Hello les gens!

Voici (enfin) le nouveau chapitre :) Enjoy! :)

Réponses aux reviews :

Lulu : Merci pour ton commentaire! Tu verras bien qui est celui (ou qui sont ceux) qui seront impliqué(s) dans l'accident (j'espère ne pas avoir été trop méchante sur mon choix, mais je dois avouer que c'est un de mes chapitres préférés... je dois être un peu sadique dans l'âme x) )! J'espère que tu aimeras ce chapitre! :p

Nessouille Anderson : Merci pour ta review et pour tes encouragements! Courage aussi pour tes examens! C'est un mauvais moment à passer, mais après, vacances! :D (et je vais à la FT4 à Versailles juste après mes exams, je dois avouer que ça me motive à les passer! :p). Je suis contente que le dernier chapitre t'ait plu, j'adore la relation entre Emma et Henry, je les trouve juste adorables! J'espère que tu aimeras tout autant ce chapitre! :)


- Pongo ! Pongo !

Nos cris résonnaient dans le silence du soir, se répercutant contre les arbres de la forêt, formant un écho étrange qui donnait des frissons. Cela faisait plusieurs heures que nous cherchions le chien, mais il semblait introuvable. Il s'était enfuit de chez Archie en début d'après-midi, et notre ami nous avait demandé de le retrouver. Tout le monde aimait beaucoup ce chien, et j'espérais sincèrement qu'il était sain et sauf.

- Emma ! M'interpella mon père. Il commence à faire nuit, ça ne sert à rien de continuer à le chercher.

- On n'y voit pas à un mètre, surenchérit ma mère.

Les sourcils froncés, je commençai à me ronger l'ongle du pouce sans vraiment m'en apercevoir. Je voulais vraiment retrouver l'animal et aider Archie, qui était fort inquiet. Je réfléchis quelques secondes avant de dire :

- Vous savez quoi ? Allez-y, vous, je vais continuer à chercher un peu.

- Emma, il gèle, dit Hook en levant les yeux au ciel.

- Et.. ?

- Et ? Répéta-t-il d'un air outré. Tu es enceinte de six mois ! Il n'est pas question que tu restes seule, dans le noir, alors qu'il fait moins dix degrés. On va le retrouver, ce foutu cabot, il passera bien la nuit dehors…

- Mais s'il passe la barrière de la ville, on n'a aucune chance de le retrouver ! Objectai-je en regardant mes parents à la recherche d'un peu d'aide.

- Hook a raison, Emma, dit mon père en me jetant un regard en coin. On recommencera les recherches demain. Tu ne devrais même pas être dehors par un temps pareil.

- Je ne suis pas en sucre, marmonnai-je en pinçant les lèvres.

- Peut-être pas, mais il ne faut pas que tu retombes malade, dit Killian en me regardant avec te décides à venir ou il faut que je te force ?

Je lançai un regard courroucé à Killian avant de dire sèchement :

- Très bien, je vois que tout le monde est contre moi.

Les bras croisés sur ma poitrine, la tête haute, je me dirigeai vers ma voiture et m'installai au volant sans attendre Hook, qui me rejoignit dans le véhicule quelques secondes plus tard. Je mis le contact sans prononcer un mot en soupirant. J'étais inquiète, et j'en avais assez qu'on me traite comme si j'étais malade.

- On va le retrouver, love, m'assura Killian après deux minutes passée dans un silence complet.

J'avais les yeux rivés sur la route, plissés à cause de l'obscurité. Je voyais à peine la voiture de mon père qui ne se trouvait qu'à quelques mètres devant la mienne.

- Tu fais la tête ? Demanda-t-il en constatant que je ne répondais pas.

- Non, je… J'en ai juste marre qu'on me traite comme une gamine, Killian. Je sais très bien m'occuper de moi toute seule, et ce n'est pas parce que je suis enceinte que ça change…

- On fait ça parce qu'on veut ton bien et celui du bébé, Emma, dit-il d'une voix grave. Tu peux comprendre ça, non ?

Je marquai un petit temps de silence, puis hochai doucement la tête. J'avais été de mauvaise humeur toute la journée, je m'en rendais compte, et je ne savais pas pourquoi je m'attaquais ainsi à lui.

- Oui… Désolée, Killian. Je ne sais pas ce qu'il me prend…

- Ce sont les hormones, me taquina-t-il.

Je souris et quittai la route des yeux une seconde pour croiser son regard. Il rompit le contact le premier, reporta son attention sur la route et s'écria :

- Emma !

Alarmée, je tournai la tête à mon tour, juste à temps pour voir un dalmatien qui se tenait dans la lumière de mes phares, au beau milieu de la route. Je ne roulais pas très vite, mais je n'avais pas le temps de m'arrêter avant de le heurter. Dans un réflexe, je braquai le volant vers la droite pour éviter l'animal.

Seulement, je n'avais pas prévu la plaque de verglas sur laquelle ma voiture dérapa dangereusement. Les yeux écarquillés, j'essayai de reprendre le contrôle du véhicule. Je n'y parvins cependant pas, et ma voiture heurta un arbre de plein fouet. Ma tête cogna violemment le volant avant de heurter la vitre du conducteur. Je n'eus même pas le temps de me rendre compte de ce qui se passait, et je perdis connaissance.


Je reprends conscience, mais n'ouvre pas les yeux. Ma tête me lance douloureusement. Je ne sais pas où je suis. Je finis par ouvrir les paupières, ce qui me fait encore plus mal au crâne. Je suis couchée sur le flanc à même le sol gelé, en position latérale de sécurité. Tout est sombre autour de moi. J'ai froid, je grelotte. J'entends une sirène retentir au loin.

- Emma ?

Une voix familière au-dessus de moi, quelqu'un qui me presse la main.

- Emma, si tu le peux, parles-nous, s'il te plaît… Reprend une autre voix, féminine cette fois.

Le son de la voix de ma mère m'apaise. Je ne réponds cependant pas, je ne sais pas si j'en suis capable. J'ai de plus en plus mal. Je referme les yeux.


J'ouvris les paupières d'un seul coup, incapable de me remémorer quoi que ce soit. J'étais couchée sur une surface plate, et je sentais des sangles serrées autour de mon ventre et de ma poitrine. Le plafond blanc, les sirènes hurlantes, le bruit du moteur et les bosses que le véhicule lancé à pleine vitesse prenaient me faisaient dire que j'étais dans une ambulance.

Je ne savais pas ce qui s'était passé, ni se que je faisais là. J'avais mal à la tête, et une bouffée de chaleur me saisit toute entière. Mon cœur se mit à battre la chamade dans ma poitrine. Affolée, angoissée, je tournai la tête plusieurs fois pour essayer de comprendre ce qui se passait en poussant un petit gémissement.

Presque aussitôt, une main attrappa la mienne, et je levai les yeux pour voir le visage familier et soucieux de Killian qui m'observait.

- Calme-toi, Emma, je suis là…

J'arrêtai de gigoter. Je ne savais toujours pas ce que je faisais là, mais la présence de Hook me rassurait. Ma bouche était sèche, et un lancement dans ma tête me fit grimacer.

- Tu as mal ? Demanda-t-il immédiatement d'un air profondément inquiet.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demandai-je d'une voix pâteuse sans répondre à la question de Killian.

Je sentais déjà mes yeux se fermer une nouvelle fois, mais je voulais avoir des réponses.

- On a eu un accident de voiture.

Il fallut du temps avant que l'information n'atteigne ma conscience. Je voulais lui poser plus de questions, mais je me sentais basculer vers le sommeil.

- Comment… ?

Je ne sus même pas terminer ma phrase. Ma tête dodelina sur le côté, incapable que j'étais de la tenir droite.

- Je t'expliquerai tout ça plus tard. En attendant, ne te fatigue pas, d'accord ?

Je n'eus même pas le temps de hocher la tête avant de me rendormir.


D'abord, un bourdonnement dans mes oreilles, puis l'odeur de désinfectant caractéristique des hôpitaux qui m'emplit les narines. Je sentais une main serrée dans la mienne. J'ouvris les paupières, et la lumière crue des néons m'agressa les rétines. Un lancement me transperça le crâne. J'essayai de l'ignorer et tournai la tête. Killian se trouvait assis sur une chaise à côté de mon lit et me tenait la main. Il avait les yeux perdus dans le vague et ne semblait pas avoir remarqué que j'étais réveillée. J'exerçai une petite pression sur ses doigts, et il se tourna immédiatement vers moi.

- Tu es enfin réveillée ! On était tellement inquiets, tu ne t'imagines même pas…

- On ? Demandai-je d'une voix rauque en tentant de changer de position, mais la douleur m'en empêcha.

- Tes parents sont là aussi, et Regina, et Henry. Ils sont partis chercher quelque chose à manger à la cafétéria.

Tout d'un coup, les images de l'événement se remirent en place dans ma tête. L'accident, le chien, la douleur, ma perte de connaissance.

- Killian, dis-je d'une voix pressante. Le bébé va bien ? Dis-moi qu'il va bien, je t'en supplie…

- Il va bien, Emma, on t'a fait passé une échographie pendant que tu étais inconsciente. Il est en parfaite santé. C'est toi qui as pris tout le choc, et…

- Et toi, comment vas-tu ? Le coupai-je. Tu n'es pas blessé ? Je suis tellement désolée, Killian…

- Je vais bien ! M'assura-t-il en faisant des allez-venues sur ma main avec son pouce. Mais Emma…

- Et la chien ? L'interrompis-je de nouveau.

-… le chien ? Demanda-t-il en me regardant comme si j'étais folle.

- Oui, Pongo, répondis-je sans comprendre la signification du regard qu'il me lançait.

- Je sais de quoi tu parles, Emma…

- Je ne l'ai pas heurté ? Il est vivant ?

- Emma ! S'exclama-t-il, ce qui réveilla une nouveau lancement dans mon crâne. Tu es sur un lit d'hôpital, enfin, et tu t'inquiètes pour un chien ?!

- Où est le problème ? Demandai-je, perplexe.

- Le problème ? Swan, tu te tracasses pour la santé de tout le monde, mais tu ne sembles même pas t'inquiéter de la tienne ! C'est toi qui est allongée ici, pas moi, ni le cabot !

Je me rendis compte qu'il avait raison, et grimaçai légèrement.

- D'accord, alors tu peux m'expliquer pourquoi j'ai si mal à la tête ?

- Tu as reçu un gros choc, love, dit-il, sa douceur retrouvée. Ta tête en a pris un coup.

- Ce n'est pas grave, quand même ? Demandai-je en commençant sérieusement à m'inquiéter.

- On attend les résultats. Mais si tu es réveillée, c'est bon signe, je suppose.

Je m'apprêtais à hocher la tête, mais le bébé donna un énorme coup dans mon ventre, ce qui me fit pousser une petite exclamation de surprise. Je portai la main à mon abdomen en riant un peu. Au moins, il n'avait pas souffert de l'accident.

- C'est sûr, il va bien, dis-je à Killian, qui me sourit en retour.

- Au moins une bonne nouvelle. Écoute, je vais aller prévenir Whale que tu es réveillée, et il faut que je mettes ta famille au courant. C'est bête que tu te sois réveillée lorsqu'ils n'étaient pas là, ils sont restés prostrés ici toute la nuit.

- Toute la nuit ? M'alarmai-je. Je suis restée inconsciente aussi longtemps ?

- Pourquoi crois-tu que nous étions si inquiets ? Allez, j'y vais. Ne fais pas de bêtises en mon absence, dit-il avec un demi-sourire.

- Je ne bouge pas, promis, répondis-je.

Il se pencha vers moi pour me déposer un baiser sur le front. Je voulais lui demander de ne pas partir, de rester. Je ne savais pas pourquoi, mais me retrouver seule dans cette chambre d'hôpital austère et froide, alors que je ne savais pas de quoi je souffrais, m'effrayait un peu. Mais je ne dis rien, autant par fierté que parce que je savais qu'il était obligé de s'en aller, et je le regardai passer la porte de ma chambre en silence.


- Emma !

J'entendis ma mère entrer dans la chambre avant de la voir, et avant que j'aie pu esquisser le moindre geste, elle était prêt de mon lit et avait posé une main sur mon front comme pour vérifier si je n'avais pas de la fièvre.

- On était tellement inquiets, tu ne peux pas t'imaginer ! Dit mon père en venant rejoindre ma mère à mon chevet.

- Maman ! S'exclama Henry à son tour en me saisissant la main.

- On peut dire que tu nous a fait une belle peur, ajouta Regina, qui se tenait un peu en retrait.

Toute cette agitation réveilla mon mal de tête, et je ne pus m'empêcher de grimacer.

- Tu as mal ? Demanda immédiatement ma mère. Tu veux que j'appelle une infirmière ?

- Whale a dit qu'il arrivait d'une minute à l'autre, ça ne sert à rien de déranger quelqu'un d'autre, dit Killian d'une voix apaisante.

- Je vais bien, assurai-je en tentant un pâle sourire. Le bébé est sain et sauf, c'est déjà ça…

- On a vu l'accident dans le rétroviseur, Emma, dit ma mère en se mordant la lèvre inférieure. C'était violent. Vous l'avez échappé belle, les conséquences auraient pu être bien pires…

- Ma voiture ? Demandai-je avec un petit pincement au cœur, car elle avait fait partie de ma vie pendant tant d'année que je ne m'imaginais pas rouler sans elle.

- Un tour chez le garagiste, et elle sera comme neuve, dit mon père avec un sourire.

Je lui souris en retour. Avoir tous ces gens qui m'aimaient autour de moi me rendait du courage. Après tout, à part mon mal de tête, tout allait plutôt bien.

Whale rentra dans ma chambre au moment où ces pensées traversaient mon esprit, et tous les visages se tournèrent en même temps vers lui.

- Ok, Emma, dit-il sans sembler se rendre compte de l'attention dont il faisait l'objet. On a évité le pire. Les résultats des tests ne montrent rien de très alarmant, mais on va quand même te garder quelques jours à l'hôpital…

- Si ce n'est pas alarmant, pourquoi la garder ici ? Dit aussitôt Hook d'un air soucieux.

- Je soupçonne une commotion cérébrale. Pour le bien être d'Emma et du bébé, je préfère la garder en observation quelques jours, par simple mesure de précaution.

- Killian, je vais bien, dis-je d'une voix douce pour la rassurer. Je vais survivre quelques jours ici, ne te tracasse pas…

- Si tu restes, je restes…

- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, guyliner, il n'y a qu'un lit dans cette chambre, ironisa Regina en levant les yeux au ciel, ce qui me fit sourire.

- Si tu crois que c'est ça qui va m'en empêcher, contra-t-il, les yeux toujours rivés sur moi.

- Hook, tu n'es pas obligé, je sais me débrouiller toute seule…

- Je sais que je n'y suis pas obligée, mais je vais le faire quand même, répliqua-t-il.

Je compris que ce n'était pas la peine d'insister. En plus de ça, je le faisais par fierté, car j'étais plutôt contente qu'il veuille rester avec moi. J'avais vécu des années seule, j'avais l'habitude, mais cela ne voulais pas dire que j'appréciais la solitude. Puisque j'avais des personnes autour de moi, autant en profiter.

Mes parents, mon fils et Regina restèrent encore quelques heures avant de s'en aller, promettant de revenir aux premières heures du matin. Une fois qu'ils eurent franchis la porte, je sentis de nouveau la fatigue m'envahir, mais essayai de rester éveillée. Je n'avais pas envie de m'endormir. Malgré mon mal de tête, les moments que j'avais partagés avec ma famille étaient magiques, et je ne voulais pas que ça s'arrête. Mais Killian remarqua mon état, et il passa sa main sur ma joue en souriant.

- Dors, love, tu dois te reposer, d'accord ? Je reste là, c'est promis.

Je hochai la tête, et m'endormis presque immédiatement.


Voilà voilà, c'est tout pour aujourd'hui et j'espère que ça vous a plu! Le prochain chapitre ce déroule le jour du réveillon de Noël! :p

A bientôt! :)