montre le chemin ? Bonjour l'accueil.
Et donc... fin du onzième chapitre.
Le chapitre arrivera donc aux alentours du 24 août
A bientôt !
