Salut tout le monde! Tout d'abord, désolée de ne pas avoir pu poster ce mercredi. Les examens approchant à grands pas, je n'ai plus beaucoup de temps pour moi. Je pense donc que je ne publierai que le dimanche pendant quelques temps. Il n'est cependant pas exclu que je publie le mercredi, mais ça me paraît fort peu probable ^^

Ensuite, j'espère que vous aimerez ce chapitre! Il est un peu plus court que les autres, mais j'espère qu'il vous plaira quand même! :)

Réponses aux reviews :

Nessouille Anderson : Merci pour ta review! Je suis contente que le chapitre t'ait plu! Je dois dire que j'aime beaucoup Regina aussi, je trouve que c'est un personnage très intéressant, et j'aime toujours les "disputes" qu'elle a avec Killian, je les trouve toujours très drôles, vu qu'ils ont tous les deux une langue bien pendue! J'espère que tu aimeras ce chapitre! :)

CaptainSwan72 : Comme je le disais, je suis désolée de ne pas avoir pu poster mercredi. Je rentre en période d'examens, et je préfère privilégier mes études plutôt que l'écriture pendant un moment. Désolée pour le retard!

Guest : Merci pour ton commentaire, je suis contente que la longueur du chapitre ne t'ai pas dérangé! j'espère que tu aimeras celui-ci! :)


- Très bien, maman, commença Henry en s'asseyant sur le banc que je lui avais désigné, qui se trouvait juste devant le petit lac du parc de la ville. Qu'est-ce que tu as de si important à me dire ?

Je m'installai à mon tour et lui jetai un regard innocent, amusée par sa remarque :

- Qu'est-ce qui te fait dire que je t'ai amené ici pour te dire quelque chose de spécial ? Je n'ai plus le droit de passer un peu de temps en tête à tête avec mon fils ?

- Maman, tu as acheté un assortiment de pâtisseries. C'est plein de sucre. Jamais tu ne me permettrais de manger ça sans raison apparente. Je te connais bien, tu sais, tu fais toujours ça quand tu veux rendre ce que tu as à dire plus facile.

- Je te laisses manger ces choses-là, me défendis-je en prenant un air faussement outré.

- Pour les occasions spéciales, oui. Or, je n'ai pas l'impression qu'on fête quelque chose.

- Et la possibilité que j'ai juste envie de partager des aliments bourrés de sucre avec toi ne te traverse pas l'esprit ?

- Répond à ma question, maman, dit-il en me montrant par la même occasion qu'il en avait assez de jouer.

Je pris une grande inspiration et changeai de position pour m'asseoir en tailleur sur le banc avant de prendre la parole :

- Ok, Henry, comme tu t'en doutes sûrement, je dois te dire quelque chose.

Il me regarda avec un air agacé, me faisant comprendre que je devais arrêter de tourner autour du pot.

- Ne me regarde pas comme ça ! Et puis, tu avais tort. Les pâtisseries, ce n'était pas pour t'amadouer, c'était pour me donner du courage, dis-je d'un air presque secret avant de me saisir d'un donut au chocolat.

Il éclata de rire et prit à son tour un beignet aux fruits avant de mordre dedans avec un plaisir évident. Je laissai mes yeux divaguer sur le lac durant quelques secondes avant de reprendre la parole d'une voix un peu plus grave et beaucoup plus sérieuse :

- Voilà, Henry, je voulais discuter avec toi parce qu'il y a beaucoup de changements dans ma vie pour le moment, et donc dans la tienne aussi.

Je me retournai vers lui pour le découvrir me dévisageant d'un air interrogateur, et voyant qu'il ne disait rien, je continuai :

- Le bébé, les fiançailles… Je voulais être sûre que tu vivais bien tout ça, parce que ça te tombe dessus comme ça. J'aimerais bien savoir ce que tu en penses…

- Hé, maman, me coupa-t-il en me souriant. Moi, tant que tu es heureuse, tout va bien.

- C'est gentil, kid, et je le suis, sincèrement. Je voulais surtout discuter avec toi du petit bout qui va arriver, et être sûre que tu comprenais pourquoi j'ai fait le choix de t'abandonner, et que celui-ci (j'illustrai mes paroles en posant distraitement une main sur mon ventre), j'ai décidé de le garder.

- Je comprends, maman, tu voulais me donner ma meilleure chance. On en a déjà parlé des milliers de fois.

- Je sais, mais tu ne vas quand même pas essayer de me faire croire que tu ne t'es pas senti un peu laissé pour compte lorsque j'ai annoncé ma grossesse...

Il fronça les sourcils, et je continuai en souriant :

- Henry, je suis passée par là. Mes parents m'ont abandonnée, et je ne leur en veux pas parce que, comme moi, ils n'ont pas eu le choix. Mais j'ai été blessée lorsque Mary-Margaret a avoué qu'elle voulait avoir un autre enfant. J'avais l'impression que je n'étais pas assez bien pour elle, qu'elle voulait réessayer. Je me demandais pourquoi je n'avais pas eu le chance d'avoir mes parents auprès de moi, moi aussi. Ces pensées n'ont pas duré longtemps, mais j'aurais bien voulu que mes parents en parlent avec moi, me rassurent sur leurs sentiments à mon égard. Mais je suis une adulte, ils n'ont donc pas pris la peine de le faire. Par contre, toi, tu es toujours un enfant, alors je veux avoir cette conversation avec toi.

- Je ne savais pas que tu avais pensé ça, dit-il en me regardant, la tête penchée sur le côté comme s'il essayait de me sonder.

- Je me doute que tu as ressenti ça aussi, n'est-ce pas ? On n'est dans la même situation, alors je comprendrais parfaitement si c'était le cas…

- Je… je ne sais pas trop, dit-il, les yeux perdus dans le vague. Je suis vraiment content d'avoir un petit frère ou une petite sœur. Et nos situations ne sont pas les mêmes, parce que moi, quelqu'un m'a adopté. Tu n'as pas eu cette chance.

- C'est vrai, kid, dis-je en hochant la tête. Mais je voulais m'assurer que tu prenais bien la situation. Ici, cet enfant a toute ses chances. J'ai un boulot, une famille, le père est là pour lui. Lorsque je t'ai eu, je n'étais encore qu'une enfant, je sortais de prison et je n'avais ni travail ni endroit ou vivre, personne sur qui compter. Je voulais juste te donner une chance d'être heureux.

- Je sais maman, et je le suis. Je n'aurais jamais cru avoir une si grande famille. Et puis je t'ai retrouvée, nous sommes réunis, maintenant, c'est ce qui compte, non ?

- Tu n'arrêteras jamais d'être un grand optimiste, toi, hein ? Dis-je en souriant avant de me retourner vers lui pour le prendre dans mes bras.

Je me détachai de mon fils après quelques secondes, mais je gardai la main qui ne tenait pas le donut posée sur son épaule, et je dis avec douceur:

- Je t'aime, Henry

- Moi aussi, je t'aime, maman, dit-il en souriant.

Je lui souris à mon tour et un silence s'installa, pendant lequel nous mangeâmes nos friandises. Au bout de deux minutes, cependant, Henry reprit la parole.

- Et tu n'en as jamais parlé à grand-mère et grand-père ?

- Quoi ? Demandai-je distraitement, les yeux rivés sur le lac, profitant de la sensation du chocolat fondu sur ma langue.

- De tes sentiments lorsqu'ils ont voulu avoir un autre enfant ?

Je me retournai vers lui en grimaçant un peu :

- Henry, je suis une grande fille.

- Quand même, ils t'ont blessée, tu devrais leur en faire part…

- J'ai ressenti ça sur le moment, Henry, et je sais qu'ils m'aiment. Ça fait longtemps, en plus, ça ne sert à rien de remettre ça sur le tapis.

- Si tu le dis, répondit-il en haussant les épaules.

Je lui lançai un regard en coin, étonnée qu'il n'essaye pas d'argumenter plus longtemps, mais il m'offrit un sourire innocent, et j'abandonnai la partie, profitant simplement de la présence de mon fils et de ce moment que je voulais graver dans ma mémoire.


- Tu sais quoi maman ? Je veux bien que tu m'emmènes plus souvent pour des conversations comme ça.

- Tu dis ça pour la boîte de desserts, n'est-ce pas ? Demandai-je en arrêtant la voiture devant ma maison.

- En grosse partie, oui, répondit-il en me regardant d'un air espiègle.

Nous avions passé une très bonne après-midi, à rigoler à nous deux et à manger jusqu'à en avoir mal au ventre. J'avais vu mon fils avec des étoiles dans les yeux, et ça me faisait plaisir d'avoir pu passer un moment en tête à tête avec lui. Nos fou-rires m'avaient horriblement manqués.

- J'ai été contente de passer l'après-midi avec toi, kid, dis-je en lui souriant.

- Moi aussi, maman, répondit-il d'un air enjoué avant de sortir de la voiture.

Je l'imitai, et un petite pluie désagréable me piqua le visage lorsque je débarquai dans l'air froid de la fin d'après-midi. Nous avions décidé d'écourter un peu notre sortie, car j'étais sans surprise tombée malade après ma petite expédition, deux semaines auparavant, et je commençais juste à aller mieux.

Perdue dans mes pensées, je suivis mon fils des yeux pendant qu'il avançait vers la maison, et alors qu'il atteignait la porte d'entrée, prise d'une certaine inspiration, je repris la parole :

- Hé, Henry ?

- Oui ?

- Je te promets que quand le bébé sera né, je ferai en sorte qu'on continue à avoir nos moments rien qu'à nous deux.

- J'y compte bien ! Dit-il en haussant un sourcil

Je secouai la tête, amusée, et le suivis à l'intérieur de la maison en refermant la porte derrière moi. J'entendais déjà Henry parler avec animation à Killian, et je les rejoignis tous les deux dans le salon. Je les écoutai parler pendant quelques minutes, puis Henry se leva pour monter dans sa chambre, et je m'approchai du canapé pour m'installer à côté de Hook

- Alors, ça s'est bien passé ? Demanda-t-il en me souriant.

- A ton avis ? Répondis-je.

- Vu son enthousiasme, je dirais que oui.

- Bien vu.

Je marquai une légère pause. Une idée m'était tout d'un coup venue à l'esprit, et je voulais trouver les bons mots pour la formuler.

- Dis, Killian ?

- Oui, love ?

- Je viens de parler avec Henry, et il m'a assuré qu'il n'était pas tracassé par l'arrivée du bébé, mais…

- Tu es inquiète, c'est ça ? Devina-t-il en me lançant un regard en coin .

- Je veux juste que tu me promettes de garder les moments que tu partages avec lui quand le bébé sera né…

- Parce que tu crois que je comptais y mettre une fin ? Dit-il en levant les sourcils, comme s'il me prenait pour une folle.

- Je veux juste m'assurer qu'il pourra toujours compter sur toi. Il n'a plus de père, et je ne veux pas qu'il te perde toi aussi...

- Pour qui tu me prends, Swan ? Demanda-t-il d'un air un peu vexé.

- J'ai juste peur que les choses changent lorsque tu auras ton propre enfant, dis-je sans me laisser démonter. Tu peux comprendre que je m'inquiète pour mon fils, non ?

Il me regarda intensément pendant quelques secondes avant de dire d'un air parfaitement sérieux :

- Je ne sais pas si je dois être blessé pour ton manque de confiance en moi, ou fier parce que notre enfant aura la meilleure mère du monde.

Je levai les yeux au ciel, me rendant compte qu'il se moquait de moi, et il me prit par les épaules pour m'attirer à lui en riant.

- Ne t'inquiète pas, je m'occuperai bien d'Henry.

- Merci, Killian, je…

- Je lui apprendrai à être un pirate, me coupa-t-il avec des rires dans la voix.

- Je ne préférerais pas, non…

- Je lui enseignerai plein de choses…

- Hook, je préférerais sincèrement que tu ne change pas mon fils en monstre…

- Tu me traites de monstre ?

- Non, on va juste dire que j'ai assez d'un pirate dans ma vie, et que je n'ai pas besoin d'un deuxième.

Il ne répondit rien, mais quand je me retournai vers lui pour lui dévoiler mon sourire, il m'attira à lui en riant pour poser sa bouche sur la mienne.


Voilà voilà, j'espère que vous avez aimé! Je sais que ce chapitre n'est pas très long, mais il me semblait important de le placer quelque part das la fic. je voulais vraiment que Emma discute avec Henry, parce que la scène où Snow avoue vouloir un enfant m'a toujours fait beaucoup de peine pour Emma. Je comprends parfaitement le point de vue de Snow, mais Emma avait l'air tellement triste, et je voulais vraiment qu'elle parle de sa grossesse avec Henry.

Dans le prochain chapitre, un des personnages va avoir un accident... Je ne vous en dis pas plus! :p

A dimanche prochain! :D