Coucou à tous! Voici le nouveau chapitre de cette fic! Je tiens d'abord à dire que je suis dans le déni quant à ce qui s'est passé dans l'épisode précédent x) Ma fic ne va absolument pas changer, et tous les personnages sont toujours bien présents

*! Alerte spoiler pour ceux n'ayant pas vu le 5x21 ou la saison 5B en général!*

Donc, comme je le disais, pour récapituler les changements qu'il y a par rapport à la série : Belle n'est pas enceinte, Zelena est toujours à Oz, Rumple porte un bracelet qui l'empêche d'utiliser ses pouvoirs, et Robin est toujours vivant (RIP :() Par contre, comme je parle de la fille de Robin dans ce chapitre, j'ai décidé qu'il était plus facile pour tout le monde d'utiliser le nom qu'elle dans la série. Pour des raison pratiques, vu qu'il y a maintenant deux Robin, le prénom du bébé s'orthographie ici Robyn afin que vous compreniez de qui je parle (ça devient un peu compliqué tout ça xD )

Voilà voilà, Enjoy!

Réponses aux reviews :

Nessouille Anderson : Merci pour ta review! Oui, je comprends aussi l'énervement d'Emma, en plus avec les hormones qui jouent dans tout ça, je l'imagine bien s'énerver plus facilement x) Ah, c'est un beau parc, j'espère que tu t'y amuseras bien! :)

Sissi1789 : Merci beaucoup pour ta review ! Voici la suite, j'espère que ça te plaira! :)

Lulu : Merci pour ton commentaire! Le chapitre est très joyeux (ça change pour une fois x) ), et j'espère que ça te plaira! Et bien sûr, je suis d'accord pour que tu partages ma fiction sur ta page, c'est super gentil à toi! :D Tu as une page facebook sur Once Upon a time? :)


Je franchis la porte de l'immeuble de mes parents, accompagnée de Henry et de Killian, la tête baissée afin de me protéger de la neige qui avait recouvert la ville et qui continuait à tomber en gros flocons. Les guirlandes illuminaient le paysage en cette veille de Noël, donnant à Storybrooke un air de fête, mais je fus plutôt contente d'atteindre le milieu chauffé du bâtiment. J'enlevai la neige qui recouvrait ma veste pendant que Henry montait quatre à quatre les marches qui menaient à l'appartement de mes parents, qui nous avaient invités à passer le réveillon en famille avec eux, Regina, Roland, Robin et sa fille. Cette-dernière allait bientôt avoir un an, mais Zelena n'était toujours pas revenue de Oz pour venir la réclamer, ce qui nous accordait un long moment de répit.

Killian m'attendit sur la première marche, me jetant le coup d'œil que je surprenais si souvent depuis mon accident. Trois semaines plus tard, il était vrai que j'avais toujours des maux de tête, mais je le trouvais un peu trop protecteur avec moi. Je n'étais pas à l'article de la mort.

- Ne me regarde pas comme ça, dis-je en passant à côté de lui. Je te promets que je ne vais pas m'évanouir sur place.

- Permet-moi de vérifier. Et puis tu n'as pas un peu fini de te moquer de moi ? C'est Noël.

Il me fit ses yeux innocent, et j'éclatai de rire.

- T'as raison. C'est mon cadeau de Noël, j'arrête de me moquer de toi pendant une soirée, ça te va ?

Il rit pour toute réponse, et me suivit dans les escaliers. Nous arrivâmes devant la porte au moment où ma mère l'ouvrait, tout sourire. Elle était vraiment enjouée à l'idée de cette soirée, c'était après tout la première fois que nous avions l'occasion de fêter Noël tout ensemble.

- Je suis tellement contente que vous soyez là, dit-elle en me serrant dans ses bras. Et que tu sois saine et sauve, surtout.

- Je vais bien, maman, assurai-je en me libérant de son étreinte. Et vu les coups que me donne le bébé, il va très bien aussi. Il s'entraîne même probablement pour devenir champion de karaté.

Comme pour illustrer mes paroles, le bébé donna un nouveau coup dans mon ventre. Je ne me retournai même plus tant cela était devenu courant. Je savais que ça voulait dire qu'il était en bonne santé, mais entre ça et mes maux de tête, j'arrivais à peine à fermer l'œil la nuit et j'étais épuisée. Je voyais que les cernes que j'avais sous les yeux s'agrandissaient de jour en jour. Je ne disais rien pour ne pas alarmer Killian, mais je sentais que je n'allais pas pouvoir continuer très longtemps comme ça.

- Un futur pirate ? Dit Hook avec un grand sourire, me tirant de mes pensées.

- Ne parle pas de malheur… dis-je avec un demi-sourire.

- Je croyais que tu arrêtais de te moquer de moi ?

- Mince. On recommence tout comme si de rien n'était, d'accord ? Dis-je alors qu'il éclatai de nouveau de rire.

Je fis le tour pour saluer tous mes amis, et m'approchai de mon père qui tenait mon frère dans ses bras. Je lui fis signe de me le passer, et le pris à mon tour contre moi. Le petit garçon m'adressa un énorme sourire et serra ses bras autour de ma nuque.

- Ça va, trésor ? dis-je en le berçant contre moi. Tu es content que ce soit Noël ?

Neal babilla quelque chose pour toute réponse, et j'éclatai de rire. Les invités étaient installés dans les fauteuils du salon, et je fus donc passablement surprise de voir Killian, resté à côté de moi, me jeter un regard sévère.

- Quoi ? Demandai-je, étonnée par son expression.

- Tu es censée soulever des poids pendant la grossesse ? Demanda-t-il d'un air suspicieux.

- Si je m'en sens capable, je ne vois pas pourquoi pas, répliquai-je en caressant la joue de mon frère.

- Tu en es à ton septième mois. Au début de la grossesse, d'accord, mais il n'y a pas de risques ?

Je remarquai qu'il avait vraiment l'air inquiet, et lui adressai un sourire rassurant.

- Il y a des femmes qui ont déjà des enfants et qui les portent en étant enceintes, et elles sont en pleine santé. Et puis c'est exceptionnel, j'aimerais profiter un peu de la présence de mon frère. En plus, il faut bien que je m'entraîne à m'occuper des bébés.

Il n'avait pas l'air convaincu, et je rajoutai.

- On a qu'à demander à ma mère si tu ne me crois pas. Hé maman ! L'interpellai-je.

- Oui ? Répondit-elle en se retournant vers moi.

- Hein oui que je peux porter Neal si je m'en sens capable ?

- Je n'ai pas été dans cette situation là, mais d'après ce que j'en sais, tant que ce n'est pas une grossesse à risque et qu'il n'y a pas de dangers de complications, tu peux.

- Tu vois, dis-je en adressant un sourire victorieux à Hook avant de me diriger vers le salon sans attendre sa réaction.

Je m'assis à côté de Henry, qui discutait avec animation avec Regina, et me mis à taquiner mon frère en le chatouillant. Il me répondit par des cris et des rires, ce qui me fit moi aussi rigoler de bon cœur. J'étais heureuse de pouvoir m'occuper de lui pour une fois. Avec tous les problèmes auxquels nous devions quotidiennement faire face, je n'avais pas beaucoup l'occasion de passer du temps avec lui. En réalité, je tenais vraiment à ce rôle de grande sœur. J'avais peut-être été un peu blessée quand ma mère avait avoué vouloir un nouveau bébé au Pays Imaginaire, mais j'adorais mon petit frère. Après tout, nous avions trente ans de différence, et je voulais vraiment être une sorte de figure de confiance pour lui.

Killian finit par venir s'installer sur l'accoudoir à mes côtés, et je relevai la tête pour le regarder dans les yeux.

- Tu veux le prendre ? Lui proposai-je.

Il sembla déstabilisé par mes paroles, et secoua la tête avec vigueur.

- Non, c'est bon… tu t'occupes bien de lui.

- J'espère que ce n'est pas ce que tu vas me dire quand le bébé sera né, dis-je en levant un sourcil.

- Elle a raison, Hook, ce n'est pas quelque chose à dire à une femme, dit mon père en riant.

Je ris à mon tour. La raison pour laquelle je voulais m'occuper de mon frère était aussi parce que je désirais m'entraîner. Je ne m'étais jamais vraiment occupée d'un bébé, et j'avais toujours énormément de doutes en moi, car je ne savais pas si j'allais être une bonne mère. En regardant Hook avec plus d'attention, je commençais à vraiment me demander si ce n'était pas la peur qui lui faisait dire ça, à lui aussi.

- Tu es sûr que tu ne veux pas le prendre ? C'est un bon entraînement, dis-je en lui souriant tendrement.

- Peut-être plus tard, dit-il en jetant un coup d'œil autour de lui. Quand ils auront tous fini de me dévisager pour évaluer mes moindre mouvement.

Tout le monde s'était en effet retourné vers lui et semblait attendre avec impatience ce qui allait se passer, et j'éclatai de rire.

- Maintenant que tu l'as dit, ils ne vont plus te lâcher, dis-je, amusée.

- Elle a raison, lança Regina, qui tenait bébé Robyn dans ses bras. Sérieusement. Tu vas être le spectacle de la soirée, maintenant.

- Génial, grommela Killian alors que j'éclatai une nouvelle fois de rire.


- Bon, vu qu'on a acheté du champagne… On passe à l'apéro ? Proposa ma mère en se levant pour aller dans la cuisine.

J'avais fini par déposer Neal sur le sol, où il jouait avec bébé Robyn et Roland, et voyant que personne ne se levait pour aller aider ma mère, tous trop absorbés par leur conversation, je la suivis et débarquai dans la cuisine.

- Tu as besoin d'aide ? Demandai-je en arrivant à ses côtés.

- Ben qu'est-ce qu tu fais là ? S'étonna-t-elle en se retournant vers moi pendant que je m'approchais pour sortir les verres de l'armoire.

- Personne ne se levait, et je me suis dit que comme tu n'avais pas six bras, tu aurais peut-être besoin d'une assistante.

- C'est le monde à l'envers, c'est la femme enceinte qui vient apporter son aide alors que les autres se la coulent douce sur le canapé.

- Je ne suis pas malade, maman…

- Je sais, je te taquine, dit-elle en me souriant.

Je me saisis de la bouteille de champagne pour l'ouvrir, et dis en poussant un discret soupir:

- Par contre, je suis condamnée à boire du jus de pomme, c'est trop cruel.

- Ne t'inquiète pas, tu ne seras pas la seule, Roland et Henry vont en boire aussi, se moqua-t-elle.

- Ça me réconforte beaucoup, répliquai-je en riant.

Je parvins à faire sauter le bouchon de la bouteille, et dis d'une voix plus forte pour que mes amis puissent m'entendre :

- Je suppose que vous prenez tous du champagne ?

- Tous sauf toi, répliqua Robin avec des rires dans la voix.

- Ne m'en parle pas, j'ai l'impression d'avoir de nouveau six ans.

- Tu sais quoi, Emma ? Intervint brusquement Hook. Je vais me passer d'alcool aussi.

Je posai la bouteille sur le comptoir de la cuisine et me retournai vers lui pour le regarder, étonnée par sa déclaration.

- Sérieusement ? Toi, tu vas te passer d'alcool ? Même pas un peu de rhum pour faire passer le repas ?

- C'est moi qui t'ai mis enceinte, j'assume, dit-il en haussant les épaules.

- Tu te moques de moi ou tu es sérieux ? Dis-je en fronçant les sourcils, un peu désorientée.

- Je suis sérieux, Swan. Prends ça comme une preuve de mon support.

Je lui souris, touchée par ce geste. Je savais à quel point il aimait son rhum.

- Si ce n'est pas un preuve d'amour, ça, dit Henry d'un air moqueur.

- Tu as bientôt fini de te moquer, toi ? Dis-je à mon fils en riant. Bon, tu es sûr, Killian ? Tu ne peux plus revenir en arrière après ça, tu le sais bien, continuai-je en exagérant volontairement l'ampleur de sa proposition.

- On dirait qu'il est en train de faire le choix le plus important de sa vie, dit Regina en levant les yeux au ciel.

- Regina, on parle de son rhum, dit Robin comme si c'était une évidence, ce qui fit rire tout le monde.

Le sourire aux lèvres, je quittai la cuisine pour m'approcher de Killian, et je passai mes mains autour de lui, relevant un peu le menton pour le regarder en face.

- Merci, murmurai-je. Ça me touche, vraiment.

- Il a abandonné l'alcool, il n'a pas sauvé une vie, intervint Regina d'un air un peu agacé.

Sans tenir compte de sa remarque, j'approchai mon visage de celui de Killian pour l'embrasser longuement.

- Oh, il y a des enfants dans la pièce, vous savez, dit Robin à son tour.

- Vous avez fait un pari avec Regina pour savoir lequel des deux allait être le plus agaçant ? Répliquai-je en me détachant de Hook.

- Est-ce qu'on doit le prendre mal ? Demanda Regina en plissant les yeux.

- On va dire qu'on est à égalité, répondis-je, alors que, une nouvelle fois, tout le monde éclatai de rire.


- A part ça, comment tu te sens ? Me demanda ma mère, qui était en train de remuer la pâte du gâteau qui allait faire office de dessert.

- Bien, dis-je d'un air distrait, moi-même occupée à couper des légumes.

Le reste des invités était toujours installé dans le salon, et nous étions seules dans la cuisine. Préparer à manger n'avait jamais vraiment été ma tasse de thé, mais, pour une fois, ça ne me dérangeait pas. Je profitais en effet de l'occasion pour pouvoir discuter avec ma mère en toute tranquillité, ce qui nous arrivait rarement.

- Vraiment, plus de maux de tête ? Dit-elle d'un air septique en relevant les yeux vers moi.

- Si, avouai-je en me mordant la lèvre inférieure. Tu as raison. Mais à part ça, tout va bien.

J'étouffai un bâillement derrière ma main au moment où je finissais ma phrase, et ma mère me jeta un regard perçant.

- Tu as l'air fatiguée…

- Je dois le prendre mal ? Plaisantai-je en espérant pouvoir changer de sujet de conversation, mais avec ma mère, c'était peine perdue.

- Sérieusement, Emma. Tu es sûre que ça va ?

- Ça va, c'est juste… entre les maux de têtes et les coups que donne le bébé, j'ai du mal à avoir des nuits reposantes. Mais je tiens le coup, ne t'inquiète pas.

- Tu en as parlé à Killian ?

- Non, je ne veux pas l'inquiéter. Et puis ce n'est pas grave. C'est juste de la fatigue, je crois que je vais survivre.

Je terminai de couper les légumes et attrapai une tranche de tomate pour la porter à ma bouche.

- Très bien, je fais quoi maintenant ?

- Maintenant, tu ne fais rien du tout, répondit ma mère avec un léger sourire que je ne sus décrypter.

- Allez, maman, laisse-moi t'aider ! Tu ne peux quand même pas faire tout ça toute seule !

Elle me lança un regard de défi, et haussa la ton pour dire :

- David ! Tu n'as pas honte ? Tu laisses ta fille enceinte cuisiner alors que tu es assis dans le fauteuil à boire du champagne ?

- Désolé, dit immédiatement mon père en faisant la grimace d'un air coupable, et en se levant du canapé pour venir nous rejoindre. Je vais t'aider. Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

J'éclatai de rire devant le regard contrit de mon père et l'air victorieux qu'affichait ma mère.

- Tu vois ? Me dit-elle. Vas te reposer, maintenant.

- Je ne suis pas en sucre, maman, protestai-je.

- Tu es une invité, tu n'es pas censée m'aider !

- Ça ne me dérange pas, me défendis-je en haussant les épaules.

- Ok, tu m'obliges à utiliser les grands moyens. Assise, pas bouger, dit-elle en pointant du doigts le comptoir de la cuisine.

Je ris de nouveau et obéis à l'injonction de ma mère en me hissant sur la surface en bois. Je balançai distraitement mes jambes d'avant en arrière, et mon père demanda :

- Très bien, qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Ma mère prit le temps de verser la pâte du gâteau dans le moule avant de répondre :

- Mets la dinde dans le four. Tiens, Emma, tu peux manger le reste de pâte.

Elle me tendit le bol en me regardant d'un air parfaitement sérieux. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire devant cette proposition. Je n'avais pas quatre ans. Elle ma jeta un regard perplexe, et je me saisis du bol pour le poser sur mes genoux..

- Tu es au courant que je suis une adulte, n'est-ce pas ?

- Oui, Emma, dit-elle en semblant comprendre ma réaction et en me souriant, je me disais juste que peut-être tu avais des envies de sucre à cause de la grossesse ?

- Comment pourrais ? Dis-je en riant. Je n'ai même jamais goûté à ce truc !

Mon père arrêta ce qu'il était en train de faire pour me dévisager, imitant ma mère. J'avais l'impression d'avoir dit la plus grosse bêtise imaginable.

- Comment ça se fait ? Demanda mon père ne ouvrant des grands yeux. Tu as grandi dans ce monde. Tous les enfants ont déjà fait ça…

- Je n'ai pas eu l'occasion de la faire, simplement, dis-je en haussant les épaules avec désinvolture. Quand j'étais enfant, c'était la fête si on avait du gâteau. Tu sais, dans les maisons d'accueil, c'est pas toujours facile. Et c'était toujours le préféré qui avait le droit de manger le reste de la pâte.

- Et ça ne t'es jamais arrivé ? Demanda ma mère d'un air extrêmement sérieux.

- Maman, rends-toi compte. Je n'ai jamais été la préférée, à part quand j'étais chez Ingrid, et on a vu on ça m'a mené. C'est entre autre pour ça que je ne me suis jamais faite adopter.

J'avais baissé les yeux pour examiner le fond du bol, et lorsque je relevai la tête, je vis que mes parents me regardaient toujours fixement. Mon père avait l'air triste, et je voyais des larmes briller dans les yeux de ma mère.

- Qu'est-ce que...? Commençai-je, mais je m'interrompis rapidement.

J'avais compris ce qui les mettait dans un état pareil. Ils devaient se sentir coupable. Je regrettai dans l'instant mes mots, et je repris précipitamment la parole :

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, je ne voulais pas vous faire culpabiliser...

Mes parents ne me répondirent pas, et je continuai en posant une main sur le bras de ma mère :

- Je suis désolée maman, je n'aurais jamais dû dire ça. Oublie, d'accord ?

- C'est moi qui suit désolée, chérie, dit-elle en relevant les yeux vers moi et en me souriant tristement.

Je secouai la tête sans comprendre.

- C'est à cause de nous que tu as dû vivre tout ça… C'est…

- C'est du passé, la coupai-je en lui jetant un regard grave. Mon enfance est derrière moi. Je vous ai retrouvés maintenant, c'est le principal, non ? Regarde-nous, nous fêtons Noël tout ensemble, et la famille va encore s'agrandir. Je pense que nous avons toutes les raisons pour être heureux. Il ne faut pas vous sentir coupable, continuai-je en posant mes yeux sur mon père.

- Mais Emma…

- Je suis sérieuse, dis-je en interrompant ma mère. Je suis juste contente de vous avoir retrouvés.

Ma mère me sourit, un vrai sourire cette fois, et me prit doucement dans ses bras, bientôt suivie de mon père.

- Et tu ne peux pas savoir à quel point nous sommes heureux que tu sois là, avec nous, déclara mon père au moment où je me détachais de mes parents.

- Je crois que j'ai ma petite idée, répliquai-je en lui souriant.

Ma mère garda mes mains serrées dans les siennes quelques secondes avant de les lâcher, et me désigna le bol, sa bonne humeur retrouvée.

- Vas-y, goûte.

Je ris et obéis, me saisissant de la cuillère en bois toujours posée dans le bol pour la porter à ma bouche. Je fus surprise par la quantité de sucre qu'il y avait dans ce que je venais de manger et je pressai ma main contre mes lèvres en riant.

- Alors ? Me demanda ma mère en rigolant elle aussi.

- C'est sucré ! Dis-je après avoir avalé ce que j'avais en bouche.

- Et ça te plaît ou pas ?

- Je pense que tu as remarqué qu'avec la grossesse, j'ai un très léger penchant pour le sucre. La réponse est oui, dis-je en riant.

- Bien, répondit-elle, l'air de rien. Au moins, quand tu manges, tu n'essayes plus de m'aider.

J'essayai de lui lancer un regard courroucé mais n'y parvins pas et éclatai de nouveau de rire. Cette soirée promettait d'être plus qu'agréable.


Assise en tailleur sur le sol, le sourire au lèvre, je regardai Roland aider sa sœur à poser un cube en plastique sur le haut de la tour que les enfants avait construite.

- C'est bien ! Dis-je à la petite lorsqu'elle eut réussi, tout en faisant un clin d'œil à Roland qui me sourit de toutes ses dents.

Je jetai un coup d'œil vers mes amis qui étaient restés attablés après avoir mangé l'entrée. Voyant que les enfants allaient jouer et devinant qu'il fallait quelqu'un pour les surveiller, je m'étais proposée et cela faisait une vingtaine de minutes que j'étais avec eux. Mes amis et ma famille discutaient gaiement autour de la table et ne faisaient pas attention à nous.

- Vas-y, Neal, dis-je en tendant un cube à mon petit frère qui se trouvait à côté de moi.

Il me jeta un regard espiègle et donna un coup dans la tour qui s'effondra, sous les rires de Robyn et Roland. Riant moi aussi, je pris le bébé sur mes genoux et me mis à le chatouiller.

- T'as tout fait tomber ! dis-je alors que mon frère hurlait littéralement de rire.

Je sentis un regard posé sur moi et me retournai pour découvrir Killian qui me fixait avec un air que je ne parvins pas à déchiffrer. Me demandant pourquoi il me dévisageait comme ça, je lui jetai un coup d'œil interrogateur. Il secoua la tête, sourit, et vint nous rejoindre en posant sa main sur mon épaule. Je relevai la tête pour le regarder et lui sourire à mon tour.

- D'après les rires de Neal, je vois que vous vous amusez bien, dit-il en passant sa main dans mes cheveux pour jouer avec.

Je reposai mon frère par terre et changeai de position pour faire face à Killian, qui s'accroupit pour se mettre à ma hauteur

- Je sais que tu vas encore protester, mais fais quand même attention à ce qu'il ne te donne pas de coup dans le ventre, d'accord ?

- Je sens le père protecteur arriver à grand pas, me moquai-je en posant une main sur mon ventre. Si tu es comme ça alors qu'il n'est même pas encore né, je n'ose pas imaginer l'affaire que ça va être quand il sera là.

- Décidément, tu es incapable de tenir ta résolution de ne pas te moquer de moi.

- Désolée, dis-je en fronçant le nez. C'est plus fort que moi.

Il me sourit en secouant la tête en passa de nouveau doucement sa main dans mes cheveux.

- Les enfants ! Venez manger ! Intervint ma mère en brisant le moment de complicité que j'étais en train de partager avec Hook.

- C'est à nous que tu t'adresses ? Dis-je en me retournant vers mes parents.

- Ben oui, à qui d'autres veux-tu que je dises ça ? Répliqua ma mère d'un air parfaitement sérieux.

Je ris en Killian se leva avant de me tendre une main que j'acceptai sans protester. J'avais beau jouer à la forte, le poids du bébé devenait vraiment lourd et ma position n'était pas idéale pour me relever tout en souplesse.

Il garda ma main serrée dans la sienne alors qu'on se dirigeait vers la table, et ne la lâcha toujours pas lorsque nous fûmes installés. Je ne dis rien jusqu'à ce que les autres eurent commencé à remplir leur assiette, et je me penchai vers lui pour murmurer :

- Tu sais que j'ai besoin de mes deux mains pour manger, n'est-ce pas ?

- Pourquoi ? Répondit-il sur le même ton. Je me débrouille très bien avec une seule, moi.

- Je ne suis pas aussi experte que toi en la matière, répliquai-je en me dégageant doucement de son étreinte.

Il me sourit et, d'un seul coup, j'eus envie de l'attirer à moi pour l'embrasser. Ça m'arrivait parfois, cet urgent désir d'être près de lui, de lui dire que je l'aimais comme si ça devait être la dernière fois qu'on se voyait. Après tout ce qu'on avait vécu, c'était normal. J'avais peur, souvent, je faisais des cauchemars où il disparaissait, je voulais profiter de chacun de nos moments comme si ça allait être le dernier. Alors parfois, sans raison, j'avais juste envie de me jeter dans ses bras parce que j'avais toujours peur que ce soit la dernière fois.

Mais je savais aussi que ce n'était ni le moment, ni l'endroit pour cela, et je me contentai de caresser une dernière fois sa main de mon pouce avant de me retourner vers la table pour me servir à dîner.


- Honnêtement, Regina, il y a quelques années, je n'aurais jamais cru qu'on passerait Noël tous ensemble, fit remarquer ma mère.

- Moi non plus, sourit mon amie. C'est fou à quel point les choses ont changées en si peu de temps. Mais c'est une bonne chose, n'est-ce pas ?

La soirée touchait à sa fin, et il était déjà tard. Bébé Robyn était endormie dans les bras de son père tandis que Neal sommeillait dans ceux de ma mère. J'étais plutôt fatiguée, moi aussi. Le repas plus que copieux et l'heure tardive me faisaient somnoler. J'avais appuyé ma tête contre l'épaule de Killian, et il avait passé son bras gauche autour de mes épaules alors que sa main droite reposait sur mon ventre. Je ne parlais pas beaucoup, me contentant d'écouter les conversations de mes amis, simplement heureuse d'être là et de pouvoir profiter de la présence de ceux que j'aimais.

- Ça va ? Murmura Killian afin que les autres ne l'entendent pas.

- Mmm, répondis-je. Je suis juste fatiguée.

- Tu veux qu'on y aille ?

- Non, attends. Je crois que je peux tenir éveillée encore un peu, dis-je en souriant.

- Tu es sûre ?

- Au pire, je m'endors, répondis-je en tournant la tête pour le regarder. Ça ne va tuer personne.

Il ne répondit rien mais passa doucement sa main dans mon dos et me déposa un baiser dans les cheveux. Je souris et mis ma main juste au-dessus de la sienne, qui était toujours posée sur mon ventre.

- Je sais que vous croyez être discrets, mais on voit votre petit manège, intervint Henry, ce qui nous fit un peu sursauter tous les deux.

- Hein ? Demandai-je sans comprendre.

- Les trucs mignons que vous faites depuis tout à l'heure, on les remarque, vous savez, dit mon fils en riant.

- Bon, et bien, Emma, je pense savoir d'où ton fils tient ses moqueries, dit Killian en jetant un regard faussement courroucé vers Henry.

- Si c'est dans les gènes, on va en baver, répliquai-je en essayant de garder mon sérieux, et ma phrase fit rire tous mes amis.

Je jetai un regard vers Henry. Il avait tellement grandi en si peu de temps que j'avais du mal à y croire. Et dire qu'il n'était qu'un enfant quand il était venu me chercher à Boston, et qu'il était maintenant en phase de devenir un homme. Il dût se sentir observé car il se retourna vers moi et me sourit. Je lui fis un clin d'œil et son sourire s'élargit. Certes, il grandissait, mais j'avais l'impression d'être de plus en plus proche de lui. J'étais aussi contente qu'il prenne aussi bien l'annonce de ma grossesse, et j'étais sûre qu'il allait faire un grand frère formidable. Il l'était déjà pour Robyn, en quelque sorte.

Je tournai à demi la tête pour observer Killian sans qu'il me remarque. J'étais tellement heureuse qu'il s'entende bien avec Henry, et il avait l'air vraiment enjoué à l'idée de devenir père. Vu comment il s'inquiétait alors que le bébé n'était pas encore là, je pouvais aisément deviner qu'il allait bien s'occuper de lui.

Je me dis que, décidément, et malgré ma fatigue, j'étais de plus en plus heureuse. Un sourire au lèvre que je ne parvenais pas à dissimuler, je me blottis un peu plus contre Killian et décidai de profiter à fond de ces moments précieux.


Voilà voilà, j'espère que vous avez aimé ce (long) chapitre! :) Le prochain chapitre se déroule pendant la soirée du Nouvel An (on fait dans la joie jusqu'au bout x) )

Bisous et à très bientôt! :)